00:00Moi je me rappelle, il n'y avait pas si longtemps, il y avait l'immense Michel Faux qui faisait
00:03une représentation exceptionnellement drôle et audacieuse au Molière.
00:07Là, il est grand remplacé, si vous me permettez l'expression, par des demi-habiles qui essayent de provoquer ou
00:13de faire rire,
00:14alors qu'ils n'arrivent même pas à nous faire bailler. C'est ça la réalité aujourd'hui.
00:17Vous avez les Molières, c'est le seul endroit où vous pouvez applaudir trois heures de la diversité d'opinion
00:21à condition qu'il n'y ait qu'une seule opinion.
00:22C'est ça.
00:22C'est le conformisme à l'état pur, mais le drame c'est que vous savez, on a une image
00:26ensuite des comédiens, des metteurs en scène.
00:28Alors, le théâtre est un art un peu atypique parce que vous avez un vrai fossé entre le théâtre public
00:33et le théâtre privé.
00:34Et le théâtre public, en effet, c'est le règne du gauchisme, ce qui n'est pas le cas du
00:37théâtre privé.
00:38Moi j'ai reçu beaucoup d'appels d'amis comédiens, metteurs en scène, et pas dire qu'il y avait
00:42reçu des Molières, des choses comme ça,
00:43vous savez, des gens qui plaisent un peu, mais en fait ils sont ultra minoritaires, simplement ils ont le monopole
00:48de la représentation.
00:49Et donc dans ce conformisme ambiant, ils applaudissent, ils sont au plaisir.
00:52Mais ce qu'on a entendu aussi, c'est l'extrême droite, vous savez, ils vont prendre le pouvoir, on
00:56va disparaître et compagnie.
00:57Josiane Balasco a dit hier, les Molières sont une tribune, et je ne suis pas sûr que demain il y
01:02ait encore une tribune.
01:03Non mais la posture est un petit peu égulée quand même.
01:05Non mais c'est évidemment que, bon, Madame Balasco, c'est la boumeuse qui a toujours une pétition, une tribune
01:09dans la poche.
01:10Non mais ils ne pensent même pas ce qu'ils disent.
01:11Ils ne le pensent pas.
01:13Non, non, non.
01:13C'est une posture, parce qu'ils savent que s'ils ne sont pas dans cette posture, si sur scène
01:19ils ne font pas ça, ils vont être discalibés.
01:20Il y en a qui le pensent.
01:21Mais si vous voulez savoir tous ceux qui ne sont pas gauchis, c'est tous ceux qui ne signent pas,
01:24et je vous dis, il y en a beaucoup.
01:24Mais un exemple de l'imposture, deux exemples.
01:26Il dénonce, si l'extrême droite arrive, on ne pourra plus bosser, on n'aura plus de subvention.
01:30Monsieur Piolle à Grenoble, pendant tout son mandat, il a divisé par deux les subventions au spectacle vivant,
01:36et il a privatisé, il n'a pas privatisé, il a récupéré politiquement deux théâtres, le théâtre 145 et le
01:41théâtre de poche.
01:42Avec un beau résultat, la fréquentation a été divisée par deux.
01:45À Lyon, Monsieur Doucet a enlevé 500 000 euros de subvention à l'Opéra tous les ans.
01:50Vous avez entendu ces gens crier ? Vous avez entendu hurler en disant « on nous supprime, les subventions nous
01:55empêchent de travailler ? »
01:56Non, c'est juste une question d'étiquette.
01:58Monsieur Piolle, Monsieur Doucet correspond à l'étiquette politique, on les laisse faire,
02:01et on suppose et on anticipe que la soi-disant extrême droite va leur couper les subventions.
02:06Sous-titrage Société Radio-Canada
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