- il y a 1 jour
[#Exclusif] Dr. Stéphane Germain Iloko, président du Large rassemblement arc-en-ciel
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00:00Mesdames et messieurs, bonsoir. Ce soir, dans l'interview exclusive, nous recevons le docteur Stéphane Germain-Ilocco,
00:07président du large rassemblement Arc-en-Ciel et ancien candidat à l'élection présidentielle
00:12qui vient décrypter pour nous l'actualité politique, économique et sociale du moment.
00:24Docteur, bonsoir et merci d'avoir accepté notre invitation.
00:27Bonsoir, c'est moi qui vous dis merci.
00:32Alors, actualité oblige, le 3 mai dernier, le chef de l'État a fêté ses un an d'investiture.
00:39Déjà, avez-vous été à la cité de la démocratie et que vous inspire ce grand bâtiment
00:44qui permettra de célébrer ou d'organiser des conférences internationales ?
00:51Écoutez, il n'y a pas grand chose à dire sur cet événement.
00:57Tout le monde s'accorde à dire que ce qui a été fait à la cité de la démocratie est
01:03exceptionnel,
01:04est extraordinaire.
01:07Nous avons vécu, si nous avons bonne mémoire, 16 années sans salle de conférences internationales.
01:15Et c'est donc une bonne chose, une bonne chose que le Gabon se soit doté d'un palais de
01:23congrès.
01:24Je trouve ça tout à fait positif.
01:27Mais à l'occasion, j'avais profité pour dire, c'est bien de construire les bâtiments,
01:32mais les gens ne se soignent pas, les gens ont faim, il y a des coupures de courant, des coupures
01:38d'eau.
01:38Donc, il faut essayer d'équilibrer, de faire en sorte qu'on développe bien sûr les infrastructures,
01:44mais aussi qu'on ne laisse pas de côté le social.
01:47Et vous trouvez que cet équilibre ne se fait pas ?
01:51Du tout, du tout.
01:54Alors, parlons de gouvernance politique.
01:56Un an après, justement, cette prestation de serment,
02:00quel bilan pouvez-vous faire du coup de l'action du chef de l'État ?
02:06Mais j'ai fait le bilan, j'ai fait le bilan le 2 mai,
02:10donc un jour avant la date anniversaire de la prise de fonction du président Brice Cottero-Ligui Guema.
02:21J'ai fait le bilan.
02:23J'ai dit qu'en un an, on n'avait pas suffisamment de recul pour apprécier.
02:30Vous savez, 7 ans, si vous mettez un pourcentage de 100%,
02:37il faut diviser bien sûr les 100% par 7.
02:42Vous vous retrouverez en moyenne, on va dire, peut-être avec, mettons, 20-30%.
02:51Les 30% de cette année, comme je vous l'ai dit, il y a eu les bâtiments,
02:57il y a eu quelques routes,
03:00mais le social a été complètement oublié ou délaissé,
03:05ou volontairement ou involontairement.
03:07Et je n'ai cessé de rappeler au président de la République
03:10que les Gabonais ne veulent pas apprécier le développement des infrastructures,
03:19alors qu'ils ont faim.
03:20Les Gabonais ne peuvent pas apprécier la cité émeraude
03:24ou bien sûr le palais du 12 mars du Congrès,
03:28alors qu'il y a des coupures d'électricité,
03:32il y a des coupures d'eau, il y a le chômage des jeunes,
03:34il y a la vie chère.
03:37Donc il faut essayer de s'organiser.
03:40Et le président a probablement les moyens,
03:43peut-être qu'il a choisi de faire le tape à l'œil,
03:45mais il a les moyens de rééquilibrer ça.
03:49– Alors docteur, est-ce qu'il faut opposer les uns et les autres
03:53le fait de construire la cité émeraude,
03:55c'est aussi pour économiser 30 milliards de francs CFA
03:57que l'État dépense chaque année pour loger les fonctionnaires,
04:02les administrations publiques auprès des bailleurs privés ?
04:05Est-ce que là aussi on ne fera pas des économies
04:07qui permettra pourquoi pas de financer le social ?
04:10– C'est une option, mais ce n'est pas la seule.
04:15Vous savez, on ne peut pas laisser le social pour faire des économies.
04:22On ne peut pas, parce que si vous n'arrivez pas
04:25à prendre en charge les malades,
04:28comment pouvez-vous justifier ce fait-là
04:31par le fait que vous faites 30 milliards d'économies ?
04:35L'objectif de l'État, ce n'est pas de réaliser des économies.
04:38L'objectif de l'État, c'est de créer le bien-être,
04:41de pouvoir permettre le partage.
04:44Et l'un des outils qui contribuent,
04:46qui participent à ce partage, c'est la CNAMGES.
04:49Si la CNAMGES est à genoux,
04:51les ordonnances ne sont pas plus prises en charge dans les pharmacies.
04:54Les malades ne sont plus correctement
04:56pris en charge dans les hôpitaux.
04:58Alors, à quoi ça sert de faire des économies de 30 milliards ?
05:02– Alors, on en parlera, mais avant,
05:04le Gabon est en discussion avec le Fonds monétaire international
05:09en vue de conclure un programme.
05:12Récemment, le chef de l'État a accordé une interview
05:14au quotidien de l'Union,
05:16et il a assuré que les acquis sociaux
05:20ne seront pas sacrifiés.
05:21Est-ce qu'il faut le croire ?
05:22– Oui, je pense qu'il faut croire.
05:25Il faut croire.
05:25C'est une question de volonté.
05:28D'abord, volonté politique,
05:31et volonté tout court.
05:35Vous ne pouvez pas imposer aux Gabonais
05:38qui vivent déjà mal
05:39une sorte d'exigence
05:45pour vider davantage le panier de la ménagère,
05:48pour, bien sûr, rendre encore plus précaire
05:52la vie des Gabonaises et des Gabonaises.
05:54Ça ne sert à rien.
05:54Ça ne sert à rien de faire des ajustements comme ça.
05:58On peut faire des ajustements, oui,
06:00mais il faut les faire en tenant compte, bien sûr,
06:03des préoccupations essentielles des Gabonais.
06:05– Mais est-ce que le Gabon, dans ses négociations,
06:08a les moyens d'imposer ce point de vue
06:10au Fonds monétaire international,
06:12sachant que nous partons déjà désavantagés
06:15par le niveau de la dette publique,
06:17par une administration dont les dépenses
06:19de fonds qui ont augmenté,
06:21et par une masse salariale, justement,
06:23qui n'est pas rationalisée ?
06:24On part en position de faiblesse.
06:26Comment imposer au FMI de ne pas procéder
06:29à des ajustements structurels dans le social,
06:31dans de telles conditions ?
06:32– Non, mais vous avez d'ailleurs bien fait de le remarquer.
06:36Il y a une administration qui est bancale.
06:39Vous avez dit, il y a les dépenses hors sociales
06:43qui sont peut-être assez importantes.
06:47Donc là où il faut aller frapper,
06:49ce n'est pas dans le social, justement.
06:51Et le FMI n'a pas des gens,
06:54ce ne sont pas des inhumains.
06:56Ils savent que tout ce qu'ils doivent faire,
06:59c'est pour protéger le social.
07:01Donc je suis persuadé que le président et son équipe,
07:04j'espère, feront tout pour que, déjà,
07:07le social qui est aujourd'hui assez limité,
07:11assez limité, assez fragilisé,
07:13puisse gagner à travers ce ajustement structurel.
07:17– Alors docteur, je vais vous citer une phrase.
07:20Aucun Gabonais ne devrait avoir peur d'aller à l'hôpital.
07:22Savez-vous qui a prononcé cette phrase ?
07:24– Je ne sais pas.
07:25– C'est le président de la République.
07:28Alors vous êtes médecin et vous exercez actuellement
07:30à l'hôpital de Mélen.
07:31Le chef de l'État a reconnu que certains établissements hospitaliers
07:35du pays ne sont pas dignes de la République.
07:38J'imagine que vous partagez ce constat.
07:41– Ah oui, tout à fait.
07:42– Mais alors, est-ce que, selon vous,
07:44les politiques publiques qui sont menées
07:45sont à la hauteur de ce triste constat ?
07:49– Non, le constat est triste.
07:52Je ne pense pas que l'État a la volonté de changer les choses.
07:58J'ai dit au président de la République au cours de l'une de mes sorties,
08:05j'ai dit, on ne peut pas commencer par construire des nouveaux hôpitaux
08:10alors que les anciens hôpitaux ne répondent plus aux normes.
08:13– Alors la dernière fois que je suis passé à l'hôpital de Mélen,
08:15c'est la toiture qui avait été arrachée.
08:17Est-ce que ça, ça a par exemple été réparé ?
08:20– Du tout, du tout, rien n'a été réparé.
08:22Au contraire, l'hôpital de Mélen a réduit de manière drastique
08:27sa capacité d'accueil.
08:30Le service de néonatologie a été déplacé
08:34et donc occupe aujourd'hui un pan du bâtiment
08:38qui sert au bloc opératoire.
08:40La maternité a été déplacée,
08:43occupe pratiquement tout le bloc de chirurgie.
08:45Donc le bloc de chirurgie s'est réduit pratiquement à 12 lits.
08:49Donc rien n'a été fait, rien n'a été fait.
08:52Et rien encore ne sera peut-être fait.
08:56Donc voilà, si le président dit
08:58qu'un Gabonais ne devrait avoir peur d'aller à l'hôpital,
09:01il sait pourquoi il le dit.
09:03Mais la réalité, les Gabonais ont peur d'aller à l'hôpital.
09:07Parce que vous avez dit que je travaillais à l'hôpital de Mélen.
09:11À l'hôpital de Mélen, aujourd'hui,
09:12les médecins se surpassent, font des miracles.
09:16Font des miracles.
09:17Parce qu'opérer quelqu'un sous anesthésie générale
09:23en assistant à la main,
09:25ce sont des comportements qui ne cadrent plus avec notre pays
09:30et avec le XXIe siècle.
09:32Il n'y a pas de respirateur dans le bloc de l'hôpital de Mélen.
09:35Ce n'est pas un secret.
09:37Et les chirurgiens, les réanimateurs
09:40qui, chaque jour, sortent les Gabonaises et les Gabonais
09:44de situations absolument difficiles,
09:46mais ils le prennent sur leur dos.
09:48Donc le président ne peut pas dire
09:50que les Gabonais ne doivent pas avoir peur d'aller à l'hôpital.
09:54Il doit dire que les Gabonais ont raison
09:56d'avoir peur d'aller à l'hôpital.
09:58Parce que l'hôpital ne sécurise plus.
10:01Et vous, qu'est-ce que vous proposez ?
10:02Vous dites qu'il ne suffit pas de construire de nouveaux bâtiments,
10:06mais déjà de réparer l'existant.
10:08Est-ce que justement les nouveaux bâtiments
10:09ne permettraient pas de vous sortir,
10:13vous, en tant que professionnel de santé,
10:15de ces conditions aussi ?
10:19Vous blaguez ?
10:20Est-ce que vous avez le projet de société du président de la République ?
10:23Il veut construire un hôpital militaire
10:26de traumatologie en Jolie.
10:28Il veut construire un hôpital d'urologie à Franceville.
10:32Mais est-ce que ce n'est pas aussi pour arranger
10:34l'offre de santé des populations en Rhône ?
10:37Il y a même des localités qui n'ont pas certaines spécialités.
10:42On est obligé d'évacuer des patients vers Libreville.
10:44Est-ce que ce n'est pas aussi pour soulager ces populations ?
10:45Non, c'est l'idéal.
10:47C'est l'idéal d'abord de concentrer
10:50toutes les infrastructures de qualité de pointe à Libreville.
10:54C'est l'idéal.
10:55C'est l'idéal parce que nous avons déjà une masse critique.
10:59Nous avons un personnel vieillissant, démotivé.
11:02Donc, nous n'avons pas assez de personnel.
11:04Vous construisez un hôpital à Franceville.
11:06Il y a combien d'urologues pour Franceville ?
11:09Il faut former les urologues.
11:11On a aussi les alentours.
11:12On a des provinces à côté.
11:14Non, monsieur, ça a toujours marché.
11:18Vous savez, monsieur, on n'improvise pas, on ne bricole pas.
11:25Nous avons la première chose à faire dans notre pays,
11:28nous avons déjà mis Flygabon,
11:31donc une compagnie aérienne.
11:33Donc, on peut évacuer par voie aérienne.
11:36Est-ce que les coûts ne seront pas élevés ?
11:41Libreville, Franceville, c'est à peu près 120 000.
11:44D'accord ?
11:45Vous payez les médecins ou vous les formez
11:47ou vous recrutez les médecins.
11:49Donc, faisons le plus simple.
11:51Faisons le plus simple.
11:52Libreville, c'est un million d'habitants.
11:54Franceville, c'est peut-être 100 000 habitants.
11:57Mais ne privilégiez pas 100 000 habitants.
12:00Privilégiez un million d'habitants
12:02et permettez à ces 100 000 habitants,
12:04d'abord, à l'hôpital de Franceville,
12:08il y a un chirurgien,
12:09il y a un service de chirurgie
12:10qui peut faire un maximum de choses localement.
12:12Les choses compliquées, oui, on les envoie à Libreville.
12:15Ça a toujours fonctionné comme ça.
12:17Et avec le temps, bien sûr,
12:19on aura formé assez de médecins,
12:21on aura formé assez d'infirmiers,
12:22on aura formé assez de personnel d'encadrement.
12:25Et oui, on pourra développer.
12:27Mais on ne peut pas construire des hôpitaux
12:29qui vont recevoir, par exemple,
12:32200 malades par an.
12:33Ce n'est pas ça qui est important.
12:35Et je dis toujours par rapport à cette logique du président,
12:40et vous m'avez interrompu,
12:41je dis qu'il veut construire un hôpital à Franceville,
12:42un hôpital à Njolay,
12:45un hôpital à Port-Gentil.
12:47Mais ce n'est pas rentable pour le pays.
12:51Ce n'est pas rentable pour le pays.
12:52Ce qui serait rentable,
12:53c'est de permettre aux Gabonais
12:55de ne pas tomber malade,
12:56donc de faire de la prévention.
12:58J'ai pris un exemple dans l'un de mes articles.
13:01Nous avons 1 000 insuffisants rénaux.
13:051 000.
13:05Et sur les 1 000 insuffisants rénaux,
13:07il y a 600 qui sont sous hémodialisme,
13:10qui sont hémodialisés 3 fois par semaine.
13:13Et ces 600 malades
13:14coûtent 12 milliards de francs CFA au pays.
13:18Alors, on peut économiser en faisant de la prévention,
13:21en luttant, en réduisant les situations d'hypertension artérielle.
13:26Toutes les maladies qui sont pourvoyeuses d'insuffisance rénale,
13:30essayez de gérer l'hypertension artérielle,
13:32essayez de gérer le diabète,
13:34essayez de gérer, vous allez,
13:36je vous ai dit dernièrement,
13:38les gens vont chez les tradis praticiens,
13:40ils prennent des décoctions,
13:41et ils développent des insuffisances rénales.
13:43Les gens vont au quartier,
13:44ils ramassent les médicaments par terre,
13:47et ils les prennent,
13:48ils font de l'automédication,
13:49ils font des insuffisances rénales.
13:51Donc, il y a ce travail qui n'est pas fait,
13:53ou qui n'est pas suffisamment fait.
13:55Donc, commençons par le plus simple,
13:57mais nous préférons construire des bâtiments,
13:59faire des photos,
14:00et dire qu'on développe.
14:01Oui, le président est un bâtisseur, d'accord,
14:03il l'a démontré,
14:04mais on n'a pas besoin que du bâtisseur.
14:07Il faut aussi qu'il développe d'autre point,
14:10la prévention, la prévention, la prévention.
14:13Alors, docteur, l'un des défis qui se posent également
14:15aux services de santé gabonins,
14:20c'est également l'accueil,
14:21l'accueil des comportements
14:23de certains professionnels de santé,
14:28qui, disons-le, pour beaucoup des Gabonais
14:30qui se plaignent,
14:31ils ne sont pas assez accueillants dans les structures.
14:34Est-ce que ça, ça dépend de l'État,
14:36ou c'est un comportement qui doit être réglé en interne ?
14:39C'est l'État.
14:40C'est l'État.
14:41Vous savez, regardez, ce matin,
14:43je suis allé à l'hôpital de Mélène,
14:45et il y a déjà une foule devant les bureaux de l'ACNAMGES
14:50pour attendre les ordonnances,
14:51pour attendre les numéros.
14:52Ce n'est pas pratique.
14:54J'ai dit aux Gabonais, aux gouvernements,
14:57ne faites pas ce que vous faites là,
15:01développer 12 hôpitaux,
15:05au niveau des arrondissements.
15:06De proximité, des centres de santé.
15:08Voilà.
15:09Développer.
15:11Ça permet quoi ?
15:12Ça permet que le malade aille d'abord au centre de santé
15:15ou à l'hôpital départemental.
15:17Il n'y a pas...
15:20À Zaïon, vous n'aurez pas 200 malades le matin.
15:23D'accord ?
15:24Et faites en sorte qu'après le centre de santé,
15:27les évacuations se fassent vers les hôpitaux nationaux verts.
15:30Mais on a inversé la pyramide.
15:32On a inversé la pyramide.
15:34Il faut qu'on arrive à repartir sur les fondamentaux,
15:38que les malades soient proches de chez eux
15:40et qu'ils ne soient évacués,
15:41qu'ils ne soient référés à l'hôpital général
15:45ou à l'hôpital OCHU
15:46qu'en cas de nécessité.
15:48Ça veut dire quoi ?
15:49Ça, c'est le premier problème de l'accueil.
15:51Premier problème de l'accueil,
15:52il y a eu une affluence des malades
15:54vers des centres qui n'ont pas la capacité d'accueil.
15:57Ça, c'est la première.
15:58La deuxième, oui, oui, nous sommes des humains.
16:01Vous savez, si vous avez passé 24 heures sans dormir,
16:05c'est peut-être normal que vous soyez.
16:06Mais le fait d'arriver aux urgences,
16:12de payer le ticket,
16:14d'attendre d'être reçu,
16:16de prendre des constantes par l'infirmière
16:18et puis de rencontrer le médecin,
16:19oui, il y a un temps.
16:20L'objectif du ministère, et vous avez raison,
16:23c'est de réduire ce temps d'accueil.
16:24D'abord, le temps, le réduire.
16:27Et faire le tri.
16:28Il faut faire le tri.
16:30Tous les malades ne sont pas forcément
16:32des malades d'urgence, d'accord ?
16:34Et toutes les urgences ne sont pas forcément vitales.
16:36Donc, il ne faut pas pouvoir organiser
16:38notre système de santé.
16:40Vous avez raison de faire des critiques.
16:41Et je pense que c'est en critiquant
16:43que le ministère, que le gouvernement devait...
16:46Mais je ne sais pas si ce ministère,
16:48ce gouvernement accepte la critique.
16:50Je ne sais pas si ce gouvernement
16:52écoute la critique.
16:53Donc, je pense que c'est positif de critiquer.
16:55C'est positif.
16:55Alors, docteur, on parlait des comportements
16:57des professionnels de santé.
16:58Alors là, c'est un cas que j'ai personnellement vécu,
17:01un professionnel de santé.
17:02Je ne vais pas citer laquelle des structures.
17:04Mais c'est très récent.
17:06C'était ce week-end encore.
17:08Qui a voulu que je lui paye une prestation et tout
17:14dans la main.
17:15Et là, je lui ai dit,
17:16ben non, j'aimerais un reçu
17:18et je vais aller payer à la caisse, etc.
17:20Est-ce que ce type de comportement
17:22dépend aussi de l'État ?
17:24Oui, dépend de l'État.
17:26Vous savez...
17:27Comment l'État fait pour...
17:29L'État...
17:30L'État est incapable...
17:33L'État est incapable...
17:36de créer, de susciter la motivation.
17:38Vous savez, il y a un personnel aujourd'hui
17:41qui travaille depuis deux ans,
17:43qui n'a pas de salaire,
17:45qui n'est pas fonctionnaire.
17:46C'est la faute de l'État.
17:47Mais cette personne qui est aux urgences,
17:50qui vous a demandé de payer directement
17:56celui, cette consultation ou ces frais médicaux,
18:00vous ne le faites qu'elle reproche.
18:02Il part de celui en taxi.
18:04Il faut qu'il paye le taxi.
18:05Il arrive à l'hôpital, il ne mange pas.
18:07Il faut qu'il mange.
18:08Il doit avoir le téléphone.
18:10Vous ne lui faites qu'elle reproche.
18:12L'État préfère construire les bâtiments
18:14au lieu d'améliorer les conditions de vie
18:17des populations.
18:18Vous savez, on nous a dit
18:20que l'État a offert 500 postes budgétaires.
18:24Mais qui a obtenu ces 500 postes budgétaires ?
18:27Donc, il faut d'abord sécuriser.
18:30Sécuriser l'emploi.
18:31Il faut effectivement, avant de critiquer,
18:34avant de sanctionner,
18:35parce que raqueter, ce n'est pas bien.
18:37D'accord ?
18:38Demander de l'argent à impatience,
18:40ce n'est pas bien.
18:41Mais, devant l'impossible,
18:43nul n'est tenu.
18:44Donc, c'est l'État qui est responsable
18:46de ce foutoir.
18:47C'est l'État qui est responsable
18:48de ce désordre.
18:49Et ça va se perpétuer
18:50tant que les choix seront mal faits.
18:52Merci Stéphane Germain.
18:53Il encore marque une courte pause
18:55et on va parler de politique
18:56et de liberté publique.
18:58A tout de suite.
19:01A quelques minutes seulement de l'aéroport,
19:04tu tombes sur un petit bijou.
19:07Flanable.
19:08Ici, tout est pensé pour que ton arrivée
19:10soit un vrai moment d'exception.
19:12Pas juste un bonjour bienvenu.
19:14Non, c'est une vraie expérience.
19:17Le confort, le style,
19:19tout ça dans une ambiance
19:20qui te fait te dire
19:22« Ok, là je suis bien ».
19:24Les chambres, ce n'est pas juste pour dormir.
19:26C'est pour te poser, souffler
19:28et profiter du calme.
19:30Et le restaurant ?
19:31Hum !
19:32Le genre d'endroit où tu manges bien.
19:35Tu te détends sans avoir besoin
19:36de bouger de l'hôtel.
19:38Juste le goût du confort, tout simplement.
19:40Au dé travail, ils ont tout prévu.
19:43Une salle de conférence hyper équipée
19:45où tu bosses dans le calme
19:47et franchement,
19:49je peux même vous dire
19:50que l'obligo devient agréable.
19:52Et puis alors le soir,
19:54quand le soleil se couche,
19:56Flanabé s'illumine,
19:58ambiance chill,
20:00lumière douce,
20:01Flanabé,
20:02plus qu'un hôtel,
20:03une expérience avec.
20:05De retour sur ce plateau
20:07avec le docteur Stéphane Germain-Iloco,
20:10président du large rassemblement arc-en-ciel
20:12et ancien candidat à l'élection présidentielle.
20:16Alors docteur,
20:16après avoir parlé de santé publique
20:19parce que vous êtes vous-même médecin
20:20et vous exercez à l'hôpital de Mélenne,
20:23on va parler de politique
20:25et là,
20:27des libertés publiques également.
20:29Et vous avez récemment évoqué
20:30les risques de, je cite,
20:32dérives hégémoniques
20:33en parlant de la concentration,
20:35selon vous,
20:35des pouvoirs par le chef de l'État.
20:37Sur quoi vous basez pour affirmer cela ?
20:41Bon, écoutez,
20:42je ne sais pas si
20:44le dossier de la CNAMGES
20:47sera traité.
20:48On va évoquer la CNAMGES.
20:49D'accord, d'accord.
20:52Aujourd'hui,
20:54les syndicalistes
20:57du ministère de l'Éducation nationale
21:00ont été jetés en prison.
21:03Vous le savez ?
21:05Pourquoi ils ont été jetés en prison ?
21:08Parce qu'ils ont osé revendiquer
21:10des choses qui étaient reconnues par tous
21:13comme étant des revendications légitimes.
21:18Aujourd'hui,
21:20pour ne pas le citer,
21:23Alain-Claude Billy-Binzé
21:24a été presque kidnappé.
21:26On va en parler.
21:27Kidnappé.
21:29J'étais en prison
21:30sans respecter la procédure.
21:33Vous comprenez ?
21:34Aujourd'hui,
21:35les réseaux sociaux
21:37sont, jusqu'à présent,
21:39ne sont pas rétablis.
21:40Qu'est-ce que vous voulez faire ?
21:41Parce que, justement,
21:43le gouvernement s'accommode mal
21:45à la liberté d'opinion,
21:47à la liberté publique.
21:48Nous sommes, moi,
21:49de toute façon,
21:50tous les jours.
21:51Tous les jours.
21:52On me dit, fais attention,
21:53tu vas aller en prison.
21:54Tous les jours.
21:55Mais ce n'est pas le gouvernement
21:56qui me menace.
21:57Ce sont mes parents, mes amis,
21:58parce qu'ils trouvent que j'ai une position.
22:00C'est ma position.
22:02Nous avons raté
22:04avec Omar Bongondi.
22:06Nous étions très jeunes.
22:07Nous avons raté
22:08avec Ali Bongondi.
22:10Bon, là, nous étions responsables
22:11et nous assumons.
22:13Nous ne pouvons pas permettre
22:14qu'avec Al-Oligi Mugema,
22:16les mêmes réflexes
22:18se développent.
22:19Ce n'est pas possible.
22:20Alors, vous parlez
22:21d'Alain-Claude Billy Binzé.
22:23La classe politique
22:24a eu l'occasion
22:25de se prononcer
22:26et actuellement,
22:27il est toujours
22:28à la prison centrale
22:29de Libreville.
22:30Qu'est-ce que cette procédure
22:33dit de l'état
22:35de notre justice
22:36qu'on a réformée récemment
22:38dans le cadre
22:38de la réforme des institutions ?
22:40Non, non, mais est-ce que la justice
22:42a été réformée ?
22:43Si elle a été réformée,
22:44elle a été mal réformée.
22:46Ce n'est pas possible.
22:48Je ne suis pas juriste.
22:49Vous dites qu'Alain-Claude Billy Binzé
22:51est injustement incarcéré ?
22:52Tout à fait.
22:53En tout cas, la procédure
22:54n'est pas bonne.
22:56Alain-Claude Billy Binzé
23:00est probablement indifférent
23:02avec une dame.
23:04Il doit ou il ne doit pas.
23:07Ce n'est pas le plus important.
23:09Mais enfin, la femme réclame
23:10ces 5 millions de francs CFA.
23:14Écoutez, je pense que c'est du civil.
23:16On se retrouve devant l'enquêteur.
23:20L'enquêteur vous écoute,
23:21vous défaire.
23:22Et vous allez dire
23:23si vous remboursez
23:24ou si vous ne remboursez pas,
23:25si vous reconnaissez,
23:26si vous ne reconnaissez pas.
23:28Mais on ne vous kidnappe pas
23:29devant votre maison,
23:30devant votre femme et vos enfants.
23:32Et surtout, un premier ministre,
23:34un ancien premier ministre
23:35qui a dit
23:36les agents de sécurité,
23:37imaginez que ces agents ripostent.
23:40Vous voyez ?
23:40Donc, ce sont des maladresses.
23:42Ce sont des maladresses.
23:43Non, qu'on aime Billy Binzé
23:45ou qu'on n'aime pas,
23:46je pense que la procédure
23:47n'a pas été bonne.
23:48Et vous pensez que c'est
23:49politiquement instrumentalisé
23:50ou il s'agit simplement
23:52des magistrats qui font
23:53dans du zèle ?
23:56Moi, je l'ai dit sûrement
23:58parce que ce que vous ne voulez pas dire,
24:00ce que vous ne voulez pas dire,
24:02c'est que ce serait
24:03le président de la République
24:06qui n'arrive pas à maîtriser
24:09ou à contenir
24:12les sorties
24:13dans l'inclorabilité
24:14qui seraient arrangées
24:16pour le mettre en prison.
24:17Moi, je l'ai dit
24:18qu'il ne fallait pas le dire
24:20comme ça,
24:20c'est trop réducteur.
24:22C'est trop réducteur.
24:23Vous savez,
24:24ce que je pensais,
24:26c'est que...
24:27Et je l'ai dit d'ailleurs
24:28dans l'une de mes sorties,
24:31ça va faire mal
24:32mais qu'il m'excuse.
24:33Ndouna Depeno
24:34a été assassiné.
24:37A été assassiné
24:39et ça a été reporté
24:41à Omar Bongo
24:43à l'époque
24:44parce qu'Ndouna Depeno
24:45aurait probablement
24:47entretenu une relation
24:48avec son épouse.
24:49Je ne le dis pas
24:50pour rémuer le couteau
24:51dans la plaie,
24:53mais Ndouna Depeno
24:53a été assassiné.
24:54Mais il a été assassiné
24:56pas par...
24:57Je ne pense pas par Omar Bongo
24:59mais par des spires
25:00d'Omar Bongo
25:01qui estimaient jouer
25:02le bon rôle.
25:03Des gens zélés,
25:04des gens zélés
25:05qui ont assassiné.
25:09Mais nous avons
25:10un contre-exemple.
25:11Mba Besolo
25:13ne voulait pas...
25:14Omar Bongo
25:15ne voulait pas
25:16qu'un bar Bongo
25:17aille en prison.
25:19Mais ces spires
25:20ont dit à Omar Bongo
25:21on va attraper
25:22Mba Besolo.
25:23Vous, ce que vous dites
25:24c'est que c'est l'entourage
25:24du chef d'État
25:25qui prend des initiatives
25:28telles que celles
25:30à laquelle est confrontée
25:30avec Olivier Binzé ?
25:31Je pense.
25:33Je suis presque certain
25:34parce qu'autour du président
25:36comme autour de chaque chef
25:37il y a des collaborateurs zélés.
25:40Il y a des collaborateurs
25:41qui veulent avoir des galons,
25:42qui veulent être bien vus
25:44par le président
25:44mais souvent
25:45ce n'est pas dans l'intérêt
25:46du président.
25:47Donc je vous ai pris
25:48l'exemple
25:49de Ndouna Depeno.
25:54Je peux vous prendre
25:54l'exemple
25:57de Réjambé
25:58qui a été assassiné.
26:00On a pensé
26:01que c'était
26:02Ali Bongo
26:03qui l'avait assassiné
26:04parce qu'il avait
26:05traité de Biafra.
26:06C'est ce qui a été répandu
26:08dans l'opinion.
26:09Bon, vous voyez
26:10on a vu
26:11Mba Obama
26:12on a dit
26:13qu'Mba Obama
26:13a été assassiné
26:14par Ali Bongo.
26:17Est-ce que c'est la vérité ?
26:18Donc il faut essayer
26:19de distinguer les choses.
26:21Il faut éviter
26:22de faire
26:23dans le folklore
26:24dans le spectacle.
26:27Alain-Claude
26:28Billy Binzé
26:28avait certainement
26:30de problèmes
26:30avec une dame.
26:31Il faut régler
26:32ses problèmes
26:32dans le cadre
26:33justement
26:34de la justice gabonaise.
26:35Et je vois
26:37dans mes publications
26:38des gens
26:38qui me font le reproche
26:39aujourd'hui
26:41de soutenir
26:42Alain-Claude.
26:43Je ne le soutiens pas.
26:44Ce n'est pas mon ami.
26:45Je ne peux pas soutenir
26:47Alain-Claude Billy Binzé.
26:48Ce n'est pas mon ami.
26:48Vous étiez des camarades
26:49à mon élection.
26:49Mais non, non, non.
26:51Je soutiens le principe.
26:52Je soutiens le principe.
26:53C'est un père de famille.
26:55C'est un responsable politique.
26:57De toute façon,
26:58on ne peut pas l'arrêter comme ça.
26:59On ne devrait pas l'arrêter comme ça.
27:01Il a des garanties
27:02de représentation.
27:03Je pense que ce n'est pas...
27:04Ce qui arrive
27:05à Alain-Claude
27:06aujourd'hui
27:06peut m'arriver à moi.
27:08Et donc,
27:09ce qui m'insulte
27:11parce qu'aujourd'hui,
27:13je prends un parti
27:14pour Alain-Claude
27:15alors que hier,
27:16je revenus le ménager.
27:17Non, je n'avais pas
27:18le ménager
27:19à cette époque.
27:20Je n'avais pas le ménager.
27:21Parce que ce qu'il m'a fait
27:22à l'époque
27:23ne me permettait pas
27:24de le ménager.
27:25Il ne me respectait pas.
27:27Il ne m'avait pas respecté.
27:28Mais ça ne veut pas dire
27:29qu'aujourd'hui,
27:30parce qu'il ne m'a pas respecté,
27:32parce qu'il a pris de l'argent,
27:33il ne l'a pas déclaré,
27:35parce qu'il a des bons,
27:36ça ne veut pas dire
27:36que je ne dois pas
27:38prendre position.
27:38Je prends position
27:39parce qu'Alain-Claude
27:41est un gabonais,
27:42c'est un ancien premier ministre,
27:44c'est un ancien député,
27:45c'est un ancien ministre.
27:46On doit quand même
27:47le traiter comme...
27:48Voilà.
27:49Alors docteur,
27:50certains observateurs
27:51de la vie politique gabonaise
27:52estiment que cette affaire
27:54va lui profiter politiquement
27:56et il en sortira grandi
27:58avec une cote de popularité
27:59assez élevée.
28:01est-ce une bonne chose
28:03au plan politique pour vous
28:05qui lui avait tourné le dos ?
28:07Écoutez, chacun de nous
28:09est libre d'interpréter
28:12la situation aujourd'hui
28:14comme il veut.
28:15Je ne suis pas un concurrent
28:18d'Alain-Claude.
28:19Moi, je ne suis pas...
28:21Je fais de la politique,
28:22la réelle politique.
28:23Au Gabon, nous avons les fans
28:25et nous avons les biloblobes.
28:27L'adversaire d'Alain-Claude,
28:28ce n'est pas moi.
28:29Moi, je ne suis pas fan.
28:30Ça va vous surprendre.
28:31Ce n'est pas moi,
28:32l'adversaire d'Alain-Claude.
28:33L'adversaire d'Alain-Claude,
28:34il est fan.
28:35Moi, mon adversaire,
28:37il est bilob.
28:37D'abord, il faut qu'on se comprenne.
28:39Donc, si Alain-Claude
28:40veut être le major du Gabon,
28:43il va être le major de sa communauté.
28:45Il n'est pas major de Massango.
28:47Ça, c'est la politique.
28:49Maintenant, vous,
28:50pour revenir sur votre question,
28:51ça va lui profiter
28:52ou ça ne va pas lui profiter.
28:56Le président de la République
28:57a besoin d'une opposition.
29:00Et cette opposition doit être plurielle.
29:03Personnellement,
29:04je ne serai pas à la remorque d'Alain-Claude.
29:06Et tout le monde le sait.
29:07Parce que, même s'il sort de la prison,
29:10il n'arrivera pas à fédérer toute l'opposition.
29:12Moi, je ne suis même pas opposant radical.
29:13Pourquoi ?
29:14Pourquoi il n'arrivera pas à fédérer l'opposition ?
29:16Parce que nous ne partageons pas les mêmes vues.
29:19Moi, je ne fais pas d'opposition obstructive.
29:22Je ne dis pas que tout ce que Liguinke m'a fait
29:25est mauvais.
29:25Je ne le dis pas
29:26et je ne le dirai pas.
29:28Je dis que ce que Liguinke m'a fait
29:30lorsque c'est bon, c'est bon.
29:31Et je soutiens.
29:32Et lorsqu'il fait mal,
29:34je dis qu'il fait mal.
29:36Mais est-ce que le large rassemblement arc-en-ciel
29:38envisagerait, par exemple, des alliances stratégiques
29:41pour que l'opposition essaie de parler d'une même voix
29:43sur certaines questions d'intérêt national ?
29:46Et en ce sens, est-ce que vous accepteriez
29:48qu'Alain-Claude Guilé-Binzé prenne le leadership
29:51pour fédérer justement sur ces intérêts communs ?
29:54Il ne pourra pas prendre le leadership devant moi.
29:56Ce n'est pas possible.
29:57Non, ce n'est pas possible.
29:58Pourquoi lui ? Pourquoi pas moi ?
30:00Pourquoi moi, je ne prendrai pas le leadership ?
30:02Dites-moi, pourquoi Alain-Claude prendrait le leadership
30:05et moi, je ne prendrai pas le leadership ?
30:08Pourquoi ?
30:09Les questions de nationalité, les questions de justice,
30:13ce sont des questions qui sont partagées.
30:15Pourquoi vous pensez qu'un doit prendre le leadership
30:17et l'autre non ?
30:18Nous n'avons pas le même bord politique.
30:21Il est opposant, peut-être radical.
30:24Moi, je suis opposant, je vous dis conciliant au centre.
30:28Nous ne serons jamais ensemble pour défendre une position
30:31qui, à la limite, admettons,
30:35qui impose qu'on soit radical.
30:36Moi, je ne ferai jamais de l'opposition radicale
30:39parce que j'estime que ce pays est à construire.
30:42Ce pays a souffert depuis 56 ans
30:44d'une sorte de jeu, de game.
30:47Je préfère être dans la position de celui
30:49qui dit au président, monsieur le président,
30:51qui rencontre le président ?
30:53Je préfère être dans la position de celui
30:54qui rencontre le président.
30:55Et qui dit au président en face, monsieur le président,
30:58ce que vous avez fait à l'incro de Billy Binzel
31:00n'est pas bien, il faut le faire sortir.
31:02Voilà, plutôt que de rester dans les quartiers
31:07pour dire, Oligi n'est pas bien, Oligi...
31:09Non, je dis à Oligi, monsieur Oligi.
31:11Et lui, il le fait ?
31:12Alain.
31:13Oui.
31:13Alain Claude, normalement, il devait le faire.
31:15Parce que nous ne sommes pas...
31:17L'opposition n'est pas l'ennemi du pouvoir.
31:21Normalement, au niveau où Alain Claude est,
31:23il doit parler à Oligi.
31:25Mais il se parle pas...
31:26Il a rencontré à plusieurs oppositions.
31:27S'il ne parle pas...
31:28Non, mais...
31:28Ça a été critiqué par une partie de l'opposition.
31:30Est-ce que c'était une posture républicaine de sa part ?
31:33Oui, c'est une posture républicaine.
31:36Normalement, Alain Claude doit rencontrer Oligi Ngema.
31:39Alain Claude doit dire Oligi Ngema
31:41que ce qu'il fait est bien, quand c'est bien.
31:43Et quand c'est pas bien, il dit que c'est pas bien.
31:45Mais ne pas s'arrêter à c'est pas bien.
31:47Faire des propositions.
31:49Vous comprenez ?
31:49Je pense que nous sommes tous les enfants de ce pays.
31:53Monsieur, nous sommes tous les enfants de ce pays.
31:56L'opposition existe, en gros, depuis 1990.
32:00Nous avons vu comment l'opposition a fonctionné.
32:03Mbaba Besolo n'est pas encore mort.
32:05Il faut aller voir Mbaba Besolo.
32:07Savoir que Mbaba Besolo n'était pas opposé,
32:11je veux dire, à la personne d'Omar Bungo-Diba.
32:14Il était opposé aux idées d'Omar Bungo-Diba.
32:17Mbaba Besolo n'est pas mort, peut-être.
32:20Mais ses lieutenants existent encore aujourd'hui.
32:22Il faut aller voir ses lieutenants
32:24pour savoir que l'opposition à Omar Bungo-Diba
32:27n'était pas une opposition de personne.
32:29Et c'est pour ça que je ne serai pas
32:30avec ceux qui pensent qu'il faut absolument
32:33s'opposer à Oli Ingema
32:35parce que c'est une personne.
32:36Non, je m'oppose aux idées d'Oli Ingema
32:40lorsqu'elles ne sont pas bonnes.
32:41Par exemple, dans le cas de l'hôpital,
32:43je dis au président,
32:44ne crée pas un hôpital spécialisé des AVC.
32:48Ne construis pas un hôpital de traumato angiolée.
32:52Ne construis pas un hôpital d'urologie à France et Ville.
32:56C'est ça que je dis à Oli Ingema.
32:59Et je dis à Oli Ingema,
33:00ne construis pas la cité de la démocratie.
33:03Seulement, viens voir à Mélène
33:05l'hôpital provincial de Libreville,
33:08l'hôpital qui gère la plus forte densité
33:12des populations au Gabon.
33:14Viens faire quelque chose là-bas.
33:16Tu vois les couloirs, les allées là.
33:18Les malades circulent sous la pluie, sous le soleil.
33:21Protégeons au moins les allées.
33:23Faisons au moins des toilettes publiques.
33:26Recouvrons les toitures qui ont sauté depuis quatre mois.
33:29C'est ça que je veux dire à Oli Ingema, si je dois le voir.
33:32Alors, restons en politique, docteur.
33:36Parlons toujours d'Anne-Claude Ingema, avant de passer à un autre sujet.
33:39Est-ce que vous accepteriez de le rencontrer à sa sortie de prison
33:45pour peut-être rétablir les liens qui ont été rompus avant l'élection présidentielle ?
33:51J'en avais eu une sortie très...
33:54Non, s'ils le demandent, mais je n'ai pas demandé à le rencontrer.
33:58J'ai seulement dit, dans l'heure de mes sorties,
34:03il ne faut pas qu'ensemble pour le Gabon,
34:06le parti d'Alain-Claude Bilivisé joue au chat et à la politique de l'Autriche.
34:15Pourquoi je le dis ?
34:17Parce qu'Alain-Claude n'a pas été, à mon avis,
34:21n'a pas été géré, traité comme cela se doit dans un état de droit.
34:30Alors, c'est une faute grave.
34:32Et cette faute grave doit nécessiter absolument réparation.
34:36Mais réparation, pas seulement pour Alain-Claude, pour la République.
34:40La République a saigné.
34:42La République s'est fracturée.
34:43La République a eu mal.
34:46Donc, il faut recoller les morceaux de la République.
34:49C'est pour ça que la sortie d'Alain-Claude, pour moi,
34:52doit être accompagnée des conditions.
34:56La première condition, c'est que les Gabonais se retrouvent.
35:00Les Gabonais profitent de cette sortie d'Alain-Claude Bilivisé
35:03pour régler la question de la Constitution.
35:06Cette Constitution est mauvaise.
35:08Les Gabonais profitent de la prison d'Alain-Claude Bilivisé
35:11pour régler la question de la loi électorale.
35:13Pour régler la question des partis politiques.
35:16Pour régler la question de la vie chère.
35:19Des coupures de courant, des coupures d'eau.
35:21Il ne faut pas rater cette occasion.
35:24Il faut contraindre le président de la République
35:27à accepter d'organiser ce débat.
35:30Parce que même lui-même, il sait que cette Constitution n'est pas bonne.
35:34Et pour tous les Gabonais, pour tous les Gabonais, y compris le président de la République,
35:38il faut repartir sur cette Constitution.
35:40Vous savez, on a dit 7 ans.
35:43Pourquoi 7 ans ? Pourquoi pas 5 ans ? Il faut qu'on discute.
35:46On a dit, bon, 2 mandats.
35:482 mandats, ok.
35:49Pourquoi 2 mandats ? Pourquoi pas 1 ? Pourquoi pas 3 ?
35:52Pourquoi pas 2 mandats à vie ?
35:53Mais le dialogue national inclusif a permis de discuter de toutes ces questions, docteur.
35:56Pardon ?
35:56Le dialogue national inclusif.
35:58Il n'y a pas eu de dialogue national inclusif, vous le savez.
36:00Il y a eu 600 copains du président Oligi Nguema qui se sont retrouvés après une note rédigée.
36:08Je l'avais dit, je ne change pas de position.
36:11Rédigée par le président lui-même ou par ses conseillers.
36:13Regardez la Constitution, regardez la gouvernance, regardez.
36:17Un président de la République qui a deux vice-présidents.
36:21Un vice-président de la République, oui.
36:24Vice-président du gouvernement, comment ?
36:26Et lui-même, il n'est pas président du gouvernement.
36:29Il est chef du gouvernement.
36:30Donc, il y a un problème quand même.
36:32Il y a un problème.
36:33Alors, parlons du pouvoir d'achat.
36:35Docteur Stéphane Germain-Iloco, les Gabonais sont préoccupés par leur pouvoir d'achat.
36:41Est-ce que les réponses apportées par le gouvernement sont adaptées aux défis actuels,
36:47notamment la mise en place de la centrale d'achat ?
36:49Oui, je pense que la première chose à faire, effectivement, c'est de voir.
36:54Il ne faut pas juger, il ne faut pas juger, il ne faut pas faire des procès d'intention.
36:58Non, et puis, ce n'est pas parce qu'Olivier Guéman ne nous plaît pas que la centrale d'achat
37:04ne va pas être un bon...
37:06Non, il faut regarder la centrale d'achat.
37:08Et je pense que notre problème, c'est justement au niveau des prix.
37:15Au niveau des prix, vous savez.
37:17Nous avons les Mauritaniens, je ne sais pas comment ils s'approvisionnent, où est-ce qu'ils s'approvisionnent, ils
37:22fixent leur prix.
37:23Même si la mercuriale vient pour dire, voilà, ce n'est pas la solution.
37:27Je crois qu'il faut maîtriser les prix.
37:29Donc, le négocié en gros, c'est une bonne chose, du coup, la centrale d'achat...
37:32Je pense, je pense, je pense, je pense, mais cette centrale d'achat, malheureusement, ne va pas régler tous les
37:37problèmes.
37:37Au moins, régler les problèmes élémentaires, les produits de première nécessité.
37:43Il faut qu'on arrive à maîtriser les coûts, il faut qu'on arrive à maîtriser les coûts.
37:46Alors, le ministère du Travail a récemment rendu, a communiqué sur les résultats de la deuxième enquête nationale sur l
37:54'emploi et le chômage.
37:55Donc, parmi les chiffres clés qui ont beaucoup fait débat, il y a celui du chômage, justement.
38:00L'enquête révèle que 108 700 Gabonais sont en situation de chômage.
38:06Cela représente autour de 17% de la population active.
38:11Quel commentaire faites-vous ?
38:13Non, mais la politique du gouvernement sur le plan du chômage ne va pas permettre de résorber le chômage.
38:22C'est-à-dire que le gouvernement refuse même de savoir pourquoi il y a le chômage.
38:27Et nous avons discuté de cela avec des amis.
38:30On produit trop de diplômés.
38:35Et le marché d'emploi n'est pas inextensible.
38:39Et justement, l'enquête révèle également que la part des diplômés du supérieur est celle qui est le plus frappée
38:46par le chômage.
38:47Est-ce que le problème, c'est fabriquer des diplômés ou fabriquer des diplômés qui ne sont pas adaptés au
38:53marché de l'emploi ?
38:54Le problème, c'est fabriquer des diplômés qui ne sont pas adaptés au marché de l'emploi.
38:58Il faut arriver, justement, à mettre en place ce qu'on appelle communément l'adéquation formation-emploi.
39:06Vous savez, nous avons réfléchi aussi sur la question au niveau de notre parti.
39:09Nous pensons qu'il y a des choses, il y a des solutions, il y a des solutions.
39:12Mais la question du chômage entre nous ne doit pas incomber uniquement aux partis en place, aux partis à l
39:20'UDB ou aux gouvernements en place.
39:22C'est un problème. Nous avons l'un des taux de scolarisation le plus élevé du continent.
39:29Mais si vous envoyez tout le monde à l'école, il faut s'attendre à ce que tout le monde,
39:33sinon une bonne partie, sorte de l'école, mais avec les diplômes.
39:37Mais comment vous allez absorber ces diplômés ?
39:41Donc il y a un problème à la base.
39:43Et effectivement, aller vers l'auto-emploi, c'est peut-être une solution.
39:50Nous n'avons pas aujourd'hui suffisamment de niches d'emploi.
39:54Et je pense qu'aller vers la diversification de l'économie pour créer des gisements d'emploi, c'est une
40:01bonne chose.
40:01Pourvu que cette diversification soit bien sûr bien menée.
40:05Bon, nous avons par exemple le manganèse.
40:07J'espère que ce n'est pas un leurre, mais on ne peut pas transformer le manganèse chez nous si
40:13nous n'avons pas d'électricité.
40:15Alors docteur, parlons si vous voulez bien de la CNSS.
40:18Vous avez intenté une procédure contre la Caisse nationale de sécurité et des garanties sociales.
40:25Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?
40:28Oui, j'ai porté plainte à la Caisse nationale de garantie sociale.
40:34Moi, j'ai porté, j'assume.
40:37J'ai porté plainte parce que vous savez, la CNAMGS a été créée par Omar Bongo, on ne dit pas.
40:44On nous a dit Ali, non c'est pas Ali, c'est Omar Bongo, on ne dit pas, qui a
40:48créé la CNAMGS.
40:50Et il a créé la CNAMGS pour principalement au moins trois raisons.
40:56La première, vous ne pouvez pas vous soigner si vous n'avez pas de moyens.
41:01Première chose, l'accès aux soins.
41:03Donc il faut pouvoir permettre à tous les Gabonais d'accéder aux soins.
41:07Et la CNAMGS avait la responsabilité, bien sûr, de payer la plus grosse part de ce ticket.
41:17Aujourd'hui, la CNAMGS ne permet plus de payer convenablement ce ticket.
41:24Et Omar Bongo a dit, lorsque vous êtes allé rencontrer un médecin, le médecin vous a dit, vous êtes malade,
41:32voilà l'ordonnance.
41:33Il faut que vous ayez, vous alliez chercher les médicaments à la pharmacie, parce que vous pouvez très bien avoir
41:38le diagnostic, savoir de quoi vous souffrez.
41:40Mais si vous n'avez pas la possibilité d'acheter les médicaments, c'est comme si vous n'avez pas
41:43consulté le médecin.
41:44Donc, réglons la question de la dispensation des médicaments.
41:49Et donc là, l'accès aux médicaments, ticket modérateur.
41:53Alors, au Gabon, si vous ne pouvez pas vous soigner parce qu'il y a un problème de plateau technique,
41:57parce que...
41:58Alors, donnons la possibilité aux Gabonais d'aller à l'étranger pour les évacuer.
42:03Ça se fait.
42:04C'est ce qui a été au départ.
42:05Et nous avons tous bénéficié de ces trois volets.
42:09Accès à la consultation, ou à l'intervention chirurgicale, ou à l'hospitalisation, ou à l'exploration fonctionnelle.
42:18Nous avons bénéficié, bien sûr, de l'accès aux médicaments, à travers, bien sûr, les ordonnances.
42:24Et pour ceux qui, de temps en temps, pouvaient aller à l'étranger.
42:27Donc, voilà. Mais ça ne se fait plus.
42:30Ça ne se fait plus. Et c'est dangereux.
42:32Si quelqu'un est obligé d'aller chez le charlatan, chez le tradipraticien, pour, soi-disant, traiter sa hernie.
42:41Vous voyez. Parce que j'ai eu un malade.
42:44Ce que vous proposez, c'est la mise en place d'un comité d'experts pour sauver la CNAJ-MGS.
42:49Pardon, docteur, mais pourquoi faire ?
42:51N'est-ce pas là encore, créer un comité de plus, de quelques spécialistes qui vont se réunir dans un
42:57bureau et décider pour le grand nombre.
42:59Et en sortir de là, ces résultats vont être mis dans les placards et ils auront leur perdième.
43:04N'est-ce pas une perte de temps ?
43:05Est-ce qu'on ne connaît pas les problèmes de la CNAJ-MGS, c'est-à-dire des cotisants qui
43:09sont inférieurs aux bénéficiaires ?
43:13Les cotisants, les cotisants ne sont pas inférieurs aux bénéficiaires.
43:18C'est ce qu'on a dit au président.
43:20On a dit au président, 600 000 personnes cotisent pour...
43:23900 000 bénéficiaires.
43:25Oui, 12 millions, 1 million, 200 000.
43:28On a menti au président.
43:30On a menti au président.
43:31Mais les gens ne disent au président que ce qu'ils veulent pour protéger leurs intérêts.
43:36La CNAJ-MGS avait trois comptes, trois fonds.
43:39Le fonds des fonctionnaires.
43:41Moi, je suis fonctionnaire, je cotise.
43:45Le fonds des travailleurs du privé, les travailleurs du privé cotisent.
43:52Le fonds des économiquement faibles, les économiquement faibles devaient cotiser via les téléphonies mobiles.
44:00Donc, on ne peut pas dire que les gens ne cotisent pas.
44:03Bon, aujourd'hui, je crois que la téléphonie mobile ne participe plus à ce fonds.
44:10Mais il y a un impôt, la C2S, qui a été mise en place.
44:17Vous, vous payez, vous participez à cet impôt.
44:20Moi, je participe à cet impôt.
44:21Comment on peut dire au président, monsieur le président, il n'y a que 600 000 personnes qui cotisent pour
44:261 million de 100 000.
44:27Non, ce n'est pas juste.
44:28Il faut dire que les gens ne sont pas honnêtes.
44:32Les gens prélèvent la C2S et ne reversent pas à la CNAMGS.
44:39Les gens cotisent.
44:42Nous, on nous prélève l'argent au trésor.
44:45Cet argent n'est pas reversé à la CNAMGS.
44:48Il faut le dire.
44:49Donc, lorsque vous dites que nous allons mettre en place un comité qui va avoir des perdièmes,
44:55ce comité n'a même pas de perdièmes.
44:57C'est un comité indépendant.
44:58C'est parce que j'ai dit, il faut trouver, il faut trouver pourquoi la CNAMGS n'arrive pas à
45:04honorer ses engagements.
45:05Donc, j'ai mis des volontaires qui n'ont rien demandé et qui me permettent de vous dire ce que
45:11je vous dis là.
45:12Donc, ils mentent au président pour que la situation continue d'être celle-là.
45:17Ils règlent leurs problèmes, leurs salaires et voilà.
45:21Mais la CNAMGS va mal.
45:22Alors, le gouvernement a sollicité les services d'un prestataire en vue de mettre en place une plateforme de déclaration
45:28unique de salaire.
45:30Donc, une sorte de plateforme qui centralisera, dans laquelle seront joints les impôts, la CNSS et la CNAMGS.
45:38Alors, elle s'appuie, selon le promoteur, sur trois piliers.
45:41Immatriculation des employeurs, immatriculation des employés et obligation pour les employeurs de déclarer les salariés.
45:48N'est-ce pas là une réponse efficace au problème que vous posez ?
45:53Je ne sais pas. J'attends de voir. J'attends de voir cette énième structure.
46:00Mais vous savez, entre nous, nous n'avons pas besoin de multiplier les structures.
46:06Le problème de la CNAMGS, d'abord, c'est un problème de financement.
46:11Et donc, les financements, il faut les chercher.
46:13Ils existent. Il faut peut-être en créer d'autres.
46:16Il faut donner à la CNAMGS les moyens de pouvoir répondre aux besoins, aux attentes de ces assurés.
46:23Est-ce que le fait déjà de recouvrer l'argent que les employeurs ne versent pas, ce n'est pas
46:29déjà une bonne chose ?
46:30Je vais vous citer encore le rapport qui a été réalisé, l'enquête qui a été réalisée par le ministère
46:36du Travail,
46:37qui révèle également que seulement 13% des contribuables cotisent à la CNSS.
46:43Est-ce que là, ce mécanisme ne permettrait pas, via la digitalisation, d'apporter une réponse concrète ?
46:49Déjà, identifier tous les cotisants et ensuite les obliger à cotiser via les mécanismes de digitalisation.
46:56Oui, c'est une bonne chose. Mais ce que je suis en train de vous dire, c'est que si
47:00vous créez une caisse commune, un fonds commun,
47:03ce sera exactement la même chose qu'au trésor aujourd'hui.
47:06L'argent qui est prélevé par la solde aux fonctionnaires, l'argent qui est prélevé par nous tous à partir
47:15de la CSES,
47:16sont versés par exemple aux impôts et à la solde.
47:19Cet argent n'est pas reversé à la CNAMGES.
47:21Le compte de la CNAMGES au trésor, ce n'est pas un compte différent du compte du trésor.
47:28Ce compte-là reçoit toutes les taxes, ce compte-là reçoit toutes les recettes de l'État.
47:33Et c'est dans ce même compte qu'on doit sortir l'argent de la CNAMGES.
47:37Je pense qu'il faut désolidariser. La CNAMGES est tellement sérieuse pour le Gabon et même pour le gouvernement
47:44qu'il faut le prendre avec beaucoup de sérieux. Il faut prendre la CNAMGES avec beaucoup de sérieux.
47:49Il y a des solutions. D'abord, trouver de l'argent, oui, mais aussi régler la question des contrôles.
47:55Parce qu'il y a aussi trop de laisser faire.
47:59Vous savez, je l'ai dit dans l'heure de mes sorties, on ne peut pas privilégier la clinique privée.
48:06La CNAMGES doit privilégier l'hôpital public.
48:11L'hôpital privé ne doit être qu'une exception.
48:14C'est parce qu'on n'a pas un appareil à l'hôpital public,
48:19c'est parce qu'on n'a pas un examen de laboratoire à l'hôpital public
48:22qu'on se réfère à l'hôpital public. Ce n'est pas le cas aujourd'hui.
48:26– Alors, docteur, dans d'autres pays, je vais prendre le modèle que l'on connaît tous,
48:31la France, lors des débats budgétaires, il y a un débat sur la loi de finances
48:36et un débat sur la loi de financement de la sécurité sociale.
48:39Est-ce que le Gabon devrait adopter ce mécanisme ?
48:42– Oui, je pense. Je pense, puisque c'est rentable ailleurs,
48:47puisque cette démarche a donné des effets positifs ailleurs.
48:51Donc, il faut copier ce qui est bien. Il faut copier ce qui est bien.
48:55Et je suis tout à fait d'accord pour que, si ça marche chez les autres, il faut transposer.
48:59Nous, les gens sont venus au Gabon pour s'inspirer, justement,
49:04de la Caisse nationale de garantie sociale du Gabon.
49:07Parce que c'était bien. Et parce que c'est forcément bien.
49:10Aujourd'hui, après 26 ans, il faut simplement revoir les choses,
49:14adapter les choses. Sinon, il faut tout faire pour que la crème juste ne disparaisse pas.
49:18Il faut tout faire.
49:19– Merci, merci Stéphane Germain-Ilocaux.
49:22Je rappelle que vous êtes président du large rassemblement arc-en-ciel
49:26et ancien candidat à l'élection présidentielle.
49:29Mais avant de nous séparer, j'aimerais peut-être vous entendre aussi sur votre...
49:33Je ne sais pas si c'est un mouvement politique ou un parti politique,
49:36et dans le cadre de la réforme de la loi sur les partis politiques,
49:39le ministère de l'Intérieur est en train de faire pression sur les partis politiques.
49:42– Non, mais c'est un faux débat.
49:44– Qu'est-ce que vous positionnez là ?
49:45– C'est un faux débat, c'est un faux débat. Le débat sur les partis politiques,
49:48c'est un faux débat. Ça encore, c'est le président et ses amis de l'UDB,
49:53ils ont peur du débat politique, mais ils ne pourront pas empêcher les gens
49:58de parler des choses qui ne vont pas bien, des choses qui vont mal.
50:01Non, le débat sur les partis. Moi, je ne suis pas un mouvement.
50:04Moi, je ne suis pas encore un parti, c'est un mouvement.
50:06Moi, je suis un parti politique légalement reconnu.
50:09– Et ce parti, effectivement, doit se conformer aux exigences de la République.
50:13– Vous l'avez déjà fait dans le cas, c'est-à-dire…
50:14– Bien, écoutez, monsieur, doit se conformer aux exigences de la République,
50:19c'est-à-dire avoir un compte bancaire, avoir ses statuts et règlements.
50:23– Vous avez des mille adhérents.
50:24– Non, ce n'est pas valable pour les partis reconnus.
50:28Vous avez 10 000 adhérents, ça, c'est pour les partis qui naissent.
50:32La loi n'est pas rétroactive.
50:34– Vous avez un nom pour vous maintenant, énorme, ça fait partie des…
50:37– La loi n'est pas rétroactive.
50:40Un parti qui a été reconnu ou légalisé en 2024, il faut être de l'UDB.
50:47Pourquoi qu'on annule tout et on recommence ?
50:50Et ça, c'est l'UDB.
50:52– Merci.
50:52– Donc, on ne peut pas ennuler, on ne peut pas effacer l'histoire.
50:57– Merci, docteur Stéphane Germain-Ilocot d'être passé chez nous.
51:00Et je vous souhaite un excellent retour dans vos activités professionnelles.
51:05– Merci, moi qui vous dis merci.
51:07En tout cas, c'est toujours un plaisir.
51:09Je vous l'ai dit en aparté, vous êtes une grande chaîne.
51:15Je pense que le gouvernement, dans le cadre justement du soutien
51:19qu'il doit accorder à tous les secteurs qui participent, bien sûr,
51:24à la promotion de la parole libre,
51:28de la parole libre, le président de la République, c'est une invite que je fais,
51:33doit pouvoir soutenir tout ce qui contribue justement
51:37à vendre l'image de notre pays, à vendre la parole de notre pays.
51:42Un pays qui n'a pas d'opposition, un pays qui n'a pas de parti politique,
51:49un pays qui n'a pas la contradiction.
51:51Écoutez, on l'a dit au président, même si c'était un monarque,
51:55puisqu'il a décidé d'être un monarque par lui-même ou par le fait de ses soutiens,
52:01un monarque qui n'écoute plus, un monarque qui ne voit pas,
52:06il va droit au mur.
52:07Et donc nous demandons au président d'écouter, même s'il est monarque.
52:11Nous demandons au président de regarder, même s'il est monarque.
52:14Nous demandons au président de réunir, mais dans le délai le plus bref,
52:19cette concertation nationale pour permettre de recoller les morceaux,
52:23parce que la situation qui a été créée par le kidnapping d'Alec-Claude Bilimisé
52:28est une situation qui, normalement, a fracturé le pays.
52:33Et donc aujourd'hui, en tant que premier responsable du pays,
52:37il doit, en tant que père, il doit racoler, faire, favoriser,
52:41pour que tout se mette en place, et que nous repartons dans ce qu'il a appelé
52:46notre ressort vers la félicité.
52:48Voilà pour la fin de cette émission, et merci encore d'être passé chez nous.
52:52Et je vous souhaite à vous, chers internautes,
52:54une excellente soirée au programme de GMT TV.
52:56Sous-titrage Société Radio-Canada
53:03Sous-titrage Société Radio-Canada
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