00:00Alors déjà, ce que je voulais dire, c'est par rapport à notre interlocuteur au téléphone,
00:05je crois savoir de qui il s'agit.
00:06Oui, on n'a pas le droit de dire qu'on est droit.
00:08Et je partage à 100%, c'est un garçon que j'aime énormément.
00:13C'est une personne que j'aime énormément.
00:14Arrêtez de...
00:15Ce que je veux dire, c'est que je prends, pour exemple, la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de
00:21Paris.
00:21Que vous n'avez pas aimé.
00:22C'est intéressant parce que j'arrive sur la minute d'ouverture.
00:25Non, j'y arrive justement.
00:26Au bout de 24 heures, on passe à autre chose et voilà.
00:28Or, aujourd'hui, presque deux ans après, enfin 18 mois après, tout le monde se souvient de cette cérémonie.
00:32Et tout le monde se souvient peut-être du fait qu'il fallait trouver ça extraordinaire,
00:37qu'il fallait trouver ça extraordinaire, c'était merveilleux, le dernier repas avec des drag queens, etc.
00:42La même chose peut être dite des porteurs de flammes ou des sportifs exemplaires comme Arsène Wenger,
00:51l'ancien entraîneur d'Arsenal, succédait à une drag queen dans les rues alsaciennes.
00:54Enfin bon, bref.
00:55On n'avait pas le droit de le dire.
00:57Il me sent, enfin ce n'est pas qu'il me sent, je le sais, pour avoir encore fréquenté ces
01:01maisons,
01:02à peu près un an après, enfin quelques mois après cette cérémonie,
01:05que quand vous parliez aux journalistes, aux confrères, etc.,
01:09tout le monde n'était pas du tout d'avis de dire que c'était extraordinaire.
01:12Loin s'en faut, loin s'en faut.
01:14Une cérémonie où, vous vous en souvenez ?
01:16Bien entendu.
01:17C'est la France d'aujourd'hui.
01:18Une cérémonie où l'on occulte, qui s'élance devant Notre-Dame, où on occulte Victor Hugo.
01:25Et vous n'avez pas le droit de le dire.
01:26On occulte Louis XIV, on occulte Napoléon, on occulte le général de Paule.
01:29On coupe la tête de Marie-Antoinette.
01:30On coupe la tête de Marie-Antoinette.
01:32Une cérémonie où on met en avant les femmes,
01:34où on ne parle pas de Jeanne d'Arc, qui est quand même la sainte de l'histoire de France,
01:38etc.
01:38Eh bien, je peux vous dire, sans parler des concédations religieuses, etc.,
01:42que cette cérémonie, en interne, je peux vous dire, a été beaucoup plus critiquée qu'en dehors.
01:48Et j'en termine, si vous le permettez, Gauthier.
01:51C'est que s'il y a peut-être, je ne sais pas ce qui va sortir exactement de ce
01:55rapport,
01:57mais en tout cas, il y a une chose qui est sûre,
01:59c'est que je pense qu'un certain nombre de langues vont se délier
02:01et qu'au sein des différentes rédactions, je ne sais pas ce qu'en pensent Paul ou Jacques,
02:08mais je pense qu'on va peut-être pouvoir plus facilement dire
02:11qu'on n'est pas nécessairement dans cette doxa que tout le monde...
02:14Je le pense vraiment parce que pour les...
02:16Je traduis vos propos par la question que je posais, c'est qu'est-ce qu'on fait ?
02:20Vous dites qu'il faut laisser un peu d'air, ouvrir les portes,
02:27laisser respirer et faire rentrer de la diversité idéologique.
02:29Je pense que pour ça, je pense que pour...
02:32Oui, mais c'est important.
02:34Je vais vous poser une question encore plus.
02:36J'aime bien le mot de diversité idéologique.
02:41Sous-titrage Société Radio-Canada
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