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  • il y a 2 jours
Dans ce nouveau numéro de votre émission de ''Trajectoire'' nous recevons Philémon Zongo, comédien burkinabè et figure incontournable du théâtre contemporain. Lauréat du prix du Meilleur Comédien à la Nuit des Lompolo 2025, il s’impose par une présence scénique rare, capable de porter seul des textes puissants comme Le Sens d’un Combat de Norbert Zongo. Il partage avec nous son cheminement, ses inspirations, les défis rencontrés, sa vision du théâtre, et les projets qu’il construit pas à pas.
Transcription
00:00Moi je trouve que le théâtre évolue bien, même si on a perdu beaucoup en ressources matérielles et financières,
00:07ça évolue bien dans ce sens-là et à nous maintenant de savoir comment l'utiliser, comment en profiter
00:15et comment faire en sorte que ça puisse profiter aux hommes de théâtre.
00:29Bonsoir à tous et bienvenue dans cette nouvelle édition de Trajettoires,
00:33une émission qui met à lumière les parcours inspirants des artistes qui façonnent la scène culturelle Burkina Bé.
00:40Ce soir, nous recevons une voix majeure du théâtre contemporain, Philemon Zongo,
00:47l'horaire du prix du meilleur comédien à la nuit de l'Ompolo 2025 et s'impose par une présence
00:55scénique rare
00:56capable de porter seul des textes comme le sens d'un combat de Norbert Zongo.
01:04Bonsoir Philemon Zongo.
01:06Bonsoir.
01:07Comment vous allez ?
01:08Je vais bien. Et vous ?
01:09Je me porte bien aussi.
01:11Super.
01:11Alors, merci d'avoir accepté notre invitation et bienvenue sur notre plateau de Faso TV.
01:20Je vous en prie et merci à vous pour l'invitation.
01:23D'accord. Alors, je vous laisse vous présenter davantage à nos internautes.
01:29Eh bien, vous avez si bien fait la présentation.
01:33Je suis Philemon Zongo, a.k.a. Barbiga Philemon.
01:39Je suis comédien-interprète.
01:41Je suis au théâtre.
01:42Je suis aussi au cinéma.
01:46D'accord.
01:46Donc, comme vous venez de le dire, vous êtes à la fois au théâtre et dans le cinéma.
01:53Oui.
01:54Et parlant du théâtre, qu'est-ce qui vous a conduit vers le théâtre ?
01:58Eh bien, c'est le cinéma qui m'a conduit au théâtre.
02:02Oui, parce que je ne connaissais pas le théâtre, ou du moins pas comme le théâtre que je pratique aujourd
02:09'hui.
02:10Je ne connaissais que le théâtre scolaire, le théâtre liturgique, ce qu'on fait à l'église.
02:17Mais ça, ce n'était pas ce que j'avais envie de faire au départ.
02:21Moi, j'avais envie de jouer dans des films, de sortir à la télévision.
02:25Donc, j'arrive au Burkina, et c'était ça mon objectif.
02:30Quand j'arrive ici, je cherche à jouer dans des films.
02:35Donc, je fais les castings, voilà.
02:37Ça ne marche pas, et tout ça, jusqu'à ce que je fasse la rencontre de Thomas Combary,
02:43qui m'a dit, écoute, si tu veux devenir acteur, il faut faire le théâtre.
02:49J'ai dit, non, le théâtre, ça, je connais, mais ce n'est pas ce que je veux faire.
02:52Il m'a dit, non, non, je ne connais pas le théâtre.
02:55Donc, comme cela, il m'a envoyé les informations sur l'école supérieure du théâtre Jean-Pierre Guingané.
03:00Et je vais passer les auditions pour être admis à cette école-là.
03:07Et donc, je suis admis, je découvre le théâtre là-bas.
03:10Et depuis lors, voilà, sans avoir fait du cinéma avant,
03:15donc je commence par le théâtre, la formation,
03:18et ensuite, voilà, c'est une carrière qu'on essaie de construire maintenant dans le théâtre.
03:24D'accord.
03:25Donc, de la passion du cinéma, vous vous retrouvez dans le théâtre.
03:29Voilà.
03:30D'accord.
03:30Donc, en gros, bon, votre passion vous a guidé vers une autre passion.
03:35Et voilà que vous arrivez à combiner les deux.
03:38Oui.
03:39Pour l'instant, oui, on arrive à combiner les deux.
03:41Même si aujourd'hui, moi, je me définis mieux,
03:44je me définis plus en tant qu'homme de théâtre.
03:47Parce que c'est vrai, même si ma passion avant, mon souhait, mon désir avant d'aller au théâtre,
03:55c'était faire du cinéma, sortir à la télé et tout ça.
04:00Et c'est le théâtre qui m'a accepté, qui m'a ouvert la porte, qui m'a accueilli.
04:06Et donc, aujourd'hui, oui, j'arrive aussi à faire un peu le cinéma.
04:10Et je viens donc récemment du plateau de Bienvenue à Kiki Denis, saison 2.
04:16D'accord.
04:17Génial.
04:18Alors, et quelles sont les différentes pièces de théâtre dans lesquelles vous avez joué?
04:25Il y en a beaucoup.
04:28Je ne suis pas sûr que je pourrais les citer, parce que je vais en oublier.
04:32Mais c'est presque une vingtaine de pièces de théâtre.
04:37Presque 20 ou peut-être plus.
04:41Je ne sais plus.
04:42Voilà.
04:42Mais pour ne citer que Haïcha de Tombouctou, qui est assez récent.
04:49Et Salie de Aristide Anagda, Salina, Noël Minungu, Nomance Lente, Procedural, qui est donc la toute première pièce de théâtre
04:59dans laquelle j'ai joué.
05:01Ou alors, la chaise waké, c'est procédural, ou la chaise waké, c'est la même pièce.
05:06Mais on intitule ça différemment.
05:10Et il y en a bien d'autres.
05:12Il y a l'ours, il y a le sens d'un combat.
05:18Bon, voilà.
05:20J'en oublie beaucoup.
05:22D'accord.
05:22Ça se voit que vous avez effectivement joué dans plusieurs pièces théâtrales.
05:32Jusqu'à voir que vous avez du mal à tout les déterminer.
05:36Oui, il y en a beaucoup.
05:38Il y en a beaucoup, oui.
05:40Il y en a beaucoup.
05:41Ça, c'est génial.
05:42Et vous avez parlé aussi de votre première pièce dans laquelle vous avez joué.
05:48Et comment s'est passé votre premier pas sur la scène pour jouer ?
05:53Oh, c'est dur.
05:56C'est dur parce que c'est comme un bébé qui apprend à marcher.
06:02Parce qu'après la formation...
06:05Bon, là, on était toujours à l'école en ce moment.
06:07On était toujours en formation.
06:08On était en deuxième année.
06:10On était en deuxième année.
06:12La création s'est passée pendant les vacances avant de reprendre la troisième année.
06:18Donc, on n'a pas eu de vacances en réalité.
06:21Et c'était du...
06:22Parce que tu montes, tu ne sais pas ce que tu fais.
06:27Il faut qu'on te guide.
06:28Il faut qu'on te dise ça.
06:29Non, tu as fait ça, c'est trop.
06:31Non, regarde, parce que le public est ici.
06:34Il y a tellement de choses.
06:35Malgré la formation, quand la pratique arrive, voilà, tu es à nouveau nu.
06:43Voilà, une fois de plus.
06:46Et voilà, c'est un peu du...
06:48Mais après, j'ai compris que ça, ça reste pour chaque création.
06:52Chaque nouvelle création, tu recommences à zéro, tu apprends.
06:56Chaque nouvelle création, c'est comme cela.
06:58Et voilà.
06:59C'est la vie, quoi.
07:00D'accord.
07:01Donc, si on comprend bien, même si, malgré le fait que vous êtes dans le domaine, il y a quand
07:07même des années,
07:08si vous avez une autre représentation, une autre pièce à jouer, une fois sur scène, bon, c'est toujours le...
07:17Il y a le track.
07:19Ah oui, oui, le track, ça, on nous a rassurés depuis le début de la formation.
07:24On vous a dit, soyez rassurés.
07:26Le track, ça ne finira jamais.
07:28Ah oui.
07:29Voilà.
07:30Donc, même si ça ne me rassure pas du tout, mais le track, ça ne finit jamais.
07:35Ça ne finit jamais.
07:36Peu importe combien de fois tu joues la pièce.
07:38Parce que le truc, c'est que c'est de l'art vivant, c'est du live.
07:42Donc, à tout moment, quelque chose peut se passer.
07:45Voilà.
07:45Comme ce n'est pas enregistré, qu'on fait repasser, là, tu es tranquille.
07:48Mais là, il faut que tu refasses les mêmes choses.
07:51Il faut que tu sois encore au même niveau, sinon plus haut.
07:55Voilà.
07:56Mais pas descendre.
07:57Donc, c'est tout ça qui stresse, en fait.
07:59Voilà.
08:00Et voilà.
08:01C'est comme ça, c'est la vie.
08:04D'accord.
08:05Donc, beaucoup de courage.
08:06Merci.
08:06Parce que si à chaque fois, il faudrait vivre le track avant de pouvoir commencer, ce n'est pas du
08:13tout facile.
08:14Oui, ce n'est pas évident.
08:15Ce n'est pas évident, ça donne des ulcères.
08:18Oui, mais après, quand on sait que ça doit être…
08:24Bon, mais quoi qu'il en soit, c'est chaud de ne pas stresser.
08:29Ce n'est pas évident de ne pas stresser.
08:31D'accord.
08:33Ok.
08:34Alors, et quelles sont les pièces qui vous ont le plus marquées ?
08:39Il y en a assez.
08:41Il y en a assez.
08:44Déjà, procédural ou la chaise walkée, ça déjà, parce que c'est le tout premier spectacle dans lequel je suis.
08:51Oui, ça…
08:52Et on va encore le jouer en octobre prochain au Festival des Récréatrales.
08:59Donc, ça, ça a été créé depuis…
09:02Donc, en août 2019, on l'a joué devant le public, je pense que c'était en 2020.
09:11Et on est en 2026 et la pièce « Continuer de vivre », ça, ça me marque beaucoup plus parce
09:16qu'on n'en trouve pas beaucoup ici aujourd'hui.
09:18Quand on crée une pièce, on joue, après on passe à autre chose, on en crée d'autres.
09:23Voilà pourquoi, pour moi qui ai commencé ma carrière, là, je dirais en 2021, parce que même si on a
09:31créé en 2019, c'était toujours dans le cadre scolaire.
09:34Et en 2021, quand on a fini la formation, que ça commence vraiment la carrière, je suis déjà à 20
09:39créations, c'est compliqué.
09:43Alors qu'on ne joue pas tout le temps.
09:45Voilà, donc du coup, ce qui fait que pour moi, procédural ou la chaise walkée, c'est une pièce qui
09:50est assez marquante pour moi.
09:51Voilà, et une pièce aussi qui m'a énormément marqué parce que c'était lourd à porter, c'était du
09:59travail.
10:00C'était une expérience, une expérience que je souhaite que chaque acteur, chaque comédien puisse vivre.
10:06Le sens d'un combat de Norbert Zongo.
10:08C'est deux heures, seul sur scène, avec un musicien.
10:15C'est dur, c'est dur.
10:18En même temps, comme je l'ai dit à l'époque, c'est divin.
10:24C'est divin, tu finis ça et tu t'interroges toi-même sur comment tu en es arrivé là.
10:33Parce que c'est que du texte, il n'y a pas d'action, c'est que du texte.
10:38Porter Norbert Zongo, un grand comme ça, sur la scène, c'est énorme.
10:42Et enfin, la dernière pièce, la toute récente qui fait partie de l'histoire, qui restera dans l'histoire, c
10:51'est Aïcha de Tombouctou.
10:53C'était une autre performance parce qu'il fallait porter deux grands rôles dans la même pièce qui n'ont
10:58rien à voir l'un avec l'autre.
11:02Et jouer de la musique aussi, être comme le métronome de la pièce parce que tu donnes le rythme.
11:08Quand ça démarre, c'est toi qui démarre la pièce.
11:10Donc à chaque fois que la pièce doit moduler, tu es là.
11:14C'est toi qui donnes le ton de la pièce.
11:16Si ça tombe, c'est parce que tu ne l'as pas géré.
11:19Si c'est fort, c'est parce que tu as donné le bon ton.
11:21Donc ça, c'était dur et heureusement, ça s'est bien passé à Aïcha de Tombouctou.
11:26Et voilà, je pense que pour l'instant, ces trois pièces-là m'ont particulièrement marqué chacune à sa façon.
11:35D'accord.
11:36En tout cas, en voyant comment vous expliquer avec une énergie assez forte, ça sent que ça vous a vraiment
11:45marqué ces pièces.
11:46Et vous avez parlé d'Aïcha de Tombouctou, c'est ça ?
11:52Aïcha de Tombouctou, où vous avez interprété deux rôles différents, au niveau de la même pièce.
12:00Oui.
12:01Et comment on prépare une telle pièce ?
12:07On prépare ça dans l'amusement, sans stress.
12:14On stresse quand on doit maintenant présenter aux gens.
12:19Mais honnêtement, Aïcha de Tombouctou, je l'ai préparé à ma façon.
12:22Un peu comme je prépare toutes les pièces, parce que tous les personnages, je veux dire, c'est sans stress.
12:30Quand on a le temps, on regarde le texte, on lit.
12:33Et puis voilà, on essaie de communiquer vraiment avec le texte pour savoir le personnage, c'est qui et tout
12:40ça.
12:40Il y a des petits détails dedans qu'il faut juste repérer pour pouvoir, surtout quand c'est deux personnages
12:45différents, pour pouvoir faire la différence.
12:47J'ai d'un côté le griot.
12:49Donc je sais que lui, c'est quelqu'un d'éloquent, de posé, de prestant, vraiment.
12:57Et de l'autre côté, j'ai Salasa qui est un pingre, un avare, un, comment on dit, on dirait,
13:05un chien arrasé en quelque sorte.
13:08Donc je suis parti sur des petits détails comme cela pour pouvoir construire les deux personnages.
13:13Mais c'était vraiment soft, c'était no stress, c'était no stress.
13:17Le stress est arrivé après qu'on a dit, c'est l'heure de la vérité.
13:20Il faut jouer, il faut montrer si ce que vous avez fait est bien ou pas, les gens vous diront.
13:27D'accord.
13:29En tout cas, ça m'a un peu intrigué de voir qu'on peut jouer, représenter deux personnages à la
13:36fois.
13:37Oui, mais il y a des pièces dans lesquelles vous verrez, les gens, ils ont trois personnages, quatre personnages.
13:44Parce que dans les frasques de Bento, je pense que j'en ai fait trois, comme ceux-là, personnages.
13:49Mais c'est des personnages qui sont de passage.
13:51Donc ce ne sont pas les principaux.
13:53Du coup, et après, on se demande, on retient jusqu'à un seul personnage.
13:58On dit, mais l'autre qui a fait, on dit, non, mais c'est la même personne.
14:01Mais sinon, au théâtre, c'est possible.
14:03Les gens font ça beaucoup, deux, trois personnages.
14:05Et il y en a un qui porte un monologue.
14:07Ils font peut-être cinq à six personnages.
14:10Je sais que j'ai vu un monologue comme cela de notre aînée, et donc Sinyoula, elle est seule sur
14:16scène.
14:16Elle fait tellement de personnages.
14:17Elle fait le professeur, elle fait sa maman.
14:19Elle fait une vendeuse d'arachides.
14:23Elle fait un Camerounais.
14:26Elle fait deux autres personnages.
14:28Donc c'est magnifique.
14:30C'est beau.
14:31Au théâtre, c'est possible.
14:32Ça se vit.
14:33C'est comme ça.
14:33D'accord.
14:35Alors, c'est vraiment intéressant en écoutant.
14:39Et je vois que vous vous imposez par une présence scénique intense.
14:46Comment travaillez-vous à captiver le public?
14:53Donc, je dis mon secret.
14:55Je l'ai tout dit.
14:58D'abord, c'est parce que quand on prépare un rôle, un personnage, l'objectif, ce n'est pas d
15:11'abord de captiver le public.
15:12Enfin, pour moi, l'objectif, ce n'est pas d'abord de captiver le public ou pas.
15:16Mais c'est de vivre le personnage.
15:20C'est de laisser le personnage m'habiter et, comme je l'ai dit, louer mon corps au personnage pour
15:26qu'il reste là.
15:27Voilà, le temps du contrat de bail.
15:31Voilà, qu'il soit confortable et tout et tout.
15:34Mais la préparation, évidemment, il y a une préparation qui se fait.
15:39Voilà.
15:40Et qui contribue aussi à rendre le comédien prestant et captivant sur la scène.
15:45Donc, c'est principalement travailler son corps.
15:49Déjà, c'est un sport qu'on fait.
15:51Nous, les hommes de théâtre, on fait régulièrement le sport.
15:55Voilà, déjà pour être là.
15:57Ne pas avoir de difficultés à bouger sur la scène parce que c'est tout ça aussi.
16:00Travailler la voix, travailler la diction, l'articulation.
16:04Parce que théâtre, c'est texte.
16:06Voilà.
16:07Bon, pas forcément.
16:08Parce que ça, ça peut susciter un débat, pas forcément.
16:11Mais en tout cas, pour ce que nous, on fait, il y a du texte.
16:14Donc, on parle.
16:15Et il faut que ce que tu dises là soit bien entendu.
16:18Il faut que ce que tu dises là soit bien compris.
16:21Donc, travailler la voix pour que déjà, tu sois agréable à entendre.
16:26Que quand tu dis bonjour déjà sur la scène,
16:29les gens sont déjà prêts à entendre la suite.
16:32Parce que déjà, tu as une voix, tranquille.
16:34Et quand tu commences à t'exprimer, en plus que le texte est bien écrit,
16:38et la plupart du temps, les textes sont bien écrits,
16:42et que ce soit audible, que ce soit fluide, que ça couvre l'éloquence.
16:46Voilà.
16:46Donc, il y a tout ça.
16:47Voilà.
16:48Pour ne citer que ces choses-là.
16:50Et sinon, après, il y a le travail particulier.
16:56Parce que chaque personnage aussi est particulier.
17:00Donc, il y a ce travail particulier qu'on fait pour chaque rôle,
17:03pour être présent, pour être crédible.
17:06Voilà.
17:06Sur la scène.
17:08D'accord.
17:09Je vois que ça demande beaucoup d'efforts
17:11et beaucoup de choses à faire avant de monter sur scène.
17:16Beaucoup de concentration.
17:17On a l'air dispersés, mais on est concentrés.
17:20Oui, beaucoup de concentration.
17:22Vraiment beaucoup de concentration et rester focus.
17:26D'accord.
17:27Et je vois qu'étant tout petit,
17:30les enfants, quand on dit théâtre, c'est aller rire.
17:34C'est tout.
17:35Est-ce que vraiment le rôle du théâtre, c'est juste se divertir?
17:41Le rôle du théâtre, c'est divertir, oui, mais pas que, pas que.
17:48Parce qu'autant le théâtre met à l'aise, détend, fait rire et tout ça,
17:54autant le théâtre peut mettre mal à l'aise, peut faire pleurer,
17:59peut t'éteindre au lieu de te détendre.
18:02Voilà, donc le théâtre a plusieurs fonctions
18:05et ça diverge en fonction aussi du thème, du sujet,
18:14aussi de la communauté et tout ça.
18:17Mais c'est pas que pour faire rire le théâtre,
18:20c'est pas que pour faire rire.
18:21Voilà, il y a le caractère éducatif,
18:25ça c'est tout naturel, on le connaît,
18:26on sait que le théâtre, ça éduque.
18:27On sait aussi que le théâtre, ça choque.
18:30Voilà, et on sait que le théâtre, ça peut créer des troubles.
18:36C'est comme le disait le professeur Jean-Pierre Guingané,
18:38le théâtre, c'est une arme.
18:40Voilà, c'est une arme maintenant.
18:42Il appartient à celui qui s'en sert,
18:45voilà, de choisir à quelle utilité, à quelle fin on s'en sert.
18:50Voilà, on peut l'utiliser pour combattre,
18:54pour attaquer, pour défendre, voilà,
18:56ou pour protéger, tout simplement, voilà.
19:00Et je vois que vous avez reçu le prix
19:02du meilleur comédien à la nuit
19:05dès l'Ompolo 2025.
19:08Bon, je pense que c'est une consécration.
19:11Que représente cette distinction pour vous
19:14et pour votre parcours ?
19:17Oui, j'ai tenté de répondre à cette question moi-même
19:22une fois que j'ai reçu le prix.
19:26Et pour moi, c'est un encouragement.
19:32C'est une consolation, en quelque sorte,
19:35une façon de te dire,
19:37« Ça va, ce que tu fais est connu, on voit,
19:43et il faut que tu continues. »
19:45Voilà, continue, voilà, ne lâche pas.
19:49C'est parce que le prix est...
19:51C'est arrivé à un bon moment, quoi,
19:54parce qu'on est au Burkina Faso,
19:57on a tellement de difficultés
19:59quand il s'agit des artistes, voilà,
20:02et difficultés sociales,
20:04comment les gens nous voient,
20:05voilà, et en même temps,
20:06c'est les difficultés financières.
20:09Parce qu'aujourd'hui, quand tu n'as pas l'argent,
20:11on va te voir bizarrement, de toute façon.
20:14Donc, même si tu fais de l'art,
20:16si tu as de l'argent, évidemment,
20:17les gens vont te voir bien, voilà.
20:19Maintenant, il n'y en a pas,
20:21il n'y a pas de l'argent, voilà.
20:23Et il y a tellement de difficultés,
20:26quand tu finis, tu rentres à la maison,
20:28tu te demandes pour combien de temps encore.
20:31Parce que tu as envie de faire ça,
20:32mais pour combien de temps encore,
20:33tu vas souffrir,
20:36tu as l'impression de ne pas avoir de reconnaissance.
20:38Bon, de la part de qui, c'est la reconnaissance ?
20:41Après, tu te poses des questions,
20:43parce que dans le milieu,
20:44on est tous dans la même galère.
20:45Qui, qui, voilà.
20:46Donc, que la nuit de l'Ompolo revienne,
20:51parce que ça existait depuis,
20:53après, ça a disparu,
20:55que ça revienne, c'était déjà bien.
20:56Et que le ministère décide d'accompagner
21:00déjà cette cérémonie-là,
21:02c'est magnifique.
21:04Et qu'on me consacre comme le meilleur comédien
21:07à la nuit de l'Ompolo 2025.
21:09Honnêtement, je...
21:11C'est compliqué,
21:12parce que c'est la première fois
21:13qu'on en parle comme cela
21:15et sur une chaîne de télé,
21:18enfin, dans les médias comme cela,
21:21quand on me pose la question.
21:22Donc, du coup, je suis un peu perdu,
21:26je ne sais pas trop quoi dire.
21:27Mais honnêtement,
21:27pour moi, c'est une consolation,
21:29c'est un réconfort,
21:30c'est un encouragement.
21:32Parce que ça n'a pas été simple.
21:33Aïcha de Tombouctou aussi.
21:35Je parlais des personnages
21:37que j'ai joués dans la pièce,
21:40les conditions dans lesquelles
21:41on a travaillé, on a créé.
21:43Je salue au passage
21:45le metteur en scène,
21:47Charles Normandie Tiendré-Béreau,
21:49qui a porté le projet
21:50et qui a beaucoup soutenu le projet
21:53parce que c'est lui l'initiateur.
21:55Et voilà.
21:56Donc, ça représente énormément,
21:58ça représente un grand soutien pour moi,
22:01un réconfort,
22:02voilà, une consolation.
22:03C'est un encouragement.
22:04Ok.
22:05D'accord, pas de souci.
22:07Alors, vous avez parlé tout de suite
22:10des difficultés que vous rencontrez.
22:14Quelles sont ces difficultés
22:15qu'on peut rencontrer dans le théâtre?
22:18Ah bon, c'est le même problème.
22:21Là, c'est l'argent.
22:23C'est l'argent, le soutien, voilà.
22:27Parce que pour créer,
22:28il faut beaucoup d'argent,
22:29déjà au théâtre.
22:31Pour créer, il faut beaucoup d'argent
22:33pour diffuser, il faut de l'argent.
22:35Et aujourd'hui, on est formé au métier,
22:38il n'y a pas de soutien.
22:40C'est vrai qu'avant, avant nous,
22:43je dirais qu'avant nous,
22:45peut-être même pendant nous,
22:46il y en a encore toujours les subventions,
22:47mais plus comme avant.
22:49Sauf qu'aujourd'hui, il n'y a plus beaucoup
22:51de subventions, comme je l'ai dit.
22:53Il n'y a plus beaucoup de subventions.
22:54Et pour créer, on a vraiment de mal à créer.
22:57Donc quand on crée, on diffuse quelquefois
23:00et après, on est obligé de ranger
23:01et de passer à autre chose.
23:03Parce qu'on n'a même pas...
23:05C'est les espaces de diffusion.
23:08On a une pièce qu'on a créée ici à Ouaga.
23:12On a joué dans les espaces culturels ici.
23:16Maintenant, il faut peut-être,
23:18il faut même pas peut-être,
23:20il faut aller jouer ailleurs aussi.
23:21Par exemple, à Bobo.
23:23Comment on arrive là-bas avec la pièce ?
23:25On joue dans quelle salle ?
23:26OK, on est logé où ?
23:29Qui prend en charge tout ça ?
23:31Donc il n'y a pas de soutien dans ce sens-là.
23:34Du coup, on se résume à créer,
23:40à jouer et ensuite à créer d'autres.
23:44Puisqu'on a déjà joué dans tous les espaces,
23:46les gens ont vu.
23:47Bon, vous n'allez pas continuer
23:48à jouer la même pièce encore et encore.
23:49Il faut aller vers la population.
23:51Et aller vers la population
23:52demande une mobilisation logistique,
23:55financière et humaine.
23:58Donc il y a tout ça,
23:59il y a ces difficultés-là.
24:01Et puis, comment aussi
24:04emmener plus de monde vers nous ?
24:06C'est vrai qu'on joue dans plusieurs espaces,
24:08mais ça ne veut pas dire
24:08que tous les Burkinabés
24:10ou tous les Ouagalais ont vu la pièce.
24:12Maintenant, comment est-ce que
24:13tous les Ouagalais viennent au théâtre ?
24:15Comment est-ce qu'on fait
24:15pour que les Ouagalais arrivent au théâtre ?
24:17Ça aussi, c'est une difficulté qu'on a.
24:19On me dirait que c'est la communication,
24:21la mobilisation,
24:22mais comment on communique,
24:22comment on mobilise ?
24:23Parce qu'on n'a pas
24:24de communicants
24:26ou de médias
24:29spécialisés dans le théâtre.
24:31Voilà, c'est vrai qu'on a des médias
24:35qui se disent médias culturels,
24:39mais théâtralement parlant,
24:41les gens ne viennent pas beaucoup vers nous.
24:43Donc on n'a pas cette plateforme-là
24:45pour s'exprimer,
24:46pour montrer ce qu'on sait faire.
24:49Voilà,
24:49ou on peut même faire passer
24:51du théâtre filmé à la télévision
24:53et tout ça.
24:54Donc il y a ces difficultés-là aussi
24:55pour que la population découvre le théâtre,
24:57que la population quitte dans le stéréotype
25:00pour le théâtre.
25:01C'est juste pour faire rire,
25:02c'est le sketch qu'on voit à l'église
25:04ou à l'école.
25:05Non,
25:06c'est plus loin,
25:08c'est plus que ça.
25:09Voilà,
25:09donc c'est toutes ces difficultés-là.
25:12D'accord.
25:13Je vois qu'il y a énormément de difficultés.
25:15Oui, il y en a,
25:16mais c'est pour ne citer que ces difficultés.
25:18Il y en a beaucoup.
25:19D'accord.
25:21Et vu ce nombre de difficultés
25:25qu'on rencontre au niveau du théâtre,
25:28est-ce qu'un comédien peut vivre de son art?
25:33Oui,
25:33un comédien peut vivre de son art.
25:36Il peut vivre de son art.
25:39Clairement,
25:40il peut vivre de son art.
25:41Parce que,
25:43si c'est financièrement,
25:45je suppose que la question
25:47c'est plutôt financièrement.
25:48Oui.
25:49financièrement,
25:50il peut vivre de son art
25:52s'il a des activités
25:54de façon régulière.
25:55Voilà.
25:56S'il est régulièrement
25:58sur la chaîne,
25:59s'il est régulièrement
25:59en train de travailler,
26:01en train de bouger,
26:02oui, pourquoi pas,
26:03il peut vivre de son art.
26:04Maintenant,
26:05c'est les opportunités de travail
26:07qui manquent.
26:08Parce que,
26:09normalement,
26:09quand on travaille,
26:10on est rémunéré.
26:11Et quand on travaille
26:13et qu'on n'est pas rémunéré aussi,
26:15c'est autre chose.
26:16Sauf que nous,
26:17on est plus dans ça
26:18Pourtant,
26:19il y en a qui arrivent
26:20quand même
26:21à vivre de ça.
26:24Ils se débrouillent
26:25comme ils peuvent.
26:26Voilà.
26:27Et c'est difficile,
26:30mais voilà quoi.
26:31On a choisi
26:32et comme aime le dire
26:40Minata Dialoglé,
26:41le choisir,
26:42c'est le choisir.
26:44Donc,
26:44démerde-toi
26:45pour vivre de ton art.
26:46Mais oui,
26:47il y a des gens
26:47qui vivent de leur art
26:48ici au Burkina Faso
26:49en tant que comédiens.
26:51Ils ne font rien d'autre.
26:52Moi, je ne fais rien d'autre.
26:53Moi, je suis comédien.
26:55En tout cas,
26:56pour l'instant,
26:56je vis.
26:57Je ne sais pas
26:58de quoi sera fait
27:00demain,
27:00mais voilà.
27:02Je vis.
27:02On a des aînés aussi
27:04qui vivent de ça
27:05et on espère
27:07juste que
27:09ça changera.
27:10Ça va s'améliorer.
27:11Ça va s'améliorer
27:12et tous les comédiens
27:13vivront de leur art.
27:15D'accord,
27:16pas de soucis.
27:17Et quelles circonstances
27:19vous amènent
27:20à effectuer
27:21des prestations?
27:23Oui,
27:24déjà,
27:25quand on crée,
27:27il faut qu'on
27:28preste,
27:29il faut qu'on joue
27:29et en même temps,
27:30c'est parce que
27:31on a choisi
27:33le métier,
27:34comme je le disais.
27:36Il faut travailler.
27:37Donc,
27:38Noël Minungo
27:38le dit très souvent.
27:40On a dit
27:40qu'on est comédiens,
27:41on fait du théâtre,
27:42on est metteurs en scène.
27:43Même s'il n'y a pas
27:44d'argent,
27:44il faut travailler.
27:46Sinon,
27:46c'est compliqué.
27:47Le maçon ne reste pas
27:47à la maison
27:48parce qu'il n'y a pas
27:50à maçonner.
27:50Il va aller chercher
27:51le marché,
27:52il va aller chercher
27:52à maçonner.
27:53Sinon,
27:54on cherche les marchés
27:55qu'il n'y en a pas.
27:55Au moins,
27:56on fait un métier
28:01de créativité.
28:02On crée
28:02et on trouve
28:03l'espace pour jouer.
28:04Donc,
28:05déjà,
28:05voilà une circonstance.
28:06Parce qu'on a créé,
28:07il faut qu'on joue.
28:08Et parce qu'on est comédé,
28:09il faut qu'on crée.
28:10Donc,
28:10du coup,
28:12il y a ça.
28:13Et aussi,
28:14il y a ces personnes
28:14qui viennent voir
28:15et la pièce
28:16et qui nous invitent
28:18à venir jouer.
28:19Voilà.
28:20On est des structures
28:20qui peuvent
28:23commander une pièce.
28:24On va,
28:25on joue pour eux.
28:25Ou une pièce
28:26qu'on a déjà jouée,
28:27ils veulent l'avoir
28:28pour leurs collègues,
28:30pour leur entreprise.
28:31On va,
28:32on joue.
28:32On a déjà joué
28:33à Echelie Tombouctou
28:34à Zalaï Hotel.
28:36Donc,
28:37et bien d'autres pièces.
28:38Il y a aussi
28:38parce que les gens
28:39nous demandent.
28:40On vient jouer.
28:41Il y a des festivals
28:42comme les récréateurs
28:43qui arrivent bientôt.
28:44on va jouer
28:45donc autant
28:46de circonstances
28:47qui peuvent aussi
28:49motiver
28:49une prestation
28:50de notre part.
28:53D'accord.
28:55Et vu
28:56les difficultés,
28:57comment ça se passe
28:58au théâtre,
29:00comment percevez-vous
29:02l'évolution du théâtre
29:03au Burkina Faso ?
29:07Compliqué,
29:09ambiguë.
29:10Ambiguë parce que
29:12le théâtre est en train de,
29:15peut-être qu'il est en train
29:16de muter,
29:17si je dois le dire,
29:18parce que
29:20il y a le fait
29:21qu'on n'a plus
29:22vraiment de subventions,
29:24donc plus vraiment
29:26de soutien financier.
29:27donc il faut aller vers
29:29d'autres formes
29:31de survie.
29:33Donc il y a ça.
29:35Donc,
29:37pourtant,
29:37il y a aussi
29:38beaucoup de jeunes
29:39qui sont formés
29:40et qui viennent
29:41au théâtre.
29:42Il y en a beaucoup.
29:43voilà,
29:45j'en fais partie
29:45et on a
29:47de l'école
29:48d'où je viens,
29:50il y a déjà
29:51deux promotions
29:51après nous.
29:53Donc,
29:53des plus jeunes
29:54qui viennent,
29:56les gens viennent
29:57beaucoup
29:57pour faire le métier.
30:00Donc,
30:01il évolue
30:03du point de vue,
30:04je pense,
30:05ressources humaines.
30:07Pourtant,
30:10ressources matérielles,
30:12financières,
30:13on a perdu beaucoup.
30:15Voilà,
30:16donc,
30:16mais le côté
30:18qui me fait espérer
30:20beaucoup,
30:20c'est qu'aujourd'hui,
30:22quand tu pars au théâtre,
30:24par exemple,
30:25quand tu pars aussitôt,
30:26tu vois que le public
30:27est constitué
30:28d'une majorité jeune.
30:31Vraiment,
30:31quoi,
30:32les Burkinabés,
30:33des jeunes
30:34qui viennent
30:37régulièrement
30:38voir des pièces
30:38de théâtre.
30:39Ça fait espérer
30:40parce qu'au moins,
30:41on sait que
30:42le Burkinabé
30:43s'intéresse vraiment,
30:44il a compris
30:45que le théâtre
30:46qu'on fait,
30:46c'est pour lui,
30:47c'est son identité.
30:48Il s'y retrouve,
30:49donc il vient.
30:50Donc,
30:50les enfants,
30:51ils viennent,
30:52les adolescents sont là,
30:53les jeunes,
30:54les vieux.
30:54Donc,
30:55il y a tout le monde.
30:56et ce n'est pas comme avant,
30:59tu peux arriver,
31:00tu vas voir
31:01beaucoup,
31:03beaucoup d'expats,
31:04on dit les expats,
31:06voilà,
31:07beaucoup d'expats
31:07ou disons simplement
31:09beaucoup de blancs.
31:10Voilà,
31:11que des noirs.
31:11Aujourd'hui,
31:12tu arrives,
31:13il y a des moments,
31:13la salle est pleine,
31:14mais tu ne vas voir aucun blanc.
31:16Il n'y a que nos frères,
31:18nos soeurs qui sont là.
31:19Donc ça,
31:20moi,
31:21je regarde ce côté-là
31:22et je me dis que
31:24on peut peut-être exploiter ça.
31:27Maintenant,
31:27la réflexion est lancée,
31:28on ne sait pas encore
31:29comment exactement,
31:31mais moi,
31:32je trouve que le théâtre
31:32évolue bien.
31:34Voilà,
31:34même si on a perdu
31:35beaucoup en ressources
31:36matérielles et financières,
31:39ça évolue bien
31:40dans ce sens-là
31:40et à nous maintenant
31:42de savoir
31:44comment l'utiliser,
31:46comment en profiter
31:46et comment faire en sorte
31:48que ça puisse profiter
31:52aux hommes du théâtre.
31:53Alors,
31:54et pour toutes les personnes
31:55qui sont motivées,
31:57qui ont vraiment
31:58l'amour du théâtre,
32:00la passion,
32:01qui veulent se lancer
32:02et ne savent pas
32:04comment s'y prendre et tout,
32:07quel message avez-vous
32:08pour ces personnes ?
32:10Oui,
32:11ils n'ont qu'à se lancer.
32:13Oui,
32:14maintenant,
32:14comment se lancer,
32:15c'est vrai,
32:16c'est vrai que
32:18après tout,
32:19le théâtre au Burkina Faso
32:21est quand même
32:22assez bien structuré,
32:23ce qui fait que
32:26il faut savoir
32:27comment se lancer.
32:29Mais ce qui est bien,
32:31c'est que chez nous,
32:32il faut probablement,
32:34il faut forcément
32:35passer par une formation.
32:36Voilà,
32:37ça peut être
32:37l'école supérieure,
32:38le théâtre Jean-Pierre Guingané
32:39et pour ça,
32:41il faut que ces personnes
32:42se rendent tout simplement
32:43à l'espace culturel Gambidi,
32:45prendre des renseignements.
32:46Voilà,
32:47ils sauront
32:47dans quelle mesure
32:48ils peuvent être admis
32:51à cette école-là.
32:52Ou aussi,
32:53ça peut être
32:54au théâtre Soleil,
32:56ils ont un atelier
32:57permanent là-bas aussi,
32:58qui se trouve à 6h1,
32:59ils peuvent s'y rendre,
33:00prendre des renseignements,
33:01et ils font la formation,
33:03et ils ont l'opportunité
33:04de sortir aussi
33:05avec un spectacle.
33:08Voilà,
33:09donc c'est pratique,
33:11c'est super pratique
33:12dans tous les deux cas.
33:13Voilà,
33:14il y a la formation
33:14et vous sortez
33:16avec un spectacle,
33:17ça veut dire
33:17que vous avez déjà
33:18l'expérience de la scène
33:19et à partir de là,
33:20maintenant,
33:21chacun peut essayer
33:22de construire sa carrière.
33:24Voilà,
33:24c'est comme cela
33:25que ça se passe
33:26pour le théâtre
33:27au Burkina-Passo.
33:28D'accord,
33:29pas de problème,
33:29donc c'est comme
33:30il vient de le dire,
33:31lancez-vous,
33:32mais pour bien
33:33vous lancer,
33:34il faudrait passer
33:35par une formation
33:36et il a si bien expliqué,
33:38vous pouvez vous rendre
33:39à l'espace Gambidi
33:41pour plus d'informations
33:42et bien sûr
33:43dans les autres
33:45espaces culturels.
33:47Dans tous les autres
33:48espaces culturels,
33:49que ce soit au CITO,
33:50que ce soit à Grasse Théâtre,
33:52vous connaissez
33:53un homme de théâtre,
33:53il faut vous adresser
33:54à lui,
33:55vous expliquer,
33:56vous voulez vous lancer,
33:57il saura vous guider.
33:58Oui,
33:59c'est tout simple.
33:59D'accord,
34:00et avez-vous un dernier mot
34:02pour nos internautes ?
34:04Ben,
34:05le mot que j'ai à vous dire,
34:07c'est des mots,
34:08je vous dis,
34:09les gars,
34:10quand on aime la vie,
34:11on part au théâtre.
34:12Alors,
34:13nous vous attendons
34:14au théâtre.
34:15Prenez la décision,
34:17prenez l'initiative
34:18d'aller
34:19un week-end
34:20au théâtre,
34:20que ce soit au CITO,
34:22que ce soit
34:22à l'espace culturel Gambidi,
34:23que ce soit à Grasse Théâtre,
34:25à Théâtre Soleil,
34:26n'importe quel espace
34:27où vous avez l'information
34:29qu'il se passe du théâtre.
34:31Allez voir du théâtre.
34:32Cela vous fera du bien,
34:34un grand bien,
34:35un bien énorme,
34:36que vous allez me chercher
34:37pour dire merci.
34:40Alors,
34:41chers internautes,
34:42notre émission
34:44traverse la fin.
34:46Nous disons
34:46merci à Philemon Zango
34:49pour ce moment
34:50de partage
34:51et d'inspiration.
34:53Merci bien.
34:54Merci à vous
34:54pour l'invitation,
34:55pour ce partage
34:57autour du théâtre
34:58qui est un art
35:00super passionnant.
35:01Merci beaucoup
35:02et on espère
35:03que ça va se multiplier
35:05des occasions comme cela
35:06pour les hommes du théâtre
35:08parce qu'il faut
35:08que les gens sachent
35:09que le théâtre au Burkina
35:10s'avis
35:11et c'est très vivant.
35:12D'accord.
35:14Alors,
35:15votre parcours
35:16nous rappelle
35:16que le théâtre
35:18n'est pas
35:18qu'un métier.
35:20C'est une manière
35:21d'habiter le monde
35:23et de le questionner
35:25et de le transformer.
35:27Alors,
35:28comment on peut
35:29vous joindre
35:30pour les personnes
35:31qui souhaitent
35:32entrer en contact
35:33avec vous ?
35:34Alors,
35:35pour entrer en contact
35:36avec Philemon Zongo,
35:38il faut appeler
35:39ou écrire
35:41au 62 92 93 94.
35:47Vous pouvez également
35:49me suivre sur Facebook
35:50et ma page
35:52est intitulée
35:53Barque Biga Philemon.
35:55Alors,
35:56quant à vous,
35:57chers internautes,
35:58merci de nous avoir suivis.
36:00Retenons qu'on peut
36:02toujours se retrouver
36:03sur toutes les plateformes
36:04via Faso TV
36:06ou Faso.net.
36:08Merci encore
36:09pour votre fidélité
36:10et à très bientôt
36:11pour une nouvelle émission.
36:18Sous-titrage Société Radio-Canada
36:18Sous-titrage Société Radio-Canada

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