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  • il y a 3 heures
Cette semaine dans le Grand J.T. des Territoires de Cyril Viguier sur TV5 Monde
Les universités doivent-elles bannir les conférences politiques ? Après le décès dramatique du jeune militant nationaliste Quentin Deranque frappé à mort lors d'une rixe, la question se pose. Reportage à l’université de Lorraine.
 
Crues historiques : après les inondations, place aux constatations des dégâts pour de nombreux agriculteurs. D’importantes pertes sont à prévoir. Immersion en Gironde.
 
Un « comedy club » dans une remontée mécanique au ski ! C’est le concept insolite d’une station de ski des Alpes, pour divertir les adeptes de sports d'hiver entre deux pistes.

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Transcription
00:06Générique
00:15Bonjour à tous, bienvenue dans cette nouvelle édition du Grand JT des Territoires.
00:18Voici les titres de ce journal.
00:21Les universités doivent-elles bannir les conférences politiques
00:24après la mort tragique du jeune militant nationaliste Quentin de Rancaillon
00:28et les polémiques qui ont suivi l'organisation de ces événements
00:32soulèvent de nombreuses questions, éléments de réponse dans cette édition dans un instant.
00:38Dégâts, consternations après les crues historiques de la Loire,
00:41la Garonne et d'autres cours d'eau ces derniers jours,
00:44l'heure est à la constatation des dégâts pour de nombreuses habitations, vous le verrez.
00:49Mais également pour les agriculteurs, nous irons en Gironde
00:52pour découvrir les pertes engendrées par ces inondations dans une exploitation agricole.
00:57Dans ce journal également, un comédie club dans une remontée mécanique en France.
01:02C'est le concept insolite proposé par une station de ski des Alpes pour ces vacanciers.
01:08Prenez vos places pour y assister, bien évidemment, avec nous dans un instant.
01:12Nous irons à Limoges pour découvrir enfin les championnats du monde de choux farcis,
01:17un plat traditionnel dans de nombreux pays et dont la compétition a tenu toutes ses promesses,
01:22vous le verrez, avec des candidats venus du monde entier.
01:26Des images à ne pas manquer.
01:30Je vous le disais dans les titres, la mort du jeune Quentin de Ranque,
01:33militant nationaliste qui a perdu la vie à Lyon il y a plusieurs jours,
01:37soulève une question majeure.
01:39Doit-on interdire les conférences politiques dans les universités en France ?
01:43Nous nous sommes rendus à l'université de Lorraine
01:46pour interroger étudiants et professeurs.
01:49Qu'en pensent-ils regarder ?
01:51Moselle TV, Florent Arnold.
01:53Depuis un an, les violences politiques se sont intensifiées à l'université de Lorraine.
01:58A Nancy, un étudiant avait reçu trois jours d'ITT après avoir été agressé
02:02par un groupuscule d'extrême droite à la sortie d'un cours de sport.
02:06De l'autre côté, un étudiant syndicaliste de droite a reçu du gaz lacrymogène,
02:10probablement par un militant d'extrême gauche.
02:12Ce qui se passe dans la société autour de nous, on le retrouve à l'université.
02:17L'université qui a un lieu de débat, débat contradictoire, argumenté,
02:21qui est aussi un lieu d'expression.
02:22Pourtant, en réaction à la mort d'un militant identitaire à Lyon,
02:26le gouvernement a transmis, mardi 17 février,
02:28une circulaire pour interdire les conférences politiques jugées à risque
02:32dans les établissements universitaires.
02:35Nous, notre travail, c'est d'éveiller l'esprit critique.
02:37Donc partir du principe qu'on n'invitera plus jamais
02:40de personnalités du monde politique dans les universités
02:43me paraît être absurde.
02:45En revanche, apprécier au cas par cas les risques de troubles à l'ordre public
02:51associés à chaque événement, c'est notre travail.
02:55En cas d'avis défavorable de l'université de Lorraine,
02:58quant à la tenue d'une conférence, ce sera au juge administratif de trancher.
03:02Une garantie qui ne rassure pas l'UNEF,
03:04qui voit dans cette circulaire un outil de censure politique.
03:08Cette circulaire a ce but-là, de pouvoir annuler des événements politiques
03:12sans aucun motif autre que, éventuellement, ça pourrait mal se passer.
03:16De l'autre côté du spectre, l'UNI se désole de l'impact que peut avoir ce climat délétère
03:21sur la vision qu'ont les étudiants de la politique.
03:24Ce n'est pas un bon message à envoyer aux étudiants en disant
03:26voilà ce à quoi la politique amène.
03:28C'est un événement où tout le monde doit avoir des leçons à en tirer.
03:30On a une responsabilité vis-à-vis des gens qui militent,
03:32on a une responsabilité vis-à-vis du public.
03:34Hélène Boulanger confie s'attendre à recevoir des demandes
03:37d'organisations de conférences politiques prochainement,
03:40une façon, selon elle, de l'attester.
03:44Toujours dans l'actualité, après les crues historiques
03:47de plusieurs fleuves et rivières en France,
03:50l'heure a sonné pour constater les dégâts un peu partout.
03:53De nombreuses habitations ont été endommagées en Occitanie et dans l'Ouest,
03:57mais ces crues ont également ravagé de nombreuses exploitations agricoles.
04:01Reportage en Gironde avec TV7, la chaîne du groupe Sud-Ouest,
04:06Juliette Huard et Tristan Lambert.
04:09Des bâches arrachées et des serres endommagées.
04:13Maraîcher Abazas, Rémi, a aujourd'hui tout perdu.
04:16Les bâches ici qui se sont éclatées sous la pression du vent.
04:21Tous les fils sont à rotandre qui tiennent la structure de la serre.
04:25Si on regarde derrière, on a toutes les portes qui ont explosé.
04:30Donc oui, ça nous fait du travail à un moment donné où on n'en avait pas besoin.
04:34En à peine dix jours, pas moins de trois tempêtes ont déferlé dans le Sud-Ouest,
04:39provoquant fortes pluies et vents violents.
04:42Conséquence, en Gironde, une centaine d'exploitations agricoles seraient impactées.
04:47Les plantes ont du mal à vivre les pieds dans l'eau.
04:50Il va y avoir des dégâts, des productions qui vont être intégralement perdues,
04:55d'autres avec des pertes de rendement conséquentes, voire on peut imaginer des plantes pérennes,
05:00notamment je pense aux kiwis, qui sont sous l'eau en vallée de Garonne.
05:06Ça n'aime pas du tout avoir les pieds dans l'eau selon la vitesse à laquelle le sol va
05:11se ressuyer.
05:11Il risque d'y avoir une mortalité très importante.
05:14Face aux dommages causés, l'État a décrété l'état de catastrophe naturelle pour les communes touchées.
05:19Des dispositifs de soutien aux agriculteurs sinistrés ont également été déployés.
05:24La mobilisation des outils qui existent, c'est-à-dire le dispositif calamité agricole
05:29ou le dispositif indemnité de solidarité.
05:32Calamité agricole, c'est pour les pertes de fonds de l'outil.
05:35Indemnité de solidarité, c'est pour les pertes de production.
05:37D'où la nécessité d'être très réactif.
05:42Au fur et à mesure où l'eau va disparaître,
05:44on va pouvoir intervenir de plus en plus sur les exploitations.
05:49Triste anniversaire.
05:50Il y a quatre ans, la Russie envahissait l'Ukraine.
05:52Quatre années de guerre.
05:54Où les forces armées ukrainiennes tentent de résister aux attaques russes.
05:58Dans ce combat armé, les drones jouent un rôle majeur.
06:02Et pour contrer ces attaques,
06:04les Ukrainiens utilisent notamment des filets agricoles français.
06:07Vous allez le voir.
06:08Écoutons sur ce sujet le président d'une association du Tarn-et-Garonne
06:12au micro de la Dépêche du Midi, Lisa Hervé.
06:15On va récupérer à peu près 19, 20 rouleaux.
06:18Ces filets, ils se retrouvent maintenant sur le front.
06:22Vous pouvez le voir comme ils sont installés.
06:24On est à droite, à gauche et au-dessus.
06:28Et donc, ça va protéger les véhicules civils qui circulent des attaques de drones.
06:32Ces filets, par agré, ils ont été validés par les militaires sur place.
06:36Parce qu'ils sont solides, ils sont légers, ils ne sont pas sensibles au vent.
06:43La situation, elle est assez simple, puisque vous avez un front avec des civils
06:48qui restent encore sur place, qu'il faut aider.
06:52Mélangé avec de nombreux militaires et de nombreuses forces ukrainiennes
06:56qui sont là pour protéger les civils et protéger le front.
07:00Donc, c'est des bombardements qui sont intenses.
07:02Ce n'est pas vraiment une guerre pour moi,
07:04c'est une chasse que mènent les Russes sur les civils.
07:07Tout autre chose maintenant.
07:08L'apprentissage est-il un domaine voué à disparaître ?
07:12Les chambres de métier et de l'artisanat tirent la sonnette d'alarme.
07:16Dans le budget 2026, l'État a décidé de diminuer ses aides
07:19aux apprentis et à leurs établissements de formation.
07:22Une situation qui met en péril l'avenir de dizaines de métiers ancestraux.
07:27Les explications avec Vosges TV, Marie-Daniel Rogowitz et Anne Didier.
07:31Les chambres de métier de l'artisanat tirent la sonnette d'alarme.
07:34En témoigne cette lettre ouverte au gouvernement
07:36et relayée par les chambres de métier de France.
07:39L'apprentissage serait menacé par la baisse du soutien de l'État
07:42au CFA, les centres de formation des apprentis.
07:46Une baisse des ressources d'environ 30 millions d'euros en 2025.
07:49Des filières pourraient fermer à la rentrée.
07:52Moins d'apprentis.
07:53Ce sont aussi moins d'artisans à l'avenir,
07:55dans des métiers de proximité souvent en tension.
07:58Nous sommes inquiets de l'avenir de nos formations,
08:01de l'avenir aussi de la pérennité de nos métiers et de nos entreprises.
08:06Aujourd'hui, si on ne forme pas, on n'aura pas de salariés.
08:09C'est déjà compliqué pour certaines entreprises de recruter.
08:12Aujourd'hui, les chambres qui sont gestionnaires
08:14de centres de formation d'apprentis
08:16n'ont plus la garantie de pouvoir maintenir
08:19les filières de formation sur l'ensemble du territoire national,
08:22partout où des jeunes veulent se former au métier.
08:26Il y a effectivement un désengagement de l'État qui est assez net.
08:31L'apprentissage pourtant répond à des attentes pour des jeunes
08:34comme Anaïs qui a choisi de quitter l'école
08:36pour se former à la vente et au commerce au CFA d'Épinal.
08:40C'est le fait d'alterner entre l'école et le travail en fait
08:44parce qu'on a des choses qu'on apprend sur le terrain
08:47et qu'on n'apprendra pas forcément en cours.
08:49L'État a déjà diminué l'aide à l'embauche d'un apprenti
08:52de 6 000 à 5 000 euros pour une entreprise de moins de 250 salariés
08:56et pour raison d'économie envisage un nouveau coup de rabot
08:59de quoi démotiver les maîtres d'apprentissage
09:02et laisser des jeunes sur le carreau.
09:04Ces jeunes, s'ils ne sont pas en emploi dans les entreprises,
09:08en travail, ils vont continuer quand même à la société,
09:11soit par le chômage, soit par le RSA.
09:14Je crois que le système-là coûtera plus cher
09:18que de l'investissement sur la formation.
09:20– Voilà, et puis vous le savez, cette semaine avait lieu
09:23le Salon de l'agriculture Porte de Versailles à Paris,
09:26un événement qui met en avant l'élevage français,
09:29mais également notre gastronomie et nos papilles.
09:32Des concours sont organisés pour décerner des prix
09:34dans de nombreuses catégories culinaires.
09:36et je vous propose d'écouter un producteur de liqueur de verveine,
09:40ce n'est pas commun, de Foraise,
09:42que TL7, la chaîne de la Loire, a pu rencontrer avant la compétition.
09:46Thibaut Rivière.
09:48– Une dizaine de jours avant le concours,
09:50il y a l'inspecteur du concours qui passe
09:54faire des prélèvements de marchandises.
09:56Donc nous, il est passé la semaine dernière,
09:58il a commencé à poser les scellés pour pouvoir certifier
10:02que c'est lui qui a bien sélectionné à l'aveugle les produits dans notre stock.
10:07On sait que c'est des bons produits.
10:09Après, c'est souvent la problématique de ces concours,
10:12c'est souvent le ressenti.
10:15Une liqueur peut plaire à certains
10:17et ne peut pas forcément plaire au palais d'un autre jury.
10:21On ne présente pas toutes les cuvées
10:22dans la mesure où on n'a pas forcément des quantités suffisantes
10:25pour pouvoir répondre à une éventuelle demande boostée par une médaille.
10:29Au niveau économique, c'est plus celle-ci.
10:31Et là, c'est plutôt pour le côté cocorico
10:33et en mettant en avant le savoir-faire local
10:37et la spécialité autour de la Vervaine.
10:41– Voilà, au Salon de l'agriculture,
10:42toujours le message des agriculteurs était clair,
10:45favoriser toujours les circuits courts.
10:48Face aux différentes crises,
10:50les boutiques de ces circuits courts,
10:51on le vend en poupe, vous allez le voir,
10:53avec une large gamme de produits
10:55issus d'une agriculture locale.
10:58Exemple, près de Cholet, dans le Maine-et-Loire,
11:00avec ce reportage de TLC,
11:03la télévision locale du Choleté.
11:05– Des productions locales directement amenées
11:09des exploitations agricoles au magasin.
11:11Depuis 13 ans, c'est le pari gagnant du circuit court
11:13qu'ont choisi les gérants de la ferme de chez nous.
11:15L'enseigne a fait de la proximité son cheval de bataille
11:19en vendant viande, produits laitiers, fruits et légumes
11:21issus d'un rayon de 100 kilomètres.
11:23– Pourquoi ça nous tient à cœur de travailler
11:25avec les producteurs locaux ?
11:26Parce que les quatre porteurs du projet ici à Saint-Léger
11:29sont tous producteurs avant d'être commerçants.
11:32Et donc du coup, c'est presque naturellement
11:35qu'on défend un peu les couleurs de notre blason.
11:38– Proximité, saisonnalité ou encore météo,
11:41tant d'éléments qui peuvent parfois rendre compliqués
11:43les perspectives de développement de la filière des circuits courts,
11:46des facteurs qui viennent influer sur les stocks et les prix,
11:49mais qui ne découragent pas pour autant
11:51les 11 salariés qui travaillent dans le magasin.
11:53– Chacun d'entre nous, entre guillemets,
11:55on bricolait de la vente directe
11:57avec plus ou moins de professionnalisme,
11:59plus ou moins d'expérience, plus ou moins de moyens.
12:02Et du coup, l'idée, ça a été de se dire
12:04« ça vaut probablement le coup d'ouvrir un point de vente ambitieux
12:08qui nous permette de gagner une grosse, grosse visibilité
12:12et puis surtout qui permette de mettre en lumière nos produits. »
12:15– La ferme de chez nous est source de liens sociaux
12:17dans un marché économique parfois dématérialisé et concurrentiel.
12:21– On s'appuie toujours sur un vivier de clients très fidèles
12:25qui probablement pour une partie d'entre eux
12:29font un achat militant en venant à notre rencontre
12:31et puis pour toute une autre partie d'entre eux
12:33font un achat tout à fait classique et normal
12:37en venant chercher des produits frais,
12:39des produits de première nécessité,
12:41des produits locaux.
12:42– À l'échelle européenne,
12:43la France est le troisième producteur de fruits et légumes,
12:45arrivent en tête pour l'anecdote,
12:47la pomme de terre, l'oignon et la tomate.
12:50– C'est actuellement les vacances d'hiver
12:52et vous avez sûrement de la chance
12:55et vous faites partie de ceux qui ont pu partir au ski.
12:58Chaque année, les stations font preuve d'ingéniosité
13:01pour divertir les vacanciers.
13:02Et aussi insolite que cela puisse paraître,
13:05un comédie club s'est installé
13:07dans une remontée mécanique dans les Alpes.
13:09Regardez ce reportage de 8 Montblanc,
13:12Emmanuel Jaude, prenez vos tickets.
13:14– Transformer un téléphérique en scène de stand-up,
13:16c'est le pari un peu fou
13:17qu'ont décidé de prendre les stations composant
13:19le domaine de Paradiski.
13:21Un show donné à plus de 1600 mètres d'altitude,
13:23de quelques minutes à peine
13:25et qui demande autant de talent que de réactivité
13:27pour s'adapter à tous les publics.
13:28– En tant que végétarien,
13:30est-ce que les chiens à poulet s'est trompé ?
13:32– Oui !
13:33– Je ne suis pas sûr,
13:33c'est moi qui lui demandait ma copie.
13:34– Hier, c'était un peu étrange
13:35parce que jouer à 400 mètres de hauteur,
13:37c'est pas facile
13:38et les gens, ils ne sont pas forcément là pour ça.
13:40Donc d'abord, quand ils arrivent dans le téléphérique,
13:42on fait connaissance, on discute,
13:43bonjour, bonjour, vous venez d'où ?
13:44Il y a plein de nationalités.
13:46Par exemple, tout à l'heure,
13:46j'ai fait rire des Slovènes.
13:48Voilà, donc ça, je trouve que c'est un bel accomplissement
13:50dans une vie.
13:50– Une parenthèse de bonne humeur
13:51qui permet à la destination
13:52de confirmer son positionnement atypique
13:55et en constant renouvellement au fil des années.
13:57Après les dîners en plein ciel
13:58et autres traversées en skyline,
13:59l'idée de l'humour est elle venue tout droit de la capitale.
14:02– C'est inspiré du Métro Comédie Club
14:04qui est du coup des humoristes de stand-up
14:07qui font des spectacles
14:09dans les rames de métro parisiennes.
14:12Et donc l'idée est venue de là
14:13et donc on a voulu dupliquer cette idée
14:16pour créer le premier spectacle de stand-up
14:19le plus haut au monde.
14:21– Après de 400 mètres du sol,
14:23les 8 humoristes sélectionnés donnent tout
14:25pour décrocher autant de rire que de sourire.
14:27Une prestation très appréciée
14:28mais qui nécessite un certain sens du timing
14:30pour savoir briser la glace.
14:31– Là ils arrivent,
14:32ils ont fait une heure ou deux de ski,
14:34ils montent,
14:35là ils voient la scène,
14:36en vrai les gens sont très cools
14:37parce que déjà ils sont en vacances
14:39et ensuite dans les Alpes
14:40j'ai l'impression que les gens sont assez chouettes
14:42mais il faut qu'ils se mettent dans le mood
14:44et nous le stand-up c'est un...
14:46souvent ça prend du temps.
14:48Nous il faut les attraper vite,
14:49il faut envoyer des vannes qui peuvent prendre
14:50et voilà.
14:51– Bonjour messieurs dames, ça va, vous allez bien ?
14:53– Oui !
14:54– Les spectacles express qui rythmeront
14:55les trajets des skieurs
14:56pendant les deux prochaines semaines,
14:58assurant ainsi une belle ambiance
14:59et une expérience sans pareil
15:00pour tous les usagers
15:01des remontées mécaniques locales.
15:04– Et puis si vous souhaitez skier
15:06avec jus sur mer,
15:07eh bien figurez-vous que cela est possible en Corse.
15:10L'île de beauté est connue
15:12pour ses plages et ses décors paradisiaques
15:15mais la Corse possède également
15:17trois stations qui font le plein de vacancies
15:19en cette période hivernale.
15:21Écoutons les skieurs
15:22de la station d'Asco en Haute-Corse
15:24au micro de Télépaïsé,
15:26notre partenaire sur place,
15:28Théo Métayé et Damien Justine.
15:30– Moi c'est la première fois que je viens à Asco
15:31avec mes enfants, ils n'avaient jamais fait de ski
15:33et du coup ils ont appris hier sous la tempête
15:36et ils se régalent.
15:37– Ben nous, enfin moi j'étais déjà venue
15:39pour faire de la rando
15:40et c'est la première fois que je viens faire du ski,
15:42on vient d'Ajaccio en fait.
15:43– Les enfants n'avaient jamais skié
15:45et là ils sont sur les pistes,
15:47ils prennent le tire-fesse,
15:48ils font des descentes,
15:49ils font des bosses,
15:51ils sont meilleurs que nous.
15:52– C'est génial, vraiment génial.
15:53– Ils nous mettent à l'amende.
15:55– C'est la première fois parce que l'année dernière
15:57on était juste venu une fois pour faire de la luge
15:58puisqu'il n'y avait pas vraiment de neige
16:00et là c'est la première année
16:01où on s'est dit il y a de la neige
16:02donc on va venir à Asco voir pour la semaine
16:05pour apprendre à skier.
16:06Les enfants c'est parfait,
16:08là ils ont fait,
16:08ma fille a fait six heures de ski
16:10et voilà déjà au bout de deux heures
16:12elles savaient bien
16:13et c'est parfait pour eux,
16:15c'est pas dangereux,
16:16c'est avec le soleil.
16:18– Et puis voici maintenant un reportage
16:20qui devrait vous faire plaisir.
16:21Je vous propose de découvrir
16:23la fromagerie Baudet
16:24qui a récemment remporté
16:25le titre de champion du monde
16:27de la raclette.
16:29Une distinction symbolique
16:31pour cette fromagerie iséroise
16:33que notre partenaire Télé-Grenoble
16:35a pu rencontrer,
16:37sans doute aussi se régaler.
16:38Lucille Deilly.
16:40– Elle trône,
16:42là comme au milieu de ses sujets.
16:44Celle qui dirige désormais
16:46le royaume des raclettes,
16:47championne du monde au lait de biquette.
16:50La Baudet pose sous le grill
16:52comme une reine porte sa couronne.
16:54– C'est la plus belle
16:55parce qu'on est champion du monde
16:57mais d'un concours
16:57qui s'est passé chez les Suisses.
16:59Donc on a détrôné les Suisses quand même.
17:01– Et s'il vous plaît,
17:03le seul titre français,
17:04toutes catégories confondues.
17:06Et on ne s'arrête pas là.
17:07Le bronze de la meilleure fondue
17:09Savoyarde de France
17:10complète le tableau des médailles.
17:12La fromagerie Baudet ne cesse
17:14de grimper sur l'échelle
17:16de la fierté locale.
17:17Mais ici, à Montferrat,
17:18on ne prend pas la grosse tête,
17:20on s'avoue humblement
17:21avec le sourire.
17:23– Des jours,
17:24on ne réalise pas encore.
17:27Mais pour nous,
17:29ça a été la reconnaissance
17:30de notre travail.
17:31Et puis également
17:32pour toute l'équipe
17:33avec qui on travaille,
17:35avec qui on partage nos journées.
17:37– Des journées longues
17:38pour répondre à chacun des clients
17:40qui se pressent davantage
17:41depuis le titre mondial.
17:43Mais chez Baudet,
17:44on a de l'expérience.
17:45La quatrième génération
17:47de cette entreprise familiale
17:48porte un flambeau allumé
17:50en Valden il y a plus d'un siècle.
17:52– C'est donc mon arrière-grand-père
17:54qui est arrivé à Montferrat
17:55après la guerre,
17:56qui a trouvé que c'était
17:57un endroit où il y avait du lait
17:59et il a monté sa fromagerie.
18:00Ensuite, il a transmis
18:02l'entreprise à mon grand-père
18:03et ensuite, du coup,
18:05à mon papa et à ma tante.
18:06À Montferrat,
18:07on a arrêté la fabrication
18:08en 1990
18:10pour rester indépendant
18:11et on s'est spécialisé
18:12dans l'affinage des fromages.
18:14– Des fromages du Dauphiné,
18:15en première ligne,
18:16le produit star,
18:18c'est celui des producteurs locaux
18:19de la montagne ou de la plaine.
18:21Ils portent l'isère
18:22sur le devant de la Seine.
18:24Baudet se charge,
18:25en arrière-boutique,
18:26d'en révéler le meilleur.
18:28– Le fromage,
18:29ça ne se fabrique pas
18:30et ça se vend le lendemain.
18:31Il y a vraiment
18:31toute une histoire derrière.
18:32Il y a une fabrication,
18:34un affinage
18:35et puis c'est vivant.
18:36Chaque fromage ne se ressemble pas
18:37donc c'est vraiment atypique.
18:40– Ici, l'isère,
18:41dont ce qu'elle a de plus typique,
18:42n'a pas fini de surprendre.
18:45– Et puis,
18:46puisque nous sommes
18:47dans les championnats du monde,
18:48en voici un autre,
18:49celui du chou farci,
18:51un plat traditionnel
18:52dans de nombreux pays du monde
18:54et dont la compétition mondiale
18:56s'est déroulée à Limoges,
18:58en Haute-Vienne,
18:58avec des candidats
18:59venus du monde entier,
19:00bien évidemment,
19:01et notre partenaire
19:027 à Limoges
19:03s'est rendu sur place,
19:05Lucie Montibus.
19:07– Si ce lundi matin,
19:08la place de la Motte
19:09et les Halles centrales de Limoges
19:11semblent désertées pour l'instant,
19:13la manufacture Bernardo,
19:14elle,
19:14fourmille de chefs cuisiniers,
19:16de commis
19:17et de brigades professionnelles
19:19réunies
19:19pour le championnat du monde
19:20du chou farci.
19:21– Je pense que ce genre de plat,
19:23justement,
19:23qui était fait traditionnellement
19:25dans le Limousin,
19:26en Corrèze,
19:27enfin,
19:27dans toutes ces régions
19:28du centre de la France
19:29où on disait que c'était
19:30le plat du pauvre,
19:31on faisait le chou farci
19:32avec tous les restes.
19:33Donc,
19:33je pense que c'est une vraie culture
19:34dans le Limousin
19:35pour ce genre de plat.
19:36– Le chou farci,
19:36on en fait à Limoges,
19:38mais on en fait en limousin,
19:39on en fait aussi
19:39dans plein d'endroits
19:41en France
19:41et dans le monde.
19:42Et c'est ça
19:43qui était très intéressant,
19:44c'est que l'expression
19:45autour du chou farci,
19:46elle peut se voir
19:47de manière asiatique,
19:48de manière américaine,
19:49de manière moyenne orientale.
19:51– Toutes les cultures
19:53ont leur forme de chou farci.
19:55– Au menu
19:56des sept chefs finalistes
19:57venus du monde entier,
19:59la création en quatre heures maximum
20:00de deux plats de chou farci
20:02entre 1,6 et 2 kilos chacun.
20:05– Ils ont certaines obligations
20:06à utiliser du porc, bien sûr,
20:09mais après,
20:09ils peuvent faire jouer
20:11un peu leur imagination.
20:12Là-bas, vous allez voir,
20:13il y a du homard,
20:14du homard qui changeait
20:15des langoustines,
20:15là-bas,
20:16c'est un coup d'homard,
20:16là-bas,
20:16il y a beaucoup de légumes,
20:17des pommes.
20:18– Pour la deuxième édition
20:19de ce championnat du monde
20:20du chou farci,
20:21une demande spécifique
20:23du président du jury.
20:24– L'idée,
20:25c'était d'accompagner
20:26ce chou farci
20:27avec une sauce végétale.
20:28Voilà,
20:28je trouve que c'était
20:29un joli défi
20:30parce qu'on peut faire
20:31de très bons jus
20:32justement uniquement
20:33avec des légumes.
20:34– Autre ambiance
20:35dans le ventre de Limoges
20:36en soirée,
20:37le prix est décerné
20:38au seul chef français
20:39de la sélection.
20:40– Le nouveau champion
20:41du monde
20:41de chou farci
20:42est Olivier Caillon.
20:45– La sucrosité
20:47du chou de Pontoise
20:48a fait le truc,
20:48le montage en melon.
20:50C'est une technique
20:51qui est peu utilisée
20:52mais qui ressemble
20:55à un peu
20:55à une paupiète
20:55de veau.
20:57Et poché
20:57dans un bouillon
20:58de légumes,
21:00le pochage
21:01permet au chou
21:02de garder
21:03son côté tendre
21:05et de ne pas
21:06être trop amère.
21:07La sauce,
21:08le secret,
21:08c'est le vinaigre
21:09de vin jaune
21:09et le vin jaune.
21:10Vive le Jura.
21:13– C'est un livre-événement
21:14que vous avez peut-être
21:15déjà repéré
21:16dans votre librairie,
21:17son titre
21:18Monaco interdit.
21:19Il lève le voile
21:21sur les dérives
21:21et les intrigues
21:22de la principauté.
21:24Claude Palmeiro,
21:24l'auteur de cet ouvrage,
21:26il dénonce la corruption
21:27et le monopole
21:28dans le secteur immobilier.
21:29Plus de détails
21:30avec ce reportage
21:31de Christophe Rigaud.
21:33Regardez.
21:33C'est le livre
21:36qui fait trembler
21:37Monaco.
21:38Son auteur
21:39est un homme de l'ombre.
21:41Claude Palmeiro
21:42a été l'administrateur
21:43des biens
21:43de la principauté
21:44pendant plus de 20 ans.
21:46Grand argentier
21:47du rocher,
21:48Claude Palmeiro
21:49a été limogé
21:50en 2023
21:51pour avoir contrarié
21:53de nombreux intérêts privés.
21:54Il publie
21:55un livre-choc
21:56Monaco interdit.
21:58Un ouvrage
21:59destiné
22:00à briser l'omerta
22:02qui a poussé
22:03l'avocate
22:03Sandrine Pégan
22:04à en rédiger
22:05la post-face.
22:06Ce que connaît
22:07le grand public
22:07de Monaco,
22:08c'est le fast,
22:09c'est le glamour.
22:09Mais derrière la para,
22:11Claude Palmeiro
22:11dénonce tous les dysfonctionnements
22:13qui ont lieu
22:14au sein de ce micro-État
22:15et notamment
22:15par rapport
22:16à la corruption,
22:17notamment par rapport
22:18au blanchiment d'argent.
22:18La gouvernance de Monaco,
22:20d'après Claude Palmeiro,
22:21n'a pas su garder
22:22ses distances
22:22avec les milieux financiers
22:24puissants et hégémoniques
22:25qui ont bâti
22:26leur fortune colossale
22:28dans l'immobilier.
22:29Dans Monaco interdit,
22:31Claude Palmeiro
22:32livre un témoignage inédit
22:33sur les secrets
22:34de la cité-État
22:36gouverné sous l'influence
22:37d'intérêts financiers
22:38et immobiliers puissants.
22:41Il faut comprendre
22:41que Monaco,
22:42c'est un État
22:43qui fait 2 km
22:44en voie terrestre
22:45et donc pour s'agrandir,
22:46forcément,
22:47on va s'agrandir sur la mer
22:48et donc il y a
22:48des marchés publics,
22:50des appels d'offres
22:51et donc des promoteurs
22:52et donc il y a
22:52de la corruption.
22:54Lutter contre la corruption
22:55et les monopoles,
22:57c'est aujourd'hui
22:57le combat de Claude Palmeiro
22:58qui souhaite déclencher
23:00un sursaut
23:01dans la principauté.
23:02Il faut qu'il y ait
23:03un véritable soutien
23:04de la part du peuple
23:05monégasque
23:05pour qu'à un moment donné,
23:07Monaco redevienne
23:08un État vertueux,
23:09pour que Monaco
23:10rentre dans la modernité
23:11et donc pour cela,
23:12il faut que Monaco
23:13passe inévitablement
23:14par un mode
23:14de gouvernance différent.
23:17Aujourd'hui,
23:18les révélations
23:19de l'homme
23:19qui en savait trop
23:20sur Monaco
23:21est un succès
23:22de librairie.
23:23Le livre n'est pas en vente
23:24dans la principauté
23:25mais il est déjà
23:26en réimpression
23:27chez l'éditeur.
23:30Et puis dans ce journal
23:31maintenant,
23:32une dose de douceur,
23:33de plus en plus
23:33de postes de police
23:34et de gendarmerie
23:35adoptent des animaux
23:36de compagnie.
23:37C'est le cas
23:38au commissariat de police
23:39de Saint-Dizier
23:40en Haute-Marne
23:41avec l'arrivée
23:42d'un petit chat
23:43prénommé Menotte.
23:44Et vous allez le voir,
23:45ce collègue à quatre pattes
23:47a un rôle très précis.
23:49Reportage de Puissance Télévisions,
23:51Janice Gaillard.
23:53Dans ce commissariat,
23:55une policière,
23:56pas comme les autres.
23:58Voici Menotte,
23:59âgée de quelques mois
24:00et déjà un membre
24:01indispensable de l'équipe.
24:02Fin 2025,
24:03une idée a germé
24:04parmi les forces de l'ordre,
24:06celle d'adopter un chat
24:07pour apporter
24:07un peu de légèreté.
24:08Portée par la direction
24:10départementale
24:10de la police nationale
24:11et les équipes,
24:12ce projet a pu voir le jour
24:14avec l'aide du refuge
24:15de Saint-Dizier
24:16qui les a accompagnés
24:17dans les démarches.
24:18En janvier 2026,
24:20Menotte a pu poser ses pattes
24:21dans sa nouvelle maison.
24:23On a observé
24:23dans certains commissariats
24:24que le fait d'avoir un animal
24:26pouvait aider à accueillir
24:28notamment avec les mineurs,
24:29notamment avec les personnes
24:31victimes de violences sexistes
24:33et sexuelles,
24:35à vraiment avoir cette parole
24:36un peu plus libérée,
24:37un peu plus apaisée.
24:38Donc,
24:41quand on s'est rapprochés
24:42du refuge,
24:42on avait vraiment ce critère-là
24:44d'avoir un jeune chat
24:44qui soit en bonne santé déjà.
24:46Ça, c'était notre critère
24:47numéro un.
24:48Et puis ensuite,
24:48en second plan,
24:49on voulait un chat
24:50qui puisse être
24:51dans de bonnes circonstances
24:53avec des enfants,
24:54qu'il ne soit pas craintif.
24:55En déjà peu de temps,
24:57cette petite policière
24:58a déjà fait ses preuves.
24:59À partir du moment
25:00où Menotte est arrivée,
25:01on a vu déjà
25:02au sein des équipes
25:05que ça créait du lien,
25:06que ça avait cet effet
25:08un peu de brise-glace.
25:09Ça a amené un sujet
25:10très facile de discussion.
25:12Les gens se sont très vite
25:13impliqués aussi finalement
25:14parce que ça nécessite
25:16une organisation de service.
25:17On a eu des personnes...
25:18Menotte a très vite été
25:19à la rencontre de ces personnes
25:21en venant faire des câlins,
25:22en se posant juste à côté d'elles
25:23pendant les auditions.
25:25Et voilà,
25:25la personne finalement
25:26elle va se détendre toute seule.
25:27C'est quelque chose
25:27qui se fait très naturellement.
25:28Les forces de l'ordre
25:29souhaitent pouvoir pérenniser le projet
25:31en gardant cette recrue
25:32le plus longtemps possible.
25:34Pour Menotte,
25:34cette nouvelle vie de chat policier
25:36lui a aussi apporté
25:37une nouvelle famille.
25:40Voilà, au revoir.
25:41C'est déjà la fin de ce journal.
25:43Merci à vous de nous avoir suivis.
25:44On se retrouve très vite
25:45pour une nouvelle édition
25:47du Grand JT des Territoires.
25:48Au revoir à tous.
25:49Sous-titrage Société Radio-Canada
25:52Sous-titrage Société Radio-Canada
25:54Sous-titrage Société Radio-Canada
25:56Sous-titrage Société Radio-Canada
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