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  • il y a 18 heures
Chaque jour, Christophe Delay et Roselyne Dubois vous accompagnent de 12h à 14h dans Midi BFM.

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00:00:04Bonjour à tous, bienvenue dans le Midi BFM. Bonjour Roselyne. Bonjour Christophe, bonjour à tous.
00:00:08Deux gros dossiers, une nouvelle fois évidemment à la une, la guerre au Moyen-Orient, Donald Trump arrive en Chine
00:00:12dans moins de deux heures.
00:00:13D'ailleurs on a regardé la liste des passagers, il y a beaucoup d'hommes d'affaires et assez peu
00:00:16de négociateurs.
00:00:17Et en cas de reprise de la guerre, les Américains ont déjà nommé leur prochaine opération.
00:00:21Autre info, les 22 cas contacts français à l'antavirus sont identifiés, localisés et désormais tous hospitalisés.
00:00:29Noémie Vira en duplex de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris.
00:00:32Alors justement on va s'intéresser à l'état de santé de la malade française, âgée de 65 ans, toujours
00:00:36soignée en réanimation à l'hôpital Bichat.
00:00:39Pronostics vital engagés à l'île-hôpital, comment est-elle soignée ?
00:00:43Nous poserons la question à Jean-Daniel Lelievre qui est le chef du service d'infestologie de l'hôpital Henri
00:00:49Mondor.
00:00:50La guerre et Christophe l'évoquait, les Américains prêts à reprendre les hostilités.
00:00:53La suite des opérations a même un nom, l'opération Sledgehammer, l'opération Massu.
00:00:58Vous avez l'idée, on sera en direct de Washington.
00:01:00De son côté la France et l'Europe joue la carte de la diplomatie sans risque.
00:01:03Après la guerre, la France va proposer aux Nations Unies un cadre, une mission neutre et pacifique.
00:01:08Théo Bacillana au Qatar dans quelques instants.
00:01:11Et l'impact de cette guerre sur nos économies est considérable.
00:01:13Il n'y a pas que le pétrole, le taux de chômage est au plus haut depuis 5 ans.
00:01:17Le gouvernement annonce une hausse du SMIC de 2,4%.
00:01:20Le 1er juin, c'est lié à l'inflation.
00:01:23C'est l'une des informations de la matinée.
00:01:25Les 22 cas contacts français à l'antavirus sont donc identifiés, localisés et hospitalisés.
00:01:30Et on va tout de suite retrouver Noémie Vira en direct de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris.
00:01:35Noémie, dans le détail, comment se répartissent ces cas contacts et surtout, comment vont-ils ?
00:01:43Alors, ces 22 cas sont hospitalisés en France.
00:01:46Parmi ces cas contacts, 8 Français ont pris le même vol Sainte-Hélène-Johannesbourg que la passagère néerlandaise qui est
00:01:53décédée.
00:01:54Ils sont hospitalisés à Paris.
00:01:565 autres cas contacts sont hospitalisés ici, à la Pitié-Salpêtrière.
00:02:013 adolescents d'une même fratrie et leur famille.
00:02:04A priori, ils vont bien.
00:02:06Les 14 autres Français ont été exposés plus brièvement lors d'un vol Johannesburg-Amsterdam.
00:02:12Ils sont hospitalisés dans différentes villes, dont une à Marseille, deux à Rennes.
00:02:16Tous ces cas contacts doivent rester sous étroite surveillance pendant 15 jours.
00:02:21Ils vont être testés tous les deux jours afin de voir s'ils sont positifs, selon le chef de service
00:02:26à l'hôpital Bichat.
00:02:28Et ensuite, cette période d'isolement pourrait être prolongée jusqu'à 42 jours s'ils sont positifs,
00:02:33si de nouveaux cas apparaissent ou alors si une mutation du virus est confirmée.
00:02:37Et une femme de plus de 65 ans est toujours entre la vie et la mort à l'hôpital Bichat.
00:02:42Alors justement, on continue évidemment de surveiller l'évolution de l'état de santé de cette malade française âgée de
00:02:4765 ans,
00:02:48toujours donc en réanimation.
00:02:49Et l'infectiologue Xavier Lexcur, qui dépend de cet hôpital,
00:02:53parlait hier de pronostics vitales clairement engagées.
00:02:55Alors comment est-elle soignée ?
00:02:57On voit ça avec Eléa Morel et Titouan Boiteux.
00:03:01Derrière ces murs, la patiente française positive à l'antavirus est toujours en réanimation.
00:03:08Son état est grave, selon l'infectiologue de l'hôpital.
00:03:11Oui, elle a l'état le plus préoccupant, c'est-à-dire qu'elle est intubée et ventilée en respiration
00:03:18artificielle.
00:03:18Ça va se jouer dans les jours qui viennent.
00:03:21Âgée de plus de 65 ans, la croisiériste a été rapatriée dimanche avec quatre autres Français.
00:03:27Dans l'avion, elle présente ses premiers symptômes de la fièvre.
00:03:32Son état se dégrade rapidement.
00:03:34Elle est atteinte de la forme la plus sévère de la maladie, selon l'infectiologue.
00:03:39Plusieurs de ses organes sont touchés, en particulier ses poumons.
00:03:42Elle reçoit des soins très poussés grâce à cette machine dite de circulation extra-corporelle.
00:03:48C'est une assistance qui va permettre l'oxygénation du corps, non plus grâce au poumon de la patiente qui
00:03:54est abîmée,
00:03:54mais grâce à une membrane extra-corporelle, une sorte de poumon artificiel.
00:03:58L'objectif, c'est vraiment de laisser le poumon et les parois des vaisseaux qui ont été abîmés par le
00:04:04virus se reposer,
00:04:05en espérant qu'ils se rétablissent.
00:04:07La ministre de la Santé assure que les quatre autres Français rapatriés du bateau vont bien.
00:04:12Ils sont placés à l'isolement en milieu hospitalier.
00:04:15Bonjour Jean-Daniel Lelièvre, merci d'être avec nous, chef du service d'infectiologie et d'immunologie de l'hôpital
00:04:20Henri-Mondor de Créteil.
00:04:21On a vu le fonctionnement de cette machine, c'est évidemment capital pour l'avenir de cette patiente.
00:04:27Est-ce que l'organisme peut récupérer ?
00:04:30L'organisme peut récupérer, mais malheureusement, comme annoncé par le professeur Lescure,
00:04:35le pronostic vital est engagé pour cette personne.
00:04:39En fait, on ne peut pas soigner ce virus, donc l'idée c'est de protéger, de soutenir au mieux
00:04:45l'organisme, c'est tout ce qu'on peut faire ?
00:04:47Voilà, exactement.
00:04:48Et je pense que c'était une des raisons, et c'était la bonne décision de ne pas laisser les
00:04:53gens en quarantaine sur le bateau,
00:04:55parce que vous comprenez bien qu'on ne peut pas mettre en place ce type de machine sur un bateau.
00:05:01Ce qui va faire le pronostic et le fait que les gens vont pouvoir récupérer d'une maladie aussi grave,
00:05:07c'est la qualité de la réanimation.
00:05:09Pour vous donner un exemple, quand on est confronté à des maladies un peu du même type,
00:05:13qui est par exemple l'infection par Ebola, le pronostic est complètement différent si vous êtes pris en charge en
00:05:18Afrique
00:05:18ou si vous êtes pris en charge dans la réanimation de maladies infectieuses de l'hôpital Bichat.
00:05:24Donc vraiment, c'est ces supports de réanimation qui peuvent donner une espérance à cette patiente.
00:05:31Et c'est sans doute pour cette raison que l'on a regroupé les 8 cas contacts le plus à
00:05:35risque,
00:05:35parce que tous les hôpitaux français ne sont peut-être pas équipés de la même façon, c'est ce qu
00:05:38'il faut comprendre ?
00:05:40Si, tous les hôpitaux dans lesquels les cas contacts ont été dispatchés disposent de ce type de réanimation.
00:05:49Et l'important, c'est que vous l'avez compris, l'état de santé peut se dégrader très rapidement.
00:05:55Donc il ne faut pas attendre des heures, des jours pour transférer les patients dans des réanimations adaptées.
00:06:01Et donc c'est tout à fait légitime, c'est tout à fait pertinent qu'ils soient en quarantaine
00:06:06dans des hôpitaux qui comportent ce type de réanimation.
00:06:09Parce qu'il est probable qu'il y ait de nouveaux cas, notamment parmi ceux qui étaient dans le bateau.
00:06:13Il y a trois des adolescents cas contacts.
00:06:15Est-ce qu'ils sont autant à risque que les autres, plus protégés ?
00:06:20Alors probable, non, possible.
00:06:23Encore une fois, c'est une maladie qui est assez peu transmissible.
00:06:26Et ça ne veut pas dire que tous les cas contacts vont développer la maladie,
00:06:30même peut-être, je l'espère, aucun d'entre eux ne va développer la maladie.
00:06:34Malheureusement, contrairement à ce qu'on a pu voir avec la Covid-19, tout le monde est à risque.
00:06:40Lors des précédentes clusters qu'il y avait pu avoir, ils ne sont pas très nombreux,
00:06:44il y en avait eu un il y a à peu près une dizaine d'années,
00:06:47il y avait des enfants qui avaient aussi été atteints.
00:06:51Évidemment, leur état de santé est différent et donc ils vont mieux répondre aux soins de réanimation.
00:06:57Mais leur maladie, au départ, peut être aussi grave que celle des adultes.
00:07:03Merci beaucoup, Jean-Daniel Lelievre.
00:07:05Merci d'avoir été en direct avec nous dans le Midi BFM.
00:07:07Autre titre de l'actualité, Donald Trump.
00:07:09Donald Trump, qui arrive en Chine dans un peu moins de deux heures maintenant,
00:07:13empêtré dans la guerre, évidemment, contre l'Iran.
00:07:16Et il dit oui, l'Iran est au menu des discussions.
00:07:21Je pense que nous allons avoir une longue discussion sur l'Iran.
00:07:24Honnêtement, je trouve qu'il a été plutôt coopératif.
00:07:26Le blocus, par exemple, ne pose aucun problème.
00:07:29Il s'approvisionne en grande partie en pétrole dans cette région.
00:07:32Nous n'avons eu aucun souci.
00:07:33Et puis c'est un ami, nous nous entendons bien.
00:07:38Voilà, il parle évidemment du président chinois,
00:07:40même s'il ajoute dans la même phrase qu'il n'a pas besoin de la Chine,
00:07:43car nous maîtrisons la situation, c'est ce qu'il dit.
00:07:45On va en parler dans un instant de la nouvelle opération qu'il prépare.
00:07:47Axel Monnier, vous êtes en direct de Washington.
00:07:50Dans l'avion, Donald Trump est surtout accompagné de chefs d'entreprise,
00:07:53parce qu'il y a aussi, peut-être même surtout, un enjeu.
00:07:56Économique dans ce voyage, autrement dit, il joue gros, non ?
00:08:03Oui, surtout qu'il faut le rappeler.
00:08:05Ce voyage, il a été mis en place bien avant le début de la guerre en Iran
00:08:08pour régler une autre guerre commerciale, cette fois,
00:08:11celle que Donald Trump lui-même a commencé l'année dernière
00:08:15à son retour à la Maison-Blanche avec les droits de douane.
00:08:18Et le but, il est triple.
00:08:19Le premier, c'est d'abord d'apaiser les tensions commerciales avec Pékin.
00:08:23Ensuite, de créer une nouvelle coopération commerciale entre les deux pays.
00:08:27Et en plus, Donald Trump aimerait beaucoup signer de gros contrats.
00:08:31C'est pour ça qu'il a emmené avec lui 17 patrons américains
00:08:35dans cette optique de signer ces gros contrats.
00:08:39Et évidemment, la question de l'Iran sera aussi centrale,
00:08:42parce qu'indirectement, Pékin joue un rôle dans ce conflit.
00:08:46En étant un allié de Téhéran, en étant très mécontent
00:08:49et en l'ayant fait savoir à de nombreuses reprises du blocage du Détroit-Normuz
00:08:54qui entrave à la fois ses affaires et ses livraisons de pétrole iranien,
00:08:57mais plus globalement moyenne orientale.
00:09:00Ça veut dire qu'en fait, avec la situation d'entre-deux
00:09:02dans laquelle nous sommes actuellement,
00:09:04c'est-à-dire qu'il n'est plus tout à fait la guerre,
00:09:05mais qu'il n'est plus tout à fait la trêve,
00:09:07que Donald Trump a lui-même estimé quasi morte,
00:09:10eh bien, Pékin pourrait jouer un rôle central.
00:09:12Et ça, Donald Trump n'en a pas forcément envie.
00:09:15Il aurait rêvé d'avoir un accord avant d'aller à Pékin, justement,
00:09:18mais ce n'est pas le cas,
00:09:18parce qu'il n'a pas forcément envie d'être redevable au président Xi.
00:09:23Voilà, c'est entre-deux, effectivement,
00:09:24que l'on est en train de vivre.
00:09:26De façon assez évidente, la guerre ne devrait pas reprendre
00:09:28avant le retour de Trump à Washington en fin de semaine,
00:09:30mais, il y a un mai, les plans sont prêts.
00:09:32C'est ce que dit Pete Exet, le secrétaire américain à la Défense.
00:09:36Et la suite des opérations a même déjà un nom.
00:09:39L'opération Massu.
00:09:41Romain Langlais.
00:09:43Un nouveau nom pour une nouvelle phase de la guerre,
00:09:46c'est ce que laissent entendre deux responsables américains cités par le média NBC.
00:09:51L'armée américaine envisage de rebaptiser officiellement la guerre contre l'Iran
00:09:55« Opération Massu » si le cessez-le-feu actuel s'effondre
00:09:59et que le président Donald Trump décide de relancer des opérations de combat majeurs.
00:10:04Auditionné par le Congrès hier, le secrétaire d'État à la Défense Pete Exet assure lui
00:10:08que le Pentagone est prêt à toutes les éventualités en fonction de l'avance et des négociations avec Téhéran.
00:10:15Nous avons un plan pour intensifier nos actions si nécessaire,
00:10:18nous avons un plan pour nous retirer si nécessaire et nous avons un plan pour redéployer nos moyens.
00:10:23En visitant Chine jusqu'à vendredi, le président américain semble donc agiter une nouvelle fois
00:10:28la menace d'une reprise du conflit, alors que Washington pourrait s'appuyer sur Pékin
00:10:33pour faciliter la paix avec l'Iran.
00:10:34Si jamais en Chine, à la suite de ses contacts avec Xi Jinping,
00:10:38il n'y a toujours pas dans l'air de possibilité de boucler cette guerre sur le plan diplomatique,
00:10:44il y a une possibilité pour que Donald Trump militairement reparte à l'assaut de l'Iran et de le
00:10:50détruire.
00:10:51Avec l'opération Massu, Donald Trump s'offrirait également la possibilité de relancer la guerre
00:10:57sans passer par l'aval du Congrès.
00:10:59Selon la législation américaine, faute d'autorisation d'action militaire par les députés,
00:11:04les troupes doivent être retirées dans un délai de 60 jours.
00:11:07Voilà l'opération Sledgehammer, ça claque.
00:11:10Amiral Olagaray, vous croyez-vous la reprise de la guerre possible ?
00:11:14On ne peut y croire, pas tout de suite, parce que le voyage à Pékin manifestement repousse un peu ses
00:11:20décisions.
00:11:20Enfin, je ne le vois pas, il est décidant depuis Pékin d'une reprise des hostilités.
00:11:25Simplement, il faut occuper le terrain.
00:11:26Alors, qui occupe le terrain ?
00:11:27Le subalterne étrange Pétexet.
00:11:30Alors, on change...
00:11:31Le subalterne étrange, j'adore.
00:11:33Oui, on change de nom.
00:11:34Alors, peut-être qu'à la reprise des négociations, on va appeler ça caresse ou massage spécial.
00:11:40Enfin, je ne sais pas.
00:11:41Mais donc maintenant, tout est bon pour changer, pour évoluer.
00:11:44Alors, c'est vrai que c'est déstabilisant pour tout le monde.
00:11:46Nous, ça nous fait un peu rire.
00:11:48Il n'empêche que ce n'est pas drôle du tout, puisque c'est quand même une vraie guerre.
00:11:51Et que là, ça peut être une stratégie de communication.
00:11:54Mais tout le monde est déstabilisé.
00:11:56Alors, apparemment, pas les Iraniens, parce qu'ils sont tellement acculés sur leur territoire,
00:12:01mais avec une résilience qui nous étonne tous, qu'on peut se demander jusqu'où ça va aller.
00:12:06En tout cas, on s'aperçoit que, comme entre l'Ukraine et la Russie, Iran, Etats-Unis,
00:12:11ce sont des positions extraordinairement éloignées en tous les domaines, nucléaires, des droits d'Hormuz, etc.
00:12:17Relativement inconciliables pour l'instant, et qu'on ne s'aperçoit pas le bout du début de discussion avant négociation.
00:12:25Donc, pour l'instant, il semble que ce soit le parti de la guerre et de la massue,
00:12:29comme il l'a dit de façon très explicite, qui soit choisi par le président.
00:12:32Mais on ne sait pas quand, et il peut se passer beaucoup de choses,
00:12:35puisqu'entre-temps, il y aura le communiqué de séparation de Xi Jinping et de Trump,
00:12:41qui va peut-être vous en dire davantage.
00:12:42Adèle Paquewan, en un mot, c'est quand même toujours la même stratégie.
00:12:45Négocier tout en maintenant la pression.
00:12:48Écoutez, ce voyage à Pékin est très très important.
00:12:52Très important factuellement pour deux raisons.
00:12:54Ou bien vous avez un Donald Trump qui revient avec une proposition chinoise,
00:12:59une proposition chinoise qui pourrait faire peur aux Iraniens.
00:13:02Parce que les Iraniens sont très très inquiets.
00:13:05Les Iraniens, ils ne veulent pas céder, ni sur l'OD3 d'Hormoz, ni sur le programme nucléaire.
00:13:10Alors, donc, si jamais les Chinois entrent en négociation sans les Iraniens,
00:13:16pour obliger les Iraniens à revenir à la table de négociation,
00:13:21céder à la fois sur l'OD3 d'Hormoz et sur l'eau nucléaire,
00:13:23et bien là, les Iraniens, ils ont beaucoup de choses à se poser à la question 1.
00:13:27Et si jamais Donald Trump n'arrive pas à ce résultat avec le président chinois,
00:13:32la probabilité d'une action radicale à partir du samedi est très très forte.
00:13:38De son côté, la France et la France et l'Europe.
00:13:41Joue la carte de la diplomatie sans risque.
00:13:43Après la guerre, la France va proposer, après la guerre,
00:13:45aux Nations Unies un cadre, une mission neutre et pacifique.
00:13:48C'est ce qu'a dit le président de la République à Nairobi au Kenya,
00:13:51en marge du sommet Africa Forward.
00:13:53On doit obtenir la réouverture sans condition, sans péage d'Hormoz.
00:13:59En démantelant tous les blocus,
00:14:01et vraiment en ayant ce dialogue d'exigence à l'égard de l'Iran.
00:14:04Et nous, nous avons proposé,
00:14:06nous allons prendre une initiative aux Nations Unies,
00:14:08avec quelques autres pays, pour proposer le cadre en ce sens,
00:14:12totalement neutre, pacifique.
00:14:14Et nous proposons une mission ad hoc.
00:14:15On est 50 pays qu'on a réunis avec les Britanniques,
00:14:17pour permettre de faire ce travail.
00:14:19Voilà, fixer un cadre tout en restant neutre.
00:14:21Marie Roux et Thomas Boutin, vous êtes à Doha, au Qatar.
00:14:24Quels seraient les contours de ce plan ?
00:14:29Eh bien, ce que l'on sait en tout cas, c'est qu'Emmanuel Macron veut s'assurer du soutien
00:14:33de la communauté internationale.
00:14:35Il propose un projet de résolution auprès du Conseil de sécurité de l'ONU.
00:14:39Vous l'avez entendu, une mission neutre et pacifique pour rouvrir le détroit d'Hormuz,
00:14:44car l'objectif est double pour le chef de l'État.
00:14:46Il faut légitimer la coalition franco-britannique et la quarantaine de pays qui la rejoint,
00:14:51pour sécuriser et rouvrir le détroit d'Hormuz.
00:14:53Mais il faut aussi, eh bien, fixer les règles, faire un cadre,
00:14:57parce qu'il va falloir, eh bien, déminer le détroit d'Hormuz,
00:14:59et escorter les navires commerciaux,
00:15:02mais également rétablir, eh bien, la liberté de navigation dans ce détroit.
00:15:06Et le contexte est urgent, puisque les négociations sont en poids mort entre Washington et Téhéran.
00:15:11C'est pourquoi, eh bien, Paris essaye de trouver un cadre alternatif avec Londres et via l'ONU.
00:15:17Sur le plan militaire, le porte-avions Charles de Gaulle, lui, a traversé la mer Rouge.
00:15:21Il se trouve dans le golfe d'Aden, à quelques jours de navigation du détroit d'Hormuz.
00:15:25Du côté britannique, le HMS Dragon doit se rendre sur zone très prochainement aussi.
00:15:30Si les deux navires, eh bien, attendent de pouvoir intervenir dès que les conditions diplomatiques le permettront.
00:15:37Amiral Ollagaraï, Emmanuel Macron maintient qu'il faut, comme il dit,
00:15:40décorréler le sort du détroit d'Hormuz du reste du conflit.
00:15:43Mais est-ce que l'Europe et la France ont suffisamment de pouvoir, de puissance, d'impact,
00:15:48pour l'imposer aux Iraniens et aux Américains ?
00:15:50Mais il ne s'agit pas de l'Europe et de la France.
00:15:52Il s'agit, comme l'a dit le Président de la République, à juste titre d'ailleurs,
00:15:56d'essayer de monter une initiative multinationale,
00:16:00qui comprend donc des pays d'Amérique du Sud, des pays d'Asie, qui sont très impactés, bien sûr.
00:16:03Et donc, là, l'ONU, c'est important, parce que l'ONU redevient et revient.
00:16:09L'ONU était en état de mort cérébrale, ça vous rappelle quelque chose ?
00:16:12Et puis l'ONU est en train, peut-être, de renaître, sous l'impulsion de la France et d'autres
00:16:16pays.
00:16:17De 50 pays, ça commence à peser.
00:16:18Mais vous savez ce que Trump pense de l'ONU ?
00:16:20Oui, tout à fait, mais où en est son initiative pour la paix ?
00:16:23Puis-je vous poser la question de savoir où elle en est ?
00:16:26Il y a l'initiative également de Shanghai, il y a aussi une vague initiative de Poutine aussi,
00:16:31qui voulait, si vous voulez, dépecer l'ONU et récupérer des parts de marché.
00:16:36Eh bien là, peut-être que grâce à 50 pays, les États-Unis sont très isolés, vous savez.
00:16:41Ils sont peu nombreux, si je veux dire.
00:16:43Il a ses 50 États, peut-être 51 avec le Venezuela, comme il l'a demandé.
00:16:46Mais c'est très différent.
00:16:48Et la légalité internationale reprend peut-être un peu ses droits.
00:16:52J'ai été, à mon avis, très souvent assez critique sur le droit international,
00:16:57qui était complètement bafoué, qui n'existait plus, mais qui restait une référence.
00:17:00Eh bien maintenant, cette référence a peut-être tendance à ressurgir de façon très virtuelle, bien sûr.
00:17:06Mais s'appuyant là-dessus, on s'appuie sur d'autres pays qui n'ont pas le droit à la
00:17:11parole
00:17:11et qui, à l'ONU, peuvent parler.
00:17:14Et donc, peut-être que ça rassemblera plus de 50 pays.
00:17:16Alors bien sûr, le veto des cinq membres permanents sera toujours là,
00:17:21sera toujours une menace sur la possibilité d'avancer.
00:17:25Il n'empêche que cette initiative multinationale, avec un projet politique, si possible, commun,
00:17:33avec des moyens militaires, parce que, autrement, ça ne reste que des paroles,
00:17:36mais moyens militaires dont on ne sait pas comment ils seront employés,
00:17:39parce que l'emploi de la force et les façons de l'utiliser,
00:17:43c'est quelque chose d'extraordinairement délicat à mettre sur pied avec la décision politique.
00:17:47Bon, tout cela reste à construire.
00:17:49Surtout qu'en face, les Iraniens continuent d'envoyer des signaux pour dire qu'ils sont prêts,
00:17:53qu'ils attendent les Américains, et qui que ce soit d'autre, d'ailleurs, à grand renfort.
00:17:57Vous allez voir, de propagande. Romain Langlais.
00:18:00Armés de lances-roquettes,
00:18:03ces soldats iraniens s'entraînent en plein désert.
00:18:07Ils visent ici une affiche représentant un hélicoptère américain.
00:18:12Dans ces images diffusées par l'agence TASNIM, liées au pouvoir iranien,
00:18:16plusieurs équipements sont mis en valeur.
00:18:18Des drones fonçant sur une cible.
00:18:22Ou encore des soldats armés de mitrailleuses lourdes.
00:18:27Le chef de ces opérations se montre.
00:18:29Menaçant, fusil à pompe à la main.
00:18:33Nous sommes prêts au grand combat pour notre martyr.
00:18:36L'ayatollah Syed Ali Khamenei.
00:18:40De son côté, le gouvernement iranien annonce toujours un objectif de paix.
00:18:44Mais les négociations patinent.
00:18:46Alors Téhéran prévient.
00:18:48Nous attendons le doigt sur la gâchette, si Dieu le veut.
00:18:51Que le climat propice aux négociations s'installe.
00:18:54Je peux vous assurer que nos forces armées sont préparées à toute éventualité.
00:18:58Je suis certain que quiconque osera mettre le pied sur le territoire iranien
00:19:01le regrettera amèrement.
00:19:04D'après le New York Times,
00:19:05de nouvelles évaluations du renseignement américain
00:19:07estime que l'Iran aurait retrouvé l'accès à la majorité de ses sites de missiles.
00:19:1230 des 33 installations autour du détroit d'Hormuz
00:19:16seraient de nouveau opérationnelles.
00:19:17Voilà, dans ces conditions, évidemment,
00:19:19les marchés sont toujours très incertains, attentistes, comme on dit.
00:19:21Ils espèrent des avancées pendant le voyage de Trump en Chine.
00:19:24Le Brent a combien ?
00:19:25107 dollars désormais.
00:19:26On descend plus sous les 100 depuis quasi une semaine.
00:19:29Ce qui donne à la pompe des prix quasi toujours aussi élevés.
00:19:322,15 euros le diesel, 2,03 euros pour l'essence.
00:19:36L'écart se resserre entre les deux
00:19:37avant la dernière opération commerciale de Total Energy
00:19:40à partir de ce soir minuit avec un diesel plafonné à 2,09 euros.
00:19:45Et malgré tout, malgré cette consommation,
00:19:48on voit que, d'après le patron de l'Agence internationale de l'énergie,
00:19:51on a une contraction des stocks à un rythme record.
00:19:54Ce sont ces mots.
00:19:55Il manque donc toujours plus de 10 millions de barils par jour.
00:19:58C'est 10% de la production mondiale.
00:20:00Et la conséquence directe qui est pointée par le patron de l'AIE,
00:20:03la volatilité des prix qui semble probable
00:20:05à l'approche de la période de pointe de la demande estivale,
00:20:08c'est-à-dire là, juste avant l'été.
00:20:10Ça correspond à ce que disait le patron de Saoudi Aramco.
00:20:12C'est-à-dire que même si le Détroit est ouvert dans les prochaines semaines,
00:20:16il va falloir s'attendre à des prix toujours aussi élevés
00:20:19de la part des pays exportateurs de pétrole, malheureusement.
00:20:21Alors, de très lourdes conséquences sur le carburant,
00:20:23mais pas seulement.
00:20:24On va voir tout de suite que le chômage repart à la hausse.
00:20:49Voilà un chiffre, Sofiane, qui dit bien des choses.
00:20:51Le taux de chômage est au plus haut depuis 5 ans.
00:20:53Eh oui, on repasse la barre des 8% pour la première fois
00:20:56depuis le premier trimestre 2021, 8,1%.
00:20:59En partie à cause de la guerre, évidemment, déclenchée fin février.
00:21:02C'est l'effet du ralentissement de l'économie qu'on voit
00:21:05un peu partout dans les entreprises, avec notamment des gels d'embauche.
00:21:08Eh bien voilà, vous l'avez dans ce taux de chômage.
00:21:11Il augmente surtout pour toutes les catégories,
00:21:13toutes les tranches d'âge et les nids, vous savez,
00:21:16ni en emploi ni en formation.
00:21:18Là, c'est très élevé et c'est assez inquiétant.
00:21:20Pour les plus modestes qui travaillent, le SMIC, lui, va augmenter.
00:21:23Oui, c'est une hausse mécanique en réalité à cause de l'inflation
00:21:26qui s'élève à 2,2% parce que l'INSEE a confirmé aujourd'hui cette estimation.
00:21:33Quand les prix à la consommation passent les 2%,
00:21:36donc l'inflation plus de 2%, eh bien hausse automatique du SMIC,
00:21:39c'est donc ce qu'il se passe avec une hausse de 2,4%.
00:21:42Elle est prévue à partir du 1er juin prochain.
00:21:45Ça fait combien par mois ?
00:21:46Ça, ça va faire 44 euros bruts, soit 34-35 euros net.
00:21:50C'est ce que dit Jean-Pierre Farandou,
00:21:51ce qui amènerait à 12,30 euros de l'heure brut,
00:21:55le SMIC, 1 866 euros.
00:21:57C'est un peu plus que l'inflation, c'est vrai,
00:21:59mais quand vous regardez l'inflation des prix à la pompe,
00:22:02là, évidemment, ça a un impact beaucoup plus grand pour les ménages,
00:22:05en particulier les ménages les plus modestes.
00:22:06Merci Sofiane.
00:22:12Midi et demi, bienvenue si vous nous rejoignez seulement, va-t-il le faire ?
00:22:15Alors que Donald Trump arrive en Chine, allié de l'Iran,
00:22:17le président américain menace de lancer une nouvelle opération de frappe.
00:22:21Après Fury Epic, celle-ci s'appellerait Opération Massu.
00:22:24On sera à Washington avec Axel Meunier dans un instant.
00:22:27Alors tout ça, c'est très bien, mais coup de massue sur quoi et sur qui ?
00:22:29Parmi les cibles possibles, les Américains pourraient bombarder
00:22:32toute la côte iranienne pour détruire les batteries de missiles,
00:22:36sauf qu'au milieu, il y a un grand port,
00:22:38le port de Bandar Abbas, avec ses dizaines, centaines de milliers d'habitants.
00:22:42Côté diplomatie, la France va prendre une initiative à l'ONU
00:22:45pour présenter sa mission neutre pour sécuriser le détroit d'Hormouge.
00:22:49Avec qui et pour quand Théo Bacillana et Marie Roux en direct du Golfe ?
00:22:53Autre titre de l'actualité, évidemment, la crise liée à l'antavirus.
00:22:56La malade qui a contracté le virus est toujours dans un état critique à l'hôpital Bichat.
00:23:00Les 22 cas contacts ont tous été identifiés, hospitalisés
00:23:04et les plus à risque ont été rassemblés dans le même établissement à Paris.
00:23:07Le gouvernement, lui, multiplie les réunions et tente de rassurer.
00:23:10Matignon assure qu'il y a assez de masques en stock pour tenir au moins trois mois.
00:23:15Est-on prêt ? On sera en direct avec l'un des scientifiques
00:23:17qui conseille le gouvernement, le professeur Schwartz, à 12h40.
00:23:2175e jour de guerre, Donald Trump atterrit donc en Chine, à Pékin, dans une heure maintenant.
00:23:25On a longtemps dit que ce voyage était non seulement essentiel,
00:23:28mais en plus qu'il fallait que le président américain arrive avec un bout d'accord.
00:23:32Ce n'est pas le cas.
00:23:33Cette visite, elle était prévue au départ en mars.
00:23:34Il l'avait repoussé justement à cause de ce conflit avec l'Iran,
00:23:38qui n'est donc toujours pas terminé.
00:23:39Axel Meunier, vous êtes à Washington.
00:23:41Trump est loin d'arriver en vainqueur, comme il l'espérait.
00:23:49Alors, on a un petit problème de liaison.
00:23:51On a un petit problème de liaison avec, visiblement, les États-Unis.
00:23:55On va retrouver Axel Meunier dans quelques instants,
00:23:57mais une visite sur fond de menaces des deux côtés
00:23:59et des négociations qui font plus que piétiner.
00:24:02Oui, parce que la guerre maintenant a dépassé les 60 jours.
00:24:04Alors, Trump a théoriquement besoin du feu vert du Congrès pour continuer.
00:24:07Mais vous allez voir, il a trouvé la parade.
00:24:09Une possible nouvelle opération qui recommencerait donc à zéro,
00:24:12avec en plus un nouveau nom éloquent, opération Massu.
00:24:16Elsa Theobald.
00:24:18La guerre en Iran face à l'impasse diplomatique.
00:24:21Les négociations sont officiellement au point mort,
00:24:24chacun rejetant les propositions de l'autre.
00:24:26Côté iranien, le régime explique se tenir prêt à toute éventualité
00:24:30et assure avoir suffisamment de capacités militaires.
00:24:34Nous attendons le doigt sur la gâchette, si Dieu le veut,
00:24:37que le climat propice aux négociations s'installe.
00:24:40Je peux vous assurer que nos forces armées sont préparées à toute éventualité.
00:24:44Je suis certain que quiconque osera mettre le pied sur le territoire iranien
00:24:47le regrettera amèrement.
00:24:49L'Iran aurait retrouvé l'accès à une majorité des sites de missiles
00:24:53selon les informations publiées par le New York Times.
00:24:5630 des 33 installations autour du détroit d'Hormuz
00:24:59seraient de nouveaux opérationnels.
00:25:01Le Pentagone se dit prêt à toute éventualité.
00:25:04Nous avons un plan pour intensifier nos actions si nécessaire,
00:25:08nous avons un plan pour nous retirer si nécessaire
00:25:10et nous avons un plan pour redéployer nos moyens.
00:25:14Des images de sous-marins nucléaires américains
00:25:16circulent depuis 48 heures à Gibraltar et près de Guam,
00:25:19un outil de dissuasion nucléaire qui pourrait peser dans les négociations.
00:25:23Trump essaye, cherche à impressionner son adversaire.
00:25:26Je ne suis pas certain que l'Iran soit vraiment impressionné par ces images.
00:25:31Ces derniers jours, le président américain brandit la menace
00:25:34d'une reprise des hostilités.
00:25:36Des cibles militaires font toujours partie de leurs objectifs,
00:25:39même si Donald Trump affirme que déjà 70% d'entre elles ont été atteintes.
00:25:43On a retrouvé Axel Meunier.
00:25:46Axel, le président américain, est monté dans l'avion hier soir.
00:25:48Dans quel état d'esprit ?
00:25:54Celui qui aurait préféré avoir un accord avec l'Iran
00:25:57plutôt que de partir avec cette guerre encore active.
00:26:01Pourquoi ? Parce qu'il sait qu'il y a déjà de nombreux sujets
00:26:03de potentielles crispations avec Pékin, Taïwan,
00:26:06les questions de la tech, de l'espionnage industriel
00:26:08et surtout la guerre commerciale entre les deux pays.
00:26:11Il n'avait pas en plus envie d'ajouter cela.
00:26:13Et puis surtout, Téhéran et Pékin sont des alliés proches.
00:26:17On sait que Pékin fournit du renseignement dans ce conflit à Téhéran
00:26:22et que désormais la Chine pourrait jouer un rôle central,
00:26:26celui de faiseur de paix, ce que Donald Trump n'a pas réussi à faire.
00:26:30Mais c'est en fait la même chose aussi au niveau commercial.
00:26:33Donald Trump, quand il est revenu ici à la Maison Blanche,
00:26:35il avait comme ambition de punir commercialement la Chine,
00:26:39de faire cesser les importations de produits chinois.
00:26:41Il voulait imposer presque 60% de droits de douane à Pékin.
00:26:46Il est finalement revenu en arrière parce que Pékin n'a pas lâché l'affaire là-dessus
00:26:50et a essayé de se venger en quelque sorte.
00:26:53Donc il y a beaucoup de sujets de crispation et l'Iran en fait partie.
00:26:58Et surtout, Donald Trump n'a pas très envie d'être redevable au président Xi.
00:27:01Mais c'est pourtant bien ce qui pourrait se passer
00:27:03parce que c'est probablement l'un des principaux leviers actuellement pour sortir de cette guerre.
00:27:08Mais en attendant, il dit qu'il n'a pas besoin de la Chine
00:27:10et donc il prépare cette nouvelle opération massue.
00:27:13Mais alors avec quelle cible, quel moyen ?
00:27:15Vous allez nous expliquer ça, Général Pélistrandi.
00:27:17Ils ont déjà tapé à plusieurs reprises, les Américains,
00:27:19mais là, ils pourraient viser les côtes, détruire les batteries de missiles.
00:27:23Oui, en fait, c'est peut-être la partie la plus intéressante
00:27:28si on veut rouvrir la navigation par rapport au détroit d'Hormuz.
00:27:32Donc taper tout ce qui est autour, que ce soit sur les îles, les installations.
00:27:38Quand on voit sur les images satellites, on voit par exemple là,
00:27:40quand on zoome, on voit qu'il y a des installations portuaires,
00:27:45des installations industrielles.
00:27:46Donc ça pourrait être en fait une des cibles.
00:27:50La problématique, c'est qu'il faut taper...
00:27:52Oui, sur des centaines de kilomètres.
00:27:54Pendant des centaines de kilomètres.
00:27:56En plus, ce sont des zones avec des falaises abruptes.
00:27:59Il y a énormément de capacités de camouflage, de moyens militaires.
00:28:05Et puis, il y a aussi le fait qu'il y a aussi de la population
00:28:08qui vit le long de cette côte.
00:28:12Alors, quels moyens ?
00:28:12Les Américains, on sait, ils ont toute leur armada au large.
00:28:15Comment vont-ils frapper ?
00:28:17Ça va partir des navires, notamment ?
00:28:18Ça peut partir effectivement des navires.
00:28:20On peut penser aux porte-avions.
00:28:23On a aussi, et ça c'est très intéressant,
00:28:26l'histoire de la flotte des moustiques.
00:28:29Vous avez cette image qui est très intéressante.
00:28:32Regardez, ces petites vedettes.
00:28:33Alors, vous avez un pétrolier.
00:28:35Alors, un pétrolier, il faut le protéger.
00:28:38Et le problématique, c'est que quand on regarde un peu,
00:28:41vous avez toute cette petite vedette, c'est ça,
00:28:43cette fameuse flotte moustique.
00:28:44Donc, ça veut dire quoi ?
00:28:45Ça veut dire qu'il faut que vous ayez des capacités
00:28:48pour détruire ça.
00:28:50Donc, il faut beaucoup d'avions, d'hélicoptères,
00:28:54parce que vous avez, en quelque sorte,
00:28:56effectivement, ces nuées de petites vedettes
00:28:59qui peuvent se ruer sur les bâtiments de commerce.
00:29:03Donc, vous voyez la masse de moyens militaires
00:29:07qu'il faut coordonner et qu'il faut maintenir dans la durée.
00:29:10Bien entendu, que ce soit à partir de porte-avions,
00:29:14que ce soit à partir des bases aériennes aux Émirats
00:29:17ou en Arabie Saoudite ou au Koweït.
00:29:20Donc, ça fait énormément de moyens.
00:29:22Et vous évoquiez aussi des bombardements.
00:29:24On va revoir la carte, notamment, de ce grand port
00:29:26de Bandar Abbas.
00:29:27Voilà, quand on largue ce genre de bombes,
00:29:28ça ne tombe pas pile au bon endroit.
00:29:30On parle d'un demi-million d'habitants.
00:29:31Le problème, il est là.
00:29:32C'est que si on n'arrive pas à détruire des cibles militaires
00:29:36et qu'on s'engage là-dedans,
00:29:37c'est des pluies de bombes.
00:29:38Et là, il y aura des pertes civiles.
00:29:41Parce qu'il faut bien comprendre que,
00:29:42tout le long du rivage,
00:29:44il y a un mélange de population civile
00:29:46et puis, bien sûr, de gardien de la Révolution.
00:29:48Amiral Ola-Garay, est-ce que ce risque,
00:29:50à votre avis, peut freiner Donald Trump dans sa décision ?
00:29:54De ces dommages qui seraient plus que collatéraux,
00:29:56oui, certainement.
00:29:57Mais le freiner autrement la décision de frapper,
00:29:59alors certainement pas.
00:30:01Simplement, ce qu'on peut voir,
00:30:02c'est que les États-Unis ont l'air
00:30:04d'avoir mal préparé cette affaire.
00:30:06Vous le pensez, vous ?
00:30:07On l'air.
00:30:08Donc, ils l'ont quand même préparé.
00:30:10Puis surtout, il y a des moyens extraordinaires.
00:30:13Donc, la côte, il commence à la connaître par cœur.
00:30:15Et pendant cette trêve-là,
00:30:16l'effort a dû être encore accentué
00:30:18sur, effectivement, comme l'a souligné le général,
00:30:20c'est très difficile d'attaquer la flotte boustique
00:30:23lorsqu'elle est à la mer.
00:30:24Il faut la frapper lorsqu'elle est à terre
00:30:25ou à partir des endroits où elle part.
00:30:27Et dans chaque port,
00:30:29il y a des vulnérabilités.
00:30:31Bande Arabasse, vous n'êtes pas forcément obligé
00:30:34de détruire la ville.
00:30:35Vous visez des parties les plus sensibles
00:30:38de cet ensemble portuaire.
00:30:41Donc, là aussi, ça peut être presque chirurgical.
00:30:45Attention, chirurgical, là, maintenant,
00:30:46on est dans la grosse chirurgie.
00:30:47C'est plutôt de l'orthopédie, quoi.
00:30:51Donc, effectivement, il peut faire...
00:30:54Il faut dire que les Américains ont à leur disposition
00:30:57une capacité de traitement de données multiples
00:31:00extraordinaire.
00:31:01Citons Palantir, par exemple,
00:31:02avec lequel l'armée américaine a des contrats
00:31:05tout à fait importants.
00:31:07Donc, ça, c'est la capacité de synthétiser,
00:31:10de réunir des sources de renseignements extraordinaires.
00:31:13Donc, cette partie-là,
00:31:14qui est juste, à mon avis,
00:31:16située plutôt sur le détroit d'Hormuz,
00:31:19peut-être un peu moins lorsque l'est plus loin,
00:31:21parce que les Iraniens se sont concentrés aussi
00:31:22sur le détroit d'Hormuz,
00:31:23elle est cartographiée, j'allais dire,
00:31:25au mètre près.
00:31:26Ça ne veut pas dire que tout soit accessible,
00:31:28parce que, bien sûr, comme cela a été dit,
00:31:29il y a des falaises, il y a des possibilités,
00:31:31mais il y a des accès dans tout ça.
00:31:33Donc, là, maintenant,
00:31:35avec l'aide des Israéliens également,
00:31:38la cartographie des cibles a été faite.
00:31:40Les Iraniens ont dit, en majesté,
00:31:42lorsque le chef d'état-major de l'armée de l'air iranienne a dit
00:31:46toute l'armée israélienne est prête à attaquer,
00:31:48ça veut dire qu'ils ont déjà les cibles.
00:31:50Les États-Unis aussi,
00:31:52et malgré les exagérations depuis l'excès,
00:31:54il y a quand même derrière un état-major qui sait travailler,
00:31:56il y a des moyens extraordinaires
00:31:58qu'il faut peut-être employer assez vite,
00:32:00parce qu'ils peuvent se fatiguer aussi, ces moyens-là.
00:32:02– Alors, tout ça sur fond, évidemment,
00:32:03de blocage du détroit d'Hormuz qui se poursuit,
00:32:05comment accélérer la reprise du trafic ?
00:32:07Emmanuel Macron a dit hier que la France allait présenter
00:32:10à l'ONU son projet de mission neutre.
00:32:13– Marie Roux et Thomas Boutin,
00:32:14on vous retrouve en direct de Doha au Qatar.
00:32:16En fait, l'idée, c'est de fixer des règles,
00:32:18un cadre pour cette fameuse mission.
00:32:20– Oui, Emmanuel Macron veut surtout s'assurer
00:32:25d'avoir le soutien de la communauté internationale.
00:32:28Il annonce un projet de résolution
00:32:30auprès du Conseil de sécurité de l'ONU
00:32:32et donc de la communauté internationale.
00:32:34Une mission neutre et pacifique,
00:32:36ce sont les mots du chef de l'État.
00:32:39Il veut, parce que l'objectif est double pour lui,
00:32:42il va falloir légitimer la coalition franco-britannique
00:32:45qui veut rouvrir le détroit d'Hormuz,
00:32:48mais également le sécuriser.
00:32:50Et puis, il va falloir trouver un cadre international
00:32:53pour faire ceci, fixer les règles
00:32:55pour notamment déminer le détroit,
00:32:57escorter les navires commerciaux,
00:32:59mais également rétablir la liberté de naviguer
00:33:02à l'intérieur du détroit.
00:33:03Et le contexte explique l'urgence,
00:33:05car les négociations sont en point mort
00:33:07entre Washington et Téhéran.
00:33:09C'est pourquoi Paris tente de trouver
00:33:11un cadre alternatif avec Londres et via l'ONU.
00:33:15Sur le plan militaire,
00:33:16le Charles de Gaulle, le porte-avions,
00:33:18lui a passé la mer Rouge.
00:33:19Il se trouve actuellement dans le golfe d'Adam
00:33:22à quelques jours de navigation du détroit d'Hormuz.
00:33:24Du côté des Britanniques,
00:33:25le HMS Dragon doit également se rendre sur zone
00:33:28dans les tout prochains jours.
00:33:29Les deux navires se tiendront à proximité
00:33:32du détroit d'Hormuz,
00:33:33prépositionnés à intervenir
00:33:35dès que les conditions diplomatiques le permettront.
00:33:39Adèle Bacawan,
00:33:40ça pourrait paraître inutile, l'ONU,
00:33:42quel pouvoir ils ont là-dedans ?
00:33:44En fait, non,
00:33:44ça pourrait vraiment faire avancer les choses ?
00:33:46Non, pour une fois,
00:33:47si je peux me prononcer comme ça,
00:33:49pour une fois,
00:33:50cette voie-là,
00:33:51ce que j'appelle la troisième voie,
00:33:52pourrait être vraiment utile.
00:33:54Pourquoi ?
00:33:54Parce que vous avez la voie iranienne,
00:33:56vous avez la voie américaine.
00:33:58Là, on est en antagonisme total,
00:34:00en confrontation.
00:34:01Les Iraniens ne font pas confiance aux Américains,
00:34:04qui ne font pas confiance aux Iraniens.
00:34:07Et si jamais les deux parties décident de,
00:34:10malgré la guerre,
00:34:12malgré la négociation,
00:34:13malgré toutes les conflictualités
00:34:15et les autres dossiers compliqués et complexes,
00:34:17décider de réouvrir le détroit d'Hormuz,
00:34:21et là, vous avez la troisième voie.
00:34:22Pour moi, aujourd'hui,
00:34:24l'obstacle le plus important
00:34:26n'est plus du côté des Iraniens.
00:34:28Il y a quatre semaines,
00:34:30les Iraniens étaient le premier obstacle.
00:34:33Pourquoi ?
00:34:33Parce que c'est eux qui bloquaient la navigation.
00:34:36Mais désormais, Donald,
00:34:37c'est le problème,
00:34:38le grand obstacle,
00:34:39c'est Donald Trump.
00:34:40Pourquoi ?
00:34:41Pour la raison suivante.
00:34:42C'est que les Iraniens ont besoin
00:34:44de leur putrole qui passe par le détroit d'Hormuz.
00:34:46C'est 90% de putrole iranien
00:34:48bloqués à cause du blocus de Donald Trump.
00:34:52C'est Donald Trump qui ne souhaite absolument pas
00:34:54séparer le dossier du détroit d'Hormuz
00:34:57des autres dossiers.
00:34:59Les Iraniens disent
00:34:59on va séparer le détroit d'Hormuz,
00:35:02on va réouvrir le détroit d'Hormuz.
00:35:08Seulement, les Américains refusent.
00:35:10Mais si jamais Donald Trump accepte
00:35:15cette réouverture,
00:35:16et bien là, la troisième voie
00:35:17devient très pertinente.
00:35:19Voilà, et peut-être avec l'aide des Chinois
00:35:21et des Pakistanais,
00:35:22mais nous verrons ça évidemment tout à l'heure.
00:35:24Autre grand thème de l'actualité,
00:35:25on n'oublie pas évidemment l'antavirus.
00:35:27Comment va la malade ?
00:35:29Seul cas positif en France,
00:35:30comment sont pris en charge
00:35:32les cas contacts qui ont été regroupés ?
00:35:34Et comment réussir à maîtriser ce virus ?
00:35:36On en parle avec l'invité du Midi BFM.
00:35:37Bonjour, professeur Schwartz.
00:35:38Merci d'être avec nous.
00:35:40Virologue, responsable de l'unité virus
00:35:41et immunité à l'Institut Pasteur.
00:35:44Vous faites partie de ces scientifiques
00:35:45qui conseillent, si je puis dire, le gouvernement.
00:35:47Vous étiez d'ailleurs hier
00:35:49aux côtés de la ministre de la Santé
00:35:50pour sa conférence de presse,
00:35:52pour faire le point sur cette situation.
00:35:54On va commencer d'abord par le seul cas positif.
00:35:56Cette patiente qui est en réanimation
00:35:58dans un état très grave, critique même,
00:36:01nous dit-on.
00:36:01Il y a deux jours, elle avait de la fièvre.
00:36:03Aujourd'hui, elle est au seuil de la mort.
00:36:05Comment ça a pu se dégrader si vite ?
00:36:08Alors, bonjour.
00:36:10Je ne suis pas clinicien.
00:36:12Cette patiente est prise en charge
00:36:14à l'hôpital Bichat
00:36:15par l'équipe de Xavier Lescure,
00:36:18qui était là hier à cette réunion,
00:36:20effectivement.
00:36:22Donc, je ne peux pas vous donner
00:36:23beaucoup d'informations
00:36:24sur son état clinique.
00:36:25Si ce n'est que de répéter
00:36:27ce qu'a dit Xavier,
00:36:28c'est qu'effectivement,
00:36:29son état est grave.
00:36:31C'est pour ça qu'elle est en réanimation.
00:36:34Et pourquoi son état a pu se dégrader ?
00:36:36On peut parler de l'histoire
00:36:39de la maladie.
00:36:40Et ce qu'on sait,
00:36:41c'est qu'effectivement,
00:36:42il y a d'abord une phase prodromique
00:36:45qui est légère,
00:36:47avec des signes non spécifiques,
00:36:50grippaux, pseudo-grippaux,
00:36:52céphalées, une forte fièvre.
00:36:54Et chez certains patients,
00:36:56il peut y avoir une dégradation
00:36:57de l'état clinique
00:36:59après plusieurs jours,
00:37:01et de façon assez brutale, d'ailleurs.
00:37:03Et ce qu'on sait,
00:37:04d'un point de vue virologique,
00:37:05c'est qu'est-ce qui se passe, en fait ?
00:37:08C'est que le virus est capable
00:37:10d'infecter les cellules
00:37:11qui forment l'endothélium,
00:37:13des vaisseaux.
00:37:15L'endothélium, c'est la paroi
00:37:17de la vasculature
00:37:19et de la microvasculature.
00:37:21Donc le virus peut rentrer
00:37:22dans ces cellules,
00:37:23et là, il peut provoquer
00:37:24des dégâts hémorragiques,
00:37:26inflammations.
00:37:28Et donc, c'est probablement
00:37:30ce qu'il se passe
00:37:30lorsqu'il y a une forme grappe.
00:37:32Professeur Schwartz,
00:37:34la PHP a corrigé
00:37:35les propos prononcés hier
00:37:37par le professeur Lescure
00:37:39en conférence de presse
00:37:39en disant qu'aujourd'hui,
00:37:41la malade n'avait pas,
00:37:42à ce stade,
00:37:43bénéficier de la mise en place
00:37:44d'une oxygénation
00:37:45par membrane extra-corporelle.
00:37:47On en a beaucoup parlé
00:37:48depuis hier soir.
00:37:49Cette technique
00:37:49qui permet,
00:37:50quand les poumons
00:37:51ne peuvent plus assurer
00:37:52leur fonction,
00:37:53de prendre le relais.
00:37:54Alors, vous n'êtes pas médecin,
00:37:55mais est-ce que c'est
00:37:57plutôt une bonne nouvelle
00:37:58dans la mesure
00:37:58où cette solution
00:37:59est la solution extrême ?
00:38:02Je n'ai aucune information
00:38:03sur ce qui s'est passé
00:38:04ni capacité
00:38:06à commenter ce sujet.
00:38:08Alors, il y a 22 cas contacts
00:38:10en tout,
00:38:108 qui ont passé
00:38:11plusieurs heures
00:38:11dans un avion
00:38:12à proximité
00:38:13d'une patiente néerlandaise
00:38:14décédée depuis
00:38:14et ils ont tous
00:38:15été transférés
00:38:16dans le même hôpital
00:38:17à Paris.
00:38:17Pourquoi ?
00:38:20Eh bien, ils ont...
00:38:21Alors, je pourrais vous donner
00:38:23la même réponse,
00:38:24mais ce que je peux vous dire,
00:38:25c'est que l'objectif est clair,
00:38:27c'est de surveiller ces patients.
00:38:30Pour l'instant,
00:38:30ce sont des cas contacts,
00:38:32donc ils ne sont pas infectés.
00:38:35Donc, c'est pour pouvoir
00:38:36les surveiller.
00:38:36Il y a un avantage,
00:38:38d'abord pour les personnes
00:38:39elles-mêmes.
00:38:41Elles sont diagnostiquées,
00:38:43elles sont surveillées,
00:38:44on leur fait des tests virologiques
00:38:46et autres tests biologiques
00:38:47pour voir si elles peuvent
00:38:51être porteuses du virus.
00:38:52Et donc, si elles sont
00:38:53porteuses du virus,
00:38:54eh bien, on pourra suivre
00:38:55les procédures adaptées.
00:38:57Et puis, c'est pour éviter
00:38:59que si elles sont
00:39:00effectivement infectées,
00:39:01elles puissent
00:39:05propager le virus
00:39:06dans leur environnement.
00:39:07Les 22 cas contacts
00:39:08ont été testés ce matin.
00:39:09La ministre de la Santé
00:39:10a dit en commission ce matin
00:39:11à l'Assemblée
00:39:12que nous aurons les résultats
00:39:13en toute fin de journée.
00:39:14Est-ce qu'il faudra,
00:39:16et on l'espère,
00:39:17on l'espère si ces résultats
00:39:18sont positifs,
00:39:19continuer à tester régulièrement
00:39:21ces cas contacts
00:39:22et jusqu'à quand ?
00:39:25Donc, je ne connais pas
00:39:26le protocole exact
00:39:28qui a été établi,
00:39:30mais ce qui semble logique,
00:39:31c'est qu'ils vont subir
00:39:33des tests réguliers
00:39:34parce que peut-être
00:39:34que pour l'instant,
00:39:36si une des personnes
00:39:37est infectée,
00:39:37sa charge virale
00:39:38n'est pas encore détectable.
00:39:40Donc, il faut de façon régulière
00:39:42pendant leur quarantaine
00:39:45suivre, encore une fois,
00:39:46leurs paramètres virologiques,
00:39:48biologiques et cliniques.
00:39:49Est-ce qu'on peut donner
00:39:50une forme de traitement préventif
00:39:52pour aider,
00:39:53soutenir l'organisme ?
00:39:54Je sais que ce virus
00:39:55ne se soigne pas,
00:39:56mais est-ce qu'il y a
00:39:57des molécules
00:39:58qui peuvent être utiles ?
00:40:02Alors, comme vous le savez,
00:40:04il n'y a pas de traitement
00:40:05antiviral spécifique,
00:40:06c'est-à-dire qu'il n'y a pas
00:40:07un médicament
00:40:08qui est cliniquement approuvé
00:40:10comme pouvant être utilisé
00:40:11contre les antivirus,
00:40:13parce que le virus
00:40:14ne circule pas beaucoup,
00:40:16il n'y a peut-être pas eu
00:40:17suffisamment d'essais,
00:40:19de recherches
00:40:19qui ont été faites.
00:40:20Donc, il y a des molécules
00:40:21qui ont été décrites
00:40:22comme ayant un effet antiviral
00:40:24dans des tests cellulaires,
00:40:26mais qui ne sont pas approuvés.
00:40:29Et les résultats montrent
00:40:30qu'il faut quand même
00:40:31des grosses doses
00:40:32de ces molécules.
00:40:33Donc, c'est quelque chose
00:40:35qui pourrait être envisagé
00:40:36dans certains cas,
00:40:38bien sûr, en respectant
00:40:39toute la réglementation
00:40:40en vigueur,
00:40:41sachant que ça peut être
00:40:41un traitement expérimental.
00:40:43Par ailleurs,
00:40:43à titre préventif,
00:40:46comme il n'y a pas
00:40:47de molécules antivirales,
00:40:50clair, il n'y a pas de raison,
00:40:51à mes yeux,
00:40:52d'avoir un traitement
00:40:54antiviral préventif.
00:40:55En revanche,
00:40:56tout signe clinique
00:40:58peut être soigné
00:40:59de façon symptomatique
00:41:01en fonction des signes
00:41:03que peut avoir chaque patient.
00:41:05Olivier Schwartz,
00:41:06l'actualité nous bouscule un peu
00:41:07et je voudrais vous interroger
00:41:08sur cette information
00:41:09qui nous parvient à l'instant
00:41:10puisqu'on vient d'apprendre
00:41:11que 1700 personnes
00:41:15viennent d'être confinées
00:41:16au sein d'un paquebot
00:41:17à Bordeaux
00:41:19en raison du décès
00:41:21d'un passager
00:41:21qui pourrait avoir succombé
00:41:23à une gastro-entérite.
00:41:25Est-ce que c'est une solution,
00:41:27une décision logique
00:41:29ou est-ce qu'une peur globale
00:41:31s'est emparée de nous
00:41:33compte tenu de ce que l'on vit
00:41:35depuis la crise de l'antavirus
00:41:36et que cette décision
00:41:38a été prise ?
00:41:40Je n'ai aucune information
00:41:41sur ce qui se passe.
00:41:43Est-ce que c'est la bonne décision
00:41:44sanitaire ?
00:41:45Écoutez,
00:41:46les décisions sanitaires
00:41:47sont prises par les autorités
00:41:49de santé
00:41:49en fonction
00:41:50de différents paramètres.
00:41:52Il faut faire confiance
00:41:54aux décisions
00:41:55qui visent à protéger
00:41:57d'une part
00:41:58les personnes concernées,
00:41:59leur entourage
00:42:00et l'ensemble
00:42:00de la population.
00:42:02C'est vrai que virus,
00:42:04quarantaine,
00:42:05masques,
00:42:05Laurent,
00:42:06ça rappelle
00:42:06beaucoup de souvenirs.
00:42:08Oui,
00:42:08et conférence de presse
00:42:10hier.
00:42:10Et d'ailleurs,
00:42:11ça m'a frappé,
00:42:11pour vous dire la vérité,
00:42:12dans mon café ce matin
00:42:13parce qu'on a beau tous
00:42:14répéter,
00:42:15les experts,
00:42:16les scientifiques,
00:42:17que les antivirus
00:42:18et le coronavirus
00:42:20qu'on a connu
00:42:20il y a 5 ou 6 ans,
00:42:21ce n'est pas la même chose.
00:42:23Pour autant,
00:42:24tous les gens
00:42:24que j'ai croisés ce matin
00:42:26appliquaient la même
00:42:26grille de lecture,
00:42:28celle qu'on avait
00:42:29l'habitude de voir
00:42:30pendant le Covid,
00:42:30à ce qu'on est en train
00:42:31de vivre.
00:42:32Et les questions
00:42:33qu'il me posait,
00:42:33c'était est-ce qu'on aura
00:42:34assez de masques,
00:42:35est-ce qu'on aura assez
00:42:36de gel hydroalcoolique ?
00:42:37Oui, oui,
00:42:38on nous dit qu'il n'y a pas
00:42:38de risque,
00:42:39mais souvenez-vous,
00:42:39au début du Covid,
00:42:40on nous disait aussi
00:42:41qu'il n'y avait pas de risque.
00:42:42Est-ce qu'il y a un risque
00:42:43que l'on soit confiné ?
00:42:45Et c'est peut-être pour ça
00:42:46que le gouvernement
00:42:47en fait autant.
00:42:48J'entends certains dire
00:42:54c'est peut-être beaucoup
00:42:56pour quelques cas seulement.
00:42:58En fait,
00:42:59le gouvernement fait ça.
00:43:00Pourquoi ?
00:43:00Parce qu'ils ont très peur
00:43:02d'une psychose
00:43:03au cas où on viendrait
00:43:04à prendre un premier décès
00:43:05sur le sol français.
00:43:06Ils ont très peur
00:43:07de tout ce qui court
00:43:09sur les réseaux sociaux,
00:43:10les fake news,
00:43:11le complotisme, etc.
00:43:13Ils ont très peur aussi
00:43:14de ce qui leur est arrivé
00:43:15à eux.
00:43:16Souvenez-vous
00:43:17toutes ces procédures judiciaires
00:43:18et certains me disaient
00:43:19c'est vrai qu'on en fait
00:43:20peut-être plus que par exemple
00:43:22pour l'épidémie de grippe
00:43:23qui fait quand même
00:43:2410 000 morts par an
00:43:25et alors qu'il y a un vaccin.
00:43:27Là, ce n'est pas le cas
00:43:28mais en même temps
00:43:28l'inquiétude
00:43:29elle est parfaitement légitime
00:43:30pour tout le monde.
00:43:31Merci professeur Schwartz
00:43:32en tout cas d'avoir été
00:43:32en direct avec nous
00:43:33justement pour éviter
00:43:34les fausses informations.
00:43:36Vous restez avec nous
00:43:36dans un instant
00:43:37on sera en direct
00:43:37de Washington
00:43:39avec les dernières infos
00:43:40autour de la guerre
00:43:40au Moyen-Orient.
00:43:49Bienvenue si vous nous rejoignez seulement
00:43:50c'est l'heure du 13h live
00:43:52avec cette toute dernière minute
00:43:53on a commencé à l'aborder
00:43:55il y a quelques instants
00:43:55Roselyne
00:43:56c'est 1700 personnes
00:43:581700 personnes
00:43:59confinées
00:43:59dans un bateau
00:44:00de cette compagnie
00:44:02la compagnie
00:44:02ambassadeur Cruise Line.
00:44:04Voilà, c'est un paquet
00:44:05de croisière
00:44:06qui a fait escale
00:44:07à Bordeaux
00:44:08et qui est donc confiné là
00:44:09François Pitrel
00:44:10à cause d'un soupçon
00:44:11autour d'un virus
00:44:11ce n'est pas l'antavirus
00:44:13là il y a un décès
00:44:14et des soupçons
00:44:15de gastro-entérite
00:44:16expliquez-nous.
00:44:17Oui, il y a un décès
00:44:19dont un homme
00:44:20de 90 ans
00:44:21qui était à bord
00:44:22de ce bateau
00:44:23le bateau venait
00:44:24de Liverpool
00:44:25Belfast
00:44:26et passé par Brest
00:44:27et donc suite
00:44:28à ce décès
00:44:29sûrement lié
00:44:30à un syndrome
00:44:31gastro-entérite
00:44:32et bien
00:44:33les personnes
00:44:34qui sont à bord
00:44:35de ce bateau
00:44:35sont maintenues
00:44:37à quai
00:44:37à Bordeaux
00:44:38en attente
00:44:39des analyses
00:44:40il y a une cinquantaine
00:44:40de personnes
00:44:41qui seraient touchées
00:44:41par ce syndrome
00:44:42et donc on attend
00:44:44les analyses
00:44:45qui devraient arriver
00:44:46dans la journée
00:44:47pour confirmer
00:44:47que c'est bien
00:44:48ce norovirus
00:44:50l'équivalent
00:44:52d'une gastro-entérite
00:44:52mais donc rien à voir
00:44:53avec l'antavirus
00:44:55les bateaux de croisière
00:44:57sont des endroits
00:44:58où il y a très fréquemment
00:44:59des débuts
00:45:00C'est le bateau
00:45:01Ils sont 1700 à bord
00:45:03Voilà 1700 à bord
00:45:041333 passagers
00:45:05plus de 500 membres
00:45:06d'équipage
00:45:07donc ce bateau
00:45:08a fait escale
00:45:09à Belfast
00:45:11à Liverpool
00:45:11et à Brest
00:45:13Est-ce que
00:45:14si nous n'avions pas eu
00:45:16la crise de l'antavirus
00:45:17ce bateau
00:45:18aurait été confiné
00:45:19de façon spectaculaire
00:45:21comme c'est le cas
00:45:21aujourd'hui ?
00:45:22Alors difficile à dire
00:45:23mais c'est vrai
00:45:24que par mesure de précaution
00:45:25aujourd'hui
00:45:26ça paraît évident
00:45:27que les personnels
00:45:29et les patients
00:45:30qui sont à bord
00:45:31sont maintenus
00:45:33à l'écart
00:45:34de la population générale
00:45:35le temps que des analyses
00:45:36soient faites
00:45:37mais encore une fois
00:45:38les bateaux de croisière
00:45:39on avait eu le cas
00:45:41pendant le Covid
00:45:42avec des bateaux de croisière
00:45:43qui étaient des lieux
00:45:43de transmission
00:45:44très importants
00:45:45c'est très fréquent
00:45:46ce genre d'incident
00:45:47et là c'est vrai
00:45:48que ça prend une ampleur
00:45:49particulière aussi
00:45:50compte tenu du contexte
00:45:51et c'était la question
00:45:51qui revenait en boucle
00:45:52dans le contexte
00:45:53de l'antavirus
00:45:53pourquoi est-ce que
00:45:54les passagers
00:45:55n'étaient pas restés
00:45:56à bord du bateau
00:45:57pourquoi est-ce qu'ils sont
00:45:57partis dans une vingtaine
00:45:58de pays différents
00:45:59là on a donc 1700 personnes
00:46:01à la fois passagers
00:46:01et membres d'équipage
00:46:02tous hackés à Bordeaux
00:46:04les analyses
00:46:05elles sont faites
00:46:05évidemment au centre hospitalier
00:46:07elles sont faites
00:46:07au centre hospitalier
00:46:08à partir des prélèvements
00:46:10peut-être sur la personne
00:46:11décédée
00:46:12aussi des prélèvements
00:46:13qui sont faits
00:46:13sur les personnes
00:46:14qui elles sont
00:46:15la cinquantaine de personnes
00:46:16qui semblent être touchées
00:46:17par cette maladie
00:46:18la nourriture aussi peut-être
00:46:20tout ce qu'on garde à bord
00:46:21des traces éventuelles
00:46:21alors ça je ne sais pas
00:46:23mais par contre
00:46:24les personnes
00:46:25elles sont isolées
00:46:26à l'intérieur de leur cabine
00:46:28le temps que ces analyses
00:46:29soient connues
00:46:30alors ce qui était très important
00:46:32c'est que l'agence régionale
00:46:32de santé de Nouvelle-Aquitaine
00:46:34a communiqué
00:46:34et elle écrit
00:46:35qu'il n'existe aucune raison
00:46:37permettant de faire le lien
00:46:38entre cette épidémie
00:46:39à bord d'un bateau de croisière
00:46:40en provenance de Belfast
00:46:41et de Liverpool
00:46:41et les cas d'antavirus
00:46:44détectés sur le navire
00:46:46MV Ondus
00:46:47cela dit
00:46:48il y a des mesures
00:46:49de précaution importantes
00:46:50qui ont été prises
00:46:51François
00:46:51notamment de suspendre
00:46:53le débarquement
00:46:53des passagers
00:46:54et de l'équipage
00:46:55et de limiter
00:46:56les interactions
00:46:57avec le port
00:46:57autrement dit
00:46:58les passagers
00:46:59pour l'instant
00:46:59restent à bord
00:47:00ils restent à bord
00:47:01et surtout
00:47:01le bateau
00:47:03ne va pas repartir
00:47:04tout de suite
00:47:04parce que si le virus
00:47:05était très important
00:47:07il serait dangereux
00:47:08de maintenir ces personnes
00:47:09au risque de la contamination
00:47:11face au risque de contamination
00:47:12pendant plusieurs jours
00:47:13de navigation par exemple
00:47:14derrière vous
00:47:14on a cette image
00:47:15de l'équipement
00:47:16utilisé par les soignants
00:47:17les biologistes
00:47:18alors c'était dans le cas
00:47:19de l'antavirus
00:47:19mais pour tout virus
00:47:20c'est effectivement
00:47:21puisqu'on le comprend
00:47:22les soignants
00:47:22qui montent à bord
00:47:23et pas à l'inverse
00:47:24les protections
00:47:25de base à chaque fois
00:47:26alors ça ce sont des protections
00:47:28vraiment très importantes
00:47:29qui étaient liées
00:47:30à l'antavirus
00:47:30peut-être que les soignants
00:47:32qui montrent à bord
00:47:32ne seront pas vraiment
00:47:33équipés comme ça
00:47:34de pieds en cap
00:47:35mais en effet
00:47:36il faut saluer
00:47:37le travail de ces soignants
00:47:38qui s'exposent
00:47:39et donc qui sont tenus
00:47:41d'avoir énormément
00:47:42d'équipements de sécurité
00:47:44des masques
00:47:45et des gants
00:47:46notamment
00:47:47en plus des masques
00:47:48chirurgicaux
00:47:49FFP2 par exemple
00:47:50voilà
00:47:50nous avons l'image
00:47:50en direct
00:47:51donc de ce bateau
00:47:53de la compagnie
00:47:53Ambassadeur Cruise Line
00:47:54je crois qu'on a le nom
00:47:55du bateau
00:47:55le ambition
00:47:56le ambition
00:47:56il est donc hacké
00:47:57en plein Bordeaux
00:47:58et il ne bougera pas
00:47:59François vous le disiez
00:48:00tant que les analyses
00:48:01ne sont pas revenues
00:48:02et que tout risque
00:48:03n'est pas écarté
00:48:04évidemment
00:48:04oui ce seront les autorités
00:48:05qui décideront
00:48:06au vu des analyses
00:48:07peut-être débarquer
00:48:08une partie des passagers
00:48:09pour les hospitaliser
00:48:10si c'est nécessaire
00:48:11et ou alors
00:48:12de laisser les passagers
00:48:14avec un traitement
00:48:15il y a un médecin à bord
00:48:17et poursuivre ainsi
00:48:18leur voyage
00:48:19vers l'Espagne
00:48:20je crois
00:48:20alors ces analyses
00:48:21doivent permettre
00:48:22un genre trois objectifs
00:48:23ces analyses
00:48:23identifier précisément
00:48:24évidemment l'agent pathogène
00:48:26qui est en cause
00:48:27mais de toute évidence
00:48:28il s'agit d'un syndrome
00:48:29lié à la gastro-entérique
00:48:31le neuro-virus
00:48:32on appelle ça un neuro-virus
00:48:33il y a eu un épisode
00:48:34il y a quelques jours
00:48:35au Caraïbe
00:48:37du même genre
00:48:38et donc il y avait lui aussi
00:48:39donner lieu à l'arrêt
00:48:40il y en a confiné le bateau
00:48:41c'est assez classique
00:48:42de confiner les passagers
00:48:44à bord
00:48:45le temps qu'on sache
00:48:46si le bilivris
00:48:47c'est bien celui
00:48:48d'une gastro-entérite
00:48:49d'autant que les passagers
00:48:50sont peut-être âgés
00:48:51là on parle d'une victime
00:48:51de 90 ans
00:48:52le risque évidemment
00:48:53c'est la déshydratation
00:48:54c'est sur des organismes fragiles
00:48:55oui et la gastro-entérite
00:48:58ça met 24 à 48 heures
00:48:59à apparaître
00:49:00donc ça va assez vite
00:49:01l'incubation est assez rapide
00:49:02contrairement à l'antavirus
00:49:03qui peut aller jusqu'à six semaines
00:49:04on le raconte depuis maintenant
00:49:05trois jours ici
00:49:06sur cette antenne
00:49:07donc c'est vrai que la propagation
00:49:09peut être extrêmement rapide
00:49:10parce que là
00:49:11comme pendant le Covid
00:49:13tout contact
00:49:14avec des poignées de porte
00:49:16partager une table
00:49:17dans les différents restaurants
00:49:20qu'il peut y avoir
00:49:20sur ce genre de navire
00:49:22et bien c'est un risque d'exposition
00:49:23et ça peut aller très très vite
00:49:25puisqu'encore une fois
00:49:26en 48 heures
00:49:27on peut avoir plusieurs patients
00:49:28qui se révèlent positifs
00:49:30à cette gastro-entérite
00:49:31voilà et compte tenu de l'actualité
00:49:32on sent bien
00:49:33de la part des autorités sanitaires
00:49:34qu'il y a un vrai besoin
00:49:36de communiquer
00:49:37et de communiquer
00:49:37le plus précisément possible
00:49:39et de façon la plus claire possible
00:49:41les analyses sont en cours
00:49:42donc pour identifier
00:49:43l'agent pathogène
00:49:44on l'imagine
00:49:45d'évaluer les risques de transmission
00:49:47et de prendre les mesures
00:49:48les mesures adaptées
00:49:49pour l'instant
00:49:50en tous les cas
00:49:51ces passagers sont à quai
00:49:53à Bordeaux
00:49:53des témoignages évoquent
00:49:55le calme évidemment
00:49:57à l'intérieur de ce bateau
00:49:58on peut apercevoir
00:49:59les passagers
00:49:59prendre des photos
00:50:00de la ville
00:50:01mais semble-t-il
00:50:02les va-et-vient
00:50:03entre le bateau
00:50:03et le quai
00:50:04sont possibles
00:50:05même si elles sont contrôlées
00:50:07oui et puis
00:50:07forcément
00:50:08tout débarquement
00:50:09est exclu
00:50:10pour le moment
00:50:10et c'est vrai qu'on peut saluer
00:50:12l'effort de transparence
00:50:13très rapide
00:50:13compte tenu du contexte
00:50:15la ministre de la santé
00:50:16qui était auditionnée
00:50:16ce matin
00:50:17à l'Assemblée nationale
00:50:18a essayé
00:50:19de montrer
00:50:20de démontrer
00:50:21que cette transparence
00:50:22dans le contexte actuel
00:50:23est extrêmement importante
00:50:25pour éviter
00:50:25des fake news
00:50:26par exemple
00:50:26et on devrait avoir
00:50:27des réponses assez rapidement
00:50:28puisque selon l'agence régionale
00:50:29de santé
00:50:30les résultats des analyses
00:50:31sont attendus
00:50:31dans la journée
00:50:32on y reviendra
00:50:32dans un instant
00:50:33on suit évidemment
00:50:34ce qui se passe
00:50:35du côté du Moyen-Orient
00:50:36alors que Donald Trump
00:50:37atterrit dans une demi-heure
00:50:38en Chine
00:50:46bienvenue dans le midi BFM
00:50:47il est à un peu moins
00:50:48de 13h15
00:50:49dans une trentaine
00:50:50de minutes
00:50:50en principe
00:50:51l'arrivée de Donald Trump
00:50:52aux Etats-Unis
00:50:52Donald Trump
00:50:53donc il va parler
00:50:54en Chine
00:50:55en Chine
00:50:55pardon
00:50:56évidemment
00:50:57et qui va parler
00:50:58avec son homologue chinois
00:50:59non seulement
00:51:00forcément de l'Iran
00:51:01mais aussi
00:51:02beaucoup de business
00:51:02et on y viendra
00:51:03tout à l'heure
00:51:04mais il n'exclut pas
00:51:05aussi
00:51:06de relancer
00:51:07les opérations militaires
00:51:08à travers une opération
00:51:09menée
00:51:11nommée
00:51:11je vais y arriver
00:51:12Sledgehammer
00:51:13voilà Sledgehammer
00:51:14en français
00:51:14on pourrait dire
00:51:15opération massue
00:51:16on va vous expliquer
00:51:17dans un instant
00:51:17pourquoi ce changement
00:51:18non mais d'abord
00:51:19ils sont prêts
00:51:20à reprendre
00:51:21les hostilités
00:51:21à tout moment
00:51:22voilà ce qu'a dit
00:51:23le secrétaire à la Défense
00:51:24Pitexet
00:51:24devant le Congrès
00:51:26nous avons un plan
00:51:29pour intensifier
00:51:29nos actions
00:51:30si nécessaire
00:51:30nous avons un plan
00:51:31pour nous retirer
00:51:32si nécessaire
00:51:33et nous avons un plan
00:51:34pour redéployer nos moyens
00:51:36d'abord les mots
00:51:37Patrick Sos
00:51:38pourquoi les Américains
00:51:39ont qu'il éprouvé
00:51:40le besoin
00:51:40ou la nécessité
00:51:41de baptiser
00:51:42cette nouvelle opération
00:51:43l'opération Sledgehammer
00:51:44pas les Américains
00:51:45le Pentagone
00:51:46face aux représentants
00:51:48des Américains
00:51:49ça fait quelques jours
00:51:51qu'il y a des auditions
00:51:52hier c'était Pitexet
00:51:53aujourd'hui demain
00:51:54sera également
00:51:55le chef d'état-major
00:51:56des armées
00:51:57et vous ne pouvez pas
00:51:58en fait
00:51:59c'est dans la constitution
00:51:59américaine
00:52:00déclarer la guerre
00:52:01ou rester sur les opérations
00:52:03militaires
00:52:04plus de plusieurs semaines
00:52:05sans en demander
00:52:07la permission
00:52:08au Congrès
00:52:09mais si vous avez dit
00:52:10on a terminé cette opération
00:52:11et que vous en lancez
00:52:12une nouvelle
00:52:13et bien là
00:52:13techniquement
00:52:14ça peut fonctionner
00:52:16une manœuvre de contournement
00:52:17c'est un jeu de dupe
00:52:19complet
00:52:20et c'est pour ça
00:52:21que vous avez
00:52:21cette opération
00:52:22qui n'aura peut-être
00:52:23pas lieu
00:52:24d'ailleurs
00:52:25mais on a l'impression
00:52:26qu'ils ont breveté
00:52:27un nom
00:52:27que ça fait son effet
00:52:29justement
00:52:29on va retrouver
00:52:30Axel Monnier
00:52:30direct de Washington
00:52:31est-ce qu'on y croit
00:52:31aux Etats-Unis
00:52:32et comment les Américains
00:52:33réagissent Axel ?
00:52:38et bien
00:52:38c'est en fait
00:52:40une nouvelle possibilité
00:52:41c'est toujours l'idée
00:52:42d'avoir des options
00:52:43sur la table
00:52:44alors aujourd'hui
00:52:45il est difficile
00:52:46de savoir
00:52:46ce que fera vraiment
00:52:47le président américain
00:52:48qui pourtant
00:52:50clamait il y a quelques jours
00:52:51qu'il privilégiait
00:52:52la solution diplomatique
00:52:53et qui désormais
00:52:55estime que
00:52:56la dernière contre-proposition
00:52:57iranienne
00:52:58était un torchon
00:52:59qu'il n'a même pas lu
00:53:00jusqu'au bout
00:53:00donc c'est toujours
00:53:01difficile à lire
00:53:02surtout que cette étape
00:53:03chinoise va marquer
00:53:05une sorte de parenthèse
00:53:06dans le conflit
00:53:07pas de lancement
00:53:09d'hostilité
00:53:10probablement à ce moment-là
00:53:11et puis il y aura
00:53:12peut-être des avancées
00:53:13diplomatiques
00:53:13en plus
00:53:14avec cet allié
00:53:16de Téhéran
00:53:17qui est Pékin
00:53:17qui pourrait peser
00:53:19dans la balance
00:53:19et qui pourrait jouer
00:53:20le rôle de faiseur de paix
00:53:22bref
00:53:22beaucoup d'incertitudes
00:53:24autour de ce possible
00:53:25de cette possible opération
00:53:27elle n'est pas encore validée
00:53:29pour le moment
00:53:30ça reste à l'idée d'étude
00:53:31mais ça reste une possibilité
00:53:33que les américains
00:53:34ont envie d'étudier
00:53:35parce qu'ils savent très bien
00:53:37qu'aujourd'hui
00:53:38il est difficile
00:53:38de contraindre Téhéran
00:53:40autrement
00:53:40que les négociations
00:53:41n'avancent pas
00:53:42que c'est l'impasse
00:53:43et évidemment
00:53:43que la situation
00:53:44si elle venait à durer
00:53:45et à s'envenimer
00:53:46et bien elle ne serait pas bonne
00:53:48pour Donald Trump
00:53:49à la fois politiquement
00:53:50avec les élections
00:53:51de mi-mandat qui approchent
00:53:52et qui pourraient coûter cher
00:53:53aux républicains
00:53:54mais aussi économiquement
00:53:55on l'a vu encore
00:53:56lundi
00:53:57après avoir déchiré
00:53:58la proposition iranienne
00:53:59Donald Trump
00:54:00a vu les prix du pétrole
00:54:02augmenter
00:54:03donc difficile de savoir
00:54:04si cette opération
00:54:05coup de massue
00:54:06va être réelle
00:54:08va être mise en place
00:54:09mais en tout cas
00:54:10on voit encore une fois
00:54:11que l'administration Trump
00:54:12veut garder toutes les cartes
00:54:14sur la table
00:54:15que ça aille
00:54:16de la simple diplomatie
00:54:18de la résolution
00:54:19par la diplomatie
00:54:20jusqu'à une nouvelle
00:54:21campagne de frappe
00:54:21Amiral Olagaraï
00:54:22j'ai posé la même question
00:54:23hier au général Serge Chollet
00:54:25et au général Pellistrandi
00:54:26et vous allez vous prêter au jeu
00:54:28vous chef d'état-major de Trump
00:54:29est-ce que vous lui conseilleriez
00:54:31de reprendre la guerre ?
00:54:32Je pense que je ne serais peut-être pas resté
00:54:34on m'en réveillerait
00:54:36sans doute très très vite
00:54:37parce que c'est un poste éminemment
00:54:38et Vanessa
00:54:39Vous êtes toujours en poste
00:54:40allez-y
00:54:41engagez-vous
00:54:42Non
00:54:42c'est bien sûr très compliqué
00:54:44l'armée américaine
00:54:45travaille bien
00:54:46les scénarios
00:54:47qui ont été proposés
00:54:49que ce soit par
00:54:50l'ancien chef d'état-major
00:54:51ou le Sainte-Com
00:54:52sont tout à fait
00:54:53viables
00:54:54responsables
00:54:55etc
00:54:55le problème il est
00:54:57dans cette
00:54:57cette phase
00:55:00militaro
00:55:00enfin politique
00:55:02qui est extrêmement étrange
00:55:04puisque c'est d'abord
00:55:05Trump qui prend les décisions
00:55:06et Pitexet
00:55:07qui
00:55:07qui prend
00:55:09qui prend le même chemin
00:55:10et qui essaie de décliner
00:55:12ce qui lui a été dit
00:55:13ce qui est très compliqué
00:55:14pour lui aussi
00:55:15vraisemblablement
00:55:16parce que
00:55:16il faut être peut-être
00:55:17un peu plus à droit
00:55:19que Pitexet
00:55:19pour mieux le faire passer
00:55:20dans les opinions publiques
00:55:22donc c'est très difficile
00:55:23je ne sais pas
00:55:24ce qu'ont pu répondre
00:55:25mes deux prédécesseurs
00:55:26néanmoins
00:55:27je serais perplexe
00:55:28perplexe
00:55:29et donc
00:55:30plutôt réservé
00:55:32ben écoutez
00:55:33je ne sais pas
00:55:33parce que si les objectifs
00:55:35étaient bien définis
00:55:36s'ils étaient
00:55:37atteignables
00:55:39suivant l'analyse
00:55:40de l'état-major américain
00:55:41ben pourquoi pas
00:55:42se lancer
00:55:42dans une opération
00:55:43comme celle-là
00:55:44qui pouvait éventuellement
00:55:45rassembler
00:55:46toutes les opinions
00:55:47publiques internationales
00:55:48et surtout
00:55:49les intérêts
00:55:50de tous les états
00:55:51puisque quand même
00:55:51tout le monde
00:55:52a bien senti
00:55:53le savait
00:55:53que ça mettrait en péril
00:55:54le commerce mondial
00:55:55c'est ce que tentent
00:55:56de faire d'ailleurs
00:55:57curieusement
00:55:57les européens
00:55:59pour lesquels d'ailleurs
00:56:00les américains
00:56:00n'ont eu absolument
00:56:01aucune réaction
00:56:02à cette initiative
00:56:04européenne
00:56:04entre le président Macron
00:56:06et le premier ministre
00:56:07Kerstarmer
00:56:08donc là
00:56:09il y a une reprise
00:56:10de ce qu'auraient dû faire
00:56:11les américains
00:56:12rassembler le monde
00:56:13le plus important possible
00:56:15et porter à l'ONU
00:56:16ce genre de proposition
00:56:18est quelque chose
00:56:19de tout à fait
00:56:20à droit je pense
00:56:22parce que c'est
00:56:23diplomatiquement
00:56:24obtenir une légitimité
00:56:25et ensuite
00:56:26une efficacité certaine
00:56:28parce que les américains
00:56:29sont de plus en plus seuls
00:56:31la Chine elle-même
00:56:32pourrait aider
00:56:33d'une façon
00:56:34un peu
00:56:34ambiguë
00:56:35mais pourrait aider
00:56:36cette initiative
00:56:37car elle a besoin
00:56:38aussi du pétrole
00:56:39à court terme
00:56:40encore qu'à moyen
00:56:41long terme
00:56:41elle se frotte les mains
00:56:42de voir les américains
00:56:43extrêmement embarrassés
00:56:44donc tout cela fait
00:56:46que la vie
00:56:47d'un chef d'état
00:56:48major américain
00:56:49n'est que tout à fait
00:56:50parcellaire
00:56:51dans cette prise de décision
00:56:52bien sûr
00:56:53dans laquelle il y a
00:56:53le président Trump
00:56:54et tous les pays
00:56:56qui l'environnent
00:56:56et tous ces gens-là
00:56:57qui prennent des initiatives
00:56:58qui vont là aussi
00:56:59considérément l'agacer
00:57:00mais dont il va devoir
00:57:01tenir compte
00:57:02Adèle Bakéouane
00:57:02c'était l'idée du coup fatal
00:57:03pour obliger les iraniens
00:57:05à négocier une bonne fois
00:57:06pour toutes
00:57:06écoutez factuellement
00:57:08vous êtes Donald Trump
00:57:09vous n'avez que quatre options
00:57:10la première option
00:57:11la plus simple
00:57:12vous déclarez la victoire
00:57:14vous rentrez chez vous
00:57:15il est très fort
00:57:16pour faire cela
00:57:16pour dire
00:57:17j'ai gagné la guerre
00:57:18je rentre à la maison
00:57:18la deuxième option
00:57:20c'est que
00:57:21vous avez une proposition
00:57:22américaine
00:57:23vous avez une proposition
00:57:24iranienne
00:57:25vous retournez à Islamabad
00:57:26pour négocier
00:57:27la troisième option
00:57:29c'est gérer le chaos
00:57:30tel qu'il est
00:57:30là vous avez un chaos
00:57:32les double ocus
00:57:32etc
00:57:33donc
00:57:34et la dernière option
00:57:36c'est une
00:57:37la dernière option
00:57:38c'est une action radicale
00:57:40frapper la côte iranienne
00:57:42nous réglera pas
00:57:43le problème
00:57:44parce que les iraniens
00:57:44disposent des missiles
00:57:45balistiques intelligents
00:57:47de croiseurs
00:57:48etc
00:57:48pour venir du Mashhad
00:57:50du Téhéran
00:57:50un peu partout
00:57:52la côte
00:57:53vous occupez
00:57:54vous frappez
00:57:55ça nous règle pas
00:57:56donc la quatrième option
00:57:57c'est une action radicale
00:57:59contre les centrales électriques
00:58:01les ponts
00:58:02les universités
00:58:02les infrastructures
00:58:03voici les quatre options
00:58:04j'ai du mal à croire
00:58:06que Trump puisse réengager
00:58:07une opération militaire
00:58:08compte tenu du risque
00:58:09lié à ce que le général
00:58:10Pellistrandi évoquait tout à l'heure
00:58:12le risque de perte civile
00:58:14par exemple
00:58:15d'impopularité aussi
00:58:16parce que je suis pas sûr
00:58:17qu'aux Etats-Unis
00:58:18on ait envie que le président
00:58:18américain reprenne la guerre
00:58:19qu'en dites-vous Patrick ?
00:58:20moi j'ai entendu
00:58:21les quatre options
00:58:22d'Adel
00:58:23ce ne sont que
00:58:23des mauvaises options
00:58:25c'est-à-dire
00:58:25ce sont les options
00:58:26et je suis tout à fait
00:58:27d'accord avec vous
00:58:28mais ce ne sont que
00:58:29des mauvaises décisions
00:58:31à prendre pour Donald Trump
00:58:32en tout cas
00:58:32qui n'iront pas
00:58:33parce que évidemment
00:58:34personne ne sera dupe
00:58:35sur l'annonce d'une victoire
00:58:37et pour le reste
00:58:38ça nécessite
00:58:39soit des compromis
00:58:40soit de se lancer
00:58:42dans des semaines
00:58:43et des semaines
00:58:44d'opérations guerrières
00:58:45c'est une semaine
00:58:46très difficile pour lui
00:58:47on va y revenir en détail
00:58:48avec vous tous
00:58:48dans un instant
00:58:49on suivra aussi
00:58:49l'arrivée de Donald Trump
00:58:50en Chine
00:58:51dans 20 minutes maintenant
00:58:52et puis on sera
00:58:53à Bordeaux
00:58:53avec ce paquebot
00:58:54confiné avec 1700 personnes
00:58:56à bord
00:58:56après le décès
00:58:57d'un homme de 90 ans
00:58:58rien à voir
00:58:59avec l'antavirus
00:59:00là ce serait
00:59:01des soupçons
00:59:01de gastro-entérite
00:59:02des analyses sont en cours
00:59:03à tout de suite
00:59:10Voilà retour sur le plateau
00:59:12du Midi BFM
00:59:13avant d'aller au Moyen-Orient
00:59:14et en Chine
00:59:14on va faire un petit crochet
00:59:15par Bordeaux
00:59:16en vous disant tout de suite
00:59:17que ça n'a évidemment
00:59:18rien à voir
00:59:19avec l'actualité
00:59:20d'antavirus
00:59:20mais aurait-on pris
00:59:22une telle décision
00:59:23dans une autre situation
00:59:251700 personnes
00:59:26Roselyne
00:59:27sont actuellement
00:59:27confinées
00:59:28à bord d'un bateau
00:59:29de croisière
00:59:30C'est ce paquebot
00:59:31l'ambition
00:59:31et vous le voyez
00:59:32il est au milieu
00:59:32effectivement
00:59:33des quais de Bordeaux
00:59:35et il ne bougera pas
00:59:36tant qu'on n'aura pas eu
00:59:37le résultat d'analyse
00:59:38parce que
00:59:38François Pitrel
00:59:39il y a eu un décès
00:59:41à bord
00:59:41et il y a des soupçons
00:59:43d'une épidémie
00:59:44de gastro-entérite
00:59:45Oui il y a un décès
00:59:46d'une personne
00:59:47de 90 ans
00:59:48qui serait décédée
00:59:48selon l'ARS
00:59:50l'agence régionale
00:59:51de santé de Nouvelle-Aquitaine
00:59:52lors de l'escale
00:59:53du bateau
00:59:53à Brest
00:59:54et désormais
00:59:55ce bateau
00:59:55est à Bordeaux
00:59:57et depuis ce décès
00:59:58il y a une cinquantaine
00:59:59de cas
00:59:59de vomissements
01:00:01de diarrhées
01:00:02qui font penser
01:00:03à un syndrome
01:00:04de gastro-entérite
01:00:05et donc
01:00:05la décision
01:00:07a été prise
01:00:07d'arrêter ce bateau
01:00:08à Bordeaux
01:00:09de confiner
01:00:09les gens qui sont à bord
01:00:11et donc de tester
01:00:12toutes les personnes
01:00:12symptomatiques
01:00:13on attend
01:00:14les résultats
01:00:15dans l'après-midi
01:00:15pour avoir la confirmation
01:00:17que c'est bien
01:00:18un neuro-virus
01:00:19une sorte de gastro-entérite
01:00:20Alors il s'agit
01:00:21d'un bateau
01:00:21de la compagnie
01:00:22ambassadeur Cruise Line
01:00:23donc partie
01:00:24d'Ecosse
01:00:26le 6 mai
01:00:26la fée escale
01:00:27à Belfast
01:00:28à Liverpool
01:00:28et à Brest
01:00:29là où donc
01:00:30le patient est décédé
01:00:30je crois que vous avez eu
01:00:31l'agence régionale
01:00:32de santé de Nouvelle-Aquitaine
01:00:33qu'est-ce qu'ils vous disent ?
01:00:34Alors pour l'instant
01:00:35le lien
01:00:36entre le décès
01:00:37de cette personne
01:00:38et le virus
01:00:39n'est pas établi
01:00:41et on ne savait pas
01:00:43encore me dire
01:00:43si
01:00:44le corps de cette personne
01:00:45était encore à bord
01:00:46sachant que cette personne
01:00:47avait 90 ans
01:00:48est-ce que ce serait lié au virus
01:00:50ou est-ce que c'est
01:00:50une autre cause ?
01:00:51ça c'est encore
01:00:53inconnu à ce stade
01:00:53Mais il y a par ailleurs
01:00:54cette cinquantaine de personnes
01:00:55qui ont fait
01:00:56état de symptômes
01:00:571700 personnes
01:00:58c'est les 1200 passagers
01:00:59et les 500 membres d'équipage
01:01:00ils sont isolés
01:01:01dans leur cabine
01:01:02et comme c'est une maladie
01:01:03extrêmement contagieuse
01:01:04évidemment
01:01:05on fait toutes les analyses
01:01:06nécessaires
01:01:06avant de les laisser repartir
01:01:07Oui parce que ces bateaux
01:01:08sont des endroits
01:01:10et on l'a bien compris
01:01:11depuis quelques jours
01:01:12où la contamination
01:01:13de tous les virus
01:01:14est extrêmement rapide
01:01:16puisqu'on partage
01:01:17énormément d'espaces en commun
01:01:18on appuie sur les mêmes
01:01:19poignées tout le temps
01:01:19on est tout le temps
01:01:20dans les restaurants communs
01:01:22donc ce sont vraiment
01:01:23des foyers extrêmement
01:01:24dangereux
01:01:25pour toutes les propagations
01:01:26de virus
01:01:27Alors la question est peut-être
01:01:28un peu difficile
01:01:28François
01:01:29mais d'expérience
01:01:30lorsqu'il y a un cas
01:01:32de maladie
01:01:33comme la gastro
01:01:34à bord d'un bateau
01:01:35de croisière
01:01:35est-ce que immédiatement
01:01:37on confine ?
01:01:38Alors ça arrive
01:01:39plusieurs fois par an
01:01:41il y a eu le cas
01:01:42il y a quelques jours
01:01:43dans les Caraïbes
01:01:44pour le même
01:01:45enfin la même suspicion
01:01:47de neurovirus
01:01:48Pourquoi ?
01:01:49Parce qu'on veut éviter
01:01:50de contaminer
01:01:51la totalité
01:01:52de l'équipage
01:01:54et des passagers
01:01:55donc on les met
01:01:55à l'isolement
01:01:56et ensuite
01:01:57on veut éviter
01:01:58que ce virus aussi
01:01:59se propage
01:01:59dans la population
01:02:00des ports
01:02:01où on a...
01:02:01Justement j'ai une pensée
01:02:02moi pour les Bordelais
01:02:03parce qu'il est vraiment
01:02:04au milieu de la ville
01:02:05ce paquebot
01:02:06personne n'en sort
01:02:07ce sont les médecins
01:02:08les soignants
01:02:09qui viennent à bord
01:02:10faire les prélèvements
01:02:11Exactement
01:02:11et des personnels soignants
01:02:12qui sont habitués
01:02:13et qui sont habilités
01:02:14avec des équipements
01:02:15qui permettent de protéger
01:02:16Avec toute la désinfection
01:02:17qui va avec
01:02:18Un mot à Amiral Ollagara
01:02:19et c'est une hantise
01:02:20pour les bateaux militaires
01:02:22également
01:02:22la présence d'un virus
01:02:24comme celui de la gastro
01:02:25dans un bateau
01:02:26d'ailleurs vous l'avez vécu
01:02:26je crois
01:02:27Oui je l'ai vécu
01:02:28tout à fait
01:02:28et donc j'ai d'abord
01:02:29une pensée
01:02:31pour mes ébis bordelais
01:02:32j'y ai passé 20 ans
01:02:32de ma vie quand même
01:02:33donc je connais bien
01:02:35cette ville-là
01:02:35et j'ai des amis
01:02:36mais néanmoins
01:02:37il est vrai que ça peut mettre
01:02:38en danger
01:02:40l'état opérationnel
01:02:41les capacités opérationnelles
01:02:42d'un bâtiment
01:02:43donc c'est là
01:02:44qu'il faut mettre en exergue
01:02:47vraiment l'extraordinaire
01:02:48capacité du service
01:02:49de santé des armées
01:02:50qui a été
01:02:52assez sévèrement
01:02:53diminuée
01:02:54et frappée
01:02:55à la suite
01:02:56des dividendes
01:02:57de la paix
01:02:57pour dire que maintenant
01:02:58nous en avons besoin
01:02:59plus que jamais
01:03:00il faut non seulement
01:03:01des flottes opérationnelles
01:03:02mais il faut aussi
01:03:03le soutien opérationnel
01:03:04et celui-là
01:03:04est prioritaire
01:03:05donc moi il m'est arrivé
01:03:06dans les années 84
01:03:08où je commandais un bâtiment
01:03:09dans le détroit de Robos
01:03:10justement
01:03:10d'avoir été à la limite
01:03:12de faire déclarer
01:03:12ce bâtiment
01:03:13inapte opérationnellement
01:03:15bien sûr
01:03:15en relation avec
01:03:17l'amiral Alindien
01:03:18qui est dirigé
01:03:19bien sûr
01:03:20qui était mon commandant
01:03:20à l'époque
01:03:21et nous avons reçu
01:03:23un soutien à terre
01:03:24etc.
01:03:24qui était beaucoup plus facile
01:03:25beaucoup plus aisé
01:03:25que celui
01:03:26dont peuvent disposer
01:03:28toutes ces flottes-là
01:03:28pas la flotte américaine
01:03:30française bien sûr
01:03:31mais la surveillance
01:03:31doit être extrêmement étroite
01:03:33car les conséquences
01:03:34peuvent être dramatiques
01:03:34ce qui est important
01:03:35de répéter François Pitrelle
01:03:36c'est que ça n'a rien à voir
01:03:38avec l'antavirus
01:03:39évidemment
01:03:39rien à voir
01:03:40non ça n'a aucun lien
01:03:41le contexte fait qu'on met
01:03:43un coup de projecteur
01:03:44et que peut-être
01:03:45que les autorités
01:03:45ont été extrêmement
01:03:47précautionneuses
01:03:48en mettant les personnes
01:03:49à l'isolement
01:03:50et en confinant
01:03:51ces personnes
01:03:52aujourd'hui sur le quai
01:03:53sachant que
01:03:53cette croisière
01:03:54peut repartir
01:03:56sur décision
01:03:57de l'accompagner
01:03:57ensuite après
01:03:58l'avis médical
01:03:59et l'analyse
01:04:00des passagers
01:04:01et bien
01:04:02la compagnie peut décider
01:04:03de poursuivre le voyage
01:04:04les résultats sont attendus
01:04:05dans la journée
01:04:06dit l'agence régionale de santé
01:04:07on en vient
01:04:08à l'antavirus
01:04:09cette fois
01:04:10on est toujours
01:04:10à un seul cas positif
01:04:11en France
01:04:125 passagers
01:04:13qui ont débarqué
01:04:14du bateau
01:04:15il y a aussi
01:04:16tous ces cas contacts
01:04:16qui étaient à bord
01:04:17des avions
01:04:18et qui ont potentiellement
01:04:19été contaminés
01:04:19qui sont déjà ennemés
01:04:20tous hospitalisés
01:04:22identifiés très clairement
01:04:23voilà avec une grosse inquiétude
01:04:24donc pour cette française
01:04:26contaminée sur le navire
01:04:27qui est hospitalisée
01:04:28à Bichat
01:04:29Lena Tobigors
01:04:30que sait-on précisément
01:04:32de son état de santé
01:04:33de l'évolution
01:04:34de son état de santé
01:04:37et bien la passagère
01:04:39est toujours en réanimation
01:04:40son état
01:04:41est jugé
01:04:42stable
01:04:42mais grave
01:04:43de ce que l'on sait
01:04:44la patiente est âgée
01:04:45de plus de 65 ans
01:04:47et présente
01:04:48des comorbidités
01:04:49elle a
01:04:50je cite
01:04:50développé
01:04:51la forme cardiopulmonaire
01:04:52la plus sévère
01:04:54du virus
01:04:54selon Xavier Lescure
01:04:56infectiologue
01:04:57ici à l'hôpital
01:04:58Bichat
01:04:59à Paris
01:04:59elle est donc
01:05:00actuellement
01:05:01sous poumon
01:05:02artificiel
01:05:03le temps
01:05:03que le poumon
01:05:04agressé
01:05:05puisse se remettre
01:05:06dans cet hôpital
01:05:07sont aussi présents
01:05:08les 4 autres passagers
01:05:10du MV Andus
01:05:11ils vont bien
01:05:12ils ont été testés
01:05:14négatifs
01:05:15en revanche
01:05:16ils font l'objet
01:05:17d'un
01:05:18d'un protocole
01:05:19d'isolement
01:05:20très strict
01:05:20au sein de l'hôpital
01:05:22ils sont chacun
01:05:23répartis
01:05:24dans des chambres
01:05:25à pression
01:05:25négative
01:05:26c'est à dire
01:05:27des chambres
01:05:27avec un sas d'entrée
01:05:29qui empêche
01:05:29l'air de sortir
01:05:30leur hospitalisation
01:05:32comme celui
01:05:33de tous
01:05:33les cas contacts
01:05:34est prévue
01:05:35pour au moins
01:05:3614 jours
01:05:37Léna Tobigorse
01:05:38en direct
01:05:39de l'hôpital
01:05:40Bichat
01:05:40où donc
01:05:41il y a
01:05:417 femmes
01:05:42dans un état
01:05:43extrêmement grave
01:05:44et puis également
01:05:44les 4 passagers
01:05:46qui étaient aussi
01:05:47à bord de ce fameux
01:05:48navire
01:05:49une précision
01:05:50quand même
01:05:50François Pitrel
01:05:51de l'APHP
01:05:52pas de poumon
01:05:53artificiel
01:05:53pour le dire
01:05:54proséiquement
01:05:54Oui contrairement
01:05:55à ce qui avait été indiqué
01:05:56lors de la conférence
01:05:57de presse
01:05:57hier après-midi
01:05:58l'APHP
01:06:00donc les hôpitaux
01:06:01publics de Paris
01:06:02ont indiqué
01:06:03que ce n'était pas
01:06:04ce système
01:06:05qui était utilisé
01:06:05alors en réanimation
01:06:07ça veut dire
01:06:07qu'on a quand même
01:06:08une fonction vitale
01:06:09qui est altérée
01:06:11et donc on l'aide
01:06:12artificiellement
01:06:12mais ce n'est pas
01:06:13forcément ce système
01:06:14qui est utilisé
01:06:14C'est l'ultime recours
01:06:15quand même
01:06:16quand on est là
01:06:16on est d'accord
01:06:17Donc tous les cas contacts
01:06:18ont été identifiés
01:06:19ils ont été localisés
01:06:21et ils sont désormais
01:06:22traités dans les différents
01:06:23hôpitaux qui sont équipés
01:06:25évidemment en France
01:06:26Comment se répartissent
01:06:27Noémie Vira
01:06:27ces cas contacts
01:06:28et comment vont-ils
01:06:29vous êtes à l'hôpital
01:06:30de la Pitié-Salle-Pétrière ?
01:06:34Exactement
01:06:34Alors il y a 22 cas contacts
01:06:36au total
01:06:36qui sont hospitalisés
01:06:37en France
01:06:38Parmi ces cas contacts
01:06:398 Français
01:06:40qui ont pris
01:06:40le même vol
01:06:42Sainte-Hélène-Johannesbourg
01:06:43que la passagère
01:06:44néerlandaise décédée
01:06:46Parmi ces 8
01:06:47il y a au moins
01:06:485 Français
01:06:49qui sont hospitalisés
01:06:51ici à la Pitié-Salle-Pétrière
01:06:53dont 3 adolescents
01:06:54d'une même fratrie
01:06:56et leur famille
01:06:57et il y a aussi
01:06:5914 autres Français
01:07:00qui ont été exposés
01:07:01plus brièvement
01:07:02lors d'un autre vol
01:07:03cette fois-ci
01:07:03entre Johannesburg
01:07:05et Amsterdam
01:07:06Ils sont hospitalisés
01:07:07eux aussi
01:07:07dans différentes villes françaises
01:07:09dont une à Marseille
01:07:10et deux à Rennes
01:07:11Tous ces cas contacts
01:07:12doivent rester isolés
01:07:13pendant au moins
01:07:1315 jours
01:07:15avec une surveillance médicale
01:07:16renforcée
01:07:17Ils vont désormais
01:07:17être testés régulièrement
01:07:19tous les 2 jours
01:07:20afin de voir
01:07:20s'ils deviennent positifs
01:07:22selon le chef de service
01:07:23à l'hôpital Bichat
01:07:25Cette période d'isolement
01:07:26pourrait être prolongée
01:07:27à 42 jours
01:07:28si de nouveaux cas apparaissent
01:07:29ou si une mutation
01:07:31du virus est confirmée
01:07:32Noémie Vira
01:07:33sur les images
01:07:34d'Alain Branger
01:07:35on rappelle
01:07:35que l'incubation
01:07:36peut durer
01:07:37jusqu'à 6 semaines
01:07:38c'est pour ça
01:07:39qu'ils vont rester
01:07:40encore au moins
01:07:4140 jours
01:07:42à l'hôpital
01:07:42L'autre grand thème
01:07:43évidemment
01:07:44c'est le conflit
01:07:44au Moyen-Orient
01:07:45et l'arrivée
01:07:46qu'on va suivre en direct
01:07:47en maintenant 5-10 minutes
01:07:48de Donald Trump
01:07:50à Pékin
01:07:50s'il est à l'heure
01:07:51s'il est porté
01:07:53par les vents
01:07:54du Pacifique
01:07:55en tout cas
01:07:55tout est prêt
01:07:56pour l'attendre
01:07:57pour l'attendre
01:07:57là-bas
01:07:58c'est déjà
01:07:58c'est déjà
01:07:59le soir
01:07:59Donald Trump
01:08:00qui est
01:08:02après
01:08:02prêt
01:08:03à reprendre
01:08:04les hostilités
01:08:05si nécessaire
01:08:05voilà ce qu'il disait
01:08:06avant de quitter
01:08:07les Etats-Unis
01:08:08nous n'avons pas
01:08:09besoin d'aide
01:08:12nous allons gagner
01:08:13d'une manière
01:08:13ou d'une autre
01:08:14avec la manière douce
01:08:15ou autrement
01:08:17donc ça veut dire
01:08:17qu'on n'abordera pas
01:08:18Patrick
01:08:18l'Iran à Pékin
01:08:20ou est-ce que ce sera
01:08:21comment dirais-je
01:08:22un enjeu annexe
01:08:23ce sera l'un des enjeux
01:08:25en fait
01:08:26vous avez
01:08:27deux piles de dossiers
01:08:28la pile chinoise
01:08:30en haut
01:08:30vous prenez le premier dossier
01:08:31c'est Taïwan
01:08:33avoir une incidence
01:08:34un petit peu
01:08:35et un changement
01:08:37de ton
01:08:37dans la posture américaine
01:08:40qui serait
01:08:41de passer
01:08:41nous ne soutenons pas
01:08:44l'indépendance
01:08:45de Taïwan
01:08:45à nous nous opposons
01:08:47à l'indépendance
01:08:47de Taïwan
01:08:48j'en parle parce que
01:08:49ça peut être un moyen
01:08:50de négociation
01:08:51sur l'Iran
01:08:51écoutez on vous aide
01:08:52sur l'Iran
01:08:53mais soyez gentils
01:08:54avec nous
01:08:54sur notre combat
01:08:57sur les ventes d'armes
01:08:58pour dire les choses
01:08:58très concrètement
01:08:59sur une Taïwan chinoise
01:09:02et laissez-nous
01:09:03notre zone
01:09:04l'Indo-Pacifique
01:09:05c'est un peu chez vous
01:09:06mais c'est d'abord
01:09:07chez nous
01:09:07notamment en mer de Chine
01:09:09et puis ensuite
01:09:10en fait
01:09:10ce qu'on va surtout entendre
01:09:11au-delà des discussions
01:09:13dans les portes fermées
01:09:15ce sont des discussions
01:09:16économiques
01:09:17il suffit de voir
01:09:18la délégation
01:09:18la délégation officielle
01:09:21elle est partielle
01:09:21donc je vais essayer
01:09:22d'être transparent quand même
01:09:23mais moi
01:09:23dans cette liste
01:09:25je n'ai vu
01:09:25aucun spécialiste
01:09:26de la Chine
01:09:26aucun spécialiste
01:09:27de l'Iran
01:09:28il y a Pitek 7
01:09:29oui c'est le secrétaire
01:09:30à la guerre
01:09:30mais bon
01:09:30on ne peut pas
01:09:31imaginer que ce soit
01:09:32un cerveau immense
01:09:33de la stratégie militaire
01:09:34en revanche
01:09:35vous avez une liste
01:09:37hallucinante
01:09:38de CEOs
01:09:38c'est-à-dire de grands patrons
01:09:39qui ont vraiment
01:09:41la volonté
01:09:41de s'ouvrir
01:09:42à la Chine
01:09:43je pense évidemment
01:09:44à Elon Musk
01:09:45qui est dans l'avion
01:09:46avec le patron de Nvidia
01:09:47c'est-à-dire
01:09:47l'intelligence artificielle
01:09:48les microprocesseurs
01:09:49vous avez le patron
01:09:51de Boeing
01:09:51Boeing qui évidemment
01:09:53va essayer de signer
01:09:54un énorme contrat
01:09:55avec les compagnies
01:09:57chinoises
01:09:57et puis vous avez
01:09:58Tim Cook
01:09:58Apple
01:10:00comment ceux
01:10:00qui ont un iPhone
01:10:01voient que c'est
01:10:02dessiné en Californie
01:10:03mais construit en Chine
01:10:05et donc l'idée
01:10:06est de vraiment
01:10:07passer au-delà
01:10:08des tarifs douaniers
01:10:09et bien d'avoir
01:10:10une relation
01:10:10d'égal à égal
01:10:11mais économique
01:10:12il est là le gros du dossier
01:10:13du business
01:10:14du business
01:10:15ils seront 17
01:10:15c'est la liste
01:10:16en tout cas officielle
01:10:1717 patrons
01:10:18et patronnes
01:10:19surtout des patrons
01:10:19en l'occurrence
01:10:20avec quand on regarde
01:10:22effectivement la liste
01:10:23il y a la plus grande
01:10:23capitalisation boursière
01:10:25Nvidia
01:10:25Jensen Young
01:10:26qui est américano-taïwanais
01:10:28donc le symbole est là
01:10:30qui n'était au départ
01:10:31pas dans la liste
01:10:31pas invité par Donald Trump
01:10:34finalement
01:10:34et ce qui est intéressant
01:10:36c'est que c'est plus justement
01:10:37il ne peut plus
01:10:37les exporter en Chine
01:10:39actuellement
01:10:39or là il va y avoir
01:10:40tout un débat
01:10:41sur la possibilité
01:10:42que Donald Trump
01:10:43accède ou non
01:10:44à sa volonté
01:10:45de pouvoir refaire
01:10:46du business
01:10:47avec la Chine
01:10:48c'est ça aussi
01:10:48qui joue effectivement
01:10:49avec Boeing
01:10:50et la possibilité
01:10:51de signer le plus gros contrat
01:10:52la dernière fois
01:10:53la seule et unique fois
01:10:54où Donald Trump
01:10:54s'est rendu en Chine
01:10:55c'était en 2017
01:10:56le total c'était
01:10:57250 milliards
01:10:59de dollars
01:11:00de contrats
01:11:00qui avaient été signés
01:11:01vous voyez que l'enjeu économique
01:11:02il est gigantesque
01:11:04pour toutes ces compagnies
01:11:05voilà
01:11:06enjeu économique
01:11:06très important
01:11:07et donc finalement
01:11:08l'aspect iranien
01:11:09qui pourrait être réduit
01:11:10à la portion congrue
01:11:11on va y revenir
01:11:12dans un instant
01:11:12du coup
01:11:13Axel Meunier
01:11:13est-ce qu'on a le sentiment
01:11:14aux Etats-Unis
01:11:16que l'option guerre
01:11:18reprend du poil
01:11:19de la bête
01:11:23en tout cas
01:11:24clairement
01:11:24Donald Trump
01:11:25l'a souligné
01:11:26ces derniers jours
01:11:27il a d'abord
01:11:28annoncé
01:11:29qu'il voulait relancer
01:11:30l'opération liberté
01:11:31dans une version
01:11:32plus musclée
01:11:32qui ne se contentera
01:11:33pas seulement de guider
01:11:34a-t-il dit
01:11:35les navires
01:11:36à travers le détroit
01:11:37d'Hormuz
01:11:37et maintenant
01:11:38il y a effectivement
01:11:39cette possibilité
01:11:40qui n'a pas été
01:11:40officiellement annoncée
01:11:42par Donald Trump
01:11:43mais qui a été
01:11:44relayée
01:11:45par plusieurs sources
01:11:45médiatiques
01:11:46ici à Washington
01:11:47et effectivement
01:11:48la question
01:11:49c'est de savoir
01:11:50comment ce voyage
01:11:52en Chine
01:11:53va pouvoir peser
01:11:54sur la question
01:11:55de l'Iran
01:11:56est-ce que
01:11:56Donald Trump
01:11:57va vraiment demander
01:11:58à Pékin
01:11:59de peser
01:12:00et d'interférer
01:12:01auprès de Téhéran
01:12:03justement
01:12:04pour essayer
01:12:04peut-être
01:12:05d'essayer
01:12:06d'aller vers un accord
01:12:07avec les Etats-Unis
01:12:09ou bien
01:12:09est-ce que ça n'est
01:12:10qu'une pause
01:12:11une sorte de parenthèse
01:12:12avant que les Etats-Unis
01:12:13ne décident
01:12:13de reprendre
01:12:14ces frappes
01:12:15c'est toute la question
01:12:15qui se pose
01:12:16à l'heure actuelle
01:12:17d'autant plus
01:12:18que Donald Trump
01:12:19a jusqu'à présent
01:12:20à la fois
01:12:22utilisé les menaces
01:12:23est-ce qu'il les mettra
01:12:24un jour
01:12:25à exécution
01:12:26et en même temps
01:12:27il s'est montré
01:12:28très agacé
01:12:29par l'absence
01:12:30de réalisation
01:12:32des négociations
01:12:33il a parlé
01:12:34de torchon
01:12:34il a dit
01:12:35qu'il n'avait même
01:12:35pas lu le document
01:12:36iranien jusqu'au bout
01:12:37parce qu'il n'était
01:12:38pas satisfait
01:12:39de ce qui était
01:12:40proposé
01:12:41par Téhéran
01:12:42c'est la preuve aussi
01:12:43que les points d'achoppement
01:12:44sont encore très nombreux
01:12:45et que la réalité
01:12:47d'un accord
01:12:47semble en fait
01:12:48peut-être
01:12:48assez lointaine
01:12:50et effectivement
01:12:51pour toutes ces raisons
01:12:52la possibilité
01:12:54d'un retour
01:12:54des frappes
01:12:55même une campagne
01:12:56courte et massive
01:12:57comme il l'avait souligné
01:12:58il y a quelques semaines
01:12:59et bien
01:12:59c'est une possibilité
01:13:00qui est envisagée
01:13:01aujourd'hui
01:13:02mais encore une fois
01:13:02ça risque de beaucoup
01:13:03dépendre de ce voyage
01:13:04en Chine
01:13:05et puis il y a beaucoup
01:13:06de questions
01:13:06ce coup de massue
01:13:07il serait sur qui
01:13:08sur quoi
01:13:09et avec quels moyens
01:13:10on va voir ça avec vous
01:13:10général Pellistrandi
01:13:11les américains ont mené
01:13:13beaucoup de frappes
01:13:13il resterait
01:13:15petit morceau
01:13:16les côtes
01:13:17détruire toutes les batteries
01:13:19qui sont le long
01:13:19des côtes iraniennes
01:13:20oui en particulier
01:13:21si l'objectif
01:13:22est de rétablir
01:13:23la liberté de navigation
01:13:25dans le détroit
01:13:26dans Mouze
01:13:27parce qu'il ne menacerait
01:13:28plus les navires
01:13:28voilà
01:13:28voilà c'est ça
01:13:30donc ça veut dire quoi
01:13:31ça veut dire qu'il faudrait
01:13:31taper tout ce qui est
01:13:33voilà
01:13:33le littoral du nord
01:13:35du golfe arabo-persique
01:13:37en Iran
01:13:37donc vous voyez
01:13:38c'est quand même très grand
01:13:39c'est plusieurs centaines
01:13:40de kilomètres
01:13:41et de zones
01:13:42très montagneuses
01:13:44avec des falaises
01:13:45les îles aussi
01:13:46donc c'est vraiment
01:13:47un ensemble très complexe
01:13:48là encore
01:13:49si l'objectif
01:13:50c'est de pouvoir garantir
01:13:51la sécurité
01:13:52de la navigation
01:13:53regardez
01:13:54on a cet exemple
01:13:55c'est un pétrolier
01:13:56alors
01:13:56et
01:13:57les petits points
01:13:58que l'on voit ici
01:13:59c'est cette fameuse
01:14:01flotte moustique
01:14:01et imaginez
01:14:03un pétrolier
01:14:04agressé par cette flotte moustique
01:14:06il faut détruire
01:14:07toutes ces petites vedettes
01:14:09qui vont très vite
01:14:10ça veut dire quoi ?
01:14:11ça veut dire qu'il faut
01:14:12beaucoup notamment
01:14:13d'avions
01:14:14ou d'hélicoptères de combat
01:14:15qui sont en permanence
01:14:17sur la zone
01:14:18pour aller détruire
01:14:19cette flotte moustique
01:14:21et ça c'est extrêmement difficile
01:14:23puisque
01:14:23cette flotte moustique
01:14:25elle peut être
01:14:25elle est cachée
01:14:26dans des tunnels
01:14:27dans des grottes
01:14:28qui sont le long
01:14:29de ces centaines
01:14:30de kilomètres de côte
01:14:32et donc ça veut dire
01:14:32beaucoup de moyens militaires
01:14:34qu'il faudra maintenir
01:14:36sous pression
01:14:3824 heures sur 24
01:14:40pendant des jours
01:14:40voire des semaines
01:14:41donc pour ça
01:14:42il y a toute cette armada
01:14:43il y aurait aussi
01:14:43on l'imagine
01:14:44des bombardements
01:14:45sauf que là
01:14:46c'est beaucoup moins précis
01:14:47et oui
01:14:47et c'est ça le problème
01:14:48si on en arrive
01:14:49à ces bombardements massifs
01:14:51ça c'est des images
01:14:53d'archives
01:14:54de B-52
01:14:55parce que si vous tirez
01:14:56des quantités de bombes
01:14:58quel est le risque
01:14:58et bien peut-être
01:14:59que vous allez détruire
01:15:00la flotte moustique
01:15:01mais il y a des populations
01:15:02civiles
01:15:03il y a Bandarabas
01:15:03le grand port
01:15:04un demi-million d'habitants
01:15:05exactement
01:15:06et là
01:15:07vous ne pouvez pas faire
01:15:08la distinction
01:15:08entre les installations
01:15:09à caractère militaire
01:15:11et puis
01:15:12ce qui est civil
01:15:13d'autant plus que
01:15:14les iraniens
01:15:15en tout cas
01:15:16le régime iranien
01:15:17c'est très bien
01:15:18mélanger
01:15:19en quelque sorte
01:15:20au sein de la population
01:15:21ces moyens militaires
01:15:22donc les risques
01:15:23seraient considérables
01:15:24risques donc
01:15:24pour les civils
01:15:25notamment
01:15:26et puis surtout
01:15:26Adel Bakawan
01:15:28après on fait quoi ?
01:15:29Enfin une fois qu'on a tapé
01:15:30la situation
01:15:31n'aura pas bougé
01:15:32sur le plan
01:15:33Oui mais c'est ça
01:15:34la bonne question
01:15:35pour quel objectif ?
01:15:36Quel est l'objectif ?
01:15:38Quelle est la perspective ?
01:15:39Est-ce qu'on veut bloquer
01:15:40l'eau plus trop l'iranien ?
01:15:41Eh bien l'eau plus trop l'iranien
01:15:43est déjà bloqué
01:15:44par définition
01:15:44avec l'eau bleue
01:15:45que c'est américain
01:15:47Est-ce que c'est pour
01:15:48la réouverture
01:15:49du détroit d'hormoz ?
01:15:50Bah lorsque les iraniens
01:15:51frappent à partir du Machad
01:15:53à partir du Téhéran
01:15:54à partir du Chiraz
01:15:55à partir de n'importe quelle province
01:15:56avec leurs missiles
01:15:57balistiques intelligents
01:15:59leurs missiles
01:16:00de croiseur
01:16:01lorsqu'ils frappent
01:16:02un bateau
01:16:04dans le détroit d'hormoz
01:16:05quelle société
01:16:06d'assurance
01:16:07pourrait prendre
01:16:08le reste ?
01:16:08Autrement dit
01:16:10si l'objectif
01:16:11n'est pas clair
01:16:12si l'objectif
01:16:12c'est ramener
01:16:14les passes d'Aran
01:16:15à la table
01:16:15de négociation
01:16:16dans ce cas-là
01:16:17cette opération
01:16:18nous sert
01:16:18c'est ce que j'allais vous demander
01:16:19c'est-à-dire que ça va renforcer
01:16:20en fait les iraniens
01:16:22s'il y a une nouvelle opération
01:16:23oui absolument
01:16:24une fois on frappe
01:16:25une fois on détruit
01:16:26est-ce que les américains
01:16:27sont disposés
01:16:28à envoyer les forces spéciales
01:16:30pour sécuriser la côte
01:16:32bien sûr
01:16:32la réponse est non
01:16:33est-ce que cette opération
01:16:35permet de ramener
01:16:36les iraniens
01:16:37à la table de négociation
01:16:38pour capituler
01:16:39bien sûr que non
01:16:40est-ce que les bateaux
01:16:41passeront par le détroit d'hormoz
01:16:43bien sûr que non
01:16:44autrement dit
01:16:45Donald Trump
01:16:46n'a pas de choix
01:16:47s'il doit utiliser
01:16:48l'option militaire
01:16:49l'option ne peut être
01:16:50qu'une action radicale
01:16:53contre les centrales électriques
01:16:55qui mettrait
01:16:56la république islamique d'Iran
01:16:57qui mettrait l'état
01:16:58en situation
01:16:59de panne généralisée
01:17:01cette idée amirale
01:17:01d'un coup fatal
01:17:02parce que le problème
01:17:03aujourd'hui
01:17:03c'est qu'en fait
01:17:03personne n'a perdu
01:17:05personne n'a gagné
01:17:06cette guerre
01:17:06et pour un bon moment
01:17:08personne n'aura perdu
01:17:09ni personne n'aura gagné
01:17:10parce que même
01:17:10attaquer et essayer
01:17:11de clarifier tout le détroit
01:17:13d'hormoz
01:17:13est extrêmement compliqué
01:17:15parce qu'il peut y avoir
01:17:16en plus de toutes ces
01:17:17batteries côtières
01:17:18ou sites de départ
01:17:20de flotte boostique
01:17:21entre parenthèses
01:17:22c'est très joli
01:17:22flotte boostique
01:17:23ça fait bien
01:17:23c'est comme flotte fantôme
01:17:24ça plaît à tout le monde
01:17:25bon derrière
01:17:26il y a des réalités
01:17:27beaucoup plus importantes
01:17:27les missiles qui sont
01:17:28à 20-30 km à l'intérieur
01:17:30donc il ne suffit pas
01:17:31de nettoyer la côte
01:17:32il faudrait presque
01:17:33nettoyer l'intérieur du pays
01:17:34parce que vous avez
01:17:35des missiles quand même
01:17:35c'est compliqué
01:17:36de frapper un bateau
01:17:37avec un missile
01:17:38balistique ou autre
01:17:39mais vous avez des missiles
01:17:40à guidage initial
01:17:42en GPS
01:17:42donc les satellites
01:17:44et puis ensuite
01:17:45à recherche terminale
01:17:46alors bon
01:17:47il faut être sûr
01:17:48que le bateau
01:17:49qu'on va frapper
01:17:49n'est pas un bateau ami
01:17:51mais donc
01:17:51si vous voulez
01:17:52je suis d'accord
01:17:53avec monsieur Bakawan
01:17:53c'est que
01:17:54ça n'apporterait pas
01:17:56d'éléments décisifs
01:17:57simplement
01:17:57ça montrerait
01:18:00au peuple
01:18:01et de la part de Trump
01:18:02qu'il fait quelque chose
01:18:03alors il fait quelque chose
01:18:05alors lui
01:18:05c'est qu'il connaît
01:18:05que la massue
01:18:06et les Iraniens
01:18:07connaissent le star
01:18:09vraiment l'art de l'évitement
01:18:11et ça veut porter des réponses
01:18:14tout à fait adaptées
01:18:16chaque fois
01:18:17quelques fois
01:18:17qui nous surprennent aussi
01:18:18mais moins que les réponses de Trump
01:18:21donc pour l'instant
01:18:22moi je vois un gros blocage
01:18:24et comme ça a été souligné
01:18:25il me semble qu'effectivement
01:18:27en Chine
01:18:27ce sera peut-être davantage
01:18:29le côté business
01:18:30qui va prendre
01:18:31simplement
01:18:31avec une première chose
01:18:34c'est que
01:18:34les business qui sont signés
01:18:35240 milliards etc
01:18:36après sont-ils exécutés
01:18:38parce que vous avez
01:18:39les droits de droite
01:18:39etc
01:18:40donc les promesses
01:18:41n'engagent que ceux
01:18:42qui veulent bien l'entendre
01:18:43et en marge de ça
01:18:44il y a la France
01:18:44qui va donc proposer
01:18:45en Roselyne aux Nations Unies
01:18:46un cadre
01:18:47une mission
01:18:48neutre et pacifique
01:18:49c'est ce qu'a annoncé
01:18:50le président de la République
01:18:52à Nairobi
01:18:52en marge du sommet
01:18:54Africa Forward
01:18:56on doit obtenir
01:18:57la réouverture
01:18:58sans condition
01:18:59sans péage d'Hormuz
01:19:01en démantelant
01:19:02tous les blocus
01:19:03et vraiment
01:19:04en ayant ce dialogue
01:19:04d'exigence
01:19:05à l'égard de l'Iran
01:19:06et nous
01:19:07nous avons proposé
01:19:08nous allons prendre
01:19:09une initiative
01:19:10aux Nations Unies
01:19:11avec quelques autres pays
01:19:12pour proposer le cadre
01:19:13en ce sens
01:19:14totalement neutre
01:19:15pacifique
01:19:16et nous proposons
01:19:17une mission ad hoc
01:19:18on est 50 pays
01:19:18qu'on a réunis
01:19:19avec les britanniques
01:19:20pour permettre
01:19:20de faire ce travail
01:19:21voilà
01:19:22fixez les règles
01:19:23de cette mission neutre
01:19:24Marie Roux
01:19:24on vous retrouve
01:19:25avec Thomas Boutin
01:19:26en direct de Doha
01:19:27au Qatar
01:19:27quels pourraient être
01:19:28les contours
01:19:29de ce plan
01:19:32et bien ce que l'on sait
01:19:33en tout cas
01:19:34c'est qu'Emmanuel Macron
01:19:35veut s'assurer
01:19:35d'avoir le soutien
01:19:36international
01:19:37le chef de l'état
01:19:38annonce donc
01:19:39un projet
01:19:39de résolution
01:19:40pour le détroit
01:19:41d'Hormuz
01:19:42au conseil de sécurité
01:19:43de l'ONU
01:19:44à la communauté internationale
01:19:47car l'objectif
01:19:47est double
01:19:48pour Emmanuel Macron
01:19:49il va falloir
01:19:50légitimer
01:19:50la coalition
01:19:51franco-britannique
01:19:53pour rouvrir
01:19:53le détroit d'Hormuz
01:19:54pour le sécuriser
01:19:55mais également
01:19:56fixer les règles
01:19:57un cadre
01:19:57pour faire ceci
01:19:59pour faire cela
01:19:59c'est à dire
01:20:00qu'il va falloir
01:20:01escorter
01:20:02savoir comment on escorte
01:20:03les navires commerciaux
01:20:04comment on démine
01:20:05le détroit
01:20:05et puis enfin
01:20:06comment on rétablit
01:20:07la liberté de naviguer
01:20:09dans le détroit d'Hormuz
01:20:10en fait Paris
01:20:11veut décorréler
01:20:12la situation
01:20:13du détroit d'Hormuz
01:20:14aux négociations
01:20:15qui sont en train
01:20:16d'être faites
01:20:17entre Washington
01:20:17et Téhéran
01:20:18et puis au reste
01:20:19du conflit
01:20:20car les négociations
01:20:21pour l'instant
01:20:21elles sont au point mort
01:20:22c'est pourquoi
01:20:23la France propose
01:20:24un cadre alternatif
01:20:25avec Londres
01:20:26et via l'ONU
01:20:27sur le plan militaire
01:20:28le porte-avions Charles de Gaulle
01:20:30lui a passé la mer rouge
01:20:32il se trouve actuellement
01:20:33dans le golfe d'Aden
01:20:34et il sera à proximité
01:20:35du détroit d'Hormuz
01:20:36dans les tout prochains jours
01:20:37pareil
01:20:38et bien pour le destroyer britannique
01:20:40qui doit se rendre
01:20:41sur zone
01:20:41très prochainement
01:20:42finalement
01:20:42les deux navires
01:20:44vont se prépositionner
01:20:45et attendre
01:20:46et bien que les conditions diplomatiques
01:20:48leur permettent
01:20:49d'intervenir
01:20:49pour sécuriser
01:20:50ce détroit d'Hormuz
01:20:51Patrick Sos
01:20:52j'ai du mal à croire
01:20:53qu'une telle initiative
01:20:54puisse peser
01:20:55compte tenu
01:20:56de la guerre
01:20:57à laquelle nous assistons
01:20:58depuis maintenant
01:20:58plus de 70 jours
01:20:59alors je vais le répéter
01:21:01c'est une initiative
01:21:02qui débutera
01:21:03au moment
01:21:04où il y aura
01:21:04à la fin
01:21:05une initiative
01:21:06vous l'avez dit
01:21:07neutre
01:21:08et surtout défensive
01:21:09en concertation
01:21:10avec les belligérants
01:21:11donc on appelle
01:21:12les Iraniens
01:21:13on appelle les Américains
01:21:14fermons les yeux
01:21:15imaginons qu'il y a eu
01:21:16un traité de paix
01:21:18qu'on s'entend
01:21:19sur le déblocage
01:21:21d'Hormuz
01:21:21le dossier nucléaire
01:21:22va rester
01:21:23il y aura une méfiance
01:21:24immense
01:21:25et réciproque
01:21:26entre les Iraniens
01:21:28les Américains
01:21:29mais aussi les pays du Golfe
01:21:30alors comment fait-on ?
01:21:31on essaye de rassurer
01:21:33ceux qui souhaitent sortir
01:21:35et rentrer
01:21:35je vois que tout le monde
01:21:36a les yeux
01:21:37sur un avion
01:21:38qui est sans doute
01:21:38Air France
01:21:39on essaye de rassurer
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