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Fibre Excellence en redressement judiciaire : l'avenir de Chapelle d'Arblay en péril ?

La papeterie historique de Grand Couronne est dans l'incertitude après la décision du tribunal de commerce de Toulouse concernant Fibre Excellence, le groupe canadien en difficulté financière. Cyril Brifo, délégué syndical CGT, partage son inquiétude face à cette situation complexe, malgré des projets de développement prometteurs.

Le groupe Fibre Excellence fait face à de graves problèmes financiers, menaçant ses deux sites du sud de la France. Le redressement judiciaire ouvre une période d'observation de six mois, durant laquelle un repreneur pourrait émerger pour les usines de Tarascon et Saint-Gaudens.

Cependant, la reprise de ces sites ne garantit pas automatiquement celle de Chapelle d'Arblay. L'enjeu est de taille : présenter un projet de développement viable et complémentaire pour la papeterie de Grand Couronne, qui a démontré sa pertinence et sa capacité à innover, notamment dans le recyclage et la production de pâte vierge.

Malgré les efforts syndicaux et les avancées obtenues avec le soutien de l'État et de la région, la décision finale de l'actionnaire indonésien reste déterminante. Cyril Brifo appelle l'État à permettre la reprise de ce site industriel stratégique, essentiel pour l'économie locale.

#RedressementJudiciaire #FibreExcellence #ChapelleDarblay

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Transcription
00:00Ici matin, il est 7h45, redressement judiciaire avec une période d'observation de 6 mois,
00:06la décision hier du tribunal de commerce de Toulouse concernant Fibre Excellence,
00:10le repreneur potentiel de la papeterie Chapelle d'Arbelay de Grand Couronne.
00:14Fibre Excellence, le groupe canadien en grande difficulté financière
00:18et dont les deux sites du sud de la France sont menacés.
00:22Quelles conséquences tout cela a pour nous, chez nous, pour Chapelle d'Arbelay ?
00:27Cyril Brifo, le délégué syndical CGT de Chapelle d'Arbelay,
00:31est avec nous, il se bat depuis la fermeture il y a 6 ans et il est avec vous Marianne
00:37Nacquet.
00:37Bonjour Cyril Brifo.
00:39Bonjour.
00:39Quel est votre état d'esprit après le placement en redressement judiciaire de Fibre Excellence ?
00:44Soulagé, inquiet ?
00:45Un quai, je vous cache pas que c'est compliqué évidemment.
00:47Vous n'avez d'ailleurs pas beaucoup de voix ce matin ?
00:49Non, malheureusement, je perds un peu ma voix en ce moment, mais c'est peut-être à force de râler.
00:53Un quai, pourquoi alors ? Expliquez-nous.
00:55Eh bien, Chapelle d'Arbelay, comme vous le savez, depuis toutes ces années,
00:58on a quand même monté des sacrés projets dessus.
01:00Elle a été préomptée, elle est toujours debout, elle est magnifique,
01:03mais le problème c'est que c'était un projet de développement de Fibre Excellence.
01:07Normalement, on aurait dû au mois de janvier annoncer une très bonne nouvelle,
01:09on s'était vu il n'y a pas très longtemps, on devait s'annoncer une bonne nouvelle,
01:12et les difficultés financières auxquelles on fait face, le groupe Fibre Excellence,
01:16nous ont amené à très vite comprendre, déjà identifié dès la fin de l'année dernière,
01:19mais rapidement cette année, que ça allait être très très compliqué.
01:23Et on a alerté, on a essayé de faire bouger les choses, ça a bougé un peu tardivement,
01:26mais on se retrouve maintenant face à un tribunal,
01:28donc le projet de développement est pour le moment complètement bloqué.
01:30Est-ce que c'est fini ? Est-ce que vous croyez que Chapelle d'Arbelay peut encore être sauvée
01:34?
01:34Bien sûr, le simple fait qui se passe, c'est qu'on a monté des projets qui sont très bien,
01:39avec Fibre Excellence, ils sont viables, ils tiennent largement l'eau,
01:43ils sont couplés avec Fibre Excellence Tarascon et Saint-Gaudens,
01:47donc les deux usines du Sud de la France.
01:49Si demain les deux usines redémarrent sous n'importe quelle forme,
01:52il faut absolument qu'on puisse présenter aussi le projet de développement de Chapelle d'Arbelay.
01:55Parce que, pour être clair, pour expliquer aux auditeurs,
01:58Fibre Excellence, selon nos informations, cherche un repreneur pour ces deux sites du Sud de la France,
02:04après le refus de l'actionnaire indonésien de remettre de l'argent au sein de cette entreprise,
02:10au sein de cette boîte.
02:11Mais s'ils trouvent un repreneur Fibre Excellence,
02:14ça ne veut pas dire que ce repreneur, un papetier dont les Landes évoquaient,
02:17ça ne veut pas dire que ce repreneur choisira de reprendre aussi Chapelle d'Arbelay ?
02:20Exactement, c'est là où il faut qu'on arrive à présenter tous ces travaux.
02:25Mais des difficultés, on en a connu plein.
02:26Maintenant, il faut qu'on arrive à leur présenter les travaux
02:28et qu'ils comprennent que c'est un exutoire aussi à la pâte qui est fabriquée là-bas.
02:32Parce qu'on parlait quand même d'une nouvelle fabrication de sorte.
02:34Et l'accompagnement qu'il y avait fait autour de Chapelle d'Arbelay
02:37sur le recyclage des vieux papiers et une nouvelle sorte créée
02:41des PPO et de la pâte vierge issue de ces deux usines.
02:44Donc il faut qu'on puisse présenter ça.
02:47Je pense qu'il y a des pistes et des voies maintenant,
02:50des repreneurs pour Terrascon, en tout cas pour Fibre Excellence France.
02:53Il y a un paquet de monde qui est en charge depuis un petit bout de temps.
02:56Ce n'était pas possible jusqu'ici d'avoir quelqu'un d'intéressé
02:59puisque le package, en tout cas la situation financière telle qu'elle était,
03:02et telle qu'elle était exposée depuis de nombreux mois sur Fibre Excellence,
03:05on l'avait identifié, tout était largement déficitaire, ça ne marchait pas.
03:09Les dernières nouvelles, les dernières batailles qui ont pu mener les copains de la CGT sur place
03:13et de la CGT nationale ont fait que tout est redevenu viable.
03:18Malheureusement, l'actionnaire a dit, moi, terminé, je n'y vais pas.
03:20Très bien, j'ai envie de vous dire, on va prendre l'exemple de Chapelle,
03:23si vous ne voulez pas des usines, laissez le territoire décider de ce qu'il va en faire.
03:28Et sur place, ils vont eux-mêmes déjà présenter des nouveaux travaux
03:31qui sont très pertinents, qui sont extrêmement intéressants,
03:35et derrière, retrouver quelqu'un pour redémarrer tout ça.
03:37Et on viendra présenter le projet de la Chapelle d'Arbelay.
03:40Votre projet, il est en complément de ce que font Tarascon et Saint-Gaudens.
03:44Vous diriez que tout est entre les mains de l'État ou pas ?
03:47Alors, tout l'a été, tout l'a été, ça a échoué.
03:50Je suis désolé de le dire, mais ça a échoué, malheureusement,
03:51puisqu'on a travaillé très longtemps avec le Syrie,
03:54on a travaillé longtemps avec le ministère, encore une fois, de l'industrie.
03:59Alors, on change tout le temps de ministre.
04:00Et ses différents ministres ?
04:01Les différents ministres, bon, pour Chapelle, je ne reviendrai pas dessus, ça a changé mille fois.
04:04Là, ces derniers temps, ça a évolué.
04:07Il y a eu une rencontre avec le Premier ministre, avec le ministre de l'Industrie,
04:12un gros package a été mis sur la table pour enfin comprendre ce qui se passait, délier.
04:16Et l'entrée au capital de l'État en juin.
04:18Et la région citanique avait proposé de rentrer au capital des industries,
04:23ce qui est très structurant dans le projet.
04:25Tout ça, ça avance, ça c'est très bien.
04:26Maintenant, l'actionnaire a dit non.
04:28Il n'y a que l'actionnaire qui a dit non.
04:29L'actionnaire, il est loin, il est en Indonésie.
04:31S'il fait se barrer, encore une fois, bon, ben voilà, c'est son choix.
04:33Mais l'État, qu'est-ce qu'il peut faire maintenant, Cyril Brifo ?
04:35Mais permettre la reprise.
04:37Là, on a entendu au tribunal six mois d'observation.
04:40Mais on lit quand même aussi que les AGS se sont proposés de prendre en charge les salaires.
04:45Ça veut dire que la situation économique, elle est faible, très faible.
04:47Est-ce que ça pourra tenir six mois ?
04:48Ça, c'est encore des choses qu'il faut citer.
04:49AGS, rappelez-nous, c'est quoi ?
04:51C'est une structure qui va permettre de prendre les salaires en charge
04:54quand il y a un déficit économique gigantesque
04:55et qu'on met au tribunal en redressement judiciaire.
04:57D'accord.
04:58Quand vous entendez ça, vous vous dites que ça veut dire que les fonds sont vraiment très très mauvais.
05:01Donc, est-ce que deux mois, trois mois, quatre mois, cinq mois, six mois,
05:04six mois, c'est la période d'observation, mais comment on paye sur place ?
05:07Donc, l'État doit réunir tous les acteurs ?
05:09Il faut réunir tous les acteurs.
05:10Une table ronde a déjà été demandée par la CGT, Force Ouvrière et SAFDT.
05:14Donc, les trois têtes d'affiches ont demandé à réunir une table ronde avec tous les acteurs
05:17pour qu'on puisse permettre de savoir ce qu'on va faire et sur quoi on se dirige.
05:21Six mois, c'est court. Quatre mois, c'est encore plus court.
05:24Il faut vraiment savoir ce que ça va donner.
05:25Donc là, il faut réunir tout le monde et avancer.
05:27Et vous y croyez que ça peut marcher ?
05:29Ah mais oui, on a connu pire.
05:30Regardez la chapelle d'Arbelet, elle devait être démolie en 2020.
05:33Elle devait être totalement rasée.
05:34Vous ne l'achetez jamais, vous, Cyril Brifo ?
05:35On s'arrête quand c'est fini.
05:38Là, ce n'est pas fini.
05:38Et ce n'est pas fini.
05:39Ce n'est pas fini, on continue.
05:40Merci beaucoup, Cyril Brifo, délégué syndicale CGT de Chapelle d'Arbelet,
05:44qui se bat depuis la fermeture il y a six ans de cette papeterie d'avoir accepté notre invitation.
05:49Bonne journée à vous.
05:50Merci.
05:51Et c'est un territoire qui est derrière vous ce matin.
05:53Il est 7h50, vous restez là.
05:55Richard Gauthier arrive pour les trois plus.
05:58Si vous êtes sur la route, attention, ça commence à bouchonner dans la métropole Rouen-Est.
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