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00:02Ici Moscou, les francophones parlent aux francophones.
00:15Ici Moscou, les français parlent aux français, les francophones parlent aux francophones.
00:19Bienvenue dans votre émission politique préférée en direct sur RT en français.
00:30Aujourd'hui, nous allons évidemment parler des cérémonies du 9 mai à Moscou, hautement symboliques, de la guerre en Iran
00:35et du contrôle sous question du détroit d'Hormuz, ainsi que des dérives européennes de l'Arménie.
00:42Conformément à la décision du commandant en chef suprême des forces armées russes, Vladimir Poutine, un cessez-le-feu est
00:50décrété les 8 et 9 mai 2026 à l'occasion de la célébration de la victoire du peuple soviétique lors
00:57de la grande guerre patriotique.
00:59Nous espérons que la partie ukrainienne suivra cet exemple.
01:04Voilà, ça c'est le communiqué qui a été annoncé par le Kremlin pour précisément cette trêve, puisque ce geste
01:11était une invitation adressée aux Ukrainiens à s'unir avec la Russie pour célébrer cette victoire commune.
01:176,5 millions d'entre eux ont servi au sein de l'armée rouge et c'est bien ce souvenir
01:22que le régime de Kiev souhaite effacer.
01:24En réponse, Volodymyr Zelensky a annoncé un cessez-le-feu le 6 mai, sans expliquer les raisons du choix de
01:30cette date.
01:33Nous annonçons une trêve à partir de minuit dans la nuit du 5 au 6 mai. Dans l'intervalle de
01:38temps restant, il est réaliste de mettre en place cette trêve.
01:42À compter de l'heure indiquée, nous agirons symétriquement.
01:46La Russie n'a pas daigné répondre à la proposition du chef du régime de Kiev, qui n'aura d
01:50'ailleurs pas tenu longtemps, puisque la Crimée, dans la matinée du 6 mai, s'est réveillée sous les bombardements.
01:56Volodymyr Zelensky a également fait savoir que la bonne tenue du défilé russe dépendait de lui.
02:03Si cet homme à Moscou, qui ne peut vivre sans la guerre, ne s'intéresse qu'à un seul défilé
02:08et rien d'autre, c'est une autre histoire.
02:11L'Ukraine est prête à œuvrer pour la paix. L'Ukraine aspire à mettre fin à cette guerre dans la
02:16dignité.
02:17La Russie en est arrivée au point où son principal défilé dépend désormais de nous.
02:22Et ce signal clair doit être mené à son terme.
02:26Le ministre russe de la Défense a prévenu des conséquences si l'Ukraine décidait de passer à l'acte et
02:31de perturber le défilé.
02:35Le 4 mai 2026, le ministère russe de la Défense a publié une déclaration officielle au sujet des menaces du
02:42régime de Kiev de frapper Moscou lors d'une fête sacrée pour tous les Russes, le jour de la victoire
02:47dans la grande guerre patriotique.
02:49Le ministère russe des Affaires étrangères appelle instantanément les autorités de votre pays, les dirigeants de votre organisation,
02:57à traiter cette déclaration avec la plus grande responsabilité et à assurer l'évacuation anticipée de Kiev du personnel des
03:04missions diplomatiques et autres représentations,
03:08ainsi que des citoyens, compte tenu du caractère inévitable d'une frappe de riposte des forces armées russes contre Kiev,
03:15y compris contre les centres de prise de décision, dans le cas où le régime de Kiev mettrait en œuvre
03:21ses intentions criminelles et terroristes durant les jours de célébration de la grande victoire.
03:27Ce qu'il faut savoir, c'est que ces menaces de Zelensky détonnent avec l'histoire de sa famille, puisque
03:31le grand-père de Volodymyr Zelensky était un héros de guerre.
03:35Et que dans sa campagne qu'il a amenée à la présidence en 2019, il n'était question que de
03:40réconciliation avec la Russie, que de réconciliation avec les minorités russes en Ukraine.
03:46Comment vous expliquez, Laurent Braillard, cette bascule, finalement, cet alignement sur la partie bandériste, c'est ça dont il est
03:53question, de Volodymyr Zelensky vis-à-vis de son entourage ?
03:59Il est un petit peu coincé, évidemment, les bandéristes sont dans son dos, on le sait, ils ont menacé à
04:04plusieurs reprises, justement, s'ils voulaient négocier de marcher sur Kiev.
04:08Ils l'ont dit, alors bien sûr, des bandéristes secondaires, mais il n'empêche qu'il les a dans le
04:13dos, donc il est un peu coincé.
04:14La date du 5 et 6 mai me surprend énormément, je ne sais pas d'où ça sort et pourquoi.
04:19Ils ont déplacé, ils sont passés du 9 mai au 8 mai, donc en fait, peut-être que pour lui,
04:22il a voulu avancer un petit peu avant, mais c'est vrai que ça n'a strictement aucun sens.
04:25Aucun sens, oui. Et d'ailleurs, dans le discours, il parlait de sens, mais on ne sait pas où le
04:29trouver.
04:30En tout cas, je pense que c'est des paroles en l'air, enfin, je l'espère, très sincèrement.
04:35Justement, parce que c'est quand même, pour être honnête, ce qu'il a dit, frapper un défilé à Moscou
04:41le 9 mai, ça s'appelle un crime de guerre.
04:43Non, puis surtout, cette guerre, la victoire, c'est celle de tout le monde libre.
04:47Donc c'est aussi celle de l'Ukraine de l'époque, c'est aussi celle de la France, etc.
04:51De l'époque, mais justement, en Ukraine aussi, il y avait différents camps quand même, et on retrouve les petits
04:56Azov aujourd'hui, qui sont les dignes descendants de cette autre Ukraine, malheureusement.
05:01Gilles Rémy, justement, j'ai peut-être raté quelque chose, vous qui suivez l'actualité française.
05:08Quand Zelensky a menacé de frapper le défilé du 9 mai, il y a eu une réaction officielle pour condamner
05:14ces paroles chez les hommes politiques, français, dans les médias français.
05:19Moi, je ne l'ai pas vu, mais je l'ai peut-être raté.
05:21C'est même pire que ça, c'est qu'il l'a dit devant les représentants européens, les représentants de
05:2827 pays, sur cette espèce de coalition qui avait été montée par Macron en 2022.
05:34C'était à Yerevan, je pense qu'on va peut-être revenir là-dessus.
05:37– Non, on reviendra dessus après.
05:38– Et on a un chef d'État qui est d'un État failli, qui ne vit que grâce aux
05:45aides occidentales européennes, qui menace le défilé qui symbolise quand même la plus grande victoire de l'Europe,
05:55mais qui est due en grande partie à l'armée soviétique.
06:00Personne n'a bronché, personne n'a bronché.
06:03Donc non seulement il n'y a pas de communiqué, mais à Yerevan, aucun représentant n'a émis la moindre
06:09réserve.
06:10– Comme on dit, qui ne dit mot consent, malheureusement.
06:13Là, on arrive quand même dans la co-belligérance un petit peu.
06:17Thierry, dites-moi, justement, si on continue sur cette idée,
06:21comment vous expliquez que ces élites européennes qui étaient toutes présentes et qui ont entendu ces menaces derrière n'aient
06:29pas réagi ?
06:30Pour elles, c'est un but de transformer cette guerre en terrorisme ou simplement elles font semblant de ne pas
06:36entendre et ça les arrange ?
06:37– Oui, il faut maintenir un peu la pression et justifier un peu leurs dépenses folles en armement et en
06:45aide militaire à l'Ukraine.
06:49C'est l'occasion aussi pour moi de purger un manque, comme on dit en psychanalyse, si ça a un
06:54sens.
06:55Il y a toujours cette rhétorique antifasciste sur le monde libre qui a finalement gagné le 9 mai 1945.
07:01Je comprends, c'est effectivement un événement majeur et un événement fondateur du récit national russe.
07:09Mais ce n'est plus exactement l'ennemi aujourd'hui.
07:11L'ennemi, c'est, à mon avis, le globalisme sous bannière américaine.
07:19– En tout cas, c'est un instrument quand même, le nazisme, il est quand même bien utilisé.
07:22– Le nazisme comme le fascisme, qu'on confond facilement en plus,
07:28alors que ce sont quand même deux choses différentes, sont morts tous les deux en 1945.
07:33– Ça, c'est un point qui se discute justement.
07:35– Non, mais on sait très bien, et Laurent le sait mieux que moi,
07:40les gens d'Azov ou les Occidentaux qui les rejoignent,
07:45c'est d'abord et avant tout des têtes molles, des paumés qui sont instrumentalisés par les globalistes.
07:51– Justement, si on continue là-dessus, parce qu'ils sont instrumentalisés,
07:55mais ils existent quand même.
07:56On voit les lois de ségrégation raciale en Ukraine,
08:00on voit la symbolique nazie qui est reprise et qui est mise en place.
08:04À votre avis, Kamal, est-ce que nous sommes réellement dans une forme de résurgence,
08:10ce qui est la position de la Russie du néo-nazisme,
08:12qu'ils soient instrumentalisés, que ce soit la finalité, c'est autre chose,
08:15ou plutôt comme la position de Thierry, c'est un voile en fait,
08:21derrière lequel se cacheraient les élites globalistes ?
08:25– Ça pourrait être des poignes cachées, peu importe.
08:28– Je pense que c'est un peu plus profond que ça,
08:35parce que quand on regarde un peu la situation globale,
08:40les guerres qui se propagent un peu partout
08:42et toutes les agressions qui se propagent un peu partout
08:46sur fond d'une crise systémique, économique et sociale,
08:53moi j'ai bien peur que justement la carte du nazisme,
08:57même si on ne va pas l'appeler le nazisme ou le fascisme,
09:01ne soit pas…
09:02– C'est une forme de néo-nazisme.
09:03– Voilà, elle pourrait bien servir de, disons, de moyens,
09:11pas forcément pour attaquer les autres pays,
09:15parce que la Russie ce n'est plus l'Union soviétique de 1941,
09:20les moyens de mettre à genoux n'importe quel agresseur en quelques minutes,
09:25mais en revanche, ce qui est, il me semble, très dangereux,
09:29c'est la situation qui pourrait prévaloir justement en Europe,
09:34aux Etats-Unis, ou dans une crise absolument…
09:39qui soit très très compliquée,
09:42j'ai bien peur que cela,
09:44que c'est une carte qui pourrait tétiller pas mal de sorciers apprentis.
09:51– En tout cas, on le voit revenir aussi dans les pays d'Europe.
09:53– Oui, bien sûr, les donies, les oustaches y croates, etc.,
09:57on les retrouve partout, en Hongrie aussi,
10:00bien que, bien sûr, la Hongrie était encore notre amie il n'y a pas si longtemps,
10:03enfin, on les retrouve un peu partout,
10:04et les mercenaires qui viennent en Ukraine sont très marqués politiquement.
10:08– Pour de nombreux pays de l'Union Européenne,
10:10la commémoration de la victoire du 9 mai n'est pas forcément un bon souvenir.
10:13C'est le cas des Etats baltes,
10:14qui ont passé la dernière décennie à déboulonner les statuts
10:17des héros de la Grande Guerre Patriotique.
10:19Ils sont même allés jusqu'à interdire le survol de leur territoire
10:23au Premier ministre slovaque, Robert Fitzow,
10:25qui doit se rendre aux commémorations.
10:27Ce dernier, on a rappelé l'importance.
10:32– Dois-je avoir honte d'aller à Moscou
10:34et de déposer des œillets rouges sur la tempe du soldat inconnu de l'armée rouge ?
10:39Suis-je censé avoir honte de faire cela ?
10:41Après tout, ce sont des dizaines de milliers de soldats
10:43de l'armée rouge et de l'armée roumaine
10:45qui sont venus sur notre territoire.
10:48Ils l'ont libéré et qui, en même temps, y ont laissé leur vie.
10:51– Le récit de la Seconde Guerre mondiale a évolué au rythme de la propagande.
10:57Selon les sondages de l'IFOB qui ont été réalisés au cours des années successives,
11:02les Français, qui croyaient en majorité que la victoire était due à l'armée rouge,
11:06donc juste après la guerre, comme on le voit,
11:08se sont mis à croire que c'était les États-Unis
11:11qui avaient fourni l'effort de guerre principale.
11:15– Je m'adresse de nouveau à l'historien Laurent Braillard.
11:19Nous, Français, on a vu débarquer l'armée américaine sur nos plages.
11:23Ça explique qu'on est en soi un peu obsédé par cette image du soldat américain qui débarque,
11:28mais cette bascule qui pouvait s'expliquer pendant la guerre froide,
11:34puisque le bloc communiste était notre adversaire,
11:37aujourd'hui ne s'explique plus.
11:39C'est délibéré ou c'est simplement l'ignorance globale qui est en train de l'emporter ?
11:43– Il faut quand même comprendre que le général de Gaulle avait refusé,
11:46et a toujours refusé, de célébrer le 6 juin 1944,
11:49et le premier président qui l'a fait, c'est en 1984, c'est François Mitterrand.
11:54Donc en fait, finalement, les chiffres, c'est assez marrant,
11:55puisque de Gaulle le refusait parce que la France n'avait pas été invitée,
12:00prévenue, intégrée, et qu'il y avait ce projet d'occupation américaine,
12:03l'AMGOT, en France.
12:06Donc là, il est assez évident que la propagande a marché.
12:08Le révisionnisme, évidemment, parce qu'il y a un vrai révisionnisme historique
12:12qui frappe aussi l'armée rouge, les vagues humaines, ça n'a jamais existé, etc.
12:16On pourrait aller très loin.
12:18Et là, c'est assez certain que l'évolution est triste.
12:20– Et quels sont les instruments qui ont été mis en place justement pour accentuer ?
12:24– Des films ?
12:26– Alors par exemple, le film de Jean-Jacques Hannault, Stalingrad 2001.
12:31Donc on voit des vagues humaines, il y a des méchants qui sont derrière.
12:34Ils n'ont pas d'armes, il y en a un qui porte un fusil, l'autre les cartouches et
12:37l'autre, il n'a rien.
12:38– Parce qu'en Russie, quand on parlait du film Stalingrad, on pense à un autre film.
12:41– Oui, bien sûr.
12:41– Mais vous savez que derrière, il y a eu un jeu vidéo qui s'appelle Call of Duty
12:45et qui a repris ce film et ensuite, ça part dans les jeunes cervelles.
12:50Et le tour est joué.
12:51Et ensuite, ça devient l'histoire alors que c'est une révision.
12:53– Gilles Rémy, il y a eu aujourd'hui quand même à Paris une certaine célébration, on va dire, du
13:018 mai
13:02qui a été organisée par Macron, à laquelle nous avons vu des drapeaux ukrainiens dans la foule.
13:08Ce qui est quand même assez surprenant.
13:11Parallèlement, étrangement, cette année aussi, l'ambassade de France à Moscou
13:16n'a pas organisé de célébration du 8 mai ici.
13:20Pourtant, quand même, c'est aussi son rôle.
13:22À votre avis, quelle est la signification justement de cette évolution,
13:26non seulement du discours, mais même on voit dans les protocoles en fait ?
13:31– Oui, il est de plus en plus clair que le 8 mai et le 9 mai, célébrés en Russie,
13:37gênent de plus en plus.
13:38Et là, je crois qu'on assiste à une forme d'instrumentalisation pour lui donner une autre signification.
13:48Aujourd'hui, leur rêve à cette élite européenne,
13:52c'est de diriger le symbole de la libération,
13:58de faire en sorte que l'adversaire de demain, ce soit la Russie.
14:02C'est de plus en plus clair.
14:03– C'est un peu déjà l'ennemi d'aujourd'hui dans leur doctrine, de toute façon.
14:06– De voir au moment du 8 mai des drapeaux ukrainiens qui est quand même dirigé aujourd'hui avec un
14:12régime
14:13qui a une forme de complaisance envers l'idéologie nazie.
14:19D'ailleurs, je voudrais attirer votre attention sur le communiqué de Zelensky,
14:23puisqu'il parle de 5 ou 6 millions d'Ukrainiens qui ont participé à la libération.
14:29À aucun moment, il ne cite l'armée soviétique, mais il parle d'Ukrainiens dans plusieurs armées.
14:36Quelles sont les autres armées ?
14:37– Quelles sont ces différentes armées ?
14:38– Est-ce que ça signifierait que la nouvelle interprétation,
14:41c'est que Bandera et son armée auraient finalement contribué à la victoire contre les nazis ?
14:47– C'est un discours en Ukraine, ils ne disent pas qu'ils n'étaient pas pro-nazis,
14:50ils disaient qu'en fait, ils luttaient contre l'occupation entre guillemets par eux-mêmes,
14:55en massacrant notamment les populations locales.
14:59Justement, continuons sur cette transformation.
15:03Thierry, est-ce que tout ce mouvement, en fait, ne s'inscrirait pas dans une forme de prolongation
15:08de la doctrine américaine du rollback, qui a été lancée lors de la guerre froide ?
15:13Mais finalement, aujourd'hui, on en voit les prolongations.
15:15– Absolument, oui, alors sur la question des perceptions, évidemment,
15:18on a des perceptions contrastées entre la France et la Russie,
15:22parce qu'on n'a pas vécu exactement la même guerre.
15:24Mais, comment dire, l'événement fondateur du XXIe siècle,
15:29c'est effectivement la Russie qui met son pied aux fesses des Américains le 24 février 2022.
15:35C'est ça qui compte aujourd'hui.
15:37– Alors, continuons justement sur cette forme de guerre de l'information.
15:40Je ne sais pas si vous avez entendu, Barrault, notre cher ministre,
15:45a déclaré qu'il fallait lancer une forme de guerre cognitive,
15:52c'est-à-dire une guerre de l'information et ouvrir des fronts de guerre de l'information,
15:57une trentaine pour lui de zones de guerre quand même.
15:59Est-ce qu'à votre avis, on va réellement ouvrir, entre guillemets,
16:04les Occidentaux vont réellement ouvrir un nouveau front,
16:07indépendamment de l'aide qui est apportée à l'Ukraine, etc.,
16:10pour essayer, en fait, de réellement construire cette figure de l'ennemi,
16:16ou d'ailleurs pour faire quoi, en fait ?
16:17– Oui, bien sûr.
16:20Le problème, c'est que, comme ça s'est passé dans la Deuxième Guerre mondiale,
16:27c'est-à-dire que, quand il y a une crise,
16:30une crise apparemment qui met les sociétés dans une situation un peu inextricable,
16:39le choix le plus facile que les élites politiques prennent,
16:43c'est celui de la guerre, au lieu de faire face, justement,
16:46et d'aller dans la profondeur.
16:48– Parce que là, il y a déjà de la communication de guerre.
16:50Qu'est-ce qu'il veut faire de plus ?
16:51On est déjà en pleine propagande de guerre en principe.
16:53– Alors, maintenant, il y a la même situation
16:56qui est encore plus terrible que dans les années 30.
17:00Il y a apparemment un plan de réarmement.
17:03Je ne sais pas pourquoi ils veulent se réarmer.
17:05Quel est le but ?
17:07Mais aussi, il me semble que ce qu'ils cherchent vraiment à faire,
17:13c'est d'abord minimiser le rôle de l'Union soviétique
17:17dans la victoire sur le nazisme.
17:25Disons les choses qui ont même le sens.
17:26Ce sont les soviétiques qui ont brisé le nazisme.
17:28Ce ne sont pas les armées occidentales.
17:31– On s'était ensemble, quand même.
17:33– Oui, mais je veux dire que…
17:34– La Russie aussi reconnaît qu'ils étaient ensemble.
17:36– Oui, oui, oui.
17:37– C'est justement aussi cette alliance qui a fait.
17:38– Mais ce qui est sur le plan stratégique,
17:41vraiment sur le plan stratégique,
17:43en particulier après la bataille de Stalingrad,
17:46ce sont les soviétiques qui ont mis fin,
17:50disons, à toutes les capacités d'initiative,
17:53de nouvelles initiatives.
17:55Mais ce qui est…
17:56La bataille-là cognitive,
17:59on veut montrer que ce sont les Allemands uniquement
18:02qui ont attaqué l'Union soviétique,
18:04et que ce n'est pas vrai.
18:05Tous les pays européens étaient membres,
18:08avaient participé dans les phalanges
18:11qui ont attaqué l'Union soviétique,
18:13pas uniquement les Allemands.
18:15– Donc ils ont besoin de recréer ce discours
18:16pour se légitimer, en fait.
18:18Laurent Braillard, juste encore une question.
18:21Nous voyons, par exemple, en Ukraine,
18:23mais ce discours existe malheureusement aussi
18:25dans d'autres pays, parfois,
18:27de l'ex-Union soviétique,
18:29de l'espace post-soviétique.
18:31Quelle est la symbolique,
18:32parce que c'est quand même très fort,
18:33passer du 9 mai au 8 mai ?
18:35C'est un peu une sorte de revendication
18:37de sortir du monde russe,
18:39mais c'est un peu une sortie de soi-même aussi, non ?
18:41– En fait, la distinction,
18:43elle a été très rapide, comme vous savez,
18:44dès la guerre froide,
18:45cette distinction par le hasard des horaires,
18:48comme vous savez, pour les Russes.
18:49C'est signé à 23h et quelques,
18:51il y a eu une heure de décalage,
18:53et du coup, c'est le 9 mai pour les Russes.
18:54– En plus, il a fallu re-signer aussi,
18:56puisque la personne russe n'est pas habilitée à signer.
18:58– Et c'est très dommage, quelque part,
18:59parce qu'ils se sont engouffrés dans cette brèche,
19:02et maintenant, ils contestent carrément,
19:04même le 8 mai, on le sait,
19:05le fait de ne pas faire de défilés,
19:07le fait d'être dans le révisionnisme,
19:08le fait…
19:09Cette guerre cognitive,
19:10moi, je pense qu'elle est là depuis très très longtemps.
19:12Moi, je pense que la guerre froide n'a jamais terminé,
19:14elle n'a jamais cessé,
19:16et je pense que c'est une arme,
19:17l'histoire est devenue une arme,
19:18on le sait, il y a plein d'exemples.
19:20Les politiques se sont emparées de l'histoire,
19:22et puis Nicolas Sarkozy,
19:24avec la lettre de Guy Moquet,
19:27Vipin avait écrit son bouquin sur les 100 jours,
19:29il y a des exemples.
19:29Les politiques se sont emparées de l'histoire.
19:31– Parce que vous maîtrisez le passé,
19:32vous maîtrisez l'avenir.
19:33– Exactement.
19:34– Pour en finir,
19:35vous voulez dire quelque chose, Thierry ?
19:36– Oui, je voulais rebondir sur ce que disait Kamal,
19:38pour le rare moment,
19:40qui est essentiellement allemand,
19:41en fait,
19:42c'est peut-être aussi,
19:43comment dire,
19:45une manière de résister
19:46à la désindustrialisation,
19:48plus personne ne peut acheter de voiture,
19:49il n'y a plus de pouvoir d'achat,
19:50donc on fait des chars léopards.
19:51C'est, je pense,
19:54un versant de la réalité.
19:55– La célébration du 9 mai
19:57représente un moment fondateur
19:59pour la société russe,
20:00tant les sacrifices pour l'emporter
20:01contre l'Allemagne nazie
20:02furent colossaux.
20:03La ferveur à laquelle nous assistons
20:05avec l'opération militaire spéciale
20:06fait écho à ce dévouement.
20:09– Générique
20:14– Nous avions anticipé la semaine dernière
20:17que le président américain,
20:18Donald Trump,
20:19contournerait le congrès américain
20:20pour prolonger l'opération
20:22fureur épique.
20:23C'est ce qui s'est produit.
20:24L'opération fureur épique
20:26est terminée,
20:27place au projet Liberté.
20:29Le secrétaire d'Etat,
20:30Marco Rubio,
20:30a expliqué cette transition.
20:32– Si les combats devaient reprendre,
20:35car vous avez affirmé
20:36que l'opération épique Fury
20:38était terminée
20:39et que le président a également déclaré
20:41que les Etats-Unis
20:41les rayeraient de la carte
20:43s'ils tentaient de s'en prendre
20:44aux navires américains.
20:45Donc si les combats reprennent,
20:46cela se ferait-il,
20:48selon vous,
20:48dans le cadre de la mission
20:49« Projet Freedom ».
20:50– Oui, écoutez,
20:53l'opération épique Fury
20:54est terminée.
20:55Nous avons atteint
20:55les objectifs de cette opération.
20:57Vous savez,
20:58nous ne souhaitons pas
20:58qu'une nouvelle situation
20:59de ce genre se produise.
21:01Nous préférerions
21:02la voie de la paix.
21:03– Le même jour,
21:05le secrétaire à la guerre,
21:06Pete Hexet,
21:07a affirmé
21:07que Donald Trump
21:08avait la situation
21:09bien en main
21:10et a admonesté l'Iran
21:11à ne plus boquer le détroit.
21:16– Non, le cessez-le-feu
21:17n'est pas rompu.
21:18En fin de compte,
21:19il s'agit d'un projet
21:20à part entière et distinct.
21:21Nous nous attendions
21:22à ce qu'il y ait
21:22des remous au début,
21:23ce qui est arrivé.
21:24Nous avons dit
21:25que nous nous défendrions
21:26et que nous le ferions
21:27de manière agressive.
21:29Et c'est absolument
21:29ce que nous avons fait.
21:30L'Iran le sait
21:31au bout du compte,
21:32c'est le président
21:33qui décidera
21:34dans le cas où
21:35quoi que ce soit
21:36dégénère en violation
21:37du cessez-le-feu.
21:38Mais nous exhortons
21:39certainement l'Iran
21:40à faire preuve de prudence
21:41dans ses actions
21:42afin de rester sous ce seuil.
21:44Là, il s'agit
21:44des détroits.
21:45Il s'agit de la liberté
21:46de navigation,
21:47des eaux internationales
21:49et de la libre circulation
21:50du commerce.
21:51Toutes ces choses
21:52qui existaient auparavant
21:53et que seul l'Iran conteste.
21:55Donc pour l'heure,
21:55le cessez-le-feu
21:56tient toujours.
21:57Mais nous allons surveiller
21:58la situation
21:59de très très près.
22:01Le projet Liberté
22:03consiste à escorter
22:04les navires cargo
22:05lors de leur passage
22:06par le détroit d'Hormuz.
22:07Et l'on comprend
22:08que la marine américaine
22:09ne soit pas pressée
22:10de le mettre en œuvre.
22:11De son côté,
22:12le média américain
22:13Axios,
22:14ce que l'on sait
22:14proche des négociateurs
22:16Kushner et Witkoff,
22:17affirme qu'une solution
22:18diplomatique est imminente.
22:21Exclusif.
22:22De source officielle,
22:23les Etats-Unis
22:24et l'Iran
22:24sont sur le point
22:25de conclure un accord
22:26pour mettre fin
22:27à la guerre.
22:28La Maison-Blanche
22:29pense être sur le point
22:30de s'entendre
22:31avec l'Iran
22:32sur la base
22:32d'un protocole d'accord
22:33d'une page
22:34visant à mettre fin
22:35à la guerre
22:36et établir un cadre
22:37en vue de négociations
22:38plus détaillées
22:39sur le dossier nucléaire.
22:40À en croire
22:41de fonctionnaires américains
22:42et de autres sources
22:43informées sur le sujet.
22:45La partie iranienne
22:47serait prête
22:47à renoncer
22:48à l'enrichissement
22:49de l'uranium
22:49pour 12 ans
22:50tandis que les Etats-Unis
22:52débloqueraient
22:52les milliards
22:53d'actifs iraniens
22:54qui sont entre ses mains.
22:56Kamal,
22:57vous êtes journaliste
22:58comme moi.
22:59C'est très dur
23:00de préparer
23:00les sujets sur l'Iran
23:01parce qu'en fait
23:02dans l'espace
23:02de 24 heures
23:03vous avez
23:04Führer Épique
23:05qui se termine,
23:07Projet Liberté
23:08qui se termine
23:09d'ailleurs
23:09quelques heures après
23:10parce que finalement
23:11le président américain
23:12se rend compte
23:13qu'on en est où ?
23:15En fait
23:16il faut regarder
23:17un peu les chiffres.
23:18Il y a 900 bateaux
23:20qui sont bloqués
23:21et la marine américaine
23:23a escorté deux.
23:26Elle a pu
23:27escorter deux
23:28pour leur faire passer
23:30le détroit d'Hormuz
23:31mais les chiffres
23:33disent
23:35la réalité.
23:37Moi je pense
23:37que
23:40les deux opérations
23:41de toute façon
23:42la marine américaine
23:43n'a pas les capacités
23:44de bloquer
23:46le détroit
23:47parce que
23:47si elle s'approche
23:50justement
23:50du détroit d'Hormuz
23:51elle se met
23:52à la portée
23:52des missiles
23:55iraniens.
23:55Et vous pensez
23:56réellement
23:56que l'Iran
23:57frapperait ?
23:58Il les frapperait
23:59oui.
23:59Si jamais
24:00ils sont attaqués
24:01ils les frapperaient.
24:01Donc c'est dissuasif.
24:03Donc c'est dissuasif du coup.
24:04Absolument.
24:06Les porte-avions aussi
24:07c'est la même chose.
24:09Et cette histoire-là
24:10moi je ne crois pas
24:12même une seconde
24:13à cet accord
24:16qui serait peut-être signé
24:17où l'Iran
24:19accepterait
24:19de geler
24:20l'enrichissement
24:22de l'uranium
24:23à 12 ans.
24:23Impossible.
24:23Et de toute façon
24:24ça fait au moins
24:24une dizaine de fois
24:25qu'on entend dire
24:26du côté américain
24:27que l'Iran
24:27est prêt à signer
24:28et qu'il faut le faire.
24:29Moi je pense
24:30que c'est encore
24:33une fake news
24:34comme d'habitude.
24:35Gilles Rémi
24:36vous en pensez quoi ?
24:37Il y a réellement
24:37une possibilité
24:38de trouver un accord
24:40sur un point
24:40qui permettrait au moins
24:41de stabiliser un peu
24:42la situation
24:43ou on est toujours
24:44dans la communication
24:45dans la rhétorique
24:47faute de pouvoir
24:48agir réellement ?
24:49Ce que je vais dire
24:49ça va sembler un peu bizarre
24:50mais je pense qu'il y aura
24:51un accord
24:51parce que ça ne peut pas
24:53un accord
24:54et un accord
24:56je veux dire
24:56assez proche
24:57parce que ça ne peut pas
24:58continuer comme ça
24:58notamment pour les américains
25:0160% de l'opinion publique
25:04sont contre cette guerre.
25:06Mais ils ne peuvent pas
25:07signer un accord
25:08aux conditions de l'Iran.
25:09Non mais
25:09alors sur l'enrichissement
25:11de l'uranium
25:11moi je ne crois pas
25:12que l'Iran renonce
25:14à quelque chose
25:14qui est reconnu
25:15à chaque pays
25:16puisque là on parle
25:16de production civile.
25:19Il y a un sujet
25:20qui est le sujet
25:22de ces 400 kilos
25:24d'uranium
25:24hautement enrichi
25:25à 60%.
25:26Il faut arriver
25:27quand même à 90%
25:28pour en faire
25:29on peut faire
25:30une bombe sale
25:30mais pour en faire
25:31un vrai
25:32utilisé
25:32en termes
25:33de projecting nucléaire.
25:35Il y a une solution
25:35qui peut être faite
25:36qui peut être trouvée.
25:37C'est qu'il y a
25:39une solution diplo
25:39c'est que cet uranium
25:41hautement enrichi
25:42que les américains
25:43n'iront pas réussir
25:44à récupérer
25:45dans une grotte
25:45ça c'est pour Hollywood
25:47c'est qu'elle soit
25:49en Russie
25:50c'est une propriété iranienne
25:51ça vaut beaucoup d'argent
25:52et ça peut être dilué
25:53pour faire du combustible nucléaire
25:54donc il y a des solutions
25:56je pense qu'il y a des solutions
25:57en revanche
25:58les Etats-Unis
25:59n'ont pas
26:00on a la possibilité
26:01de bloquer
26:01Hormuz
26:02mais n'ont pas
26:03la possibilité
26:03de débloquer
26:04s'il n'y a pas
26:04un accord avec Iran
26:05puisque le problème
26:07n'est pas seulement
26:08un problème militaire
26:08c'est que si vos bateaux
26:09ils n'ont pas d'assurance
26:10ne passent pas
26:11vous n'avez pas
26:12à engager
26:13des centaines de millions
26:14etc.
26:15Je voudrais continuer
26:15sur la question
26:17nucléaire
26:18justement
26:18vous envisagez
26:19la possibilité
26:20de transférer
26:21en tout cas
26:21sous contrôle de la Russie
26:22il y aurait une autre possibilité
26:23c'est le rôle de l'AIEA
26:24puisque c'est classique
26:25le problème
26:26quand on connaît
26:27un petit peu
26:27la situation en Ukraine
26:28c'est qu'on peut avoir
26:29de très très sérieux doutes
26:30sur l'objectivité
26:31de l'AIEA
26:31est-ce que vous pensez
26:33qu'envers
26:34et malgré tout
26:35son très très lourd passif
26:37cette organisation
26:38pourrait avoir
26:39ici un rôle à jouer
26:40qui pourrait être crédible
26:41je ne pense pas
26:42pourquoi ?
26:43je suis assez d'accord
26:43avec vous
26:44et en plus on l'a vu
26:44même en Ukraine
26:46à propos de la station
26:47de Zaporogier
26:47etc.
26:49c'est une organisation
26:50évidemment comme beaucoup
26:51l'ONU n'a plus le pouvoir
26:53c'est comme la SDN
26:54toutes ces organisations là
26:55sont je ne vais pas dire
26:56corrompues
26:56mais elles sont dévoyées
26:57sous contrôle
26:58souvent dans l'ossation
26:59d'intérêts
27:00et qui ne veulent pas
27:01finalement régler
27:01les problèmes réellement
27:02c'est mon avis
27:04Thierry justement
27:05oui
27:05continuons là-dessus
27:06c'est la question
27:07qui se pose finalement
27:08c'est
27:09et que font
27:10les organisations
27:11internationales
27:11aujourd'hui
27:12et que peuvent-elles faire
27:13parce que quand on écoute
27:13l'administration américaine
27:15qui dit que de toute façon
27:16le droit international
27:17ce n'est pas pour eux
27:18ils sont au-dessus
27:19Laurent a très bien parlé
27:20les internationales
27:22sont des organisations
27:23largement globalistes
27:25et corrompues
27:26pour en revenir
27:27aux petits
27:28comment
27:29les opérations
27:33liberté
27:33furie
27:34oui c'est ça
27:34en fait il y a une grande
27:35opération cachée
27:36qui les domine toutes
27:37c'est Epic Failure
27:40et je pense que
27:42en fait
27:43la question nucléaire
27:44n'est pas
27:44n'est pas centrale
27:45je pense que
27:46le problème
27:47c'est une bonne excuse
27:48parce que
27:49il y a une stratégie
27:50du déni
27:50par rapport à la Chine
27:51on veut l'empêcher
27:52absolument
27:53de
27:55poursuivre son développement
27:56donc
27:57il va y avoir
27:57sans doute
27:58une guerre des détroits
28:00et notamment
28:00Malacca
28:01on a vu récemment
28:02c'est ça la question
28:04centrale
28:05s'il y a une stratégie
28:06parce qu'en même temps
28:06ils ont un président fou
28:07qui est à la fois
28:09avec un entourage corrompu
28:11qui se prend pour un pirate
28:12c'est quoi la question centrale
28:13la question centrale
28:15de cette guerre
28:16ce n'est ni le nucléaire
28:18ni rien du tout
28:19ce qu'ils veulent
28:20ce que veulent
28:21les Américains
28:22et Donald Trump
28:23en lui-même
28:25il est dans une guerre
28:27sous couvert
28:28de guerres commerciales
28:29mais en réalité
28:30c'est une guerre monétaire
28:31il ne veut pas
28:32que le pétrole
28:34soit demain
28:35commercé
28:36ou libellé
28:37en yuan
28:38comme c'est le cas
28:39au long temps
28:40bien que le dollar
28:41est encore dominant
28:42actuellement
28:44mais
28:44la fermeture
28:46du détaillement
28:46parce qu'il faut bien
28:47regarder la chose
28:48dans le temps
28:50il a d'abord
28:51mis la main
28:52sur le pétrole
28:53vénézuélien
28:54et puis
28:55il débarque
28:56ou il poste
28:57ses bateaux
28:58un peu très loin
28:59mais
28:59de façon
29:01où il peut
29:02gêner
29:02la transition
29:03des bateaux
29:03qui vont
29:04vers la Chine
29:05mais le plus important
29:06c'est qu'ils ont
29:07permis la destruction
29:08d'au moins
29:09de 75 installations
29:11pétrolières
29:11des pays du Golfe
29:13je crois
29:13qu'il ne faut pas
29:14sortir d'une grande
29:15école de géopolitique
29:16pour comprendre
29:16qu'il ne veut pas
29:18débarquer
29:19à Pékin
29:20il ne veut pas
29:21débarquer à Pékin
29:21dans les quelques jours
29:22à venir
29:24disons
29:25avec l'effet salaire
29:27il veut débarquer
29:28avec
29:30des outils
29:31avec lesquels
29:32il peut imposer
29:33quelque chose
29:34dans sa négociation
29:35il va avoir du mal
29:36quand même
29:36à négocier
29:37face aux Chinois
29:39et la poursuite
29:40du conflit
29:41il me semble
29:42peut-être que
29:43j'espère que
29:44je vais me tromper
29:44mais la poursuite
29:45du conflit
29:46avec l'Iran
29:47dépendra
29:48justement
29:48du résultat
29:50de cette rencontre
29:51à Pékin
29:52entre Trump
29:54et Xi
29:55et peut-être
29:56à laquelle
29:57Poutine
29:58mais Trump
29:58n'a pas de sortie
29:59possible
30:00donc ils vont
30:01en mettre ça
30:01après le sommet
30:05pendant ce temps-là
30:07les réserves de pétrole
30:09et de produits pétroliers
30:11continuent à diminuer
30:12ce qui pourrait en fait
30:13déclencher une nouvelle crise économique
30:16comme le relate d'ailleurs
30:18le Financial Times
30:20diminution record
30:21des réserves mondiales de pétrole
30:22les livraisons
30:24mises à rude épreuve
30:24par la guerre au Moyen-Orient
30:26les stocks mondiaux
30:27de pétrole
30:28ont enregistré
30:29une chute record
30:29en avril
30:30tandis que
30:31le conflit
30:31au Moyen-Orient
30:32met à rude épreuve
30:33l'approvisionnement
30:34et accroît le risque
30:35d'une hausse brutale
30:36des prix
30:37à la veille
30:37des vacances d'été
30:39mais le malheur des uns
30:40fait le bonheur des autres
30:41le Financial Times
30:42souligne également
30:43que les exportations
30:44pétrolières américaines
30:45battent des records
30:46au détriment du marché intérieur
30:48ce qui représente
30:49un danger pour Trump
30:52exportation américaine
30:53de carburant record
30:54aubaine pour les compagnies
30:56pétrolières
30:57menace pour Trump
30:58la forte augmentation
31:00des achats à l'étranger
31:01profite aux entreprises
31:02énergétiques américaines
31:03qui pourraient enregistrer
31:05cette année
31:05si les prix restent élevés
31:07en flux de trésorerie
31:08supplémentaire
31:09de 60 milliards de dollars
31:10mais elle risque aussi
31:12de provoquer
31:12pour le président
31:13Donald Trump
31:14un retour de manivelle
31:15sur le plan politique
31:16alors que les prix
31:17à la pompe augmentent
31:18pour atteindre en moyenne
31:191,20$ le litre
31:21un record depuis 4 ans
31:24Parallèlement
31:24l'Iran a annoncé
31:26la mise en place
31:26d'une instance
31:27d'une autorité
31:28de détroit
31:29du golfe Persique
31:30chargée de réglementer
31:32les passages
31:32les conditions sont strictes
31:34et ne ressemblent pas
31:35à celles
31:35d'une puissance
31:36qui aurait perdu la guerre
31:38L'Iran déclare
31:39que le passage
31:40par le détroit d'Ormuz
31:41sera garanti
31:42après la suspension
31:43des opérations américaines
31:45la création
31:46mardi par l'Iran
31:47d'une autorité
31:48du détroit
31:49du golfe Persique
31:50une nouvelle instance
31:51réglementant
31:52et organisant
31:53le passage
31:54des navires militaires
31:55et commerciaux
31:56cherche à altérer
31:57durablement
31:58le statut
31:58du détroit
32:00Gilles Rémi
32:01vous allez me traiter
32:02de conspirationniste
32:03mais vraiment
32:04je m'interroge
32:04depuis le début
32:05de savoir
32:06quelle est la part
32:07de complicité
32:07entre les majors
32:09américaines
32:09des hydrocarbures
32:11et l'administration
32:12américaine actuelle
32:14parce que
32:14encore une fois
32:15ce n'est pas moi
32:16qui le dit
32:16c'est le Financial Times
32:17il gagne énormément
32:18d'argent
32:19il n'y a pas que les Russes
32:19qui gagnent de l'argent
32:20il y a aussi
32:21les sociétés américaines
32:22qu'est-ce que vous en pensez ?
32:24Oui mais je ne pense pas
32:24que les sociétés américaines
32:25sont derrière
32:26cette décision
32:27qui à mon sens
32:28c'est une décision
32:30stupide de Trump
32:32qui la regrette peut-être
32:33tout son entourage
32:34la regrette
32:35on sait dans quelles conditions
32:36les lobbyins internes
32:37les évangélistes
32:39le bluff qu'a pu
32:41enfin Netanyahou
32:42qui l'a convaincu
32:43etc
32:43le problème aujourd'hui
32:45c'est de sortir
32:45de cette situation
32:46pour les Etats-Unis
32:48alors ce ne sont pas
32:49les grands perdants
32:50parce que
32:50c'est nous qui sommes
32:51les perdants
32:52les Européens
32:53évidemment
32:55mais je pense
32:56je vous avais dit
32:57il y a un mois
32:57lorsque vous m'avez invité
32:58la dernière fois
32:59j'avais pris un pari audacieux
33:00parce qu'ensuite
33:01j'avais pas mal de commentaires
33:02je lui ai dit
33:02mais on arrivera
33:04à une nouvelle réécriture
33:05du droit international
33:05parce que je vous dis
33:06que l'Iran ne lâchera pas
33:07et qu'on trouvera
33:08un accord
33:09pour sauver la face
33:10avec une double administration
33:12avec Oman
33:13mais le passage d'Hormuz
33:16ne sera pas libre
33:17à l'avenir
33:17ou est-ce que
33:18c'est pas une autre
33:18administration américaine
33:19qui pourrait
33:20en ce sens faire
33:21on fait table rase
33:22on n'a pas la responsabilité
33:24de ce qu'a fait Trump
33:24et on conclut un accord
33:26avec vous
33:26oui mais Trump
33:27est quand même là
33:28pour deux ans
33:28encore plus là pour deux ans
33:29c'est comme ça
33:30et cette affaire
33:32devra être réglée avant
33:33alors elle sera réglée
33:34à mon avis
33:35par un accord politique
33:37qui sera bricolé
33:38le problème de fonds
33:40c'est les conséquences économiques
33:41pour l'Europe
33:42parce que
33:43Hormuz
33:43c'est pas seulement
33:44c'est pas seulement le pétrole
33:45et on l'oublie trop souvent
33:46et il y a les engrais
33:48il y a beaucoup de choses
33:48et c'est ral qui circulent aussi
33:50il y a une chose
33:50il me semble
33:51qu'il faudrait rajouter
33:53parce que
33:56en plus des installations
33:58des monarchies du Golfe
33:59qui ont été détruites
34:01il y a les capacités
34:03de stockage de l'Iran
34:04qui arrivent à leur limite
34:05donc
34:06s'il n'y a pas de bateau
34:08qui livre le pétrole
34:10à la Chine
34:10qui est le principal
34:12client
34:13de l'Iran
34:14l'Iran
34:15il serait obligé
34:18d'éteindre
34:19et de fermer
34:20et de fermer
34:21et ça aggraverait
34:23en fait
34:23la crise énergétique
34:23et à long terme
34:24pas mal
34:26de gisements
34:28de gisements
34:29et après
34:29le problème
34:31je me semble que
34:32c'est ça un peu
34:33qui est un peu
34:34visé par les américains
34:35le problème c'est que
34:36une fois que vous avez
34:38mis le sable
34:40sur un puits
34:42pour le redémarrer
34:43c'est carrément
34:44c'est comme si
34:45vous alliez
34:46faire le forage
34:48pour la première fois
34:49donc
34:50il y a une crise
34:52à mon avis
34:53qui se profile
34:54de devenir systémique
34:56en fait
34:56qui s'est très grave
34:57comme disait Gilles
34:58les photos
35:00des raffineries
35:01qui brûlent
35:02c'est très très
35:03spectaculaire
35:04mais c'est pas ça
35:05qui va influer
35:05le prix du baril
35:07dans quelques mois
35:08ou dans quelques années
35:09effectivement
35:10vous avez raison
35:10ce qui se passe actuellement
35:11et ce qui est très difficile
35:12il a estimé
35:13c'est effectivement
35:14si on ne peut plus stocker
35:16le pétrole
35:17risque d'être détruit
35:19il y a quand même
35:20une chose
35:20qui influence énormément
35:22le cours
35:22à chaque fois
35:23c'est à chaque fois
35:24justement
35:24ce sont ces déclarations
35:27on va négocier
35:28on va trouver
35:30une solution
35:30ou on bloque
35:32le blocage
35:33de l'Iran
35:33on réouvre
35:35est-ce que vous n'avez pas
35:36l'impression quand même
35:37que tout ce processus
35:38de négociation
35:39finalement derrière
35:40il a aussi
35:41on revient en question
35:42des compagnies américaines
35:45il a aussi
35:46un rôle
35:46en quelque sorte
35:47presque d'influenceur
35:49sur les marchés
35:50peut-être
35:51en tout cas
35:52moi ce que je vois
35:53c'est qu'il frappe
35:54le monde multipolaire
35:55de manière assez large
35:56on a oublié parler
35:57de l'Inde
35:57or l'Inde
35:58avait un énorme projet
35:59sur un port
36:00avec des accords
36:02l'Inde a gelé ce projet
36:03donc il y a aussi
36:04un projet
36:05je pense que
36:05bien sûr
36:06le projet
36:07enfin ici
36:08je ne suis peut-être
36:09pas cohérents
36:09mais en tout cas
36:10en tant qu'historien
36:10je sais que
36:11le détroit d'Ormouz
36:12a déjà été bloqué
36:1387-88
36:14c'était la même histoire
36:15je suis même surpris
36:15qu'on n'en parle pas
36:16c'était la même histoire
36:17ça c'est terminé pareil
36:19les américains
36:20sont repartis un peu
36:21la queue entre les jambes
36:22ils avaient d'ailleurs
36:22descendu un avion
36:23avec plein de civils
36:25bon évidemment
36:26c'était un peu malheureux
36:27mais je pense que
36:29c'est une attaque
36:29qui aussi vise
36:30le monde multipolaire
36:31et les investisseurs
36:32qui arrivaient sur l'Iran
36:33et il n'y a pas que la Chine
36:34il y a l'Inde
36:35et beaucoup d'autres
36:35mais Thierry
36:37derrière aussi
36:38il y a la question
36:38de l'Israël
36:39parce que même si
36:39à un moment donné
36:40il va falloir trouver
36:41un accord
36:42même si
36:43le monde multipolaire
36:44derrière
36:45est en jeu
36:48Israël va suivre
36:49ou pas ?
36:49je fais le lien
36:49entre ce qu'il vient de dire
36:50et Israël
36:51effectivement
36:52on se demande
36:52à quoi joue l'Inde
36:53puisqu'ils ont
36:54un partenariat stratégique
36:55avec Israël
36:56maintenant
36:56ils sont quand même
36:58membres des BRICS
36:58membres fondateurs
37:01les BRICS
37:02sont aussi
37:04le monde occidental
37:05commence à se fragmenter
37:06mais les BRICS
37:07ne sont pas non plus
37:08dans un grand confort
37:09il y a trois pays
37:10des BRICS
37:10qui sont en guerre
37:11en ce moment
37:11oui parce qu'en fait
37:12finalement
37:13il y a d'autres
37:13d'autres alliances
37:15entre guillemets
37:15qui se mettent en parallèle
37:16par rapport
37:17au monde global
37:18mais il y a quand même
37:20des alliances
37:21et dans ce cas là
37:22par contre l'Iran
37:22est en train de devenir
37:23une puissance mondiale
37:25ils se permettent
37:26des choses
37:27ils font passer
37:28ils demandent un paiement
37:30céréal
37:31leur monnaie
37:31leur monnaie nationale
37:34ça c'est des effets
37:37en cascade
37:37du 24 février 2022
37:40les américains
37:41sont à la ramasse
37:43et comment expliquer
37:44Gilles Rémi
37:44la position
37:47des européens
37:48qui sont extrêmement frileux
37:50le président Macron
37:51qui pour une fois
37:52part pas la fleur au fusil
37:53comme on a l'habitude
37:54de le voir sur l'Ukraine
37:55là bizarrement
37:56il se sent quand même
37:57assez mal
37:58parce que d'un côté
37:58il faut qu'il maintienne
37:59son allégeance
38:00aux Etats-Unis
38:01parce que bon
38:01quand même
38:01la dépendance de la France
38:02reste quand même
38:03sous question
38:03d'un autre côté
38:05il y a quand même
38:05un problème
38:06avec une intervention
38:07directe au Moyen-Orient
38:10comment ils cherchent ça ?
38:11Je pense que
38:11si les Etats-Unis
38:12ne sont pas capables
38:13d'assurer le passage
38:14dans le Golfe
38:15ce n'est pas la France
38:16et ses alliés
38:16qui vont pouvoir
38:17régler le problème
38:18mais là
38:19plus généralement
38:20effectivement
38:20là aussi sur ce sujet
38:22la France
38:23parce qu'elle est liée
38:24à l'Union Européenne
38:26disparaissent
38:26de l'histoire
38:27et des grandes discussions
38:29parce qu'on parle
38:31du pétrole
38:31tout le monde a bien compris
38:32effectivement
38:33la silence sur les cours
38:34et en France
38:35qui est déjà
38:36dans une situation
38:36économique difficile
38:38ça devient
38:39très très très douloureux
38:40mais regardez
38:42les polymères
38:43par exemple
38:43qui sont faits
38:44à partir de gaz
38:44ça sert à faire du plastique
38:46en France
38:46il n'y a plus
38:46d'une part
38:47les prix ont doublé
38:48à la tonne
38:48et il n'y en a plus
38:50pourquoi il n'y en a plus
38:51aussi ?
38:51parce que d'autres pays
38:53savent s'approvisionner
38:54mais tout ce qui vient
38:55du Golfe
38:56est produit en Russie
38:57mais tout ce qui est produit
38:59en Russie
38:59et qui ne vient pas du Golfe
39:00est sous sanction
39:01aujourd'hui vous ne pouvez pas
39:02un des plus grands producteurs mondiaux
39:04c'est une société russe
39:05qui s'appelle Sibour
39:07qui vendait avant
39:08sur l'Europe
39:08mais maintenant l'Europe
39:09c'est-à-dire
39:09ce n'est pas une balle
39:11dans le pied
39:11c'est une balle
39:12dans les deux pieds
39:13que se tire l'Europe aujourd'hui
39:14en se coupant les bras
39:14en même temps
39:15vous voulez rajouter un commentaire ?
39:17Justement
39:18en plus des prix
39:21parce que
39:21les prix
39:22qui sont affichés
39:24dans les pouces
39:25ce n'est pas ça
39:25le vrai
39:27parce qu'il faut ajouter
39:28le transport
39:29il faut ajouter
39:30les assurances
39:30qui ont explosé
39:32le baril arrive
39:34à 200 dollars
39:35à peu près
39:35quand il arrive en Chine
39:36ou il arrive ailleurs
39:38mais le problème
39:39ce qui va se poser
39:40en particulier
39:41pour l'Europe
39:42ce n'est pas uniquement
39:42le prix
39:43même si l'Europe
39:45trouve l'argent
39:46pour payer
39:46à 200 dollars
39:48à 200 dollars
39:49ou même plus
39:50il n'y a pas de pétrole
39:53le problème
39:54c'est qu'il n'y a pas
39:55de pétrole
39:55il n'y a pas de pétrole
39:56c'est important
39:57les engrais aussi
39:58il n'y a pas de pétrole
40:00il ne faut pas vous donner
40:01notre plaisir
40:01c'est les anglais
40:02qui sont les plus frappés
40:03après les australiens
40:04ou pour raffiner
40:05par exemple
40:06avoir du diesel
40:07ou avoir de l'essence
40:07de kérosène
40:09le problème
40:10il est là
40:11et c'est ça
40:11qui va s'aggraver
40:12la prudence
40:13domine désormais
40:14dans les analyses
40:15sur l'évolution du conflit
40:16entre la coalition israélo-américaine
40:18et l'Iran
40:18quel que soit l'accord
40:19qui sera signé
40:20par Donald Trump
40:21et le président iranien
40:22encore faudra-t-il
40:24que Benyamin Netanyahou
40:25se résigne
40:26à une issue
40:27totalement différente
40:28de celle
40:29qu'il avait escomptée
40:29initialement
40:37tout le personnel
40:38de l'Union Européenne
40:39était à Erevan
40:40ces 4 et 5 mai
40:41dans le cadre
40:41du rapprochement
40:42avec l'Arménie
40:43Ursula von der Leyen
40:44a confirmé
40:45la direction prise
40:46d'étendre son influence
40:47sur cette région
40:48du Caucase
40:53L'Arménie peut devenir
40:54une nouvelle plaque tournante
40:56du commerce mondial
40:57en particulier
40:58pour les secteurs essentiels
41:00des matières premières
41:01les plus importantes
41:02et l'Europe
41:03est prête à vous aider
41:04nous sommes prêts
41:04à vous aider
41:05à construire
41:06l'infrastructure
41:06dont vous avez besoin
41:08pour transporter
41:08les marchandises
41:09nous sommes prêts
41:10à investir
41:11dans la production locale
41:12d'énergie
41:13ainsi que dans le transport
41:15de l'énergie
41:15à travers la mer Noire
41:16nous sommes prêts
41:17à connecter
41:18votre plateforme numérique
41:19en plein essor
41:20au marché numérique européen
41:22et à faire
41:23de la position
41:23de l'Arménie
41:24au cœur de la région
41:25un moteur de croissance
41:27de son côté
41:28le Premier ministre
41:29Pachinian
41:30a confirmé
41:31son intention
41:31de se rapprocher
41:32de l'Union Européenne
41:36une fois que nous
41:37nous serons mis
41:38en conformité
41:39avec les normes
41:40de l'Union Européenne
41:41nous aurons
41:41deux solutions
41:42être acceptés
41:44dans l'UE
41:44ou pas
41:45je dis cela
41:46car il s'agit
41:47d'une décision politique
41:48et c'est à l'UE
41:49d'en décider
41:50nous ne savons pas
41:51peut-être que l'UE
41:53décidera de cesser
41:54de s'étendre
41:55mais si nous sommes
41:57acceptés
41:57comme états membres
41:58nous serons satisfaits
42:00et heureux
42:01dans le cas contraire
42:02nous en tirerons
42:03tout de même
42:03des avantages
42:04car la République
42:05d'Arménie
42:06sera un pays
42:07qui respecte
42:08les normes européennes
42:09avec tous les bénéfices
42:10que cela implique
42:13Gilles Rémi
42:13le 1er avril
42:14de cette année
42:15il y a eu une rencontre
42:16entre le Premier ministre
42:18Pachinian
42:19et le Président Poutine
42:20le Président Poutine
42:21lui a expliqué
42:22l'évidence
42:23c'est qu'il ne pouvait pas
42:23être à la fois
42:24un partenaire économique
42:25de la Russie
42:26et en même temps
42:27rentrer dans l'Union Européenne
42:28et moi ça me rappelle
42:292013
42:31novembre 2013
42:32Yanukovitch
42:32qui doit faire
42:33à peu près le même choix
42:34entre l'accord d'association
42:35et l'appartenance
42:37finalement
42:38à l'espace économique
42:39russe
42:40mais là
42:41Pachinian
42:42il a tout à perdre
42:43et rien à gagner
42:45vous avez raison
42:47quand on arrive
42:48à Moscou
42:49il y a deux couloirs
42:51il y a l'union douanière
42:52on n'est pas contrôlé
42:53donc on ne peut pas être
42:55rentré dans un processus
42:56avec l'Union Européenne
42:56et rester dans l'union douanière
42:57avec la Russie
42:59mais c'est
43:01complètement irresponsable
43:02de la part de Pachinian
43:05qui dans ce cas là
43:07en Arménie
43:07il n'y a pas beaucoup
43:08de ressources naturelles
43:09c'est à dire que
43:09le gaz
43:10il est à prix subventionné
43:12par rapport au marché mondial
43:14s'il se passe quelque chose
43:16un refroidissement
43:16ça va être multiplié
43:17par 3 ou 4
43:18est-ce que l'économie
43:19de l'Arménie
43:20pourra le supporter
43:22Van der Leyen
43:23a des propos
43:25irresponsables également
43:26quand elle laisse croire
43:27aux Arméniens
43:28que l'Union Européenne
43:30va soutenir
43:31leur économie
43:31de fait
43:32qu'est-ce qu'ils cherchent ?
43:34Les Arméniens
43:35doivent quand même comprendre
43:36parce que d'accord
43:37peut-être que l'Ukraine
43:37en 2013
43:39avait pas d'exemple
43:40trop voyant avant elle
43:41les Arméniens
43:42ont l'exemple de l'Ukraine
43:44s'ils veulent prendre
43:45la voie de l'Ukraine
43:46en tout cas
43:46si Pachinian
43:47qui a quand même
43:47mis en place pour ça
43:48veut emmener l'Arménie
43:50sur la voie de l'Ukraine
43:50on ne peut pas dire
43:51qu'il ne sait pas
43:52il le fait préciemment
43:53Je rajoute une chose
43:56c'est qu'il y a
43:57cette opération
43:58de débauchage
44:00de l'Union Européenne
44:01Van der Leyen
44:02et tous les autres
44:03qui se passe
44:04à Yerevan
44:05à deux mois
44:07des élections
44:08les valeurs
44:09de l'Union Européenne
44:11c'est quand même
44:11en Arménie
44:12que le principal opposant
44:13était en prison
44:14est sorti
44:15il est sous arrestation
44:17à domicile
44:18à deux mois
44:19si ce n'est pas
44:20de la gérance
44:21qu'est-ce que c'est ?
44:22Est-ce que ce sommet
44:23ne pouvait pas attendre
44:24deux mois de plus ?
44:25Non parce que ça
44:25était après les élections
44:27parce que c'était
44:27après les élections
44:28et puis
44:29Et c'était juste
44:30pour faire une parenthèse
44:31sur ce que vous venez de dire
44:32c'est exactement
44:33ce qu'ils ont fait
44:33en Moldavie aussi
44:34pendant les élections
44:36ils ont organisé
44:37juste pendant
44:38Et plus en plus
44:39c'est une région
44:41où la situation
44:41est extrêmement délicate
44:43qui était en guerre
44:43etc.
44:44c'est rajouter de l'huile
44:45sur le feu
44:46puisque vous allez avoir
44:47alors qu'il y avait
44:48un processus
44:48qui avançait
44:49avec l'Azerbaïdjan
44:51je ne sais pas
44:51si ça va avancer
44:52de la même manière
44:52vu les propos
44:53qui ont été tenus
44:54donc c'est
44:55l'irresponsabilité
44:56je pense
44:57des dirigeants européens
44:58et de l'Union Européenne
44:58Moi je voudrais juste
44:59faire rappeler
45:00c'est son discours
45:01il dit
45:02c'est l'Union Européenne
45:03qui décide
45:04non
45:04c'est le peuple
45:06arménien
45:06qui doit décider
45:07et ça c'est très révélateur
45:09de l'esprit
45:09von der Leyen
45:10en fait
45:11si on revient
45:12un petit peu
45:13à ce que la personnalité
45:14de Pachinian
45:15justement
45:15est une personnalité
45:16qui est importante
45:17pour comprendre aussi
45:18cette évolution
45:19en Arménie aujourd'hui
45:20continuons le parallèle
45:22un petit peu
45:23avec l'Ukraine
45:24comme Xavier avait fait
45:25parce que
45:27est-ce que vous ne pensez pas
45:28qu'en fait
45:28il sort en fait
45:30de cette série
45:31de
45:32on va dire
45:33de dirigeants
45:33des révolutions de couleurs
45:35qui a été mis en place
45:37sauf que lui
45:37il est toujours là
45:38ce qui explique aussi
45:39peut-être
45:40ce discours
45:41non ?
45:42c'est un peu compliqué
45:43le projet
45:44pour le Caucase
45:45est très ancien
45:45d'ailleurs ça me fait marrer
45:47excusez-moi du mot
45:48parce qu'il n'y a pas
45:49d'autre mot
45:50von der Leyen
45:51soit là pour négocier ça
45:52ça me fait penser
45:52à la légion du Turkestan
45:54c'est une légion
45:55qui a été fondée
45:56par les allemands
45:56avec ses caucasiens
45:58pour combattre
45:58l'URSS
45:59c'est un peu le même projet
46:00sauf c'est qu'une légion
46:02du Turkestan
46:03en cravate
46:03on va dire ça
46:04ce que von der Leyen
46:05et Pachinian
46:07ont en commun
46:08c'est d'avoir un grand-père
46:09qui était nazi
46:10enfin en tout cas
46:11c'est le grand-père
46:12de Pachinian
46:12on en retrouve
46:13il n'était pas dans
46:14l'armée soviétique
46:15donc pour reprendre
46:16un petit peu la discussion
46:17nous avons beaucoup
46:18incité sur la question
46:19économique
46:20mais dans les propositions
46:21européennes
46:22il y a aussi
46:22la dimension sécuritaire
46:23qui est non moins
46:24problématique
46:25puisque l'Union européenne
46:27propose à l'Arménie
46:28de mettre en place
46:29en fait de renforcer
46:30sa sécurité
46:31et on en arrive même
46:33à entendre parler
46:34du côté
46:35bizarrement de l'Azerbaïdjan
46:36d'ailleurs
46:37mais également
46:38de certains
46:40dirigeants arméniens
46:41de la fermeture
46:43de la base militaire russe
46:44en Arménie
46:47Thierry
46:47c'est le moment
46:49où jamais
46:49pour les arméniens
46:50les arméniens
46:52se remettent
46:53d'une énorme gueule
46:54de bois
46:54géopolitique
46:55après la débat
46:56du Haut-Karabakh
46:57donc oui
46:57c'est une bonne politique
46:59d'ailleurs
47:00c'est assez marrant
47:01parce que l'Azerbaïdjan
47:02son matériel
47:03militaire
47:03est largement fourni
47:04par Israël
47:05je pense aussi
47:06qu'il y a derrière
47:07plein d'intérêts économiques
47:08on sait que c'était
47:09un gros partenaire
47:10l'Arménie bien sûr
47:11et comme la Georgie
47:12et comme tous ces pays
47:13de la Russie
47:14et ces partenariats
47:15baissent évidemment
47:16et seront placés
47:17enfin c'est ce qu'ils veulent
47:18par des entreprises
47:20occidentales
47:20par des moyens occidentaux
47:21mais on peut aussi
47:23se poser la question
47:23est-ce que les Arméniens
47:24se souviennent un petit peu
47:25de l'histoire Kamal
47:26parce que historiquement
47:27c'est quand même
47:28toujours la Russie
47:29qui les a justement
47:30protégés
47:31de leurs voisins
47:32musulmans
47:34quand c'est un peuple
47:35chrétien
47:35et qui avaient
47:36quand même
47:37des visions impériales
47:38et dévorantes
47:39assez marquées
47:40est-ce que
47:41en voulant sortir
47:43l'Arménie
47:44de la zone
47:45de protection russe
47:46et j'insiste
47:47protection
47:48Wanderleyen
47:49ne veut pas
47:49en fait
47:49simplement
47:50livrer
47:50l'Arménie
47:51aussi peut-être
47:53aux intérêts
47:54d'autres pays
47:57qui ont des élites
47:58en commun
47:58c'est très intéressant
47:59comme question
48:00j'aimerais bien
48:01rappeler
48:02quelque chose
48:03qui concerne
48:04ce sommet
48:05et qui n'est pas
48:08apparu
48:08dans les médias
48:09c'est le fait
48:09que
48:11Marc Carnet
48:12le premier ministre
48:13canadien
48:14avait assisté
48:14à ce sommet
48:18l'européen
48:19justement
48:19le sommet européen
48:20et c'est la première fois
48:22depuis 4 ans
48:23justement
48:23qu'un premier ministre
48:25canadien
48:25vient assister
48:26à un sommet
48:27qui normalement
48:28est un sommet européen
48:30alors pour rejoindre
48:31ici Gilles
48:32quand il disait
48:32que c'était responsable
48:34effectivement
48:35parce que
48:35l'Europe
48:36quand on voit
48:37ce que Carnet
48:38est venu
48:39qui est proposé
48:41aux Européens
48:42c'est tout ce que
48:43les Américains
48:44essayent
48:45d'enlever
48:46aux Européens
48:47ce qui veut dire
48:47que déjà
48:48en plus
48:49de la crise financière
48:50les Européens
48:53n'ont pas
48:54ni les terres rares
48:56ni le pétrole
48:57ni le gaz
48:58et tout
48:58et ils espèrent
48:59justement
49:00la présence
49:00de Marc Carnet
49:01dans ce sommet
49:02était
49:03de
49:04substituer
49:05un peu
49:05les Etats-Unis
49:06par
49:08le Canada
49:10alors justement
49:11pour le président
49:12Emmanuel Macron
49:13c'est la France
49:14qui se tient
49:15réellement
49:15aux côtés
49:16de l'Arménie
49:16la Russie
49:17s'étant montrée
49:18impuissante
49:19selon lui
49:21nous avons renforcé
49:23la trame
49:24de la relation
49:25bilatérale
49:25mais nous en 2020
49:27on s'est mobilisés
49:27pour l'aide humanitaire
49:29ensuite pour aider
49:30militairement
49:30mais regardons lucidement
49:32qui était là
49:34aux côtés
49:35de l'Arménie
49:38la France
49:39autant qu'elle l'a pu
49:40mais la Russie
49:41n'était pas là
49:42je vous rassure
49:43pas plus
49:44qu'elle n'est là
49:44pour le Venezuela
49:45quand il a des problèmes
49:46pour la Syrie
49:47auprès de ses alliés
49:48historiques
49:51on l'a encore vu
49:52pour l'Iran
49:53quand elle a
49:54des accointances
49:55ou
49:56pour le régime malien
49:57lorsqu'il est bousculé
49:58par les terroristes
49:59il vaut mieux
50:00vous le voyez bien
50:01dans le contexte géopolitique
50:02ne pas trop avoir besoin
50:04de la Russie
50:06Pourtant le constat
50:07d'Emmanuel Macron
50:07n'est pas partagé
50:08par les autorités maliennes
50:10qui ont stabilisé
50:11la situation
50:11avec le soutien
50:12de l'Afrique Accor
50:13russe
50:13Aujourd'hui
50:15c'est grâce
50:15à cette coopération
50:18Russie
50:19qui a
50:22fait dégager
50:24ou qui a
50:25mis en déroute
50:27cette attaque
50:28ignoble
50:29du 25
50:30donc
50:31je veux revenir
50:32au même mot
50:33l'équipe qui gagne
50:34on l'a toujours renforcé
50:36et
50:37c'est ça
50:38qui se passe
50:39aujourd'hui
50:39et nous saluons
50:41vraiment
50:41l'idéal
50:42il faut toujours renforcer
50:44depuis hier
50:44la Russie
50:45avec le Mali
50:46et dans des moments
50:48difficiles
50:50La situation
50:51au Mali
50:51est sous contrôle
50:52des opérations
50:53intenses de combat
50:54sont menées
50:55dans plusieurs régions
50:56du pays
50:56Je tiens à souligner
50:57que l'armée locale
50:58se montre plus active
50:59et se renforce
51:00montrant pour ainsi dire
51:02à l'ennemi
51:02qui n'est pas
51:03maître au Mali
51:04après avoir repoussé
51:05la tentative
51:06de coup d'état
51:07du 25 avril
51:082026
51:08l'initiative
51:09a été reprise
51:10par les forces armées
51:11maliennes
51:12avec le soutien
51:13de l'Africa Corse
51:15Là on est en plein
51:16dans l'empire du mensonge
51:17j'aime bien cette expression
51:19en ce qui concerne
51:20le Nagorno-Karabakh
51:21si l'armée russe
51:22n'avait pas été là
51:23pour s'interposer
51:24je pense que
51:25la quasi-totalité
51:27de la population
51:27aura été capturée
51:29emprisonnée
51:29massacrée
51:30quand on voit
51:31qu'il y a
51:31les quelques malheureux
51:32qui n'ont pas pu s'échapper
51:33ce qui leur est arrivé
51:34donc c'est un mensonge
51:35et en plus rappelons
51:35que le Nagorno-Karabakh
51:37internationalement
51:39était considéré
51:39comme un territoire
51:40de l'Azerbaïdjan
51:41voilà ça je tenais
51:42à le préciser
51:42quant à la question
51:44malienne
51:44je me tourne vers vous
51:46Kamal
51:47l'armée russe
51:48enfin l'Africa Corse
51:49en l'occurrence
51:50c'est l'Africa Corse
51:51a été efficace
51:52ou pas ?
51:55disons après l'attaque
51:57effectivement
51:58ils ont pu repousser
52:00repousser l'attaque
52:02du JNIM
52:05de ce groupe terroriste
52:07du FLA
52:08de la région séparatiste
52:14du Nord
52:15qui contrairement à ce qui se dit
52:16dans les médias
52:17n'est pas juste constitué
52:19par des Touareg
52:20mais il y a des Arabes
52:21et il y a d'autres ethnies
52:23c'est un problème
52:24qui date depuis très longtemps
52:26c'est pas juste d'aujourd'hui
52:29donc ce que disent
52:31les autorités maliennes
52:33ils sont
52:34y compris
52:34la population
52:35sont très reconnaissante
52:37pas uniquement
52:38à l'Africa Corse
52:40qui sont présentes
52:41en Mali
52:41depuis 2020
52:42c'est pas juste maintenant
52:45c'est depuis 2020
52:46qu'ils aident
52:46les forces militaires maliennes
52:49à s'entraîner
52:50et à reprendre
52:52du territoire
52:54mais surtout aussi
52:55la reconnaissance
52:56c'est que
52:56la Russie a apporté
52:58une aide
52:59sans être intéressée
53:01par quoi que ce soit
53:02ça change un petit peu
53:03non on dirait
53:04oui bien sûr
53:06on voit ça rarement
53:07actuellement
53:08parce que
53:09sans être intéressée
53:10et la preuve
53:11parce que la Russie
53:13a aidé
53:14sur le plan sécuritaire
53:15et de défense
53:16mais elle n'a pas
53:17profité de l'occasion
53:19pour imposer
53:19au gouvernement malien
53:20d'acheter l'armement russe
53:22d'acheter uniquement russe
53:24quand on voit
53:24la quantité d'armement
53:25qui a été importée
53:27par la Chine
53:27de la Chine
53:29de la Chine
53:30on voit que
53:31ce n'est pas
53:33ce n'est pas
53:34il y a du vrai
53:36et c'est pour ça
53:36que les gens
53:37ont cette estime
53:38ils croient que
53:40la présence
53:41de la Russie
53:42a apporté
53:43beaucoup de choses
53:44on voit effectivement
53:45que pas uniquement
53:47au Mali
53:47qu'en principe
53:48la Russie
53:48est quand même
53:50bien vue en Afrique
53:51et prend de plus
53:53en plus d'importance
53:54en revanche
53:55Gilles Rémy
53:55la France
53:57elle recule
53:58recule très très sérieusement
53:59comment expliquez-vous
54:01je dirais
54:01cette déroute
54:02parce que c'est difficile
54:02de l'appeler autrement
54:03cette déroute
54:04de la France
54:04en Afrique
54:05l'échec total
54:07de la politique
54:07de la France-Afrique
54:08parce que
54:09sous Macron
54:10c'est absolument
54:10une catastrophe
54:11mais ça a commencé
54:12avant lui quand même
54:13je crois
54:14tout le monde reconnaît
54:15effectivement
54:16qu'on parlait
54:17de disparaître
54:18de l'histoire
54:18mais en tout cas
54:19la France
54:19plus précisément
54:21là c'est pas
54:22l'Union Européenne
54:22c'est vraiment
54:23la politique
54:23de ses dirigeants
54:24c'est qu'elle a perdu
54:26l'Afrique
54:26et comme c'est
54:28une humiliation terrible
54:29compte tenu
54:29de nos liens
54:30très anciens
54:31il faut trouver
54:31un responsable
54:32c'est pas
54:33l'incompétence
54:34l'impéricide
54:34de nos dirigeants
54:35c'est les Russes
54:36évidemment
54:36alors pour en même
54:37revenir un mot
54:39sur le Mali
54:39le Mali
54:40c'est quand même
54:40une très longue histoire
54:41entre l'Union Soviétique
54:43et le Mali
54:44vous avez vu
54:44que le ministre
54:46de la Défense
54:47qui a été tué
54:49a fait ses études
54:50était parfaitement
54:51russophone
54:51etc
54:51donc les dirigeants
54:54enfin les peuples
54:55se connaissent
54:56mais là encore
54:58ce qui est très très grave
55:00s'agissant de la France
55:01Mal Bruno
55:02qui est un grand reporter
55:03un grand spécialiste
55:04du monde arabe
55:06disait ce matin
55:07que la France
55:10avec l'Ukraine
55:11n'était pas étrangère
55:13en utilisant
55:15des anciens légionnaires
55:16français ukrainiens
55:17qui aujourd'hui
55:18ont réintégré
55:19les forces ukrainiennes
55:21n'étaient pas étrangères
55:22à un soutien
55:23qui a été donné
55:23aux Touareg
55:24et islamistes
55:25si ça
55:26ça devait être
55:27effectivement
55:28prouvé
55:29ça veut dire
55:29que c'est très malheureux
55:30parce qu'on voit bien
55:32en Arménie
55:33c'est pas l'Arménie
55:34qui intéresse la France
55:34et l'Union Européenne
55:35c'est de titiller
55:37les Russes
55:37et au Mali
55:38c'est la même chose
55:39Thierry pour finir
55:40cette émission
55:41en conclusion
55:42c'est plutôt une question
55:43pour Kamal
55:44parce que j'ai lu
55:45quelque part
55:46que le polisario
55:47ait participé
55:48aux opérations
55:49avec l'éthargui
55:50est-ce que c'est vrai
55:50est-ce que c'est pas vrai
55:51est-ce que ça mettrait
55:52en porte-à-faux
55:53l'Algérie
55:53c'est une fake news
55:54ça le polisario
55:55ne se mêle pas
55:56de ces histoires là
55:58c'est un peu
55:58comme les fake news
56:00autour
56:01de la
56:03des relations étroites
56:04entre le polisario
56:06le Hezbollah
56:07le polisario
56:08l'Iran
56:09les gardiens de la révolution
56:10tout ça
56:11c'est
56:12faisons simple
56:13faisons simple
56:13en tout cas
56:14ce sera la question
56:15de conclusion
56:16de notre émission
56:16le sommet
56:17c'est-à-dire qu'il y a
56:18l'éthargui
56:18a encore été l'occasion
56:19de déclarations
56:20grandiloquentes
56:20par les représentants
56:21de la classe dirigeante
56:22européenne
56:23qui n'ont cependant
56:24pas réussi à cacher
56:25l'irréversible perte
56:27d'influence
56:27des puissances européennes
56:29dans toutes les autres
56:32affaires internationales
56:34c'est tout pour aujourd'hui
56:35merci d'avoir suivi
56:37cette émission
56:37nous vous donnons rendez-vous
56:39la semaine prochaine
56:40pour un nouveau numéro
56:41d'ici Moscou
56:42les français parlent au français
56:44les francophones
56:45parlent au francophone
56:54et à la semaine prochaine
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