Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 jours
Les questions au gouvernement de ce 3 février ont débuté par un message de soutien de la présidente de l'Assemblée nationale au journaliste français Christophe Gleizes, emprisonné en Algérie depuis juin 2025 et condamné à 7 ans de prison pour « apologie du terrorisme ». L'occasion pour le député et président de la commission des Affaires étrangères, Bruno Fuchs, d'interroger le gouvernement sur la situation du journaliste et sur les relations entre la France et l'Algérie.

La souveraineté industrielle de la France a largement préoccupé les députés après l'annonce de la vente de l'entreprise LMB Aerospace, spécialisée dans la conception et fabrication de moteurs et ventilateurs électriques notamment pour le matériel militaire, au groupe américain Loar Group, et la cession du laboratoire français Biogaran au fonds d'investissement BC Partners dont le siège est à Londres. Le ministre de l'Économie et des Finances Roland Lescure et la ministre des Armées Catherine Vautrin, interrogés à quatre reprises sur ces vente et cession, ont assuré avoir imposé des conditions « extrêmement strictes », notamment celle de respecter les carnets de commandes de la BITD française pour LMB Aerospace, rappelant qu'il n'y avait eu aucune commande récente pour l'activité de la défense française.

Les députés ont également interrogé le gouvernement sur la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) qui doit voir le jour depuis plusieurs mois, et sur la présence, ou non, d'un moratoire sur les énergies renouvelables dans cette PPE. Roland Lescure et le Premier ministre Sébastien Lecornu ont été clair : « il n'y aura pas de moratoire sur le renouvelable », avant d'annoncer des rencontres à venir avec les filières d'énergies renouvelables, pour travailler sur la PPE, s'engageant à informer les députés « dans les jours qui viennent ».

À deux reprises, la ministre déléguée Marie-Pierre Vedrenne a eu l'occasion de répondre à des questions de l'extrême droite sur l'insécurité en France, et plus spécifiquement à Marseille, renouvelant son soutien aux forces de l'ordre et évoquant une hausse des budgets des ministères régaliens, desquels relèvent la police et la gendarmerie nationales. La ministre a également été interrogée sur la non-reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle pour les communes touchées par une tornade, le 20 octobre dernier, dans le Val-d'Oise.

Le Premier ministre a lui répondu à deux questions : l'une sur les risques de fermeture des centres de santé et structures d'exercice coordonné participatives (SECPA) pour des raisons budgétaires, s'engageant à ce qu'elles soient pérennisées, puis sur les moyens consacrés aux forces de l'ordre et la bonification des trimestres de retraite pour les sapeurs-pompiers volontaires.

Les députés ont également interrogé le gouvernement sur la ligne Paris-Normandie, sur la situation de l'entreprise Blackstar à Béthune (Pas-de-Calais) et sur les jeux Olympiques et Paralympiques de 2030, qui se tiendront dans les Alpes

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00:00Monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs les membres du gouvernement, mesdames et messieurs mes chers collègues,
00:00:06avant de commencer notre séance des questions au gouvernement, je souhaiterais que nous ayons ensemble une pensée pour notre compatriote, le journaliste Christophe Gleize.
00:00:17C'était hier son 37e anniversaire, un anniversaire qu'il a passé en détention sur le territoire algérien.
00:00:24Nous regrettons vivement sa condamnation qui porte atteinte à la liberté d'informer et appelons à sa libération immédiate.
00:00:32A la famille de Christophe Gleize que nous avons reçue le 21 janvier dernier avec le président de la commission des affaires étrangères,
00:00:38Monsieur Bruno Fuchs, et le président du groupe d'amitié France-Algérie, Laurent Lardi,
00:00:43nous avons redit tout notre soutien et la mobilisation sans faille de la représentation nationale pour sa libération.
00:00:50La France ne transligera jamais, ni avec la liberté de la presse, ni avec la protection de ses ressortissants.
00:00:58Merci à vous.
00:00:59L'ordre du jour appelle les questions au gouvernement.
00:01:22La première va être posée par Madame Marie Récal du groupe socialiste.
00:01:26Merci Madame la Présidente. Ma question s'adresse à Monsieur le ministre de l'Economie et des Finances.
00:01:35Monsieur le ministre, mercredi dernier, nous avons appris par voix de presse la vente de l'entreprise LMB Aerospace au groupe américain Loar Group.
00:01:43Vous avez tenté de nous rassurer à plusieurs reprises en indiquant que cette session ne constitue pas une menace critique pour notre souveraineté
00:01:50et que cette vente a fait l'objet d'un contrôle strict par le gouvernement.
00:01:54Vous nous assurez que tout va bien parce que l'APE a acquis une action de préférence au sein de l'entreprise.
00:02:00Nous doutons, Monsieur le ministre, que cette garantie soit suffisante.
00:02:04Cette vente aurait pu être protégée davantage, notamment par la présence de BPI France au capital, comme certains l'ont recommandé.
00:02:11Le groupe socialiste et apparentés s'inquiètent qu'aucun investisseur européen n'ait manifesté sa volonté de rachat.
00:02:18Nous assistons trop souvent, avec impuissance, au départ de pépites stratégiques de notre industrie,
00:02:24notamment dans le domaine de la défense et du spatial, faute d'investissements français et européens.
00:02:30Et que dire des risques d'itarisation incontestables ?
00:02:33Le signal n'est pas bon, Monsieur le ministre.
00:02:35Marc Rutt, secrétaire général de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord, a-t-il raison de dire devant les parlementaires européens
00:02:42que l'Europe sera toujours impuissante sans les Etats-Unis ?
00:02:46A l'instar des propos tenus ces derniers jours par Mario Draghi, allons-nous enfin passer au-delà du rêve d'une Europe puissance autonome ?
00:02:54Allons-nous enfin nous mettre en ordre de marche ou allons-nous rentrer dans le rang ?
00:02:59Si les ambitions impérialistes sur le Groenland semblent s'être temporairement apaisées,
00:03:04l'alerte était claire. Tirons-en les conséquences et agissons sans délai.
00:03:09L'enjeu n'est plus seulement de résister, mais de construire une Europe forte, unie et souveraine.
00:03:13Dans ce moment de redéfinition du monde tel que nous le connaissions, car l'urgence est bien là,
00:03:19quelle stratégie de souveraineté le gouvernement entend-il mettre en oeuvre
00:03:23pour permettre d'éviter qu'une telle situation ne se reproduise pas ?
00:03:28Merci beaucoup Madame la députée. La parole est à Monsieur Roland Lescure, ministre de l'Economie et des Finances.
00:03:35Merci Madame la Présidente, Mesdames, Messieurs les députés, Madame la députée Récal.
00:03:39Merci pour votre question qui me permet de rappeler les conditions extrêmement strictes qui ont été imposées par l'Etat
00:03:44à l'acheteur de l'entreprise LMB que vous mentionnez.
00:03:48Je rappelle que cette entreprise, après avoir été belge, américaine puis française,
00:03:52deviendrait à nouveau américaine dans le cadre de cette transaction.
00:03:55Une action préférentielle, effectivement, et je me permets de corriger votre question,
00:03:59une action préférentielle donne plus de pouvoir à celui qui la déteint, sans aucun sou déboursé,
00:04:05par rapport à une participation forcément minoritaire de la banque publique d'investissement.
00:04:09On aura un droit de regard sur toutes les évolutions stratégiques de l'entreprise.
00:04:12Mais on a aussi, évidemment, été plus loin, empreintes industrielles préservées,
00:04:17les 70 salariés continueront à produire des ventilateurs en Corrèze
00:04:22et continueront à partir de Corrèze à exporter partout dans le monde entier.
00:04:25Et évidemment, les carnets de commandes auprès de l'industrie de défense,
00:04:29même s'ils datent un peu, il faut le reconnaître,
00:04:31continueront à être honorés de manière à ce que les avions ou les navires
00:04:34qui ont des ventilateurs LMB à bord puissent être évidemment entretenus.
00:04:39Votre question, elle va au-delà de ça.
00:04:40Et je pense qu'elle est importante.
00:04:41On n'a effectivement pas trouvé ni repreneur français, ni repreneur européen pour cette entreprise.
00:04:47Et sincèrement, je le regrette.
00:04:49Et je pense qu'on doit renforcer la capacité des investisseurs français et européens
00:04:54à investir dans les entreprises françaises et européennes
00:04:57et notamment dans le secteur de la défense.
00:04:58Il faut faire l'union des marchés des capitaux.
00:05:00Il faut se poser la question des vrais investisseurs publics de long terme
00:05:03qui manquent cruellement en Europe.
00:05:05Ça, c'est des vraies questions qu'il va falloir se poser,
00:05:07y compris d'ailleurs, sans doute, des échéances électorales à venir.
00:05:11Ces questions sont bien plus pertinentes que d'autres que j'ai entendues ici ou là
00:05:14qui visent à nationaliser un producteur de ventilateurs en Corrèze
00:05:17qui marche très bien sans l'État et qui, j'en suis convaincu, va continuer à le faire.
00:05:22Merci Madame la députée.
00:05:23Merci beaucoup, Monsieur le Ministre.
00:05:25La parole est à présent à Monsieur Jean-Paul Lecoq pour le groupe GDR.
00:05:30Merci Madame la Présidente.
00:05:31Monsieur le Ministre des Transports,
00:05:33le 14 janvier, le délégué interministériel au développement de la vallée de la Seine
00:05:37a convié à Matignon les élus normands et franciliens
00:05:40afin de nous parler du projet de la ligne ferroviaire nouvelle Paris-Normandie.
00:05:45Je m'y suis rendu pour entendre ce que l'État allait faire
00:05:48pour débloquer un projet d'intérêt général et national, évidemment,
00:05:52et fortement attendu.
00:05:53Attendu par des milliers de normands et de franciliens
00:05:56qui se désespèrent de passer plus de temps pour faire le Havre-Paris
00:05:59au XXIe siècle qu'au XXe siècle.
00:06:03Attendu aussi par les acteurs du port du Havre,
00:06:06principale place portuaire et industrielle du pays.
00:06:08La ligne actuelle est calamiteuse et sa fiabilité horaire incertaine,
00:06:13malgré l'engagement exemplaire des cheminots,
00:06:16et vous comptez encore augmenter les tarifs en plus.
00:06:19Avec Emmanuel Matron et son Premier ministre de l'époque,
00:06:22et les autres après,
00:06:23et leurs effets d'annonce et de développement ferroviaire,
00:06:26nous attendions à ce que ce projet mis sur les rails en 2009,
00:06:29en 2009, passe enfin le turbo.
00:06:32C'est raté, les freins s'accumulent.
00:06:34Pourtant, l'État ne dit rien d'autre que, je cite,
00:06:37la nécessité de refonder le projet sur des bases pragmatiques,
00:06:42avant de relancer un cycle de dialogue territorial.
00:06:46Nous, au Havre, on comprend, cause toujours,
00:06:48c'est un retour à la case départ.
00:06:50Et 15 ans après le lancement d'un projet annoncé pour 2030,
00:06:54toujours pas de perspective pour les usagers.
00:06:57Aux familles, aux étudiants, aux travailleurs, aux entreprises
00:06:59qui ont besoin de relier le Havre à Paris,
00:07:01que leur dites-vous ?
00:07:02Prenez votre voiture.
00:07:04Après tout, ça va plus vite maintenant.
00:07:05C'est toute la vallée de la Seine qui a besoin de ce projet.
00:07:09L'État a-t-il abandonné son engagement pour la Normandie
00:07:12et son économie ?
00:07:14Nous avons pourtant toujours, nous, Normands,
00:07:18mis en avant l'intérêt national.
00:07:22Merci beaucoup, monsieur le député.
00:07:24La parole est à monsieur Philippe Tabarro,
00:07:26ministre chargé des Transports.
00:07:28Madame la Présidente, mesdames et messieurs les députés,
00:07:35monsieur le député Lecoq,
00:07:36alors j'ai déjà eu l'occasion de le rappeler à plusieurs reprises
00:07:39et sans ambiguïté devant la représentation nationale,
00:07:43la ligne Nouvelle-Paris-Normandie demeure plus que jamais
00:07:46un projet d'intérêt national majeur.
00:07:49C'est d'ailleurs ce que je vous ai dit lors de ma visite au Havre le 3 juillet.
00:07:54Vous le savez, objectivement, les choses ont avancé dans le bon sens,
00:07:58tant en termes de méthode que de gouvernance.
00:08:00Lorsque j'ai pris mes fonctions, le projet était à l'arrêt,
00:08:03les régions concernées ne se parlaient même plus.
00:08:06Sous l'impulsion du Premier ministre,
00:08:07qui suit particulièrement ce dossier, comme tous les autres d'ailleurs,
00:08:10du gouvernement et du délégué interministériel,
00:08:13LNPN avance.
00:08:16Esprit d'ouverture, écoute et transparence de l'information.
00:08:20Voici les fondations du nouveau départ du projet
00:08:22pour garantir sa concrétisation au bénéfice des Normands comme des Franciliens.
00:08:28J'ai présidé le comité de pilotage le 9 janvier dernier.
00:08:31Le préfet Castel a également tenu, comme vous l'avez rappelé,
00:08:34à ma demande et pour la deuxième fois une réunion dédiée
00:08:37aux parlementaires concernés pour mieux les associer.
00:08:40Je suis donc quelque peu surpris de votre question.
00:08:43sachant que cela n'avait jamais été fait auparavant.
00:08:46Je tiens donc à le réaffirmer aujourd'hui.
00:08:48Ce temps de refondation était nécessaire
00:08:51car il a permis de répondre aux grands enjeux et besoins.
00:08:54L'objectif arrêté est validé par tous les acteurs
00:08:56et co-financeurs du projet,
00:08:58et bien celui d'une enquête publique en 29
00:09:01et d'une DUP dans la foulée,
00:09:03comme évoqué et validé par tous
00:09:05lors du dernier comité de pilotage.
00:09:07Monsieur le député, comme vos collègues mobilisés
00:09:10par la réussite du projet,
00:09:12je ne peux que vous inviter à mettre vraiment
00:09:15toute votre énergie au soutien de cette dynamique
00:09:18déjà engagée et sans polémiquer,
00:09:20comme le font notamment les élus de Vernon et du Havre.
00:09:23Merci beaucoup, monsieur le ministre.
00:09:29La parole est à présent à madame Agnès Pannier-Runacher
00:09:32pour le groupe Ensemble pour la République.
00:09:34Merci, madame la présidente, madame la ministre de la Santé.
00:09:44Il y a des jours, avec mes collègues,
00:09:45Yannick Noder du groupe droite républicaine
00:09:47et Guillaume Garraud du groupe socialiste,
00:09:49ainsi qu'une trentaine de députés de différents groupes politiques
00:09:52que je veux ici remercier,
00:09:54nous avons publié une tribune
00:09:55pour appeler à réduire l'alimentation ultra transformée.
00:09:58Les données scientifiques sont sans appel.
00:10:02Selon la revue scientifique de référence de Lancet,
00:10:05l'alimentation ultra transformée
00:10:06contribue directement à l'explosion
00:10:08de l'obésité, du diabète,
00:10:11de maladies cardiovasculaires,
00:10:13mais aussi de dépression
00:10:14et de nombreuses pathologies chroniques
00:10:16responsables de décès prématurés.
00:10:18En France, ces produits représentent déjà
00:10:20près de 35% des calories consommées.
00:10:23Ils coûteraient, selon un rapport du Sénat,
00:10:25à minima 11 milliards d'euros par an à l'assurance maladie.
00:10:29C'est la moitié du déficit de la sécurité sociale.
00:10:33La situation est particulièrement alarmante
00:10:35pour nos enfants.
00:10:36L'obésité infantile progresse.
00:10:38Le diabète de type 2 apparaît désormais
00:10:40chez des adolescents du jamais vu,
00:10:42avec des conséquences irréversibles
00:10:44sur toute leur vie.
00:10:45C'est aussi une question de justice sociale.
00:10:48Agir, ce n'est pas culpabiliser,
00:10:50c'est protéger.
00:10:51Protéger en encadrant les promotions
00:10:53et la publicité,
00:10:54en éduquant les enfants à l'alimentation,
00:10:56en donnant une information loyale
00:10:58et transparente aux consommateurs,
00:11:00par exemple, via le Nutri-Score.
00:11:02Cette bataille est aussi celle
00:11:03pour nos agriculteurs,
00:11:05car la qualité a un coût,
00:11:07mais elle crée du revenu
00:11:08pour nos agriculteurs,
00:11:10des emplois,
00:11:10et résonne profondément
00:11:12avec notre identité culturelle.
00:11:14Madame la ministre,
00:11:16la stratégie nationale
00:11:17alimentation, nutrition, climat
00:11:18ne peut plus attendre.
00:11:19Mes questions sont très simples.
00:11:20Quand le gouvernement présentera-t-il
00:11:23cette stratégie attendue
00:11:24depuis des mois
00:11:25avec un cap clair
00:11:26de réduction de la consommation
00:11:28de produits ultra-transformés ?
00:11:29Allez-vous soutenir
00:11:30la proposition de loi
00:11:31de ma collègue Olivia Grégoire
00:11:33visant à instaurer une éducation
00:11:34à l'alimentation à l'école ?
00:11:36Soutiendrez-vous une proposition de loi
00:11:38qui définisse
00:11:38sur la base d'un consensus scientifique
00:11:41ce qu'est l'alimentation ultra-transformée ?
00:11:43Et enfin,
00:11:44êtes-vous prêts à porter ce sujet
00:11:46auprès de la Commission européenne ?
00:11:47Merci beaucoup, Madame la députée.
00:11:50La parole est à Madame Stéphanie Ries,
00:11:52ministre de la Santé.
00:11:54Merci, Madame la Présidente.
00:11:56Madame la ministre Agnès Pannier-Runacher.
00:11:59Vous avez raison,
00:12:00l'alimentation est un enjeu central
00:12:02de prévention en santé,
00:12:04de justice sociale
00:12:05et de souveraineté alimentaire.
00:12:08Les constats sont clairs.
00:12:09En France,
00:12:10près d'un adulte sur deux
00:12:11est en situation de surpoids
00:12:13ou d'obésité
00:12:13avec des inégalités sociales
00:12:15et territoriales marquées.
00:12:18La progression de l'obésité infantile
00:12:19et l'apparition précoce
00:12:21de pathologies chroniques
00:12:22appellent une réponse publique
00:12:24structurée et durable.
00:12:26C'est précisément
00:12:26l'ambition de la future stratégie nationale
00:12:28pour l'alimentation,
00:12:30la nutrition
00:12:30et le climat
00:12:32articulée
00:12:33avec le prochain programme national
00:12:35nutrition santé
00:12:36qui fixera un cap
00:12:37à horizon 2030.
00:12:39Je porte une attention particulière
00:12:41à plusieurs leviers concrets.
00:12:42La promotion du Nutri-Score,
00:12:44la réduction effective
00:12:46de l'exposition des enfants
00:12:47aux publicités
00:12:48pour des produits trop gras,
00:12:49trop sucrés,
00:12:50trop salés,
00:12:51l'amélioration
00:12:52de la qualité nutritionnelle
00:12:53des produits,
00:12:54notamment via
00:12:55les accords collectifs.
00:12:57Concernant les produits
00:12:58ultra transformés,
00:12:59nous allons poursuivre
00:13:00les travaux scientifiques
00:13:02de recherche
00:13:03sur la caractérisation
00:13:04de ces produits
00:13:05qui recouvrent
00:13:06des réalités
00:13:07très hétérogènes.
00:13:08Par ailleurs,
00:13:09pour renforcer les travaux
00:13:10sur la prévention en santé,
00:13:11le Premier ministre
00:13:12vient de confier
00:13:13une mission
00:13:14au député
00:13:15Cyril Isaac-Sibyl
00:13:16sur les enjeux
00:13:17de prévention primaire.
00:13:19Enfin,
00:13:20sur le calendrier,
00:13:21le gouvernement
00:13:22a fait le choix
00:13:22d'un décalage
00:13:23afin d'intégrer pleinement
00:13:25les annonces récentes
00:13:25du Premier ministre
00:13:26sur la commande publique,
00:13:28notamment la priorité
00:13:29donnée
00:13:29à la consommation européenne.
00:13:31Nous devons,
00:13:32vous l'avez dit,
00:13:33être au rendez-vous
00:13:33de la santé publique,
00:13:35de la justice sociale,
00:13:36mais aussi
00:13:37de la souveraineté
00:13:37française et européenne.
00:13:39Je vous donne ainsi
00:13:40rendez-vous
00:13:40dans quelques jours
00:13:41pour collectivement
00:13:42partager nos ambitions.
00:13:43décalage.
00:13:45Merci beaucoup,
00:13:45madame la ministre.
00:13:46La parole est à présent
00:13:48à madame Julie Lernos
00:13:49pour le groupe
00:13:50Écologiste et Social.
00:13:51Merci, madame la présidente.
00:13:54Ma question s'adresse
00:13:55à monsieur le Premier ministre.
00:13:57Monsieur le Premier ministre,
00:13:59aucun moratoire n'est prévu,
00:14:01encore moins un moratoire
00:14:02qui s'appliquerait
00:14:03aux énergies renouvelables.
00:14:05Ces mots,
00:14:05ce sont les vôtres.
00:14:07Vous les avez prononcés
00:14:08ici même le 9 décembre dernier.
00:14:10Ils sont clairs,
00:14:11ils vous engagent.
00:14:13Comment comprendre alors
00:14:13que vous vous apprêtez
00:14:14à publier une PPE
00:14:15actant un moratoire
00:14:16sur les renouvelables,
00:14:18notamment sur le solaire?
00:14:19Nous sommes aujourd'hui
00:14:21à 30 gigawatts installés.
00:14:2310 gigawatts supplémentaires
00:14:25sont déjà en file d'attente.
00:14:26Nous atteignons donc
00:14:27mécaniquement 40 gigawatts.
00:14:30Et pourtant,
00:14:30les scénarios
00:14:31sur lesquels vous travaillez
00:14:32plafonneraient
00:14:33la puissance solaire totale
00:14:34à 35 ou 42 gigawatts
00:14:36en 2030.
00:14:37Monsieur le Premier ministre,
00:14:39il faut appeler les choses
00:14:39par leur nom.
00:14:40Ces scénarios organisent
00:14:42un arrêt du développement
00:14:43des énergies renouvelables.
00:14:45C'est une division par deux,
00:14:46voire par quatre
00:14:47des rythmes actuels.
00:14:48C'est de fait
00:14:49un moratoire.
00:14:51Un moratoire,
00:14:51ce sont des projets bloqués,
00:14:52des investisseurs
00:14:53qui se retirent,
00:14:54des carnets de commandes
00:14:55qui s'effondrent,
00:14:56des entreprises
00:14:56qui ferment.
00:14:58Alors que les filières
00:14:58sont déjà fragilisées,
00:15:00un tel scénario
00:15:01menacerait
00:15:02près de 150 000 emplois
00:15:03directs et indirects,
00:15:05non délocalisables,
00:15:06ancrés dans nos territoires.
00:15:08Une filière industrielle détruite
00:15:09ne se met pas en pause.
00:15:11Elle disparaît.
00:15:12Ce serait aussi
00:15:13un choix géopolitique
00:15:14et climatique irresponsable,
00:15:16alors que nous sommes
00:15:16déjà en retard
00:15:17sur nos objectifs climatiques
00:15:18et de développement
00:15:19des renouvelables,
00:15:20ralentir volontairement
00:15:21leur déploiement,
00:15:22c'est prolonger
00:15:22notre dépendance
00:15:23aux énergies fossiles,
00:15:25importées
00:15:25et renoncer
00:15:26à nos engagements
00:15:27sur le climat.
00:15:28Monsieur le Premier ministre,
00:15:29ma question est donc simple
00:15:30et appelle une réponse claire.
00:15:33Maintenez-vous
00:15:33votre parole
00:15:34devant la représentation nationale
00:15:35ou assumez-vous désormais
00:15:37un moratoire de fait
00:15:38sur les énergies renouvelables
00:15:39avec ses conséquences climatiques,
00:15:42industrielles et sociales ?
00:15:43Je vous remercie.
00:15:44Merci.
00:15:46Merci beaucoup,
00:15:47Madame la députée.
00:15:47La parole est à
00:15:48Monsieur Roland Lescrures,
00:15:49ministre de l'Economie
00:15:50et des Finances.
00:15:51Merci,
00:15:52Madame la Présidente,
00:15:53Mesdames, Messieurs les députés,
00:15:54Madame la députée,
00:15:55Léarnaus.
00:15:56Je dois avouer
00:15:56que je suis extrêmement surpris
00:15:58à la fois du fond
00:15:59et de la forme
00:15:59de votre question.
00:16:01J'entends que ce genre
00:16:02de questions
00:16:03puissent d'ailleurs
00:16:03inquiéter les filières
00:16:05qui échangent régulièrement
00:16:06avec vous et avec nous
00:16:07et qui s'inquiètent
00:16:09de ce genre de message
00:16:10que vous véhiculez.
00:16:11Je le regrette franchement
00:16:12parce que vous le savez,
00:16:13je vous ai reçu,
00:16:14j'ai reçu des représentants
00:16:15de tous les groupes
00:16:15à l'Assemblée et au Sénat
00:16:16et ce n'est pas notre objectif
00:16:18que d'interrompre
00:16:19le développement
00:16:19de filières industrielles
00:16:21qui contribuent
00:16:21à la décarbonation
00:16:22de la France.
00:16:23Il y a des sujets
00:16:23sur lesquels
00:16:24on est en profond désaccord.
00:16:25Vous le savez,
00:16:25le nucléaire,
00:16:26vous êtes contre,
00:16:26nous sommes pour.
00:16:27Mais il y a des sujets
00:16:28sur lesquels
00:16:28on devrait pouvoir se rejoindre
00:16:29et celui-là
00:16:31en fait partie.
00:16:32Vous le savez,
00:16:33il y a des grands
00:16:34projets industriels
00:16:35qui doivent être lancés
00:16:36de manière à décarboner
00:16:37et augmenter
00:16:38la souveraineté énergétique
00:16:39de la France
00:16:39dans les années qui viennent.
00:16:40Le nucléaire,
00:16:41l'éolien offshore
00:16:42sont d'énormes projets industriels.
00:16:43Il y en a d'autres
00:16:44qui sont plus petits,
00:16:45plus locaux,
00:16:46qui nous permettent
00:16:47effectivement d'accélérer
00:16:48ou de ralentir
00:16:49l'installation de capacités
00:16:51en fonction de la demande
00:16:52et vous savez
00:16:53qu'aujourd'hui
00:16:53la demande d'électricité
00:16:54n'est pas encore au rendez-vous
00:16:55mais évidemment
00:16:56qu'on va continuer
00:16:57à développer l'ensemble
00:16:58des moteurs
00:16:59de la décarbonation française,
00:17:00l'ensemble des moteurs
00:17:01de la souveraineté énergétique française
00:17:03en s'assurant
00:17:04que les filières industrielles
00:17:06et ça je pense
00:17:07que là-dessus
00:17:07on peut se retrouver
00:17:08puissent se développer
00:17:09en harmonie.
00:17:10Le Premier ministre souhaite,
00:17:11il m'a demandé de le faire,
00:17:13qu'on reçoive ensemble
00:17:14les filières industrielles
00:17:15pour les rassurer
00:17:16dans les jours qui viennent
00:17:17et dans la foulée
00:17:18j'espère qu'on pourra rassurer
00:17:19tout le monde
00:17:19sur le fait qu'on va assurer
00:17:20à la fois la souveraineté énergétique
00:17:22industrielle de la France
00:17:23et qu'on va continuer
00:17:24à la décarboner
00:17:25en essayant d'être
00:17:27aussi apaisé que possible.
00:17:29Merci beaucoup Monsieur le ministre.
00:17:30Madame la députée.
00:17:31Monsieur le ministre,
00:17:32justement c'est dans votre bureau
00:17:34que vous nous avez confirmé
00:17:35être sur des scénarios
00:17:36de moratoire sur le solaire.
00:17:39Est-ce que vous vous engagez
00:17:40à avoir un objectif
00:17:41qui n'est pas en deçà
00:17:41de 55 gigawatts sur le solaire
00:17:44sinon ça s'appelle un moratoire ?
00:17:46Merci Madame la députée.
00:17:48Monsieur le ministre.
00:17:51Rapidement mais pas de polémique.
00:17:53Vous aurez les chiffres.
00:17:54J'étais à la conversation
00:17:55que j'ai eue avec vous
00:17:55je n'ai jamais prononcé
00:17:57ce terme de moratoire.
00:17:59Jamais.
00:17:59donc soyez encore patient
00:18:02quelques jours
00:18:02laissez-nous échanger
00:18:03avec les filières
00:18:05les rassurer
00:18:05et j'espère que vous aussi
00:18:07vous le serez
00:18:07quand on sortira les chiffres.
00:18:09Merci.
00:18:10Merci beaucoup Monsieur le ministre.
00:18:11La parole est à Monsieur Hervé
00:18:12de l'Épinot
00:18:13pour le Rassemblement National.
00:18:14Merci Madame la Présidente.
00:18:21Monsieur le Premier ministre.
00:18:23Le ministre de l'Économie
00:18:24a autorisé le lendemain de Noël
00:18:26la session de LMB Aerospace
00:18:28au groupe américain
00:18:29Loa Holdings.
00:18:31Or LMB Aerospace
00:18:32est une PME stratégique.
00:18:34Ses productions alimentent
00:18:35des programmes de défense
00:18:36du rafale au sous-marin nucléaire
00:18:39lanceur d'engin
00:18:40en passant par le porte-avions
00:18:41Charles de Gaulle
00:18:42et le Charles Leclerc.
00:18:44Plus grave,
00:18:44cette décision aurait été prise
00:18:45contre l'avis
00:18:46de la Direction générale
00:18:47de l'armement
00:18:48et sans retenir sa demande
00:18:49d'une prise de participation
00:18:50significative
00:18:52par BPI France
00:18:53dans le capital
00:18:54de l'entreprise CD.
00:18:56Par ailleurs,
00:18:57le fonds TKO
00:18:58détenteur du capital
00:18:59de LMB Aerospace
00:19:00a été perquisitionné
00:19:01par le parquet national financier
00:19:03après avoir bénéficié
00:19:04de 150 millions d'euros
00:19:05d'argent public
00:19:06pour oeuvrer
00:19:07à la consolidation
00:19:08de notre BITD
00:19:09à la sortie du Covid.
00:19:10La session litigieuse
00:19:12va lui permettre
00:19:12d'empocher une plus-value
00:19:13de 185 millions d'euros.
00:19:16L'argent public
00:19:16a financé le risque,
00:19:18le privé
00:19:18a capté la rente.
00:19:20Le groupe
00:19:21Rassemblement national
00:19:22n'a eu de cesse
00:19:22de vous alerter
00:19:23sur la nécessité
00:19:24de renforcer
00:19:24le contrôle
00:19:25des investissements
00:19:26étrangers en France
00:19:27afin de préserver
00:19:28notre souveraineté industrielle
00:19:30en matière de défense
00:19:31et plus largement
00:19:32de protéger
00:19:33les intérêts
00:19:33vitaux de la France.
00:19:35Monsieur le Premier ministre,
00:19:36ex-ministre des Armées,
00:19:38est le révélateur
00:19:42d'une trajectoire délétère
00:19:43quand l'Etat
00:19:44finance sa propre
00:19:45perte de contrôle
00:19:46et son abandon
00:19:47de souveraineté.
00:19:49Aussi,
00:19:49êtes-vous prêts
00:19:50à prendre l'engagement
00:19:51devant la représentation nationale
00:19:53d'empêcher
00:19:54cette transaction
00:19:55qui s'apparente
00:19:57à une forfaiture
00:19:57pour ne pas dire
00:19:58un scandale d'Etat ?
00:20:00Merci,
00:20:01Monsieur le député.
00:20:02La parole est à
00:20:03Monsieur Roland Lesquins,
00:20:04ministre de l'Economie
00:20:05et de l'Épinault.
00:20:07Merci,
00:20:08Madame la Présidente.
00:20:09Mesdames,
00:20:09Messieurs les députés,
00:20:10Monsieur le député
00:20:10de l'Épinault.
00:20:12Vous cochez
00:20:12toutes les cases,
00:20:13toutes les cases
00:20:14de la conspiration
00:20:15extremo-populiste
00:20:17que vos collègues
00:20:18depuis des jours
00:20:19nous infligent
00:20:20à longueur de journée.
00:20:22Vous racontez
00:20:23absolument
00:20:23n'importe quoi
00:20:25et je vous connais
00:20:27suffisamment
00:20:27pour me dire
00:20:28que vous avez dû
00:20:28travailler un peu le dossier.
00:20:30et que vous le savez
00:20:31vous-même
00:20:32que vous racontez
00:20:32n'importe quoi.
00:20:33LMB,
00:20:34c'est une entreprise
00:20:35qui a été
00:20:35succéquemment
00:20:36belge,
00:20:37américaine,
00:20:38française
00:20:38et je l'ai dit
00:20:39qui est en passe
00:20:40d'être rachetée
00:20:41par une entreprise
00:20:42américaine.
00:20:4380% de son chiffre
00:20:44d'affaires
00:20:44est en dehors
00:20:46de France.
00:20:47Et pour les 20%,
00:20:48vous le savez,
00:20:49non seulement
00:20:50nous avons imposé
00:20:51une action de préférence
00:20:52qui est bien plus importante
00:20:53en termes d'impact
00:20:55qu'une part minoritaire
00:20:55de BPI,
00:20:56nous avons aussi
00:20:57imposé le maintien
00:20:59de la production industrielle
00:21:00en France,
00:21:00nous avons également
00:21:01imposé le respect
00:21:02évidemment
00:21:03des carnets de commandes
00:21:04auprès de la BITD.
00:21:06Plutôt que de jouer
00:21:09sur les peurs
00:21:09des Françaises
00:21:10et des Français,
00:21:11vous devriez reconnaître
00:21:13que sur ce sujet-là,
00:21:15ce gouvernement
00:21:16et cette majorité
00:21:17depuis sept ans
00:21:18a fait plus
00:21:19que toutes les précédentes.
00:21:20Nous avons élargi
00:21:21les secteurs
00:21:21qui sont filtrés
00:21:23chirurgiquement
00:21:24tous les ans.
00:21:25Nous avons augmenté
00:21:25le nombre de dossiers.
00:21:26Nous avons,
00:21:27vous le savez,
00:21:28rendu la France
00:21:29plus attractrice
00:21:29qu'aucun pays du monde
00:21:30mais nous avons aussi
00:21:32permis aux entreprises
00:21:34de conquérir le monde.
00:21:35Vous savez quel est
00:21:36le bilan aujourd'hui
00:21:37des investissements
00:21:38étrangers en France.
00:21:39La France est beaucoup
00:21:40plus présente
00:21:41à l'étranger
00:21:42que les entreprises
00:21:42étrangères en France.
00:21:44La France aujourd'hui,
00:21:46elle s'exporte.
00:21:47La France,
00:21:47elle produit.
00:21:48La France,
00:21:49elle construit des pépites
00:21:50du genre de LMB
00:21:51qui ont la chance
00:21:52de faire rayonner la France.
00:21:53Soyez-en fiers
00:21:54et arrêtez
00:21:55de nous ramener
00:21:56toujours à une France
00:21:57rabougrie
00:21:57qui est celle
00:21:58dont vous rêvez
00:21:59et qui n'est pas celle
00:22:00que je souhaite porter.
00:22:03Je vous remercie
00:22:03monsieur le ministre.
00:22:05Monsieur le député,
00:22:06non ?
00:22:08Oui,
00:22:09monsieur le ministre
00:22:09de l'économie,
00:22:10trois points.
00:22:11Premièrement,
00:22:11vous savez très bien
00:22:12que les Américains
00:22:13vont fixer le prix.
00:22:14Donc pour le budget
00:22:15des armées,
00:22:16nous allons impacter
00:22:17notre loi de programmation.
00:22:18Deuxième point,
00:22:19les pièces étachées,
00:22:20les Américains décideront
00:22:21de les vendre ou non.
00:22:22Donc nous risquons
00:22:23de clouer nos avions au sol.
00:22:25Troisièmement,
00:22:25il y a 150 millions
00:22:26d'argent public,
00:22:27198 millions
00:22:28de plus-value.
00:22:30Il me semble
00:22:30que Tikiho
00:22:31pourrait rembourser.
00:22:32Je vous remercie.
00:22:33Monsieur le ministre,
00:22:40vous avez quelques secondes.
00:22:41Si, si.
00:22:42Non mais quelques secondes,
00:22:44juste suffisantes
00:22:44pour vous dire
00:22:45que depuis cinq ans,
00:22:46il n'y a pas eu
00:22:47une commande
00:22:47des industries de défense
00:22:48vers cette entreprise.
00:22:50Vous racontez
00:22:50vraiment n'importe quoi.
00:22:52Je vous remercie,
00:22:52monsieur le ministre.
00:22:54Avant de lui passer
00:22:55la parole,
00:22:55je suis heureuse
00:22:56de souhaiter la bienvenue
00:22:57à monsieur Antoine Valentin
00:22:58qui est devenu député
00:23:00de la troisième circonscription
00:23:02de Haute-Savoie hier.
00:23:07Monsieur Valentin,
00:23:08vous avez la parole
00:23:09pour le groupe UDR.
00:23:10Madame la présidente,
00:23:11mes chers collègues,
00:23:12merci de votre accueil
00:23:14et merci au président Ciotti
00:23:15de sa confiance
00:23:16et de son soutien.
00:23:18Ma question s'adresse
00:23:19à monsieur le ministre
00:23:20de l'Intérieur.
00:23:21Monsieur le ministre,
00:23:22chaque jour,
00:23:23notre pays comptabilise
00:23:2412 tentatives d'homicide
00:23:26quand il n'en comptabilisait
00:23:27que deux fois moins
00:23:28en 2017
00:23:29avant le début
00:23:30de la Macronie.
00:23:32Nous comptabilisons
00:23:33chaque jour
00:23:33362 agressions sexuelles
00:23:36quand elles étaient déjà
00:23:37156 de trop
00:23:38en 2017.
00:23:40Dans mon département
00:23:41de la Haute-Savoie,
00:23:42plus 7% de délinquance,
00:23:44plus 13% d'augmentation
00:23:46de la violence
00:23:47cette année,
00:23:48en une seule année.
00:23:49Alors je sais
00:23:50que vous êtes
00:23:51les représentants
00:23:52du En même temps,
00:23:53en même temps
00:23:54un bilan économique
00:23:55catastrophique,
00:23:56en même temps
00:23:57des chiffres
00:23:57de l'immigration
00:23:58incontrôlés
00:23:59et en même temps
00:24:00aujourd'hui
00:24:01des chiffres
00:24:02de la délinquance
00:24:03déplorables.
00:24:05Alors ma question
00:24:05est simple,
00:24:06monsieur le ministre
00:24:06de l'Intérieur.
00:24:08Quand allez-vous
00:24:08rétablir l'ordre
00:24:09dans nos rues,
00:24:11l'autorité de l'Etat,
00:24:12et donnez enfin
00:24:13à nos policiers
00:24:14et à nos gendarmes
00:24:15les moyens
00:24:16d'assurer la sécurité
00:24:17des Français.
00:24:20Je vous remercie,
00:24:21monsieur le député.
00:24:22La parole est à
00:24:23madame Marie-Pierre Védrenne,
00:24:25ministre déléguée
00:24:26auprès du ministre
00:24:26de l'Intérieur.
00:24:32S'il vous plaît.
00:24:33Merci,
00:24:34madame la présidente.
00:24:36Mesdames,
00:24:36messieurs les députés,
00:24:37monsieur le député Valentin.
00:24:39Non,
00:24:41nous ne sommes pas
00:24:42dans la France
00:24:43orange mécanique
00:24:44et notre pays
00:24:45n'est pas devenu
00:24:46un coupe-gorge
00:24:47à ciel ouvert.
00:24:49Avec près
00:24:50de 100 millions
00:24:51de touristes
00:24:52par an,
00:24:53il faut prendre garde
00:24:54à la manière
00:24:55dont certains
00:24:56ici présentent
00:24:57notre pays.
00:24:59C'est un enjeu
00:25:00économique
00:25:00et d'image
00:25:01vital.
00:25:03Ainsi,
00:25:04les résultats
00:25:04sont là.
00:25:06Les atteintes
00:25:06aux biens
00:25:07baissent nettement.
00:25:08Moins 9%
00:25:09de vols
00:25:10de véhicules,
00:25:11des reculs
00:25:12des cambriolages,
00:25:13des baisses
00:25:14dans le vol
00:25:14des transports,
00:25:16moins 7%
00:25:17de vols
00:25:17des armes.
00:25:19Et ces chiffres,
00:25:20ils ne tombent
00:25:20pas du ciel.
00:25:21Ils sont le fruit
00:25:22d'une présence
00:25:24accrue des forces
00:25:25de l'ordre,
00:25:26de contrôles renforcés
00:25:27et d'une réponse pénale
00:25:28plus ferme.
00:25:30Face au trafic
00:25:31de drogue,
00:25:32la pression
00:25:33s'intensifie.
00:25:34Plus de 56 000
00:25:35trafiquants
00:25:36mis en cause,
00:25:37des saisies
00:25:37massives
00:25:38et une action
00:25:39continue
00:25:40contre les réseaux.
00:25:42Comme l'ont demandé
00:25:43le président de la République
00:25:44et le Premier ministre,
00:25:45nous frappons
00:25:46les organisations
00:25:47criminelles
00:25:47là où ça fait mal.
00:25:50Enfin,
00:25:50les règlements
00:25:51de compte
00:25:52liés
00:25:52aux stupéfiants
00:25:53montrent
00:25:54à quel point
00:25:55la lutte
00:25:56contre le narco
00:25:57trafic
00:25:58est une bataille
00:25:59que nous devons
00:26:00collectivement mener
00:26:01hors des invectives
00:26:03et des jeux
00:26:03politiciens.
00:26:05Au nom du gouvernement
00:26:06et du ministre
00:26:06de l'Intérieur,
00:26:07je tiens à apporter
00:26:08comme nous le faisons
00:26:09chaque jour
00:26:10tout notre soutien
00:26:11à nos forces
00:26:12de sécurité intérieures
00:26:13qui font un travail
00:26:14formidable
00:26:15pour garantir
00:26:17la sécurité
00:26:18des Françaises
00:26:18et des Françaises
00:26:19et lutter
00:26:20contre tous
00:26:20les trafiquants.
00:26:21Je vous remercie.
00:26:22Merci beaucoup
00:26:23Madame la Ministre.
00:26:24Monsieur le député.
00:26:25Madame la Ministre,
00:26:26nous la connaissons
00:26:27cette ritournelle,
00:26:28tout va bien
00:26:29Madame la Marquise,
00:26:30mais les Français,
00:26:31eux,
00:26:32voient au quotidien
00:26:32la réalité
00:26:33et ce week-end,
00:26:35ils ont sanctionné
00:26:36votre candidat
00:26:37qui était aussi
00:26:38celui de M. Barnier,
00:26:40qui était aussi
00:26:40celui de M. Hollande,
00:26:42qui était aussi
00:26:43celui de Mme Rousseau
00:26:43et de M. Mélenchon.
00:26:46Les Français
00:26:46ne se trompent pas.
00:26:49Merci,
00:26:50M. le député.
00:26:53La parole est à présent
00:26:55à M. Louis Boyard
00:26:56pour le groupe
00:26:57La France Insoumise.
00:27:02Merci,
00:27:03Mme la Présidente.
00:27:04Mme la Ministre
00:27:05du Numérique,
00:27:06est-il vrai
00:27:06qu'à partir
00:27:07du 1er septembre,
00:27:08toute la population française,
00:27:10quel que soit son âge,
00:27:11devra faire contrôler
00:27:12sa pièce d'identité
00:27:13sur son téléphone
00:27:13afin de se connecter
00:27:15ou de créer un compte
00:27:16sur les réseaux sociaux.
00:27:20Merci,
00:27:21M. le député.
00:27:22La parole est à M. Roland Lescure,
00:27:23ministre de l'Economie
00:27:24et des Finances.
00:27:26Merci,
00:27:27Mme la Présidente.
00:27:28Mesdames,
00:27:28Messieurs les députés,
00:27:29M. le député
00:27:30Louis Boyard,
00:27:31la réponse est non.
00:27:36M. le député,
00:27:38Mme la Présidente.
00:27:40M. le ministre,
00:27:41je suis un peu gêné
00:27:42de votre réponse
00:27:43parce que quand on va
00:27:43sur le site de campagne
00:27:44du candidat Gabriel Attal,
00:27:46il est indiqué
00:27:46que l'application de la loi
00:27:47se fera par un contrôle
00:27:48d'identité sur toute la population,
00:27:50quel que soit l'âge.
00:27:51Et il se trouve
00:27:51que c'est aussi
00:27:51votre parti politique.
00:27:52Alors qu'est-ce que je dois croire ?
00:27:54Vous ou Gabriel Attal ?
00:27:55Je comprends aussi
00:27:56que vous soyez gêné
00:27:57dans votre réponse
00:27:57parce qu'on a appris
00:27:59par voie de presse
00:27:59que vous développiez
00:28:00depuis des mois
00:28:01une application
00:28:01qui permettra
00:28:02le contrôle d'identité numérique
00:28:03de la population,
00:28:04quel que soit l'âge.
00:28:05Alors qui est-ce que je dois croire ?
00:28:06La presse ou vous ?
00:28:08Je comprends aussi
00:28:08que votre réponse
00:28:09soit un peu gênée
00:28:10parce que la semaine dernière,
00:28:12l'opérateur France Travail,
00:28:13qui est sous votre responsabilité,
00:28:15a été condamné
00:28:15à une lourde amende
00:28:16pour avoir laissé
00:28:17fuiter les données
00:28:18de 36 millions
00:28:19de nos concitoyens.
00:28:20Après une semaine
00:28:21de débat national,
00:28:22vous vous êtes refusé
00:28:23à assumer clairement
00:28:24ce que vous vouliez faire
00:28:25de cette loi.
00:28:26Et quelle que soit
00:28:27notre opinion sur cette loi,
00:28:28ce n'est pas acceptable.
00:28:29C'est une question
00:28:30d'éontologie,
00:28:31c'est une question
00:28:32d'honnêteté
00:28:32qu'exige
00:28:33la fonction gouvernementale.
00:28:34On ne fabrique pas
00:28:35la loi dans le dos
00:28:36des Français.
00:28:37En réalité,
00:28:38vous n'avez jamais eu
00:28:39la volonté
00:28:39de protéger
00:28:40la santé mentale des jeunes.
00:28:41Sinon,
00:28:41vous n'auriez pas supprimé
00:28:42les postes
00:28:43qui permettent justement
00:28:44d'accompagner
00:28:45la santé mentale des jeunes.
00:28:46Sinon,
00:28:46vous n'auriez pas supprimé
00:28:474 000 postes d'enseignants
00:28:49comme vous venez de le faire
00:28:50dans ce dernier budget.
00:28:51Je suis très gêné
00:28:51de cette posture
00:28:52parce qu'à la fin,
00:28:53ce n'est pas vous
00:28:54qui aurez le dernier mot,
00:28:55c'est la Commission européenne.
00:28:56C'est la Commission européenne
00:28:57qui jugera du mode
00:28:58de vérification.
00:28:59Vous acceptez
00:29:00de déléguer la gestion
00:29:01de nos données
00:29:01à l'Union européenne
00:29:02grâce au vote
00:29:03du Rassemblement national
00:29:04qui prouve encore une fois
00:29:06que ce sont
00:29:06des petits souverainistes
00:29:07en carton.
00:29:08Alors,
00:29:08non,
00:29:09un gouvernement
00:29:10qui n'est pas capable
00:29:11de protéger
00:29:11la santé mentale des jeunes,
00:29:12un gouvernement
00:29:13qui n'est pas capable
00:29:14de protéger
00:29:14les données des Français
00:29:15et un gouvernement
00:29:16qui n'est pas capable
00:29:17d'assumer la réalité
00:29:18de sa loi,
00:29:19je pense que ce gouvernement
00:29:20devrait être censuré
00:29:21au plus vite.
00:29:22Merci beaucoup,
00:29:23Monsieur le député.
00:29:24Monsieur le ministre.
00:29:25Monsieur le député
00:29:28Louis Boyard,
00:29:29j'avais cru comprendre
00:29:30que vous vous érigiez
00:29:31depuis que vous êtes élu
00:29:32comme le défenseur
00:29:33de la jeunesse.
00:29:34Vous en êtes aujourd'hui
00:29:35un fragilisateur.
00:29:36Après les conspirationnistes
00:29:37d'extrême droite,
00:29:38j'ai maintenant
00:29:38les conspirationnistes
00:29:40d'extrême gauche
00:29:41qui s'allient
00:29:41et qui ont été les seuls
00:29:42à voter contre la loi
00:29:44qui a été votée
00:29:44sur tous les bancs
00:29:45de l'Assemblée
00:29:45pour protéger nos enfants.
00:29:47Vous ne souhaitez pas
00:29:48protéger nos enfants
00:29:49et vous souhaitez,
00:29:50c'est quand même paradoxal,
00:29:51nourrir les plateformes
00:29:52numériques
00:29:53qui se font littéralement
00:29:54du beurre
00:29:54sur le cerveau
00:29:55de nos enfants.
00:29:57Le service dont vous parlez,
00:29:58c'est un service souverain.
00:30:00Il se fait
00:30:01dans une logique européenne.
00:30:02Ça s'appelle
00:30:03France Identité Numérique.
00:30:05Ce sera développé
00:30:06en France
00:30:06et ça permettra
00:30:07effectivement
00:30:08de manière souveraine
00:30:09et en aucun cas
00:30:10en donnant
00:30:11aucune information
00:30:12aux plateformes numériques
00:30:13que vous chérissez
00:30:15tant,
00:30:16que vous chérissez tant
00:30:17avant que des jeunes mineurs
00:30:19s'inscrivent
00:30:20sur une plateformes numériques
00:30:22que l'essentiel
00:30:23de cette Assemblée
00:30:24a interdit
00:30:25et que vous voulez
00:30:27continuer
00:30:28à autoriser.
00:30:29Monsieur Louis Boyard,
00:30:31protégeons nos enfants,
00:30:32protégeons nos enfants
00:30:33d'entreprises aujourd'hui
00:30:35qui, je le répète,
00:30:36se font du beurre
00:30:36sur leur cerveau.
00:30:37Vous devriez être
00:30:38avec nous là-dessus
00:30:38mais évidemment,
00:30:40comme vous êtes
00:30:40contre tout
00:30:41et contre nous
00:30:42et au fond,
00:30:43contre les enfants,
00:30:44vous votez contre tout.
00:30:45Je vous remercie
00:30:48Monsieur le Ministre.
00:30:50La parole est à présent
00:30:51à Monsieur Bruno Fuchs
00:30:52pour le groupe démocrate.
00:30:56Madame la Présidente,
00:30:58je tiens d'abord
00:30:58à vous remercier
00:30:59pour le soutien public
00:31:00et solennel
00:31:01que vous avez porté
00:31:01à la situation critique
00:31:03de notre compatriote
00:31:04Christophe Gleize
00:31:06et je vous en remercie.
00:31:11Comme vous l'avez dit,
00:31:12il y a 37 ans,
00:31:13il vient de passer
00:31:13un nouvel anniversaire
00:31:14loin des siens
00:31:15dans une situation
00:31:16qui touche profondément
00:31:17sa famille,
00:31:18ses proches
00:31:19et à présent
00:31:20l'ensemble
00:31:20de la communauté nationale.
00:31:22Je souhaite aussi
00:31:23en profiter
00:31:23pour saluer
00:31:24l'acquittement
00:31:24en Malaisie
00:31:25de notre compatriote
00:31:26Tom Félix
00:31:26après plus de deux années
00:31:28de détention injuste
00:31:29et très éprouvante
00:31:30et souligner
00:31:31dans ces deux situations
00:31:32l'engagement constant
00:31:34de notre diplomatie
00:31:35pour la protection
00:31:36de nos ressortissants.
00:31:38S'agissant de Christophe Gleize,
00:31:39je veux rappeler
00:31:40comme vous l'avez fait
00:31:41ma Présidente
00:31:41à ses parents
00:31:42que nous avons reçus
00:31:43il y a 15 jours
00:31:44à la Commission
00:31:44des Affaires étrangères,
00:31:46notre soutien inconditionnel
00:31:48et notre engagement
00:31:49sans faille
00:31:50dans leur combat.
00:31:51A leur côté,
00:31:53toujours plus nombreux
00:31:54des journalistes
00:31:55comme Reporters sans frontières,
00:31:56des sportifs,
00:31:57des associations,
00:31:58des collectivités locales
00:31:59et de simples citoyens,
00:32:01ils rappellent
00:32:01l'attachement
00:32:02à la libération
00:32:03de Christophe Gleize
00:32:04et à la liberté
00:32:05de la presse
00:32:06non négociable
00:32:07dans notre pays.
00:32:08Premier signal positif,
00:32:10son transfert
00:32:10vers une prison
00:32:11près d'Alger
00:32:12qui va faciliter
00:32:13les visites
00:32:13de sa famille.
00:32:15Monsieur le ministre
00:32:15de l'Europe
00:32:16et des Affaires étrangères,
00:32:17je sais à quel point
00:32:17vous êtes mobilisés.
00:32:19Pouvez-vous nous dire
00:32:20quelle démarche diplomatique
00:32:22la France a-t-elle engagée
00:32:23pour obtenir sa libération
00:32:25et quel espoir
00:32:26existe aujourd'hui
00:32:27concernant une mesure
00:32:28de grâce présidentielle ?
00:32:31En parallèle,
00:32:32la relation entre les deux pays
00:32:33reste bloquée
00:32:34depuis des mois
00:32:35sur tous les plans.
00:32:36Économique,
00:32:37nos exportations
00:32:38ont chuté de 25%
00:32:39en un an,
00:32:40nos 6 000 entreprises exportatrices
00:32:41et nos 450 entrepreneurs
00:32:43en Algérie
00:32:43s'inquiètent,
00:32:44ils souffrent
00:32:45et ils perdent
00:32:46des parts de marché.
00:32:47Des centaines de milliers
00:32:48de familles sont bloquées
00:32:49de part et d'autre
00:32:49des Méditerranéens
00:32:50sans visa
00:32:50et les reconduites
00:32:51à la frontière
00:32:52ne sont plus exécutées.
00:32:54Monsieur le ministre,
00:32:54quelles sont les perspectives
00:32:55de rétablissement
00:32:56d'une relation retrouvée
00:32:57et constructive
00:32:58avec l'Algérie
00:32:59et ce,
00:33:00dans l'intérêt
00:33:00de nos deux pays ?
00:33:02Je vous remercie
00:33:03Monsieur le Président.
00:33:04La parole est à
00:33:05Monsieur Jean-Noël Barraud,
00:33:06ministre de l'Europe
00:33:07et des Affaires étrangères.
00:33:11Merci Madame la Présidente.
00:33:12Mesdames et Messieurs les députés,
00:33:13Monsieur le Président Fuchs,
00:33:15vous avez rappelé,
00:33:17nous avons accueilli
00:33:18ce matin
00:33:18avec un grand soulagement
00:33:19la nouvelle
00:33:21du fait que
00:33:22notre compatriote
00:33:23Tom Félix
00:33:23a été relaxé
00:33:24après deux ans
00:33:26et demi
00:33:26des détentions
00:33:27en Malaisie.
00:33:29Nous avons une pensée
00:33:30pour sa famille
00:33:30que vous avez reçue,
00:33:32que j'ai rencontrée
00:33:33à deux reprises
00:33:34l'année dernière,
00:33:35qui a été très courageuse,
00:33:37courageuse
00:33:38dans cette épreuve
00:33:39et qui pourra,
00:33:40nous le souhaitons,
00:33:40retrouver très prochainement
00:33:41son fils.
00:33:42Cette bonne nouvelle
00:33:44s'ajoute
00:33:44à celle
00:33:46de la libération
00:33:46de trois de nos compatriotes
00:33:47qui étaient détenus
00:33:48arbitrairement
00:33:49depuis le début
00:33:49de l'année 2026,
00:33:51qui elle-même s'ajoute
00:33:51à la sortie de prison
00:33:53de dix de nos compatriotes
00:33:54dans le courant
00:33:55de l'année 2025.
00:33:56Ces sorties de prison,
00:33:57ces libérations
00:33:58ne sont évidemment pas
00:33:59le fruit du hasard,
00:34:00mais celui
00:34:01de la mobilisation
00:34:03sans relâche
00:34:03des agents
00:34:04du ministère de l'Europe
00:34:05et des affaires étrangères
00:34:06à Paris
00:34:07comme dans les postes diplomatiques
00:34:08et dont je veux
00:34:09une nouvelle fois devant vous
00:34:10saluer le courage
00:34:11et le professionnalisme.
00:34:13Mais ces bonnes nouvelles
00:34:13n'entament rien
00:34:15notre mobilisation
00:34:16pour obtenir
00:34:17la libération définitive
00:34:19de Christophe Gleiz,
00:34:21détenu depuis plus de deux ans
00:34:23en Algérie
00:34:24pour des raisons
00:34:25totalement injustifiées.
00:34:28La présidente
00:34:28l'a rappelé tout à l'heure,
00:34:29je la remercie
00:34:30pour l'hommage
00:34:30qu'elle lui a rendu.
00:34:32il a passé
00:34:33son 37e anniversaire
00:34:34en prison,
00:34:35il a pu recevoir
00:34:36la visite
00:34:37de ses parents
00:34:38dont je veux saluer
00:34:39la dignité
00:34:40dans cette épreuve,
00:34:41saluer aussi
00:34:42la mobilisation
00:34:43de toutes celles
00:34:43et ceux
00:34:44qui dans le monde
00:34:44du sport
00:34:45mais aussi
00:34:45dans le monde
00:34:46des médias
00:34:47plaident la cause
00:34:49de Christophe Gleiz
00:34:50pour obtenir
00:34:50sa libération.
00:34:52Comme vous le savez,
00:34:53après une condamnation
00:34:53particulièrement sévère
00:34:55à sept ans
00:34:55d'emprisonnement,
00:34:56il s'est pourvu
00:34:57en cassation
00:34:58et nous souhaitons
00:34:59que cet appel
00:35:01ou en tout cas
00:35:02que ce pourvoi
00:35:03puisse être traité
00:35:04dans les meilleurs délais
00:35:05pour qu'il puisse rentrer
00:35:06au plus vite
00:35:07sans délai
00:35:08dans notre pays.
00:35:09Je vous remercie
00:35:10monsieur le ministre.
00:35:12La parole est à présent
00:35:13à monsieur Karim Benbraim
00:35:15pour le groupe socialiste.
00:35:21Merci madame la présidente,
00:35:23monsieur le ministre
00:35:24de l'économie.
00:35:26Depuis plus de deux ans,
00:35:27la France attend la stratégie
00:35:28énergétique du gouvernement.
00:35:30Mais annoncée,
00:35:31reportée,
00:35:32retravaillée,
00:35:33retirée,
00:35:34puis à nouveau différée,
00:35:35la programmation
00:35:36pure annuelle
00:35:37de l'énergie
00:35:37est devenue le symbole
00:35:39d'une politique énergétique
00:35:41sans cap clair.
00:35:43Cette absence de cap
00:35:44a des conséquences concrètes
00:35:45alors que dix ans
00:35:46après l'accord de Paris,
00:35:48la France demeure
00:35:48largement en retard
00:35:50sur ses objectifs climatiques.
00:35:52Elle prive les acteurs
00:35:54de la visibilité
00:35:55dont ils ont besoin.
00:35:56des projets
00:35:57sont abandonnés,
00:35:58des entreprises
00:35:59quittent le pays
00:36:00et aujourd'hui,
00:36:01des suppressions
00:36:01d'emplois
00:36:02sont annoncées
00:36:02alors même
00:36:04que nous devrions
00:36:04renforcer
00:36:05nos souverainetés
00:36:06et bâtir
00:36:07nos propres filières
00:36:08industrielles.
00:36:10Désormais,
00:36:10c'est un risque
00:36:11de fort ralentissement
00:36:12ou de quasi-moratoire
00:36:14qui inquiète
00:36:15les filières éoliennes
00:36:16et photovoltaïques.
00:36:17Vous avez annoncé
00:36:18ce matin
00:36:19une baisse des objectifs.
00:36:21Mais le nouveau nucléaire
00:36:22n'arrivera pas
00:36:22avant 12 ans.
00:36:23Les énergies renouvelables
00:36:25terrestres
00:36:25ne peuvent donc pas
00:36:26être mises au ralenti
00:36:27comme un gage
00:36:28donné au LR.
00:36:30Le retard pris
00:36:31dans l'électrification
00:36:32doit être rattrapé.
00:36:33Il ne doit pas servir
00:36:34de prétexte.
00:36:36L'absence
00:36:36de cap ambitieux
00:36:37pèse aussi
00:36:38sur le pouvoir
00:36:38d'achat des Français.
00:36:40Le Premier ministre
00:36:41avait promis
00:36:42une baisse significative
00:36:43des factures
00:36:44d'électricité.
00:36:45Le ministre Papin
00:36:46évoquait
00:36:47une baisse
00:36:47de 10%.
00:36:48Finalement,
00:36:50l'arrêté a été publié
00:36:51vendredi dernier.
00:36:53Ce sera
00:36:53moins de 75 centimes
00:36:55par mois
00:36:56pour les foyers français.
00:36:58Une miette.
00:36:59Et dans le même temps,
00:37:00le financement
00:37:01des investissements
00:37:02dans la transition
00:37:02écologique
00:37:04est transféré
00:37:04vers les consommateurs
00:37:06via les C2E
00:37:07au détriment
00:37:08de la solidarité nationale.
00:37:10Pourtant,
00:37:11la transition écologique
00:37:12ne pourra réussir
00:37:13sans justice sociale.
00:37:15Monsieur le ministre,
00:37:16vous avez annoncé ce matin
00:37:17sur un plateau télé
00:37:18une baisse
00:37:19des objectifs renouvelables.
00:37:21Pouvez-vous préciser
00:37:22devant la représentation nationale
00:37:23quels objectifs
00:37:24figureront
00:37:25dans la PPE ?
00:37:26Ne pensez-vous pas
00:37:28qu'il est plutôt temps
00:37:29de concilier
00:37:30ambition écologique
00:37:31et sociale ?
00:37:32Merci.
00:37:33Merci, monsieur le député.
00:37:33La parole est à monsieur Roland Lescure,
00:37:35ministre de l'Economie
00:37:36et des Sciences.
00:37:37Merci, madame la présidente.
00:37:38Décidément,
00:37:38c'est ma fête aujourd'hui,
00:37:39si je puis le dire.
00:37:41Non mais,
00:37:41ambition écologique, sociale
00:37:43et industrielle,
00:37:44j'ajouterais.
00:37:45L'objectif,
00:37:46il est de lancer
00:37:47des grands chantiers
00:37:48industriels
00:37:48qui vont assurer
00:37:49la souveraineté énergétique
00:37:50et la décarbonation
00:37:51de la France
00:37:51pour les 20-30 ans
00:37:53qui viennent.
00:37:54Et nous avons travaillé,
00:37:56y compris avec certains d'entre vous,
00:37:57je vous ai reçus parmi d'autres,
00:37:59pour s'assurer
00:37:59que l'ensemble
00:38:00des groupes parlementaires
00:38:01pouvaient être entendus.
00:38:03Je l'ai dit tout à l'heure,
00:38:04le Premier ministre souhaite recevoir
00:38:05les filières d'énergie renouvelable,
00:38:06là aussi,
00:38:07pour les entendre.
00:38:08Et nous aurons,
00:38:09dans les jours qui viennent,
00:38:09l'occasion,
00:38:10je l'espère,
00:38:11de publier,
00:38:12en tout cas,
00:38:12de vous informer
00:38:13des objectifs
00:38:13de la programmation
00:38:14pluriannuelle de l'énergie
00:38:15qui, j'espère,
00:38:16vous rassureront
00:38:17toutes et tous.
00:38:19Oui,
00:38:19nous devons financer
00:38:20le nouveau nucléaire.
00:38:21Oui,
00:38:21nous devons lancer
00:38:22des appels d'offres
00:38:23sur l'éolien marin
00:38:23qui sont des très gros
00:38:25projets industriels.
00:38:26Et oui,
00:38:26nous devons poursuivre
00:38:27le développement
00:38:28de l'éolien terrestre
00:38:29et du solaire terrestre
00:38:30en tenant compte
00:38:31de l'électrification
00:38:32qui a ralenti.
00:38:34Mais vous l'avez dit,
00:38:35en poussant
00:38:35l'électrification
00:38:36de manière à ce qu'on
00:38:37augmente la demande
00:38:38et ce qu'on puisse
00:38:38à terme aussi
00:38:39augmenter l'offre.
00:38:40On va travailler
00:38:41sur tous les moteurs
00:38:42de l'électrification,
00:38:44la demande et l'offre.
00:38:45On va travailler
00:38:46sur tous les moteurs
00:38:47de la production,
00:38:48à la fois le nucléaire,
00:38:49l'éolien offshore
00:38:50et le renouvelable terrestre.
00:38:53On va aussi,
00:38:53vous l'avez travaillé
00:38:54dans le cadre
00:38:55d'une proposition de loi,
00:38:56travailler sur les barrages.
00:38:57Je pense qu'on est face
00:38:58à un chantier
00:38:59digne d'une génération.
00:39:02Et nous devons être
00:39:02à la hauteur
00:39:03de ce chantier ensemble.
00:39:04Moi,
00:39:05je suis intimement persuadé
00:39:06qu'on peut se rassembler
00:39:06autour de ça
00:39:07et j'espère qu'on va le faire.
00:39:08Je vous remercie,
00:39:10monsieur le ministre.
00:39:11La parole est à présent
00:39:13à madame Cyrielle Chatelain,
00:39:14présidente du groupe
00:39:16Écologiste et Social.
00:39:18Monsieur le Premier ministre,
00:39:19voici le témoignage
00:39:20de Samia,
00:39:21soignée au village
00:39:21de santé à Échirol.
00:39:22Je suis allée voir
00:39:23un chirurgien,
00:39:24il a refusé de m'opérer
00:39:25quand il a vu
00:39:25que j'avais la CMU.
00:39:26J'aurais pu laisser tomber,
00:39:27mais je suis venue
00:39:28en parler au centre.
00:39:29Benjamin m'a accompagnée,
00:39:30je me suis sentie moins seule,
00:39:32ça m'a rendue plus confiante.
00:39:33Je voulais demander
00:39:34à ce chirurgien,
00:39:34oui, j'ai la CMU,
00:39:35et alors,
00:39:36est-ce qu'il faut être riche
00:39:37pour être soigné ?
00:39:38Le village de santé
00:39:39et 25 structures
00:39:40de santé participative
00:39:41proposent une prise en charge
00:39:42globale,
00:39:43médico-psycho-sociale,
00:39:45grâce à un dispositif
00:39:46appelé SECPA,
00:39:47mis en place après le Covid
00:39:48pour répondre à l'ampleur
00:39:49des inégalités de santé.
00:39:50Le travail de ces structures
00:39:52a été reconnu positif
00:39:53par tous les comités
00:39:54qui les ont évalués.
00:39:56Pourtant,
00:39:56elles risquent au 1er mai
00:39:57de fermer leurs portes
00:39:58ou de drastiquement
00:39:59réduire leurs actions,
00:40:00car votre gouvernement
00:40:01va massivement
00:40:02réduire leurs financements.
00:40:03Nous parlons
00:40:04de la maison de santé
00:40:05Hauts-de-Saint-Aubin
00:40:06à Angers,
00:40:06le centre de santé
00:40:07des trois cités
00:40:08à Poitiers,
00:40:09le château de santé
00:40:09à Marseille,
00:40:10le pôle de santé
00:40:11interprofessionnel
00:40:12à Saint-Martin-d'Air,
00:40:12le MSP Belleville à Paris,
00:40:14la place de santé
00:40:15à Saint-Denis,
00:40:16la maison de santé
00:40:16Haute-Pierre à Strasbourg
00:40:17ou encore la MSP
00:40:18Montsoleil à Outreau.
00:40:20Si ces structures
00:40:20ferment,
00:40:21ce sont des territoires
00:40:22entiers privés
00:40:22d'accès aux soins.
00:40:23Ce sont des milliers
00:40:24de personnes
00:40:25qui seront sans soins,
00:40:26sans écoutes
00:40:26et sans accompagnement.
00:40:27Monsieur le Premier ministre,
00:40:29ma question est simple,
00:40:30l'ensemble des financements
00:40:31du dispositif SECPA
00:40:33sur la santé participative
00:40:35sera-t-il préservé ?
00:40:36Applaudissements
00:40:37Merci beaucoup
00:40:38Madame la Présidente
00:40:39Châtelain.
00:40:40Monsieur le Premier ministre,
00:40:41vous avez la parole.
00:40:42Merci beaucoup
00:40:42Madame la Présidente
00:40:43de l'Assemblée nationale,
00:40:44Mesdames et Messieurs
00:40:45les députés,
00:40:45Madame la Présidente
00:40:46Châtelain,
00:40:46merci pour votre question
00:40:47directe, réponse directe.
00:40:48L'ensemble des 26
00:40:49structures SECPA
00:40:51dans les deux composantes
00:40:52d'ailleurs telles
00:40:52qu'elles existent
00:40:53depuis les expérimentations
00:40:54post-Covid 2021
00:40:55seront bien pérennisées
00:40:56et financées
00:40:58comme nous l'avons annoncé.
00:41:00Merci d'ailleurs
00:41:00de le souligner
00:41:01parce que c'est une initiative
00:41:03qui au fond
00:41:04est particulièrement originale,
00:41:07innovante,
00:41:08à destination des populations
00:41:09les plus défavorisées
00:41:10sur en plus
00:41:11un aménagement du territoire
00:41:12qui est au fond
00:41:13très intéressant
00:41:14et sur lequel je souhaite
00:41:15et la ministre de la Santé
00:41:16je leur remercie
00:41:17a commencé à le faire.
00:41:18Je souhaite en fait aussi
00:41:19un modèle
00:41:20aussi pour le déploiement
00:41:21d'autres maisons France Santé
00:41:23sur lequel il faut
00:41:23qu'on arrive à réfléchir
00:41:24au-delà de la pérennisation
00:41:26des structures existantes
00:41:28à comment au fond
00:41:29on arrive à les multiplier.
00:41:30Ça fonctionne bien
00:41:31parce que ça coûte
00:41:31un peu d'argent
00:41:32c'est certain
00:41:32et que c'est la qualité
00:41:34justement des moyens
00:41:34qui sont développés
00:41:35qui permet de le faire.
00:41:37Merci pour votre question
00:41:38puisque on le voit bien
00:41:39de manière perlée
00:41:40ici ou là
00:41:41des interrogations
00:41:43émergent
00:41:43sur le PLFSS
00:41:44ou sur le PLF
00:41:45sur des doutes
00:41:46donc ça me permet
00:41:47de vous rassurer
00:41:48comme ça me permet
00:41:49une fois de plus
00:41:49de rassurer
00:41:50comme le ministre
00:41:50L'Escure l'a fait
00:41:51et votre groupe
00:41:51sur le fait
00:41:52qu'il n'y aura pas
00:41:52de moratoire
00:41:53sur les énergies renouvelables
00:41:54et que nous aurons l'occasion
00:41:55non seulement
00:41:56de voir la filière
00:41:56en fin de semaine
00:41:57mais aussi
00:41:58si vous le souhaitez
00:41:59de nous tenir
00:41:59à votre disposition
00:42:00parce que sur la stratégie
00:42:01de souveraineté énergétique
00:42:03comme pour l'offre de soins
00:42:04de proximité
00:42:05nous n'avons rien à cacher.
00:42:08Monsieur le Premier ministre
00:42:08Madame la Présidente
00:42:09Merci Monsieur le Premier ministre
00:42:11et pour l'éloge
00:42:12du travail que vous avez fait
00:42:13de ces centres
00:42:14et maisons de santé
00:42:14oui ils font un travail remarquable
00:42:16pourtant il reste un peu
00:42:17d'ambiguïté
00:42:18sur votre question
00:42:19oui on a dit
00:42:19à ces centres
00:42:20qu'ils seraient pérennisés
00:42:21oui on leur a dit
00:42:21qu'ils seraient financés
00:42:22je vous prends un exemple
00:42:23aujourd'hui on estime
00:42:25dans mon territoire
00:42:26ils sont financés
00:42:27à peu près à hauteur
00:42:27de 750 000 euros
00:42:28ou de 480 000 euros
00:42:30pour une autre structure
00:42:31là ils pensent
00:42:32à peu près
00:42:33avoir 100 000
00:42:34120 000 euros
00:42:35le gap est énorme
00:42:36donc ma question
00:42:37elle est vraiment précise
00:42:38est-ce que les 14 millions d'euros
00:42:39dire 0,005% du budget
00:42:43donc ça coûte rien en vrai
00:42:44c'est bien moins
00:42:45que tout ce qui peut être fait
00:42:47en termes de prévention
00:42:48vont être mis sur la table
00:42:49la question
00:42:50c'est pas de financer un peu
00:42:51c'est pas de dire qu'on va pérenniser
00:42:53c'est dans les faits
00:42:54qu'au centime près
00:42:55l'argent soit versé
00:42:56et je peux vous dire
00:42:57que nous sommes aussi sceptiques
00:42:59sur les ENR
00:42:59et que nous suivrons le sujet
00:43:00merci beaucoup madame la présidente
00:43:01monsieur le premier ministre
00:43:02alors puisqu'il s'agit de parler
00:43:05de Saint-Martin
00:43:05d'Hérès
00:43:06et d'Echirol
00:43:07si je comprends
00:43:08D'Echirol
00:43:08pardonnez-moi
00:43:09derrière derrière
00:43:10je viens du nord de la Loire
00:43:11vous savez
00:43:12oui
00:43:13ces deux structures
00:43:15de votre territoire en Isère
00:43:16seront bien pérennisées
00:43:17pour les sommes
00:43:18la ministre de la Santé
00:43:19se rapproche de vous
00:43:19dans les heures qui viennent
00:43:21pour y répondre
00:43:21je ne peux pas
00:43:22montrer plus d'engagement
00:43:23je crois
00:43:24et de transparence
00:43:25madame la présidente
00:43:26ou alors à créer nous-mêmes
00:43:27le doute
00:43:28pour ces structures
00:43:29comme on veut créer le doute
00:43:30sur les filières du renouvelable
00:43:31pas de moratoire
00:43:32sur le renouvelable
00:43:33et les structures
00:43:34secpa
00:43:34ne sont pas remises
00:43:36en question
00:43:37je vous remercie
00:43:38monsieur le premier ministre
00:43:39la parole est à présent
00:43:41à monsieur Jean-Louis Thieriot
00:43:43pour le groupe droite républicaine
00:43:44merci madame la présidente
00:43:51ma question s'adresse
00:43:53à madame la ministre
00:43:54des armées
00:43:54j'y associe
00:43:56ma collègue
00:43:57Émilie Bonivard
00:43:58et la mémoire
00:43:59d'Olivier Marlex
00:44:00gardien jaloux
00:44:01de notre souveraineté
00:44:02notre autonomie stratégique
00:44:05dépend
00:44:05de notre souveraineté
00:44:06industrielle
00:44:07c'est pourquoi
00:44:08la vente
00:44:09de LMB
00:44:09Aérospace
00:44:10à une entreprise
00:44:11américaine
00:44:12est un signal
00:44:13qui interroge
00:44:14il pose des questions
00:44:16de sécurité nationale
00:44:17et de stratégie industrielle
00:44:19s'agissant de sécurité nationale
00:44:22quelques questions simples
00:44:24la DGA a-t-elle validé la session
00:44:27quelle évaluation a été faite
00:44:29de la criticité des produits
00:44:31quelle garantie
00:44:32le golden share apporte-t-il
00:44:34en termes de soumission
00:44:36aux normes ITAR
00:44:37et au cloud act
00:44:38pourquoi une valorisation
00:44:40aussi haute
00:44:41ne s'agit-il pas
00:44:42d'une opération
00:44:43de renseignement
00:44:44s'agissant de stratégie
00:44:46industrielle
00:44:47notre pays
00:44:48est confronté
00:44:48à un dilemme
00:44:49d'un côté
00:44:50nous devons préserver
00:44:51nos pépites
00:44:52de l'autre
00:44:53nous devons attirer
00:44:54du capital investissement
00:44:56vital
00:44:57pour notre BITD
00:44:58sous-capitalisé
00:45:00la cession
00:45:01d'une entreprise
00:45:02fait partie
00:45:03de la vie normale
00:45:04des affaires
00:45:05si toute sortie
00:45:06est bloquée
00:45:07il n'y aura
00:45:08plus d'investissement
00:45:09la vraie question
00:45:10est
00:45:11pourquoi n'avons-nous
00:45:12pas trouvé
00:45:13de fonds domestiques
00:45:14suffisamment dotés
00:45:16et suffisamment patients
00:45:17pour acheter
00:45:19LBM
00:45:19nous avons déjà
00:45:21des outils
00:45:21BPI
00:45:22CDC
00:45:23APE
00:45:23mais leurs ressources
00:45:25sont limitées
00:45:26et ce ne sont pas
00:45:27les 35 milliards
00:45:28de taxes
00:45:29sur l'épargne
00:45:30votées par le RN
00:45:31et LFI
00:45:32main dans la main
00:45:33qui permettraient
00:45:34leur renforcement
00:45:35la meilleure réponse
00:45:38à long terme
00:45:39est un marché
00:45:41européen
00:45:41des capitaux
00:45:42mais aussi
00:45:44la création
00:45:45de fonds
00:45:46de capitalisation
00:45:47retraite
00:45:48c'est indispensable
00:45:50pour faire face
00:45:51à l'hiver démographique
00:45:52c'est vital
00:45:53pour nos industries
00:45:55critiques
00:45:55alors quand
00:45:56commençons-nous ?
00:45:58Merci monsieur le député
00:45:59la parole est à madame
00:46:00Catherine Vautrin
00:46:00ministre
00:46:01des armées
00:46:02et des anciens combattants
00:46:03Merci beaucoup madame
00:46:05la présidente de l'Assemblée nationale
00:46:06monsieur le ministre
00:46:07Jean-Louis Thériault
00:46:08mesdames et messieurs
00:46:09les députés
00:46:09d'abord monsieur le ministre
00:46:10permettez-moi
00:46:11de m'associer à l'hommage
00:46:12que vous avez bien voulu rendre
00:46:14à la mémoire d'Olivier Marlex
00:46:15et de bien sûr
00:46:16saluer
00:46:17Émilie Bonivard
00:46:18que vous avez associé
00:46:19à votre question
00:46:19si nous revenons
00:46:21sur cette entreprise
00:46:22LMB
00:46:22comme l'a dit très justement
00:46:24mon collègue
00:46:24Roland Lescure
00:46:25cette entreprise
00:46:26est une entreprise
00:46:27créée en 1917
00:46:28qui en un siècle
00:46:29a connu
00:46:30quatre nationalités
00:46:31elle a fui
00:46:32la Belgique
00:46:33en 1940
00:46:34elle est arrivée
00:46:34en France
00:46:35elle est devenue
00:46:35américaine
00:46:36en 1982
00:46:37elle est redevenue
00:46:37française
00:46:38en 2012
00:46:39et là effectivement
00:46:40nous sommes devant
00:46:41un projet de session
00:46:42ce qui est important
00:46:44à retenir
00:46:44c'est que c'est une entreprise
00:46:45dite dual
00:46:46en d'autres termes
00:46:47l'activité de cette entreprise
00:46:49c'est pour l'aéronautique
00:46:51civile
00:46:51c'est aussi
00:46:52pour l'aéronautique
00:46:54et pour
00:46:55effectivement la marine
00:46:56dans la défense
00:46:57le point également
00:46:58qu'il faut que chacun
00:46:59ait bien à l'esprit
00:47:00c'est que l'activité
00:47:01de cette entreprise
00:47:02aujourd'hui
00:47:03est à 80%
00:47:05à l'exportation
00:47:06dont 30%
00:47:08aujourd'hui
00:47:09aux Etats-Unis
00:47:10l'activité
00:47:11que produit
00:47:11cette entreprise
00:47:12elle produit
00:47:13effectivement
00:47:14des ventilateurs
00:47:15qui sont installés
00:47:16par les plateformistes
00:47:18c'est à dire
00:47:18ceux qui font
00:47:19les avions
00:47:19ceux qui font
00:47:20les bateaux
00:47:21et comme cela a été dit
00:47:22tout à l'heure
00:47:23il n'y a effectivement
00:47:24pas eu de commande
00:47:25récente
00:47:25pour l'activité
00:47:26défense française
00:47:27mais autre élément
00:47:28que je tiens
00:47:29à mettre en avant
00:47:30aucun membre
00:47:32de l'entreprise
00:47:33n'est habilité
00:47:34secret défense
00:47:35c'est dire
00:47:35si quelque part
00:47:36cette entreprise
00:47:37oui participe
00:47:38aux activités
00:47:39de la défense
00:47:40pour autant
00:47:41elle n'est pas
00:47:42au coeur
00:47:42de la stratégie
00:47:43de l'activité
00:47:44défense
00:47:45de notre pays
00:47:45maintenant
00:47:46le point clé
00:47:47sur lequel
00:47:47vous êtes allé
00:47:48et sur lequel
00:47:49je vous suis
00:47:50c'est effectivement
00:47:51l'investissement
00:47:52et l'investissement
00:47:53dans les entreprises
00:47:54françaises
00:47:55parce que oui
00:47:56la défense
00:47:56est un secteur
00:47:57en plein développement
00:47:58oui la défense
00:47:59a besoin de trésorerie
00:48:00pour cela
00:48:01il faut des investisseurs
00:48:02et enfin
00:48:03je réponds précisément
00:48:04à votre question
00:48:05le dossier a été instruit
00:48:06d'EGA Bercy
00:48:07avec un accord
00:48:08des deux partenaires
00:48:09je vous remercie
00:48:11madame la ministre
00:48:12la parole est à présent
00:48:13à madame Gisèle Lelouis
00:48:14pour le rassemblement national
00:48:15merci madame la présidente
00:48:21ma question
00:48:22excusez-moi
00:48:25est pour monsieur
00:48:26le ministre
00:48:27de l'intérieur
00:48:27je voudrais tout d'abord
00:48:29avoir une pensée
00:48:30pour la professeure
00:48:31d'un collège
00:48:32de Saint-Marie-sur-Mer
00:48:33poignardée par un élève
00:48:35dont le pronostic vital
00:48:36est engagé
00:48:37nous lui apportons
00:48:38tout notre soutien
00:48:39il y a quelques semaines
00:48:49à Marseille
00:48:50la direction de l'entreprise
00:48:51Orange
00:48:51a pris une décision
00:48:52qui ferait honte
00:48:53à n'importe quel état de droit
00:48:54elle a demandé
00:48:56à ses salariés
00:48:56chargés de la sécurité
00:48:57de porter des gilets par balle
00:48:59pour travailler
00:49:00et à se tenir impérativement
00:49:01à l'écart des fenêtres
00:49:02avant d'envisager
00:49:04de quitter les lieux
00:49:04voilà où nous en sommes
00:49:06en 2026 à Marseille
00:49:07des honnêtes gens
00:49:09doivent se barricader
00:49:09pour gagner leur vie
00:49:10pourtant
00:49:11le 16 décembre dernier
00:49:13le président de la République
00:49:14venait visiter
00:49:15le nouveau commissariat
00:49:16central du 13e
00:49:18et 14e arrondissement
00:49:19se félicitant
00:49:20de l'action de l'Etat
00:49:21soyons clairs
00:49:23tout renfort
00:49:24des forces de l'ordre
00:49:25est le bienvenu
00:49:26nous saluons l'arrivée
00:49:27de chaque fonctionnaire
00:49:28et nous soutenons
00:49:29nos forces de l'ordre
00:49:30qui sont les premières
00:49:31victimes de ce manque
00:49:32de moyens
00:49:32mais monsieur le ministre
00:49:35ne jouons pas
00:49:35avec les mots
00:49:36le renforcement
00:49:37est une façade
00:49:38la réalité
00:49:39de ce commissariat
00:49:40c'est que les effectifs
00:49:41ajoutés
00:49:42sont principalement
00:49:43des agents
00:49:43tournés vers la formation
00:49:45ce sont des postes
00:49:46sédentaires
00:49:47utiles certes
00:49:48mais qui ne permettent
00:49:49pas d'assurer
00:49:50une présence policière
00:49:51suffisante
00:49:51dans nos rues
00:49:52le résultat est implacable
00:49:54dans ce commissariat
00:49:55central
00:49:55alors que vous affichez
00:49:57des arrivées
00:49:57le solde réel
00:49:58de policiers
00:49:59capables d'intervenir
00:50:00sur le terrain
00:50:01diminue
00:50:02et ne compense pas
00:50:03la fermeture
00:50:03des commissariats
00:50:04des 13e et 14e arrondissements
00:50:06vous dégagissez
00:50:07vous dégarnissez
00:50:09la voie publique
00:50:10ce dont nous avons besoin
00:50:12ce n'est pas uniquement
00:50:13de formateurs
00:50:14mais de patrouilles
00:50:15dans nos rues
00:50:16pour assurer
00:50:17une véritable présence
00:50:18dissuasive
00:50:19la sécurité
00:50:20ne recule pas
00:50:21elle gagne du terrain
00:50:22face à cette urgence
00:50:23avec mon collègue
00:50:24Franck Alizio
00:50:25et notre plan
00:50:26Marseille en ordre
00:50:27nous réclamons
00:50:27des mesures fortes
00:50:28à commencer par
00:50:29l'instauration
00:50:30de l'état d'urgence
00:50:30à Marseille
00:50:31pour combattre
00:50:32efficacement
00:50:33la délacrance
00:50:33la parole
00:50:35est à présent
00:50:36à madame
00:50:37Marie-Pierre Védren
00:50:37ministre
00:50:39auprès du ministre
00:50:39de l'Intérieur
00:50:40merci madame
00:50:43la présidente
00:50:44mesdames
00:50:44messieurs
00:50:45les députés
00:50:46madame la députée
00:50:47Gisèle Lelouis
00:50:48je voudrais
00:50:48tout d'abord
00:50:49au nom du gouvernement
00:50:50et avoir
00:50:52une immense compassion
00:50:53pour cette enseignante
00:50:54madame la députée
00:50:56moi je remarque
00:50:57juste l'incohérence
00:50:58de vos propos
00:50:59par trois fois
00:51:00vous avez voulu
00:51:01censurer
00:51:02le PLFS
00:51:02qui permet
00:51:03justement
00:51:04d'avoir
00:51:05des policiers
00:51:06des gendarmes
00:51:07supplémentaires
00:51:07sur le terrain
00:51:08ce que vous nous demandez
00:51:09pourquoi on n'avait pas
00:51:11voulu voter
00:51:11le PLF
00:51:12madame la députée
00:51:14finalement je vois
00:51:16que la campagne
00:51:16municipale
00:51:17également de Marseille
00:51:18s'invite dans cet hémicycle
00:51:19la réalité
00:51:20c'est que le plan
00:51:21Marseille en grand
00:51:22continue de se déployer
00:51:24et la ville de Marseille
00:51:25elle est en première ligne
00:51:26notamment face
00:51:27à la narco-délinquance
00:51:28et le premier ministre
00:51:30dans toutes les négociations
00:51:31budgétaires
00:51:32que nous avons fait
00:51:32contrainte
00:51:33à souhaiter
00:51:34sur les postes
00:51:35régalien
00:51:35la défense
00:51:36la justice
00:51:37l'intérieur
00:51:38augmenter le budget
00:51:39c'est pourquoi
00:51:40nous nous sommes battus
00:51:41c'est contre
00:51:41ce quoi vous
00:51:42vous êtes battus
00:51:43je vous remercie
00:51:44merci beaucoup
00:51:45madame la ministre
00:51:46vous n'avez plus de temps
00:51:47madame la députée
00:51:48la parole est à présent
00:51:50à monsieur Benoît Blanchard
00:51:51pour le groupe Horizon
00:51:52merci madame la présidente
00:52:00cette question s'adresse
00:52:02à monsieur le ministre
00:52:03de l'intérieur
00:52:03le 20 octobre 2025
00:52:06une tornade
00:52:07d'une violence exceptionnelle
00:52:08a frappé
00:52:09onze communes
00:52:10du Val d'Oise
00:52:11notamment
00:52:12Franconville
00:52:12Hermont
00:52:13Aubonne
00:52:14Saint-Prix
00:52:14et Montlignon
00:52:15soit cinq des civils
00:52:16de la quatrième circonscription
00:52:18cet événement
00:52:19a provoqué un décès
00:52:21neuf blessés
00:52:22ainsi que des destructions
00:52:24massives
00:52:24habitations éventrées
00:52:26toitures arrachées
00:52:27véhicules broyés
00:52:28infrastructures
00:52:29gravement endommagées
00:52:30trois mois plus tard
00:52:32les cicatrices
00:52:33sont toujours visibles
00:52:34et peu de toitures
00:52:36ont été réparées
00:52:36il s'agissait
00:52:38d'un phénomène rare
00:52:39brutal et imprévisible
00:52:41classé EF2
00:52:42à EF3
00:52:43avec des vents estimés
00:52:45entre 180
00:52:46à 220 km heure
00:52:47très au-delà
00:52:48de ce que recouvre
00:52:49une tempête classique
00:52:50Monsieur le ministre
00:52:52la France n'avait plus
00:52:53connu de tornades
00:52:54meurtrières
00:52:55depuis 2008
00:52:55nous sommes donc
00:52:57face à un événement
00:52:58exceptionnel
00:52:59tant par son intensité
00:53:00que par ses conséquences
00:53:01humaines
00:53:02comme vous m'en aviez
00:53:04informé
00:53:04lors de nos différents
00:53:05échanges
00:53:06les communes concernées
00:53:07se sont vues notifier
00:53:08un refus de reconnaissance
00:53:10de l'état
00:53:11de catastrophe naturelle
00:53:12au motif que
00:53:14les tornades
00:53:14relèveraient
00:53:15du régime
00:53:15assurantiel
00:53:16des tempêtes
00:53:17or l'article 125-1
00:53:19du code des assurances
00:53:21fonde cette reconnaissance
00:53:23sur l'intensité
00:53:24anormale
00:53:25d'un agent naturel
00:53:27et l'impossibilité
00:53:28pour les mesures
00:53:29habituelles
00:53:30d'en prévenir
00:53:31les effets
00:53:31conditions
00:53:32manifestement
00:53:33réunies
00:53:34si la langue française
00:53:36distingue
00:53:37d'une tempête
00:53:37d'une tornade
00:53:38pourquoi le droit
00:53:39ne le ferait-il pas
00:53:40cette décision
00:53:42est aujourd'hui
00:53:43incompréhensible
00:53:44pour les sinistrés
00:53:45confrontés
00:53:46à des indemnisations
00:53:47incomplètes
00:53:49voire inexistantes
00:53:50il est à craindre
00:53:51que le réglement climatique
00:53:53favorise
00:53:54et intensifie
00:53:55la violence
00:53:56des tornades
00:53:57ma question est simple
00:53:59le gouvernement
00:54:00est-il prêt
00:54:01à réexaminer
00:54:02cette décision
00:54:03et à faire évoluer
00:54:04le cadre
00:54:05merci beaucoup
00:54:06monsieur le député
00:54:07la parole est à présent
00:54:08madame Marie-Pierre Védren
00:54:10ministre déléguée
00:54:11auprès du ministre
00:54:12de l'Intérieur
00:54:12madame la présidente
00:54:15mesdames
00:54:15messieurs les députés
00:54:16monsieur le député
00:54:18Benoît Blanchard
00:54:18vous l'avez dit
00:54:20le 20 octobre
00:54:212025
00:54:21en fin de journée
00:54:22des vents violents
00:54:24ont traversé
00:54:24le Val d'Oise
00:54:25provoquant
00:54:26d'importants dégâts
00:54:27et une personne
00:54:28est décédée
00:54:29à Hermont
00:54:30dans l'écroulement
00:54:30d'une grue de chantier
00:54:31je veux ici avoir
00:54:33une pensée
00:54:33pour les victimes
00:54:34de ces intempéries
00:54:35je veux profiter
00:54:37pour adresser
00:54:37ma reconnaissance
00:54:38à l'ensemble
00:54:39des acteurs
00:54:40mobilisés
00:54:40au cours
00:54:41de ces événements
00:54:42maires
00:54:43services de l'Etat
00:54:44sapeurs-pompiers
00:54:45gendarmes
00:54:46et forces de la sécurité civile
00:54:47ils ont su réagir
00:54:50face à ce drame
00:54:51vous l'avez rappelé
00:54:528 communes
00:54:53ont déposé
00:54:54une demande
00:54:54de reconnaissance
00:54:55de l'Etat
00:54:55de catastrophes
00:54:57naturelles
00:54:58pour vents cycloniques
00:54:59elles ont été
00:55:00déboutées
00:55:01conformément
00:55:02à l'avis
00:55:02interministériel
00:55:04du 13 janvier dernier
00:55:06vous le savez
00:55:07monsieur le député
00:55:08la garantie
00:55:08catastrophe naturelle
00:55:09est encadrée
00:55:10par le code
00:55:11des assurances
00:55:12la conséquence
00:55:13de la garantie
00:55:14catastrophe naturelle
00:55:15est de couvrir
00:55:15les dommages
00:55:16lorsqu'ils ne sont pas
00:55:18couverts
00:55:18par les assurances
00:55:19spécifiquement
00:55:20les dommages
00:55:21provoqués
00:55:22par les vents
00:55:22sont obligatoirement
00:55:24pris en charge
00:55:24dans les contrats
00:55:25d'assurance
00:55:26avec la garantie
00:55:27tempête
00:55:28neige
00:55:29grêle
00:55:29cette garantie
00:55:30elle ne nécessite pas
00:55:32de reconnaissance
00:55:33de l'Etat
00:55:33de catastrophe naturelle
00:55:35préalable
00:55:36de l'Etat
00:55:36en conséquence
00:55:37ces dommages
00:55:38ne peuvent donc pas
00:55:39être couverts
00:55:40par la garantie
00:55:41catastrophe naturelle
00:55:42enfin je veux préciser
00:55:44que le gouvernement
00:55:45se tient
00:55:46systématiquement
00:55:47aux côtés
00:55:48des victimes
00:55:48des événements
00:55:49climatiques
00:55:50que peut connaître
00:55:51notre pays
00:55:51comme je l'ai notamment
00:55:52montré récemment
00:55:54à Rodon
00:55:54lors des intempéries
00:55:55en Bretagne
00:55:56je vous remercie
00:55:56merci beaucoup
00:55:58madame la ministre
00:55:59la parole est à présent
00:56:01à monsieur le président
00:56:02Christophe Neiglem
00:56:03pour le groupe Lyot
00:56:04merci madame la présidente
00:56:07monsieur le premier ministre
00:56:08la sécurité
00:56:09dans sa globalité
00:56:10est avec la santé
00:56:11l'une des priorités
00:56:13des français
00:56:14et chaque jour
00:56:15des hommes
00:56:16des femmes
00:56:16se dévouent au service
00:56:18de la sécurité
00:56:19des habitants
00:56:19de nos territoires
00:56:20parfois au péril
00:56:22de leur vie
00:56:23je pense notamment
00:56:24à nos sapeurs-pompiers
00:56:26aux gendarmes
00:56:26aux policiers
00:56:27nous tentons
00:56:28ici à l'assemblée
00:56:29dans la limite
00:56:30des compétences
00:56:31de nos mandats
00:56:31de les accompagner
00:56:32au mieux
00:56:33dans leur mission
00:56:34malheureusement
00:56:36cela ne se traduit pas
00:56:38forcément
00:56:38dans les actes
00:56:39réglementaires
00:56:40monsieur le premier ministre
00:56:42vous avez depuis votre arrivée
00:56:43à Matignon
00:56:44exprimé la volonté
00:56:45d'écouter le parlement
00:56:46alors pourquoi
00:56:48lorsque nous votons
00:56:49avant la CMP
00:56:51une bonification
00:56:52de trois trimestres
00:56:53de retraite
00:56:54pour dix ans
00:56:54d'engagement
00:56:55pour nos sapeurs-pompiers
00:56:56cela se traduit-il
00:56:58par une seule année
00:57:00alors que le gouvernement
00:57:01à l'époque
00:57:02s'était engagé
00:57:04à respecter le texte
00:57:05avant la CMP
00:57:06et que c'est uniquement
00:57:08du fait d'un problème
00:57:09d'écriture
00:57:10qu'il avait été décidé
00:57:11de ne pas écrire
00:57:12les trois ans
00:57:13pour les dix ans
00:57:14les trois trimestres
00:57:15pour les dix ans
00:57:16nous avons aussi voté
00:57:17la création
00:57:18de 238 nouvelles brigades
00:57:19de gendarmerie
00:57:20à l'horizon 2027
00:57:21dont d'ailleurs
00:57:23celle de Saint-Maurice-sur-Moselle
00:57:24dans ma circonscription
00:57:25ou en étant
00:57:26nous avons voté
00:57:28une loi d'orientation
00:57:29et de programmation
00:57:29du ministère de l'intérieur
00:57:30pour doter
00:57:31de nouveaux équipements
00:57:32nos gendarmes
00:57:33et nos policiers
00:57:33et pour améliorer
00:57:34le bâtimentaire
00:57:35la grève des policiers
00:57:36de samedi
00:57:37montre bien
00:57:37que ce n'est pas le cas
00:57:38de plus
00:57:39avec les attaques
00:57:40envers les forces de l'ordre
00:57:41notamment dans les cas
00:57:42de refus d'obtempérer
00:57:43qui augmentent
00:57:44ce sont des budgets
00:57:45supplémentaires
00:57:45nécessaires pour remplacer
00:57:47les véhicules
00:57:47comme ceux
00:57:48des policiers
00:57:49du commissariat
00:57:50ou des gendarmes
00:57:51de la BMO
00:57:51de Mirmont
00:57:52Monsieur le Premier Ministre
00:57:53nous espérons
00:57:54qu'un nouveau décret
00:57:55va être pris
00:57:55pour nos sapeurs-pompiers
00:57:56pouvez-vous le confirmer
00:57:58s'il vous plaît
00:57:58en plus du PLF
00:58:00qui augmente
00:58:01les budgets
00:58:01de la police
00:58:01et de la gendarmerie
00:58:02prévoyez-vous
00:58:03des textes spécifiques
00:58:04afin d'augmenter
00:58:05leurs moyens
00:58:06et leurs possibilités
00:58:07d'agir
00:58:07Je vous remercie
00:58:09Monsieur le Président
00:58:09Neiglen
00:58:10la parole est à
00:58:11Monsieur le Premier Ministre
00:58:12Merci Madame la Présidente
00:58:13de la Sommée Nationale
00:58:14Monsieur le Président
00:58:15Neiglen
00:58:15Mesdames et Messieurs
00:58:16députés
00:58:16De fait l'article L173-1-5
00:58:20du Code de la Sécurité Sociale
00:58:22prévoit
00:58:22je cite
00:58:23que les assurés
00:58:24ayant accompli
00:58:25au moins 10 années
00:58:25de service
00:58:26continuent ou non
00:58:27en qualité de sapeurs-pompiers
00:58:29volontaires
00:58:29ont droit
00:58:29à des trimestres supplémentaires
00:58:30pris en compte
00:58:31pour la détermination
00:58:32du taux de calcul
00:58:32de la pension
00:58:33et la durée d'assurance
00:58:34dans le régime
00:58:34dans des conditions
00:58:35et dans les limites
00:58:36prévues par le décret
00:58:37en Conseil d'Etat
00:58:38C'est un engagement
00:58:39effectivement
00:58:40qui avait été donné
00:58:41par le gouvernement
00:58:41qui est écrit
00:58:42Ah ça c'est le texte
00:58:44de la loi de finances
00:58:44de sécurité sociale
00:58:45Monsieur le Président
00:58:45Vous ne pouvez pas être d'accord
00:58:47c'est celle qui a été publiée
00:58:48au journal officiel
00:58:49votée par le Parlement
00:58:49Ça c'est la base légale
00:58:51sur laquelle
00:58:52on prend le décret
00:58:53J'ai une parenthèse
00:58:54ayant présidé
00:58:561-10
00:58:57celui de l'heure
00:58:58pendant des années
00:58:58on parle de sujets
00:59:00qui quand même
00:59:01désormais
00:59:02durent depuis 10-15 ans
00:59:03qui sont des demandes
00:59:04très anciennes
00:59:05et qui permettent
00:59:06de célébrer
00:59:07et de consacrer
00:59:07notre modèle de sécurité civile
00:59:08à la française
00:59:09parce que ces mesures
00:59:10sont faites
00:59:11pour créer de l'attractivité
00:59:12pour demain
00:59:12pour nos sapeurs-pompiers
00:59:14volontaires
00:59:14et pour pouvoir
00:59:15les recruter
00:59:15C'était le sens
00:59:16du législateur
00:59:17vous
00:59:17dans ce qui a été décidé
00:59:19en loi de finances
00:59:19pour la sécurité sociale
00:59:20en 2023
00:59:21si ma mémoire est bonne
00:59:22Le décret
00:59:23qui a été pris
00:59:24validé par le Conseil d'Etat
00:59:25contrôlé par le Conseil d'Etat
00:59:26signé par le ministre
00:59:28de l'Intérieur
00:59:28et moi-même
00:59:29consacre bien
00:59:30les trois trimestres
00:59:31mais avec un système
00:59:32de palier
00:59:33à partir de 10 ans
00:59:34La règle des 10 ans
00:59:35est bien respectée
00:59:36La vraie question
00:59:37qui remonte du terrain
00:59:38y compris dans les saintes-barbes
00:59:40euroises
00:59:41que j'ai pu avoir
00:59:42y compris parce que
00:59:42parfois certains
00:59:43ont joué aussi
00:59:44de quelques contre-vérités
00:59:45sur ce sujet
00:59:46c'est la différence
00:59:47entre le stock
00:59:48et le flux
00:59:49pardon de cette inélégance
00:59:50c'est au fond
00:59:51les sapeurs-pompiers
00:59:52volontaires
00:59:53qui sont déjà
00:59:53à la retraite
00:59:54se sont attendus
00:59:55à voir s'appliquer
00:59:56évidemment
00:59:57la bonification
00:59:58en trimestre
00:59:59et ça
00:59:59ce n'était pas écrit
01:00:00dans le texte initial
01:00:01et donc de fait
01:00:02Président Neiglène
01:00:03si on voulait traiter
01:00:04ce stock-là
01:00:04il faudrait
01:00:05le réécrire
01:00:06dans une loi de finances
01:00:07de sécurité sociale
01:00:08et remodifier le décret
01:00:09pour ce qui est du flux
01:00:10pardon d'être précis
01:00:12pour le coup
01:00:13le décret
01:00:13prévoit bien
01:00:14ce qui avait été
01:00:15annoncé
01:00:16engagé
01:00:17et le ministre de l'Intérieur
01:00:18se tient à votre disposition
01:00:19pour le faire
01:00:20le vrai sujet
01:00:21évidemment
01:00:22c'est ce qui a pu être dit
01:00:22ici ou là
01:00:23sur le terrain
01:00:23pour les personnes
01:00:24qui sont déjà retraitées
01:00:25enfin en tout cas
01:00:26moi je suis à votre disposition
01:00:27pour y revenir
01:00:28parce que c'est un sujet
01:00:29qui me tient à coeur
01:00:30pour les engagements
01:00:32pris dans le cadre
01:00:32de la LOPMI
01:00:34et notamment
01:00:34des créations
01:00:36de brigades
01:00:36de gendarmerie
01:00:37pour les militaires
01:00:38de la gendarmerie
01:00:39de fait
01:00:39sur les 239 brigades
01:00:41telles qu'elles ont été annoncées
01:00:43en son temps
01:00:43par le président de la République
01:00:44et le ministre de l'Intérieur
01:00:45de l'époque
01:00:45Gérald Darmanin
01:00:46sur les 239
01:00:47en 2024
01:00:4980 ont été décidés
01:00:50financés
01:00:51travaux en cours
01:00:512025
01:00:52pour les raisons
01:00:53que l'on connaît
01:00:54ralentissement
01:00:5510 brigades
01:00:56et en 2026
01:00:57c'est bien
01:00:5748 brigades
01:00:59qui seront de nouveau
01:00:59financées
01:01:00vous m'interrogez
01:01:01pour les Vosges
01:01:02sur la commune
01:01:05des Deuil
01:01:05je crois
01:01:05elle est déjà prévue
01:01:07dans la QV 2025
01:01:10et pour Saint-Maurice
01:01:12sur Moselle
01:01:12elle est bien prévue
01:01:13pour cette année
01:01:14monsieur le président
01:01:14Neiglène
01:01:15et donc ça voudra dire
01:01:16qu'il faudra pourvoir
01:01:17au crédit de paiement
01:01:18pour l'année 2027
01:01:20pour que l'ensemble
01:01:20des engagements
01:01:21de ces brigades
01:01:21soient bel et bien créés
01:01:22voici les éléments
01:01:23que je voulais vous donner
01:01:24je vous remercie
01:01:25monsieur le premier ministre
01:01:26la parole est à présent
01:01:27madame Caroline Parmentier
01:01:29pour le rassemblement national
01:01:30merci madame la présidente
01:01:35monsieur le ministre
01:01:36je vous alerte en urgence
01:01:38aujourd'hui
01:01:39sur la situation
01:01:40particulièrement inquiétante
01:01:41de l'entreprise Blackstar
01:01:43implantée sur le site
01:01:45de l'ancienne usine
01:01:46Bridgestone à Béthune
01:01:47dans ma circonscription
01:01:49du Pas-de-Calais
01:01:49je parle ici
01:01:51au nom de ces 130 salariés
01:01:53et de leur famille
01:01:54et de tous les Béthunois
01:01:56l'entreprise de pneus
01:01:58reconditionnés Blackstar
01:01:59vient de demander
01:02:00l'ouverture
01:02:01d'une procédure de sauvegarde
01:02:02auprès du tribunal
01:02:03il reste moins de 4 mois
01:02:05pour trouver un repreneur
01:02:07Blackstar doit être soutenu
01:02:09c'est une entreprise locale
01:02:11créatrice d'emplois
01:02:12et fondée sur une technologie
01:02:14française de pointe
01:02:15respectueuse de l'environnement
01:02:17et de notre souveraineté
01:02:18qu'allez-vous faire
01:02:19pour accompagner Blackstar
01:02:20dans la recherche
01:02:21d'un repreneur
01:02:22il faut un plan d'action
01:02:23concret
01:02:24qu'allez-vous faire
01:02:25pour adapter
01:02:25le cadre économique
01:02:26de la filière de collecte
01:02:28qu'allez-vous faire
01:02:29pour renforcer
01:02:29la commande publique
01:02:30en faveur des pneus
01:02:31reconditionnés
01:02:32quelles mesures
01:02:33de défense
01:02:34allez-vous prendre
01:02:34face à la concurrence
01:02:36asiatique déloyale
01:02:37la France
01:02:38qui a longtemps été
01:02:39l'un des pays
01:02:40les plus prospères
01:02:40du continent
01:02:41est désormais passée
01:02:42sous la moyenne européenne
01:02:43en termes de PIB
01:02:44par habitant
01:02:45un décrochage impressionnant
01:02:47qui s'est encore accéléré
01:02:48au cours des trois dernières années
01:02:49la France est désormais
01:02:51plus pauvre
01:02:51que Chypre
01:02:52ou la Belgique
01:02:53je vous demande
01:02:54de sécuriser
01:02:55au plus vite
01:02:56un projet de reprise
01:02:57crédible
01:02:58pour Blackstar
01:02:59pour l'avenir
01:03:00de ses 130 salariés
01:03:01et de leur famille
01:03:02et éviter
01:03:03que notre territoire
01:03:04du Béthunois
01:03:05ne devienne une nouvelle fois
01:03:06victime du renoncement
01:03:07industriel
01:03:08et de la perte
01:03:10de souveraineté économique
01:03:11que nous dénonçons
01:03:12trop d'entreprises
01:03:13et de commerces
01:03:14ferment à Béthune
01:03:16il faut inverser
01:03:17ce processus mortifère
01:03:18pour notre ville
01:03:19et pour le pays
01:03:20je vous remercie
01:03:23madame la députée
01:03:24la parole est à monsieur
01:03:25Roland Lescure
01:03:26ministre de l'économie
01:03:27et des finances
01:03:28merci madame la présidente
01:03:31mesdames messieurs les députés
01:03:31madame la députée
01:03:33parmentier
01:03:34d'abord vous dire
01:03:35que le Béthunois
01:03:36est un territoire
01:03:36industriel historique
01:03:38qui a beaucoup souffert
01:03:39vous l'avez évoqué rapidement
01:03:40de la fermeture de l'usine
01:03:41Bridgestone
01:03:41c'était il y a quelques années
01:03:42et je voudrais saluer
01:03:43l'action de la députée
01:03:44Pannier-Runacher
01:03:45qui à l'époque
01:03:46était ministre de l'industrie
01:03:47qui avait relancé le territoire
01:03:49notamment d'ailleurs
01:03:50en accompagnant l'entreprise
01:03:51Blackstar
01:03:51que vous avez mentionné
01:03:52mais en développant aussi
01:03:53dans le cadre
01:03:53d'un dispositif
01:03:54rebond industriel
01:03:55l'ensemble du territoire
01:03:57industriel
01:03:57vous l'avez dit
01:03:58l'entreprise Blackstar
01:04:00qui est installée
01:04:01sur le site historique
01:04:02de Bridgestone
01:04:02qui fait ce qu'on appelle
01:04:03du rechappage de pneus
01:04:05fait face à deux défis
01:04:06un, la concurrence déloyale
01:04:08et deux, le fait
01:04:09que la filière dite REP
01:04:11la filière de recyclage
01:04:12des pneus
01:04:13n'est pas suffisamment développée
01:04:15sur le premier point
01:04:16nous avons agi
01:04:16en demandant
01:04:17à la commission européenne
01:04:18elle l'a fait
01:04:18de déclencher une enquête
01:04:19anti-dumping
01:04:20et nous espérons
01:04:21d'avoir les conclusions
01:04:22très rapidement
01:04:23et sur la filière REP
01:04:25mes collègues
01:04:26Lefebvre et Martin
01:04:27Mathieu Lefebvre
01:04:27qui travaille à l'écologie
01:04:29et Sébastien Martin
01:04:29qui travaille à mes côtés
01:04:30ont lancé un travail
01:04:32ils sont tous les deux
01:04:33excellents d'ailleurs
01:04:33pour redynamiser
01:04:35la filière REP
01:04:36et au fond
01:04:37s'assurer
01:04:39qu'effectivement
01:04:40les filières
01:04:41de l'économie circulaire
01:04:42industrielle
01:04:43qui sont souvent
01:04:44plus riches en emplois
01:04:45et plus proches
01:04:46de nos territoires
01:04:46puissent être favorisées
01:04:47en France
01:04:48et ailleurs en Europe
01:04:49vous le voyez
01:04:49nous agissons
01:04:50et nous avons bon espoir
01:04:51évidemment
01:04:52que l'entreprise
01:04:52que vous mentionnez
01:04:53qui est vous l'avez dit
01:04:54en procédure de sauvegarde
01:04:55puisse être sauvée
01:04:56très rapidement
01:04:57merci beaucoup
01:04:59monsieur le ministre
01:05:00madame la députée
01:05:00monsieur le ministre
01:05:01je suivrai
01:05:01ce sera de très près
01:05:03évidemment
01:05:03ce n'est pas assez précis
01:05:05ce n'est pas assez concret
01:05:06ce n'est pas assez rapide
01:05:08je vous demande vraiment
01:05:09d'agir
01:05:10de tout coeur
01:05:10merci beaucoup
01:05:12madame la députée
01:05:13la parole est à présent
01:05:15madame Aurélie Trouvé
01:05:16pour la France insoumise
01:05:17madame la présidente
01:05:24ma question s'adresse
01:05:25au ministre de l'économie
01:05:26biogarant fournit
01:05:28chaque jour
01:05:29vous le savez
01:05:2930% des médicaments génériques
01:05:31indispensables pour vivre
01:05:33des antibiotiques
01:05:34des traitements
01:05:35contre le cancer
01:05:36contre le diabète
01:05:37et pourtant
01:05:38monsieur le ministre
01:05:39vous venez d'autoriser
01:05:40la vente de biogarant
01:05:42un fonds d'investissement
01:05:43britannique
01:05:44ABC Partners
01:05:45qui est un champion
01:05:46du LBO
01:05:47un montage financier
01:05:48terrible
01:05:49grâce auquel
01:05:50il a réalisé
01:05:50d'énormes plus-values
01:05:51en coulant des entreprises
01:05:53avec des milliers
01:05:54de licenciements
01:05:55son but
01:05:56ce sera donc
01:05:58d'extraire
01:05:58un maximum de cash
01:05:59de biogarant
01:06:01et au plus vite
01:06:01mais en France
01:06:03monsieur le ministre
01:06:04notre santé
01:06:05n'est pas à vendre
01:06:06les médicaments
01:06:07ne sont pas censés
01:06:09générer
01:06:09d'énormes marges
01:06:10à des investisseurs
01:06:12d'ailleurs
01:06:13les prix des médicaments
01:06:14sont régulés
01:06:15donc BC Partners
01:06:16n'aura pas 50 façons
01:06:18de s'y prendre
01:06:18soit il va plomber
01:06:19les investissements
01:06:20pour se rémunérer
01:06:21au maximum
01:06:21soit il va compter
01:06:23sur l'augmentation
01:06:24des prix des médicaments
01:06:25en France
01:06:25soit il va les vendre ailleurs
01:06:27en tout cas
01:06:28plus dans notre pays
01:06:29où il y a déjà
01:06:30des pénuries
01:06:31de médicaments
01:06:31monsieur le ministre
01:06:33en autorisant
01:06:34la vente de biogarant
01:06:35un fonds spéculatif étranger
01:06:37le futur
01:06:38que vous promettez
01:06:39aux français
01:06:39c'est la peste
01:06:40ou le choléra
01:06:41donc je vous pose
01:06:45ces questions
01:06:45comment ce fonds
01:06:47compte-t-il gagner
01:06:47de l'argent
01:06:48sur le dos de biogarant
01:06:49quel est le montage
01:06:50financier
01:06:51y a-t-il un LBO
01:06:52que valent vos conditions
01:06:53pour combien de temps
01:06:55quelles sont
01:06:56les sanctions prévues
01:06:57et qu'en est-il
01:06:58des stocks stratégiques
01:06:59de médicaments
01:06:59vu que ce type de fonds
01:07:01fait du flux tendu
01:07:02en permanence
01:07:02avec zéro stock
01:07:03monsieur le ministre
01:07:06vous n'auriez jamais
01:07:07dû autoriser
01:07:07cette vente
01:07:08vous avez fait un choix
01:07:09dangereux pour les français
01:07:10celui de livrer
01:07:11un pilier de la santé publique
01:07:13à la prédation
01:07:13de la finance
01:07:14monsieur le ministre
01:07:15en assumez-vous
01:07:16les conséquences
01:07:17merci beaucoup
01:07:19madame la députée
01:07:19la parole est à
01:07:20monsieur Roland Lescu
01:07:21au ministre
01:07:22de l'économie
01:07:22et des finances
01:07:23merci madame la présidente
01:07:27messieurs les députés
01:07:28madame la députée
01:07:29trouvée
01:07:29vous aimez jouer
01:07:31avec les peurs
01:07:32des françaises
01:07:32et des français
01:07:33vous avez joué
01:07:34avec les peurs
01:07:34des françaises
01:07:35et des français
01:07:35quand une grande
01:07:37entreprise
01:07:37pharmaceutique
01:07:38française a souhaité
01:07:39vendre ses usines
01:07:39de paracétamol
01:07:40vous vous souvenez
01:07:41Orpella
01:07:42qui a annoncé
01:07:43il y a quelques mois
01:07:44qu'ils investissaient
01:07:44dans les usines
01:07:45et qu'ils allaient
01:07:46augmenter la production
01:07:47de paracétamol
01:07:48en France
01:07:48et à l'époque
01:07:48je ne vous ai pas
01:07:49entendu dire
01:07:50que vous aviez eu tort
01:07:51de vous opposer
01:07:51à cette vente
01:07:52et que vous félicitiez
01:07:54de la hausse
01:07:55de la production
01:07:55je ne vous ai pas
01:07:56entendu me féliciter
01:07:57il y a trois ans
01:07:58quand j'ai dit
01:07:58au laboratoire Servier
01:07:59non
01:07:59l'Inde c'est non
01:08:01on ne vendra pas
01:08:02des génériques
01:08:03à des producteurs indiens
01:08:04qui délocaliseront
01:08:08et aujourd'hui évidemment
01:08:09je vous entends me critiquer
01:08:10pour une vente
01:08:11qui assure
01:08:12un
01:08:12la pérennité
01:08:14des sites industriels
01:08:15en France
01:08:16et des commandes
01:08:16qui nourrissent
01:08:17aujourd'hui
01:08:17des sites industriels français
01:08:18le maintien
01:08:20de l'emploi en France
01:08:20le maintien des commandes
01:08:22et évidemment
01:08:22de l'approvisionnement
01:08:24de génériques
01:08:24des françaises
01:08:25et des français
01:08:25à la place de ça
01:08:26vous souhaitez faire peur
01:08:28à nos concitoyens
01:08:29et je ne vous ai pas
01:08:30entendu citer non plus
01:08:31que la banque publique
01:08:32d'investissement
01:08:33prendrait 15% du capital
01:08:34bref comme toujours
01:08:36vous faites une présentation
01:08:37parcellaire
01:08:38et effrayante
01:08:40de la réalité
01:08:41d'un capitalisme
01:08:43j'en ai bien compris
01:08:44auquel vous êtes
01:08:44viscéralement opposé
01:08:45pour vous
01:08:46l'économie française
01:08:47elle est nationale
01:08:49elle est nationalisée
01:08:50on nationalise
01:08:51la santé
01:08:52l'acier
01:08:53les entreprises
01:08:54de toutes les industries
01:08:55allez-y
01:08:56faites-le
01:08:57faites-vous élire
01:08:57sur ce programme
01:08:58mais en attendant
01:08:59laissez-nous gérer
01:09:00la vraie vie
01:09:01le monde tel qu'il est
01:09:02madame Trouvé
01:09:02en s'assurant
01:09:03qu'on produise
01:09:04de l'emploi en France
01:09:05on produise de la richesse
01:09:06et qu'on puisse
01:09:07continuer à soigner
01:09:08nos concitoyens
01:09:08je vous remercie
01:09:10monsieur le ministre
01:09:10madame la députée
01:09:11monsieur le ministre
01:09:13puisque vous paraissez
01:09:14si sûr de vous
01:09:15et bien sortez le contrat
01:09:16publiez les conditions
01:09:17et le montage financier
01:09:18pour biogarant
01:09:19je vous remercie
01:09:21la parole est à M.
01:09:22monsieur Bertrand
01:09:23pour le groupe
01:09:24ensemble pour la république
01:09:25merci madame la présidente
01:09:28ma question s'adresse
01:09:29à madame la ministre
01:09:30des sports
01:09:31de la jeunesse
01:09:32et de la vie associative
01:09:33ce vendredi
01:09:34s'ouvrira en Italie
01:09:35la 25e édition
01:09:36des jeux olympiques
01:09:37d'hiver
01:09:37de Milano Cortina
01:09:38je veux adresser
01:09:39à nos athlètes français
01:09:40tous mes voeux de réussite
01:09:41qu'ils décrochent
01:09:42de nombreuses médailles
01:09:43à la hauteur
01:09:44de leur talent
01:09:45de leur engagement
01:09:46et de leur exigence
01:09:47et qu'ils fassent
01:09:48une nouvelle fois
01:09:49faire rayonner
01:09:50l'excellence sportive française
01:09:52dans toutes les disciplines
01:09:53cette Olympiade
01:09:55marque aussi
01:09:55le début du compte à rebours
01:09:56pour la France
01:09:56dans 4 ans
01:09:58ce sont les Alpes françaises
01:09:59qui accueilleront
01:10:00les jeux olympiques
01:10:01et paralympiques
01:10:01d'hiver 2030
01:10:02un honneur immense
01:10:04une fierté collective
01:10:06pour permettre
01:10:07au comité d'organisation
01:10:08présidé par Edgar Groupiron
01:10:10et à la Solidéo
01:10:11en charge des équipements
01:10:12d'agir vite
01:10:13et efficacement
01:10:14nous avons adopté
01:10:15en commission mixte paritaire
01:10:17mardi dernier
01:10:17un texte qui sera soumis
01:10:19au vote de notre assemblée
01:10:20cet après-midi
01:10:21ce texte tient compte
01:10:23à la fois des forces
01:10:24et des fragilités
01:10:25de la montagne
01:10:26des réalités économiques
01:10:27des impératifs
01:10:28de sécurité
01:10:29et des exigences
01:10:30de liberté
01:10:31pour autant
01:10:32madame la ministre
01:10:33comme se fit le cas
01:10:34en amont de la réussite
01:10:35exemplaire
01:10:36des jeux de Paris 2024
01:10:37des interrogations
01:10:39parfois légitimes
01:10:40subsistent
01:10:40aussi afin de répondre
01:10:42aux indécis
01:10:43pouvez-vous préciser
01:10:44les éléments de calendrier
01:10:45rappeler les équipements
01:10:47en Australie
01:10:47qui est une pilière
01:10:48et l'heure
01:10:51et une bonne
01:10:52forte
01:10:53pour les énergie
01:10:53et des étudiants
01:10:54puissent
01:10:55évoquer les mesures
01:10:55de sécurité
01:10:56et plus largement
01:10:57dire comment l'Etat
01:10:58s'engage dans la bonne
01:10:59organisation
01:11:00de ces Jeux. Réussir les Jeux olympiques et paralympiques des Alpes
01:11:042030, comme nous avons réussi Paris 2024, c'est faire rayonner
01:11:08deux grandes régions françaises et au-delà, une France qui gagne.
01:11:12C'est aussi offrir à notre pays des moments uniques de partage,
01:11:16d'unité et de liesse populaire. Parce que le sport, au-delà de
01:11:19la performance, porte des valeurs universelles de respect et de
01:11:23fraternité qui unissent tout un pays. Je vous remercie.
01:11:27Je vous remercie, monsieur le député. La parole est à madame Marina
01:11:31Ferrari, ministre en charge des Sports, de la Jeunesse.
01:11:35Merci beaucoup, madame la présidente, mesdames et messieurs les députés.
01:11:38Monsieur le député Bertrand Sort. Tout d'abord, monsieur le député,
01:11:41permettez-moi de vous remercier pour votre engagement important pour le texte
01:11:44olympique que nous allons voter dans quelques instants. Permettez-moi
01:11:46également de vous remercier pour la pensée que vous avez eue à l'endroit
01:11:49de nos athlètes. Vous savez que nous allons emmener la plus grande délégation
01:11:52de l'histoire des Jeux, 162 athlètes, dans deux jours, qui ouvriront les Jeux
01:11:56olympiques et paralympiques de Milano-Cortina avec une ambition en
01:11:59termes de médailles. Donc je pense que nous serons tous unis derrière eux.
01:12:03Ensuite, vous m'interrogez, monsieur le député, sur les Alpes 2030,
01:12:07notamment en matière d'équilibre financier. Je vous le redis, ces Jeux sont
01:12:11les plus ambitieux que nous avons en matière financière, que nous ambitionnons
01:12:14de porter en matière financière. Puisque vous le savez, le budget du
01:12:17COJOP a été adopté à 2,132 milliards d'euros, dont 75%, je le rappelle,
01:12:23proviennent de financements privés. Également, le budget de la Solidéo,
01:12:27qui a été adopté à hauteur de 1,4 milliard d'euros. Donc vous voyez bien
01:12:31que nous sommes dans une optique de sobriété financière. Deuxièmement,
01:12:35sur les enjeux environnementaux, là encore, l'ambition est de livrer les Jeux
01:12:38les plus sobres de l'histoire des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver.
01:12:41D'abord parce que nous réutilisons des équipements qui sont aujourd'hui
01:12:45existants, que nous allons rénover. Deuxièmement également, et je tiens à le rappeler
01:12:48ici devant la représentation nationale, dans le texte olympique, il n'y aura aucune
01:12:52dérogation au code de l'environnement, je tiens à le rappeler, sauf sur des
01:12:57mesures de publicité pour la période vraiment des Jeux olympiques. C'est
01:13:01important de le rappeler parce qu'on a entendu beaucoup de choses et de
01:13:04contre-vérités sur ce sujet. Également en matière du ZAN, vous savez que grâce
01:13:08au travail parlementaire qui a été fait, le ZAN sera bien comptabilisé dans le
01:13:12projet d'aménagement des Jeux olympiques et paralympiques. Enfin, vous dire qu'avec le
01:13:16ministre Mathieu Lefebvre, délégué en charge de la transition écologique, nous
01:13:20avons lancé le comité stratégique qui est la feuille de route de l'Etat en
01:13:23matière environnementale auquel le COJOP et la CILDO devront bien évidemment se
01:13:27plier. En matière de sécurité, l'Etat là encore prend toute sa place, comme
01:13:31d'ailleurs en matière de calendrier, vous m'interrogez sur le sujet, puisque
01:13:35d'ici le mois de juin, nous aurons une carte des sites qui vous sera livrée.
01:13:38Bien évidemment, il y a des interrogations, les Jeux sont une grosse machine à mettre
01:13:43en oeuvre. L'Etat est très sur le sujet et nous serons vigilants. Je vous remercie.
01:13:47Merci beaucoup Madame la Ministre. La séance des questions au gouvernement est terminée.
01:13:50La séance est suspendue.
Commentaires

Recommandations