- il y a 19 heures
Jean-Luc Mélenchon, après défendu le 1er-Mai "journée de lutte depuis le 1er jour", s'est ensuite exprimé sur la situation sociale.
"Les prix s'envolent, les revenus diminuent", a déclaré le fondateur de La France insoumise qui réclame "des lois d'urgence sociale" permettant d'"harmoniser les salaires avec l'augmentation des prix (...) immédiatement et pour toute la durée de la crise."
"Les prix s'envolent, les revenus diminuent", a déclaré le fondateur de La France insoumise qui réclame "des lois d'urgence sociale" permettant d'"harmoniser les salaires avec l'augmentation des prix (...) immédiatement et pour toute la durée de la crise."
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00:00Oui, vous m'entendez ce coup-là ?
00:02Voilà, qui est bien !
00:05Alors, rien n'est...
00:09Chez nous, jamais rien tourneront.
00:12Le 1er mai, d'habitude, on se rassemble et on vient porter les revendications essentielles du moment.
00:20Pourquoi ? Parce que le 1er mai, c'est un jour de rassemblement
00:26sous l'égide de la classe ouvrière et de ses organisations syndicales
00:30pour avancer de l'avant, faire avancer le progrès social
00:34sans lequel la vie vraiment ne serait pas ce qu'elle est aujourd'hui déjà
00:39puisqu'elle est le résultat de tous ces progrès sociaux
00:43qui nous ont permis d'être éduqués, soignés, accueillis
00:47et toutes ces conquêtes qui viennent de la lutte du mouvement ouvrier
00:51sans lesquelles nous ne serions pas les êtres humains que nous sommes aujourd'hui.
00:55Et que n'étaient pas les êtres humains au moment où on se rassembla
01:00le 1er, 1er mai de 1889.
01:03Et ne perdons jamais de vue cette histoire.
01:06J'y viens dans un instant.
01:08Au lieu qu'on soit en train de le faire
01:11et d'obliger les puissants à écouter la voix du peuple
01:15et que demandent tous ces manants,
01:17que veulent ces gueux ?
01:20Travaillez moins et gagnez davantage ?
01:22Oui, oui, exactement.
01:25Exactement.
01:30Alors ça, ils ne peuvent pas le comprendre.
01:33Et c'est d'ailleurs pour eux tellement insupportable
01:37que ce 1er mai, cette date,
01:40qu'est-ce que vous croyez que c'est ?
01:41Sinon comme un drapeau, comme un cri,
01:45comme un message qui s'est déployé à travers le temps
01:48depuis 1889
01:50où à l'appel de la 1ère internationale,
01:53pour la 1ère fois,
01:54les travailleurs se mobilisèrent,
01:57se mirent en grève
01:58pour obtenir quoi ?
01:59Je vous prie,
02:00ce que vous voyez ici sur moi,
02:03ce triangle rouge
02:04qui fut porté ici
02:06à Paris sous la forme
02:08pour la 1ère fois
02:09d'un triangle de cuir rouge
02:12qui voulait dire
02:138 heures de travail,
02:158 heures de loisirs,
02:178 heures de sommeil.
02:18C'est-à-dire
02:19que la 1ère des grandes revendications
02:21qui a regroupé
02:23toute la classe ouvrière mondiale,
02:25tous les salariés,
02:26c'est la bataille
02:27pour le temps libre,
02:29le temps où l'on dispose de soi,
02:31où l'on est autonome.
02:37Au diable,
02:38leurs erreurs de langage,
02:39les voici
02:40qui nous parlent
02:41du 1er mai
02:42comme de la fête du travail.
02:45Non, mesdames, messieurs,
02:47ce n'est pas la fête du travail
02:48ou alors faites la fête
02:50de la respiration
02:51ou la fête de la...
02:53Que sais-je ?
02:54de la gravitation universelle.
02:56Le travail est le propre
02:58des êtres humains.
02:59Mais il ne faut pas confondre
03:01le travail
03:02et le travail salarié.
03:04Car tout le monde
03:04travaille du matin au soir
03:06et notamment celles
03:07qui font du travail gratuit
03:08à la maison.
03:13Et sans cette immensité
03:15du travail gratuit,
03:18sans ce travail consacré
03:20aux enfants,
03:21à la famille,
03:22au moins valide,
03:23à l'entretien quotidien
03:25de la reproduction sociale
03:27de nos familles,
03:28il n'y aurait pas
03:29d'accumulation capitaliste possible.
03:32Car le capitalisme,
03:33il faut le rappeler
03:34le 1er mai,
03:35depuis toujours,
03:37est l'appropriation privée
03:39du travail gratuit
03:40qui est fait soit dans l'entreprise
03:43qui est fait soit dans l'entreprise
03:43où, évidemment,
03:44on ne redistribue pas
03:46tout ce qui a été produit.
03:48Mais c'est aussi
03:50l'appropriation
03:52du travail gratuit
03:54fait à la maison.
03:55L'appropriation du travail gratuit
03:57à chaque instant
03:59de notre vie.
04:01Voilà pourquoi
04:02la bataille
04:03pour le temps libre
04:04est une bataille
04:06pour le temps
04:06choisi,
04:07c'est-à-dire en définitive
04:09l'autonomie
04:10de la personne humaine.
04:11Voilà ce que nous célébrons
04:12le 1er mai.
04:14Pas le travail,
04:15ni non plus
04:16la fête des travailleurs,
04:18qui est une appellation
04:19aussi absurde
04:20que la fête des femmes
04:22pour le 8 mars.
04:24Le 1er mai,
04:26c'est la journée internationale
04:27du travail des travailleurs.
04:29C'est une journée de lutte
04:30depuis le 1er jour.
04:39Et pas autre chose.
04:41Alors,
04:42évidemment,
04:43comme ils le savent,
04:44il a fallu
04:45qu'ils s'attaquent
04:46à ce symbole.
04:48N'oubliez pas,
04:49vous autres,
04:50tête de l'innode,
04:51parfois,
04:51quand on vous dit
04:52que si vous les élisez,
04:54ils vont vous mettre
04:55la retraite à 64 ans
04:56et qu'on me disait
04:58« Ah, vous exagérez,
04:59ils vous ont mis
05:00la retraite à 64 ans.
05:02Quand ils vous annoncent
05:03qu'ils veulent la mettre
05:03à 67 ans,
05:05ils la mettront
05:06à 67 ans.
05:07Si on fait l'absurdité
05:09de les élire encore une fois,
05:12eh bien,
05:12ils s'en sont pris
05:13au 1er mai.
05:14Le petit monsieur Attal,
05:16qui aujourd'hui
05:17n'a même pas la honte
05:19d'aller devant des travailleurs
05:21qui, ce jour-là,
05:22sont au travail.
05:23Pourquoi croyez-vous
05:24qu'ils y soient ?
05:25Par enthousiasme
05:26pour ce qu'on leur fait faire ?
05:28Bien sûr que non.
05:29Ils y vont
05:30pour améliorer la paye,
05:31c'est-à-dire
05:32les possibilités
05:34pour la vie
05:34de la famille.
05:35Et s'ils s'en sont pris
05:37au 1er mai,
05:38si ce monsieur
05:39vient faire signer
05:40devant les caméras
05:41des gens
05:42pour qu'ils écrivent
05:43eux-mêmes,
05:43noir sur blanc,
05:44« Je n'ai pas le choix,
05:45je suis obligé
05:46de travailler,
05:47alors je viens travailler. »
05:49Et ils s'en vantent.
05:50Il faut qu'ils se montrent
05:51en train de maîtriser,
05:53dominer,
05:54imposer
05:55comme ils l'ont
05:56toujours fait
05:57parce que tel est
05:58au bout du compte
06:00le contenu
06:01de tous leurs programmes.
06:02Il n'a pas d'autre sens
06:04que de dominer
06:05le grand nombre
06:06et de l'obliger
06:07à travailler,
06:08travailler,
06:09travailler encore
06:10sans qu'on touche
06:11à un seul centime
06:12de leur salaire.
06:13Alors aujourd'hui,
06:14le premier de nos mots
06:15d'ordre,
06:16c'est d'augmenter
06:17les salaires.
06:18Nous le disons
06:19à la suite
06:21des syndicats.
06:23Et quand il y a
06:25une crise inflationniste
06:28soudaine,
06:29comme c'est le cas
06:29aujourd'hui,
06:30quand tout d'un coup
06:32les prix s'envolent,
06:33il faut se dire
06:34une chose,
06:35les prix s'envolent
06:36et les revenus
06:37diminuent d'autant.
06:39Car ce qu'il vous faut
06:40mettre à la pompe,
06:41c'est ce que vous ne
06:42mettraient ni pour vous
06:43pour manger,
06:44pour la famille,
06:45ni pour aucune activité.
06:46Par conséquent,
06:47encore une fois,
06:49c'est une part
06:50du salaire,
06:51c'est une part
06:52de la disponibilité
06:53de chaque être humain
06:54qui est dans
06:55cette bataille confisquée.
06:57Chaque centime
06:58a la pompe de plus.
07:00C'est moins de vie privée,
07:01moins de bonheur personnel
07:03et par conséquent,
07:05l'augmentation
07:06des salaires
07:07doit,
07:08quand c'est une crise
07:09soudaine,
07:10pour une raison
07:11qui résulte
07:12entièrement
07:13de la volonté
07:14politique
07:15de ceux
07:16qui ont déclenché
07:17cette guerre
07:18illégale
07:19contre l'Iran,
07:20qu'ils l'ont fait
07:21avec l'appui
07:21d'un pays
07:22dont le gouvernement
07:23est génocidaire
07:24et qui en a profité
07:26pour envahir
07:27le Liban.
07:28Mesdames,
07:29messieurs,
07:30tout cela
07:30n'a été possible
07:32que parce que
07:33ceux qui gouvernent
07:34sont incapables
07:36de faire valoir
07:37leur propre puissance
07:38pour obliger
07:39ceux-là
07:40à arrêter
07:41la guerre,
07:41arrêter
07:42le génocide,
07:43arrêter
07:43l'invasion.
07:45Rien n'est venu
07:46comme ça
07:46tomber du ciel
07:47par quelque
07:48obscure malédiction.
07:50Tout est politique
07:51et cette augmentation
07:53des prix à la pompe
07:55qui remplit
07:56les poches
07:56des pétroliers
07:57du monde entier
07:58est d'abord
07:59des pétroliers
08:00américains
08:01qui nous ont
08:02obligés
08:03du fait
08:03des mesures
08:04prises
08:05contre le pétrole
08:06russe,
08:07qui nous ont
08:07obligés
08:08à consommer
08:09aujourd'hui
08:10pour 47%
08:11de tout
08:12ce que les Etats-Unis
08:14exportent vers
08:15l'Europe
08:15de pétrole
08:16et de gaz.
08:17Voilà la vérité.
08:18Aucune malédiction,
08:20aucune circonstance
08:21imprévue.
08:22Tout est politique,
08:24tout résulte
08:24de décisions politiques.
08:26Alors,
08:27quand il y a
08:28une crise
08:29comme celle-ci,
08:31il faut décréter
08:32des lois
08:34d'urgence sociale
08:35et par urgence sociale
08:37pour le temps
08:38de cette crise,
08:40harmoniser
08:41les salaires
08:42avec l'augmentation
08:43des prix,
08:44c'est-à-dire
08:44mettre en place
08:46une échelle mobile
08:47des salaires
08:47immédiatement
08:48et pour toute
08:49la durée
08:50de la crise.
08:52On nous dit
08:54vous allez
08:55désorganiser
08:56l'économie.
08:57Pardon,
08:57c'est vous
08:58qui la désorganisez.
08:59C'est votre propre monde
09:01que vous désorganisez.
09:02Ce sont les Etats-Unis
09:03d'Amérique
09:04qui nous ont fait
09:05des prêchis-prêchats
09:06et manié la trique
09:08pendant 30 ans
09:09pour nous obliger
09:10aux politiques
09:10néolibérales
09:11absurdes
09:12qu'on détruit
09:13notre pays.
09:14C'est eux
09:14qui perturbent
09:16l'économie
09:16avec leur droit de douane
09:18après nous avoir
09:18prêché
09:19la liberté
09:20et du commerce.
09:21Nous n'avons
09:21aucune responsabilité
09:23nous autres tous
09:24dans cette situation.
09:25Alors c'est à eux
09:26de la régler
09:27et de la régler
09:28sur une base simple.
09:29Le respect
09:30des droits du peuple.
09:32Le respect
09:33du 1er mai.
09:35Alors,
09:39regardez-les.
09:41Regardez-les.
09:42Quand ils m'écoutent
09:43ils disent
09:43qu'est-ce qu'ils veulent
09:44celui-là ?
09:45L'échelle mobile
09:46des salaires.
09:47Vous n'y pensez pas.
09:48Et la loi
09:49et les accords
09:51la loi
09:51dites-vous
09:52vous ne manquez
09:53d'aucun culot.
09:54Vous le gouvernement
09:57résultant
09:57d'une élection
09:58dont le résultat
09:59n'a pas été respecté
10:00par celui
10:01qui est aujourd'hui
10:02le chef de l'État
10:03et qui signa
10:04définitivement
10:05sa forfaiture
10:06dans un pays
10:08où les élections
10:09ne sont pas respectées.
10:11Le gouvernement
10:11n'est pas légitime.
10:13Article 1.
10:16Article 2.
10:18Quand le parti
10:19du président
10:20de la République
10:21propose
10:22qu'on abroge
10:23pour le 1er mai
10:25l'application
10:26du jour férié
10:27aux boulangers
10:29et aux fleuristes.
10:30Est-ce qu'ils nous prennent
10:32vraiment pour des imbéciles
10:33les boulangers
10:34et les fleuristes ?
10:35Qu'est-ce qui vous prend ?
10:36Qu'est-ce qui fait
10:37que tout d'un coup
10:38les boulangers
10:39et les fleuristes
10:40sous peine de quoi ?
10:42Deux morts
10:43doivent retourner
10:44au travail ?
10:45Qu'est-ce que c'est
10:46que cette histoire ?
10:47C'est les boulangers
10:47et les fleuristes
10:48pour que l'un et d'après
10:50ce soit les autres
10:51comme ils l'ont fait
10:52pour le travail
10:53du dimanche
10:54où ils nous avaient dit
10:55« Ah, c'est exceptionnel ! »
10:57Et c'est à condition
10:58que les travailleurs
10:59veuillent bien.
11:00Qui a la liberté
11:00dont son entreprise
11:02de dire non
11:02à son patron ?
11:06Ceux qui n'ont jamais lu
11:08leur contrat d'embauche
11:09parce que dedans
11:10il est dit
11:11que le contrat de travail
11:12est un contrat
11:13de subordination.
11:15Dans le contrat de travail
11:17il n'est pas prévu
11:18qu'on discute individuellement
11:19de ce qu'on va faire
11:20de sa journée.
11:21Ça n'existe pas.
11:23Et par conséquent
11:24personne n'est libre
11:25quand personne n'est pas
11:27en possibilité
11:28de choisir.
11:30Et celui qui doit signer
11:31n'est pas libre.
11:33Celle qui doit
11:33qui est obligée de signer
11:35n'est pas libre
11:36de choisir.
11:37Alors arrêtez
11:37avec votre argument
11:38du choix libre
11:40parce qu'il n'existe pas.
11:42Eh bien quoi ?
11:43Alors les fleuristes
11:45et les boulangers.
11:46Les fleuris je suppose
11:48que c'est pour emmerder
11:48le parti communiste
11:49qui ce jour-là
11:50vend des bains
11:51de mai
11:52le 1er mai
11:53et rassemblent
11:54de cette manière
11:55quelques moyens de plus
11:56pour l'action politique
11:58anticapitaliste.
11:59mais les boulangers
12:00franchement.
12:01Et quoi ?
12:02Alors on nous dit
12:03ah ben oui c'est vrai
12:04on ne peut pas faire ça
12:05parce que précisément
12:07mesdames, messieurs
12:08vous avez perdu
12:09les détails en route
12:10mais c'était une loi
12:11qu'ils avaient amené
12:12monsieur Attal
12:13et leurs copains.
12:13Et pour aller plus vite
12:15ils se sont dit
12:16allez vous
12:16on ne discute pas
12:17parce qu'il y a ces chiens
12:18d'insoumis
12:19et de coco
12:20qui ont déposé
12:21des centaines d'amendements.
12:22Alors vite
12:23vous savez ce qu'ils ont décidé
12:25c'est eux-mêmes
12:26de rejeter la loi
12:27pour qu'elles fassent plus vite
12:28le tour en passant
12:29par le Sénat
12:30et qu'elles reviennent
12:31dans la commission
12:32où ça se déciderait.
12:33Ok ?
12:34C'est eux
12:35qui ont fait rejeter la loi.
12:36Eux
12:37l'Assemblée nationale
12:38a voté.
12:39Elle ne veut pas
12:41que le 1er mai
12:42soit abrogé.
12:46Et peu importe
12:48qui a proposé ce rejet
12:50c'est eux.
12:51Et bien donc
12:52vous avez entendu
12:54l'Assemblée nationale
12:55a dit non
12:56et que dit le gouvernement
12:57il dit oui
12:58on a parfaitement compris
12:59alors ça sera peut-être.
13:01Voilà comment ils comprennent.
13:03Et regardez
13:03dans quel sac de noeuds
13:05effroyables
13:05ils se sont mis.
13:07Parce que
13:08comment on fait
13:09quand un Premier ministre
13:10décide qu'une loi
13:11ne s'applique pas ?
13:12Vous suivez ?
13:13L'Assemblée nationale
13:14a rejeté donc
13:15la loi qui s'applique
13:16c'est celle qui fait
13:17du 1er mai
13:18un jour férié.
13:19Donc normalement
13:20aujourd'hui
13:21quiconque ouvre sa boutique
13:23offra la loi.
13:24alors que va-t-il se passer ?
13:26Le gouvernement dit
13:27nous comptons
13:28sur l'intelligence collective
13:30on voit déjà
13:30qu'ils préfèrent
13:31l'intelligence collective
13:32à la leur
13:33et c'est bien misé.
13:35Mais enfin
13:36l'intelligence collective
13:37on veut bien
13:38on est toujours pour nous
13:39on a des tas d'idées
13:40pour l'intelligence collective
13:41concernant la hausse
13:42des salaires
13:44ou concernant
13:45les précautions
13:46à prendre
13:46dorénavant au travail
13:47pour que notre pays
13:48sorte de la honte
13:49d'être le record d'Europe
13:51des morts au travail
13:52et je dis ça
13:53devant mon camarade
13:55le député européen
13:56insoumis
13:56Anthony Smith
13:57qui mène une campagne
13:59d'un chien
13:59pour les obliger
14:00à regarder ce qu'ils font.
14:04Alors mesdames, messieurs
14:06vous avez bien suivi
14:08la loi a été rejetée
14:10le gouvernement
14:11compte sur l'intelligence collective
14:12l'intelligence collective
14:14consiste à respecter la loi
14:15non d'habitude
14:16qu'est-ce qu'ils veulent dire ?
14:18Alors, je veux saluer
14:21les inspecteurs du travail
14:23qui aujourd'hui
14:24sont en train de relever
14:26les infractions à la loi
14:30personne ne peut les empêcher
14:32de faire leur travail
14:33car les inspecteurs du travail
14:35sont indépendants
14:37et le gouvernement
14:39n'a pas le droit
14:40de les appeler
14:41à violer la loi
14:42parce que c'est son confort électoral
14:44et quand il parle
14:46d'intelligence collective
14:47une fois que ces inspecteurs
14:49du travail
14:49auront fait
14:50des procès verbaux
14:53à qui s'adresse
14:54la demande
14:55d'intelligence collective ?
14:56Aux juges peut-être ?
14:58Alors je le dis
14:59au gouvernement
15:00les juges non plus
15:01n'ont pas le droit
15:02de violer la loi
15:02ils sont censés l'appliquer
15:04alors une injonction
15:06de cette nature
15:07est une double forfaiture
15:09contre l'indépendance
15:11des inspecteurs du travail
15:12et contre les juges
15:13voilà où nous en sommes
15:15voilà c'est que ce 1er mai
15:17incroyable
15:18alors écoutez-moi bien
15:20les gens
15:21les camarades
15:23il y en a jusque là
15:24de cette bande
15:27il est plus que temps
15:29de tourner la page
15:31vous avez compris
15:32alors l'autre il s'en va
15:34s'il s'en va
15:35il ne peut pas faire autrement
15:36à moi qui décide
15:37que pour ce qui est
15:38de la durée de ces quinquennats
15:39c'est comme pour le 1er mai
15:41il fait appel à l'intelligence collective
15:43et il est candidat de nouveau
15:45mais comme ce cas
15:47n'a aucune chance
15:47de se produire
15:48alors il est temps
15:50pour nous de dire
15:50puisqu'il s'en va
15:52tournons la page
15:53et faisons autre chose
15:57autrement
15:58d'un bout à l'autre
16:02nous sommes aujourd'hui
16:05à moins
16:06d'un an
16:07du deuxième tour
16:09de l'élection présidentielle
16:11de 2027
16:12moins d'un an
16:15et dans cette circonstance
16:18il y a ceux
16:19qui s'en vont
16:20ceux qui bavardent
16:22et ceux qui sont prêts
16:23et nous sommes prêts
16:25tous en plus
16:26sommes ici
16:29allez allez allez
16:32Total passe à la caisse
16:37qu'est-ce que c'est
16:38que cette histoire
16:40l'année dernière
16:4119 milliards
16:42de bénéfices
16:43distribués aux actionnaires
16:44l'année d'avant
16:4515 milliards
16:46l'année d'avant
16:4714 milliards
16:48et bien
16:49si Total était resté
16:51dans la caisse de l'Etat
16:52s'il était resté
16:53nationalisé
16:54et bien
16:55il y aurait
16:5530 milliards de plus
16:56dans la caisse de l'Etat
16:57en 5 ans
16:59100 milliards
17:00en 10 ans
17:01allez
17:02passez à la caisse
17:03vous en avez les moyens
17:05Total ne s'effondrera pas
17:07la première compagnie
17:10des huiles d'Orient
17:11c'est François 1er
17:12qui l'a créé
17:13et Total est l'héritier
17:15de cette affaire là
17:16arrêtez de vous faire peur
17:17tout seul
17:18et si vous avez peur
17:19dégagez
17:20parce que nous
17:20on n'a pas peur
17:22et on est capable
17:23de gérer Total
17:24et on n'a pas besoin
17:25de vous
17:26pour gérer Total
17:27vous entendez
17:29mesdames, messieurs
17:29les puissants
17:30et d'une manière générale
17:32il y en a vraiment peu
17:33parmi vous
17:34qui servent à quelque chose
17:35à tuitu personné
17:37vous êtes faciles
17:38à remplacer
17:39et de même
17:40que vous arrivez toujours
17:41à trouver des ouvriers
17:42et des ouvrières
17:43moins chers
17:44nous on trouvera
17:45des patrons moins chers
17:46et des gens
17:46qui distribuent
17:47moins d'argent
17:48aux actionnaires
17:52ah comme il parle mal
17:55il est clivant
17:56le monsieur
17:57qui est à la tribune
17:58et ben il en est content
18:02et personne parmi vous
18:04ne va tourner de l'oeil
18:06en entendant
18:06quelques bonnes
18:07et robustes vérités
18:09être plocamés
18:10sur la place
18:11de la République
18:11gloire à elle
18:12et dans notre 1er mai
18:14allez allez allez
18:15il faut qu'il donne
18:16l'argent
18:17celui de total
18:18parce qu'il faut
18:20bloquer les prix
18:21et bloquer les prix
18:22du carburant
18:23il faut mettre
18:24pour la période
18:25de la crise
18:25l'échelle mobile
18:27des salaires
18:28nous voulons
18:29l'augmentation
18:30des salaires
18:32allez vous savez
18:33ce que vous avez à faire
18:34c'est pas la peine
18:35que je vous le dise
18:37moins d'un an
18:38les petits amis
18:40et dans moins d'un an
18:42zou
18:42on y va
18:50lui il dit quoi
18:51zou
18:52zou
18:52les chaussures
18:53de marche
18:53zou
18:54les stylos
18:55pour le porte-à-porte
18:58si vous voulez
18:59merci à tous
19:00on va manifester
19:01merci à tous
19:02Merci.
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