- il y a 1 semaine
L'UPR, le réveil de la force - Entretien d'actualité avec F. Asselineau - 15 décembre 2015
00:10 - Analyse du résultat du second tour des élections régionales
39:20 - La COP 21
42:21 - Négociation sur l'adhésion de la Turquie à l'UE
47:32 - Hollywood et la stratégie de domination par la séduction
00:10 - Analyse du résultat du second tour des élections régionales
39:20 - La COP 21
42:21 - Négociation sur l'adhésion de la Turquie à l'UE
47:32 - Hollywood et la stratégie de domination par la séduction
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00:09Bonjour M. Asselineau. Quels sont les enseignements à tirer du second tour des régionales ?
00:15Eh bien bonjour à toutes et à tous. Nous sommes aujourd'hui le 15 décembre 2015.
00:22Le scrutin s'est achevé donc il y a moins de 48 heures. C'était le 13 décembre.
00:27Alors qu'est-ce qu'on peut en tirer comme conséquences et comme enseignements ?
00:31Le premier enseignement, c'est que je l'avais beaucoup dit pendant la campagne. Ça a été confirmé.
00:39À 20h15, plus aucun média, plus aucun journaliste ne s'est avisé de parler des programmes régionaux respectifs des différents
00:48partis.
00:49C'était fini. D'ailleurs, c'est toujours fini. Plus personne n'en parle. On est en ce moment dans
00:53une espèce de tambouille
00:54pour savoir qui est-ce qui, après ça, va abandonner son siège de député, va ou non cumuler son mandat
01:02électif nouveau
01:04avec celui qu'il possédait déjà. Mais c'est vraiment devenu le cadet des soucis de tout le monde
01:09de savoir quels sont les programmes régionaux sur lesquels les partis, prétendument, ont été élus.
01:15C'est ainsi la confirmation de ce que je disais moi-même lorsque j'étais interrogé. Je me rappelle par
01:19exemple très bien
01:20d'un entretien que j'ai eu sur IDF1 avec Mme Michelle Cotta qui voulait absolument, absolument
01:26me faire dire ce que je pensais du RERA, comme si les élections régionales consistaient à élire des techniciens
01:34pour savoir comment faire en sorte que les gens soient moins pressés dans le métro, moins serrés les uns contre
01:42les autres
01:42dans les rames du métro ou de la ligne 13 du métro. D'ailleurs, cela fait maintenant 48 heures que
01:50Mme Pécresse
01:51a été élue présidente de la région Île-de-France. Et je suis stupéfait de constater qu'il y a
01:57toujours des bouchons,
01:59puisque je rappelle que Mme Pécresse avait couvert les murs de Paris en disant « Les bouchons, ça suffit ».
02:04Voilà.
02:04Bon. On va voir. Moi, j'ai gardé sous le coude les programmes des uns et des autres, les programmes
02:10régionaux.
02:10Et puis dans 3 mois, 6 mois, on les ressortira pour voir où on en est. Tout ça, c'est
02:14de la plaisanterie.
02:15Le problème de ces élections régionales, en fait, n'a pas été traité sauf par l'UE. Je me flatte
02:23que nous ayons été
02:24le seul parti qui en a parlé, parce que les événements aussi nous ont donné raison. Et c'est le
02:31début de dislocation
02:33de la République française. Parce que personne, semble-t-il, n'avait vu le coup venir, sauf nous.
02:39Le coup venir, c'est que... Eh bien vous l'avez vu. Les gens parlent un petit peu, mais pas
02:45trop.
02:46C'est que la région corse, eh bien ce sont les nationalistes. Quand on dit les nationalistes, d'ailleurs,
02:51c'est en fait des autonomistes... En fait, ce sont des indépendantistes. Il faut appeler les choses par leur nom
02:56et appeler un chat un chat. Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni sont arrivés en tête et donc vont diriger
03:04la région corse avec quelque chose comme 36% des suffrages. Je rappelle que M. Jean-Guy Talamoni a dit
03:12« Il y a environ une quinzaine d'années, je verrai de mon vivant une Corse indépendante
03:20dans le cadre de l'Union européenne. »
03:23Quelle est la question dont vous aimeriez avoir la réponse ?
03:27J'aimerais bien savoir... Non pas si la Corse va être indépendante, mais quand elle va être indépendante
03:34et quand elle va recouvrer la maîtrise de son devenir. J'aimerais savoir quand. Parce que j'aimerais bien le
03:40voir.
03:40Mais si je ne le vois pas, ça ne fait rien.
03:42Donc, imaginons le problème résolu. On va faire de la politique fiction. La Corse, donc, qui est indépendante,
03:47elle est rattachée directement à Bruxelles sans passer par Paris.
03:51Maintenir un lien institutionnel avec Paris, ça serait vraiment facteur de lourdeur, de complexité.
03:57Et ça ne serait pas conciliable avec une bonne gestion.
03:59Très bien. Alors, la Corse est indépendante, elle est reliée à Bruxelles. Il y a un président de la République
04:03Corse.
04:04Mais pourquoi pas ? Je crois que ce sont les Corses qui choisiront demain...
04:07Élu au suffrage universel.
04:08Évidemment.
04:09Vous êtes français ou pas ?
04:11Écoutez, en ce qui me concerne, je ne me sens pas français.
04:13Mais je respecte tout à fait le sentiment des nombreux Corses qui se sentent français.
04:18Je crois qu'à un moment donné, les Corses diront s'ils veulent aller à l'indépendance.
04:22Cela dit, le fait de dire « je ne suis pas français », ça n'est pas du tout pour
04:25moi une marque de rupture,
04:27d'agressivité ou encore moins de mépris, parce que mépris est un sentiment qui m'est assez étranger.
04:31C'est simplement le fait de dire « nous sommes un pays, nous ne sommes pas deux départements français, nous
04:38avons notre territoire, nous avons notre histoire ».
04:40Quand vous êtes à Paris, comme là, vous vous sentez à l'étranger ?
04:44Je ne me sens jamais vraiment à l'étranger, moi, quand je me promène en Europe, qu'il s'agisse
04:47de Paris ou de Barcelone ou qu'il s'agisse de Rome ou de Bruxelles.
04:52Je crois qu'il y a une identité européenne.
04:54Nous sommes aussi engagés dans la construction de l'Europe.
04:57C'est même notre voie vers l'indépendance, l'Europe.
05:00Nous ne pensons qu'avec un mouvement en faveur d'un pouvoir local et un mouvement en faveur d'un
05:04pouvoir européen,
05:05la tutelle française qui est l'espace politique intermédiaire a vocation progressivement à disparaître.
05:10La tutelle française qui est l'espace politique intermédiaire a vocation progressivement à disparaître.
05:15C'est exactement ce que nous avons dit pendant toute la campagne et qui est en train d'apparaître.
05:21Ça n'est d'ailleurs pas un hasard si parmi ceux qui ont félicité, ceux qui ont gagné à une
05:29majorité relative en Corse,
05:31parmi ceux qui les ont félicités, il y a eu en premier rang de cela les autorités de la généralité
05:38de Catalogne en Espagne.
05:40On n'en a pas beaucoup parlé sur TF1 20h. Mais en réalité, la vraie situation, elle est là.
05:47De la même façon, d'ailleurs, qu'en Bretagne... En Bretagne, il faut savoir quelque chose que les auditeurs ne
05:54savent pas.
05:55Les téléspectateurs ne savent pas forcément. C'est qu'il y avait 11 listes. Et sur les 11 listes, il
06:03y en avait une seule, la nôtre.
06:04L'Union populaire républicaine dirigée par Jean-François Gourvenec, qui avait dit, qui avait refusé de cautionner la demande
06:15de rattachement du département de Loire-Atlantique à la Bretagne. C'était une demande formulée, qui est constamment formulée
06:22par les milieux autonomistes et indépendantistes bretons qui veulent rattacher le département de Loire-Atlantique à la Bretagne.
06:30Eh bien sur les 11 listes, les 10 listes, à part nous, avaient toutes dit « Oui, oui, oui, oui,
06:36il faut absolument le faire »,
06:37y compris, bien entendu, le Front national, que l'on a vu d'une discrétion de violette sur ces questions
06:45de régionalisme,
06:48c'est-à-dire en fait de début de dislocation de la République française. Le Front national, au contraire, soutient
06:53les mouvements régionalistes.
06:56On n'a pas entendu non plus, d'ailleurs, la liste DLF s'opposer à ça. On n'a pas
07:03entendu non plus les gens très à gauche,
07:04qui normalement devraient défendre la République française. Jean-François Gourvenec, en Bretagne, avait été, comment dirais-je,
07:15vivement pris à partie en disant « Vous vous rendez compte ? Vous êtes contre le rattachement de la Loire
07:21-Atlantique à la Bretagne »,
07:22ce qui, d'ailleurs, n'était pas notre position. Nous avions dit... Et là, en cela, nous nous conformions au
07:27Code des collectivités territoriales de 2010,
07:30dans sa ancienne version. C'est-à-dire qu'on disait qu'il faut demander aux populations éventuellement ce qu
07:33'elles en pensent.
07:35On proposait éventuellement un référendum. Mais non. Pour « C'était pas assez », c'est-à-dire que tous
07:39ces gens-là,
07:39il fallait se précipiter pour rattacher le département de Loire-Atlantique à la Bretagne. Et les interlocuteurs qu'il avait,
07:47qui étaient des mouvements autonomistes ou indépendantistes, évidemment, taxaient Jean-François Gourvenec et notre mouvement
07:53d'être un mouvement pétainiste au motif que ce serait Pétain qui aurait, je lui cite, « détaché la Loire
07:59-Atlantique de la Bretagne ».
08:00Alors à ce propos, je fais un petit retour en arrière. Je renvoie à ma conférence sur les euro-régions
08:06dans sa version enrichie,
08:07que je vais d'ailleurs bientôt enregistrer et que j'ai présentée notamment en Bretagne. Je rappelle que jusqu'à...
08:14C'est pas Pétain qui a séparé la Loire-Atlantique de la Bretagne. C'est Pétain qui a créé la
08:19région Bretagne.
08:20Parce que la Bretagne était une province qui avait été supprimée, comme le Languedoc, la Guyenne, l'Onis, la Sainte
08:31-Onge,
08:31le comté de Foix, le Roussillon, l'Artois, le Nivernais. Toutes ces provinces d'ancien régime avaient été supprimées
08:41le 15 janvier 1790 pour créer des départements pour que tous les Français soient absolument égaux face à la loi
08:50et dans des territoires où ils seraient égaux. Ce qui est en train d'arriver et qui est très inquiétant,
08:56c'est que nous sommes en train
08:57de revenir à une situation d'ancien régime, d'avant la Révolution française, à un système de féodalité et des
09:04grands féodaux
09:05qui tiennent tête au pouvoir central parisien. C'est ça qui est en train d'arriver. On voit par exemple
09:11que la Corse telle qu'on l'a connue
09:13va probablement disparaître. C'est-à-dire que normalement, la région Corse et les deux départements de Corse vont sans
09:18doute disparaître
09:19dans une collectivité territoriale unique. C'est la formule présentée par les euro-atlantistes. Collectivité territoriale unique
09:26qui aura vocation à traiter directement avec Bruxelles pour avoir les financements prétendument européens.
09:32Et puis ça sera le prochain stade. Et puis dans un stade ultérieur, la collectivité territoriale unique deviendra une Corse
09:39indépendante
09:39dans le cadre de l'UE. C'est ce que souhaite M. Jean-Guy Talaboni. C'est exactement la même
09:45chose qui est en train d'être préparé
09:48en Bretagne. Il est donc dans ces conditions totalement honteux que, à part l'UE, aucun mouvement politique français
09:58n'ait présenté aux Français ce qui est en train d'arriver, la destruction d'un pays de 1 500
10:05ans d'âge.
10:06M. Le Drian en Bretagne ne vaut pas mieux que M. Jean-Guy Talaboni en Corse. M. Le Drian a
10:12fêté le 50e anniversaire
10:14de l'UE bretonne, qui est un mouvement autonomiste breton, en réalité, pour avoir une collectivité territoriale bretonne
10:21indépendante dans le cadre de l'UE.
10:26Bonjour. Je suis vraiment désolé de ne pas être avec vous aujourd'hui pour les 50 ans de l'IDB.
10:33Mais je suis retenu à Paris. Et avec l'IDB, j'ai une longue histoire. Peut-être pas de 50
10:43ans, mais pas loin.
10:45D'abord parce que, quand j'étais étudiant, sous la pression amicale mais intense d'un ami de l'époque,
10:54on s'est perdu de vue depuis, mais peut-être qu'il est là, Gérard Jaffredou,
10:58j'ai été vraiment à peu de pas d'adhérer à une non-démocratique bretonne.
11:06C'est dans les années 70, début, fin des années 60. Et ça ne s'est pas fait. Bon, ça
11:14aurait pu se faire.
11:16Mais ce n'est pas la raison principale. La raison principale, c'est que, depuis, l'UDB ne m'a
11:23jamais quitté.
11:23Enfin, disons, on s'est toujours bien fréquenté. Donc je vous souhaite un bon anniversaire.
11:30Et puis, surtout, un bon avenir. Pour moi, l'UDB, c'est un peu comme un sémaphore pour la Bretagne.
11:42Il clignote en montrant les chemins. Et c'est ce que je retiens le plus fort dans votre histoire.
11:50Vous êtes des passeurs d'avenir.
11:54Alors bien entendu, certains trouveront... Je vois d'ici les cris d'orfraie de certains qui diront
11:59« Ouh là là, c'est un jacobin, c'est ci et c'est ça ». Bien sûr, je vous
12:04connais.
12:05On connaît. C'est justement parce qu'il y a cette espèce d'intimidation de la loi de la terreur
12:10intellectuelle
12:11qui pèse sur la France que tous les autres partis politiques – DLF, Debout la France, Front national, etc.,
12:20Front de gauche compris – passent tous à la trappe. Et tous sont d'accord pour aller...
12:25Surtout, surtout, nous ne nous opposons pas. Eh bien nous, nous disons non.
12:29Et nous, nous mettons en garde les Français, qu'ils habitent en Corse, en Bretagne, dans les Pyrénées-Orientales,
12:39future Catalogne, paraît-il, en Ile-de-France, en Alsace ou ailleurs.
12:43Nous m'y mettons en garde devant cette fragmentation de la République française
12:49qui est en fait à l'œuvre et qui vous est cachée. Parce qu'imaginez... Imaginez ce que serait une
12:59Corse indépendante
13:00dans le cadre de l'UE ou une Bretagne indépendante dans le cadre de l'UE. Non seulement, c'en
13:06est fini de la France.
13:08Non seulement, la langue française subirait un choc terrible. Elle serait portée ensuite par le continent africain.
13:15Mais surtout, les populations concernées seraient les premières, quelques mois après, à s'en mordre les doigts.
13:21Elles se rendraient compte qu'elles ont lâché la proie pour l'ombre. Elles ont lâché ce qui est la
13:27solidarité nationale
13:28héritée de 1 500 ans d'âge, qui nous permet encore... Qui devrait nous permettre de résister aux rouleaux compresseurs
13:35de l'oligarchie euro-atlantiste pour se soumettre pieds et poings liés devant toute l'oligarchie financière, industrielle,
13:44toute la force militaire washingtonienne, qui ensuite pourra nous transformer tous, nous ayant divisés en esclaves.
13:55Alors c'est ça, peut-être, l'enjeu le plus grave de ces régionales. C'est la montée en puissance,
14:00d'une part,
14:02des régionalistes en Corse, d'autre part, du mouvement régionaliste de plus en plus puissant en Bretagne,
14:08et qui est... Il faut le savoir, parce que lorsqu'on habite dans d'autres régions en France, on ne
14:12le sait pas,
14:13qui est constamment, sciemment, en permanence, promue par mille et une façons, notamment par les médias.
14:22Alors bien entendu, il y a d'autres enseignements à tirer de ce deuxième tour des élections régionales.
14:29Le premier enseignement à tirer, c'est que les Républicains, l'UMP, a gagné le maximum de régions.
14:42Parmi les 13 régions de France métropolitaine, l'UMP en a gagné 7.
14:47Les régionalistes, donc, en ont gagné une en Corse.
14:50Et le Parti socialiste et l'Union de la gauche en a gagné 5.
14:58Donc c'est un succès, pas seulement pour les Républicains.
15:01J'ai oublié de mentionner les fers-valoirs, l'UDI et le Modem,
15:06qui, selon les régions, étaient ensemble ou n'étaient pas ensemble,
15:10enfin, qui s'étaient tous réunis.
15:12Donc on peut considérer que c'est une espèce de succès.
15:17C'est quand même un succès très, très relatif.
15:20D'abord parce que les Républicains espéraient avoir...
15:24Vous savez qu'ils n'avaient qu'une seule région, qui était l'Alsace.
15:27Ils espéraient pouvoir rafler la mise et remporter des quantités de régions.
15:32Bon, en fait, ils n'en ont eu que 7.
15:34Il est vrai que ça représente 2 tiers de la population française.
15:37Ce sont les régions qui sont souvent les plus peuplées.
15:40Mais ça n'est quand même pas...
15:42Ils n'ont pas infligé à la gauche la Bérezina que tout le monde attendait.
15:47Et d'ailleurs, il faut avouer que ces victoires ont un petit goût d'artificiel,
15:54puisqu'elles ont été obtenues, notamment dans certaines régions.
15:58Je pense, par exemple, en région Nord-Pas-de-Calais-Picardie ou en région PACA.
16:03Elles ont été obtenues parce que le Parti socialiste et les partis de gauche se sont désistés,
16:13ont renoncé à se représenter au deuxième tour pour faire barrage le Front République face aux candidatures du Front National,
16:23c'est-à-dire en l'espèce de Mme Le Pen au nord et de Mlle Le Pen au sud
16:30-est, Mlle Marion Maréchal Le Pen.
16:34Alors bon, le résultat de la droite, il est... On ne peut pas dire que c'est un échec.
16:41C'est eux qui ont reporté le maximum de régions.
16:44Mais on ne peut pas dire non plus que ce soit un immense succès.
16:46Et en particulier, si le Parti socialiste s'était maintenu en PACA et en Nord-Pas-de-Calais-Picardie,
16:52il est probablement que l'UMP... Enfin le LR, UDI, Moderna, on s'est imparcipable.
16:58De toute façon, comme on ne sait même pas quel est le programme, ce sont simplement des syndicats de placement.
17:02On finit par... Moi, je n'y comprends rien. Bon, enfin, je ne sais pas si vous, vous y comprenez
17:05quelque chose.
17:06En gros, ils ont gagné, mais pas terrible. Voilà.
17:10Alors depuis lors, on a vu qu'il y a une espèce de... Comment dirais-je ? De dagues et
17:15de poignards
17:15qui sont sortis derrière des tentures, comme sous la Rome de la Renaissance.
17:21Semble-t-il que Mme Nathalie Kosciusko-Morizet est passée à la trappe,
17:26que l'on voit l'ascension de M. Wauquiez aux Républicains.
17:30Il y a quelque chose, en tout cas, qu'il faut voir.
17:32C'est que M. Sarkozy ne sort pas spécialement grandi de cette opération.
17:40Et il y en a un qui sort finalement tout à fait indemne, qui est passé entre les gouttes.
17:44Et il faut bien observer. C'est quelqu'un qu'on n'a absolument pas entendu pendant toute cette campagne.
17:49C'est complètement mis au vert. Rien. Cure médiatique. Tout ça est voulue, bien entendu.
17:54Je veux parler de M. Juppé. Je vais en reparler dans un instant.
17:58Parce que M. Juppé va nous sortir tel Vénus anadiomène sortant des ondes avec une virginité renouvelée.
18:04M. Juppé n'a participé absolument pas à toute cette tambouille politicienne du mois de décembre 2015.
18:11Parti socialiste, j'en ai dit un mot. Bon. Parti socialiste, certains... Et la gauche, certains l'avaient enterré.
18:18En fait... On ne peut pas dire que ce soit un succès.
18:21Mais on ne peut pas dire non plus que ce soit la gifle monumentale que tout le monde anticipait.
18:26On peut même dire d'ailleurs que M. François Hollande a, d'une certaine façon, des raisons de se satisfaire.
18:34Avoir remporté 5 régions, ma foi, ce n'est pas si mal compte tenu du fait qu'il est vomi
18:39par 85% de la population française.
18:43Il est vrai que les manipulations n'ont pas manqué au cours de cette campagne.
18:48Je rappelle... Je l'ai déjà suffisamment souligné pour ne pas trop insister. Mais je voudrais quand même rappeler ce
18:57scandale
18:57qui a constitué la pression considérable pour suspendre pendant une dizaine de jours la campagne électorale suite aux attentats épouvantables
19:06de Paris.
19:07Comme je l'ai déjà dit, si l'on jugeait que ces attentats étaient tellement épouvantables qu'il fallait suspendre
19:12la campagne,
19:12alors il fallait également suspendre les élections et les reporter de 3 mois ou 6 mois par une loi organique.
19:18On pouvait très bien le faire. Voilà. Dans la mesure où on estimait qu'il ne fallait pas reporter les
19:23élections,
19:24à ce moment-là, c'était un crime contre la démocratie que d'empêcher les mouvements politiques de faire campagne.
19:31Ça n'avait pas gêné le Parti socialiste. On a pu noter aussi une autre filouterie que, je pense,
19:37un certain nombre de téléspectateurs n'ont pas... Ça n'aura pas échappé. C'est que la COP21, la fameuse
19:45réunion,
19:45la fameuse conférence des partis sur le réchauffement climatique, comme par hasard, devait se terminer le samedi 12 décembre.
19:57Ça avait été prévu depuis des mois et des mois. Et comme par hasard, on nous a sorti d'un
20:01chapeau un texte qui, paraît-il,
20:04était un bijou de diplomatie. Il y a eu des tartines entières dans tous les journaux sur le triomphe de
20:10la diplomatie française.
20:11Paraît-il que même les canapés étaient extraordinaires. Tout le monde était là. Al Gore, paraît-il, l'Américain,
20:17qui a fait du réchauffement climatique sa tasse de thé. Al Gore est allé rendre hommage, paraît-il,
20:24à M. Fabius, qui en ce moment a d'autres soucis avec son fils. Mais ça, c'est un problème
20:28privé. En attendant, voilà.
20:30Ce qui avait été prévu, c'est que ce grand succès diplomatique amènerait les Français à aller voter en rang
20:36séri
20:36pour le Parti socialiste. Ça n'a pas beaucoup marché. Mais il ne faut pas exclure quand même, puisque je
20:42rappelle que le samedi,
20:43quelques heures avant l'ouverture des urnes, avant l'ouverture des bureaux de vote, le samedi précédent,
20:51pendant toute la journée en boucle, on a entendu chanter les louanges du gouvernement français. Ça avait quand même été
20:56conçu pour.
20:58Alors le Parti socialiste, à la fois, voilà, il remporte ça. Quand je dis le Parti socialiste, c'est un
21:05petit peu exagéré.
21:06Il ne faudrait pas passer par pertes et profits les alliés du Parti socialiste. En particulier, bien entendu,
21:12je pense à ELV et au Parti communiste français et au Front de gauche qui s'étaient réunis tous ensemble
21:19dans toutes les régions
21:21pour essayer... Enfin bon, la plupart des régions pour essayer de gagner les régions. Ça a été le cas, par
21:29exemple,
21:30en Ile-de-France, où M. Bartholone a été battu. Mais ça a été le cas, par exemple, en Languedoc
21:38-Roussillon-Midi-Pyrénées,
21:39où Mme Carole Delga, elle, a été élue. Alors à ce propos, je voudrais un petit peu de curiosité. Enfin
21:44deux choses que je voudrais dire
21:46aux gens qui veulent bien m'écouter. La première, c'est qu'on voit quand même... On voit quand même
21:52que le Front de gauche,
21:54comme d'habitude, au deuxième tour, apporte tous ses suffrages au Parti socialiste. Donc en réalité... Et tout le monde
22:04le voit bien.
22:04En ces lendemains de second tour, les commentateurs constatent que finalement, le Parti socialiste, la gauche, a mieux résisté
22:13que prévu. Donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'en fait, c'est une espèce d'appui
22:19apporté... Enfin c'est présenté comme ça,
22:21au maintien de la politique gouvernementale, en particulier la politique de M. Macron qui démantèle les acquis sociaux.
22:30Donc le Parti communiste français ou le Front de gauche, encore une fois, viennent déscroquer la volonté de leurs électeurs,
22:39puisqu'en leur demandant de voter pour eux, en fait, au bout du processus, au bout de cette espèce d
22:45'alchimie
22:45d'escroquerie, on arrive à soutenir le Parti socialiste. Alors j'ai cité la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées.
22:53C'était un peu à dessein, parce qu'il y a quand même une curiosité. Alors ça, c'est trois
22:58étoiles dans le Michelin.
22:59C'est vaut le voyage. Parce que ça n'a pas été beaucoup développé dans la presse nationale. On comprend
23:06pourquoi.
23:06Pourquoi ? C'est qu'il y a eu un syndrome. C'est le syndrome de Mme Marie-Thérèse Mercier,
23:12sur lequel je voudrais attirer l'attention des gens qui m'écoutent. Qui est Mme Marie-Thérèse Mercier ?
23:17Eh bien figurez-vous que cette dame était numéro 7 sur la liste de Mme Carole Delga du Parti socialiste
23:25pour ses élections régionales, numéro 7 sur la liste de l'Hérault.
23:31Elle a donc fait, comme Mme Delga, donc le Parti socialiste, a donc fait fusion avec ELV et avec le
23:39Front de gauche
23:39pour le deuxième tour. Alors la petite particularité de Mme Marie-Thérèse Mercier,
23:45c'est que c'est quand même la présidente du MEDEF local, du MEDEF de l'Hérault, la région...
23:52Donc résumons pour ceux qui n'auraient pas bien compris. Le Parti de gauche, le Front de gauche de M.
23:57Mélenchon,
23:58qui passe son temps à taper sur le MEDEF, fait alliance avec une représentante du MEDEF
24:05pour être tout ça sur la liste socialiste. Enfin de qui se moque-t-on ?
24:09Le plus extraordinaire d'ailleurs de l'affaire, si vous avez suivi cette affaire à la loupe,
24:13j'avoue que j'y ai pris un plaisir d'entomologiste quand on regarde une espèce d'insectes qui sont
24:21dans un vivarium.
24:22Ce que j'ai quand même trouvé tout à fait extraordinaire, c'est que ce sont les responsables du MEDEF
24:27qui ont plus protesté que les responsables nationaux du Front de gauche.
24:32Les responsables du MEDEF ont quand même un peu tordu le nez.
24:35Quand ils ont vu que leur représentante sur place avait fait alliance avec le Parti socialiste, avec le Front de
24:41gauche.
24:42Bon, fermez le banc. Tout ça, c'est de la politique aérie. C'est exactement ce dont les Français ne
24:46veulent pas.
24:49Je ne voudrais pas conclure ce tour d'horizon sur le deuxième tour sans dire deux choses encore importantes.
24:58D'abord, le score des abstentionnistes, qui est encore le premier parti de France, même s'il y a eu
25:09une très forte mobilisation au deuxième tour par rapport au premier,
25:16il y a eu 7 points de participation supplémentaire selon un scénario que l'on avait vu en 2002.
25:22C'est le scénario du Front républicain anti-Front national. Donc ce qui s'est passé, c'est qu'il
25:25y a eu en effet une meilleure participation au deuxième tour.
25:30Elle est montée à 57% contre 50%. Il n'en demeure pas moins qu'il y a encore 43
25:35% des Français qui ne se sont pas déplacés.
25:39Et puis il faut terminer par celui dont je ne voudrais pas trop parler, parce que certains disent que j
25:46'en parle trop.
25:46Mais comme tout le monde en parle, je suis bien obligé d'en parler. C'est le Front national. Le
25:51Front national a subi... Alors là aussi, tout ça, c'est des jeux d'ombre.
25:57Le Front national fait valoir et la raison qu'il n'a jamais obtenu au cours de l'histoire autant
26:04de voix, quelque chose comme 6 800 000 suffrages,
26:10ce qui, effectivement, est beaucoup. Ça augmente de 400 000 le nombre de suffrages qu'il avait obtenus au premier
26:18tour de l'élection présidentielle.
26:19Mais à l'époque, au premier tour de l'élection présidentielle, en 2012, il y avait 10 candidats, alors que
26:25là, il n'y avait plus que 3 listes dans toutes les régions,
26:28sauf en Corse. Et donc il est normal mécaniquement d'avoir en général un meilleur score.
26:34Donc ça, c'est le côté victoire que crie M. Philippot, que l'on a vu d'ailleurs beaucoup plus
26:41aux commandes dans toute cette opération
26:43que Mme Le Pen, qui a l'air d'être un petit peu larguée. Et puis le côté défaite, c
26:50'est que le Front national... Il y a quand même
26:512 éléments très importants. C'est que le Front national n'a remporté aucune région. On lui avait promis 4
26:58régions, 5 régions, 6 régions,
27:017 régions même dans le JDD au début du mois de décembre. En réalité, il a eu zéro région, parce
27:08que le sketch du Front républicain,
27:12encore une fois, a fonctionné. Ce qui prouve quoi ? Eh bien ce qui prouve que là aussi et encore
27:17– je suis désolé de le souligner –
27:19et nous avons raison – c'est que le Front national ne peut pas rallier à lui, n'a pas
27:25de marge de manœuvre,
27:26ne peut pas rallier à lui beaucoup de voix supplémentaires. D'ailleurs – et c'est le deuxième échec –
27:32il est resté en gros
27:35toujours autour de son plafond de verre. Alors je sais que le soir même, il y a eu... J'ai
27:40vu sur la page Facebook
27:41un certain nombre d'internautes du Front national qui ont dit « Vous voyez, il a percé son plafond de
27:47verre »,
27:47le plafond de verre qui est aux alentours de 14-15 %, c'est vrai qu'il a obtenu dans
27:52une élection nationale,
27:53à ce deuxième tour, le meilleur score qu'il ait obtenu. Mais c'est quand même du 15,06 %.
27:59On est quand même aux alentours de 14-15 %, voilà. Bon. Pour lui, pulvériser, ça serait son plafond de
28:09verre.
28:09C'est s'il obtenait non pas 15,07 % des inscrits, mais quelque chose comme 22 ou 25 %
28:15des inscrits.
28:16Là, on pourrait dire qu'effectivement, il a pulvérisé le plafond de verre qui est aux alentours de 14-15...
28:24Il va peut-être falloir le monter à 16 % des inscrits, mais donc dont il n'a jamais décollé
28:29depuis maintenant 43 ans d'existence.
28:33Ce qui nous a permis à nous de dire que malheureusement, encore une fois, la situation est bloquée.
28:41C'est quand même depuis 1984... Je rappelle que c'est en 1984 que François Mitterrand, sous les conseils de
28:47Michel Charas...
28:48Mais je suppose qu'il y avait un certain nombre d'émissaires divers et variés qui n'étaient pas très
28:53loin
28:53et qui ont dû également participer à la combine. Je rappelle donc que c'est en 1984 que François Mitterrand
28:59a demandé à la télévision française d'inviter en grande pompe M. Jean-Marie Le Pen, notamment à l'émission
29:06de François-Henri de Virieux, qui, à l'époque, était la grande émission politique française à la télévision.
29:12Pensez, une émission qui durait, je crois, plus d'une heure, une heure et quart, peut-être, une heure et
29:16demie,
29:16je me rappelle plus, qui était en prime time, comme on dit, à Bruxelles, c'est-à-dire de 20h30
29:21jusqu'à 21h30 ou 21h45
29:24ou peut-être même 22h, et donc avec des millions de téléspectateurs. Et la vedette avait été M. Jean-Marie
29:30Le Pen.
29:30C'est ça qui a lancé le Front National. Que l'on me donne cette même fenêtre d'ouverture, et
29:37vous verrez ce que deviendra
29:38l'UPR dans la minute. Bon. Eh bien depuis 1984, que le Front National a ainsi été médiatisé, c'était
29:45la 40e fois
29:47qu'il se présentait à une élection nationale. Ce que j'entends par élection nationale, ce sont les élections municipales,
29:52les élections cantonales, qui maintenant s'appellent départementales, les élections régionales, les élections législatives,
30:01l'élection présidentielle, et puis les élections européennes. C'était la 40e fois qu'il se présentait,
30:09et pour la 40e fois, le Front National a été battu. Voilà. Donc ce que nous nous disons, c'est
30:15que, malheureusement,
30:16la France, la situation française est bloquée par ce jeu, ce jeu qui fait que le Front National est constamment
30:24poussé en avant
30:25et médiatisé pour verrouiller 14 à 15% de la population française dans une impasse. Alors c'est terrible. C
30:34'est terrible
30:34parce qu'essayer de faire comprendre cela à un électeur du Front National, c'est quasiment peine perdue. Parce que
30:44les électeurs,
30:45en tout cas les militants les plus acharnés du Front National croient durs comme fer que c'est la prochaine
30:53fois
30:54qu'il sera la bonne. Ça fait depuis 1989, ça fait 31 ans, qu'à chaque fois qu'ils reçoivent...
31:00Enfin ils essuient un échec
31:01cinglant. À chaque fois, c'est la prochaine fois qu'il sera la bonne. Alors ça n'a pas traîné.
31:07Aussitôt, les résultats étaient-ils connus.
31:09La prochaine fois, ça sera bonne. C'est-à-dire en 2017. Et donc les frontistes voient Mme Le Pen
31:16élue présidente
31:17de la République. C'est rigoureusement impossible. Mme Le Pen ne peut pas être élue. Si Mme Le Pen, parce
31:27qu'elle est constamment promue
31:28par les médias, arrive au deuxième tour, n'importe qui... Aux Républicains ou aux partis socialistes, n'importe qui...
31:36À partir du moment où il aura été sélectionné, bien sûr, par l'oligarchie, qu'il aura montré patte blanche
31:42à Washington
31:44ou devant un certain nombre de cénacles, eh bien à partir de ce moment-là, il sera élu avec 75
31:50% des suffrages. Voilà.
31:53Ce que je dis est tellement vrai, d'ailleurs, que nous avons eu le service après-vente immédiat. Ça avait
31:58été conçu pour.
32:00Vous avez vu que le magazine Marianne a présenté en couverture une photomontage où on voit Mme Le Pen dans
32:10les habits
32:10de Charles de Gaulle à l'Élysée en disant « 18 mois pour empêcher ça ». Comme si Mme Le
32:17Pen avait la moindre chance
32:18d'être élue présidente de la paix... Elle a la possibilité de faire un bon score au premier tour. Ça,
32:23c'est tout à fait exact.
32:24Si les médias continuent à promouvoir le Front national comme ils le font, elle peut très bien faire un bon
32:29score.
32:29Ça, c'est tout à fait exact. Mais ensuite, au deuxième tour, c'est là où il n'y aura
32:33plus personne.
32:34Parce qu'il y aura la même chose que ce que l'on a vu depuis 40 ans, le Front
32:38républicain.
32:39Et ce sera la personne en face qui sera élue. Qui est la personne en face ? Eh bien on
32:45a eu également la réponse.
32:47Dès dimanche soir, 20h30 ou 21h, on avait un sondage Harris Interactive.
32:53Alors Harris Interactive, je rappelle que c'est un institut de sondage américain, que le président de Harris Interactive...
33:00Autrefois, c'était Mme Kimberly Thiel, qui avait été l'adjointe directe du directeur du FBI.
33:05Maintenant, c'est quelqu'un qui a été, je crois, sous-secrétaire d'État ou sous-secrétaire aux affaires du
33:10travail
33:11du temps du président Ronald Reagan, qui est le président de cet institut de sondage.
33:15Bon. Harris Interactive, le soir même, donc, des élections, nous a sorti d'un chapeau un sondage sur l'élection
33:23présidentielle de 2017.
33:25Et comme par hasard... Eh bien qu'est-ce qu'on y voyait ? On y voyait exactement ce que
33:29j'avais moi-même annoncé depuis longtemps.
33:33C'est que ce sondage donne Mme Le Pen au premier tour avec 27%. Et vous allez voir qu'on
33:39va voir se succéder les sondages
33:40au cours des semaines et des mois qui viennent, qui vont donner Mme Le Pen à 28, 29, 30, 32,
33:4733, etc.,
33:48avec des espèces de journaux comme Le Nouvel Observateur, L'Express ou Le Point qui diront
33:54« La vague Le Pen », « Le monde terrorisé », « La France a peur », etc. Voilà. Ça,
34:00c'est la mise en conditionnement
34:02pour assurer le meilleur score possible à Mme Le Pen au premier tour. Et puis entre le premier et le
34:08deuxième tour,
34:09d'un seul coup, et ça sera « Ouh là là, la bêtimonde arrive, c'est la catastrophe », et
34:13tout, et tout.
34:13Et donc on aura le Front républicain qui ira voter pour la personne qui sera en face de Mme Le
34:18Pen.
34:18Alors Harris Interactive, très gentiment, nous a dit qu'il va donc être élu président de la République,
34:23puisque ce sondage nous a indiqué qu'en numéro 2, c'était M. Alain Juppé. Eh oui, voilà, Alain Juppé,
34:30le voilà.
34:31Il était crédité, je crois, de l'ordre de 25%. Donc Mme Le Pen, 27, M. Juppé, 25. Et puis
34:37alors après, M. Hollande,
34:38c'était 21. Voilà. Et puis alors les autres, n'en parlons même pas. Et donc les sondeurs disent
34:46« François Hollande ne sera même pas présent au deuxième tour ». Alors tout ça est très très intéressant,
34:51parce que d'une certaine façon, ça montre qu'en gros, Harris Interactive a vendu la mèche.
34:57En réalité, tout le monde est bien au courant. M. Alain Juppé a été reçu en grande pompe
35:02aux dernières réunions du Bilderberg. M. Alain Juppé, depuis des mois et des mois,
35:08toutes ces prises de position publiques sur tous les sujets sont un copier-coller des prises de position
35:14des États-Unis d'Amérique dans tous les domaines. Un des derniers en date, c'est que vous avez vu
35:20que M. Sarkozy
35:21s'est rendu à Moscou il y a quelques semaines pour aller rencontrer le président Poutine.
35:28Le président Poutine qui s'est quand même fait un grand plaisir en faisant faire antichambre à M. Sarkozy
35:34pendant 1h30, ce dont on ne saurait le blâmer. Mais M. Sarkozy était allé là-bas pour dire finalement
35:42que la Russie était un grand pays, ce qui quand même prouve qu'en matière de géopolitique,
35:46M. Sarkozy apprend vite. Donc la Russie était un grand pays pour contredire ce qu'il avait dit
35:52un an avant en disant qu'il fallait prendre des sanctions. Rappelez-vous – j'observe ça de très très
35:57près –
35:58lorsque Nicolas Sarkozy a fait ça, Alain Juppé aussitôt s'est démarqué en disant « pas du tout,
36:03du tout, il faut maintenir les sanctions face à la Russie ». Donc en fait, M. Juppé a collé parfaitement
36:08dans tous les domaines. M. Juppé applique rigoureusement la feuille de route, comme on dit maintenant,
36:14de Washington. La récompense, c'est ce sondage Harris Interactive. Alors n'en doutez pas, au cours des semaines,
36:21des mois qui viennent, on va avoir une orchestration constante. On va montrer Mme Le Pen à un très très
36:28haut niveau.
36:28On va l'annoncer comme étant au deuxième tour. Et on va montrer M. Juppé étant le seul capable
36:35de battre Mme Le Pen. Ce n'est pas vrai du tout. On mettrait un âne au sein de le
36:42Front républicain.
36:43Et c'est l'âne qui serait élue. Mais on présentera M. Juppé comme étant... Tout ça, ça est en
36:49train de s'articuler très bien.
36:52Sopoudrer ça d'un petit peu de piment pour que les Français croient qu'il y a un peu de
36:57suspense.
36:58On a appris aujourd'hui même que la chanteuse, l'ancienne égérie de Salvador Dali, Amanda Dalir,
37:08a déclaré qu'elle était candidate à l'élection présidentielle de 2017. Rappelez-vous, en 2012,
37:14on avait eu Cindy Lee la candidate du plaisir. Là, on a Amanda Dalir. Bon, voilà. On va avoir... C
37:20'est les mêmes recettes.
37:21Ce sont des recettes qui ont été élaborées, qui visent à distraire l'attention des gens, à leur faire croire.
37:28Il y en a pour tout le monde. Donc ceux qui ont envie de rigoler, ils vont parler d'Amanda
37:32Dalir,
37:32comme ils parlaient de Cindy Lee il y a 5 ans. Et puis il va y avoir... On va nous
37:36sortir d'un chapeau.
37:38Le candidat de la choucroute garnie. Le candidat des jeunes de moins de 19 ans.
37:44Le candidat de ceux qui veulent une réforme des soins dentaires, parce qu'ils ont des caries aux dents, etc.
37:53Donc ça, ça va prendre un certain temps. Toutes les semaines, on va avoir des annonces.
37:56Évidemment, des gens qui n'auront pas la moindre chance d'obtenir les fameux parrainages.
38:01Et tout ça va entretenir un brouillard avec lequel on va distraire l'intérêt de la population.
38:07L'intérêt principal, c'est que la population française doit bien comprendre deux choses.
38:11C'est que Mme Le Pen fera un très gros score et que M. Juppé sera opposé au deuxième tour.
38:20C'est comme ça que ça va marcher. Alors évidemment, nous, on aura l'occasion d'en reparler.
38:26Mais nous, on va essayer. On va essayer. Là, j'ai besoin de tout le monde, de tout le peuple
38:31français qui m'écoute, en tout cas,
38:34pour faire échouer ces manipulations. Parce que ces manipulations vont finir par échouer.
38:39Parce qu'elles ont été mises en œuvre. Maintenant, ce sont les mêmes recettes appliquées par les mêmes think tanks,
38:45les mêmes cabinets de relations publiques, etc., les mêmes instituts de sondage bidon.
38:49Ce sont les recettes qui sont appliquées tous les 5 ans. Alors une fois, deux fois, trois fois, d'accord.
38:54Mais au bout, quand ça devient trop systématique, l'éveil du peuple français se met en marche.
39:00On va tous ensemble essayer de faire en sorte que cette fois-ci, les Français ne se laissent pas enfumer
39:05et dicter un choix préétabli par l'oligarchie, selon la fameuse théorie de la prophétie autoréalisatrice.
39:17Qu'est-ce qui a retenu votre attention en matière de politique internationale ?
39:22En matière de politique internationale, il n'y a pas eu énormément de choses, me semble-t-il, au cours
39:31des jours passés.
39:34Il y a quand même deux, trois choses importantes. Enfin la première, c'est la fin de la COP21, la
39:41conférence des partis.
39:43Donc voilà, paraît-il que ça a été un truc absolument extraordinaire, fabuleux. Bon, je n'ai pas regardé ça
39:50de très très près.
39:51Mais il paraît-il qu'on est arrivé à un accord. On va voir. Je crois que dans ce genre
39:54de situation...
39:56Évidemment, je pense que la diplomatie française a un peu mieux aménagé cette affaire et conduit cette affaire
40:04que ça n'avait été le COP de la diplomatie danoise lors du sommet de Copenhague, qui avait été un
40:11échec cinglant.
40:12Il faut dire que la diplomatie française rend donc quand même un peu hommage à nos fonctionnaires et à nos
40:17diplomates.
40:18C'est quand même une des plus vieilles diplomaties du monde. Et d'ailleurs, j'ai noté au passage...
40:23Il me semble avoir noté que M. Laurent Fabius se rengorgeait du succès de cette conférence en disant...
40:30Vous comprenez, nous avons la deuxième diplomatie du monde en nombre de postes à l'étranger. Je n'ai jamais
40:36d'ailleurs rien dit d'autre.
40:39Nous ne cessons de dire à l'UPR que la diplomatie française est la deuxième diplomatie du monde en nombre
40:46de postes à l'étranger,
40:47d'ambassades, de consulats, de représentations permanentes ici ou là. Au total, ça fait, je crois, plus de 256 postes.
40:58Qu'il y a des milliers de traités internationaux, bilatéraux, multilatéraux qui nous relient au reste du monde. Et donc
41:05c'est exactement
41:05les arguments qui d'ailleurs figuraient sur le verso de notre profession de foi pour les élections régionales. C'est
41:12ce qui nous permet
41:13de dire à nous que la France peut avoir une diplomatie rayonnante en étant sortie de l'UE. C'est
41:19d'ailleurs
41:19exactement la preuve qui a été apportée par M. Fabius et par le gouvernement français. C'est qu'en général...
41:28Quand je dis « en général », c'est toujours... Toujours les sommes européens, c'est la bérésina. Ça se
41:33termine toujours par rien,
41:35des empoignades, etc., des échecs à répétition où il ne se décide rien. Et où en général, la France finit
41:41par avaler son chapeau
41:44et ruiner ses intérêts nationaux. Et puis là, lorsque la France est seule à la manœuvre dans une réunion
41:52avec l'ensemble des pays du monde, et où la France agissait seule en dehors du cadre de l'UE,
42:00ça s'est passé très bien.
42:02Merci donc M. Hollande et M. Fabius de nous avoir administré la preuve que la France, c'est un très
42:09grand pays,
42:10une grande puissance, notamment une puissance diplomatique, et qu'une fois que nous serons sortis
42:14de l'UE, eh bien des COP21, nous en aurons envêtu. En voilà. Alors que les sommets européens, nous en
42:19serons
42:22débarrassés. La deuxième chose qui est importante, malheureusement, en matière de la politique internationale,
42:28c'est ce qui s'est passé avec la Turquie. C'était hier, lundi. Alors là, vraiment bien peu de
42:36Français
42:36ont été tenus au courant. C'est une information qui a été passée sous la table. Figurez-vous qu'hier
42:44lundi,
42:45l'UE a décidé... Enfin la Commission européenne a réuni à Bruxelles, recevait en grande pompe
42:53plusieurs ministres turcs, le ministre des Affaires étrangères, le vice-premier ministre, le ministre des Affaires
42:59européennes turcs. Et l'UE a décidé d'ouvrir un nouveau chapitre, comme on dit, d'ouvrir un nouveau chapitre,
43:07en l'occurrence le chapitre 17, des négociations d'adhésion de la Turquie à l'UE. Ce chapitre 17
43:14concerne la coopération... C'est pas rien. Coopération en matière économique et monétaire. C'est-à-dire le vif du
43:20sujet.
43:22C'est le 15e chapitre... Enfin c'est le chapitre 17 qui est ouvert. Mais c'est le 15e chapitre
43:26qui est ouvert
43:29dans ces négociations, qui datent maintenant depuis de nombreuses années, et qui avaient été un petit peu
43:36ralentis, pour ne pas dire mis sous le boisseau, du fait de l'hostilité viscérale des Allemands et des Grecs,
43:42pour une fois d'accord, à faire entrer la Turquie dans l'UE. Eh bien voilà-t-il pas que,
43:48par miracle,
43:49les choses viennent de se débloquer. Alors ça veut dire quoi ? Ça veut dire que... Rappelez-vous ce qui
43:55s'est passé
43:55auparavant. Il y a eu l'affaire de prétendus migrants, en fait, des réfugiés de guerre, que la Turquie a
44:01décidé
44:02d'envoyer massivement à partir de la fin du printemps – rappelez-vous – vers l'Europe, vers les pays
44:09de l'Europe,
44:10avec malheureusement des noyades par naufrage épouvantables. C'est une politique scandaleuse,
44:19méprisant la vie humaine. C'était la géopolitique pour essayer, en fait, de faire une partie de bras de fer
44:24avec les pays de l'UE. Et puis, il y a 15 jours, l'UE a donc décidé de freiner
44:31le flux des migrants.
44:32En fait, c'est du racket. La Turquie accepte d'empêcher les réfugiés de guerre de prendre des navires pour
44:41aller
44:41rejoindre les côtes de la Grèce, notamment. Et moyennant quoi, l'UE a donné – a promis – 3 milliards
44:51de dollars à la Turquie.
44:52Je rappelle que ça fait à peu près – comme la France paye un sixième – 500 millions de dollars,
44:57c'est-à-dire quelque chose
44:57comme 460 millions d'euros que les Français vont donc verser à Turquie pour que la Turquie ait la gentillesse
45:03de fermer ses frontières et qu'elle n'organise pas un exode de réfugiés de guerre vers les pays de
45:09l'UE.
45:09Ça s'appelle du racket ou du chantage. Eh bien maintenant, c'est le troisième étage de la fusée.
45:14On imagine que Washington doit suivre ça d'extrêmement près, d'ailleurs. Le troisième étage de la fusée, c'est
45:19que d'un seul coup,
45:20oh, par miracle, eh bien l'Allemagne et la Grèce ont levé leur veto. Et puis on vient d'entamer
45:27une négociation
45:28qui est sur l'un des sujets les plus importants. On parlait tout à l'heure. Le chapitre 17, la
45:33coopération économique et monétaire
45:34avec la Turquie pour l'entrée de la Turquie dans l'UE. Qu'est-ce que ça veut dire, tout
45:37ça ? Ça veut dire
45:39Je suis un peu désolé de le dire. Ça fait un peu rengaine. Mais c'est encore une fois... Nous
45:44avons raison.
45:45Encore une fois, l'entrée de la Turquie dans l'UE appartient à un grand jeu géopolitique
45:52où les pays d'Europe occidentale sont avec un pistolet sur la temple. Le pistolet est tenu par Washington.
45:59Washington veut absolument faire entrer la Turquie qui appartient déjà à l'OTAN depuis 1955.
46:06C'est la face militaire dans la face civile qui est l'UE. Je renvoie aux conférences que je fais
46:13depuis maintenant
46:148 ans pour l'expliquer. Encore une fois, nous en avons la confirmation. Alors quand même, c'est d'autant
46:19plus choquant
46:20et scandaleux que la Turquie, au même moment, a des liens plus que troubles avec le fameux Daesh,
46:26le fameux État islamique. Rappelons-le. Alors bien entendu, en France, il n'y a plus de parlement.
46:33Vous l'avez remarqué. Il n'y a plus de débat. L'Assemblée nationale a l'impression que tout le
46:36monde y dort.
46:37Il ne s'y passe plus rien. Normalement, dans une démocratie saine et vivace, il devrait y avoir
46:43une interpellation au gouvernement. Comment est-ce qu'il est possible de promettre 3 milliards de dollars
46:49à la Turquie un jour d'ouvrir ensuite les négociations sur un des chapitres les plus essentiels
46:54de son processus d'adhésion à l'UE avec la Turquie sans avoir demandé à la Turquie des comptes
47:00sur le financement de Daesh ? Parait-il que le fils d'ailleurs du dirigeant turc est personnellement
47:10mêlé à ces trafiques. Voilà en tout cas l'état de la question. Ceux qui pensent que l'UE
47:18n'a pas vocation à faire entrer la Turquie sont des gens qui ne comprennent rien à ce qui se
47:25passe.
47:25Ce ne sont pas les dirigeants européens qui décident du périmètre. C'est à Washington que ça se passe.
47:33Et puis alors le troisième sujet de politique internationale, c'est pas tout à fait la politique internationale,
47:38mais on n'en est quand même pas si loin en définitive. Eh bien c'est l'arrivée du film
47:43Star Wars.
47:45Figurez-vous que le nouveau film Star Wars arrive sur les écrans. Il est quand même assez difficile
47:51de ne pas le savoir. Il n'est question que de cela. Sur France Inter, le 13 dimanche, sur les
48:04émissions d'information,
48:05c'était ça qui arrivait en 1. En 2, c'était le succès de la COP21. Et en 3, relégué
48:12à la fin, c'était « Tiens,
48:13aujourd'hui, on vote au régional ». Cette promotion du film est extraordinaire, extravagante. C'est une promotion
48:21dans tous les grands médias. De telle sorte que quoi ? Mais après, on va s'extasier. C'est toujours
48:25la même chose.
48:26C'est la prophétie autoréalisatrice. On va s'extasier de voir que le public se précipite pour aller voir le
48:34dernier Star Wars.
48:34Évidemment, on n'entend parler que de ça. C'est une orchestration. Voilà. On a eu l'orchestration du Front
48:40national.
48:41On a l'orchestration de Star Wars. Et maintenant, Mme Le Pen est remplacée par Dark Vador. Voilà. C'est
48:46à peu près ça.
48:46Bon. En attendant, nous, ce que nous disons, c'est que derrière tout ça, ce qui se cache, c'est
48:52de la géopolitique.
48:55C'est pas moi qui le dis. Allez lire... Je l'ai déjà dit souvent. Allez lire le livre qui
49:00s'appelle « The Great Chase Board »,
49:01le grand échiquier de Zbigniew Vezinski, qui a été le conseiller diplomatique du président Carter et encore d'Obama,
49:08qui sévit encore dans les cercles washingtoniens. Eh bien ce conseiller diplomatique écrit noir sur blanc
49:15que Hollywood, les films produits par Hollywood, la musique également qui est produite, participent, véhiculent un mode de vie,
49:26un hédonisme – c'est le mot qu'utilise Vezinski – qui joue à plein en faveur de la domination
49:34américaine,
49:34puisque la domination des États-Unis, c'est le concept même – agit par la séduction et non pas... Enfin
49:40principalement,
49:41l'idée maîtresse, c'est d'utiliser la séduction et non pas la coercition. La coercition, ça vient si vous
49:47n'êtes pas séduit.
49:48Alors à ce moment-là, on vous tape dessus. Mais sinon, dans un premier temps, on essaie de vous séduire.
49:52C'est comme ça que ça fonctionne.
49:53Et donc cette orchestration débridée du nouveau Star Wars participe d'une volonté mûrement réfléchie – intelligente, d'ailleurs,
50:07il faut reconnaître, c'est intelligent – qui consiste à conquérir les esprits, phagocyter les esprits, pour que tous les
50:13petits Français,
50:14mais aussi les petits Allemands, les petits Anglais, les petits Japonais, les petits Coréens, les petits Portugais, etc.,
50:21que tout le monde dise... Le grand événement de cette fin d'année, ça serait Star Wars, évidemment, en anglais
50:28dans le texte.
50:29Voilà. Cette volonté de domination par la séduction et par le mode de vie n'est pas nouvelle.
50:37Elle a commencé dès la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les troupes américaines arrivant en France au moment de
50:48la libération donnée aux gens
50:50qui passaient, notamment aux enfants, des chewing-gums, des trucs et des machins, pour montrer la suprématie de la civilisation
50:57américaine.
50:58Et puis quelques années après... Alors vous savez qu'il y avait eu les fameux accords Bloombergs de 1946,
51:04qui avaient été organisés par notre ami à tous Jean Monnet. Donc en vertu de ces accords, eh bien la
51:12France allait recevoir les fonds du plan Marshall,
51:15mais en échange ouvrait les réseaux de distribution pour ces films à des productions américaines.
51:22C'est exactement ce qui se passe. Maintenant, c'est à une toute autre échelle. Maintenant, c'est quelque chose
51:27qui est industriel
51:29et qui ne s'imite pas à la France, qui est vraiment sur le maximum de pays au monde. Et
51:34puis quelques années après, il y avait eu l'arrivée
51:37de Coca-Cola en France. Ça avait été là aussi orchestré. C'était quelque chose d'assez... Une véritable opération
51:43de marketing national.
51:45Si je parle de Coca-Cola, d'ailleurs, ça me permet de terminer sur un autre fait divers de la
51:50vie d'aujourd'hui.
51:51C'est qu'on a appris que la mairie de Paris... Il est vrai que suite à la gestion de
51:56M. Delanoé, la mairie de Paris est extrêmement endettée.
52:00Donc Mme Hidalgo se retrouve devant une situation financière qui n'est pas si facile. Et elle va être obligée
52:06sans doute
52:06d'augmenter considérablement les impôts si elle veut que la mairie de Paris ne soit pas en faillite.
52:13Alors elle essaie de trouver par tous les moyens des ressources nouvelles. Elle a trouvé un nouveau moyen. C'est
52:20qu'au prochain
52:21Paris-Plage, eh bien ça va être sponsorisé, comme on dit, c'est-à-dire parrainé, par Coca-Cola. Voilà.
52:31C'est-à-dire que maintenant,
52:32eh bien on aura probablement des publicités pour Coca-Cola sur le long de la Seine, face à l'île
52:40Saint-Louis, etc., etc.
52:42On va avoir donc... À l'été venu, ça va être non pas Paris-Plage, mais Paris-Coca-Cola-Plage
52:52ou un truc comme ça.
52:52Peut-être que ça va même être renommé. Voilà. Voilà ce qu'est... Alors c'est peut-être pas tout
52:58à fait de la politique internationale,
52:59mais en fait, on y est tout à fait dedans. Voilà. Nous, on dit... Il faut absolument que les Français
53:04comprennent aussi,
53:05cette manipulation mentale, parce que c'est une vraie révolution mentale à laquelle nous appelons le peuple français,
53:13une vraie libération. Se libérer de ce personnage que l'on nous impose quotidiennement, 365 jours par an,
53:22depuis des années et des années, que le peuple français retrouve sa dignité de peuple libre.
53:27Alors dans Star Wars, c'est la force soit avec vous. Eh bien moi, je dirais la France soit avec
53:34nous.
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