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  • il y a 7 minutes
Jérôme Durain, est en visite ce mardi matin à l’usine Stellantis de Sochaux pour soutenir et lever les inquiétudes autour de l’avenir de la filière automobile

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Transcription
00:00Et il est 7h46.
00:02Ici Belfort-Montbéliard.
00:04Premier sur l'actu local dans le Nord-Franche-Comté.
00:07Ici matin.
00:08L'invité d'ici matin, Thierry Comprenon, nous recevons ce matin le président de la région Bourgogne-Franche-Comté.
00:13Bonjour Jérôme Durin.
00:14Bonjour.
00:15Dans quelques instants, vous allez vous rendre à l'usine Stellantis de Sochaux.
00:18Une visite donc sur le thème de la filière automobile.
00:22Quel est votre sentiment justement sur cette filière que certains jugent à bout de souffle ?
00:26Nous sommes une grande région industrielle et on a des filières qui vont bien.
00:30L'énergie, le nucléaire, les transports, le luxe, une filière agroalimentaire.
00:35L'automobile c'est plus compliqué, on le sait.
00:37Il y a de grandes évolutions qui se passent au niveau mondial avec des chocs qui tiennent à l'électrification,
00:43qui tiennent à l'électronique.
00:44Et donc on est dans un entre-deux et on sait que c'est une inquiétude pour le territoire.
00:48Donc c'est pour ça que je suis venu ici.
00:49Une inquiétude pour ces lentistes mais également pour les très nombreux sous-traitants dans le Nord-Franche-Comté.
00:53Et certains sont très inquiets pour l'avenir, raccourir moyen terme.
00:57Est-ce que vous allez les rencontrer aujourd'hui ?
00:58J'en ai vu hier déjà beaucoup, j'en avais croisé assez régulièrement depuis que je suis président de région.
01:05Le sujet de la filière c'est qu'elle avance dans le brouillard.
01:10Stellantis lui-même, elle-même, l'entreprise Phare nous disait
01:13qu'on a du mal à s'adapter à des mouvements qui sont erratiques.
01:18Ça change d'un jour à l'autre.
01:19La position européenne 2035, la fin du thermique, ça a mis tout le monde en difficulté.
01:23La concurrence chinoise est féroce.
01:25Donc quand la filière elle-même avance dans le brouillard, c'est dur pour tout le monde jusqu'au sous
01:28-traitant.
01:29Alors quelle marge de manœuvre vous avez à la région de Golfe-Franche-Comté pour stimuler la filière auto ?
01:34Est-ce que vous êtes simplement des acteurs impuissants ?
01:36Non, on est une boîte à outils déjà.
01:39On a accompagné financièrement avec l'État l'aménagement de friches, des rachats de fonciers, des investissements dans des lignes.
01:47En 2019, on avait mis 7 millions d'euros quand même.
01:50On aide les sous-traitants, on aide l'électrification, on aide à la diversification.
01:54Par exemple, tout ce qui se fait autour de la défense, on pense que c'est une piste intéressante
01:59et qu'on peut trouver des évolutions économiques pour le secteur.
02:02Donc on aide tout ça.
02:04Est-ce que ce n'est pas le moment peut-être de diversifier cette filière automobile ?
02:07Bien sûr, vous avez raison, c'est un des sujets.
02:09Il ne faut pas l'abandonner, la filière automobile, évidemment.
02:11C'est un acquis ici, c'est des compétences, c'est encore des marchés.
02:15Mais effectivement, il faut aller regarder.
02:16C'est pour ça d'ailleurs que tout ce qui se fait sur la défense, moi je pousse beaucoup.
02:20Parce que je pense qu'il y a le moyen de retrouver des marchés pour des entreprises
02:24qui ont déjà commencé à faire évoluer leur carnet de commande vers la défense.
02:28Jérôme Durer, on a beaucoup parlé, vous le savez, ces derniers temps de l'évolution,
02:31pour le moins délicate de la filière hydrogène.
02:34Il faut continuer à investir dans l'hydrogène ?
02:36L'hydrogène, c'est compliqué parce que les symboles et les actualités sont assez contraires
02:42à notre intention de continuer.
02:44On a vu hier que des entreprises qui étaient très installées,
02:46Symbio licenciaient, 70% de ses salariés,
02:50avec beaucoup d'argent public reçu.
02:52On a des usages locaux qui patinent.
02:55Pour autant, moi je ne veux pas qu'on lâche, parce qu'un jour ça va marcher
02:58et il faut qu'on garde un acquis ici.
03:01C'est ici, en Orfranche-Comté, qu'on a les compétences, on a les laboratoires de recherche.
03:06Donc on va continuer autour d'une école de l'hydrogène,
03:08mais c'est sûr que le modèle économique se cherche encore.
03:10On a vu il y a quelques temps avec anciennement McPhee installé à Fontaine,
03:14certains parlent d'une coquille vide.
03:17Est-ce que vous pensez que justement cette filière hydrogène,
03:20dont on parle depuis des années maintenant, va enfin commencer à démarrer ?
03:24Il y a eu une époque où dans ce pays, on avait de grandes politiques industrielles.
03:28On a fabriqué Ariane et Airbus, le TGV, le parc électronucléaire.
03:33Il nous manque ces chefs de fila, cette vision stratégique.
03:38Et sur une filière hydrogène, il faudrait un choix national beaucoup plus puissant.
03:42Et moi j'appelle ça de mes voeux.
03:43C'est-à-dire qu'au niveau politique, au plus haut niveau gouvernement,
03:45il n'y a pas de choix clair selon vous ?
03:47C'est-à-dire que dans l'économie mondialisée, on est un peu balotté
03:51et que certains grands pays, comme la Chine, ont une vision très très organisée,
03:57très planifiée de leur économie.
03:59Et nous, quand on suit les vagues et les aléas de l'économie,
04:04forcément on subit.
04:05Et je pense qu'il faut qu'on soit plus volontariste.
04:07On va parler à présent de l'inquiétude en ce moment des automobilistes.
04:10Le prix de l'essence, le conseil régional s'est appliqué ces derniers temps
04:14avec le ticket mobilité.
04:16Pour les automobilistes, on en est où ?
04:17Pour les automobilistes, ce ticket mobilité, c'est quand même le moyen
04:21d'avoir 40 euros payés pour ceux qui travaillent à plus de 30 kilomètres.
04:29Je pense que plus d'entreprises peuvent en bénéficier.
04:33On ne peut pas travailler sur le prix à la pompe parce que ça n'a aucun sens.
04:35Nous, ça nous coûterait des fortunes et ça ne rapporte rien aux gens.
04:37En revanche, ça c'est un bon moyen d'essayer d'alléger la facture.
04:39Vous allez le maintenir, voire l'amplifier dans les semaines qui viennent ?
04:42On en fait la communication pour que davantage de Bourguignon-Franc-Antoine en profite.
04:46Mais on va le maintenir.
04:47On essaye de travailler sur tous les aspects du pouvoir d'achat.
04:50Il n'y a pas que ça que la région fait.
04:51Il y a les transports scolaires, il y a la restauration scolaire,
04:54il y a les tarifs de déplacement en car à 2 euros, Mobigo, qui c'est imbattable.
04:59Donc voilà, on fait déjà beaucoup de choses pour le pouvoir d'achat.
05:01Pour un meilleur maillage du territoire également ?
05:03Oui, pour que les gens puissent se déplacer.
05:05Parce qu'on sait que la mobilité, c'est une des conditions de la vitalité de notre région.
05:08Notre région a un gros problème démographique.
05:10Ça, c'est un sujet à venir.
05:11Et pour que les gens puissent rester là où ils sont,
05:13notamment quand ils sont en campagne, il faut de la mobilité.
05:15Merci beaucoup, Jérôme Durin.
05:16Je rappelle que vous êtes le président de la région Bourgol-Franche-Monté
05:18et que vous allez maintenant vous rendre du côté de l'usine Stellantis de Sochaux
05:21pour une visite sur le thème de la filière automobile.
05:24Merci beaucoup.
05:24Merci beaucoup.
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