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  • il y a 5 minutes
« Ce rapport ne pourra pas être enterré », prévient le député RN Sébastien Chenu, après la publication du rapport du député Charles Alloncle jugeant l'audiovisuel public en « crise » et ne répondant plus aux « attentes des Français ». De son côté, le président de la commission d'enquête parlementaire Jérémie Patrier-Leitus (Horizons) a indiqué que le rapport contient « des propositions qui préparent sa reprise en main politique », dénonçant également « le choix de l'hypermédiatisation » fait, selon lui, par le député Alloncle.

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Transcription
00:00L'audiovisuel public, un rapport, c'est d'abord fait pour faire un état des lieux et des recommandations.
00:04Vous avez noté que dans la recommandation du rapport à l'oncle qui va être mis en ligne aujourd'hui,
00:07il n'y a pas la recommandation d'une privatisation totale de l'audiovisuel public.
00:11Il y a des pistes de travail pour d'abord moderniser cet outil qui existe, le rendre aussi plus vertueux,
00:18faire en sorte qu'il corresponde davantage à des objectifs de service public,
00:22tant dans ses programmes que dans son mode de gestion.
00:24Et puis ensuite, il viendra, et c'est le débat de la présidentielle,
00:27les grands choix à faire pour le pays en matière de l'audiovisuel public.
00:30Est-ce qu'il faut le privatiser ? Est-ce qu'il faut le privatiser partiellement ?
00:33Est-ce qu'il ne faut pas le privatiser ? Chaque candidat fera état de ses propositions.
00:37De parler ou de démantèlement pour faire peur à tout le monde, ou d'immobilisme pour ne rien faire,
00:41c'est une façon de montrer, comme dit très bien Jean-Claire, qu'ils n'ont aucune idée.
00:44D'ailleurs, ils n'ont aucune idée en ce qui concerne le pouvoir d'achat des Français et des délicences,
00:48ils n'ont aucune idée en ce qui concerne l'audiovisuel public.
00:50En fait, ce gouvernement, il fait de la gestion des affaires courantes,
00:52il n'a plus aucune idée pour transformer, protéger, redresser le pays,
00:57que ce soit dans ses comptes ou dans son mode de fonctionnement.
01:00Donc, Jean-Claire l'a très bien dit, les Français se sont pressionnés pour ce débat.
01:03Les Français ont découvert un audiovisuel public qui, parfois, a fait cette preuve de gabegie,
01:07parfois était opaque dans son mode de fonctionnement,
01:11parfois nous démontrait qu'il était plus proche de la République des Copains
01:13que d'une volonté d'avoir une mission de service public comme il devait l'avoir.
01:19Donc, maintenant que les choses sont sur la table, c'est au gouvernement de proposer des pistes.
01:24Ce débat ne pourra pas être enterré, ce rapport ne pourra pas être enterré.
01:27Marine Le Pen et Jordan Bardella sont favorables à la privatisation de l'audiovisuel public.
01:32Ils l'ont rappelé encore la semaine dernière, sans attendre la publication du rapport,
01:37qu'ils souhaitaient la privatisation de l'audiovisuel public.
01:41De deux choses l'une.
01:43Soit le rapporteur est en porte-à-faux avec les dirigeants de l'UDR et avec le Rassemblement national,
01:49et il doit le dire clairement.
01:52Soit il a travaillé dans un objectif politique, celui de l'UDR et du Rassemblement national,
01:57à savoir préparer les esprits à la privatisation de l'audiovisuel public.
02:02Il y a dans le rapport du rapporteur des mesures que je partage,
02:06mais il y a des propositions qui préparent sa privatisation,
02:09et en tout cas sa reprise en main politique, que je voudrais ici dénoncer.
02:15D'abord, la fusion de France 2 et France 5, c'est une erreur stratégique majeure.
02:19France 5, c'est le cœur même des missions de services publics.
02:23Je dénonce le retour en arrière politique de la proposition du rapporteur
02:28qui souhaite voir nommer les dirigeants de l'audiovisuel public par le président de la République.
02:33C'est pour moi un retour en arrière préoccupant.
02:36Il faut garantir l'indépendance des dirigeants de l'audiovisuel public.
02:41Dès lors, cette proposition, elle est non seulement dangereuse, mais elle est incohérente.
02:45L'hypermédiatisation qui a nuit à la crédibilité, à la sérénité
02:50et à l'impartialité des travaux de la commission d'enquête.
02:5536 interviews tout au long de la commission d'enquête
02:57qui ont conduit à déplacer le travail de la commission hors du cadre solennel
03:03des auditions à l'Assemblée nationale.
03:06Et cette expression régulière dans les médias, cette hypermédiatisation qu'il a souhaitée,
03:11elles ont conduit à détourner la vocation initiale de cette commission d'enquête
03:15et surtout à remettre en cause la sérénité de nos débats.
03:19Moi, je pense que si ce n'est pas l'interdiction,
03:22le règlement pourrait prévoir des règles,
03:23notamment de sobriété médiatique, de forme de diète médiatique.
03:27En tout cas, fixer par exemple l'interdiction de tweeter en temps réel,
03:31de communiquer en temps réel pendant les auditions,
03:33il y a quand même des règles que l'Assemblée nationale pourrait prévoir.
03:36Et puis il y a la question du rapport et du vote du rapport.
03:41Les règles actuelles sont délétères.
03:44Elles conduisent à un débat qui est un débat qui est malsain.
03:47Tout n'est pas ajouté dans cette commission d'enquête.
03:49Elle dit quelque chose, effectivement, des méthodes utilisées par l'extrême droite
03:53dans le débat parlementaire et dans la vie politique française.
03:57Elle dit quelque chose de cette démocratie du spectacle.
04:00Mais sur le sujet qui nous concerne,
04:02malgré une instruction à charge que je regrette,
04:05elle a mis en lumière des manquements et des dysfonctionnements
04:08qui nous font corriger.
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