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  • il y a 3 jours

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00:00Je ne sais plus par qui commencer. J'ai les officiels en face, j'ai mes professeurs en face, j
00:11'ai mes doyens en face.
00:13C'est une grosse difficulté pour moi. Je voudrais donc choisir sans frustrer personne.
00:20Monsieur le ministre, directeur de cabinet de la primature, madame la chef de cabinet, monsieur le secrétaire général du ministère
00:30de la communication,
00:32cher doyen Ansouman Bangoura, j'ai comme l'impression qu'en activité, c'est le journaliste le plus âgé et
00:44le plus ancien.
00:45Peut-être que je me trompe. Monsieur Justin Morel Junior, ministre de la communication, je vais vous dire pourquoi j
00:54'ai fait asseoir ces deux grands journalistes,
00:58grands commis de l'État à ma droite. Lorsque je suis rentré de mes études, il y a ce qu
01:06'on appelait la validation des mémoires.
01:10Ansouman Bangoura, Justin Morel Junior était membre du jury de la validation de mon mémoire.
01:19Je voudrais leur rendre hommage parce que depuis ce jour, ils m'ont encadré, ils m'ont surveillé quand j
01:28'ai débordé et ils m'ont félicité quand j'ai bien fait.
01:33Je voudrais également citer des noms puisque ces journalistes sont là parce qu'ils ne sont peut-être pas connus
01:42des jeunes journalistes.
01:43Ils ont choisi de rester dans la profession. Malgré leur âge, ils sont pour la plupart en activité.
01:51Et ceux qui ne le sont pas sont restés des journalistes à la retraite avec une grande dignité.
01:58Je les cite Issa Kondé, ancien ministre, plus jeune que moi, Hadia Madi Naba, que j'ai trouvé dans la
02:07salle de rédaction de la Voix de la Révolution à la fin du régime du président Ahmed Sekotorek.
02:15Ma soeur aimée, Hadia Sarankamara, avec laquelle j'ai parcouru beaucoup de pays, avec le président Lansana Conte,
02:25et elle disait, petit frère, tu es recalcitrant, heureusement que nous sommes ensemble.
02:31Et juste à côté d'elle, il y a quelqu'un qu'on appelait Kumoulam.
02:37C'était une grosse voix, de la voix de la Révolution.
02:40Il est allé dans la diplomatie, il est de retour.
02:43Juste après, vous avez Omar Geng.
02:46Chaque fois qu'on a parlé du football, du sport en général, on a parlé de Boubacar Kante, de Kabine
02:54Koyate, de Gaussou Diaby,
02:57et on a parlé de Omar Geng, de Cheikh Fantamadi Kondé, j'en oublie, excusez-moi.
03:03Et puis à côté, vous avez un homme au chapeau.
03:06Il s'appelle Wat Sissé.
03:08Il a filmé la plupart des présidents qui sont succédés.
03:13Caméraman émérite et grand conseiller pour moi,
03:16parce que moi, j'étais un journaliste de radiodiffusion et pas un journaliste de télévision.
03:22C'est par hasard que je me suis retrouvé à faire de la télévision,
03:26et Wat a été un grand appui pour moi.
03:28Et puis, je vois Ibrahim Abari.
03:31Il paraît encore si jeune.
03:33Il a été mon professeur de français quand j'étais au lycée.
03:37Et nous nous sommes retrouvés au ministère de la Communication.
03:41Je voudrais lui rendre non seulement l'hommage que l'élève rend à son professeur,
03:47mais également au chef de cabinet qu'il a été pendant que j'étais à la RTG.
03:53Et à côté de lui, il y a un journaliste qui ne prend pas de l'âge.
03:58Parce que quand vous nous regardez, je parais plus vieux que lui.
04:02Alors que nous sommes de la même promotion,
04:05nous avons fait le camp Kwame Krumah ensemble.
04:08C'est le grand Cheikh.
04:11Et nous avons également une maman, une journaliste chevronnée,
04:18qui parle mieux l'anglais que le français.
04:21Et je n'ai pas besoin d'aller loin pour citer ma soeur aimée Madeleine Maca.
04:28Elle est là.
04:29L'allemagne aussi.
04:30Merci.
04:30Donc les jeunes filles qui veulent faire de la télévision,
04:36elles ont présenté les meilleurs journaux télévisés.
04:41Et d'ailleurs, la relève est arrivée très vite.
04:43Parce qu'il y a juste une dame devant elle,
04:48macérée.
04:52Ça ne va pas masser, ça va disjoncter.
04:55Voilà.
04:56Avec masse, production, ça va disjoncter.
05:01Elle a fait la fête dans le 20h30.
05:04Et ce sont des icônes de la presse.
05:10Tous de l'audiovisuel.
05:13Mais il y en a aussi de la presse écrite.
05:17J'ai entendu dire tout à l'heure que la presse écrite était en souffrance.
05:24Je pense, et je vous parle directement,
05:27elle manque de leadership.
05:30Elle n'a pas réussi à se constituer en entreprise de presse.
05:35Ce sont des individus pour la plupart qui gèrent ces organes de presse.
05:40Et voilà leur fragilité.
05:42C'est l'une des raisons.
05:45Vous avez donc dans cette salle un journaliste de la presse écrite
05:50qui a passé son temps dans le journal Oroya
05:53et qui en a été le directeur,
05:57notre cher ami Ibrahama Souriguien.
06:04Et enfin, vous avez deux jeunes
06:07qui nous ont suivis juste après.
06:11Ça nous va falloir assister.
06:14Le secrétaire général du ministère,
06:18le directeur de la communication,
06:22qui ont fait une école de journalisme
06:25dans les bonnes conditions.
06:28Il y en a d'autres.
06:29Mais eux, je les ai trouvés en classe de journalisme.
06:34J'ai enseigné aussi du journalisme à l'université.
06:38Parce que souvent, les jeunes parlent des gens,
06:41ils ne les connaissent pas.
06:43Ils ne s'informent pas.
06:45Voilà donc mes maîtres.
06:48Voilà mes protecteurs.
06:50Voilà nos modèles à nous.
06:53Et je vous suggère de les prendre comme des modèles.
06:58Ils ont choisi l'éthique.
07:02Ils ont choisi l'éthique.
07:05Ils ont choisi la liberté.
07:06Ils ont choisi l'indépendance.
07:09Mais ils ont choisi surtout la responsabilité et la dignité.
07:17Et Ansoumane Bangoura le clame partout.
07:21Tout ce qu'on demande aux journalistes,
07:24c'est d'être honnête.
07:27C'est tout ce qu'on lui demande.
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