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  • il y a 9 heures
Paul Amar a réagi ce lundi au rapport de Charles Alloncle sur l'audiovisuel public. «Ce serait une erreur de faire nommer le président de France TV par le chef de l'État», a souligné le journaliste dans 100% Politique.

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Transcription
00:00Et je vais vous surprendre, non. Je vais vous surprendre, non.
00:04La seule fois dans l'histoire de France Télévisions où un président a été nommé contre l'avis du président
00:10de la République,
00:11François Mitterrand, c'était Philippe Guillaume. C'était la seule fois.
00:15Donc là où Mémona a raison, il y a forcément des affinités électives, comme dirait très joliment Anna Arendt,
00:22qui font que le président ou la présidente nommée a forcément l'aval du pouvoir,
00:27ou c'est le pouvoir qui le conseille, qui distille un message, parfois subliminal, et ça se passe comme ça.
00:35Mais ce serait une erreur, et je reviens à la préconisation de Charles Aloncle,
00:38qui propose de faire nommer le président ou la présidente de France Télévisions par le chef de l'État.
00:43Ce serait une erreur, parce qu'il y a une suspicion immédiate.
00:46On l'a vu au temps de Nicolas Sarkozy, qui s'installe dès le départ et qui va polluer le
00:51mandat du président.
00:52Et tout dépend, en fait, du caractère du président.
00:56Moi, j'ai connu un président qui s'appelait Herdé Bourges, mais à son âme, il est là-haut,
01:00qui a été nommé, évidemment, avec l'aval de François Mitterrand, mais qui a réussi à être indépendant.
01:05J'ai même un souvenir personnel. Je présentais, j'étais à votre place, je présentais le 20h.
01:09Arrive Pierre Bérégovoy, qui est Premier ministre. Je lui pose quelques questions qui l'irritent.
01:15Et ça a duré, ça a duré, ça a duré. Au bout de 20 minutes, moi, je lui dis,
01:18Monsieur le Premier ministre, il faut donner les nouvelles. Il me dit, non, moi, j'ai le temps.
01:21Et je lui dis, non, vous n'aurez pas le temps. Et j'arrête l'interview.
01:24Pierre Bérégovoy sort du studio, croise Hervé Bourges, et qui lui dit, pardonnez-moi, je vais faire un geste extra...
01:30Enfin, je ne vais pas le faire, le geste, mais il fait un bras d'honneur à Hervé Bourges.
01:32Et il lui dit, dans la cour de France Télé, tu m'as demandé de l'argent, ton argent, tu
01:37te le...
01:37Voilà. Et il fait un bras d'honneur.
01:39Le directeur de l'info m'appelle en disant, le président veut te voir, Hervé Bourges.
01:42Moi, je me suis dit, bon, je vais être viré.
01:45Et Hervé Bourges me fait appeler, il me fait dire, je regarde le journal et je vous appelle ensuite.
01:51J'étais persuadé que j'allais être viré. Persuadé.
01:54Il me convoque le lendemain matin et il me dit, Paul, vous avez fait votre travail, bravo.
02:00Et il avait perdu un milliard d'euros. Tout ça pour vous dire que ça dépend du président.
02:04Et si Mme Ernotte, et je reviens sur la petite bombinette que j'avais lancée la dernière fois,
02:09a été nommée avec l'aval, mais plus que d'Emmanuel Macron, qu'il a méprisé, qu'il a méprisent
02:14toujours...
02:14Non, là c'est l'élection d'après, la nomination d'après.
02:17C'est François Hollande.
02:18C'est François Hollande.
02:192015, c'est François Hollande.
02:20C'est pour des raisons extrêmement précises, qui pour le coup n'ont rien à voir avec la ligne politique,
02:25mais ont à voir, je l'ai suggéré l'autre jour, avec des raisons industrielles, financières.
02:31Monsieur le Président de la République, tenez à ce que MediaOne est un gros marché
02:36tout au long des mandats de Mme Ernotte.
02:39Donc rien à voir avec une complicité supposée politique, mais ça a à voir avec des enjeux industriels.
02:43Alors là, je suis obligé de dire que ce sont vos informations.
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