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  • il y a 15 heures
Vivre sous 50 degrés, ce n’est bientôt plus de la science-fiction ! En Moselle, immersion dans une expérience qui reproduit ces conditions de vie, pour y découvrir les changements sur le corps humain.
Territoires : plusieurs régions en France ont ouvert à la concurrence l’exploitation des lignes TER. Dans la région Sud, la SNCF propose désormais un train toutes les 15 minutes entre Cannes et Menton. Immersion dans ce journal.
Ils volent sur l’eau ! Les pratiquants de wingfoil glissent sur l’eau de manière spectaculaire. Découverte de cette discipline avec un wingfoiler professionnel pendant une compétition en Corse.

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00:11Générique
00:14Bonjour à tous et bienvenue dans cette édition.
00:17Voici les titres de ce journal.
00:19Ce sont de nouveaux larcins que la crise a révélés avec la flambée des prix de l'essence.
00:24Le nombre de siphonnages de réservoirs de poids lourds a explosé dans certains départements.
00:30Les dépannages se sont multipliés.
00:32Nous irons dans l'aube pour comprendre comment les malfacteurs agissent.
00:37Ce n'est pas de la science-fiction.
00:39D'ici 2050, nous allons peut-être vivre sous 50 degrés à l'ombre.
00:44Dans ce journal, nous testerons la vie sous ces conditions de forte chaleur
00:49pour y découvrir les changements majeurs sur votre corps avec nos conseils à la clé.
00:54Et puis pour satisfaire les pas moins de 36 millions de passagers chaque année,
00:59la SNCF propose un train tous les quarts d'heure sur les lignes TER entre Cannes et Menton.
01:05Une logistique bien huilée que nous découvrirons dans un instant.
01:09Et puis si vous aimez les sensations fortes, restez avec nous.
01:12Nous découvrirons une discipline exceptionnelle, le wingfoil.
01:16Les participants volent littéralement sur l'eau.
01:19Accrochez-vous bien car l'équilibre est primordial.
01:24Vous le savez, les prix du pétrole flambent depuis le début du conflit au Proche-Orient.
01:28Les prix à la pompe explosent avec comme conséquence en France de nombreux siphonnages de poids lourds.
01:34Ce type d'infraction a explosé ces dernières semaines dans certains départements.
01:39Alors comment fonctionnent les malfaiteurs ?
01:42Réponse avec Canal 32 dans l'aube.
01:44Christian Vieira.
01:46Carburant siphonné, poids lourd, immobilisé, des vols qui persistent sur les routes.
01:51Pour l'instant, aucune hausse n'est constatée dans le département.
01:54Ici, la dernière intervention après un siphonnage remonte à un mois et demi.
01:58Route de serre sur la nationale 77, c'est en milieu rural, le long des champs.
02:04Les gens viennent par les chemins et puis ils siphonnent.
02:08Après enquête, plusieurs individus organisés ont été interpellés par la gendarmerie.
02:13Ils utilisent des véhicules qu'ils adaptent pour le transport de carburant,
02:16dans lesquels ils vont pouvoir positionner des cuves ou des bidons.
02:20Les réservoirs des poids lourds peuvent contenir entre 300 et 3000 litres de carburant,
02:24un préjudice financier conséquent pour les transporteurs.
02:28Quand c'est fermé, ils cassent le bouchon ou la serrure.
02:30Ici, quand c'est accessible, ils coupent les tuyaux de partout,
02:36ils tournent, ils lèvent la jauge et là, ils peuvent mettre leurs tuyaux ici et siphonner.
02:41Et après, ils percent le réservoir en dessous.
02:44Le réservoir, ça coûte entre 1500 et 3000 euros.
02:47À cela s'ajoutent les frais de dépannage ou remorquage des camions immobilisés,
02:51entre 600 et 3000 euros.
02:53Pour limiter ces risques, certains transporteurs s'équipent de systèmes de protection ou d'alerte.
02:58Pour éviter d'enlever la jauge de carburant,
03:00c'est des plaques qui se coincent entre les sangles.
03:03Comme ça, c'est évident que la jauge puisse l'extraire.
03:06Il y a des bouchons, un système d'alarme,
03:08c'est-à-dire que dès que le bouchon est fermé à atteler et que c'est à peine bougé,
03:11il y a une alarme qui sonne.
03:13Et il y a aussi un système anti-siphonnage,
03:15une espèce de crépine qu'on rentre dans le réservoir.
03:17La gendarmerie recommande aux chauffeurs de porter plainte.
03:20Malgré les contraintes de tourner,
03:22la démarche peut être effectuée sur le lieu d'arrivée.
03:25L'explosion du prix du pétrole a également des conséquences directes sur nos industries.
03:30De nombreuses matières premières pour nos objets du quotidien sont fabriquées à base de pétrole.
03:35Plus de précisions avec TLC, la télévision locale du Choleté.
03:39Nos adhérents industriels sont impactés par les événements géopolitiques actuels.
03:44La hausse des prix du carburant les impacte directement dans leur gestion de tous les jours,
03:49notamment des transports, la gestion des transports de leurs marchandises.
03:52Mais aussi, on constate une hausse globale des matières premières,
03:56notamment de l'aluminium, de l'hélium pour l'électronique
03:59ou d'autres matières de ce type qui sont complètement impactées par ce type d'événements.
04:03En plus, je dirais, de la tension économique que ça crée globale
04:09qui peut impacter leurs affaires, leur chiffre d'affaires au global.
04:14Et puis, ce conflit bouleverse le tourisme également.
04:18Et parmi les gagnants de la redistribution de ce tourisme mondial, il y a la Corse.
04:23L'île de beauté a su tirer son épingle du jeu pour attirer de nombreux visiteurs.
04:28Les explications avec notre partenaire Lux TV.
04:30Regardez.
04:33En Corse, la saison des célèbres oursins s'est terminée par un record de vente.
04:38Dans le même temps, le nombre de voitures de location a doublé en mars.
04:42Deux indices qui confirment que face à l'instabilité au Moyen-Orient,
04:45dans la redistribution des destinations des touristes,
04:48l'île de beauté a valorisé ses qualités d'endroits sûrs et accessibles.
04:52En France, on a constaté depuis le début de l'année
04:55800 000 annulations de réservations au Moyen-Orient,
04:59et tout d'abord pour les pays du Golfe.
05:02Avant la guerre, cette zone du monde était en forte croissance,
05:05avec plus de 100 millions de visiteurs en 2025.
05:09Les experts avancent une perte de 30 millions de visiteurs pour 2026,
05:14ce qui correspond à un manque à gagner de 600 millions de dollars par jour.
05:19Après la Corse, la Côte d'Azur, la Provence et la Bretagne
05:22profitent en France de la reconfiguration des flux touristiques.
05:28Et puis tout autre chose face à la multiplication des étiquetages trompeurs de produits
05:33présentés comme Origines France dans nos supermarchés.
05:36Les autorités ont décidé d'intensifier les contrôles,
05:39le but étant de protéger les consommateurs et les producteurs.
05:42Exemple dans la Loire avec ce reportage de TL7.
05:45Brigitte Paestracci.
05:48Des étiquettes et des panneaux annonçant des produits français,
05:51mais est-ce vraiment le cas ?
05:52C'est le but de ces contrôles réalisés par les services de la concurrence,
05:55la consommation et la répression des fraudes.
05:57Les articles ciblés sont surtout les fruits et les légumes.
06:00En plus de vérifier l'origine du produit,
06:03les prix et les tailles sont aussi inspectés.
06:05On va faire un repérage, faire un contrôle d'affichage des prix,
06:09d'affichage et d'information du consommateur,
06:11repérer quelques produits qui nous paraissent intéressants, suspects.
06:16On va croiser avec des demandes de documents,
06:18on va demander des bonnes livraisons, des factures,
06:21on va regarder les cagettes, on va regarder les réserves du magasin
06:24et analyser tout ça.
06:26Et le cas échéant, faire des demandes complémentaires,
06:28faire des recoupements auprès d'un grossisse, etc.
06:31Donc c'est une première partie du contrôle en magasin
06:33et ensuite le contrôle va se poursuivre par une analyse documentaire.
06:36Ces contrôles ont régulièrement lieu toute l'année.
06:38Le but est de s'assurer que les consommateurs soient informés correctement,
06:42éviter de porter préjudice aux producteurs,
06:44mais surtout faire respecter la loi.
06:45Il y a deux éventualités possibles.
06:47Soit c'est une erreur de bonne foi, ça peut toujours arriver,
06:49auquel cas il y a un avertissement.
06:52Soit c'est une erreur de mauvaise foi, si je puis dire,
06:54une infraction commise délibérément.
06:57Et là, il peut y avoir une transaction pénale
07:00avec des peines d'amende extrêmement lourdes.
07:03Voir parfois, lorsque c'est de la tromperie aggravée en cas de récidive,
07:08ensuite le parquet peut décider de poursuivre
07:11avec des sanctions qui peuvent être plus lourdes
07:13à la discrétion de l'autorité judiciaire.
07:14En 2025, 71 contrôles ont été réalisés dans le département.
07:17Cinq d'entre eux se sont terminés en procédure pénale
07:20pour francisation des produits.
07:23– Et puis sur les étals de vos supermarchés,
07:26vous avez peut-être remarqué le retour des fraises depuis près d'un mois.
07:30Un fouet de saison, mais qui, avec le dérèglement climatique,
07:33est arrivé bien plus tôt que les années précédentes.
07:35Les chaleurs de ces dernières semaines ont bouleversé leur culture.
07:39Exemple dans le Lot-et-Garonne,
07:41avec ces images de la dépêche du midi,
07:43Léo Rébérol.
07:45– Nous avons eu une semaine,
07:47on se serait cru, en plein mois d'août.
07:50Heureusement que la nuit était très fraîche,
07:51ça nous a permis quand même de pouvoir cueillir les fraises
07:55dans de bonnes conditions,
07:57mais il y a eu un surplus de production en une semaine.
08:01À trois jours, c'était déjà mûr et il fallait l'enlever,
08:04parce que c'est une fraise qui est fragile.
08:06Ça, c'est de la gariguette.
08:08Donc on n'a pas peigné parce qu'on n'a pas eu le temps,
08:10mais regardez, c'est vraiment beau.
08:12Quand il fait très chaud comme ça,
08:13vous avez la fraise qui pourrait mûrir très petite
08:16et le pied qui lâche.
08:17Le problème, c'est qu'on a des amplitudes de température énormes,
08:20très très chaudes la journée et la nuit très froide.
08:23Donc les plantes, elles sont sensibles à tout ça.
08:28– Des étés à 50 degrés à l'ombre,
08:31c'est un scénario qui n'est plus de la science-fiction.
08:34Selon de nombreuses projections climatiques,
08:37certaines régions pourraient atteindre ces températures d'ici 2050.
08:41Une conséquence directe du réchauffement climatique.
08:45Alors notre partenaire Moselle TV a testé l'expérience de vivre sous 50 degrés
08:50proposée par un institut de recherche.
08:52Nathan Muller et Mathéo Philippe, regardez.
08:56Peut-on vivre au quotidien sous 50 degrés à l'ombre ?
08:59Avec les records de température qui sont battus chaque année,
09:02nous allons tenter l'expérience.
09:04Pendant 30 minutes, nous réaliserons des gestes simples du quotidien
09:07sous une chaleur suffocante.
09:09– Bienvenue en 2050, vous devez aller voir un proche
09:13qui habite au 17ème étage d'un immeuble.
09:17Vous allez donc prendre les escaliers.
09:20– Je sens que la chaleur, elle commence à monter.
09:22Je vais tester de faire un puissance 4 avec Tone ici.
09:24On va tester un peu notre agilité.
09:26C'est dur de se concentrer sur le jeu,
09:28puisque là, je pense beaucoup à la chaleur.
09:31Le téléphone, c'est inutilisable, il est brûlant.
09:33– C'est le moment pour moi de passer à la dernière activité.
09:36Rien de très compliqué en apparence,
09:37il suffit seulement de résoudre des énigmes.
09:40Mais avec le peu de lucidité qu'il me reste
09:42et la sueur qui m'aveugle, ce n'est pas gagné.
09:45– J'ai l'impression qu'il bloque à la question 3.
09:48J'espère qu'il va mieux s'en sortir sur la suite.
09:51Et là, ça fait maintenant pile poil 30 minutes
09:54qu'ils sont dans la pièce.
09:56Donc on va les faire sortir.
09:58À ton avis, il fait combien ici ?
10:00– 19, non ?
10:02– Il fait 30 degrés.
10:04– Hein ? C'est vrai ?
10:05– Oui, c'est à fait.
10:06– Depuis un an et demi, on est un tourné partout en France.
10:09C'est plus de 5 000 personnes qui ont vécu l'expérience.
10:12Des élus, des responsables d'entreprise, des citoyens, citoyennes.
10:16Ce qu'on voit, c'est que toutes les personnes qui sortent,
10:19la vie, il est unanime.
10:20C'est que c'est invivable.
10:23Tout autre chose maintenant, chaque année, 36 millions de voyageurs
10:27utilisent la ligne SNCF entre Cannes et Menton
10:30dans le département des Alpes-Maritimes.
10:32Alors pour répondre à la demande,
10:34la région sud a proposé à l'opérateur de faire circuler un train
10:38tous les quarts d'heure.
10:39C'est notamment l'une des conséquences de l'ouverture
10:42à la concurrence des TER en France.
10:44Comment relever ce défi ?
10:45Réponse avec ce reportage de Christophe Rigaud.
10:49Tous les jours, dans sa cabine de train,
10:51entre Cannes et Menton,
10:53Thierry voit défiler des paysages à couper le souffle.
10:56Cette portion de ligne, les spécificités,
10:58c'est qu'on est entre mer et montagne.
11:00Et du coup, il sait qu'on soit constamment vigilant
11:03et avec une grande concentration.
11:06Car depuis maintenant plus d'un an,
11:08son quotidien de conducteur a changé.
11:10Déjà en termes de ponctualité,
11:12depuis l'ouverture à la concurrence,
11:13on est quand même beaucoup plus ponctuel.
11:14On a un train tous les quarts d'heure.
11:16Et du coup, oui, c'est passage en gare.
11:17Il faut qu'il soit le plus rapidement effectué,
11:20le plus rapidement possible.
11:22L'ouverture à la concurrence
11:24a en effet changé la donne en région sud.
11:26C'est désormais un train tous les quarts d'heure
11:29entre Cannes et Menton.
11:31SNCF Voyageurs Sud-Azur,
11:33qui a remporté l'appel d'offres,
11:35a dû s'adapter pour répondre à ce nouveau défi.
11:38Tout le centre de gravité aujourd'hui est basé à Nice.
11:41On avait un atelier historiquement qui était à Marseille,
11:43qui faisait de la maintenance lourde.
11:44Donc on a construit un nouvel atelier qui est juste derrière moi
11:47et qui permet de maintenant d'assurer cette maintenance en proximité de Nice.
11:52Ensuite, on a mis en place un centre de supervision.
11:55Pour tenir la promesse d'un train toutes les 15 minutes,
11:58tout se passe ici,
11:59dans ce nouveau centre de gestion opérationnelle,
12:02où l'on peut superviser les 200 trains qui circulent sur la Côte d'Azur
12:06et assurer la régularité du trafic.
12:09On a fortement progressé au niveau de la régularité,
12:11puisqu'on est arrivé au mois de mars à un taux de 97,5% de nos trains réguliers.
12:17Et au niveau de la suppression des trains,
12:19donc on était à 2% il n'y a encore pas si longtemps.
12:23Et là, on est tombé à 0,70% sur le mois de mars.
12:26La région sud a été pionnière de l'ouverture à la concurrence des trains régionaux
12:30et mesure aujourd'hui les premiers résultats.
12:33C'est encore une fois une meilleure performance du service,
12:38une meilleure fiabilité,
12:40des indices de satisfaction, des taux de satisfaction de l'usager
12:43qui progressent à la hausse
12:45et évidemment une fréquentation, encore une fois,
12:48qui a pris 40% en 5-6 ans.
12:51Nous avions anticipé que le système ferroviaire
12:55est vraiment la colonne vertébrale d'un système de mobilité
12:59qui va évidemment crescendo et dont on a besoin.
13:03Et aujourd'hui, ce sont plus de 100 000 voyageurs
13:06qui utilisent la ligne tous les jours.
13:09Et puis en France, la SNCF a évidemment joué un rôle central
13:12dans le développement de nos régions.
13:15C'est ce que nous explique Jean Castex, le PDG de la SNCF.
13:18L'ancien Premier ministre a répondu aux questions du grand JT des territoires.
13:22Voici un extrait de cet entretien exclusif.
13:25Avoir été 12 ans maire d'un petit village,
13:30vous aide-t-il à appréhender certaines problématiques de proximité,
13:35de territoire, d'infrastructure ?
13:38Est-ce que ça compte autant que d'avoir été Premier ministre ?
13:41– Tout compte dans la vie de l'homme ou d'une forme.
13:46Toutes les expériences sont évidemment utiles.
13:49Dieu sait si celle de mer qui m'a passionné par-dessus tout a compté pour moi.
13:54Vous avez raison, j'ajoute, vous ne l'avez pas dit,
13:57d'une commune évidemment desservie par une voie de chemin de fer
14:03depuis 1877, vous vous rendez compte.
14:06J'ai même écrit l'histoire de la construction de la voie ferrée.
14:10– C'était prémonitoire que vous deveniez PDG de la SNCF.
14:13– Oui, peut-être, en tout cas, c'est une passion connue d'ailleurs
14:17que j'ai depuis fort longtemps, mais qui rappelle,
14:20on est au cœur du milieu rural,
14:22le rôle de la SNCF, non seulement dans la desserte des territoires,
14:27j'allais dire dans leur développement.
14:29On est au XIXe siècle, on croit au progrès,
14:32j'y crois toujours, et on croit effectivement que les mobilités,
14:36alors elles ont évolué ces mobilités, c'est la multi, la plurimodalité,
14:40mais que les modalités sont au cœur à la fois d'enjeux de vie quotidienne,
14:45mais aussi de développement, de progrès dans les territoires concernés.
14:52Je pense que ça reste d'actualité tout ça.
14:56– Autre chose dans ce journal, depuis le tragique incendie
14:59survenu à Cran-Montana, en Suisse, dans la nuit du 1er janvier dernier,
15:03les contrôles des établissements de nuit se sont multipliés partout en France.
15:08Des visites pour veiller au respect des règles de sécurité.
15:12Exemple dans le Morbihan, avec ce reportage de TBO,
15:15la chaîne du groupe Le Télégramme, France-Marie Notemass.
15:19– Depuis le tragique incendie de Cran-Montana, en Suisse,
15:2357 établissements de nuit ont été contrôlés dans le Morbihan.
15:27Des visites inopinées ou programmées, comme dans ce bar-restaurant l'Orienté.
15:32Mi-janvier, la commission de sécurité se rend dans l'établissement
15:35et relève plusieurs manquements.
15:37– J'ai appris qu'on était classé catégorie 4 cabaret
15:40et pas 5 en bar classique.
15:44Et donc du coup, on a dû revoir un petit peu tous les aspects de sécurité du restaurant.
15:50– Le gérant doit alors changer sa centrale incendie,
15:53inifuger le plafond et les murs et revoir le plan de construction.
15:57En attendant, sa jauge d'accueil est réduite et les concerts sont arrêtés.
16:01– Conséquence, moins 20% de chiffre d'affaires.
16:04– On a entamé nos dernières économies depuis 11 semaines sans pouvoir être à 100%.
16:08Et donc du coup, là c'est vraiment la survie de l'établissement
16:11qui est de nos emplois et de toute une chaîne d'emplois indirecte qui est en jeu.
16:15– Sur les 57 établissements contrôlés dans le département,
16:1826 ont reçu un avis défavorable pour des manquements à la sécurité incendie.
16:23– Il y a des établissements qui n'allaient pas, clairement.
16:26Mais dans l'ensemble, ce n'est pas une généralité.
16:29Il y a clairement des choses qui n'allaient pas.
16:32Le fait que je passe, que j'intervienne, que je conseille
16:36et qu'on corrige avant la visite a permis que les choses rentrent dans l'ordre.
16:43Donc grâce à mon intervention, le bilan n'est pas vraiment négatif.
16:48– Et pour cause, aucun établissement morbianné n'a fait l'objet de fermetures administratives.
16:53– Ces dernières années, les vols dans les bureaux de tabac se sont multipliés partout dans nos régions
16:58et la contrebande de tabac a explosé.
17:02Alors pour soutenir les buralistes et lutter contre la vente illégale,
17:06l'État a signé il y a quelques semaines une nouvelle convention.
17:09Les explications avec ce reportage de LMTV Sarthe, Colin Ancel.
17:13– C'était au mois d'octobre.
17:15Après près de 30 ans dans le tabac sans encombre,
17:17ces buralistes ont été cambriolés à Saint-Saturnin, six mois plus tard.
17:21– On a complètement rebondi, ça a été un traumatisme sur le moment,
17:24mais on est passé à autre chose et on a fait ce qu'il fallait, on s'est resécurisés.
17:30– Réparation de ce qui avait été endommagé,
17:32nouveaux équipements de détection de mouvements et caméras.
17:35Un bouton pour appeler les forces de l'ordre directement est aussi opérationnel.
17:38Le Havan fait partie des neuf bureaux de tabac victimes de cambriolage en Sarthe en 2025.
17:42La cible, bien souvent le tabac, dont le prix augmente
17:45et les ventes baissent dans le commerce licite.
17:46– L'accontrement de tabac est un fléau au niveau national comme en Sarthe.
17:53Elle appelle une mobilisation très forte avec des contrôles, des saisies, des sanctions.
18:00– Une convention partenariale a donc été établie en 2022.
18:03Objectif, sécuriser les 250 buralistes du département.
18:06Concrètement,
18:07– L'État mobilise des fonds pour financer des travaux de sécurisation dans les débits de tabac.
18:14Nous avons ainsi engagé plus de 40 millions l'année dernière pour sécuriser 16 bureaux de tabac.
18:19Des référents dédiés au sein des forces de police, des forces de gendarmerie
18:23pour être en relation directe avec les buralistes.
18:27– Qu'on ait ces personnes-là qui viennent chez nous,
18:30nous permettent d'avoir des conseils de haut niveau avec les forces de l'ordre,
18:34avec la préfecture, avec les douanes.
18:36On travaille ensemble et le fait de travailler ensemble nous permet d'avoir des résultats.
18:42– Dans le département, la lutte contre la contrebande de tabac a permis la saisie de 2 tonnes 4.
18:4652 procédures judiciaires et fiscales ont été engagées en 2025.
18:50– La foire de Paris bat son plein.
18:54Des milliers de visiteurs se donnent rendez-vous au parc des expositions Portes de Versailles.
18:59Chaque année, les stands des régions d'outre-mer prennent un peu plus d'ampleur.
19:03Une occasion exceptionnelle pour nos confrères de France-Antille
19:06de se rapprocher de la communauté antillaise présente en métropole.
19:10Écoutons sur ce sujet Béatrice Cléon, la directrice générale du groupe France-Antille.
19:14– Nous avons débuté tout petit à la foire de Paris il y a 3 ans,
19:20avec même pas de stand.
19:22Et puis au fur et à mesure, nous grandissons, nous prenons notre marque.
19:25Et il est vrai que ça a toujours été dans mes ambitions pour le coup,
19:31d'accéder au marché de l'Hexagone avec des millions de jeunes ultramarins qui habitent ici
19:38et ils ont besoin de se rapprocher de leur communauté.
19:40Donc la foire de Paris qui réunit des centaines de milliers de visiteurs,
19:46c'était l'opportunité rêvée pour nous permettre de nous agrandir d'année en année.
19:52Avec toutes nos nouvelles éditions que nous proposons en Martinique, Guadeloupe et Guyane,
19:56c'est aussi l'opportunité pour nous de les importer sur Paris
20:00et de les mettre à disposition de tous ceux qui en auraient besoin.
20:03– Voici maintenant un engin unique au monde.
20:06À Reims, des scientifiques ont utilisé un capteur quantique
20:10pour découvrir ce qu'il se cache sous la surface de notre Terre.
20:14Une machine tout assez exceptionnelle que nous présente ce scientifique
20:17au micro de l'Union, le quotidien du groupe Procel, Aurélie Bossard.
20:22– Alors voilà, nous ne sommes pas sur le versant d'un volcan,
20:25mais dans le centre-ville de Reims, sous nos pieds, il y a un fossé médiéval
20:28et nous avons un capteur quantique sur un rover qui est lié au programme Ficus,
20:32financé par l'Union européenne,
20:33et qui va toute la semaine faire des points de mesure sur cette place
20:36pour redécouvrir ce fossé médiéval.
20:38Avec une technologie inédite, le quantique,
20:39la société Excel a développé ce capteur qui est unique au monde, au niveau industriel,
20:43pour aider les géophysiciens à détecter des différences de densité
20:47entre sous nos pieds et le centre de la Terre.
20:49Et ici, nous sommes accueillis par le BRGM, le service géologique français,
20:53qui a identifié ce site comme étant un site très adapté
20:55pour tester les capacités de cet outil.
20:58Et puis avec les beaux jours de ces dernières semaines,
21:00voici une idée de sortie originale pour les amateurs de nature
21:04avec ce parcours de randonnée Les Pieds dans le Vide.
21:08Installé dans les Vosges, il accueille chaque année des passionnés de découverte.
21:13Présentation avec ce reportage de Vosges TV,
21:15Hugo Desmoulières et Denis Lequen.
21:17Tu le raccroches. Voilà. Pareil pour le deuxième. Très bien.
21:21C'est la seule rando ferrata en accès libre dans le massif des Vosges,
21:24située à Bussan près de la source de la Moselle.
21:27Elle est prisée dès l'arrivée des beaux jours par les amoureux de sensations et de vertiges.
21:31Ici, près de 2000 personnes par an déboursent 18 euros pour une location d'un baudrier,
21:36tandis que d'autres usagers grimpent avec leur propre matériel.
21:39Seuls 20% d'entre eux sont accompagnés d'un moniteur.
21:42On profite de cette journée de beau temps pour découvrir cette vieille ferrata
21:46dont on a entendu parler depuis pas mal de temps.
21:48C'est l'alternance entre marche et grimpe qui caractérise cette rando ferrata.
21:52Après quelques mètres sur le plat, déjà une première roche à gravir.
21:55Une bonne façon de se mettre en jambe est d'assimiler le fonctionnement des mousquetons
21:59sur la ligne de vie.
22:00Viennent ensuite des secteurs plus techniques, le vide sous les pieds
22:04et des chemins plus escarpés.
22:05Le terme rando ferrata a été uniquement créé sur buissant, on va dire.
22:09Et donc c'est accessible aux gens qui sont en capacité de savoir utiliser le matériel en sécurité.
22:14Il faut des qualités de grimpeur et des qualités de randonneur.
22:16Cette voie créée en 2007 nécessite de l'entretien,
22:19dont se charge Mathieu François, missionné par la commune pour trois passages annuels.
22:23Il y remplace les attaches endommagées et adapte régulièrement le parcours
22:27qui pourrait bientôt évoluer.
22:28Peut-être essayer d'impulser quelque chose pour les 20 ans,
22:31rajouter un élément supplémentaire ou sur une autre partie plus basse
22:35qui est faisable aussi, des tyroliennes, des choses comme ça.
22:38C'est à discuter.
22:38Derniers efforts pour accéder au sommet et enfin profiter de la vue
22:41avec en arrière-plan la plaine alsacienne.
22:43Des instants suspendus dans le vide qui valent assurément le détour.
22:50Voilà, et puis il y a 100 ans, il y avait encore une très grande majorité de Français
22:54qui utilisaient une pipe.
22:57Aujourd'hui, la pipe est devenue très marginale,
22:59mais il existe encore en France des fabricants de pipes.
23:03Ils sont rares, mais notre partenaire Huit-Montblanc
23:05nous présente l'un d'entre eux, un portrait de Myrtille Laurent Bourrioux.
23:11Dans cet atelier, des milliers de pipes sont rangées, accrochées et empilées.
23:16L'odeur du bois envahit l'espace.
23:19À 85 ans, Pascal Piazzola fabrique encore des pipes à la main,
23:23comme il l'a toujours fait depuis plus de 60 ans.
23:26C'est le plus bel atelier d'Europe, et peut-être du monde.
23:30Je ne me vends pas, on me le dit.
23:33Un savoir-faire de patience et de précision, hérité d'une autre époque,
23:37car aujourd'hui, la pipe a disparu des comptoirs.
23:40On était 3500 il y a 10 ans.
23:45Il n'y a plus que 12 ouvriers.
23:47Vous êtes en ville, rentrez dans les tabacs pour acheter un journal,
23:51et demandez si j'en étais.
23:53Vous pouvez me téléphoner, mais vous n'allez pas me téléphoner souvent.
24:00C'est sérieux ce que je vous dis là.
24:02J'en pleure des fois.
24:04Chaque pipe est unique, façonnée à la main,
24:07et tout commence toujours par la même matière, la bruyère.
24:10C'est le bois le plus dur, le plus sain.
24:14Un matériau rare qui demande des années avant d'être travaillé
24:17et d'atteindre sa forme finale.
24:20Il y a 27 opérations, depuis l'arrachage et la racine bruyère.
24:25Certaines pipes sont prêtes en quelques heures,
24:28d'autres demandent bien plus de temps.
24:29Chaque pièce est unique, et certaines ont séduit de grandes figures,
24:33de Georges Brassens à Fernandel,
24:35jusqu'au Prince Albert de Monaco.
24:37J'ai même mangé avec la patrouille de France.
24:40J'ai serré la main à un général de Gaulle, à Sochaux.
24:45Aujourd'hui, sa clientèle a fortement diminué,
24:48mais dans son atelier d'Aviarnoze,
24:51Pascal Piazzolla continue de faire vivre ce savoir-faire
24:54à contre-courant d'un monde, où la pipe a presque disparu.
24:58C'est quand même joli, hein.
25:02Et puis, connaissez-vous le wingfoil ?
25:04Cette discipline s'impose comme l'un des sports nautiques
25:08les plus spectaculaires,
25:10et de plus en plus d'adeptes de la glisse
25:11sont séduits par cette tendance.
25:14Alors, comment ce sport se pratique-t-il ?
25:17Réponse avec ce professionnel de la discipline
25:19au micro de Télépaïsé, notre partenaire en Corse,
25:22Mathilde Adam et Marie-Lou Guillet.
25:26Le wingfoil, c'est une nouvelle pratique
25:28qui existe, on va dire, depuis 6 ans.
25:30C'est une planche avec un appendice dessous,
25:33qui est le foil, du coup, qui nous permet de voler.
25:35C'est un peu comme un avion lié à un mât.
25:37Et pour nous faire voler, du coup,
25:39ce qu'on utilise, c'est le vent, comme force.
25:42Et c'est une genre d'aile,
25:43c'est un mélange entre le kite et la planche à voile.
25:45C'est une aile gonflable,
25:46et ça nous permet, du coup,
25:47de se déplacer avec le vent et de voler.
25:49On va dire que ça a révolutionné un petit peu,
25:51quand même, les sports nautiques,
25:52parce que ça reste quand même accessible à tous.
25:54Et du coup, c'est quand même, on va dire,
25:56vraiment un mix entre le kite,
25:57qui a une aile gonflable,
25:58mais qui est tenue par des lignes,
25:59et la planche à voile,
26:00qui a une aile rigide avec un mât, tout ça.
26:03Sauf que là, en fait, c'est nous qui la tenons.
26:05C'est une aile qui reste quand même dans les airs
26:06et qui reste gonflable.
26:08Voilà, au revoir, c'est la fin de ce journal.
26:10Merci à vous de l'avoir suivi.
26:11On se retrouve très vite
26:13pour une nouvelle édition du Grand JT des Territoires.
26:16Au revoir à tous.
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