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  • il y a 18 minutes
Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l’Assemblée Nationale, était invitée sur le plateau de BFMTV, ce lundi 4 mai. Elle s'est notamment exprimée sur les prochaines élections présidentielles et sur la candidature de Jean-Luc Mélenchon. 

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Transcription
00:00Bonsoir Mathilde Panot, bonsoir Alain Demel, on va parler de Jean-Luc Mélenchon dans quelques minutes
00:04puisqu'il s'est officiellement relancé dans le bain de la présidentielle, quatrième candidature.
00:09D'abord sans doute la question qui intéresse le plus les français en ce moment, celle des prix des carburants.
00:15Vous souhaitez-vous chez les insoumis un blocage des prix, une taxation des super bénéfices de total ?
00:19Voici ce qu'a dit aujourd'hui Emmanuel Macron, on l'écoute.
00:24Aujourd'hui il n'y a pas des producteurs ou que ce soit qui sont en train de faire beaucoup
00:27d'argent
00:28et qui font monter le prix à dessein.
00:30Il y a surtout un contexte géopolitique par ce blocus.
00:34S'il y a des profits excessifs ou des comportements de, si je puis dire, un peu prédateurs ou spéculateurs,
00:40en effet les différents pays et les européens devront y répondre.
00:43Vous êtes rassurée Mathilde Panot quand vous entendez ça ?
00:45Alors absolument pas puisque cela fait maintenant des semaines que nous demandons un blocage des prix des carburants
00:51parce que je rappelle que des millions de français n'en peuvent plus dans ce pays,
00:55n'arrivent plus à se déplacer, ont des problèmes pour emmener leurs enfants à l'école, pour aller travailler,
01:00y compris des gens qui se rendent compte qu'aller travailler ne vaut plus le coup,
01:04des personnes qui par exemple renoncent à aller voir leur famille, leur par exemple de longs week-ends
01:09comme on a actuellement en mai.
01:11Et donc ce qu'il faut faire c'est bloquer les prix.
01:14Est-ce que vous pouvez nous expliquer comment fonctionne le blocage des prix ?
01:17Oui bien sûr, on fait un blocage des prix et des marges où on décide que par exemple nous aurons
01:21le carburant à 1,70€,
01:23c'est-à-dire au prix qu'il était avant-guerre, qui permet que ceux qui payent ce ne soient
01:27ni les Français et les Françaises,
01:29ni l'État derrière avec de l'argent public qui est donné directement aux grands actionnaires,
01:34mais que ce soit des profiteurs de crise comme par exemple Total dont on a appris qu'il avait fait
01:39en juste un mois
01:40un milliard de profits et qui...
01:423 mois, 3 mois, 3 mois.
01:43Non non, en un mois, c'est le Financial Times qui a montré ça, ils ont fait un milliard en
01:48un mois,
01:485 milliards en 3 mois effectivement, et c'est donc à eux de payer pour la crise qui étrangle des
01:54millions de familles dans ce pays.
01:54Je reviens sur le blocage, 1,70€ à la pompe si vous étiez aux manettes aujourd'hui,
01:59si le pompiste, le carburant qu'on lui livre, il le paye 1,80€ ou 1,85€, vous l'obligez
02:05à le vendre moins cher ?
02:06Mais en fait la question n'est pas tellement sur les distributeurs,
02:08et y compris sur la question des distributeurs indépendants.
02:11La question c'est sur ce qui produit, ce qui raffine, et donc c'est sur eux,
02:15et notamment c'est pour cela que je parlais de Total.
02:17Donc c'est Total que vous obligez à baisser ce prix pour vendre à 1,60€ ?
02:22Bien sûr, vous savez que Total en disant à distribuer 100 milliards à ses actionnaires, 100 milliards.
02:27Donc je crois qu'ils ont largement les moyens de payer, et si Total dit non,
02:31et bien nous avons 1, la possibilité d'abord pour les préfets de réquisitionner,
02:35et voir, si Total ne veut vraiment pas, de nationaliser sur la question des circuits de production,
02:41et notamment de distribution de raffinerie.
02:43Nationaliser Total ?
02:44Oui bien sûr, vous savez, alors on a regardé sur uniquement raffinerie, réseau de distribution,
02:49c'est entre 8 et 10 milliards, et je vous assure que ça serait rentabilité à 10.
02:52Nationaliser ? Juste un petit bout de Total en fait ?
02:53Oui, enfin vous savez que Total a été public entre 1924 et 1994.
02:57Tout à fait, mais Total, quand on regarde, j'ai regardé les chiffres évidemment comme vous, Mathilde Panneau,
03:01la capitalisation de Total aujourd'hui, ce n'est pas 8 milliards, c'est 180 milliards.
03:06Donc même si l'État n'en rachetait que 50% pour être majoritaire, il faudrait faire un chèque de
03:1090 milliards d'euros.
03:11Non, sauf si vous ne prenez que pour l'instant que les raffineries et les réseaux de distribution.
03:14Vous comprenez que ce qu'on est en train de dire, c'est le blocage des prix, ça a un
03:17effet immédiat.
03:18La France l'a déjà fait, je rappelle, lors de la guerre du Golfe, elle l'a fait par exemple
03:23sur le gel hydroalcoolique.
03:24Donc la France sait faire le blocage des prix, c'est un article qui permet par simple décret de faire
03:30ce blocage des prix.
03:31Et je vous assure que Total fait largement assez de bénéfices en France pour faire en sorte de payer à
03:36la place du peuple qui n'a rien à voir là-dedans.
03:40Si c'est entre guillemets si simple que ça, Mathilde Panneau, pourquoi quasiment personne au monde ne le fait ?
03:44Pourquoi personne au monde ne le fait ? Je ne sais pas.
03:46Par exemple, vous regardez dans les Outre-mer, ça se fait.
03:50Vous regardez par exemple les prix des carburants à La Réunion, ça se fait.
03:53Mais c'est vrai que quand on regarde la planète aujourd'hui, la Chine le fait, mais ce n'est
03:57pas forcément le modèle.
03:59La Hongrie le fait, c'est le seul pays, et la Corée du Sud l'a fait pendant deux semaines
04:03avant d'arrêter.
04:04Oui, peut-être parce que vous regardez que vous avez des dirigeants qui préfèrent mettre de l'argent public
04:09plutôt que de forcer une multinationale à devoir payer.
04:12Par exemple, quand vous voyez Marine Le Pen qui propose une baisse de 1 centime par litre
04:15et qui est par exemple celle qui dîne secrètement avec Patrick Pouyanné, le PDG de Total,
04:22eh bien peut-être que tout cela a un lien.
04:24Nous, nous ne voulons pas laisser les multinationales se gaver comme elles sont en train de le faire.
04:28Je rappelle que le pétrole qui est à la pompe est du pétrole qui vient d'avant la guerre,
04:33donc qui vient uniquement d'un phénomène de spéculation de la part de Total.
04:36Et donc, nous voulons faire en sorte que ce soit eux qui payent et non pas le peuple de France.
04:41Alain Douamel, Jean-Luc Mélenchon vient donc de se relancer dans la course à l'Élysée.
04:45Ce sera sa quatrième candidature.
04:48Est-ce que ça peut être pour lui la bonne candidature ?
04:51Est-ce qu'il peut arriver à l'Élysée ?
04:52Il y a deux choses dans ce que vous dites.
04:54Est-ce que ça peut être la bonne candidature ?
04:56Pour dire les choses comme je les crois,
04:59Jean-Luc Mélenchon n'est jamais meilleur qu'en campagne présidentielle.
05:03– Ça donne le sourire à Mathilde Panot qui vous a dit.
05:05– Non, mais je ne le dis pas parce qu'elle est là.
05:06– Non, non, mais je suis elle.
05:08– C'est un de mes thèmes.
05:10Je considère que c'est une réalité politique,
05:12donc ce n'est pas la peine de l'esquiver.
05:14En revanche, si vous me dites est-ce qu'il va être élu président de la République,
05:17je vous dis non.
05:19– Ça enlève le sourire de Mathilde Panot.
05:21– Non, vous allez voir pourquoi j'ai un grand sourire.
05:23– C'est peut-être dommage pour une partie des Français,
05:26je ne dis pas le contraire,
05:28mais ça ne me paraît pas dans l'ordre du probable.
05:31– Pourquoi ?
05:31– Mais parce que ce qu'il incarne avec un talent incontestable
05:36qui par-dessus le marché en période de campagne électorale irradie,
05:42parce qu'il est comme ça, bon, il est très beau en campagne,
05:46mais il est regardé comme incarnant des solutions, un style et un type de société,
05:55ce type de société c'est l'horizon évidemment,
05:57qui n'est pas celui auquel adhère la majorité des Français.
06:01Il y a une partie des Français qui sont d'accord avec lui,
06:04il y a une partie spécialement importante chez les jeunes,
06:09et chez, disons, ceux qui ont fait, ceux qui ont une licence, voilà.
06:16– Mais ça ne fait pas une majorité du tout.
06:18– Mathilde Panot.
06:19– Alors déjà, je vous explique, M. Duhamel, pourquoi j'ai le sourire,
06:22au-delà du fait que je suis d'accord avec vous que Jean-Luc Mélenchon est excellent en campagne,
06:26et je le crois sera un excellent président,
06:28c'est qu'à l'instant, nous venons d'atteindre sur Mélenchon 2027.fr,
06:32les 150 000 signatures citoyennes,
06:35donc parrainage citoyen qui viennent directement de la commission Jospin,
06:39et donc Jean-Luc Mélenchon,
06:40et à cet instant où je vous parle,
06:42officiellement notre candidat à l'élection présidentielle,
06:44et j'invite toutes celles et ceux qui nous écoutent
06:46à continuer à nous donner de la force
06:47et à avoir une dynamique en allant continuer de soutenir cette candidature
06:51sur Mélenchon 2027.fr,
06:53et à venir au meeting qui sera,
06:55notre premier grand meeting,
06:56le 7 juin à Saint-Denis.
06:58Donc ça, c'est la première chose qui me donne le sourire,
07:01ça c'est le premier point.
07:03Ensuite, la deuxième chose, M. Duhamel,
07:05c'est que nous avons retrouvé avec Jean-Luc Mélenchon
07:07un article qui peut-être va vous faire sourire.
07:10Alors c'est un article qui date d'avant l'élection de 1981
07:13sur François Mitterrand,
07:15qui dit, par exemple,
07:16je cite une des choses qu'il y a dans cet article,
07:19« Comment bien figurer dans une élection aussi personnalisée
07:22que la présidentielle,
07:23en partant avec un tel handicap,
07:25en parlant de la personnalité de François Mitterrand,
07:29qui, selon cet article,
07:30s'accroche à sa candidature,
07:32ne peut pas gagner,
07:33est une sorte de candidature usée,
07:35et vous le savez,
07:36eh bien, François Mitterrand a gagné ensuite l'élection présidentielle.
07:39J'ai remarqué.
07:40Donc, je le dis parce qu'il y a,
07:42à chaque fois que la gauche de rupture peut arriver au pouvoir,
07:45il y a une forme de barrage qui se crée
07:47en nous expliquant qu'il serait absolument impossible de le faire.
07:50Je rappelle qu'en 2022,
07:52un an avant l'élection présidentielle,
07:54Jean-Luc Mélenchon était sondé à 20 points de l'extrême droite,
07:57et qu'à la fin,
07:58il y a eu seulement un point d'écart entre Jean-Luc Mélenchon et l'extrême droite,
08:02et nous avons raté le second tour de l'élection présidentielle à 4.1 millions de voix.
08:05– Alors, puisque vous avez acheté,
08:05je voudrais en donner juste un.
08:06– Vous en prie.
08:06– Je vous écoute avec attention, Mathilde Panot,
08:08un chiffre que vous avez sans doute vu,
08:10il y a quelques semaines,
08:11c'est le grand baromètre Sevipov pour Le Monde,
08:13qui teste,
08:15non pas les intentions de vote au jour le jour,
08:17on n'est pas dans la course de chevaux,
08:18mais la popularité des différents candidats à l'Élysée.
08:22Si ses personnalités étaient élus président de la République,
08:25vous seriez très mécontents,
08:26très mécontents,
08:2870% pour Jean-Luc Mélenchon.
08:29Il fait plus qu'Éric Zemmour,
08:31Jordan Bardella,
08:32Raphaël Glucksmann,
08:33Édouard Philippe.
08:33Si on ajoute les très mécontents et un peu mécontents,
08:35il est à 81%.
08:36Ça veut dire qu'au-delà de son socle,
08:39autour de 20%,
08:4020% c'était le score il y a 4 ans,
08:42je ne vais pas dire que tout le monde le déteste,
08:44mais il n'est pas apprécié Jean-Luc Mélenchon.
08:45Ce chiffre-là,
08:47qui fait finalement de Jean-Luc Mélenchon
08:48un très bon candidat sans doute du premier tour,
08:51et un repoussoir au second,
08:53est-ce qu'il ne vous inquiète pas un tout petit peu ?
08:55Non, parce que je n'y crois pas.
08:57Je vais vous dire,
08:57d'abord sur le repoussoir quand même,
08:59je tiens à faire le parallèle,
09:00les 150 000 parrainages citoyens,
09:02nous les demandons à chaque élection,
09:03parce que nous considérons
09:04qu'il ne faut pas demander aux maires
09:07de parrainer ou de marrainer,
09:08en tout cas qu'on devrait un complément de cela,
09:10puisque souvent les maires ne le demandent pas,
09:12qu'on puisse avoir une procédure
09:14de parrainage justement
09:16par 150 000 parrainages citoyens.
09:17Vous savez en combien de temps,
09:19la dernière fois,
09:19pour l'élection présidentielle de 2022,
09:21nous avons eu ces 150 000 parrainages citoyens ?
09:23Mais ça c'est, entre guillemets,
09:24c'est le fan club, c'est normal.
09:25Cette fois-ci, c'est en moins de 24 heures.
09:26Oui, mais ça montre une certaine dynamique
09:28qui moi me fait plaisir.
09:28Ensuite, la deuxième chose,
09:30M. Fauvel,
09:30pour répondre directement à ce que vous disiez,
09:33c'est que vous,
09:33vous vous appuyez sur des sondages,
09:34et je comprends,
09:35vous vous appuyez sur des sondages
09:36pour dire si telle ou telle personne
09:39serait détestée.
09:40Nous, nous nous appuyons sur des faits.
09:42Et je rappelle que
09:42ce qui s'est passé en 2024,
09:44alors que 27 sondages sur 27
09:46donnaient l'extrême droite en tête,
09:48c'est que c'est nous
09:48qui sommes arrivés en tête
09:49avec un programme de rupture
09:51qui est un programme, notamment,
09:53qui vient de l'avenir en commun.
09:54Et que ce qui s'est passé en 2024,
09:56ce n'était pas il y a 50 ou 60 ans,
09:58ce qui s'est passé il y a deux ans,
10:00tout pile,
10:01c'est que le pays a massivement voté
10:03contre l'extrême droite
10:04pour faire barrage à l'extrême droite.
10:06Donc nous expliquer maintenant
10:07que Jean-Luc Mélenchon
10:09serait l'homme le plus détesté
10:10et qu'il y a une petite musique
10:11qu'on entend avant toutes les élections,
10:13eh bien ne correspond pas
10:14aux faits que nous voyons.
10:15Et moi, je crois qu'au contraire,
10:16il y a une envie dans ce pays,
10:18un espoir dans ce pays
10:19que le pays ne soit pas
10:20scindé en deux,
10:21à la fois par le racisme
10:22et par les inégalités
10:23qui ne cessent d'augmenter.
10:24Domène, est-ce que vous êtes d'accord ?
10:25Non, je ne vois pas les choses comme ça.
10:29Je sais bien que
10:30Jean-Luc Mélenchon a,
10:34je ne dirais pas son fan club,
10:37mais une base électorale importante.
10:39Je sais bien qu'en période électorale,
10:42il a une capacité
10:44à élargir cette base
10:45plus que d'autres.
10:47Et c'est vrai que
10:48quand on reprend,
10:49comme je l'ai fait toute ma vie,
10:52l'évolution des courbes
10:53d'intention de vote
10:54pour arriver au vote réel,
10:57c'est vrai qu'en cours de campagne,
10:59il gagne proportionnellement
11:01plus que les autres.
11:01Ça, c'est un fait.
11:02Donc, je ne sous-estime pas du tout
11:06les capacités de Jean-Luc Mélenchon
11:08en campagne.
11:08Je suis persuadé
11:09qu'il sait faire des bonnes campagnes
11:11et qu'il se renforce
11:13pendant les campagnes,
11:14même s'il fait peur
11:16ou s'il est considéré
11:17comme l'abomination
11:18de la désolation
11:19par une majorité de Français.
11:21Il n'empêche,
11:22il est bon en campagne.
11:23Est-ce qu'il pourrait, Alain,
11:25gagner au second tour
11:25pour vous face à Marine Le Pen
11:27ou face à Jordan Bardella ?
11:29Je crains que non.
11:31Pour quelles raisons ?
11:32Je pense qu'il y a plus de gens
11:36qui ne sont favorables
11:38ni à Jean-Luc Mélenchon
11:40ni à, mettons, Bardella.
11:43Je pense que les deux
11:47suscitent des oppositions
11:49très fortes,
11:50mais je pense que ceux
11:51qui, au premier tour,
11:52ne voteraient ni pour l'un
11:53ni pour l'autre
11:54seront plus nombreux.
11:55S'il y a une hypothèse
11:57de Jean-Luc Mélenchon
11:57à voter Bardella,
11:59même si ça n'est pas
12:00de gaieté de cœur.
12:01Mais, quand j'ai dit ça,
12:04c'est comme ça
12:05que je vois les choses.
12:06Mais je reconnais
12:07que, comme toujours,
12:09à presque un an
12:10de l'élection,
12:11un peu moins maintenant,
12:14les sondages
12:15ne sont pas du tout
12:16des intentions de vote réelles
12:18et que, donc,
12:19ce qu'on dit,
12:19on doit le dire
12:21en n'ayant pas le sentiment
12:23d'avoir des certitudes.
12:24Mais, je pense que
12:26Jean-Luc Mélenchon
12:26progressera pendant l'élection.
12:29Je ne pense pas
12:30qu'il la gagnera.
12:31« Ah bon, mais je me trompe
12:33peut-être. »
12:35Alors, M. Duhamel,
12:36pour prendre un peu
12:37de large,
12:38quand vous regardez,
12:39par exemple,
12:40les élections
12:40qui ont eu lieu
12:41aux États-Unis,
12:41pourquoi, à votre avis,
12:42Kamala Harris a perdu
12:44contre Donald Trump
12:45et pourquoi l'extrême-droite
12:47suprémaciste
12:47a-t-elle gagné
12:47aux États-Unis ?
12:49Pourtant,
12:49il y avait une candidate
12:50qui était extrêmement,
12:52on va dire ça,
12:53centriste,
12:54comme on pouvait le dire,
12:55et qui, en fait,
12:55a échoué à modérer
12:57et qui a échoué
12:58à mobiliser
12:59les gens suffisamment
13:00pour pouvoir battre
13:01l'extrême-droite.
13:02Nous ne sommes pas
13:02tellement sur Donald Trump
13:04qui a accumulé
13:05tellement de voix
13:06qu'il a gagnées,
13:06nous sommes sur
13:07une candidate démocrate
13:08qui s'est, au contraire,
13:09effondrée sur le nombre
13:11de voix qu'elle aurait dû
13:11recueillir.
13:12Je pense que Kamala Harris
13:13était une femme
13:14extrêmement honorable,
13:15qui était d'ailleurs
13:16d'un bon niveau,
13:17mais que la campagne
13:19classique
13:20qu'elle a faite,
13:22face à Trump,
13:23qui n'est pas forcément
13:24du même niveau intellectuel,
13:26mais qui a des capacités
13:27en campagne
13:28qui sont hors du commun,
13:30ont inversé
13:31ce qui aurait pu
13:32se produire.
13:33D'ailleurs,
13:35elle a perdu,
13:36elle avait démarré
13:38à un assez bon niveau.
13:39Kamala Harris,
13:40elle a perdu progressivement
13:41pendant la campagne
13:42et Trump,
13:44qui était considéré
13:45comme quand même
13:46déjà,
13:47déjà,
13:48puisqu'il avait déjà
13:48été candidat,
13:50comme un agité,
13:52il n'empêche
13:53qu'il a nettement
13:54progressé
13:55pendant la campagne.
13:55Ce que je voulais
13:56vous dire par là,
13:57c'est que quand vous regardez
13:58par exemple l'exemple italien,
14:00l'exemple étatsunien,
14:01eh bien,
14:01on voit que quand vous avez
14:02un candidat qui est
14:04modéré,
14:04comme on dit,
14:05en fait,
14:05vous n'avez pas
14:06le phénomène justement
14:07de dynamique
14:08et de force
14:09que nous,
14:09nous arrivons à faire
14:10dans les urnes.
14:11Et je vais vous dire,
14:11M. Duhamel,
14:12et ça,
14:12vous le savez,
14:13le moment,
14:14s'il arrive,
14:15où il y a un second tour
14:17entre la France insoumise,
14:18la gauche de rupture
14:19et l'extrême droite,
14:20sera aussi un moment
14:21où chacun et chacune
14:22devra choisir son camp.
14:24Et je crois
14:25que vous le savez
14:25et que celles et ceux
14:27qui se diront
14:28que face à l'extrême droite,
14:31parce que Jean-Luc Mélenchon
14:32parfois parle fort
14:33ou je ne sais quoi,
14:35choisiront
14:35soit de ne pas aller voter,
14:37soit d'aller voter
14:38pour l'extrême droite,
14:39porteront une lourde responsabilité.
14:40Je le dis parce que,
14:41par exemple,
14:42dans les sondages
14:42que vous prenez
14:43pour expliquer
14:43que Jean-Luc Mélenchon
14:44serait battu par l'ERN,
14:46il se trouve que
14:47dans son sondage,
14:47quand on regarde le détail,
14:49il y aurait 25%
14:50des socialistes
14:51qui voteraient
14:52pour la candidature
14:52de Jordan Bardella,
14:54en l'occurrence,
14:55face à Jean-Luc Mélenchon.
14:56Je ne le crois pas
14:56une seule seconde.
14:57Je ne le crois pas
14:58une seule seconde
14:59et c'est complètement antinomique
15:00par rapport
15:00à ce qui s'est passé
15:01en 2024.
15:02Nous réussirons
15:03à battre l'extrême droite
15:04dans ce pays
15:05si tout le monde
15:05va aux urnes,
15:06notamment parce qu'entre
15:072022 et 2027,
15:09il y a 4,2 millions
15:10de jeunes
15:11qui ont atteint
15:11l'âge de la majorité
15:13et qui ne vont pas voter.
15:14Deux mots de conclusion, Alain.
15:16Ça signifie
15:17que les deux
15:18seraient l'un
15:19comme l'autre
15:21en finale
15:21et ça n'est pas
15:23mon pronostic.
15:25Eh bien,
15:25nous verrons.
15:26Mais je vous dis,
15:27M. Duhamel,
15:27il n'existe de France
15:28que ce que nous en faisons.
15:29Merci.
15:30Et le futur n'existe pas,
15:31c'est ce que nous créerons.
15:32Merci, Mathilde Panot.
15:33Il veut se soutenir.
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