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  • il y a 4 jours
Arthur de Watrigant aborde le thème d’une vision de l’histoire dominée par la gauche : «La gauche a pris la culture en otage». 

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Transcription
00:00On l'a déjà vu, c'était la cérémonie des JO.
00:03C'est M. Ruffin qui le dit en tous les cas.
00:04En fait, c'est une intervention qui est très intéressante et très révélatrice.
00:08Parce que de quoi il est question de la fameuse bataille culturelle ?
00:12Et là, Ruffin met au centre un mot souvent oublié ou ignoré, c'est la culture.
00:16Il dit, on va commencer par le positif,
00:19il a raison de dire que, je cite,
00:21la culture est le moyen qu'on a pour remettre de l'air et remettre de l'imaginaire.
00:24Alors oui, il a raison, parce qu'à cette époque où les empires contre-attaquent,
00:27il est bon de rappeler que si la France a aussi illuminé le monde,
00:31c'est moins par son impérialisme maritime ou continental
00:34que par son impérialisme culturel et spirituel,
00:37celui de Châteaubriand, celui de Gabriel Forêt,
00:40celui de Jean-Pierre Melville ou celui de Rimbaud.
00:41Mais maintenant, en passant au négatif,
00:43parce que c'est quand même la majorité du discours,
00:46il dit, je veux un puits de gauche, un puits du fou du gauche.
00:48Donc voilà, le mot est dit, c'est la gauche.
00:51Et donc, ce qu'il rappelle surtout,
00:53c'est que la gauche a une vision politique du culturel.
00:56Et depuis que la gauche a pris en otage la culture,
00:59forcément, le niveau chute.
01:00Parce qu'il faut dire que ce n'est quand même pas très raccord
01:02avec le dôme égalitariste,
01:04parce qu'il n'y a pas plus inégalitaire que l'art et que la culture.
01:08Alors, je suis peiné de le dire,
01:09mais malheureusement, je dois rappeler que Gainsbourg
01:11ne joue pas dans la même cour qu'Yana Kamoura.
01:13Et que le seul point commun entre Michel Houellebecq et l'ENA Situation,
01:16c'est que leur écrit passe un jour par un imprimeur.
01:20Mais donc voilà, aujourd'hui, tout est culture,
01:21donc plus rien ne l'est, merci du cadeau.
01:23Et donc, c'est pour ça que je préfère qu'on parlait du mot art
01:26plutôt que du mot culture.
01:27Et donc, pourquoi l'art donne de l'air, comme dit M. Ruffin ?
01:30C'est parce que, justement, ça nous permet de percevoir le monde en 3D,
01:34c'est-à-dire de voir le monde d'une manière moins schématique,
01:38moins linéaire,
01:40et ce qui permet évidemment de lutter contre l'entendement des consciences.
01:43Et donc, forcément, le dogmatisme, il peine à exister dans du relief.
01:47C'est justement la différence entre un tract et une peinture.
01:49Alors, si on prend un autre passage, il explique,
01:51« Notre pays est en dépression, nous ne le relèverons pas seulement
01:54par les fiches de paye, par le grand travaux,
01:56mais surtout par un horizon commun. »
01:57Très bien, qu'entend-il par horizon ?
01:59Je cite, « Je veux qu'on ait notre récit qui traite de l'esclavage,
02:02qui traite de nos pages sombres et de nos pages de lumière. »
02:05C'est vrai que le meilleur moyen de soigner un dépressif,
02:07c'est en effet lui taper sur la tronche en disant,
02:09« Télé était moche, l'efficacité a été bien prouvée. »
02:11Et le soft power de la haine de soi, on sait que c'est très prometteur.
02:15D'autant que ce n'est pas comme si l'audiovisuel public
02:17nous chantait le refrain matin, midi et soir sur la France
02:20qui doit être coupable.
02:22Et puis, c'est quand même un peu marrant de sortir l'esclavage de la France
02:24parce que c'est quand même le seul pays qui l'a aboli au moins trois fois.
02:28C'est quand même un peu taquin de sa part.
02:29Mais là où le camarade Ruffin n'a honte de rien,
02:32c'est que si le Puy-du-Fou est si attaqué par une petite casse,
02:35c'est justement parce qu'il ose aborder une page sombre,
02:38qui est celle de la Révolution,
02:39celle du massacre des Vendéens, celle de la Terreur.
02:42Il y a les mauvaises et les bonnes pages sombres comme les chasseurs.
02:44Mais c'est là où on voit le raisonnement tordu du camarade Ruffin,
02:47c'est qu'il accute la droite de manipuler.
02:49Il dit que c'est une manipulation.
02:50Or, la droite n'a jamais prétendu manipuler quoi que ce soit
02:53et lui répond en disant « on va faire une contre-manipulation ».
02:55Donc, le récit, avec comme horizon, c'est…
03:00En fait, ce n'est pas la France, c'est la gauche contre la droite.
03:03Donc, en termes de commun, on a trouvé mieux.
03:04Mais il faudrait juste leur rappeler un truc,
03:06c'est que dans la culture et dans l'art,
03:07en fait, on ne veut pas une œuvre de droite,
03:08on ne veut pas une œuvre de gauche,
03:09on ne veut pas une œuvre du centre et de l'extrême centre,
03:11on veut une œuvre tout court.
03:12Et ça, ils l'ont oublié depuis longtemps.
03:13Et si le puits du fou cartonne autant,
03:15c'est par ses qualités esthétiques,
03:17c'est par ses qualités techniques
03:18et c'est par ses qualités artistiques.
03:21Et enfin, la dernière chose,
03:22lorsque Philippe de Villiers a écrit ce spectacle sur Charette,
03:24c'est moins pour parler des colonnes infernales
03:26que pour parler de l'honneur
03:28et du panache de quelques hommes.
03:30Ce qui me fait penser à cette réponse
03:31du corsaire français sur couvre,
03:33un officier anglais qui lui a affirmé
03:35« Vous, Français, vous vous battez pour l'argent,
03:38nous, Anglais, nous nous battons pour l'honneur. »
03:40Et il répond « Chacun se bat pour ce qui lui manque. »
03:42À méditer.
03:43Et Nicolas de Villiers,
03:45que j'ai pu avoir aujourd'hui,
03:47le président du Puy.
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