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  • il y a 23 heures
Retrouvez notre soirée spéciale “Nouvelle tension à Ormuz, la guerre reprend ?”, présentée par Maxime Switek, sur BFMTV ce lundi 4 mai 2026.

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00:00:00Bonsoir Julie, bonsoir à toutes et à tous. Le cessez-le-feu entre l'Iran et les Etats-Unis est
00:00:04-il en train de voler en éclats ce soir, sous nos yeux, ce lundi soir,
00:00:08et marqué en tout cas par une reprise des hostilités. Regardez ces images de propagande, propagande de l'armée iranienne
00:00:14avec ces tirs de missiles, de drones, de roquettes.
00:00:18Les Iraniens, et c'est confirmé ce soir par les Etats-Unis, les Iraniens ont lancé leurs missiles et leurs
00:00:23drones contre plusieurs cibles aujourd'hui.
00:00:25Tirs de semences, et on va le voir sur la carte, contre deux destroyers américains qui avaient franchi le détroit
00:00:30d'Hormuz.
00:00:30Tirs contre des pétroliers dans le détroit avec des damiers touchés en feu aujourd'hui.
00:00:34Tirs contre un immeuble résidentiel du côté d'Oman, la ville de Buka, juste en face du détroit d'Hormuz.
00:00:40Tirs de drones également contre la raffinerie de Fujairah, ça aussi c'est dans les Émirats.
00:00:44On va voir les images avec cette raffinerie qui est une cible stratégique, on verra ça.
00:00:49Quelle peut être la riposte ce soir de l'Amérique que va décider Donald Trump ?
00:00:55Eh bien figurez-vous que le président américain doit prendre la parole dans les minutes qui viennent.
00:00:59Évidemment, on va suivre ça tous ensemble en direct sur BFM TV.
00:01:03Je vous le disais, le cessez-le-feu est-il en train de voler en éclats ?
00:01:06Je vais poser la question ce soir à nos invités.
00:01:09Je les rejoins autour de la table de cette édition spéciale pour BFM TV.
00:01:14Bonsoir à toutes et à tous.
00:01:16Première question pour vous Didier François, à quoi assiste-t-on ce soir ?
00:01:19On assiste à une montée en tension pour une raison simple, c'est que les Américains ont essayé de sortir
00:01:24du blocage dans le détroit d'Ormouse
00:01:28en déclenchant ce matin une opération d'accompagnement, en tout cas de deux de leurs navires, par deux de leurs
00:01:34destroyers.
00:01:35Donc une petite démonstration de force pour les faire passer par la voie au sud en les protégeant.
00:01:41Et en disant que grosso modo, c'était le début d'une opération plus vaste qui, si elle se développe,
00:01:46permettrait aux 800 navires commerciaux de toute nationalité
00:01:51bloqués au sein du Golfe Arabique de pouvoir enfin prendre la poudre d'escampette et se tirer de ce merdier.
00:01:58Et donc ce qu'on a vu, c'est la réponse à cette entente ?
00:02:00Évidemment, donc les Iraniens, comme c'est leur arme principale, ne veulent pas du tout, du tout, du tout, voire
00:02:05se vider la poche.
00:02:06Donc qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils ont tiré un sur un vracquier de Corée du Nord
00:02:12avec des petites vedettes.
00:02:14Du sud.
00:02:15Du sud, pardon.
00:02:17Et puis, visiblement, ils auraient tiré des missiles de semence. C'est un nouveau concept. Mais bon, pourquoi pas ?
00:02:22Ça fait cher la semence.
00:02:23Ça fait cher la semence en direction de la flotte américaine. Et puis, ils ont tiré aussi sur les Émirats
00:02:30arabes unis pour montrer qu'en fait, eux, ne voulaient pas du tout que ce soit ouvert.
00:02:34Et donc dire aux armateurs et aux assureurs, l'affaire n'est pas réglée. N'essayez pas de suivre les
00:02:38Américains.
00:02:39La vraie question étant que, face à ce défi, on va savoir tout à l'heure si Trump relève le
00:02:45gant, frappe ou pas.
00:02:47À ce stade, son amiral en chef des opérations dans le Golfe ne s'est pas prononcé puisqu'il a
00:02:55relé... Il n'est pas fou.
00:02:56Il attend de voir.
00:02:57Il sait que c'est aux politiques de décider.
00:02:58Il attend de voir ce qu'il dit Trump.
00:03:00Et encore une fois, Trump, alors vous mettez les images, dès que les images nous arrivent en direct, Trump doit
00:03:04prendre la parole ce soir.
00:03:06Il reçoit à la Maison Blanche un certain nombre de PME, notamment, parce qu'évidemment, ça pèse aussi sur l
00:03:10'économie américaine.
00:03:11Et à cette occasion, forcément, il réagira à ce qui vient de se passer aujourd'hui.
00:03:15Bonsoir, Général Allard. Merci d'être avec nous.
00:03:16A quoi assiste-t-on ce soir ? Est-ce que c'est la reprise de la guerre ce soir
00:03:19?
00:03:19Non, ce n'est pas la reprise de la guerre.
00:03:21C'est les premières heures du déblocage, de la tentative de déblocage d'un blocus.
00:03:27Donc, effectivement, qu'est-ce qu'un blocus, surtout au détroit d'Hormuz ?
00:03:30Ça repose essentiellement sur la dissuasion.
00:03:32C'est-à-dire la capacité des Iraniens, à partir de leurs bunkers et de leurs bateaux rapides, de tirer
00:03:38sur les bateaux.
00:03:40Et de dire en avant, attention aux mines, attention, je vais tirer.
00:03:44Donc, il faut restaurer la confiance.
00:03:46Et ce qu'a tenté de faire Trump et ce que fait le Sainte-Com, c'est tenter de restaurer
00:03:53la confiance en disant aux armateurs, vous allez pouvoir passer.
00:03:56Bon, maintenant, il faut tester l'affaire.
00:03:58Donc, ils ont fait passer deux destroyers qui sont allés chercher deux bateaux américains.
00:04:02Tout ça, avec le drapeau américain, à traverser le détroit d'Hormuz.
00:04:07Je pense, les bateaux civils bourrés jusqu'au bord de Marines américaines, lourdement armés, au cas où il y a
00:04:14une attaque.
00:04:17Donc, la mission a réussi, ils ont fait l'aller-retour.
00:04:20Maintenant, ce qu'il faut, c'est effectivement qu'un, ils aient un dispositif de protection, et je le vois
00:04:28à peu près comme ça,
00:04:29c'est-à-dire un dispositif aérien, un hélicoptère et une surveillance radar.
00:04:33Et s'ils voient sortir des bateaux rapides, ils les tirent.
00:04:36C'est ce qu'ils ont fait.
00:04:37Donc, en fait, là, on va avoir 24 heures de tests du dispositif et du filet militaire qui se met
00:04:46dessus.
00:04:47Donc, il faut un peu attendre.
00:04:49Et puis, après, il faut avoir restauré la confiance.
00:04:53Ils l'ont appelé cette opération Project Freedom.
00:04:59Moi, je l'aurais appelé Restore Hope, qui était la mission en Somalie en 1993, restaurer l'espoir.
00:05:07Parce que le sujet, c'est essentiellement convaincre les armateurs qu'il faut qu'ils repassent le détroit et que
00:05:13les États-Unis...
00:05:14Alors, Stéphane Bureau, que je salue.
00:05:15Bonsoir, Stéphane.
00:05:16Pas des doutes, visiblement.
00:05:17Avant de vous donner la parole, on va aller voir Marie Gentry du côté d'Abu Dhabi.
00:05:20Merci, Marie, d'être avec nous ce soir dans cette édition spéciale.
00:05:23Les Émirats Arabes Unis, particulièrement touchés, frappés aujourd'hui par les Iraniens, avec de nouveaux chiffres ce soir.
00:05:33Oui, les Émirats Arabes Unis annoncent que 4 missiles de croisière ont été tirés par l'Iran vers les Émirats
00:05:42Arabes Unis.
00:05:433 d'entre eux ont été interceptés, selon les Émiratis.
00:05:47Et l'un d'entre eux, eh bien, est tombé dans la mer.
00:05:50Ça, c'est donc pour les chiffres.
00:05:51En ce qui concerne la situation sur le terrain, ici à Abu Dhabi, on a entendu 4 alertes en l
00:05:57'espace d'une heure, une heure et demie.
00:05:58À chaque fois, c'était des alertes assez courtes, une dizaine, une quinzaine de minutes.
00:06:02À une heure et demie d'ici, du côté de Dubaï, là aussi, il y a eu plusieurs alertes à
00:06:07la suite.
00:06:07Et un autre incident que vous mentionniez il y a quelques minutes, c'est celui qui s'est produit du
00:06:11côté du Golfe d'Omane, à l'est du pays.
00:06:15Là, pour le coup, eh bien, c'est vraiment une installation pétrolière qui a été touchée, visiblement, par des drones
00:06:20iraniens.
00:06:21Au moins, 3 personnes, des ressortissants indiens qui travaillaient visiblement là-bas, ont été blessés.
00:06:27C'est vraiment un site très stratégique pour les Émirats arabes unis, parce qu'en gros, c'est l'un
00:06:31des endroits qui permet au pays d'exporter son pétrole
00:06:34sans avoir à passer par le détroit d'Hormuz.
00:06:37Et enfin, une dernière information qui nous montre à quel point la situation est tendue ici.
00:06:40Eh bien, les écoles, les écoles et les universités sont fermées dès demain et jusqu'à la fin de la
00:06:46semaine.
00:06:47Désormais, les cours vont se faire en ligne, donc ce ne sera plus en présentiel jusqu'à vendredi.
00:06:51– Allez, Jean-Tric, en direct d'Abou Dhabi avec Anthony Métraux.
00:06:54Merci à tous les deux. Je vous donne, c'est tout dans les chiffres donnés ce soir,
00:06:58du côté des Émirats arabes unis.
00:07:00La défense aérienne des Émirats a battu 12 missiles balistiques, 3 missiles de croisière,
00:07:044 drones lancés depuis l'Iran aujourd'hui.
00:07:07C'était, Stéphane Bureau, un sérieux test aujourd'hui qu'ont passé les Américains et les Iraniens.
00:07:1315 missiles abattus du côté des Émirats. On n'avait pas vu ça depuis des semaines.
00:07:16– Effectivement, je pense qu'on est à se mesurer à la question qui a ouvert ce panel.
00:07:21Qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ?
00:07:23Je pense que c'est la poursuite des négociations par d'autres moyens.
00:07:26Avec une variable nouvelle, l'amirauté est aux côtés du président.
00:07:30Il faut rappeler quand même que le 3 mars dernier, le président Trump avait dit
00:07:32« Ne vous en faites pas, on va escorter dans les prochaines heures, prochains jours,
00:07:36les bateaux qui voudront sortir du Golfe Persique.
00:07:39Plus encore, nous allons les assurer, si les assureurs font la sourde oreille.
00:07:43Et aujourd'hui, Senkom est avec le président.
00:07:46Tout en rappelant, parce que pour l'instant, Senkom n'a pas dénoncé une violation du cessez-le-feu.
00:07:51Même s'il y a eu, en fait, rupture du cessez-le-feu.
00:07:54On a échangé des tirs de part et d'autre.
00:07:56Mais on ne veut pas le faire, on ne veut pas transgresser cette ligne.
00:07:59Sinon, on laisse la responsabilité au président.
00:08:01Les militaires américains ont été, je dirais, très dubitatifs, je crois,
00:08:07dès le départ quant aux chances pour la marine militaire américaine de réussir une opération d'ampleur
00:08:13pour rouvrir le détroit d'Ormouche, parce qu'il y a des risques.
00:08:16Et le passé, nous le rappelle, c'est arrivé, des bateaux américains ont été frappés.
00:08:20Le Stark, en 1988, de mémoire.
00:08:23Donc, c'est très risqué, très audacieux.
00:08:25Et troisième élément, qu'il ne faut absolument pas oublier,
00:08:29c'est que si Donald Trump fait ce qu'il fait,
00:08:31il ne peut pas non plus oublier que la semaine prochaine, il rencontre Xi Jinping.
00:08:35Je ne crois pas qu'il veuille mettre en péril ce sommet qu'il a déjà reporté
00:08:39sous prétexte qu'il était occupé par des opérations militaires.
00:08:43Et la résolution, peut-être, ça sera à Pékin,
00:08:46quand on saura ce que les Chinois voudront faire.
00:08:48Parce qu'aujourd'hui, le secrétaire au commerce, je termine là-dessus,
00:08:51disait, venez, venez, Chinois.
00:08:52Enfin, les appelant à conjuguer leurs efforts à ceux des Américains.
00:08:57Ce qui serait, évidemment, sans précédent.
00:09:00Et il a fait la même chose aujourd'hui pour les Sud-Coréens.
00:09:02Alors, il y a un peu moins d'ampleur dans ce qui pourrait être déplacé
00:09:07du côté des Sud-Coréens.
00:09:08Mais il y a un navire Sud-Coréen qui a été touché aujourd'hui.
00:09:09Et dans son message derrière, Trump dit au Sud-Coréen,
00:09:12vous voyez, venez, rejoignez-moi dans la coalition.
00:09:14On va essayer de débloquer l'étroit d'Hormuz.
00:09:16Qu'est-ce qu'il fait Elsa Vidal ?
00:09:17Encore une fois, je redonne ces derniers chiffres.
00:09:1915 missiles tirés aujourd'hui contre les Émirats arabes unis.
00:09:22Le cessez-le-feu tenait quasiment depuis un mois.
00:09:24Qu'est-ce qui fait que ce soir, ou aujourd'hui, ça n'a pas tenu ?
00:09:28Il y a eu une accumulation, quand même, je pense, de mécontentement
00:09:31de la part de Donald Trump qui en a fait part ce week-end.
00:09:33Il a reçu ce nouveau plan en 14 points des Iraniens.
00:09:37Il y a des avancées dedans.
00:09:38Mais pas assez au goût du président américain
00:09:41qui n'a pas caché son impatience, sa volonté de voir de l'action,
00:09:45passer à nouveau à l'action,
00:09:46que les États-Unis mettent en œuvre leur puissance.
00:09:49Et du côté iranien, l'opposition a tenu.
00:09:52Donc il fallait sans doute la pousser à agir
00:09:56pour essayer de débloquer la situation,
00:10:00passer dans ce mur.
00:10:01Alors aujourd'hui, on est face à ce moment de tension.
00:10:04On aura remarqué que l'Iran essaye, encore une fois,
00:10:07de diviser les alliés au Moyen-Orient des États-Unis.
00:10:11Et c'est sur les Émirats arabes unis que s'est portée l'attaque.
00:10:15L'Iran s'est empressé de dire qu'on ne visait pas les Émirats arabes unis.
00:10:17Et les Émirats arabes unis commencent à dire
00:10:19« Écoutez, là, ça va bien.
00:10:20Ça fait deux fois que vous vous trompez d'adresse.
00:10:23Et nous ne nous laisserons pas emmener dans cette guerre.
00:10:27Et nous ne vous laisserons pas redessiner la carte du Moyen-Orient. »
00:10:30Et pardon, je vous arrête un instant,
00:10:31mais on a ce site pétrolier de Fujaira
00:10:34qui a été touché du côté des Émirats.
00:10:35Ce n'est pas un hasard.
00:10:36C'est la porte de sortie d'une bonne partie du pétrole des Émirats
00:10:41et au-delà des Émirats, d'ailleurs.
00:10:43Et une porte de sortie qui permet d'éviter le détroit d'Hormuz.
00:10:46Donc de cibler cet endroit-là.
00:10:47Pour les Iraniens, évidemment, ils le font, bien sûr.
00:10:51Pour signifier qu'ils ne sont...
00:10:53Ils refusent qu'on mette à mal leur blocus.
00:10:56Et en pensant peut-être diviser les alliés américains,
00:10:59en fait, ils renforcent la détermination des Émirats arabes unis.
00:11:03Au contraire, à les bloquer, eux, à bloquer Téhéran.
00:11:06Et après que les Émirats arabes unis se sont affranchis
00:11:09de leurs voisins saoudiens.
00:11:11Parce qu'il faut rappeler quand même dans la séquence
00:11:13que vendredi, ils annonçaient qu'ils se retiraient de l'OPEP.
00:11:15Et ce n'est pas un hasard.
00:11:16C'est un rappel à l'ordre.
00:11:17Si vous voulez être maître de votre production, c'est une chose.
00:11:20Mais nous, Iraniens, sommes maîtres de ce qu'elle sortira ou non,
00:11:24cette production.
00:11:25La grande question ce soir, Sergueï, c'est Trump.
00:11:29Que peut dire Trump ?
00:11:30Que peut faire Trump ?
00:11:32Quelle riposte peut adopter Donald Trump ?
00:11:33Moi, je dirais qu'il faut partager la question en deux.
00:11:36Ça veut dire quelle est la logique de la situation
00:11:39et que faire Trump ?
00:11:40Parce que Trump, personne ne peut prédire ce qu'il va faire.
00:11:43Nous l'avons appris déjà.
00:11:44Nous avons un manuel d'utilisation de Trump.
00:11:47Trump est imprévisible.
00:11:49Je ne suis même pas sûr que le tweet d'hier,
00:11:51c'était lui vraiment qui l'a écrit.
00:11:54Alors lequel ?
00:11:55Sur l'opération, la fameuse opération des libertés.
00:11:59Pour expliquer son projet de déblocage du Détroit.
00:12:02En revanche, malheureusement, je ne voudrais pas être le mauvais messager,
00:12:08mais la logique de la situation fait que la situation était bloquée.
00:12:16Les deux partis, les Américains, Trump, croyait qu'il a tout gagné
00:12:22et l'Iran a croyé aussi qu'il a tout gagné parce qu'en réalité,
00:12:26comme ils ne sont pas tombés, donc pour eux, ils ont résisté.
00:12:30J'ai entendu l'opinion comme quoi ils ont vaincu les États-Unis.
00:12:35Non, ils n'ont pas vaincu les États-Unis parce qu'ils n'ont pas défait les États-Unis,
00:12:39ils n'ont pas détruit les bateaux, ils n'ont pas détruit l'Amérique,
00:12:42mais ils ont tenu contre les États-Unis.
00:12:45Et donc du coup, ils sont renforcés.
00:12:47Il y a le général Paloméros qui, tout à l'heure sur notre plateau,
00:12:50disait que c'était une faute de faire se cesser le feu
00:12:55parce qu'à la limite, soit il fallait continuer la guerre
00:12:58et écraser les résistances,
00:13:02soit ça leur a donné le sentiment qu'ils sont forts.
00:13:05Et malheureusement, cette logique-là, malheureusement, à mon point de vue,
00:13:09elle ne peut amener que vers une guerre, vers la reprise des activités.
00:13:14Parce qu'en fait, la partie iranienne, pour casser son assurance
00:13:20comme quoi ils peuvent résister, il n'y a que les frappes.
00:13:24Les Israéliens d'ailleurs sont assez partants, les Émirats sont partants,
00:13:28les États-Unis hésitent, Trump, on ne sait pas ce qu'il va faire,
00:13:32mais la logique de la situation voudrait ça.
00:13:34– Oui, alors c'est sans doute votre fonction qui fait ça aussi générale.
00:13:40– Je vous trouvais tout à l'heure très, comment dire, presque relax,
00:13:45pardon de le dire comme ça, mais quand je vous disais
00:13:47est-ce que c'est le retour de la guerre, est-ce que c'est la reprise des hostilités,
00:13:50vous vous dites non, on n'en est pas encore là.
00:13:52Quand on regarde de l'extérieur ce qui s'est passé aujourd'hui,
00:13:54les 15 missiles envoyés sur les Émirats,
00:13:56les accrochages entre Iraniens et Américains dans l'étroit d'Hormuz,
00:13:59les tirs de saumon, et en échange de je te coule si vedette, etc.
00:14:04vu de l'extérieur, ça peut faire ressembler à un retour de la guerre.
00:14:08– Oui, bien sûr, mais ce que je voulais surtout dire,
00:14:11c'est que quand une opération se déclenche,
00:14:13elle n'a pas des résultats immédiats,
00:14:16et surtout dans une opération aussi complexe,
00:14:19parce que là je parle du passage dans le Golfe,
00:14:23et c'est pour ça qu'il y a eu d'abord un cessez-le-feu,
00:14:27on parle toujours de est-ce qu'il est rompu ou pas.
00:14:30Bon, pour l'instant, on sait que le cessez-le-feu a été utile à Trump
00:14:33pour pouvoir se présenter devant le Congrès
00:14:36et avoir la paix en ce qui concerne sa politique intérieure,
00:14:41parce qu'il faut quand même bien voir que là,
00:14:43on a un modèle assez intéressant d'une dictature depuis 48 ans
00:14:48qui mène la guerre comme elle l'entend,
00:14:50et de l'autre côté, une démocratie en fait
00:14:53qui est assujettie aux mandats électoraux et aux volontés du Congrès,
00:15:00même si le Congrès aurait dit, on dit, il aurait abscité.
00:15:04Donc on a deux puissances politiques
00:15:07dont la volonté n'est pas identique en fait,
00:15:10puisque sur l'une pend les élections,
00:15:14et notamment bientôt les élections de mid-turn.
00:15:16Donc Trump peut faire toutes les communications qu'il veut,
00:15:24qu'il est quand même soumis à la démocratie qui règne dans son pays.
00:15:30Ça, c'est un premier temps.
00:15:31Alors après, sur cette opération, moi je ne suis pas relax,
00:15:36mais je prends du recul.
00:15:39– C'était le terme que je cherchais.
00:15:40– Pas relax, mais recul.
00:15:42– Je prends du recul, c'est-à-dire que quand vous embrayez une opération,
00:15:46quand le général dit, on va démarrer ça,
00:15:48il sait très bien que dans les 24 heures,
00:15:50il ne va pas nécessairement avoir des résultats.
00:15:52Ce qui l'intéresse, c'est d'avoir la première ligne à franchir
00:15:57pour voir s'il arrive à la franchir.
00:15:59Et c'est pour ça qu'ils ont envoyé ces deux bateaux civils
00:16:02et ces deux bateaux militaires sous pavillons américains
00:16:06pour traverser, pour voir quelle était la réaction de l'Iran.
00:16:12Bateau civil qui était certainement à ras-bord
00:16:16avec des combattants pour se défendre.
00:16:18Donc ils ont testé cette affaire.
00:16:21Ensuite, il y a deux choses.
00:16:23Il y a des tirs et puis il y a surtout beaucoup de communication.
00:16:27Parce que, je le disais tout à l'heure,
00:16:30un blocus, c'est d'abord et avant tout de la dissuasion.
00:16:33Et la dissuasion, c'est la communication.
00:16:35Si vous ne faites pas ce que je veux, je vous tape dessus.
00:16:37Voilà ce que l'on va faire, général.
00:16:38Dans une seconde, je vais décrire étape par étape
00:16:41ce qu'on a comme information sur ce qui s'est passé ce matin.
00:16:44Je voudrais juste qu'on aille voir Antoine Delard
00:16:46qui nous attend du côté de la Maison Blanche.
00:16:47Antoine, parce qu'on le lisait,
00:16:48on attend maintenant d'une minute à l'autre
00:16:50la prise de parole de Donald Trump
00:16:52pour expliquer ce que le président américain peut faire
00:16:54désormais après ces attaques iraniennes.
00:16:59Oui, exactement.
00:17:01Et on attend de voir si Donald Trump estime
00:17:02que le cessez-le-feu est mort
00:17:04ou si cette escalade aujourd'hui est une escalade contenue
00:17:07qui ne remet pas le principe d'un cessez-le-feu.
00:17:10On voit en tout cas que Donald Trump a décidé
00:17:12cette opération dans le détroit d'Hormuz,
00:17:14des opérations pour essayer de faire passer des navires.
00:17:17Il l'a décidé en ayant parfaitement conscience
00:17:19qu'il y avait un risque potentiel d'escalade.
00:17:22Et Trump est prêt à assumer ce risque
00:17:23parce que le président américain est impatient, frustré.
00:17:27Il voit que les négociations n'avancent pas,
00:17:29en tout cas ne vont pas assez vite à son goût.
00:17:31Il voit que les Iraniens ne sont pas prêts en tout cas
00:17:33à faire les compromis qu'il exige sur le nucléaire.
00:17:36Et c'est donc pour cette raison qu'il a décidé cette opération
00:17:39pour qu'il y ait de l'action, pour que quelque chose se passe.
00:17:42Alors où il arrive à débloquer le détroit d'Hormuz
00:17:44avec cette opération liberté
00:17:46et de coup il prive les Iraniens de ce levier.
00:17:50Et il espère ainsi obtenir des concessions de leur part.
00:17:53Ou alors on est dans une escalade
00:17:55et la guerre reprend.
00:17:56On sent que Donald Trump est prêt à assumer ce risque.
00:17:59Dans une interview tout à l'heure à la chaîne Fox News,
00:18:02il a expliqué que l'Iran serait rayé de la carte
00:18:05si les Iraniens continuent de frapper
00:18:08ou d'essayer de frapper des navires américains.
00:18:11Il y a eu aujourd'hui effectivement une escarmouche
00:18:13dans le détroit d'Hormuz
00:18:15avec des tirs iraniens, des drones et des missiles
00:18:17qui ont visé des navires américains,
00:18:18navires de guerre et navires commerciaux.
00:18:20Il y a eu une riposte américaine
00:18:23qui ont coulé sept bateaux iraniens
00:18:25des petites vedettes, dit Donald Trump.
00:18:28Trump qui ironise d'ailleurs en disant
00:18:29que les Iraniens n'ont plus que ceux-là.
00:18:31Il y a aussi dans le discours américain,
00:18:33on le voit aujourd'hui,
00:18:34l'assurance que cette bataille navale
00:18:36qui pourrait s'engager
00:18:36tournera facilement à l'avantage des Américains
00:18:39qui, disent-ils, ont des moyens bien supérieurs
00:18:41à ceux des Iraniens.
00:18:42Donc on va voir tout à l'heure
00:18:43effectivement ce que dit Donald Trump.
00:18:45Aujourd'hui, les Américains,
00:18:47lorsque deux navires commerciaux américains
00:18:49ont franchi le détroit d'Hormouz,
00:18:50étaient presque en train de fanfaronner
00:18:52en disant ça y est, le détroit d'Hormouz est libéré.
00:18:54En tout cas, nous en avons la maîtrise.
00:18:55On voit que ce n'est pas complètement le cas.
00:18:57Et s'il y a bien une chose
00:18:58que Donald Trump ne supporte pas,
00:18:59c'est d'avoir, de donner l'impression
00:19:01qu'il est en position de faiblesse.
00:19:03Donc attention à la réponse de Donald Trump
00:19:05qui devrait intervenir dans les prochaines minutes.
00:19:07Trump qui est devant des patrons de PME.
00:19:09Mais comme d'habitude,
00:19:10on s'attend à ce qu'il ait un mot
00:19:12ou des questions liées à l'Iran
00:19:13et que Donald Trump va s'exprimer sur ce sujet.
00:19:16Justement, merci Antoine.
00:19:17Regardez, image en direct, priorité au direct,
00:19:19image qui nous arrive de la Maison-Blanche
00:19:20où les choses sont en train de se mettre en place.
00:19:22Est-ce qu'on a cette image ?
00:19:23Je la vois.
00:19:23Là, voici cette image.
00:19:25On attend maintenant l'intervention
00:19:26du président américain à la Maison-Blanche
00:19:29face effectivement à un certain nombre
00:19:30de patrons de PME
00:19:30qui eux aussi sont forcément inquiets
00:19:32quand ils voient que le galon
00:19:33du carburant américain
00:19:35est en train de se rapprocher
00:19:36quasiment des 5 dollars.
00:19:37Il y a encore un peu de marge
00:19:38mais c'est une limite
00:19:40qui pourrait être franchie
00:19:42dans les semaines qui viennent
00:19:42si ce conflit se poursuit.
00:19:44Avant de retourner à la Maison-Blanche,
00:19:45je voulais vous montrer ce soir
00:19:46du côté du mur d'image
00:19:48comment avait commencé ce matin
00:19:50cette bataille autour du détroit d'Hormuz
00:19:52avec cet accrochage sérieux
00:19:53on le disait entre Américains
00:19:54et Iraniens dans le détroit.
00:19:56Regardez la carte d'abord,
00:19:57cette carte du détroit d'Hormuz,
00:19:58l'Iran au nord évidemment,
00:20:00les Émirats au sud
00:20:01et ici, c'est deux destroyers
00:20:03dans le détroit.
00:20:04Les Américains ont bien expliqué
00:20:05qu'on avait deux destroyers
00:20:06qui avaient réussi à franchir le détroit.
00:20:08Le job, pardon, le boulot,
00:20:10le travail d'un destroyer
00:20:11c'est notamment d'escorter
00:20:12d'autres navires.
00:20:13Là, l'armée américaine explique
00:20:15qu'ils ont servi à escorter
00:20:16deux navires commerciaux américains
00:20:19à leur faire passer le détroit,
00:20:21à les faire sortir du détroit.
00:20:22Mission accomplie donc selon les Américains
00:20:24mais les Iraniens, on le disait,
00:20:26ont tiré contre ces navires de guerre américains.
00:20:28Attention, tir de semence,
00:20:30tir d'alerte,
00:20:30on dit les Iraniens
00:20:32et visiblement l'Iran n'a pas lésiné.
00:20:34Tir de missiles,
00:20:35tir de roquettes,
00:20:36tir de drones.
00:20:37On va voir là effectivement ces images
00:20:40avec d'autres images fournies ce soir
00:20:42par la propagande iranienne
00:20:45censées être les lancements
00:20:46des projectiles envoyés aujourd'hui.
00:20:48Les Américains disent
00:20:49qu'eux ont riposté
00:20:50en détruisant six navires de guerre iraniens.
00:20:55Cet accrochage aurait eu lieu
00:20:56visiblement pas très loin
00:20:57du port de Jask,
00:20:59d'après les Iraniens.
00:21:00Alors c'est une petite pointe ici,
00:21:02juste en sortie du détroit d'Hormuz.
00:21:05Petite pointe au sud de l'Iran
00:21:05qui a aussi publié,
00:21:06on va le voir,
00:21:07cette carte pour bien montrer
00:21:08ce qu'il compte contrôler.
00:21:10Voilà, on a ces deux limites aussi
00:21:13et voilà ce que dit ce soir l'Iran.
00:21:15Ici, on ne passe pas.
00:21:16Ici, c'est à nous.
00:21:17Plus aucun navire commercial
00:21:19n'a droit de passer.
00:21:20Ce sont les dernières déclarations
00:21:21du côté des Iraniens.
00:21:22Je reviens sur un point,
00:21:23Didier François.
00:21:24Deux destroyers américains,
00:21:25vous me disiez tout à l'heure,
00:21:27en réalité,
00:21:27c'est beaucoup plus que ça.
00:21:29Une opération comme celle-là
00:21:30nécessite beaucoup plus de moyens
00:21:31que deux destroyers.
00:21:32Déjà ce matin,
00:21:33avant que les deux destroyers
00:21:34commencent à arriver sur le Détroit,
00:21:37il y avait huit avions
00:21:38entre les ravitailleurs
00:21:40et huit avions de soutien
00:21:43indépendamment des avions de chasse
00:21:45pour en ravitailleurs
00:21:46et en ce qu'on appelle l'ISR
00:21:48qui faisait du renseignement.
00:21:49Donc la couverture aérienne
00:21:51était maximum.
00:21:53Il y avait des chasseurs en l'air
00:21:55qui étaient prêts aussi
00:21:56à les traiter des cibles
00:21:57s'il y avait eu de la menace
00:21:58et il y avait des hélicoptères.
00:22:01Des hélicoptères entre autres,
00:22:02des hélicoptères Apache,
00:22:03d'attaque,
00:22:04ou pour les petites vedettes,
00:22:05ou pour aller au sol de l'autre côté
00:22:07s'il y avait eu des gardiens
00:22:07de la Révolution.
00:22:09Et pour vous montrer
00:22:10à quel point le dispositif
00:22:12avait bien été...
00:22:13Il avait été inspecté la veille
00:22:15par l'amiral Cooper
00:22:18qui était monté à bord
00:22:20d'un de ces hélicoptères Apache
00:22:21pour aller voir comment...
00:22:25Donc c'était quand même
00:22:26extrêmement bien mis en place.
00:22:28Mais ce n'était pas annoncé.
00:22:30Pourquoi ?
00:22:31Parce que, encore une fois,
00:22:32c'est ce que s'appliquerait le général,
00:22:35on était en phase de test.
00:22:36Et c'est pour ça qu'ils l'ont fait
00:22:37avec deux navires américains
00:22:40et pas avec des navires
00:22:41d'autres nationalités.
00:22:42Ils n'ont pas donné
00:22:43leurs dispositifs
00:22:43dans un premier temps.
00:22:45Ils sont restés,
00:22:45quand on voit bien sur le...
00:22:46Ils ont ouvert...
00:22:48Dans un premier temps,
00:22:49ils ont dit
00:22:49on va se coordonner
00:22:49pour ouvrir un passage au sud.
00:22:51Donc ils sont restés
00:22:52le long des côtes homanaises
00:22:53et dans les eaux territoriales homanaises.
00:22:55Et donc on est bien sur
00:22:56une volonté d'ouvrir.
00:22:57C'est quand même un succès.
00:22:59C'est-à-dire qu'ils ont entré
00:23:00deux navires à l'intérieur,
00:23:02ils ont sorti deux navires.
00:23:04Et même s'ils disent
00:23:05semence, oui certes,
00:23:06mais tous les tirs ont été
00:23:08en fait interceptés
00:23:09par ces navires aussi
00:23:10qui sont des défendants,
00:23:11qui sont des destroyers
00:23:14de défense antiaérienne.
00:23:15Donc attention,
00:23:16ils ont quand même réussi
00:23:17leur coup.
00:23:17Après, c'est un one shot,
00:23:19c'était bien préparé,
00:23:20c'était sur...
00:23:21C'est-à-dire que...
00:23:22Pardon,
00:23:22quand on voit, Didier,
00:23:23les moyens
00:23:24et les conséquences
00:23:26d'avoir réussi
00:23:27à faire sortir
00:23:27deux navires commerciaux américains...
00:23:29Il y en a 800 derrière.
00:23:30Il y en a 800 derrière.
00:23:30Oui, puis il faut que les gens
00:23:31derrière prennent confiance.
00:23:34Et c'est là que...
00:23:35En fait,
00:23:35c'est pour ça que pour l'instant,
00:23:37je pense que les Américains
00:23:37ne veulent pas trop
00:23:39caractériser
00:23:40le test militaire iranien.
00:23:43Et que, en tout cas,
00:23:44les militaires
00:23:45laissent cette caractérisation
00:23:46aux politiques.
00:23:47Pourquoi ?
00:23:48Parce que, en fait,
00:23:49si eux veulent continuer
00:23:50cette opération,
00:23:52ils sont en train
00:23:53de pousser les Iraniens
00:23:54soit à faire une faute.
00:23:55Et là, à ce moment-là,
00:23:56je pense que ça tapera.
00:23:56Ça tapera dur.
00:23:57Mais pardon,
00:23:57ce qu'on voit là,
00:23:58ce qu'on a vu aujourd'hui,
00:23:59ce n'est pas une faute.
00:23:59Ce n'est pas un écart
00:24:01dans le cessez-le-feu.
00:24:02C'est ça que...
00:24:03Je vais à la place
00:24:03des téléspectateurs,
00:24:04c'est ça qu'il y a
00:24:05difficilement compréhensible.
00:24:06L'amiral Cooper,
00:24:07qui est le patron des forces,
00:24:09ne peut pas prendre
00:24:10cette décision lui-même
00:24:10pour deux raisons.
00:24:12La première,
00:24:18vraquier de Corée du Sud
00:24:19qui a été interceptée,
00:24:21l'a été dans les eaux
00:24:22territoriales iraniennes,
00:24:23pas dans les eaux territoriales.
00:24:24Et les tirs de missiles
00:24:25se sont faits
00:24:27sans qu'ils soient
00:24:28directement visés.
00:24:30Donc, vous voyez bien
00:24:30qu'il y a une tentative
00:24:31des Iraniens
00:24:32de faire peur,
00:24:33c'est ce qu'expliquait
00:24:35le général,
00:24:36de faire peur
00:24:37sur la dissuasion
00:24:39par le déclaratif
00:24:40sans viser directement.
00:24:42Et que les Américains,
00:24:43qui avaient eu comme consigne
00:24:44de riposter
00:24:46en cas de problème
00:24:47sans rentrer
00:24:48dans une escalade,
00:24:49mais juste de riposter
00:24:50à toute prise à partie,
00:24:52l'ont fait.
00:24:53Donc, en fait,
00:24:54à la fin de la première phrase,
00:24:55en fait,
00:24:56dans un match de boxe,
00:24:57on est sur une nouvelle série,
00:25:00le premier round
00:25:01à la sortie,
00:25:02finalement,
00:25:03les Iraniens ont testé.
00:25:05Ils ont peut-être fait peur
00:25:06aux navires
00:25:07d'autres nationalités,
00:25:08mais ils n'ont pas empêché
00:25:09le passage américain.
00:25:11Et les Américains
00:25:12ont finalement empêché
00:25:13les Iraniens
00:25:14de les attaquer.
00:25:15Donc, de ce point de vue-là,
00:25:17le premier round
00:25:19d'observation
00:25:19d'un point de vue militaire
00:25:21fait qu'aujourd'hui,
00:25:22honnêtement,
00:25:23si Donald Trump décide
00:25:24« Vous avez voulu faire les cons,
00:25:25on va vous défoncer la gueule »,
00:25:27il peut le faire.
00:25:28Mais ce n'est pas
00:25:28à l'amiral de le dire
00:25:29si l'effet
00:25:32qu'on a demandé
00:25:33à l'amiral,
00:25:34si l'objectif
00:25:34qu'on a imposé
00:25:35à l'amiral,
00:25:36c'est vraiment
00:25:36d'ouvrir le Sud.
00:25:38Le seul risque qu'on a,
00:25:39c'est qu'en fait,
00:25:40on ait une voie nord maintenant
00:25:41qui soit contrôlée
00:25:42par les Iraniens,
00:25:43une voie sud
00:25:43contrôlée par les Américains.
00:25:44Mais si l'objectif
00:25:46que lui a donné
00:25:46son chef politique,
00:25:47le président,
00:25:48c'est « Tu m'ouvres une voie au Sud
00:25:49parce que moi,
00:25:50je veux que les bateaux
00:25:51puissent passer
00:25:51et après,
00:25:52on verra le reste
00:25:53et que je peux continuer »,
00:25:54ils l'ont fait.
00:25:55Ils l'ont fait.
00:25:55Ils l'ont fait.
00:25:56Mais on est vraiment
00:25:57à fleur et mouchetés.
00:25:58C'est-à-dire que,
00:25:59de part et d'autre,
00:25:59je pense qu'ils se mesurent
00:26:01et ne veulent pas
00:26:02transgresser certaines lignes.
00:26:03Et on peut même
00:26:03se poser la question
00:26:04d'une certaine théâtralisation
00:26:06de tout ça.
00:26:07Déjà, dans le passé,
00:26:08on a vu qu'Américains et Iraniens
00:26:10s'étaient concertés
00:26:11quand il s'agissait
00:26:12pour les Iraniens
00:26:12de sauver la face,
00:26:13par exemple,
00:26:14quand ils ont répliqué
00:26:15après que Donald Trump
00:26:16ait ordonné l'exécution
00:26:18de M. Souleymane.
00:26:19Après l'attaque
00:26:20sur l'ambassade iranienne
00:26:22à Damas,
00:26:22même chose.
00:26:23Une nuée de 400 drones
00:26:25qui partent d'Iran
00:26:26et qui ont tous été interceptés
00:26:27parce qu'il y avait
00:26:28des communications actives
00:26:29entre les Américains,
00:26:30les Israéliens à la rigueur
00:26:31et les Iraniens.
00:26:32Alors, aujourd'hui,
00:26:33je ne dis pas
00:26:33que c'est exactement
00:26:34le même théâtre,
00:26:34mais il y a une volonté,
00:26:36parce qu'on est en négociation,
00:26:37de théâtraliser
00:26:38sans aller peut-être
00:26:39jusqu'au bout.
00:26:40Alors, on verra
00:26:41ce que Donald Trump
00:26:41nous dira,
00:26:42mais des prétextes
00:26:43pour pouvoir
00:26:45rempiler,
00:26:45Donald Trump
00:26:46en a eu plein
00:26:46depuis dix jours.
00:26:47Et il ne l'a pas fait.
00:26:47Et il ne l'a pas fait.
00:26:49Et quand on nous dit...
00:26:50Sauf que, pardon,
00:26:51il peut y aller s'il veut.
00:26:52On a le sentiment
00:26:53que ce soir,
00:26:53c'est le test le plus sérieux
00:26:54depuis le début du CCT d'Italie.
00:26:56Parce qu'il a dit,
00:26:57parce qu'il a choisi
00:26:57de créer les circonstances.
00:26:58Oui, parce qu'il a testé
00:26:59ce matin
00:26:59en envoyant ses destroyers.
00:27:01Tout à fait.
00:27:02Donald Trump,
00:27:02avec sa déclaration
00:27:04de l'opération Liberté,
00:27:06a provoqué,
00:27:07en fait,
00:27:08ce test.
00:27:09Il a voulu ce test.
00:27:10C'est lui
00:27:10qui a mené
00:27:12à ce test.
00:27:13Mais le mot
00:27:14qu'on peut employer
00:27:14pour qualifier
00:27:15la situation d'aujourd'hui,
00:27:17c'est la maîtrise.
00:27:18C'est la maîtrise
00:27:19des deux côtés.
00:27:20Ça veut dire
00:27:20qu'en fait,
00:27:20il n'y a pas du discalade,
00:27:22il n'y a pas eu
00:27:22d'emballage,
00:27:24enfin,
00:27:24d'emballement,
00:27:26mais il y a eu
00:27:26la maîtrise.
00:27:27Ça veut dire
00:27:28que les Américains
00:27:28ont voulu provoquer
00:27:29un peu les Iraniens.
00:27:30Les Iraniens
00:27:31ont riposté.
00:27:33C'était adéquat.
00:27:35On peut dire
00:27:36que la réponse
00:27:38était adéquate
00:27:38des deux côtés.
00:27:39Et donc,
00:27:40maintenant,
00:27:40on attend
00:27:41la qualification politique.
00:27:43Ça veut dire
00:27:44qu'est-ce que Trump
00:27:44va dire,
00:27:45comment, lui,
00:27:46il juge
00:27:46cette situation.
00:27:47À ce sujet,
00:27:49précisément,
00:27:50quand l'Instagram
00:27:53vient...
00:27:53Sénateur républicain.
00:27:54Le sénateur républicain,
00:27:56profondément trompiste,
00:27:57vient dire
00:27:58que l'Iran
00:27:59a absolument violé
00:28:01le cessez-le-feu
00:28:01et qu'il s'expose
00:28:03désormais
00:28:04à une réponse
00:28:06brutale
00:28:06et brève,
00:28:07eh bien,
00:28:08on peut entendre
00:28:09que c'est aussi
00:28:10un moment
00:28:10de cette négociation.
00:28:12Je vais inverser
00:28:12la question,
00:28:13Elsa.
00:28:14Est-ce que Trump,
00:28:14ce soir,
00:28:15peut venir,
00:28:15dans les minutes
00:28:16qui viennent,
00:28:17et dire
00:28:17qu'il ne s'est rien passé ?
00:28:18Je n'ai rien vu.
00:28:19Oui.
00:28:19Il l'a déjà fait
00:28:20dans le passé.
00:28:21On s'est retrouvé
00:28:22dans des situations
00:28:22où on s'attendait
00:28:23à ce qu'il commente
00:28:23et puis,
00:28:24du revers de la main,
00:28:25il a refusé
00:28:26de...
00:28:27Il pourrait surtout
00:28:27venir avec une réponse
00:28:29disant
00:28:29on a avancé
00:28:31avec les Iraniens,
00:28:32ils se sont présentés
00:28:33de manière
00:28:34un peu plus malléable
00:28:35sur l'accord,
00:28:36bon,
00:28:37sur le balistique,
00:28:38ils m'ont lâché
00:28:38un petit peu plus
00:28:39de l'Est
00:28:39puisqu'ils se disaient
00:28:40mécontents,
00:28:41quand même,
00:28:41des propositions
00:28:42iraniennes.
00:28:42Ils risquent de faire
00:28:42aussi simple
00:28:44en disant...
00:28:45Un petit peu de l'Est ?
00:28:49Il peut simplement dire
00:28:50écoutez,
00:28:50nous,
00:28:50on a dit qu'on avait ouvert,
00:28:51c'est ouvert,
00:28:52maintenant,
00:28:52allez-y,
00:28:52vous pouvez suivre.
00:28:53Et tous les autres pays
00:28:55qui veulent,
00:28:55vous pouvez faire passer
00:28:56vos bateaux.
00:28:56C'est ça l'objectif.
00:28:58Je ne vois pas le pas dire...
00:28:59Vous attendez à ça,
00:29:00général ?
00:29:00Oui,
00:29:00on ne peut pas.
00:29:02Encore une fois,
00:29:02je veux vous passer
00:29:03une expression,
00:29:04c'est le calme
00:29:05des vieilles troupes
00:29:06en utilisant l'armée,
00:29:07c'est-à-dire
00:29:07qu'on a reçu l'ordre
00:29:08de l'amiral...
00:29:11L'amiral Cooper
00:29:12a reçu l'ordre
00:29:13d'ouvrir le Détroit.
00:29:15Il a monté
00:29:16une opération militaire
00:29:17qui a été très bien
00:29:19décrite par ça,
00:29:20mais je l'imagine
00:29:21totalement,
00:29:22parce que nous,
00:29:22on pense aux bateaux
00:29:23qui passent.
00:29:24Ce n'est pas du tout ça,
00:29:25c'est les avions,
00:29:26les radars,
00:29:27les hélicoptères,
00:29:28une espèce de couverture
00:29:29qui touche tout.
00:29:31Alors,
00:29:31si les Iraniens
00:29:32ont tiré
00:29:33quelques missiles
00:29:34et ils ne sont pas venus
00:29:35mettre leur nez
00:29:36dans ce dispositif,
00:29:37parce qu'ils auraient été
00:29:38complètement rasés
00:29:40parce qu'il y avait,
00:29:41je pense qu'il y avait
00:29:41des F-35 de partout,
00:29:43des bombes,
00:29:43etc.
00:29:44Donc,
00:29:45ils n'ont pas
00:29:45et ils ne vont pas le faire.
00:29:47Donc,
00:29:48le point qu'il nous faut voir,
00:29:50c'est,
00:29:50à partir de demain,
00:29:52ils ne vont pas passer
00:29:53dans la nuit,
00:29:54parce que c'est un peu compliqué,
00:29:55et à partir de demain matin,
00:29:57si les opérations
00:29:58reprennent comme ça,
00:29:59c'est-à-dire
00:29:59une couverture aérienne...
00:30:00Vous imaginez que demain,
00:30:01les Américains
00:30:01peuvent retenter le coup.
00:30:03Couverture aérienne
00:30:04et derrière,
00:30:05un certain nombre
00:30:06de bateaux volontaires
00:30:07qui s'engagent
00:30:10sur le point.
00:30:11Et c'est ça.
00:30:12Alors,
00:30:12est-ce que c'est
00:30:14une violation
00:30:14du cessez-le-feu ?
00:30:15Non,
00:30:15parce qu'on fantasme
00:30:16un peu sur cette histoire
00:30:17de cessez-le-feu.
00:30:18Le cessez-le-feu,
00:30:19ça a,
00:30:20la plupart du temps,
00:30:22un cadre espace-temps
00:30:23limité.
00:30:24Donc là,
00:30:25c'est limité,
00:30:26mais c'est limité
00:30:26à l'Iran.
00:30:27Le cessez-le-feu,
00:30:28c'est on ne tire plus
00:30:28sur l'Iran.
00:30:29Mais nous,
00:30:30nous avons notre couloir
00:30:31à ouvrir.
00:30:32Dans ce couloir,
00:30:33on fait feu
00:30:34sur toute ennemi.
00:30:35Pardon,
00:30:35général,
00:30:35pour moi,
00:30:36dans l'autre sens,
00:30:37le cessez-le-feu,
00:30:37c'était les Iraniens
00:30:38arrêtent de tirer
00:30:38sur leurs voisins.
00:30:39Absolument,
00:30:40ça démarre.
00:30:40C'est précisément
00:30:41ce qu'ils ont fait.
00:30:42C'est pour ça que j'entends
00:30:43le côté grammaire
00:30:44de la guerre
00:30:45et j'entends le calme
00:30:46des vieilles troupes
00:30:46autour de ce plateau
00:30:47ce soir.
00:30:48Il y en a d'autres
00:30:48qui ne sont pas contents,
00:30:49c'est les Émiratis
00:30:50et les Israéliens
00:30:50qui vont dire
00:30:51c'est le dernier point
00:30:53que je voulais souligner,
00:30:54c'est qu'on voit bien
00:30:55qu'ils ne se sont pas
00:30:57attaqués
00:30:57aux dispositifs
00:31:00américains
00:31:00réellement
00:31:01parce que
00:31:02quelques bateaux
00:31:02comme ça,
00:31:03ils se sont attaqués
00:31:04aux Émirats
00:31:05parce que les Émirats,
00:31:06c'est l'ennemi
00:31:07qui est désormais
00:31:08à leur pointure
00:31:09parce qu'ils sont
00:31:09moins protégés,
00:31:11etc.
00:31:11C'est un allié d'Israël.
00:31:13Ils ont fini...
00:31:15Pardon,
00:31:15pour apporter de l'eau
00:31:16à votre moulin,
00:31:17CNN dit ce soir
00:31:18que ce qui a permis
00:31:18aux Émiratis
00:31:19de se défendre aujourd'hui,
00:31:20c'est notamment
00:31:21le système de défense
00:31:21anti-aérienne
00:31:22que les Israéliens
00:31:23ont amené
00:31:25jusque dans les Émirats.
00:31:26Les Israéliens
00:31:26ont mis leur système
00:31:27de défense
00:31:27sur les Émiratis.
00:31:29Ils ont signé
00:31:30l'accord d'Abraham
00:31:30avec eux.
00:31:32En plus,
00:31:32ils ont un bypass
00:31:34avec ce pipeline
00:31:35qui va à Fougéra.
00:31:36Donc,
00:31:36c'est pour ça
00:31:37que les Iraniens
00:31:37ont attaqué Fougéra.
00:31:38Donc,
00:31:38maintenant,
00:31:39ils ne s'attaquent pas
00:31:39aux Américains
00:31:41dans cette affaire.
00:31:43Ils visent
00:31:43les Émirats
00:31:44pour ce qu'ils estiment
00:31:46être un ennemi
00:31:47à leur pointure.
00:31:48Bon,
00:31:48on attend encore...
00:31:49Juste une chose,
00:31:50Didier.
00:31:51On attend encore
00:31:51la prise de parole
00:31:52de Donald Trump
00:31:53dans les minutes qui viennent.
00:31:54On sera en Israël
00:31:55dans une seconde aussi
00:31:55parce que les Israéliens
00:31:56ce soir poussent.
00:31:58Ils se remontent
00:31:58comme des coucous.
00:31:59En disant,
00:31:59c'est peut-être le moment
00:32:00aussi de retourner
00:32:01dans cette guerre.
00:32:02D'abord,
00:32:02comment on réagit
00:32:02l'Isadev
00:32:03du côté des Iraniens
00:32:04ce soir ?
00:32:04Ibrahim Alfikar
00:32:05qui est un porte-parole
00:32:06de l'armée iranienne
00:32:08dit le temps est écoulé
00:32:09ce soir.
00:32:10Un nouveau chapitre
00:32:10va s'ouvrir.
00:32:11Un chapitre
00:32:12que les adversaires
00:32:13n'auront jamais vu avant
00:32:14et il poursuit
00:32:15en disant,
00:32:15les missiles parleront
00:32:16une langue
00:32:16que les tyrans
00:32:17comprennent bien.
00:32:18C'est ce que je vous disais.
00:32:19En fait,
00:32:20la situation,
00:32:20la logique de la situation
00:32:21militaire va nous amener
00:32:23à la confrontation.
00:32:24Et vous allez voir
00:32:25Donald Trump ce soir,
00:32:26il va nous dire,
00:32:27j'ai lancé mon opération,
00:32:29elle a parfaitement
00:32:30réussi aujourd'hui,
00:32:31on a fait sortir
00:32:32deux bateaux,
00:32:33on a prouvé
00:32:34qu'on est là
00:32:35et qu'on va continuer.
00:32:36Et donc,
00:32:37comme ils vont continuer
00:32:38demain,
00:32:38les Iraniens vont répondre
00:32:39et peut-être
00:32:40ça va se dégrader demain.
00:32:41Didier ?
00:32:42Oui,
00:32:42en fait,
00:32:43les Iraniens,
00:32:43pourquoi ils sont...
00:32:44c'est un vrai piège là aussi.
00:32:46Comme le blocus
00:32:46était un piège
00:32:47pour les Iraniens
00:32:48et en plus c'est efficace,
00:32:51le contre-blocus,
00:32:52enfin le fait
00:32:53d'escorter des navires,
00:32:55c'est tout...
00:32:55Ils ont mis le temps
00:32:56et c'est pour ça
00:32:57que je pense que...
00:32:58Rappelez-vous
00:32:58qu'il y a deux jours,
00:33:00Cooper,
00:33:00l'amiral,
00:33:01est allé présenter
00:33:02son plan
00:33:04personnellement à Trump
00:33:04en lui disant
00:33:05voilà ce qu'on va faire
00:33:06chez le président.
00:33:07Et donc,
00:33:08c'est un vrai choix
00:33:09qu'il a fait.
00:33:09Pourquoi ?
00:33:10Parce que
00:33:11s'il y arrive,
00:33:12alors le Détroit
00:33:14ne sera pas vraiment
00:33:14ouvert à la circulation.
00:33:16Mais il y aura
00:33:16la moitié du Détroit
00:33:17qui sera ouvert à la circulation
00:33:18donc il enlèvera quand même
00:33:19une carte majeure,
00:33:22une des armes
00:33:24les plus importantes
00:33:25qu'ont eues les Iraniens
00:33:26depuis le début de cette guerre.
00:33:27Faire chier le monde entier
00:33:28en bloquant le Détroit.
00:33:30C'est tout.
00:33:30Et on verra tout à l'heure
00:33:31avec le carburant et le pétrole
00:33:32que ça continue de fonctionner
00:33:33à plein.
00:33:34Et ça continuera de fonctionner
00:33:35sauf,
00:33:36et c'est pour ça
00:33:37qu'il y aura une crainte
00:33:38et que c'est ça le piège
00:33:39pour les Iraniens
00:33:40et particulièrement
00:33:40pour les Durs
00:33:41qui ne veulent pas
00:33:42d'accord,
00:33:44c'est s'ils laissent faire,
00:33:45à terme,
00:33:46on va avoir 4 bateaux
00:33:47puis 8 bateaux
00:33:48puis 10 bateaux
00:33:49puis 20 bateaux.
00:33:50Et donc là,
00:33:51la question va se poser
00:33:52aux Iraniens
00:33:53de savoir si
00:33:53bon,
00:33:54ils ont tiré un peu
00:33:55sur les Émiratis,
00:33:56ça n'a pas marché.
00:33:58C'est les Émiratis
00:33:59qui ramassent le plus
00:34:00depuis le début.
00:34:00Oui, bien sûr.
00:34:02Alors,
00:34:02donc ils vont essayer
00:34:03de voir ça,
00:34:04mais il y a un moment
00:34:05où la question va se poser
00:34:06pour eux
00:34:06de qu'est-ce qu'on fait ?
00:34:07Est-ce qu'on se laisse
00:34:09enlever notre unique armement ?
00:34:11On se laisse le droit
00:34:12de répondre,
00:34:12on dit aujourd'hui
00:34:13les Émiratis,
00:34:13mais ils le disent
00:34:14à chaque fois.
00:34:14Oui, mais j'en ai raison.
00:34:15On se laisse le droit
00:34:16de répondre.
00:34:16Ils ne le feront pas
00:34:17sans l'accord des Américains,
00:34:18je pense pas.
00:34:19Je me trompe, mais...
00:34:20Il faut qu'on aille
00:34:21retrouver Amélie Rosic,
00:34:22l'envoyé spécial
00:34:23de BFM TV
00:34:24du côté d'Israël
00:34:25de Tel Aviv.
00:34:25Bonsoir Amélie,
00:34:26merci d'être avec nous
00:34:26dans cette édition spéciale.
00:34:28Je le disais,
00:34:28il y a un certain nombre
00:34:29de voix en Israël
00:34:30qui commencent à pousser
00:34:31pour précisément
00:34:32reprendre des hostilités
00:34:34après ce qui s'est passé
00:34:35aujourd'hui.
00:34:38Oui, et puis de toute façon,
00:34:39c'était le cas
00:34:40depuis une semaine
00:34:41puisque la position d'Israël,
00:34:43c'est de dire que
00:34:44tant que les buts de guerre
00:34:45ne sont pas atteints,
00:34:46c'est-à-dire réduire l'Iran
00:34:48à sa portion congrue,
00:34:50c'est-à-dire qu'il ne soit pas
00:34:50une menace ni balistique
00:34:52ni nucléaire.
00:34:53Eh bien, tant que ça,
00:34:54ce n'est pas atteint,
00:34:55il faut reprendre l'offensive.
00:34:56Mais effectivement,
00:34:57c'est d'autant plus
00:34:58le cas ce soir.
00:34:59On a eu par exemple
00:35:00une déclaration
00:35:01de l'ex-premier ministre
00:35:02Nafnali Bennett
00:35:03qui dit ceci ce soir.
00:35:04Les Émirats arabes unis,
00:35:06notre allié stratégique
00:35:06a été attaqué par l'Iran.
00:35:08C'est une déclaration
00:35:09de replérisme
00:35:09de la guerre de l'Iran
00:35:11contre les alliés
00:35:11des États-Unis
00:35:12et Israël dans la région.
00:35:13L'alliance régionale
00:35:15est vitale
00:35:15pour notre sécurité
00:35:17et la sécurité
00:35:17de nos partenaires
00:35:19au Moyen-Orient
00:35:20et dans le Golfe.
00:35:20L'Iran continue
00:35:21ses tentatives d'intimidation
00:35:23dans la région
00:35:23et représente une menace
00:35:25pour la sécurité de tous.
00:35:26Nous sommes aux côtés
00:35:27de nos alliés.
00:35:29Voilà qui est à peu près clair.
00:35:31Israël, de toute façon,
00:35:32depuis plus d'une semaine,
00:35:34se tient prêt.
00:35:35La ligne,
00:35:35elle reste la même.
00:35:36Ramener l'Iran
00:35:37à l'âge de pierre
00:35:38selon la formule consacrée
00:35:39par le ministre
00:35:40de la Défense 4
00:35:41il y a déjà une semaine.
00:35:43Comme je vous le disais,
00:35:44l'objectif,
00:35:45notamment un des objectifs
00:35:46qui a été rappelé
00:35:47par un haut gradé
00:35:48de l'armée israélienne,
00:35:49c'est de sécuriser
00:35:51les 440 kilos d'uranium
00:35:54enrichis à 60%.
00:35:55En tout cas,
00:35:55c'est ce qu'on en connaît
00:35:57et c'est un défi,
00:35:57il faut le rappeler,
00:35:59technologique
00:35:59et évidemment militaire.
00:36:01Sauf qu'Israël est pendu
00:36:03tout simplement
00:36:03à la décision des États-Unis.
00:36:05Mais la question
00:36:06n'est plus de savoir
00:36:07si cela va se produire,
00:36:08je parle de la reprise
00:36:09de l'offensive,
00:36:10mais quand,
00:36:10ça ce sont les mots
00:36:11des hauts responsables
00:36:13de Tzal
00:36:14lâchés à la presse
00:36:14hier soir
00:36:15alors que
00:36:16Benyamin Netanyahou
00:36:17tenait un conseil de guerre.
00:36:19Je rappelle que
00:36:19depuis le début
00:36:20de l'offensive en Iran
00:36:21le 28 février,
00:36:22ces conseils de guerre
00:36:23restreints,
00:36:24ils sont tenus
00:36:24environ deux fois par semaine
00:36:26par le Premier ministre israélien
00:36:28et selon les dernières informations,
00:36:30de nouvelles cibles
00:36:31ont été identifiées
00:36:33comme prioritaires
00:36:34en Iran
00:36:35pour Israël
00:36:36si toutefois
00:36:36l'offensive reprenait
00:36:37et Israël reprenait
00:36:39ses frappes
00:36:39conjointement
00:36:40avec les Etats-Unis.
00:36:41Amélie Rosy,
00:36:42Juan Palencia
00:36:42du côté de Tel Aviv,
00:36:43merci à tous les deux.
00:36:45Regardez,
00:36:45images en direct
00:36:46d'une porte ce soir.
00:36:48Elle est à la Maison Blanche,
00:36:48cette porte,
00:36:49elle va s'ouvrir tout à l'heure
00:36:50pour laisser passer Donald Trump.
00:36:51On attend ce soir
00:36:54la réponse de Trump
00:36:55à ce qu'il s'est passé aujourd'hui,
00:36:56ses frappes en série
00:36:57de la part des Iraniens
00:36:58contre un certain nombre
00:36:59de cibles de navires
00:37:00et de cibles
00:37:01de dépôts pétroliers
00:37:02du côté des Émirats.
00:37:04Trump d'une minute à l'autre,
00:37:06c'est ce que nous dit
00:37:06la Maison Blanche ce soir.
00:37:07Bonsoir Michel Polacco,
00:37:08merci d'être en direct
00:37:09avec nous ce soir.
00:37:10À quoi avez-vous assisté
00:37:12aujourd'hui Michel Polacco ?
00:37:14Retour de la guerre ou pas ?
00:37:17C'est la poursuite de la guerre
00:37:18avec une phase de cessez-le-feu
00:37:20qui a été à peu près respectée
00:37:22et puis la nécessité,
00:37:25vu le blocage du détroit d'Hormuz,
00:37:27de reprendre les opérations
00:37:29et de tester les capacités
00:37:31des Iraniens.
00:37:32Or depuis ce matin,
00:37:33les Iraniens ont montré
00:37:36qu'ils avaient une véritable volonté
00:37:38de frapper et d'empêcher
00:37:41les Américains
00:37:41de rouvrir le détroit
00:37:43et en même temps,
00:37:44ils n'ont pas montré
00:37:45une capacité militaire
00:37:47particulièrement efficace
00:37:48dans la mesure où on n'a pas vu
00:37:50des gerbes de missiles,
00:37:52on n'a pas vu des gerbes de drones,
00:37:54on n'a pas vu des flottilles
00:37:56de vaisseaux, de bateaux,
00:37:58de vedettes moustiques.
00:38:00On a vu un certain nombre
00:38:01d'opérations qui ont donné
00:38:03des résultats extrêmement,
00:38:04je dirais, décevants
00:38:06vu du côté iranien,
00:38:08ce qui les amène à annoncer
00:38:10et à menacer du pire derrière.
00:38:13Mais pour l'instant,
00:38:14disons que les opérations
00:38:15d'évaluation de la capacité iranienne
00:38:18qui ne font que commencer
00:38:20ont montré que les menaces iraniennes,
00:38:23en tout cas jusqu'à maintenant,
00:38:25étaient très supérieures
00:38:26à leur capacité de les appliquer.
00:38:28– Pardon Michel,
00:38:29mais ça veut dire que
00:38:30ce que les États-Unis
00:38:31ont tenté de faire ce matin
00:38:32en testant la résistance
00:38:34du blocus iranien,
00:38:35en envoyant ces destroyers
00:38:36pour faire sortir
00:38:37des navires américains
00:38:38qui étaient bloqués
00:38:38dans l'étroit d'Hormuz,
00:38:39ça sert aussi,
00:38:41je ne sais pas comment dire ça,
00:38:42mais quelle image utiliser ?
00:38:43À faire sortir l'escargot iranien
00:38:45de sa coquille,
00:38:46à voir ce qu'il est réellement
00:38:48capable de faire ?
00:38:49– C'est tout à fait ça,
00:38:50ça les oblige à se dévoiler,
00:38:52à dévoyer leurs capacités,
00:38:54à dévoiler leurs capacités,
00:38:55à dévoiler leurs moyens
00:38:57et c'était l'objectif
00:38:59de cette opération
00:39:00parce que le Golfe est bloqué
00:39:02à cause des menaces
00:39:03de mines,
00:39:04de vedettes,
00:39:05etc.,
00:39:06et finalement,
00:39:07ou de missiles,
00:39:08et finalement,
00:39:09pour l'instant,
00:39:10en tout cas,
00:39:11sur cette première journée,
00:39:13la capacité démontrée
00:39:15ne correspond pas
00:39:16à la capacité affichée
00:39:18ou à la menace affichée,
00:39:20et donc c'est le début
00:39:22de toute façon,
00:39:23il faut attendre,
00:39:24les Américains vont continuer
00:39:25demain et après-demain
00:39:27et le jour suivant,
00:39:28et on verra comment
00:39:29les Iraniens réagissent.
00:39:31Alors soit ils poursuivent
00:39:33avec des moyens plus importants,
00:39:35soit on s'aperçoit
00:39:36qu'ils ont une forte attrition
00:39:38de leurs capacités,
00:39:40soit ils utilisent
00:39:41des moyens nouveaux
00:39:41que nous ne connaissons pas
00:39:43puisqu'ils nous annoncent
00:39:44des surprises,
00:39:45donc on peut réfléchir
00:39:46à quelles pourraient être
00:39:47ces surprises.
00:39:48– Juste une chose,
00:39:49Michel Polacco,
00:39:50quand vous êtes armateur
00:39:51d'un des 800-900 bateaux,
00:39:56navires qui est bloqué
00:39:56dans le train d'Hormuz,
00:39:57il faut avoir sacrément confiance
00:39:59en l'armée américaine
00:40:00pour dire « ok, je vous suis,
00:40:01on y va,
00:40:02j'essaie de passer avec vous ».
00:40:03– Ça, je suis tout à fait
00:40:05d'accord avec vous,
00:40:05d'ailleurs, vous voyez
00:40:06que ce sont deux bâtiments
00:40:08civils américains
00:40:09qui ont servi
00:40:10de bâtiments test
00:40:11pour les opérations
00:40:13aujourd'hui,
00:40:14on va voir comment ça se passe
00:40:15demain, après-demain,
00:40:16et si progressivement
00:40:18les Américains arrivent
00:40:19à démontrer
00:40:20que le système défensif
00:40:22qu'ils ont mis en place
00:40:23est efficace,
00:40:24eh bien,
00:40:25ça va s'engouffrer
00:40:26pour pouvoir sortir
00:40:28du Détroit
00:40:29et surtout,
00:40:30sans doute,
00:40:30sortir du Détroit
00:40:31avec une cargaison,
00:40:32parce que ça aussi,
00:40:33c'est important.
00:40:34– Merci beaucoup,
00:40:36Michel Polacco,
00:40:38on va se retrouver
00:40:38dans un instant
00:40:40avec Donald Trump
00:40:41en direct,
00:40:43je regarde les images
00:40:45qui nous arrivent
00:40:46de la Maison-Blanche
00:40:46avec une toute dernière info,
00:40:47l'Isa Adeph.
00:40:48– Oui,
00:40:48information qui nous est communiquée
00:40:49par notre correspondant
00:40:50sur place,
00:40:51Antoine Hollard,
00:40:51correspondant à Washington,
00:40:52qui nous dit
00:40:53qu'il y a une alerte
00:40:54à la Maison-Blanche
00:40:55et qu'il a été demandé
00:40:56aux journalistes
00:40:57de se mettre à l'abri,
00:40:58il semblerait que des tirs
00:40:59ont eu lieu
00:41:00à l'extérieur
00:41:01de la Maison-Blanche.
00:41:02– C'est riche en tir,
00:41:03leur bordel.
00:41:04– On va rester évidemment
00:41:05en direct,
00:41:06on passera la pub plus tard,
00:41:07évidemment,
00:41:07avec cette information,
00:41:08on va redonner l'information
00:41:09avec cette alerte
00:41:12lancée du côté
00:41:13de la Maison-Blanche,
00:41:16après, il y a quelques minutes
00:41:17qu'on essaie de joindre,
00:41:18évidemment,
00:41:19ne serait-ce que par téléphone
00:41:20pour qu'il nous explique
00:41:20la situation,
00:41:21mais avec, vous nous disiez,
00:41:22Lisa,
00:41:23des tirs entendus
00:41:24autour de la Maison-Blanche
00:41:25et on se souvient évidemment
00:41:25de ce qui s'est passé
00:41:26il y a dix jours
00:41:27lors du gala de la presse
00:41:28à Washington.
00:41:29– C'est ce que nous dit
00:41:29Antoine Hollard à l'instant,
00:41:31la formulation exacte
00:41:32de notre correspondant,
00:41:33c'est qu'il y a une alerte
00:41:34à la Maison-Blanche,
00:41:35qu'il a été demandé
00:41:36aux journalistes
00:41:36de se mettre à l'abri
00:41:37et que les tirs,
00:41:38vraisemblablement,
00:41:39ont eu lieu,
00:41:40du moins pour le moment,
00:41:41selon les informations
00:41:41dont on dispose,
00:41:42à l'extérieur
00:41:43de la Maison-Blanche.
00:41:44– Sinon,
00:41:45il faut voir
00:41:45que la configuration
00:41:46autour de la Maison-Blanche
00:41:47fait que plusieurs journalistes
00:41:48sont en direct,
00:41:50en live,
00:41:50sur la pelouse
00:41:52de la Maison-Blanche
00:41:52et qu'on est
00:41:53à distance de tir.
00:41:54Littéralement,
00:41:55même si c'est
00:41:55un périmètre sécurisé,
00:41:57quelqu'un avec une arme longue,
00:41:59théoriquement,
00:41:59peut à distance
00:42:01ou tirer sur un journaliste
00:42:03ou sur des officiels
00:42:04de la Maison-Blanche
00:42:05qui circulent assez librement
00:42:06donc autour
00:42:07de la Maison-Blanche.
00:42:08– On a ces images
00:42:09où pour l'instant,
00:42:10à l'intérieur en tout cas,
00:42:11tout le monde reste
00:42:11visiblement assez calme.
00:42:12On a des journalistes
00:42:13qui attendent Donald Trump
00:42:14qui doit prendre la parole
00:42:14dans un instant.
00:42:15Mais encore une fois,
00:42:16ces tirs entendus
00:42:17visuellement à proximité
00:42:18de la Maison-Blanche,
00:42:18on rappelle le contexte
00:42:20Elsa Vidal,
00:42:21il y a dix jours,
00:42:22un homme qui essaie
00:42:24d'entrer dans la salle
00:42:26du gala
00:42:27des correspondants de presse
00:42:28de la Maison-Blanche
00:42:29en présence de Trump,
00:42:30de Vannes
00:42:31et d'une bonne partie
00:42:31d'administration américaine.
00:42:33– Et qui arrive
00:42:33à pénétrer quand même,
00:42:35d'abord à s'enregistrer
00:42:36et à devenir client de l'hôtel
00:42:37le Hilton de Washington
00:42:39qui allait héberger
00:42:40ce dîner des correspondants
00:42:43de presse
00:42:43à la Maison-Blanche.
00:42:44Il arrive à s'y inscrire
00:42:46comme client,
00:42:47il arrive
00:42:47et il tient d'ailleurs
00:42:49un journal
00:42:49de sa progression
00:42:50à y pénétrer
00:42:52lourdement armé
00:42:54avec un fusil de chasse,
00:42:55une arme de poing,
00:42:56plusieurs couteaux
00:42:57et il arrivera
00:42:59à rentrer dans le hall,
00:43:01à s'approcher du hall,
00:43:02pas du tout dans la salle
00:43:03mais il a effectivement
00:43:05tenté de s'en prendre
00:43:06au service de sécurité
00:43:07et au président.
00:43:08– Antoine Nelard
00:43:08en direct de la Maison-Blanche,
00:43:09Antoine, racontez-nous
00:43:10ce qui est en train
00:43:10de se passer,
00:43:11ces tirs entendus
00:43:12à proximité,
00:43:12c'est ça de la Maison-Blanche ?
00:43:16– Indépendance.
00:43:17– Oui, alors moi
00:43:17je n'ai pas entendu les tirs,
00:43:18d'abord je vais vous montrer
00:43:19et regarder où je me trouve.
00:43:20Je me trouve ici
00:43:20dans la salle de presse
00:43:21de la Maison-Blanche,
00:43:23c'est un endroit
00:43:23qui est accessible
00:43:24à tous les journalistes.
00:43:25En fait on nous a demandé
00:43:26de nous réfugier
00:43:27dans cette salle,
00:43:28à l'extérieur de cette salle,
00:43:30on est un peu
00:43:30dans les jardins
00:43:31de la Maison-Blanche,
00:43:31je vais essayer
00:43:32de vous montrer un petit peu
00:43:32à travers la fenêtre
00:43:34et c'est généralement
00:43:35depuis ces jardins,
00:43:36depuis l'extérieur
00:43:37de la Maison-Blanche
00:43:37qu'on se place
00:43:38pour faire nos directs
00:43:39et tout à l'heure,
00:43:41il y a environ 5 minutes,
00:43:43on a vu les secret services,
00:43:44c'est-à-dire les policiers
00:43:46qui sont chargés
00:43:46de la protection
00:43:46de Donald Trump
00:43:47arriver en courant
00:43:48vers tous les journalistes
00:43:49qui étaient à l'extérieur
00:43:50en train de faire des duplexes,
00:43:51en train de se préparer
00:43:52pour un duplex,
00:43:52c'était mon cas d'ailleurs,
00:43:53j'étais à l'extérieur,
00:43:54ils étaient avec
00:43:55une arme lourde à la main,
00:43:57ces secret services,
00:43:58un fusil automatique,
00:44:00ils ont couru vers nous
00:44:01donc il faut nous dire
00:44:02allez, tout le monde s'en va,
00:44:04dépêchez-vous,
00:44:05rentrez vite,
00:44:05vous mettre à l'abri
00:44:05dans la salle de presse.
00:44:07Donc ce que nous avons tous fait,
00:44:08tous les journalistes ici
00:44:09sont présents ici
00:44:10dans cette salle de presse,
00:44:11il y a d'autres journalistes
00:44:12qui sont dans une aile
00:44:12un peu plus loin,
00:44:13là où Donald Trump
00:44:14doit s'exprimer normalement
00:44:15dans les prochaines minutes
00:44:16et à la radio
00:44:17de la personne
00:44:18des secret services
00:44:19qui nous a demandé
00:44:19de bouger,
00:44:21j'ai pu entendre
00:44:22des tirs,
00:44:22des tirs ont été tirés
00:44:24au niveau de la 15ème rue
00:44:26et de Indépendance Avenue,
00:44:28donc c'est à 200,
00:44:30300 mètres environ
00:44:30à vol d'oiseau
00:44:31de la Maison Blanche,
00:44:32donc je n'ai pas entendu
00:44:33ces tirs,
00:44:33mais en tout cas
00:44:34c'est l'information
00:44:35qui circule sur la radio
00:44:36des secret services,
00:44:38donc des policiers
00:44:39chargés de la protection
00:44:39de Donald Trump,
00:44:40alors Donald Trump
00:44:41lui il est à l'abri aussi,
00:44:43je ne sais pas exactement
00:44:44où il est en ce moment
00:44:44parce qu'il devait donner,
00:44:46prononcer un discours.
00:44:47– Il commence à parler Antoine,
00:44:49juste pour vous dire
00:44:49il commence à parler.
00:44:51– Ah, il commence à parler,
00:44:53d'accord,
00:44:54donc voilà,
00:44:54donc Donald Trump
00:44:54est en sécurité,
00:44:56évidemment,
00:44:56puisque les tirs ont eu lieu
00:44:57à l'extérieur
00:44:58de la Maison Blanche,
00:44:59on ne sait pas d'ailleurs
00:45:00si ces tirs sont liés
00:45:01à Donald Trump
00:45:02ou s'il s'agit peut-être
00:45:03d'un règlement de compte
00:45:04ou quelque chose
00:45:04qui n'a rien à voir
00:45:04avec le président,
00:45:06pour l'instant
00:45:06je n'ai pas d'informations
00:45:07à ce sujet.
00:45:07– Évidemment,
00:45:08Trump qui commence à parler,
00:45:09encore une fois
00:45:10il prend la parole
00:45:10face à des patrons,
00:45:12des petits patrons
00:45:13et évidemment
00:45:14on va s'intéresser
00:45:14à ce que dit Trump
00:45:16dès qu'il parle de l'Iran
00:45:17et s'il donne
00:45:17la moindre indication
00:45:18sur ce que comptent faire
00:45:19les Américains
00:45:20après la journée très tendue
00:45:21que l'on a vécue aujourd'hui
00:45:22après ces frappes,
00:45:23une quinzaine de missiles
00:45:24lancés par les Iraniens
00:45:25contre les Émirats arabes unis,
00:45:26on rappelle ce chiffre,
00:45:27une quinzaine de missiles,
00:45:28on va évidemment guetter
00:45:29la réaction de Donald Trump.
00:45:30On rappelle
00:45:31la situation de la Maison Blanche,
00:45:33on a tous ces grilles noires
00:45:34tout autour de la Maison Blanche,
00:45:35on peut s'en approcher
00:45:36assez facilement,
00:45:37Stéphane Bureau.
00:45:38– C'est absolument possible,
00:45:39il n'y a pas si lointaine
00:45:40où on pouvait même circuler
00:45:41en voiture tout autour
00:45:41de ces grilles,
00:45:42c'est aujourd'hui impossible.
00:45:43Et à la lumière
00:45:44de ce que vient de nous dire Antoine,
00:45:46en fait, les coups de feu
00:45:46ont retenti pas très loin,
00:45:48paradoxalement,
00:45:49du trésor
00:45:50qui est responsable,
00:45:52évidemment,
00:45:52des activités
00:45:53et des services secrets.
00:45:54Pas tout à fait,
00:45:55c'est un édifice
00:45:56qui est adjacent
00:45:56à la Maison Blanche
00:45:57et c'est probablement là
00:45:58que les coups de feu
00:45:59auraient été tirés
00:45:59si je me fie
00:46:00à ce qu'il nous donnait
00:46:01comme indication,
00:46:02quinzième et indépendante
00:46:03sur le point de la Maison Blanche.
00:46:03– Et à partir du moment
00:46:04où on voit ce soir
00:46:05que Donald Trump
00:46:06prend la parole,
00:46:06il ne parle pas de l'Iran
00:46:07pour l'instant,
00:46:08je le précise évidemment,
00:46:08sinon on diffuserait en direct,
00:46:10mais à partir du moment
00:46:10où Trump,
00:46:11les secrets de service,
00:46:12dit on peut y aller,
00:46:13on peut faire la conférence de presse,
00:46:15ça veut dire que la tension
00:46:16est déjà retombée
00:46:16du côté de la Maison Blanche
00:46:17sans doute.
00:46:18– Oui, parce que
00:46:18s'il y a un sanctuaire
00:46:19aux États-Unis,
00:46:20– Pardon, on y va,
00:46:20c'est la Maison Blanche en direct.
00:46:22– Nous avons fait un petit crochet
00:46:25par l'Iran,
00:46:26tout allait très bien,
00:46:27tout va très bien
00:46:28et non plus d'avions,
00:46:29plus de bateaux,
00:46:29pas de capacité solaire,
00:46:34pas de dirigeants,
00:46:36à vrai dire,
00:46:38leurs dirigeants
00:46:39ont été éliminés,
00:46:41mais ils ne pouvaient pas
00:46:42avoir la bombe
00:46:44sans quoi nous aurions
00:46:46eu de gros problèmes,
00:46:48tout se passerait bien.
00:46:49Nous sommes également
00:46:52rejoints par le secrétaire
00:46:53à l'énergie,
00:46:54Chris Reuters,
00:46:55qui fait un excellent travail.
00:46:59Tout le monde s'est trompé,
00:47:01nous pensions que
00:47:03le prix du pétrole
00:47:06aurait atteint 300,
00:47:08mais le cours n'est
00:47:10que de 100 dollars environ
00:47:13et les prix vont
00:47:15chuter rapidement,
00:47:16je pense,
00:47:18pour tutoyer des prix
00:47:20jusqu'ici inconnus.
00:47:22Nous avons des bateaux
00:47:23dans le monde entier
00:47:24qui viennent se charger
00:47:25de pétrole ici aux États-Unis,
00:47:29des bateaux
00:47:31qui étaient auparavant
00:47:33coincés dans le détroit
00:47:35d'Hormuz.
00:47:36Nous avons d'autres invités
00:47:37ici avec nous,
00:47:39le responsable
00:47:40du département des PME,
00:47:45qui sera certainement
00:47:46rebaptisé.
00:47:48On ne devrait pas parler
00:47:50de petites entreprises,
00:47:52ce sont de grosses entreprises,
00:47:53puisqu'elles sont nombreuses.
00:47:54Sous la dernière
00:47:56administration
00:47:57d'extrême-gauche,
00:47:59les PME étaient écrasées
00:48:01par la pire inflation
00:48:02de notre pays
00:48:04à cause de Biden,
00:48:08la pire inflation
00:48:09de notre histoire.
00:48:10et j'essaie d'être exact
00:48:13puisque l'on me corrige
00:48:14souvent en me disant
00:48:16que c'était la pire inflation
00:48:17en 48 ans.
00:48:19Je n'y crois même pas,
00:48:21je pense que c'est bien
00:48:22pire que cela,
00:48:23mais lorsque l'on dit
00:48:24la pire inflation
00:48:25en 48 ans,
00:48:26ça a l'air bien pire
00:48:28que de dire
00:48:29la pire inflation
00:48:30dans l'histoire.
00:48:31mais c'était l'inflation
00:48:32générée par Biden.
00:48:36Et avant la guerre,
00:48:38l'inflation était
00:48:39d'1,4% seulement
00:48:42pendant trois mois,
00:48:44trois, quatre mois.
00:48:46Ça a pris un certain temps
00:48:47pour refroidir l'économie.
00:48:51Biden a ajouté
00:48:526 000 milliards
00:48:55de dettes,
00:48:57des réglementations
00:48:59qui coûtent argent
00:49:01et tant aux PME.
00:49:04Les politiques de Biden
00:49:05ont puni les travailleurs
00:49:07et nos politiques
00:49:09vous protègent
00:49:11et vous récompensent.
00:49:13Et puis,
00:49:13parlons également
00:49:15du fait que nous sommes
00:49:16respectés dans le monde entier.
00:49:18Nous étions
00:49:19la risée du monde.
00:49:21Une mauvaise blague.
00:49:22Je vois Rick ici,
00:49:24une star de la télévision ici.
00:49:25Il est avec nous
00:49:26depuis le début,
00:49:26n'est-ce pas, Rick ?
00:49:27Depuis le premier discours.
00:49:29Ça fait un certain temps.
00:49:30Merci, merci, Rick,
00:49:32de nous suivre.
00:49:34Vous vous portez bien,
00:49:36n'est-ce pas ?
00:49:36Je sais que tout se passe bien
00:49:39à côté de la télévision.
00:49:43Très bien.
00:49:44Très bien, merci, Rick.
00:49:46L'été dernier, j'ai signé
00:49:48la grande et belle loi,
00:49:50le plus grand dégrèvement
00:49:51de l'histoire de notre pays
00:49:53qui a permis de stimuler
00:49:54des millions de PME.
00:50:03Cela a stimulé
00:50:04l'activité de nombreuses PME.
00:50:06nous avons fait adopter
00:50:09une loi qui défiscalise
00:50:12toutes les pourboires,
00:50:14les heures supplémentaires,
00:50:15notamment.
00:50:17Tout ce train de mesure
00:50:18a été approuvé.
00:50:20La suite de mon premier mandat,
00:50:22où l'économie s'est très bien portée,
00:50:24mais nous allons faire encore mieux.
00:50:26Dans ce mandat,
00:50:27nous avons 1 800 milliards de dollars
00:50:29qui est investi dans notre pays.
00:50:31par rapport à la dernière administration,
00:50:34seuls 1 000 milliards
00:50:37a été investi,
00:50:38ou un peu plus en 4 mois,
00:50:40en 4 ans, pardon,
00:50:42et nous faisons bien plus
00:50:44en seulement un an.
00:50:47Des usines automobiles,
00:50:49des usines d'IA,
00:50:51nous sommes devant la Chine
00:50:54en matière d'IA.
00:50:55Je rencontrerai bientôt
00:50:57le président chinois.
00:50:58Je lui dirai que nous sommes
00:50:59devant lui.
00:51:01Notre concurrence
00:51:02se passe très bien.
00:51:06La concurrence américaine
00:51:08et la Chine,
00:51:09nous avons fait adopter
00:51:12des abattements
00:51:13pour les entreprises.
00:51:16C'est très important
00:51:17pour l'activité économique
00:51:19afin que les entreprises
00:51:21puissent déduire
00:51:23100 % des investissements
00:51:26de capital.
00:51:27Il fallait des années
00:51:29avant de pouvoir
00:51:31avoir cet abattement.
00:51:32Maintenant,
00:51:32tout cela est faisable
00:51:34en une seule année.
00:51:39Et ces abattements
00:51:40restent en vigueur
00:51:41pendant 10 ans.
00:51:45Cela vous donne
00:51:46encore plus de temps.
00:51:48Je me suis dit
00:51:49qu'il fallait être généreux.
00:51:52de cette manière,
00:51:53lorsque je ne serai plus
00:51:54président dans 8 ou 9 ans,
00:51:57n'est-ce pas,
00:51:58je pourrai moi-même
00:51:59utiliser cette loi.
00:52:07Et pour assurer que vous
00:52:11et vos familles
00:52:12puissent maintenir
00:52:14votre entreprise
00:52:15dans la famille,
00:52:16nous avons mis fin
00:52:17aux droits de succession
00:52:18pour les PME
00:52:19et les agriculteurs.
00:52:21Bien souvent,
00:52:23je viens de parler
00:52:24de grands hommes d'affaires
00:52:28qui veulent que leurs enfants
00:52:30héritent de leurs activités.
00:52:32Nous venons de parler
00:52:33à un père de famille ici
00:52:35qui fabrique des pretzels.
00:52:38Je voulais moi-même
00:52:39en goûter un ou deux.
00:52:43Donc, ces entreprises
00:52:45mettent du temps
00:52:46à être construites.
00:52:48Et lorsque vous souhaitez
00:52:53que vos enfants héritent,
00:52:57ils se retrouvent
00:52:58avec un droit de succession
00:53:00très cher à payer.
00:53:04Et ainsi,
00:53:05ils doivent mettre
00:53:08l'entreprise en hypothèque
00:53:10pour payer la taxe.
00:53:13Et cela met fin
00:53:14aux activités.
00:53:15C'est tout particulièrement
00:53:17difficile pour les agriculteurs
00:53:18qui veulent garder
00:53:19leurs terres,
00:53:20qui veulent garder
00:53:21leurs activités.
00:53:23Ils sont souvent
00:53:24riches en fonciers,
00:53:26mais on peut
00:53:26de trésorerie.
00:53:27Et payer
00:53:28ces droits de succession
00:53:29est souvent très,
00:53:31très onéreux
00:53:32pour les agriculteurs.
00:53:35Peut-être que
00:53:36vos enfants
00:53:37ne méritent pas
00:53:39de reprendre votre affaire.
00:53:40c'est peut-être le cas.
00:53:41Mais si vous souhaitez
00:53:42qu'ils reprennent
00:53:43vos affaires,
00:53:44eh bien,
00:53:44c'est une chose
00:53:46tout à fait positive.
00:53:46J'aimerais
00:53:50saluer le fait
00:53:51que des milliers
00:53:53d'Américains
00:53:54ont pu profiter
00:53:55des baisses
00:53:57d'impôts
00:53:58de plus de
00:53:591 700 dollars.
00:54:008 millions
00:54:02d'auto-entrepreneurs
00:54:04ont pu profiter
00:54:06de baisses
00:54:08d'impôts
00:54:09qui vont
00:54:10stimuler
00:54:11l'économie.
00:54:18Lorsque vous
00:54:19voyez
00:54:20ce que nous faisons,
00:54:22les journalistes
00:54:22en parlent
00:54:23très peu.
00:54:24Il faut le noter.
00:54:26nous avons
00:54:275 000,
00:54:276 000,
00:54:2810 000,
00:54:2911 000 dollars
00:54:31d'économiser
00:54:32grâce
00:54:33à la défiscalisation
00:54:35des versements
00:54:37de retraite,
00:54:37des pourboires
00:54:38et des heures
00:54:39supplémentaires.
00:54:40et je parle
00:54:43à beaucoup
00:54:44d'Américains
00:54:44dans la rue
00:54:45et souvent
00:54:48j'entends
00:54:48que les Américains
00:54:51sont surpris.
00:54:52Ils gagnent
00:54:548,
00:54:549,
00:54:5510 000 dollars
00:54:57par an
00:54:58en plus
00:54:58grâce à ces
00:55:00défiscalisations
00:55:01qui sont
00:55:02largement saluées
00:55:03dans le pays.
00:55:07Je ne sais pas
00:55:13pourquoi
00:55:13les démocrates
00:55:13ont voté
00:55:14contre,
00:55:15à vrai dire.
00:55:21À vrai dire,
00:55:23la défiscalisation
00:55:24des pourboires,
00:55:25notamment au Nevada,
00:55:26c'est très important.
00:55:27Le discours de Donald Trump
00:55:27face aux PME américaines
00:55:29et qui a commencé
00:55:30tout à l'heure
00:55:30à prendre la parole
00:55:31évidemment sur l'Iran
00:55:32après cette journée
00:55:33de tension,
00:55:33ses 15 missiles
00:55:34tirés par les Iraniens
00:55:35contre les Émirats
00:55:36Arabes Unis
00:55:37notamment
00:55:37et ses accrochages
00:55:38entre Iraniens
00:55:39et Américains
00:55:40dans le détroit d'Hormuz.
00:55:42Mais Stéphane Bureau,
00:55:43tout va bien.
00:55:44Trump l'a dit ce soir,
00:55:45tout va bien.
00:55:45Il ne sait rien passer aujourd'hui.
00:55:46Une journée comme les autres.
00:55:47En fait,
00:55:48on a fait un petit crochet
00:55:49par le détroit d'Hormuz
00:55:50et pour le reste,
00:55:51ça s'est très très bien passé
00:55:52et on est passé ensuite
00:55:53à l'essentiel,
00:55:54c'est-à-dire
00:55:55l'autocongratulation.
00:55:56Il est devant
00:55:57les patrons de PME
00:55:58et le discours,
00:56:00c'est surtout de rappeler
00:56:01aux Américains
00:56:01qu'ils auront
00:56:02de généreux retours d'impôts
00:56:04grâce à la loi
00:56:05qu'il a fait adopter
00:56:06l'été dernier.
00:56:07Donc,
00:56:07la situation est bonne
00:56:09et que le baril de pétrole
00:56:11à 100 dollars,
00:56:11c'est une bonne nouvelle
00:56:12parce que ça aurait pu être 300.
00:56:14Oui,
00:56:14c'est ce qui est...
00:56:14C'est formidable.
00:56:15Il dit que tout le monde
00:56:16s'est trompé,
00:56:16on pensait tous
00:56:17que ça allait monter à 300.
00:56:18Non, non, pas du tout.
00:56:19Là, ça a descendu à 100
00:56:20et ça va redescendre
00:56:21à des niveaux
00:56:21qu'on n'avait jamais vus.
00:56:22C'est quand même engagé
00:56:23sur cette baisse
00:56:25inespérée à des niveaux.
00:56:26Oui, on n'y est pas tout à fait.
00:56:27Je pense que là-dessus,
00:56:27on pourra attendre.
00:56:29Mais c'est exactement
00:56:30la stratégie de Donald Trump,
00:56:32celle qu'il avait employée
00:56:33quelques heures après.
00:56:34On ait pensé
00:56:35que le détroit d'Hourmouz
00:56:36avait été rouvert.
00:56:37Le ministre iranien
00:56:38des Affaires étrangères
00:56:39avait dit
00:56:39ça y est, c'est bon.
00:56:40Puis on constate
00:56:41le samedi matin
00:56:42en se réveillant
00:56:42que des bateaux
00:56:43ont été attaqués
00:56:44par ces vedettes iraniennes.
00:56:46Puis Donald Trump
00:56:47reçoit la Maison-Blanche
00:56:48et puis il fait que non,
00:56:49les discussions continuent,
00:56:52rien d'anormal.
00:56:52Et c'est exactement
00:56:54aujourd'hui le message.
00:56:56Tout est sous contrôle.
00:56:57En parlant de contrôle,
00:56:58juste une chose
00:56:58parce que juste avant
00:56:59ce direct de Donald Trump
00:57:01pour vous parler
00:57:02de cette alerte
00:57:02à la Maison-Blanche
00:57:03avec Antoine Delart
00:57:05qui nous disait
00:57:06qu'il avait dû être
00:57:07mis à l'abri
00:57:07avec les autres journalistes
00:57:08dans la salle de presse.
00:57:09Tout est en train
00:57:10de retomber,
00:57:11de redescendre,
00:57:12Lisa Adé.
00:57:12Oui, pour vous rappeler
00:57:13ce qui s'est passé,
00:57:14la Maison-Blanche
00:57:14a été mise
00:57:14quelques minutes
00:57:15en situation de confinement
00:57:17parce qu'après
00:57:17des rapports
00:57:18des secret services,
00:57:19rapports sur des tirs détectés,
00:57:21on apprend donc
00:57:21qu'il y a eu des tirs
00:57:22à proximité de la Maison-Blanche.
00:57:23Notre correspondant
00:57:24Antoine Delart
00:57:25nous dit que c'était
00:57:25au niveau du croisement
00:57:26entre Independence Avenue
00:57:28et la 15e.
00:57:29Ces tirs se sont produits
00:57:30alors que le président Trump
00:57:31s'apprêtait à monter sur scène.
00:57:33Les services de sécurité
00:57:34de la Maison-Blanche
00:57:35ont donc demandé
00:57:35aux journalistes
00:57:36de se mettre à l'abri.
00:57:37Certaines personnes
00:57:38ont dû aller
00:57:38sur la pelouse extérieure
00:57:39pour sortir de l'enceinte
00:57:40de la Maison-Blanche.
00:57:42Tout le monde a finalement
00:57:42été invité à entrer
00:57:43dans la briefing room
00:57:45là où se font
00:57:45les conférences de presse.
00:57:46Et vous l'avez vu,
00:57:47vous l'avez suivi
00:57:48et vous le voyez à l'image,
00:57:49Donald Trump a finalement
00:57:49pu monter sur scène
00:57:50et faire sa conférence de presse.
00:57:52Il était donc en sécurité
00:57:53comme a priori
00:57:54le reste de la Maison-Blanche.
00:57:55L'incident est clos.
00:57:57Général, il y a quand même une chose.
00:57:58Comment est-ce que Trump
00:57:59peut dire ce soir
00:58:01tout va bien
00:58:02et peut surtout
00:58:02ne rien dire
00:58:03sur ce qui s'est passé ?
00:58:04On entendait tout à l'heure
00:58:05Didier François nous dire
00:58:08les généraux américains
00:58:09ne veulent pas dire
00:58:10ce qui s'est passé aujourd'hui.
00:58:11Ne veulent pas dire clairement
00:58:12que le cessez de feu
00:58:12a été rempli par les Iraniens.
00:58:14Ça n'est pas leur boulot.
00:58:15Ça aurait pu être à Trump
00:58:16de le dire ce soir,
00:58:17de frapper du poing sur la table
00:58:18en disant que les Iraniens
00:58:19n'avaient pas à faire ça,
00:58:19n'avaient pas à lancer ces missiles.
00:58:21Pourquoi ne dit-il rien ce soir ?
00:58:23On n'a jamais vu Trump
00:58:26se décourager
00:58:26et ne pas être optimiste
00:58:28sur les actions
00:58:30qu'il a commandées,
00:58:31qu'il a demandé de conduire,
00:58:32etc.
00:58:33Donc, premier temps.
00:58:34Deuxième temps,
00:58:35il me vient à l'esprit
00:58:35une image
00:58:36que l'on a vue
00:58:37lorsque, lors du meeting,
00:58:39il avait été blessé
00:58:40à l'oreille
00:58:41par un tireur.
00:58:43Et vous savez
00:58:45que son service de sécurité
00:58:46s'est précipité
00:58:47pour le cacher.
00:58:48Il s'est dégagé
00:58:49pour enlever la tête.
00:58:50Il avait le point
00:58:51et il a dit « fight ».
00:58:52En disant
00:58:52on continue
00:58:53et en avant.
00:58:54Donc voilà,
00:58:55ça c'est l'esprit
00:58:57Trump.
00:58:58Alors ensuite,
00:58:59je l'ai un peu développé
00:59:00tout à l'heure,
00:59:01mais c'est vrai
00:59:02qu'il y a eu
00:59:03des incidents,
00:59:04mais les Émirats Arabes Unis
00:59:08ont beaucoup souffert
00:59:10dans cette journée.
00:59:10mais le dispositif américain
00:59:13qu'on a décrit
00:59:14qui a escorté
00:59:15ces deux bateaux
00:59:16plus les deux bateaux
00:59:17de guerre,
00:59:18etc.,
00:59:18a fonctionné,
00:59:20a riposté
00:59:21quand il a été pris.
00:59:22Donc on est
00:59:23dans une opération
00:59:25au sein
00:59:26d'une vaste guerre
00:59:27qui, elle,
00:59:28s'est calmée.
00:59:29Il n'y a pas eu
00:59:29de tir sur l'Iran.
00:59:30En revanche,
00:59:31l'Iran a tiré
00:59:32sur les Émirats Arabes Unis.
00:59:33Donc maintenant,
00:59:34avant de menacer,
00:59:36je pense quand même
00:59:36qu'il doit quand même
00:59:39avoir une certaine conscience
00:59:40des situations
00:59:42et prendre la température
00:59:45auprès de son chef
00:59:47d'état-major,
00:59:48auprès du Central Command
00:59:50et puis auprès
00:59:51des Émirats Arabes Unis
00:59:52pour se concerter
00:59:52parce que les Émirats Arabes Unis
00:59:54ont dit
00:59:54on va riposter,
00:59:55mais ils ne riposteront
00:59:56peut-être que si Trump
00:59:59dit OK
01:00:00et soutient cette riposte
01:00:02et profite de cela
01:00:04pour attaquer l'Iran.
01:00:06Mais je pense que là,
01:00:07il veut se donner
01:00:10encore une semaine
01:00:11pour tester
01:00:15son opération
01:00:16Project Freedom.
01:00:17Donc, il faut s'attendre
01:00:20Didier François
01:00:20à ce que demain,
01:00:21après-demain,
01:00:22encore après-demain,
01:00:22les Américains
01:00:23essaient de faire sortir
01:00:25un bateau,
01:00:26deux bateaux,
01:00:26dix bateaux
01:00:27comme ils l'ont fait aujourd'hui ?
01:00:28Si l'ordre a été donné
01:00:29par le président Trump
01:00:31à son amiral
01:00:33d'ouvrir le Détroit,
01:00:34c'est ce qu'ils vont faire.
01:00:35Ils sont passés une fois,
01:00:36ils passeront deux fois
01:00:36jusqu'à ce qu'il y ait
01:00:37suffisamment de confiance
01:00:38pour que finalement
01:00:39les 800 bateaux
01:00:40qui sont coincés à l'intérieur
01:00:41disent OK
01:00:42c'est bon,
01:00:43protégés par la marine américaine,
01:00:45ça a l'air de fonctionner,
01:00:45on y va.
01:00:47Ça peut être
01:00:47l'objectif de Trump.
01:00:48Pourquoi ?
01:00:50Reprendre les bombardements
01:00:51c'est possible aussi.
01:00:52Après, rappelez-vous,
01:00:53ils peuvent utiliser
01:00:54là les Émiratis
01:00:55pour commencer
01:00:56une deuxième phase
01:00:57comme ils ont utilisé
01:00:58les Israéliens
01:00:58pour commencer la première.
01:01:00en disant
01:01:01ils y vont
01:01:02les Israéliens
01:01:03les Iraniens ripostent
01:01:05nos alliés sont attaqués
01:01:07feu patate.
01:01:08Ils peuvent le faire.
01:01:10Mais aujourd'hui,
01:01:12honnêtement,
01:01:13on a l'impression
01:01:14que Donald Trump
01:01:15cherche
01:01:15qu'est-ce qu'il cherche ?
01:01:18Il y a deux solutions.
01:01:19Soit il fait
01:01:19ce qu'on disait
01:01:20les Israéliens
01:01:21et les Émiratis
01:01:22il faut faire tomber le régime.
01:01:23Il faut y aller,
01:01:24il faut se lâcher.
01:01:25Mais il n'est pas garanti
01:01:26de l'avoir
01:01:27et ça ne sera pas rapide.
01:01:29Ça sera fort
01:01:30mais pas rapide.
01:01:32Il peut
01:01:33continuer le blocus
01:01:34mais là aussi
01:01:35ça ne sera pas rapide.
01:01:37Et il peut négocier
01:01:38mais ça ne sera pas rapide.
01:01:39Donc, en fait,
01:01:40ce qu'il essaye de faire
01:01:41avec l'ouverture,
01:01:42qu'est-ce qu'il gêne ?
01:01:44Ce n'est pas
01:01:44que ça prenne du temps
01:01:45parce que de toute façon
01:01:45les trois options
01:01:46prendront du temps.
01:01:47Ce qu'il gêne
01:01:48c'est que le temps
01:01:51est mis à profit
01:01:52par les Iraniens
01:01:52pour foutre le bordel
01:01:53dans l'économie mondiale
01:01:54en bloquant Ormouz.
01:01:55S'il arrive
01:01:56à débloquer
01:01:56partiellement Ormouz
01:01:57parce qu'il ne sera pas
01:01:58débloqué complètement
01:01:58mais ouvrir une route du Sud.
01:02:00Il se donne du temps.
01:02:01Et donc,
01:02:02il rejette
01:02:03sur les Iraniens
01:02:05le problème
01:02:06du chronomètre
01:02:10parce que là,
01:02:10d'un seul coup,
01:02:11c'est eux qui sont emmerdés.
01:02:12Oui.
01:02:12Parce que pendant ce temps-là,
01:02:13les navires iraniens,
01:02:14les Américains vont continuer
01:02:15à empêcher.
01:02:16Ils ont une arme qui fonctionne
01:02:19aujourd'hui,
01:02:20c'est le contre-blocus,
01:02:21c'est le blocus des ports.
01:02:22S'ils enlèvent
01:02:24partiellement
01:02:24l'arme principale,
01:02:26le levier principal
01:02:27des Iraniens
01:02:28qui est le blocus d'Ormouz,
01:02:29pas totalement
01:02:30mais même partiellement,
01:02:31ils se donnent de la marge.
01:02:33Donc,
01:02:33ils gagnent du temps.
01:02:34Ce n'est pas idiot.
01:02:35Donc,
01:02:35il peut...
01:02:36Il veut se foutre de moi.
01:02:38Trump peut avoir appris
01:02:40la passion stratégique.
01:02:43Je rigole.
01:02:46Mais il peut avoir appris
01:02:48à jouer le temps.
01:02:49Il peut jouer ça.
01:02:50La question par contre,
01:02:50Didier,
01:02:51c'est est-ce qu'il est capable
01:02:52de maintenir son contre-blocus
01:02:54de façon parfaitement hermétique
01:02:55et aussi,
01:02:57à grande échelle,
01:02:58d'organiser
01:02:59une expédition cohérente
01:03:02qui va encadrer
01:03:03le trafic dans le détroit d'Ormouz ?
01:03:04Je pense qu'on n'a pas
01:03:05la réponse ce soir
01:03:06puisqu'on a eu
01:03:07une première étape
01:03:09qui a fonctionné.
01:03:10C'est-à-dire,
01:03:10la première phase du plan
01:03:13présentée par son amiral
01:03:14commandant le centre-com
01:03:15a fonctionné.
01:03:16Est-ce que demain,
01:03:17ça fonctionnera ou pas ?
01:03:18On ne sait pas.
01:03:18Donc,
01:03:18je pense qu'il doit se donner
01:03:19un tout petit peu de temps
01:03:21pour voir si ça marche ou pas.
01:03:22Il n'y a pas de raison
01:03:22qu'il se presse,
01:03:23en fait.
01:03:24Objectif de la quinzaine,
01:03:25c'est vider le golf Persique
01:03:27des 900 bateaux.
01:03:28Est-ce que je peux vous montrer
01:03:29une carte
01:03:30pour mieux comprendre ce que...
01:03:31Enfin,
01:03:31pardon.
01:03:32Non,
01:03:33pour bien comprendre
01:03:34ce que vous êtes en train de raconter.
01:03:35Alors là,
01:03:35je prends le genre
01:03:37à me choquer
01:03:38pour jouer en deux trucs.
01:03:38Regardez,
01:03:39je vais remettre
01:03:40pour expliquer aux téléspectateurs
01:03:41ce que vous êtes en train de dire.
01:03:42Ce que vous nous dites,
01:03:43c'est que l'objectif des Américains,
01:03:45la mission des Américains,
01:03:46ça pourrait être
01:03:47de créer un passage
01:03:49ici,
01:03:49au niveau du sud,
01:03:51c'est-à-dire
01:03:51en collant à Oman
01:03:52et ici,
01:03:53en collant aux Émirats.
01:03:54Là,
01:03:55on aurait un passage
01:03:56sécurisé par les Américains.
01:03:57Je ne sais pas si vous voyez bien.
01:03:58En revanche,
01:03:59au nord,
01:04:00cette partie-là
01:04:01serait toujours contrôlée
01:04:02par les Iraniens.
01:04:02Absolument.
01:04:03Et le but des Américains,
01:04:04c'est qu'ici,
01:04:05côté iranien,
01:04:06ça ne sorte pas.
01:04:07Donc on laisse le blocus.
01:04:09Alors vous n'avez pas le micro ?
01:04:10Vous n'avez pas le micro, Didier ?
01:04:12C'est du côté
01:04:12de la frontière pakistanaise.
01:04:14Ici.
01:04:15C'est jusque du côté
01:04:16de la frontière pakistanaise.
01:04:17Parce que,
01:04:18petite chose,
01:04:19il y a des informations
01:04:20qui commençaient à circuler
01:04:21pour dire que les Iraniens
01:04:22étaient en train
01:04:23d'accumuler,
01:04:24justement,
01:04:25à cet endroit-là,
01:04:26un certain nombre
01:04:27de bateaux
01:04:28pour pouvoir
01:04:30les faire sortir
01:04:30à un moment ou à un autre.
01:04:31Ah ben voilà.
01:04:32Est-ce que le micro fonctionne ?
01:04:33On va la jouer comme ça.
01:04:34En fait,
01:04:35oui,
01:04:35le risque,
01:04:36il est celui-là.
01:04:37Là,
01:04:37on voit bien
01:04:38que c'est contrôlé complètement
01:04:38et c'est par là
01:04:39que les Iraniens disaient
01:04:40qu'il fallait que ça passe.
01:04:41C'est là qu'ils prennent les péages
01:04:42et c'est là
01:04:43que le Coréen
01:04:44s'est fait taper.
01:04:45Les Américains,
01:04:45aujourd'hui,
01:04:46ils ont fait passer
01:04:46leur gars par là.
01:04:48les Iraniens ont essayé
01:04:50de taper de l'autre côté
01:04:51d'Oman vers le bas
01:04:52avec les missiles.
01:04:53Effectivement,
01:04:54ils essayent aujourd'hui
01:04:55de masser des navires.
01:04:57Il y en a une vingtaine
01:04:57sur ce port
01:04:58qui s'appelle Chabar
01:04:59pour essayer ensuite
01:05:00de les faire longer.
01:05:03Mais de toute façon,
01:05:04ils se font choper plus loin
01:05:05parce qu'en fait,
01:05:06maintenant,
01:05:06la mérine américaine
01:05:07les attrape quasiment
01:05:09en face de l'Inde.
01:05:11Donc oui,
01:05:12ils essayent de glisser
01:05:12le long
01:05:13dans les eaux
01:05:14territoriales pakistanaises.
01:05:15Mais à un moment
01:05:16ou à un autre,
01:05:17ils retombent dans la même...
01:05:19Juste une chose,
01:05:19ce week-end,
01:05:21les dernières infos
01:05:21qu'on avait,
01:05:22c'était 913 navires bloqués
01:05:24ici dans le golfe Persique.
01:05:26913.
01:05:28Quand on est armateur,
01:05:30quand on est assurant,
01:05:31etc.,
01:05:31on peut dire à ces bateaux
01:05:32écoutez,
01:05:32allez-y.
01:05:33Aujourd'hui,
01:05:33non.
01:05:34Aujourd'hui,
01:05:34non.
01:05:34Je pense qu'à ce stade,
01:05:35c'est pour ça
01:05:36qu'ils se donnent du temps.
01:05:37À ce stade,
01:05:37il n'y en a que deux
01:05:38qui sont passés
01:05:39et c'est deux Américains
01:05:40appuyés par deux.
01:05:42Donc à ce stade,
01:05:43je ne suis pas certain
01:05:43que tous les armateurs
01:05:44se disent
01:05:44« Ah, chouette,
01:05:45c'est la martingale en avant ! »
01:05:47Enfin,
01:05:47je ne suis pas armateur,
01:05:48je n'en sais rien,
01:05:48il faut la demander à d'autres.
01:05:51Donc je pense qu'ils vont regarder,
01:05:53c'est pour ça qu'il faut
01:05:53qu'il y ait un peu de temps
01:05:54pour voir si ça marche
01:05:54et qu'ils testent.
01:05:55Et c'est pour ça
01:05:56qu'il ne veut pas casser son affaire,
01:05:57je pense.
01:05:58Après,
01:05:59ce soir,
01:05:59il peut dire
01:06:00« Bon,
01:06:00il y en a marre en avant,
01:06:01je dirais des bêtises. »
01:06:03On peut vous montrer
01:06:03l'image en direct.
01:06:04Mais en tout cas,
01:06:05l'idée de manœuvre
01:06:06a lancé ce matin
01:06:07le « Project Freedom »,
01:06:09c'est ça.
01:06:09C'est ça.
01:06:10Et pour l'instant,
01:06:11la première phase
01:06:12a été un succès.
01:06:14Ça ne veut pas dire
01:06:15que l'opération
01:06:16va fonctionner,
01:06:17mais il fallait déjà
01:06:18passer cette première marche.
01:06:19Il fallait,
01:06:20encore une fois,
01:06:20de faire rentrer
01:06:22deux destroyers
01:06:23et de les faire ressortir.
01:06:25Et encore une fois,
01:06:26attention,
01:06:27destroyer,
01:06:27ça veut dire
01:06:27qu'il y avait
01:06:28huit appareils
01:06:29de surveillance en vol,
01:06:31il y avait
01:06:31des hélicoptères
01:06:32qui ont d'ailleurs
01:06:33engagé,
01:06:34des hélicoptères de combat,
01:06:35des Apaches,
01:06:36qui ont engagé
01:06:37les vedettes rapides.
01:06:39Engagé,
01:06:39ça veut dire dire dessus.
01:06:40Ils ont coulé,
01:06:41oui.
01:06:42Il y avait des avions
01:06:43des F-15 et des F-35
01:06:45qui étaient prêts
01:06:46à les bombarder
01:06:47si on voyait
01:06:48apparaître
01:06:48des lance-missiles
01:06:52à plus longue portée
01:06:53avec des drones
01:06:54qui surveillaient tout ça.
01:06:55Donc,
01:06:55en fait,
01:06:56c'est une vraie opération
01:06:57qui avait été présentée
01:06:58au président ce week-end
01:06:59par son amiral.
01:07:01On va retourner...
01:07:02La première phase
01:07:02a fonctionné,
01:07:03ça ne veut pas dire
01:07:03que ça a fonctionné
01:07:03complètement,
01:07:04mais en tout cas,
01:07:05ils ont réussi
01:07:05leur première phase.
01:07:06Lisa,
01:07:07nouvelle info ce soir.
01:07:08Oui,
01:07:08un haut responsable iranien
01:07:10dit ce soir
01:07:10aux médias indépendants
01:07:12Dropside
01:07:12que même si l'Iran
01:07:13est activement engagé
01:07:14dans une diplomatie
01:07:15indirecte
01:07:15avec les Etats-Unis,
01:07:17indirecte
01:07:17parce qu'il y a le biais
01:07:18de médiateurs,
01:07:19il n'a aucune intention
01:07:20de participer
01:07:20à des pourparlers directs
01:07:21tant que le blocus américain
01:07:22ne sera pas levé
01:07:23sans condition.
01:07:24Voici exactement
01:07:25ce que dit
01:07:25le responsable iranien.
01:07:26Une nouvelle attaque militaire
01:07:29semble probable.
01:07:30Il ne peut pas maintenir
01:07:31le blocus indéfiniment.
01:07:32Nous pensons
01:07:32que les Etats-Unis
01:07:33concentreront leurs efforts
01:07:34sur le Détroit.
01:07:35Une nouvelle vague
01:07:35d'assassinats
01:07:36contre des dirigeants iraniens
01:07:37pourrait être menée
01:07:38conjointement avec Israël
01:07:39et les opérations militaires
01:07:40devraient donc s'étendre
01:07:41le long des côtes iraniennes.
01:07:44Pas de surprise.
01:07:45C'est une option.
01:07:46C'est une option.
01:07:47Mais Elsa Vidal,
01:07:48on note quand même
01:07:49ce que nous disait
01:07:50la semaine dernière
01:07:51le diplomate Jacques Odiber
01:07:51qui expliquait
01:07:53que tout était figé,
01:07:54bloqué
01:07:55et qu'il fallait
01:07:56qu'une des parties
01:07:57tente quelque chose
01:07:58pour débloquer
01:07:58la situation
01:07:59et le rapport
01:08:00qui s'était équilibré
01:08:01entre les Américains
01:08:02et les Iraniens.
01:08:04C'est ce qui s'est passé aujourd'hui ?
01:08:05Oui, c'est ce que les Américains
01:08:06ont précisément tenté de faire.
01:08:07Pas du tout
01:08:08de la manière
01:08:08dont Jacques Odiber
01:08:09le préconisait
01:08:10puisque rappelez-vous,
01:08:11il disait qu'étant donné
01:08:13le différentiel de puissance,
01:08:14étant donné
01:08:14la prééminence américaine,
01:08:17les Américains,
01:08:18les diplomates américains
01:08:20auraient pu faire
01:08:20un geste d'ouverture
01:08:22vis-à-vis des diplomates
01:08:23iraniens.
01:08:24Or là,
01:08:24ce qui a été choisi,
01:08:26c'est plutôt
01:08:27une pression militaire accrue,
01:08:29peut-être à des fins diplomatiques,
01:08:30peut-être à de simples fins militaires,
01:08:32impossible de le dire ce soir.
01:08:34Il y a effectivement
01:08:35une tentative
01:08:35de faire chanceler l'équilibre
01:08:38pour sortir du statu quo.
01:08:39Vous voyez bien
01:08:40que les représentants iraniens
01:08:42par cette dernière déclaration
01:08:43peuvent se mettre
01:08:45à nouveau
01:08:45dans une posture de victime.
01:08:47Attention,
01:08:47nous allons faire
01:08:48l'objet de nouveaux assassinats,
01:08:50nous allons faire
01:08:51l'objet de nouvelles attaques
01:08:52contre le territoire iranien.
01:08:54Et ça,
01:08:55s'ils peuvent y résister
01:08:56à ces nouvelles attaques
01:08:57dont on ne sait pas encore
01:08:58à l'heure actuelle
01:08:59s'elles vont avoir lieu,
01:09:00ça viendra nourrir
01:09:01leur rhétorique
01:09:02auprès de nombreux clients
01:09:03dans le monde.
01:09:04à l'heure actuelle.
01:09:04On ne sait pas
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