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00:02:46Chocolat chou, une brioche pour Monsieur le Marquis.
00:02:51Tiens, le rideau se lève.
00:02:57Enlevez votre cajou, il faut vous nourrir.
00:03:05De la pierre et du pipi de chat.
00:03:09Le petit déjeuner ordinaire de la maison.
00:03:11Vous savez parfaitement ce qu'il faut faire pour avoir droit au spécial.
00:03:17Je me contenterai donc de l'ordinaire.
00:03:19Ah, cessez de me provoquer en suçant ce vieux couton.
00:03:26Pourquoi vous obstinatez-vous à refuser mes langoustes ?
00:03:32Ah, tu m'en fous.
00:03:34Ah, tu m'en fous.
00:03:34Je ne dors plus.
00:03:36Depuis que je t'ai vu retirer ta chemise au greffe.
00:03:40Ah, j'aime ton corps souple et dur à la fois.
00:03:46Ah, prends-moi, prends-moi.
00:03:49Ah, tu me répugnes, Amber.
00:03:52Ce que tu n'as pas réussi à obtenir par le chantage,
00:03:54tu ne l'auras pas par les sentiments.
00:03:56Jolier, ayez du plaisir à quitter ma cellule.
00:04:00Et n'oubliez pas les eaux sales.
00:04:06Ah, je ne suis pas assez bien pour toi.
00:04:10Demain, plus de brioche.
00:04:18Je ne suis pas tranquille.
00:04:22Où on ira quand on sera sortis ?
00:04:26Voilà ce que le gouverneur voudrait bien apprendre.
00:04:29Je n'ai jamais trahi personne.
00:04:31Vous savez que, dans le marais,
00:04:34on m'appelait Pigonou-la-Tombe.
00:04:36Et Zéphire la baleine, non ?
00:04:38Delcourt.
00:04:39Et complice de la bande à cœur de fer.
00:04:41C'est bien grâce à toi que j'ai pu les envoyer aux galères.
00:04:46Faites excuse, mon lieutenant général.
00:04:48D'accord, je t'ai peut-être votre indicateur d'or.
00:04:52Mais je ne serai jamais un mouton.
00:04:55Je ne dirai jamais rien contre vous.
00:04:57Tais-toi et suce.
00:05:03Tenez, on voit encore une de prête au créneau.
00:05:07Elle était bonne, celle-là.
00:05:10Qu'est-ce que tu attends pour prier ?
00:05:15Une seconde.
00:05:17Je prends l'un de ma naque, mon lieutenant général.
00:05:21Saint Gérard, priez pour nous.
00:05:24Saint François d'Assise, priez pour nous.
00:05:27Saint Bruno, priez pour nous.
00:05:30Saint Frémant, priez pour nous.
00:05:32Saint...
00:05:33Passe-moi la maonaise et prie plus fort.
00:05:36Ambert va nous entendre.
00:05:39Saint Georges, priez pour nous.
00:05:41Saint Teladji, priez pour nous.
00:05:44Saint Denis, priez pour nous.
00:05:47Saint Thérèse, priez pour nous.
00:05:51Saint Bondouin, priez pour nous.
00:05:55C'est un pudique et trop fortement proportionné.
00:06:00Et la nature se révolte en moi pour seul soupçon de ses plaisirs.
00:06:07Depuis que tu n'en as plus, ils te font peur, les plaisirs ?
00:06:10Tenez pas, Colin.
00:06:11C'est mon héroïne qui parle.
00:06:14Celui auquel elle a affaire est trop fortement membré pour Dorifis qui l'a choisi.
00:06:18Il est encore plus joufflu que moi, alors ?
00:06:20Oh oui. Pour toi, ce serait un jeu d'enfant.
00:06:25Il ne peut vaincre les obstacles.
00:06:28À peine se présente-t-il qu'il est aussitôt repoussé.
00:06:32Il écarte, il presse, il déchire.
00:06:35Tu mets trop de verbe à la queue, Lele.
00:06:37Te mêle pas du style.
00:06:39J'accepte que tu me donnes des idées de temps en temps.
00:06:42Mais c'est moi qui écris.
00:06:44Bon, bon. Je ne dirai plus rien.
00:06:46Mais tu mets trop de verbe.
00:06:49Les chers ramollis se prêtent, Le sentier s'entr'ouvre.
00:06:54Le bélier pénètre.
00:06:57Le bélier. Il y a un bélier, maintenant ?
00:07:00D'où il vient celui-là ?
00:07:02Une image.
00:07:04Le bélier pénètre.
00:07:06Je pousse des cris épouvantables.
00:07:11Bientôt, la masse entière est engloutie.
00:07:16Et la couleuvre, lançant aussitôt un venin qui lui ravit ses forces,
00:07:22cède enfin en pleurant de rage.
00:07:26Ah, arrête ! Tu m'excites ?
00:07:28Voici le confesseur que vous réclamiez.
00:07:34Oh, mon père !
00:07:35Oh, je suis la plus misérable des créatures.
00:07:38Une pécheresse vouée aux flammes de l'enfer.
00:07:42Ne désespérez pas de la clémence divine, ma fille.
00:07:46Et avouez-moi vos péchés.
00:07:50J'avais retiré mes vêtements, un par un, pour prendre un bain dans la rivière.
00:07:55Un instant.
00:08:02Tandis que les trois autres me mâlaient au sol,
00:08:04un quatrième gentilhomme, le visage dissimulé par un masque,
00:08:09abusait de moi de toutes les façons possibles.
00:08:11Pas si vite, mon enfant.
00:08:13Comment a-t-il commencé ?
00:08:16Par ici ?
00:08:18Ou par là ?
00:08:20Par derrière.
00:08:21Par derrière ?
00:08:23Quelle étrangeté me racontez-vous là.
00:08:25J'ai besoin de détails, mon enfant.
00:08:27Est-ce que vous aviez gardé votre petit linge intime ?
00:08:31Ma foi...
00:08:32Vous l'a-t-il arraché ?
00:08:33Déchiré, peut-être ?
00:08:35Troué.
00:08:37Il m'a pris à travers la dentelle, mon père.
00:08:47Tiens, fouille merde, qui a-t-il que les cuivres ?
00:08:51La servante de la terre, piste dessus, et ça verra mieux.
00:08:57Et d'où a-t-il arraché ?
00:08:59Fouille merde.
00:09:01Bonne ivronie, allez prendre votre porte-garde.
00:09:04Vous, je vous dénonce au gouvernement.
00:09:08Mais pendant que ce monstre vous déflorait, à quoi s'occupaient dont les autres ? Vous mordiez-t-il les
00:09:17seins ?
00:09:18Non, il n'aurait pas osé. Ils étaient à son service.
00:09:22À son service ?
00:09:23C'est que... c'était le roi.
00:09:26Vous êtes folle ! Vous délirez !
00:09:28Non, hélas ! Quand son masque a glissé, je l'ai immédiatement reconnu.
00:09:32Son double menton, son gros nez.
00:09:35Il s'agissait bien de sa majesté.
00:09:38Sinon, pourquoi m'aurait-il fait embastiller par lettres de cachet ?
00:09:42Prétentieuse et menteuse ! Prenez garde !
00:09:44On ne plaisante pas avec la clémence divine.
00:09:47Il y a plus grave, mon père.
00:09:49Qu'allez-vous encore inventer ?
00:09:50Je suis enceinte de ses œuvres.
00:09:52L'enfant du roi va naître en prison.
00:10:04Jusqu'ici, mon ami, j'ai été un vaurien.
00:10:07J'ai couru les beautés, j'ai fait le difficile.
00:10:10À présent, la vertu entre dans mon... dans mon... dans mon...
00:10:15Coeur !
00:10:16À présent, la vertu entre dans mon cœur.
00:10:19Je ne veux plus foutre que pour de l'argent.
00:10:21Je vais m'afficher et talons, j'aurai des femmes sur leur tour et je leur apprendrai à jouer du
00:10:26cul, à temps, par mois.
00:10:28Non, non et non.
00:10:29Tu t'éclames ma pièce comme si tu lisais l'almana et les jeux de scène, aux oubliettes.
00:10:35Je fais ce que je peux.
00:10:36Je ne suis pas un professionnel.
00:10:37Je sais, mais tu es le seul interprète que j'ai sous la main, alors applique-toi.
00:10:42Refais-moi la fin comme à la répétition d'hier.
00:10:44Quand tu dis à jouer du cul, il faut que tu ondules, comme ça.
00:10:52Attendu.
00:10:53À condition que tu m'inventes une histoire plus excitante après.
00:10:56Marché conclu.
00:10:57Je vais m'afficher et talons jurés des femmes sur le retour.
00:11:00Et je leur apprendrai à jouer du cul, à temps, par mois.
00:11:05Parfait.
00:11:06Continue.
00:11:07Il me semble déjà voir une dandon qui n'a plus que six mois à passer pour finir la quarantaine.
00:11:13M'offrir la molle épaisseur d'une ample...
00:11:17Chut !
00:11:17Allez, on coulisse.
00:11:18Par la culotte.
00:11:27Gaëtan de Préaubois, gouverneur de la Bastille.
00:11:34Laissez-nous, mon père.
00:11:37Monsieur le marquis, ravi de vous rencontrer.
00:11:41On m'a beaucoup parlé de vous.
00:11:45Voilà 628 jours que je réclame cette entrevue.
00:11:50Le gouverneur avait certainement d'autres chaises à fouetter.
00:11:53Je craignais de vous déroger.
00:11:55L'un des avantages de la prison n'est-il point de pouvoir échapper aux franches
00:12:00et aux importants.
00:12:02Que puis-je pour vous ?
00:12:05Eh bien, par dire...
00:12:07me rendre la liberté.
00:12:09Cela outrepasse les limites de mes compétences.
00:12:14Expliquez-moi au moins pourquoi je suis ici.
00:12:17Comme si vous l'ignoriez.
00:12:20Vous ne vous souvenez pas avoir fait là où vous ne deviez pas faire ?
00:12:28Non.
00:12:29Ceci vous rafraîchira la mémoire.
00:12:33Qu'est-ce ?
00:12:34La pièce à conviction numéro 1.
00:12:37Un vu de nez ?
00:12:39Il y en a pour 30 ans là-dedans.
00:12:42Ce n'est pas la mienne.
00:12:43Il s'agit d'une erreur judiciaire.
00:12:47Pièce à conviction numéro 2.
00:12:50Monsieur le chef de la police,
00:12:51le délit 6 juin a été commis sous mes yeux
00:12:54par un certain marquis chien notoirement rétif
00:12:57qui, malgré sa race,
00:13:00prend un malin plaisir à saper les fondements
00:13:02de la religion et de la société.
00:13:05Il convient de l'embastiller pour l'empêcher de nuire.
00:13:09Signé, un ami qui vous veut du bien.
00:13:13Vous vous contentez d'une dénonciation anonyme ?
00:13:19Elle est belle, votre justice.
00:13:21Continuez sur ce temps et vous récoltez 20 ans de plus.
00:13:24Il s'agit d'une machination.
00:13:27Passez aux aveux complets,
00:13:28livrez-moi le nom de vos complices.
00:13:32À mon avis, vous n'étiez pas seul.
00:13:36Je suis innocent.
00:13:38La prison ne me fait pas peur.
00:13:40Vos doigts sont scélérates.
00:13:41Et même à l'intérieur de ces murs,
00:13:43je continuerai à m'y opposer.
00:13:45Comme il vous plaira,
00:13:48réfléchissez.
00:13:54Entre nous,
00:13:55c'est toi qui l'as faite.
00:13:57Je devais me rappeler
00:13:58tous les crucifix que j'ai conchiés.
00:14:00Une prise de position purement poétique.
00:14:03Lourde de conséquences.
00:14:05Que veux-tu ?
00:14:06Je dénie à la société le droit de régir ma nature,
00:14:09puisque moi-même,
00:14:10je refuse d'asservir mes passions et mes envies.
00:14:12Tu aurais quand même pu me prévenir.
00:14:14Le sexe n'est pas le cul.
00:14:16Quand la main droite ignore ce que fait la main gauche,
00:14:20elles ne sont pas tentées d'applaudir servilement
00:14:23à tout propos.
00:14:48Inutile de m'attendre,
00:14:50je rentrerai à pied.
00:14:53Je suis très brave.
00:14:59Je ne veux pas et je ne veux pas voler.
00:15:25Oh, I didn't want to tell you that I wanted to see you.
00:15:28Oh Juliette, thanks.
00:15:32One last time.
00:15:34What?
00:15:35What a hell of a pain.
00:15:37You've been drinking and drinking a smell of fornication.
00:15:41My love, accept this little gift?
00:15:47You didn't want to buy Juliette of Titan with his bagel?
00:15:52That's what I wanted to do.
00:15:54The money.
00:15:56Always the money.
00:15:58You're a character.
00:15:59You're everything.
00:16:03You've got the carpet.
00:16:06Yes, I know.
00:16:08Punish me.
00:16:12Enlevez vos bottes.
00:16:20Montez sur la chaise.
00:16:24Baissez vos culottes.
00:16:25Oh non, pas les culottes maîtresse.
00:16:28Si, et plus vite que ça.
00:16:33Pauvre petite chose triste.
00:16:35Hum.
00:16:37Oh oui, oui, plus fort.
00:16:41Oh, oui.
00:16:43Oh, oui.
00:16:44Oh, oui.
00:16:45Oh, oui.
00:16:46Oh, oui.
00:16:47Oh, oui.
00:16:47Oh, oui.
00:16:48Oh, oui.
00:16:48Oh, oui.
00:16:48Mais mors-moi plus fort, non de Dieu.
00:16:49Jusqu'au sang.
00:16:50Oui.
00:16:51Oui.
00:16:52Et comme ça.
00:16:53Oh, oh.
00:16:55Oh, continue.
00:16:56Ah.
00:16:57Je viens.
00:16:59Oh, oh, oui.
00:17:00Oh, oui.
00:17:01C'est bon.
00:17:02Cucurico.
00:17:03Cucurico.
00:17:05Cucurico.
00:17:29Cucurico.
00:17:32Un étage.
00:17:35Deux étages.
00:17:39Trois étages.
00:17:42Et...
00:17:44Deux marches.
00:17:45Tu vois, il manque au moins cinq mètres.
00:17:48Plus de munitions, mon lieutenant.
00:17:50Ambert.
00:17:53Ambert.
00:17:55Ambert.
00:17:56Le Sierpigonou a besoin de se confesser d'urgence.
00:18:05La fille Justine prétend être grosse des œuvres de sa majesté.
00:18:11Et j'ai toutes les raisons de la croire.
00:18:13Je coupe et j'empoche.
00:18:17Heu, heu, heu, heu.
00:18:19Une veine de cocu, préaubois.
00:18:23Branlez les cartes.
00:18:24Ah, fâcheuse nouvelle.
00:18:26Si la populace venait à apprendre la conduite du roi en cette affaire,
00:18:31le scandale attiserait le mécontentement général.
00:18:36L'arrivée d'un bâtard achèverait de ruiner la réputation du régime.
00:18:41Je double la mise et j'écarte.
00:18:44Tenu, sans écarter.
00:18:47J'ai une idée.
00:18:48Et moi ?
00:18:50Une paire de couilles !
00:18:53Il suffirait de faire violer Justine
00:18:55par ce débauché de marquis,
00:18:57de s'arranger ensuite
00:18:58pour que l'opinion publique l'apprenne.
00:19:01Et à la naissance de l'enfant,
00:19:03tout le monde croira qu'il en est le père.
00:19:07Vous me paraissez plus fort en politique
00:19:09qu'aux cartes, l'abbé !
00:19:14Entrez !
00:19:15Faites excuses, monsieur le gouverneur.
00:19:18Pigonou réclame encore
00:19:20Don Pompeo.
00:19:25Toucherions-nous au but ?
00:19:27Enfin, nous allons connaître la raison
00:19:30de la disgrâce de l'épinot.
00:19:31Au Procope, on parlait de simple corruption.
00:19:34Mais moi, on ne montra pas de l'idée
00:19:36qu'il est mêlé à une conspiration.
00:19:39Plus que probable.
00:19:40Le roi n'enferme pas sans raison
00:19:42le chef de sa police.
00:19:43Mais je vous le dis tout net, Pompeo.
00:19:46Si cette fripouille de Pigonou
00:19:48n'éclaire pas nos lanternes,
00:19:50à quoi bon continuer à l'entretenir ?
00:19:52Je le fous dehors.
00:19:58Vous allez devoir vous serrer.
00:20:00Je vous amène de la compagnie.
00:20:06Peine perdue, Amber.
00:20:07Je ne te céderai jamais.
00:20:09Même si tu réduis mon espace vital de moitié.
00:20:15Faites comme si je n'étais pas là.
00:20:18Que voulez-vous encore d'Oupinot ?
00:20:19Je ne fais que passer
00:20:21le temps que le citoyen Pigonou
00:20:24se mette à table.
00:20:25Je vous entends mal.
00:20:27Un citoyen qui se mette à table.
00:20:29Et ce n'est pas vous qui menez l'interrogatoire.
00:20:33Le chef de la police
00:20:34qui a procédé à votre arrestation
00:20:37n'est plus qu'un pauvre détenu.
00:20:39Comme vous.
00:20:46Je m'accuse, mon père,
00:20:48d'avoir été trafiquant de charcuterie.
00:20:50Vous savez ce que c'est ?
00:20:52On commence seul
00:20:53par quelques rondelles
00:20:55au marché noir.
00:21:00Et puis,
00:21:02on devient un maillon de la chaîne.
00:21:04Vous m'avez déjà confessé cette faute
00:21:07et notre seigneur,
00:21:07dans sa miséricorde,
00:21:08vous l'a pardonné.
00:21:10Venez-en à l'Oupinot.
00:21:12Le seigneur ne savait pas
00:21:13que le jambon était baptisé
00:21:16coupé à l'eau.
00:21:18Voleur et menteur.
00:21:19Comme tout le monde.
00:21:21Même pas des péchés capitaux.
00:21:22Enfin, vous savez très bien
00:21:23qu'on n'est pas là pour ça.
00:21:25Attendez.
00:21:26Je ne vous ai pas raconté
00:21:28ce qui s'est passé
00:21:30quand les revendeurs
00:21:31s'en sont aperçus.
00:21:32Oh, non !
00:21:34Non, pitié.
00:21:35Ne me saignez pas.
00:21:37Donne-nous du jambon, frère.
00:21:39Pas de la camion.
00:21:41Cœur de fer
00:21:41n'en a plus en ce moment.
00:21:43Les fermiers généraux
00:21:45saisent l'arrivage.
00:21:46Ici même.
00:21:47Tu as mon premier choix.
00:21:49Non.
00:21:50Je vous jure.
00:21:52Vous pouvez me fouiller.
00:21:53Et ça.
00:21:56Ma cuisse ?
00:21:58Ouais.
00:21:59Tu vas nous la servir
00:22:01et en vitesse.
00:22:09Le suicide au détail,
00:22:11c'est pas un péché capital peut-être.
00:22:14Cessez de parler de vous.
00:22:16Je vous ai déjà donné
00:22:17une absolution générale.
00:22:20Je vous certifie purport.
00:22:22D'accord.
00:22:22Je suis purport.
00:22:24Mais je ne suis pas cachère.
00:22:26Oh !
00:22:26Tu mélanges tout, ignare.
00:22:29Heureusement que tu n'es pas cachère.
00:22:32Mais alors ?
00:22:33Je ne recevrai pas mes 24 chapelets
00:22:36et mes 12 crucifix ?
00:22:37Tiens.
00:22:38Mais ce n'est pas par charité chrétienne.
00:22:41La prochaine fois,
00:22:43si tu ne nous révèles pas
00:22:45le secret de Lupinot,
00:22:47tu retournes dans le marais
00:22:49et tu t'expliques tout seul
00:22:51avec la bande à coeur de fait.
00:22:53Pitié, mon père.
00:22:55Je ferai mon possible,
00:22:57mais il se méfie de moi.
00:22:59Après tout,
00:23:00je ne suis qu'un pauvre droit commun.
00:23:03Et lui,
00:23:05pas n'importe quel prisonnier politique.
00:23:07Et que diable vous reproche-t-on ?
00:23:11D'avoir infiltré sur ordre
00:23:13le club des citoyens patriotes
00:23:15de la rive gauche
00:23:16et d'avoir succombé
00:23:18à leur idéal subversif
00:23:19pour l'amour d'une femme.
00:23:23Comme les temps changent.
00:23:25Il faut aider les prolétaires
00:23:27de ce royaume à installer
00:23:28la bourgeoisie en pouvoir.
00:23:30C'est notre seule issue.
00:23:31Je ne suis ni prolétaire ni bourgeois.
00:23:33Je n'ai pas d'argent.
00:23:35Il n'ai jamais planté un clou.
00:23:36Un libertaire libertin, je sais.
00:23:40Vous n'avez ni foi, ni loi,
00:23:42ni dieu, ni maître.
00:23:45D'ailleurs, je...
00:23:47je n'ose même pas vous parler
00:23:48du petit service
00:23:50que vous pourriez rendre à la nation.
00:23:55Dites toujours.
00:23:58J'ai le projet de m'évader
00:24:00pour organiser le combat révolutionnaire
00:24:03sur le terrain.
00:24:04Vous seul pouvez m'aider.
00:24:09De quelle manière ?
00:24:11En cédant aux avances du porte-clés.
00:24:14On m'assure qu'il est amoureux de vous.
00:24:17En somme, vous me proposez
00:24:20d'enculer quelqu'un au nom de la liberté.
00:24:22Exactement.
00:24:25Vous contribuerez ainsi
00:24:26à jeter à bas ce régime
00:24:27que nous exéquerons maintenant
00:24:28autant l'un que l'autre.
00:24:30Taisez-vous.
00:24:43Ils sont difficiles à attraper cette année.
00:24:46J'ai toujours préféré
00:24:49les plumes
00:24:51aux croupions.
00:24:53Je comprends vos scrupules
00:24:56et vous accorde que la sodomie
00:24:59est un crime contre nature.
00:25:01Toutefois,
00:25:02pour la noble cause.
00:25:04La seule noblesse
00:25:05que je me connaisse
00:25:07tient à ma particule corporelle
00:25:09qu'il me faut d'ailleurs consulter démocratiquement
00:25:11car elle est parfois d'humeur capricieuse.
00:25:14On vient.
00:25:16Les masses populaires comptent sur vous.
00:25:19Avant de faire la belle,
00:25:20je frapperai comme ceci contre le mur.
00:25:26Appelez Amber à ce signal.
00:25:28Tout dépend de vous.
00:25:31Tout dépend de lui.
00:25:35Les aristocrates à la lanterne.
00:25:38Tiens !
00:25:40Mort au tyran.
00:25:41Tiens !
00:25:44Vive la Révolution !
00:25:47Oh !
00:25:49Là, vous dépassez la mesure.
00:25:51À la Bastille !
00:25:53Oh non, de grâce maîtresse,
00:25:54pas la Bastille.
00:25:55Si !
00:25:58Voyons.
00:25:59Où vais-je vous enfermer ?
00:26:01Dans cette grande tour ?
00:26:03La Basinière ?
00:26:05Ah non, c'est le quartier des femmes.
00:26:07Alors, dans celle où trois bougies brillent à la fenêtre ?
00:26:09La tour Berthaudière.
00:26:11Il n'y a plus de place.
00:26:12Qui s'y trouve ?
00:26:14Ah non !
00:26:14Oh non !
00:26:15Pas les barbillons !
00:26:16Non !
00:26:16Ah non !
00:26:18Non !
00:26:18Non !
00:26:19Je dirai tout.
00:26:21Un truand.
00:26:22Un conspirateur.
00:26:23Et un étraqué.
00:26:25Je vais vous enfermer avec le conspirateur.
00:26:28Non !
00:26:29Lupinot partage déjà la cellule de Pigonou.
00:26:32Et je ne veux pas aller avec Marquis.
00:26:34Il n'est pas normal.
00:26:35Il m'effraie.
00:26:36Alors, dans celle du milieu ?
00:26:39Occupé par la garnison.
00:26:41Combien d'hommes ?
00:26:42Je ne sais pas.
00:26:43Je ne sais plus.
00:26:47Douze.
00:26:49Fais-moi faire ma gymnastique.
00:26:53J'ai autre chose à te proposer.
00:26:55Quoi ?
00:26:56Amber.
00:26:57Ah non !
00:26:58On avait convenu de ne plus en parler.
00:27:00La situation a évolué.
00:27:02Il ne s'agit plus de te dévouer uniquement pour améliorer notre ordinaire,
00:27:06mais pour faire une bonne action.
00:27:09Toi, une bonne action.
00:27:11Hum !
00:27:11Tu m'étonnes.
00:27:12Favoriser l'évasion de celui qui est responsable de tous nos malheurs.
00:27:17Faire sortir celui qui nous a enfermés,
00:27:20n'est-ce point-là de la grandeur d'âme ?
00:27:22J'accepte.
00:27:24Sans même discuter ?
00:27:26En discutant.
00:27:28Donnant, donnant.
00:27:30Il y a longtemps que j'ai envie de dépuceler le mur d'en face.
00:27:36Qu'est-ce que tu lui trouves ?
00:27:38Regarde, sur la gauche.
00:27:41Légèrement vers le bas.
00:27:44Ventre Dieu !
00:27:47Crénon, la belle lézarde.
00:27:50Elle ne vaut pas celles qui sont dehors,
00:27:52mais on va la baiser.
00:27:55Tu n'y penses pas.
00:27:56Défendre pareil, ça coupe.
00:27:57On la pénètre ou je refuse d'approcher Amber.
00:28:01Je te cède.
00:28:04Mais ne viens pas pleurer après.
00:28:08Faites excuse, madame.
00:28:10C'est pour le petit.
00:28:11Il n'en peut plus.
00:28:31Voilà où conduit l'abstinence.
00:28:34Vous répandez votre précieuse semence contre le mur comme de l'urine courante.
00:28:39Vous ne pourriez pas frapper avant d'entrer ?
00:28:41J'ai ma vie privée.
00:28:42Privée de tout, je le reconnais.
00:28:45Et ne désespérez pas, notre mère la Sainte Église vous comprend,
00:28:48bien que vous ayez toujours refusé la confession.
00:28:53Je vous apporte la bonne nouvelle.
00:28:56Un don de Dieu.
00:28:58Allez au diable.
00:28:59Garde.
00:29:02Même le plus malheureux des pécheurs, quel que soit son crime,
00:29:05doit pouvoir participer à la création divine en utilisant un réceptacle approprié.
00:29:13Allons, mon fils.
00:29:15Faites-en ce que vous voulez.
00:29:17Vous avez ma bénédiction.
00:29:20Et égoutant qu'en fait le ministère, Vossi, le matrimonio…
00:29:27À la garde !
00:29:28La prisonnière s'est échappée.
00:29:31À la garde !
00:29:34Fouille merde à faire du sa prisonnière…
00:29:37Où est-elle ?
00:29:38Bonne divrogne !
00:29:40Et en train de se faire fiqûne par le marquis, Fouille merde.
00:29:44Ordre spécial du gouverneur.
00:29:46And with the congratulations of the curie.
00:29:50Marky, he does to her what I would like to do.
00:29:56What does she have to do more than me?
00:30:01Now that we have a true, Mr. does the difficulty.
00:30:04Look at that, she is still better than the wall.
00:30:08I would like it, but I'm too bad at the head.
00:30:12A little exercise and you will find your shape.
00:30:15No, not gymnastics.
00:30:18Maybe with a short story.
00:30:21A short story?
00:30:22Well, Madame sous la main?
00:30:24Toute pantelante?
00:30:25Look, she's afraid.
00:30:27And she's right, because we're going to do another thing.
00:30:30Oh, pity, Mr.
00:30:31I've been three months and the fruit of my arms is maudit.
00:30:35In the state where I am,
00:30:37without a short story, I'll never arrive.
00:30:42Well, let's go for a short story.
00:30:46The woman of twenty years,
00:30:48grosses of three months,
00:30:50is judged by her on a pedestal of seven,
00:30:53no, eight feet high.
00:30:55She can only put one leg.
00:30:57She must have the other in the air.
00:31:01One goal flexible lui est donné pour la soutenir.
00:31:04Il est aisé de voir d'un côté l'intérêt qu'elle a de ne point choix,
00:31:08de l'autre l'impossibilité de garder l'équilibre.
00:31:11C'est cette alternative qui divertit les moines,
00:31:14ranger tous les quatre autour d'elle.
00:31:16Ils ont chacun une ou deux femmes qui les excite,
00:31:20diversement, pendant ce spectacle.
00:31:22Toute grosse qu'elle est, la malheureuse reste en attitude
00:31:25pendant près d'un quart d'heure.
00:31:28Les forces lui manquent enfin.
00:31:29Elle tombe sur les épines
00:31:31et nos scélérats, enivrés de luxure,
00:31:34vont offrir pour la dernière fois sur son corps
00:31:36l'abominable hommage de leur férocité.
00:31:39Ah, je suis toute remuée.
00:31:41Monsieur, comme moi, vous avez dû souffrir
00:31:43pour décrire aussi justement la bassesse de l'âme humaine.
00:31:46Oui, c'était excitant. Il y avait moins de verbes que d'habitude.
00:31:51De quoi je me mêle ?
00:31:52Le style une fois pour toutes, c'est ma partie.
00:31:54Je te l'ai déjà dit.
00:31:55Je vais mieux. On retire le bandeau.
00:31:58Bien que peu versé dans les nouveautés littéraires,
00:32:01votre récit m'a paru sublime.
00:32:03Quelle intuition, quelle sensibilité.
00:32:06Je suis prêt. On l'enfile.
00:32:08Chut ! Aïe !
00:32:11Madame, vos compliments vont droit au cœur
00:32:13du malheureux écrivain sans lecteur que je suis.
00:32:17Si vous ne l'en jugez pas indigne,
00:32:20la pauvre Justine trouverait une douce consolation
00:32:23à l'écoute de vos autres ouvrages.
00:32:26Te laisse pas endormir. Introduis-moi.
00:32:30Ah, tu commences à m'énerver.
00:32:32Auriez-vous l'obligeance de me prêter votre ruban, madame ?
00:32:37Volontiers, monsieur.
00:32:40Aidez-moi.
00:32:52Voilà.
00:32:53De ne bien serrer, il ne nous importunera plus.
00:32:57Ce n'est pas un mauvais bougre, mais il a des obsessions.
00:33:02Que les traces de ma tombe disparaissent de-dessus la surface de la Terre,
00:33:07comme je me flatte que ma mémoire s'effacera de l'esprit des hommes.
00:33:12Le pouvoir de détruire ne nous est pas accordé.
00:33:15Nous avons tout au plus celui de varier des formes.
00:33:17Or, toute forme est égale aux yeux de la nature.
00:33:21Nos destructions raniment son pouvoir. Elles entretiennent son énergie.
00:33:25Qu'importe à sa main créatrice que cette masse de chair conformant aujourd'hui l'individu bipède
00:33:29se produise demain sous la forme de mille insectes différents.
00:33:33La première et la plus belle qualité de la nature est le mouvement qui l'agit de sans cesse.
00:33:39Ce mouvement n'est qu'une suite perpétuelle de crimes.
00:33:41Les passions ne sont que les moyens qu'elle emploie pour parvenir à ses desseins.
00:33:44La vie du plus sublime des hommes n'est pas à la nature d'une plus grande importance que celle
00:33:50d'une huître.
00:33:51Héros plus fort que la mort. Ah, c'est admirable.
00:33:54Chut ! Vous n'avez rien entendu ?
00:33:57Si. Un morceau d'anthologie de la littérature française.
00:34:00Non. Ça vient d'ici. Du fond de ma culotte.
00:34:04Au secours. A l'aide. Je suffoque. Je meurs.
00:34:11Mon pauvre conin. Il est mort. Je l'ai tué.
00:34:17Non. Son pouba encore. Je le sens palpiter au creux de ma main.
00:34:21S'il meurt, je me suicide.
00:34:24Vite. Il faut le saigner. Une lancette.
00:34:28Procédez vous-même. J'en suis incapable.
00:34:41Le voilà décongestionné. Il faut circonstruire l'hémorragie.
00:34:53Il est sauvé. Il veut s'en renaître. Continuez vos soins.
00:35:02Oh, saint Christi. Arrête immédiatement. Tu vas le laisser tranquille.
00:35:09Dehors, freiné.
00:35:12Toi, un jour, tu regretteras tout ce que tu ne m'as pas fait.
00:35:18Je n'oublierai jamais ces heures passées auprès de vous.
00:35:21J'espère que votre compagnon se rétablira au plus vite.
00:35:25J'ai dit dehors.
00:35:27Il suffit, les cochonneries.
00:35:39Assassin.
00:35:40Tu as essayé de te débarrasser de moi par jalousie.
00:35:43Tu avais peur qu'elle me préfère.
00:35:45Tu as trahi notre amitié.
00:35:48Je voulais juste que tu te taises un moment pour lui faire la cour.
00:35:52J'ai eu tort et t'ai pris d'accepter mes excuses.
00:35:55Rien à foutre. Je suis défigurée à vie.
00:36:00Maintenant, je sais que tu parles plus que tu n'agis.
00:36:04Dans le fond, tu ne me mérites pas.
00:36:09Un affreux malentendu. Je vous assure qu'il ne m'a pas touchée.
00:36:15Menteuse.
00:36:16Pourquoi le gouverneur t'aurait-il enfermée avec lui ?
00:36:20C'est bien parce que Marquis l'a demandé ?
00:36:22Entre le champ du bon monde, on ne s'en refuse rien ?
00:36:25Tu lui as donné tout ce qu'il a exigé ?
00:36:28Non, pitié. Nous avons juste parlé littérature.
00:36:33Fais-la mes gueules.
00:36:35T'as enculé, hein ?
00:36:37On n'ose pas le dire.
00:36:39Je ne suis pas assez bien pour lui.
00:36:42Il a dû la défoncer par tous les trous.
00:36:46Sans rompre le chinois.
00:36:48Je t'ai vu en entrant.
00:36:49Tu essayais de le faire rebander parce qu'il t'en fallait encore.
00:36:53Non, je me barnais à le soigner.
00:36:56En tout bien, tout honneur.
00:36:58Vous ne pouvez comprendre.
00:36:59Ah, je ne comprends rien.
00:37:04Mais...
00:37:05Tu es un homme ?
00:37:06Vous vous moquez de moi parce que j'ai la poitrine et peu basse.
00:37:10Lâchez-moi la tétine.
00:37:13Miracle ! Il y en a quatre.
00:37:17Aïe !
00:37:18Non, pas comme ça.
00:37:20Vos ongles me font mal.
00:37:21Aïe ! Aïe !
00:37:24Raconte maintenant.
00:37:25Comment il t'a prise ?
00:37:28Il m'a respectée.
00:37:29C'est un galant homme.
00:37:31Aïe !
00:37:32Je l'aime !
00:37:33Je l'aime !
00:37:35Moi aussi.
00:37:36Je l'aime.
00:37:38Puisqu'il me refuse.
00:37:39C'est toi qui va y passer.
00:37:42Aïe ! Aïe ! Aïe ! Aïe !
00:37:45Admire votre propre plat pays.
00:37:47Qui a tant fait pour la diffusion des oeuvres de Descartes ?
00:37:50C'est un homme.
00:37:52Ce qu'il faut que l'on comprenne bien dans vos moulins,
00:37:56c'est que le roi a beau être mon cousin,
00:37:58nous ne mangeons pas au même râtelier.
00:38:01Les liens du sang sont moins forts que ceux de l'argent.
00:38:05Et c'est toi, le Duc d'Oléans, qui dit ça ?
00:38:07Vous connaissez la nouvelle ?
00:38:09Quoi ? Le roi, c'est quoi ? C'est le roi dans un trou de serrure ?
00:38:12Non.
00:38:13Marquis, l'aristocrate dégénéré, a encore frappé.
00:38:17Il s'est évalué.
00:38:18Mieux que ça.
00:38:19À l'intérieur même de la bâtie,
00:38:20il a réussi à violer une pauvre prisonnière.
00:38:23Il y a des jours où mon sang bleu me fait honte.
00:38:27Rodeford, ma masse est incroyable.
00:38:28Vous avez des prisons mixtes ?
00:38:30Non.
00:38:31Les hommes sont sévèrement séparés des femmes.
00:38:33Mais ce monstre ne respecte aucun interdit.
00:38:36La fausse religieuse de la rue du Bac,
00:38:39ce n'était pas lui des jeunes ?
00:38:40Fatale.
00:38:41Comme le scandale des partis fines avec animaux domestiques.
00:38:44J'ai toujours refusé de le défendre.
00:38:47Je me présente.
00:38:49Jaco le fataliste, avocat du perchoir de Paris.
00:38:52À qui Jaco a-t-il l'honneur ?
00:38:54Willem van Mandarine,
00:38:56Nouvelliste, envoyé spécial de la Gazette des Pays-Bas,
00:38:59ici à Paris.
00:39:00Vous faites un reportage sur les crimes de Marquis ?
00:39:02Non.
00:39:03Plus en général.
00:39:05L'état du royaume en l'an de grâce, 1788.
00:39:09Mais la vie dans la prison m'intéresse aussi.
00:39:12Croyez-vous qu'il est possible d'entrer dans la Bastille sans lettre de cachet ?
00:39:17Vous avez de la chance.
00:39:19Jaco connaît fatalement une amie du gouverneur.
00:39:23Oui, et c'est une nouveauté.
00:39:26Le détenu le plus méritant est convié à partager la langouste de Noël.
00:39:31Je voudrais que cela devienne une tradition de la Bastille.
00:39:35Je reprendrai bien un peu.
00:39:37Ça m'a fait tout bizarre d'avoir un prisonnier à côté de moi.
00:39:41Qu'est-ce que tu as fait toi ?
00:39:42Crime de la Majesté ou opposition clandestine ?
00:39:48Trafic de charcuterie.
00:39:50Mais la conduite exemplaire de cet escroc nous donne bien des satisfactions.
00:39:56Et il est juste qu'il en soit récompensé.
00:39:59Ecoutant dans la café, on me dit beaucoup de mal du système de prison.
00:40:02Moi, je sais. Nous sommes injustement calomniés.
00:40:06Mais ces rumeurs se heurtent aux murailles de notre indifférence.
00:40:12Indiquez dans votre gazette que nous sommes les premiers à avoir instauré le service social.
00:40:20Dont Madame Juliette de Titane est la bienfaitrice.
00:40:24Son dévouement fait l'admiration de tous.
00:40:28Je ne suis que l'humble marraine des plus défavorisés.
00:40:33Permettez-moi, Monsieur Pigonou, de vous offrir ce petit cadeau brodé de mes mains.
00:40:41Merci, Madame. Il est mignon.
00:40:45J'ai cependant entendu parler d'un cas plus difficile.
00:40:48Ah oui, vous faites allusion à Marquis.
00:40:51Notre brebis galeuse.
00:40:53Oui, comment supporte la victime ?
00:40:56La violée, je crois.
00:40:58Justine fait peine à voir les grandes lèvres tuméfiées,
00:41:03les petites lèvres déchirées, les papouilles griffées,
00:41:07l'onglet aplati, l'araignée confusionnée en plusieurs endroits,
00:41:12la bavette congestionnée, la poire complètement éclatée,
00:41:17une vraie boucherie conduisante.
00:41:19Arrêtez, vous me coupez l'appétit.
00:41:22Quelle brute.
00:41:30Quatre.
00:41:33Quatre.
00:41:34Viens qu'on déjeunait.
00:41:36Quatre ? Vous étiez quatre à table ? Des noms.
00:41:43Quatre.
00:41:44Quelle grosse queue de langousse, mon yoteau général.
00:41:49J'en peux plus.
00:41:52J'étais sué.
00:41:54Qu'est-ce que c'est que ça ? Tu as volé une serviette ?
00:41:57Non.
00:42:00Un petit cadeau de la dame des bonnes oeuvres.
00:42:05Quelle mamelle.
00:42:08Une bouche à enfourner un salami entier.
00:42:13Juliette.
00:42:17Joyeux Noël, au balcon, à minuit.
00:42:21C'est pour ce soir. Assemblons l'échelle.
00:42:25Et voilà comment, pour un crime que je n'ai même pas commis,
00:42:29mes tortionnaires m'ont supprimé l'encre et le papier.
00:42:33La liberté ou la mort.
00:42:37Signé.
00:42:40Marquis.
00:42:41Et comment tu comptes l'envoyer, ta lettre en bois ?
00:42:44Par la fenêtre.
00:42:45Le passant qui la ramassera, ému par le récit de mes malheurs,
00:42:49la portera sûrement à son royal destinataire à Versailles.
00:42:52Si elle ne lui a pas fendu le crâne à la réception.
00:42:55Suffit le mauvais esprit. Je ne te savais pas si rancunier.
00:42:58Évidemment. Qu'est-ce que tu sais de moi ?
00:43:01Tu n'as jamais de temps à me consacrer.
00:43:04Toutes les histoires que je t'ai racontées, mon petit Colin.
00:43:07Tes histoires ne me suffisent plus.
00:43:09J'ai besoin d'action. Je veux sortir. Je veux vivre comme avant.
00:43:13Tu crois que je n'en ai pas envie ?
00:43:15On ne dirait pas.
00:43:16Je viens encore d'écrire une lettre.
00:43:18La cent et unième, qui restera sans réponse, comme toutes les autres.
00:43:23Tu n'es qu'un utopiste, un orgueilleux. Tu n'as pas les pieds sur terre comme moi.
00:43:28Pauvre cul de chatte. Tu n'as même pas de pieds.
00:43:32Si, j'ai les tiens. Tout ton corps m'appartient.
00:43:35Et quoi encore ?
00:43:36Tes cinq sens. Ils peuvent m'obéir autant qu'à toi.
00:43:42Fille, fille, fille. Pour qui il se prend, le petit ?
00:43:46Arrête de m'appeler le petit. Tu n'es pas le chef. Je peux te faire perdre la tête.
00:43:52Sans mon imagination, tes sensations seraient aussi fades qu'une rêverie de Jean-Jacques Rousseau.
00:44:00Même ton imagination, c'est moi qui la commande.
00:44:04Cela reste à prouver.
00:44:06Regarde derrière.
00:44:10Une araignée. Oh, la sale bête. Je ne l'avais pas vue.
00:44:15Regarde-la mieux.
00:44:27Que faites-vous après spectacle ?
00:44:30Vous avez des jambes superbes.
00:44:34Et... quel bas-ventre.
00:44:37Hein ? Qu'elle commence à te plaire.
00:44:43Le signal. Il va falloir tenir ta promesse.
00:44:45Quelle promesse ? Tu n'as rien promis, moi.
00:44:48Ah non. Tu ne vas pas te dérober. Je peux m'énerver aussi quand je veux.
00:44:52Je ne me suis pas cogné contre le mur pour des nèfles.
00:44:55Nous avions convenu de les aider à s'évader. Et je n'ai qu'une parole.
00:44:58Les autres s'évadent. Et nous, on reste.
00:45:01Nous, nous sortirons par la grande porte.
00:45:04Ou pas du tout.
00:45:06Amber ! Amber !
00:45:10Voilà. Qu'est-ce qu'il y a ?
00:45:12J'ai comme une envie de langouste.
00:45:15Ah ! Bouge pas, mon mignon. Je vais t'en chercher une grosse.
00:45:36Ah ! Tu vas te régaler.
00:45:38Mais Amber, ce n'est pas de la langouste, voyons. C'est du homard.
00:45:42Oh, ma roule angouste, il faut la mériter.
00:45:48Ah, ton odeur.
00:45:52Ah, ton odeur.
00:45:55Ne me fais pas languir.
00:45:58Ah, viens, mon touto.
00:46:00Allez, viens.
00:46:04Viens.
00:46:06Toi qui voulais vivre ta vie,
00:46:08prends tes responsabilités.
00:46:09Montre que tu en as.
00:46:11Je peux pas.
00:46:13Viens, mon petit.
00:46:15Viens.
00:46:16Courage.
00:46:17Même avec un casque, j'y arriverai pas.
00:46:20Tu te dégonfles ?
00:46:21Oui. Je vais retourner dans ma culotte.
00:46:24Alors, ça vient.
00:46:26A fini les messes passent.
00:46:27Qu'est-ce qu'on fait ?
00:46:29Mais la langouste.
00:46:30C'est pas de la langouste, c'est du homard.
00:46:32M'en fous, enfonce-lui.
00:46:34Ça ne rentrera jamais.
00:46:35Si, avec de la mayonnaise.
00:46:41La barque est là.
00:46:44Le carrosse nous attend.
00:46:46Tout est réglé comme du papier à musique.
00:46:49Passe ton jambon de bois d'abord.
00:46:51Je vais t'aider.
00:46:55C'est bon.
00:46:57Je ne regrette pas d'avoir étendu si longtemps.
00:47:04Ne bouge pas.
00:47:05Trop vite.
00:47:07Je veux que ça dure.
00:47:10Je veux que ça dure.
00:47:11La prison de la Bastille.
00:47:14À la maille de Carnisson.
00:47:16On y baise toutes les filles.
00:47:18On y vide tous les facon.
00:47:20La gare, la gare, la gare, la gare, reprenons vite un canon.
00:47:24La gare, la gare, la gare, la gare, par antocrupion, lisons.
00:47:33All right, let's do a little effort, you're almost there.
00:47:36But let's do it in your mouth.
00:47:39It's already entered, and I...
00:47:42Not so much!
00:47:44But push with your hands!
00:47:46Push with your butt!
00:47:47That's what I want to eat like a porc.
00:47:52Ah!
00:47:55I feel it.
00:47:57We're out of the auberge.
00:47:59No, it's not an angouille!
00:48:01There's no more.
00:48:03Accroche-toi!
00:48:04With the dents, with the ongles, with all that you can!
00:48:07I can't!
00:48:09I'm going!
00:48:11All right!
00:48:13Aubert!
00:48:16All right!
00:48:17All right!
00:48:18All right, all right!
00:48:20ınınnets!
00:48:23All right!
00:48:23Nourel, l'au balcon, a échoué.
00:48:25Fuyons !
00:48:26À la Garde!
00:48:27À la Garde!
00:48:27À la Garde, à la Garde, à la Garde, reprenons vite un canon!
00:48:31À la Garde, à la Garde, à la Garde!
00:48:38I'm here! I'm here!
00:49:03Why don't you go away?
00:49:06Because there's an os.
00:49:09So, let's play the girls.
00:49:11The man takes care of it.
00:49:14Let's go!
00:49:50Let's go!
00:49:54Ola Tavernier! Ouvrez, j'ai soif!
00:49:57Je vais faire mieux.
00:49:59Pour cause de décès.
00:50:02Vos citoyens compatriotes.
00:50:05Rejoins le pas puissant culotte.
00:50:09Pour conquérir la liberté.
00:50:13Nul a saison ne vaut l'été.
00:50:18Je déclare ouverte la session de printemps
00:50:21du club des citoyens patriotes de la rive gauche.
00:50:25La parole est au citoyen Bernardin,
00:50:28propriétaire de l'auberge du Rossignol blessé.
00:50:32Bon.
00:50:34À l'écoute de ma clientèle,
00:50:36et après avoir vu des canons
00:50:37avec les sections de citoyens patriotes
00:50:40des îles Saint-Louis et de la cité,
00:50:43ma conviction est faite.
00:50:44Tous sont prêts à se soulever pour prendre la Bastille.
00:50:50Fatal!
00:50:51Jaco l'avait bien dit.
00:50:52Cependant, une chose est sûre,
00:50:54il manque d'expérience et de coordination.
00:50:59Ironie du sort et fatalité.
00:51:01Le seul conspirateur de métier acquis à nos idées
00:51:04se trouve à l'ombre.
00:51:07L'opération L'été sera chaud
00:51:09aura donc une fois de plus comme objectif
00:51:11de délivrer l'Opinot,
00:51:13l'homme providentiel,
00:51:14qui mènera nos troupes à la victoire.
00:51:16J'espère que l'été sera chaud
00:51:19aura plus de succès que Noël au balcon,
00:51:23dont l'échec m'a coûté la peau des fesses.
00:51:26Ça ira! Ça ira!
00:51:28Jaco dit que cette fois-ci, fatalement, ça ira!
00:51:32Jaco disait la même chose l'année dernière
00:51:35en me présentant la Toussaint sur les chemins
00:51:39lorsqu'il m'a fallu arroser tous les poulets de la garnison.
00:51:42Le plan ne valait pas un clou de soufflet.
00:51:46Jaco ne pouvait prévoir qu'avec votre bel argent,
00:51:49les Suisses se saouleraient au point d'oublier
00:51:52leur promesse d'ouvrir les portes.
00:51:53L'été sera chaud, citoyens!
00:51:56J'en fais devant vous le serment solennel.
00:51:58D'ailleurs, je suis à bout d'artifice.
00:52:02Le gouverneur m'en demande toujours davantage.
00:52:06Je vais finir par devoir le tuer pour lui faire plaisir.
00:52:11Écoutez, je vous donne jusqu'à la mi-juillet.
00:52:14Passé ce délai, je ne finance plus la révolution.
00:52:17Je coupe les subsides et je retourne ma jaquette.
00:52:23Monseigneur voulait aider les autres, et je me retrouve enchaîné.
00:52:29Lim, plus fort, de cette façon, tu n'y arriveras jamais.
00:52:33Je reconnais mon erreur. Je la paie aussi cher que toi.
00:52:37Mensonge! Tu t'accommodes de tout, du moment qu'on te donne une plume et du papier.
00:52:42Ne retourne pas le couteau dans la plaie.
00:52:44J'ai la tête pleine de férocité sans pouvoir m'en soulager.
00:52:47C'est à devenir fou.
00:52:50Tu vois la libre.
00:52:54Moi, je sais ce qu'il me reste à faire.
00:53:01Regardez ce que vous offre le service social de la prison de la Bastille.
00:53:07Bien que l'enfant qui va naître soit le fruit des agissements d'un monstre,
00:53:11vous ne devez pas oublier qu'il est innocent,
00:53:13et il faudra l'aimer avec la ferveur d'une mère chrétienne.
00:53:16Le roi, un monstre?
00:53:18Encore cette idée fixe de femme enceinte.
00:53:20Souvenez-vous une fois pour toutes que vous êtes grosse des œuvres de Marquis et de lui seul.
00:53:24Les œuvres de Marquis sont d'une autre facture.
00:53:28Des spécialités cachées. Je m'en doutais.
00:53:31Un créateur puissant, à l'imagination fertile,
00:53:35qui met le toit sur l'essentiel.
00:53:38Et quelle langue, subtile et voluptueuse.
00:53:42Ce pécheur semble plus doué que les autres.
00:53:46Les quelques pages qu'il m'a lues m'ont remué en profondeur.
00:53:49Arraché à quel couvrage licencieux, sans doute.
00:53:52Non, des pages dont il est l'auteur.
00:53:54Il y confesse tous les tourments de l'âme humaine.
00:53:58Peu vrai qu'il se confesse à la première venue et pas à moi.
00:54:01Envers!
00:54:03Le travail est commencé.
00:54:05Allez chercher tous les papiers que vous trouverez dans la cellule de Marquis et apportez-les-moi.
00:54:17Tu ne lui as pas dit que j'étais le père?
00:54:20Non, il s'imagine toujours que c'est Marquis.
00:54:22Ne... ne me parle plus jamais de lui!
00:54:29Un autre fruit.
00:54:32Alors que je désespérais d'avoir une descendance et que mon nom et ma race a les éteint.
00:54:38Et ma langouste!
00:54:42On l'attache à quatre pattes.
00:54:47Comme une bête féroce, il est recouvert d'une peau de tigre.
00:54:50Tu ferais mieux de creuser un tunnel dans le sol avec ton outil.
00:54:55En cet état, on l'excite, on l'irrite, on le fouette, on le bat, on lui branle le cul.
00:55:12Vis-à-vis de l'homme paré de la peau de tigre est une jeune fille très grasse, nuit, fixée
00:55:18par les pieds au parquet, par le cou au plafond, de manière qu'elle ne peut bouger.
00:55:23Dès que le paillard est bien en feu, on le lâche. Il se jette comme une bête féroce sur la
00:55:29vigne.
00:55:30Et la mort sur toutes les chairs, principalement sur le clitoris et le boudet des dents qu'il emporte ordinairement
00:55:37entre ses dents.
00:55:38Il hurle et crie comme une bête, en enfonçant dans le cul de la fille un petit go de Michel
00:55:43qu'un ressort fait décharger.
00:55:46Un rodeferdon avec un ressort. C'est-tu jamais vu, ça?
00:55:50Non, monsieur. Un petit go de Michel qu'un ressort fait décharger.
00:55:55Rodeferdon, c'est génial!
00:55:57Un go de Michel avec un ressort. Quelle imagination! C'est vous qui avez écrit ça?
00:56:03Monsieur est étranger, peut-être? Mais il me semble avoir déjà entendu votre accent, quelque part.
00:56:10Je me présente. Willem van Mandarine, envoyé spécial de la Gazette d'Epie in Bas.
00:56:16D'Epie, prêtre incognito en visite dans sa paroisse enchantée.
00:56:20Votre boss me rappelle aussi quelqu'un que j'ai vu il n'y a pas longtemps.
00:56:23En tout cas, vous êtes un grand écrivain. Je veux vous publier.
00:56:28Oh, mais c'est me faire trop d'honneur à l'œuvre d'un amateur.
00:56:32Non, non, ça plaira et ça se vendra.
00:56:35Mais qui donc? Qui donc s'intéresserait à ces élucubrations de fornicateurs chimériques?
00:56:42Le public, bien sûr. Je suis prêt à vous soigner ici-même en contrat et à vous verser une avance.
00:56:49Pas ici. Allons donc, s'allons écouter.
00:57:03Comment seulement 5% sur le prix de vente?
00:57:06Il s'agit d'un contrat type. Diderot l'a signé et il n'a pas fait d'histoire, oui.
00:57:11300 pages dans le loin qui suit, ce sera difficile.
00:57:16Je tiens absolument à sortir le livre avant l'été 89.
00:57:21Oui. Bon, j'y arriverai.
00:57:25Mais il me faut vous entretenir d'un problème délicat.
00:57:294 000 goldens avant. Vous ne m'arracherez pas un IQ de plus.
00:57:33Il ne s'agit pas de cela.
00:57:35Vous comprendrez que, vu ma position sacerdotale, j'ai une nécessité de réserve.
00:57:44Je vais être obligé d'utiliser un pseudonyme.
00:57:47Je saisis votre problème. Prenez le nom de confrère. Mirabeau, la Bretonne ou même Voltaire.
00:57:54Non, non, non, non. Non, je préférerais quelque chose de moins compromettant.
00:58:01Sade.
00:58:02Sade?
00:58:03Oui. S-A-D-E. Sans adresse de l'expéditeur.
00:58:10Hum, les plumes d'oie glissent toutes seules sur ce merveilleux vélin de Hollande.
00:58:18Mais j'occupe votre plazo. Je vous empêche de travailler.
00:58:23Installez-vous, maître.
00:58:26À qui dois-je... ses faveurs?
00:58:30À une personne de qualité, qui vous veut du bien.
00:58:34Non, maître.
00:58:36Les scénérats.
00:58:38Mes manuscrits.
00:58:40Ils ont volé mes manuscrits.
00:58:45Et ma lézarde.
00:58:46Amber! Amber! Amber!
00:58:50Alors, ces manuscrits, où sont-ils?
00:58:52Je vous avais demandé tous ces papiers, et vous ne m'avez rapporté que sa chemise.
00:58:57Je n'arrive pas à les retrouver. J'ai dû les mettre au cabinet.
00:59:00Oh, misérable analphabète! Jeter aux fosses d'aisance un tas d'inédits dont j'ai le plus grand besoin.
00:59:06Il faut vraiment que ce soit creux là-dedans.
00:59:08Je voyais bien faire. Pendant qu'il était au cachot, j'ai nettoyé la cellule.
00:59:13Quand les feuilles sont pleines de lettres, à quoi peuvent-elles encore servir?
00:59:17Chaque soir, vous m'entendez? Chaque soir, vous m'apporterez ce qu'il aura écrit.
00:59:22La moindre ligne. Ne jetez plus rien.
00:59:28Dans ma famille, les livres, on ne les lit pas, on les mange.
00:59:32Poète, lève-toi et prends le couteau à tailler les plumes.
00:59:36À quoi bon? On prend le bas de combat pour deux nonnes moribondes.
00:59:40Gonoré à Gomorre, les infortunes de la veuve poignée, tous ces chefs-d'oeuvre disparus, volatilisés.
00:59:46Je n'écrirai plus jamais une ligne, plus un mot.
00:59:49Ouf, pas trop tôt.
00:59:51Prends le couteau, je te dis, décèle les pierres et creuse un tunnel.
00:59:56Tu crois que c'est facile avec mes mains d'artiste?
01:00:00Tu les as bien charcutées pour écrire?
01:00:03Je te préviens, je suis au bout du rouleau.
01:00:07Je rouille.
01:00:08Et n'oublie jamais que j'ai une espérance de vie plus courte que la tienne.
01:00:12Soit.
01:00:13Je creuserai après la sieste.
01:00:18Les voilà!
01:00:20Toutes fraîches de ce matin.
01:00:23J'ai spécialement été les ramasser dans les prés de Saint-Mand.
01:00:26Ce sont bien des crottes de lapin, pas des crottes d'agneau.
01:00:29Mais oui, mon petit cœur, exactement comme tu en avais envie.
01:00:34Si, trouvées devant le terrier.
01:00:37Elles ont l'air bien humides.
01:00:39Les meilleures, encore imbibées de rosée.
01:00:43Goûtez-en une.
01:00:44Ah non, pas moi. Je n'ai pas des envies de femelle enceinte.
01:00:48Alors, je n'en mangerai pas. Tant pis si l'enfant meurt de faim.
01:00:50Ce sera de votre faute.
01:00:55Pour mon fils.
01:00:58Voilà.
01:00:59Quel goût ça?
01:01:00Un arrière-goût de crotte, mais pas mauvais.
01:01:02Je ne vous crois pas. Vous vous forcez.
01:01:05Je continue ma grève de la faim.
01:01:08Mais je te jure qu'il n'écrit plus rien, plus une ligne, plus un mot.
01:01:13Il n'y a que la littérature de Marquis qui puisse me rendre l'appétit et le goût de vivre.
01:01:34Colin.
01:01:36Colin !
01:01:38Colin !
01:01:43Colin !
01:01:53I had to kill myself in dreaming. I was in a forest.
01:01:58Did you evade again without me, poor brother?
01:02:02No, you disappeared. What a nightmare.
01:02:07I know you're lying.
01:02:08A date, it's a date. If you've already given a delay once, you'd exaggerate.
01:02:16The inspiration doesn't exist.
01:02:19Yes, you can't force it.
01:02:22All my prayers are still vain.
01:02:25You'd have to throw a bit more.
01:02:28For a creator in pain, nothing is worth a muse.
01:02:32With a poitrine, like a croup.
01:02:35Well, a muse with a beautiful poitrine.
01:02:40I know what I'm going to do.
01:02:44Aïe, aïe.
01:02:46It's a pique.
01:02:46It's done. I'm going to put a pen.
01:02:52It's the moment.
01:02:53Trousse-la.
01:02:55Plea-t-il? You told me something?
01:02:57No.
01:02:59It's an estomac.
01:03:02Your silhouette is a trouble.
01:03:04Well, how could this body today inspire something else than pity?
01:03:10However, if you plonged your eyes in the mine...
01:03:15It's a reflection, Mr.
01:03:17... of a tender feeling that I'm not worthy.
01:03:21Oh, that's it, Justine.
01:03:26Pench on my heart.
01:03:28My God, you've made me lose my head.
01:03:32You've seen, d'un baiser, apaiser my blessures.
01:03:41You can take the plume of you.
01:03:44More one line, more one.
01:03:46My decision is irrevocable.
01:03:48There is so much point of suite to the fortune of the veeuf Poignet?
01:03:51How the hell?
01:03:53You know my last child?
01:03:55You know my last child?
01:03:57He was taken away, so the word fin was not yet still.
01:04:01He is here.
01:04:02Ainsi que Gonoré à Gomorre.
01:04:04And Braillebat combat pour Denon Moribond.
01:04:07My favorite.
01:04:09I don't know.
01:04:11I don't care.
01:04:12Que mirakele!
01:04:13Mes oeuvres complètes sont-elles arrivées chez vous?
01:04:16En morceaux?
01:04:18Grâce à l'amour abject d'Ambert...
01:04:20... pour l'infortunée Justine.
01:04:23Alors, le père, c'est donc lui?
01:04:25Non.
01:04:26Quand il m'a violée, le mystérieux travail de la vie avait déjà commencé en moi.
01:04:31Le véritable génial...
01:04:33Silence, Catain!
01:04:41Lorsque j'en pompais un, il fallait de mes mains secouer et polluer l'autre.
01:04:46Ce ne sont pas des lectures pour mère de famille, confisqués.
01:04:57J'ai largement mes trois cents pages.
01:05:03Rendez-les-moi ! Bonne heure !
01:05:06Vous, l'auteur, au cachot, avec les fous !
01:05:16Allons, la rose, dit Saint-Florent, prend cette gueuse et rétrécis-la moi.
01:05:21On fixe mes quatre membres à terre, dans le plus grand écart possible.
01:05:25Le bourreau, qui va rétrécir les voies, s'arme d'une longue aiguille au bout de laquelle est un fil
01:05:31ciré
01:05:32et, sans s'inquiéter ni du sang qu'il va répandre, ni des douleurs qu'il va m'occasionner,
01:05:38le monstre, en face des deux amis que ce spectacle amuse,
01:05:43ferme, au moyen d'une couture, l'entrée du temple de l'amour.
01:05:50Quelle décadence !
01:05:52Quand le peuple saura lire, Jaco dit qu'on aura honte de lui avoir appris.
01:05:57Sade, qui peut se dissimuler sous ce pseudonyme ?
01:06:02Le poète André Chénier ?
01:06:04Ou alors, mais ça m'étonnerait, Fabre d'Églantine ?
01:06:09Seul un noble peut décrire des horreurs pareilles, et même un noble bien placé.
01:06:14Fatale ! On s'amuse à Versailles au lieu d'écouter les justes doléances du tiers état.
01:06:19Jaco est scandalisé !
01:06:20Il se délecte du spectacle de leur propre déchéance.
01:06:24Jaco dit que l'heure est proche.
01:06:26Oui, nous imposerons un nouvel ordre moral.
01:06:29À une plus vaste clientèle.
01:06:34À quoi ça ressemble ?
01:06:36À un mâle.
01:06:38Mon fils.
01:06:41Mais il faut s'en débarrasser sans tarder.
01:06:43Un instant, je le baptise.
01:06:47Écoutez, baptisons autre nation.
01:06:51In nomine Patrice et Filiette Spiritus Sangue.
01:06:58Montrez-moi mon enfant.
01:07:01Ah ! Le masque de fer !
01:07:06Tenez en verre, pour vos langoustes.
01:07:10Oh, langoustes ? Mon fils ?
01:07:12Qu'est-ce que vous racontez ? Il s'agit du rejeton de l'amominable Marquis.
01:07:16Non ! Maintenant, je peux vous le dire. Marquis ne l'a jamais touché. C'est mon bon foutre à
01:07:22moi qui l'a engroussé.
01:07:24Déliré, Joly.
01:07:26Délire, mon amour, que c'est moi qui t'ai violée, que je suis son vrai papa.
01:07:31Impossible par où tu m'as prise, misérable. En vérité, c'est le fils de sa femme.
01:07:35Bon, c'est pas l'abré. Faites-le disparaître, je vous leur baptise.
01:07:40Massacrer un innocent.
01:07:41Un coupable chargé de toutes les fautes de l'auteur de ses jours. Exécution.
01:07:47Marquis, mon amour, tu avais raison.
01:07:52Ô infortunée Justine, le véritable bonheur n'est qu'au sein de la vertu.
01:07:59Dieu permet qu'elle soit persécutée sur la terre pour l'en dédommager dans le ciel.
01:08:15Ma parole, on jurerait du Sade.
01:08:19Peristam sancta munctionem. Oui, page 288.
01:08:24Indulgea tibi dominus quid quid deliquis tiame.
01:08:27Mais alors le mystérieux Sade, ce serait donc...
01:08:31Oui, Marquis. Chut, n'en parlons à personne. Il serait inutile et dangereux pour vous que cela se sue.
01:08:39On est assez d'interpréter les liaisons dangereuses.
01:08:43J'aimerais être un bijou indiscret.
01:08:50Tu retardes d'une pièce. Tu as devant toi dolmancé.
01:08:54L'homme le plus corrompu et le plus dangereux.
01:08:57Alors, embrasse-moi. Je suis madame de Sainte-Ange.
01:09:04Ah, quelles oreilles. Quel boue.
01:09:09Non, pas comme ça. On dirait que vous voulez l'égorger.
01:09:13Oh, sale cadeau.
01:09:16A vos souhaits, Sœur Thérèse.
01:09:20Lupineau, vous êtes trop mauvais. Quel amalgame.
01:09:23Même à Charenton, vous n'auriez que les seconds rôles.
01:09:27Colin, montre-lui comment il doit dire son texte.
01:09:30Je ne suis pas là.
01:09:32Comment tu n'es pas là ? Je te vois.
01:09:35Ne me demande plus rien. J'ai plus confiance.
01:09:38À qui il parle ?
01:09:40Oh, il s'imagine qu'il a une troupe de comédiens dans la culotte.
01:09:48Son dalmasquin sur la poitrine.
01:09:51Le pauvre Amber va de l'avant.
01:09:55Il monte en haut de la colline.
01:09:58Montre la mer à son enfant.
01:10:02Il voudrait bien que je t'assassine.
01:10:05Mais je suis loin d'être aussi méchant.
01:10:09Que leur bastille, elle tombe en ruine.
01:10:12Vaut mieux s'enfuir tant qu'il est temps.
01:10:17Il y a d'autres prisons en Angleterre.
01:10:19On y gagnera notre pain blanc.
01:10:22Puisque t'es le fils à ton père,
01:10:25tu seras jolié quand tu seras grand.
01:10:3157. Le Sceau de l'infamie.
01:10:38Attendez la suite.
01:10:39Vous allez vous régaler.
01:10:4158.
01:10:43Elle lui enfonce des gerbes d'artifice dans le cul
01:10:48dont les flamèches lui grésillent les fesses en y retombant.
01:10:53Oh oui, ça me tenterait.
01:10:55Non.
01:10:57Il y a mieux.
01:10:59La spécialité de la maison.
01:11:01Quelle maison?
01:11:03La vôtre.
01:11:05Quoi?
01:11:06La salle de torture de la Bastille?
01:11:09Oh!
01:11:11J'en rêvais.
01:11:13Mais je tenais à ce que ce soit vous qui appréciez l'initiative.
01:11:18Courons-y.
01:11:21Bourreau!
01:11:23Fais ton office.
01:11:26Oh oui.
01:11:27Où allez-vous enfoncer ces grosses clés?
01:11:31Nulle part.
01:11:37Fini la comédie.
01:11:39Je m'en vais délivrer Lupinot, le postillon du peuple.
01:11:46Vous serez plus heureux dans l'autre monde, c'est vrai.
01:11:48Lâchez-le.
01:11:50Rue épaisse.
01:11:52Citoyens Lupinot.
01:11:54Ne mourrez pas.
01:11:56La Révolution a besoin de vous.
01:11:59Oh, la Sainte-Vierge.
01:12:02Chut!
01:12:02La pièce est commencée.
01:12:04Il faut aller jusqu'au bout, citoyenne Juliette.
01:12:07La porte est ouverte.
01:12:08Fuyons.
01:12:09Je veux me la farcir.
01:12:11Ici, tout de suite, sur la paille.
01:12:13Oh, voilà assez.
01:12:14Quand je veux baiser, tu te défiles.
01:12:15Quand on pourrait se défiler, tu veux baiser.
01:12:17C'est ma tête qui te commande ou c'est toi qui commandes ma tête?
01:12:20Question épineuse.
01:12:22La réponse est dans son corps, à elle.
01:12:25Et je veux bien me dévouer pour aller la chercher.
01:12:28Au lieu de parler tout seul, aidez-moi à transporter ce malheureux.
01:12:31Alors, qu'est-ce qu'on fait, maître?
01:12:33On arrête la répétition.
01:12:35Un carrosse s'attend dehors.
01:12:37Nous serons en sécurité à l'auberge du rossignol blessé.
01:12:40Messieurs.
01:12:41Allons ailleurs exercer nos talents.
01:12:44On ne fera jamais aussi bien qu'ils disent.
01:12:47L'offre ta réplique ou je te les coupe.
01:12:50Ouvrez!
01:12:51Ouvrez immédiatement!
01:12:52Entre du gouverneur!
01:12:57Je n'irai pas plus loin.
01:12:59Retournons au courant, sœurage.
01:13:04Citoyens loupinaux, que faites-vous?
01:13:06Revenez, madame.
01:13:07Les privations leur ont fait perdre la raison.
01:13:10À la garde!
01:13:11Tirez!
01:13:12Il y aurait tout!
01:13:14Ils sont dans le ciel chapé!
01:13:16Tirez!
01:13:19Tirez!
01:13:20Je veux la voter!
01:13:29Dieu!
01:13:31Patron!
01:13:33Mais chez nous!
01:13:34Tirez!
01:13:35Tirez-moi vite!
01:13:36Tirez-moi plus vite!
01:13:37Les poulets ont tué dans l'œuf l'espoir de tout un peuple.
01:13:40Allons!
01:13:41Aux carrosses!
01:13:42En vitesse!
01:13:43Juliette!
01:13:45Juliette!
01:13:47Pourquoi m'as-tu abandonné?
01:13:49Plus vite!
01:13:50Jaco n'arrive plus à retenir les chevaux!
01:13:52À la garde!
01:13:54Il s'enfuit!
01:13:55Tirez!
01:13:56Tirez!
01:13:57Me tirez d'en haut!
01:13:58Pas derrière!
01:13:59Pas derrière!
01:14:00Pas derrière!
01:14:02Pas derrière!
01:14:03Pas sur moi!
01:14:05Pas sur moi!
01:14:15Il est mort par ma faute!
01:14:17Non!
01:14:18Car on reconnaît la véritable faute au plaisir qu'elle donne.
01:14:23Justement!
01:14:24J'en ai éprouvé du plaisir.
01:14:27Aucun homme ne tient remplaçable.
01:14:29Il y aura d'autres loupines.
01:14:32Mais de moins en moins de près au bois.
01:14:35J'ai perdu mon esclave et mon maître.
01:14:38Je serai volontiers l'un et l'autre.
01:14:43Je t'ai déroulé.
01:14:45LeUD, c'est ce que c'est.
01:14:49Tu m'as dit.
01:14:49Je t'ai déroulé.
01:14:54Oh...
01:15:02Pas sur moi.
01:15:02Si tu me fais du partage...
01:15:02Je t'ai dans ton cas.
01:15:02C'est possible car c'est du partage.
01:15:03C'est possible.
01:15:04Oh, ça c'est super important à круer.
01:15:12You are arrived. Jacob is cuit.
01:15:22Devatar!
01:15:29Parlez plus vite. La liste de vos péchés doit être longue.
01:15:34Ça me fait trop mal.
01:15:39C'est bon. Je viens. Elle arrive. Elle pince mon cœur. Je jouis.
01:16:02Bon pour l'enfer.
01:16:06La mort n'aime pas qu'on la prenne pour une putain.
01:16:18Que fait Jacob le fataliste sur cette table?
01:16:21Mort.
01:16:21Un martyr. Il aura droit des funérailles nationales. Où est l'Oupinot?
01:16:28Mort.
01:16:29Deux martyrs.
01:16:32Mais les citoyens ont pris la masquille. On ne fout pas d'hommes-là sans casser les œufs. Et Juliette?
01:16:37Morte aussi?
01:16:38Non. Dans sa chambre. Je vais la chercher.
01:16:41Entrez. Vous nous raconterez tout.
01:16:43Pas le temps. Bernardin m'attend à Versailles. L'émeute s'est étendue à toute la capitale. L'été sera
01:16:49chaud. Dites à Juliette qu'on lui réserve une place à l'assemblée. Adieu. Et encore bravo.
01:17:01Juliette? Juliette? Une bonne nouvelle. La Bastille est prise. C'est le bordel partout.
01:17:09C'est le bordel partout.
01:17:15Foudre Dieu.
01:17:48C'est le bordel partout.
01:17:49Trop tard.
01:17:56Sois fort, Colin.
01:17:59Regarde.
01:18:02Bouge pas. Je m'en charge.
01:18:04Tu ne comprends pas. Elle est morte.
01:18:09C'est quoi la mort?
01:18:11Un crime commis par la nature pour t'emmerder.
01:18:16Mais Tégal.
01:18:17Je veux l'embrasser.
01:18:28Oh!
01:18:31Un ange.
01:18:33L'amour plus fort que la mort, disait Justine.
01:18:40Perteuse Justine.
01:18:51Alors c'est sûr que tu me quittes.
01:18:53Juliette a besoin de moi pour nourrir sa flamme révolutionnaire.
01:19:00Mais...
01:19:00Tu peux venir avec nous, si... si tu y tiens.
01:19:04Non.
01:19:05Je serai de trop.
01:19:07Je vous gênerai.
01:19:10Tu sais, à la langue, elle finirait par t'aimer.
01:19:15Maintenant, c'est ton histoire.
01:19:18Ce n'est plus la nôtre.
01:19:20Tu es libre.
01:19:23Ce sera dur, après tout ce qu'on a vécu ensemble.
01:19:28Je savais que tu t'en irais un jour.
01:19:31Mais je n'imaginais pas ce jour si proche.
01:19:37Sois courageux.
01:19:38Sois courageux.
01:19:39Et toi, sois prudent.
01:19:44Je sais bien que Juliette est comme les autres.
01:19:48Mais qu'est-ce que tu veux?
01:19:50Je suis amoureux.
01:19:53Je le connais.
01:19:55Ça m'est arrivé avant toi.
01:20:00À présent...
01:20:01Va-t'en.
01:20:06N'oublie pas.
01:20:09Soigne ton style.
01:20:11Pas trop de verbes.
01:20:15Ce n'est pas ma façon de penser qui a fait mon malheur.
01:20:19C'est celle des autres.
01:20:31C'est celle des autres.
01:20:32...
01:20:33...
01:21:01...
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