00:00On s'en prend, enfin nous, mais où des jeunes s'en prennent aux représentants de l'État, aux représentants
00:04de la France, à travers les uniformes des policiers.
00:07Vous avez raison, d'ailleurs, dans cette journée de commémoration, nous nous souvenons de tous ceux qui ont versé leur
00:15sang pour ce pays, à l'occasion également de la libération.
00:22Mais à travers ce devoir de mémoire, il y a aussi une reconnaissance à avoir et à travers les images
00:29que nous voyons sur le sujet, notamment des débordements à l'occasion de la victoire du Paris Saint-Germain.
00:36Je sais que le terme de débordement a été contesté un temps par la préfecture de police de Paris.
00:43Il ne voulait pas que l'on parle de violence urbaine.
00:46Et vous voyez, quand on vit déjà dans ce sentiment de négation, quand vous avez plus de 23 forces de
00:52l'ordre blessées,
00:54autrefois, les forces de l'ordre, lorsqu'ils intervenaient, ils avaient aussi ce mérite d'intervenir avec le sentiment du
01:00devoir accompli.
01:01Et aujourd'hui, les forces de l'ordre ne vivent plus avec le sentiment du devoir accompli, ils vivent avec
01:06le sentiment d'abandon.
01:08Et ça, c'est terrible, parce que la première chose que nous attendons des responsables politiques en place,
01:14c'est d'avoir le courage de nommer ce que l'on voit.
01:17Et quand on ne nomme pas ce que l'on voit, on vit aujourd'hui avec cette terrible fracture sociétale
01:22entre des images d'une violence extrême et un décalage sur la réalité politique,
01:30un décalage avec les discours de ceux qui nous dirigent.
01:33Sous-titrage Société Radio-Canada
01:38Sous-titrage Société Radio-Canada
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