00:00– Des alliés, j'ai une question de Michel qui dit, est-ce que l'Iran est aidé par la
00:03Russie de Poutine ?
00:05Quand vous parlez des alliés, vous faites référence notamment à la Russie ?
00:07– Oui, ils ne s'en fassent pas d'ailleurs, même le président Trump a dit, oui on sait, mais
00:09c'est normal, nous-mêmes on est de l'Ukraine, fin de citation.
00:11– Oui, sur l'aide chinoise, il ne dit pas exactement la même chose, le président américain, ça l'agace
00:17quand même.
00:18– Mais il n'a rien dit.
00:18– Sur le renseignement fourni par les Chinois aux Iraniens ?
00:22– Sur l'aide chinoise, il n'a pas eu d'éléments aussi précis que ce qu'il a dit
00:25sur l'aide russe.
00:26– Oui, et il ne peut pas le dire puisqu'il doit rencontrer le président chinois dans peu de temps,
00:30c'est ça ?
00:30– Je crois que Donald Trump peut dire à peu près tout ce qu'il veut, mais qu'il le
00:33fait en fonction d'intérêts particuliers et de moments particuliers.
00:36Là, il tient à son rendez-vous avec Xi Jinping le 14 mai, je précise qu'il tenait à son
00:39rendez-vous précédent,
00:40qui a pourtant été reporté du fait du conflit, et malgré l'intervention de la Chine pour pousser les Iraniens
00:45à des propositions de ces ceux-là,
00:48dont je rappelle à l'époque, d'ailleurs il y avait la dilution du nucléaire iranien,
00:51qui était une proposition qui était sur la table, c'est un sujet très compliqué,
00:55mais ça montrait que sur cette question-là, on pouvait parfois trouver des solutions.
00:59– Vous nous dites sur le nucléaire, c'est très compliqué, en l'occurrence,
01:03puisqu'on vient de décrire ce qui se passait dans le détroit d'Hormuz et ce que revendiquent les Iraniens,
01:07est-ce que ça, c'est entendable ? Est-ce que sur ce point-là, ils sont susceptibles de se
01:10mettre d'accord avec les Américains ?
01:13Parce qu'en fait, c'est ça qui va se poser dans les prochaines heures, on va prendre point par
01:17point et on va voir si…
01:18– Donald Trump, je crois, alors là c'est une hypothèse hypothétique, est en train de faire,
01:22c'est nous pousser tous à la conquête du détroit d'Hormuz, parce que l'étranglement sur le kérosène,
01:28sur les engrais, sur une partie des industries du bâtiment, sur les précurseurs chimiques pour les médicaments,
01:40sur la situation en Inde, au Vietnam, aux Philippines, au Cambodge, au Japon,
01:47et chez nous, d'ici une trentaine de jours, avec le début du commencement d'annulation massive
01:53de capacité de circulation, de transports notamment aériens, mais pas seulement,
01:57est en train d'amener l'intégralité de ceux qui ne voulaient pas aller à Hormuz à être forcés d
02:03'y aller.
02:03– Donc, qu'est-ce que ça veut dire concrètement ?
02:06– Ça veut dire qu'il y aura très probablement, s'il n'y a pas une solution d'ici
02:1130 jours,
02:11ou je pense d'ici le 14 mai, ou à l'issue de la rencontre avec le président Xi Jinping,
02:15c'est un espace à la diplomatie, à la puissance chinoise dans ces affaires,
02:20il y aura probablement, si rien ne réussit après le 14 mai, une opération militaire.
02:24– Une opération militaire ?
02:26– Mais avec beaucoup plus de participants.
02:28– C'est-à-dire ?
02:29– Parce qu'il se trouve que nous allons être aspirés pour des raisons de survie dans cette affaire,
02:35et que c'est exactement ce qu'est en train de faire Donald Trump.
02:37– Donc vous…
02:38– Je le crains, je…
02:39– Ce que vous craignez, oui, j'imagine, c'est que si jamais la voie diplomatique échoue,
02:45et que du coup l'option militaire reprend le dessus,
02:48vous dites que ça passerait par une opération de déblocage du détroit d'Hormuz,
02:53avec quoi, une coalition internationale ?
02:56– Quelque chose qui ressemblera à ça, oui.
02:59– Mais la France ne veut pas en entendre parler, à ce stade, je parle de la France notamment…
03:02– Je n'ai pas entendu exactement ça, y compris chez nos militaires du bâtiment d'à côté,
03:08qui font leur métier avec beaucoup de courage, de précision et de préparation,
03:12et qui se rendent bien compte qu'ils risquent d'avoir aussi, à un moment ou à un autre,
03:15une demande du chef de l'État et du chef du gouvernement sur le thème
03:20« Nous sommes étranglés, les avions ne volent plus, on n'a plus d'essence,
03:26on ne va pas continuer à 2 euros, on va être à 4 euros,
03:28le prix du baril va être à 200 dollars, et donc ça ne va pas durer, tout ça ne peut
03:33pas durer. »
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