00:01Alors mon père nous montra de la main gauche, car il frottait toujours son crâne en doloris,
00:06une petite maison sur le coteau d'en face, à demi cachée par un grand figuier.
00:11« Voilà, dit-il, voilà la Bastille Neuve, voilà l'asile des vacances.
00:17Le jardin qui est à gauche est aussi à nous. »
00:20Ce jardin entouré d'un grillage rouillé avait au moins 100 mètres de large.
00:24Je ne puis y distinguer rien d'autre qu'une vingtaine d'oliviers et d'amandiers
00:28qui mariaient leurs branches folles au-dessus de broussailles enchevêtrées.
00:33Mais cette forêt vierge en miniature, je l'avais vue dans tous mes rêves.
00:37Et suivi de Paul, je m'élançai en criant de bonheur.
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