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  • il y a 2 jours
Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, parle du conflit au Moyen-Orient : «La guerre peut venir de toutes parts».

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00:00La guerre peut venir de toutes parts, et je vous renvoie d'ailleurs au livre extrêmement éclairant qui a été
00:07publié par le général De Villiers,
00:10qui a quitté le président Macron comme chef d'état-major des armées en 2017, lorsque ce dernier s'apprêtait
00:16à engager une baisse renouvelée du budget de la défense dans un monde de plus en plus incertain.
00:21Son livre s'appelle « Vers la guerre ». Et il y a beaucoup d'observateurs engagés, comme le général
00:25De Villiers, qui alertent aujourd'hui sur le retour de la guerre.
00:28La guerre est économique, elle est technologique, elle est hybride et elle est de plus en plus militaire.
00:33Et donc, face à cela, personne ne peut dire quelles sont les intentions du président Poutine.
00:41La Russie apparaît aujourd'hui comme une menace qui conteste beaucoup d'intérêts européens.
00:45On l'a vu pendant très longtemps en Afrique.
00:47Il suffit de voir ce qui est en train de devenir aujourd'hui le Mali, au moment où on se
00:51parle, avec une coalition de djihadistes,
00:55de groupes Touareg indépendants, face à un gouvernement qui a été, je dirais, pendant très longtemps soutenu par la Russie,
01:02au détriment de la France, et qui fait craindre sur l'Europe un risque notamment de péril migratoire, un risque
01:08pour la sécurité en Afrique.
01:10Tout cela est aussi le fruit et le résultat d'un jeu extrêmement trouble auquel s'est livrée la Russie,
01:14bien souvent contre des intérêts français.
01:16Donc, il faut être très clair dans le monde qui vient.
01:19On ne pourra compter que sur nous-mêmes.
01:21Et donc, face au risque de guerre, encore une fois, qui peut prendre différentes formes économiques, technologiques, numériques,
01:28des guerres d'ingérence qui nous sont menées par des puissances hostiles et puis parfois des guerres armées,
01:32il faut être prêt, prêt à défendre les intérêts de la France, prêt à défendre les intérêts vitaux de la
01:37nation française.
01:38Et donc, je crois que demain et après-demain, il faudra consentir à des efforts budgétaires importants
01:42pour faire en sorte qu'à l'horizon 2030, nous atteignions 3% du PIB dans ce qui est engagé
01:49en termes d'efforts budgétaires pour la défense
01:50et 3,5% du PIB à l'horizon 2035 parce qu'encore une fois, avoir une armée puissante et
01:56indépendante, c'est le prix de notre liberté.
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