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  • il y a 2 jours
Alors mon père nous montra — de la main gauche, car il frottait toujours son crâne endolori — une petite maison, sur le coteau d’en face, à demi cachée par un grand figuier.
« Voilà, dit-il. Voilà la Bastide Neuve. Voilà l’asile des vacances : le jardin qui est à gauche est aussi à nous ! » Ce jardin, entouré d’un grillage rouillé, avait au moins cent mètres de large.
Je ne pus y distinguer rien d’autre qu’une vingtaine d’oliviers et d’amandiers, qui mariaient leurs branches folles au-dessus de broussailles enchevêtrées : mais cette forêt vierge en miniature, je l’avais vue dans tous mes rêves, et, suivi de Paul, je m’élançai en criant de bonheur.

La Gloire de mon père, le premier tome des Souvenirs d’enfance de Marcel Pagnol.
🎙 Michel La Rosa

Découvrir les traces de la Bastide Neuve :
https://www.tourisme-paysdaubagne.fr/reservation-activites-boutique/activites-en-pays-daubagne/la-bastide-neuve-sur-la-route-des-vacances-aubagne-fr-6326615/

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00:01Alors mon père nous montra de la main gauche, car il frottait toujours son crâne en doloris,
00:06une petite maison sur le coteau d'en face, à demi cachée par un grand figuier.
00:11« Voilà, dit-il, voilà la Bastille Neuve, voilà l'asile des vacances.
00:17Le jardin qui est à gauche est aussi à nous. »
00:20Ce jardin entouré d'un grillage rouillé avait au moins 100 mètres de large.
00:24Je ne puis y distinguer rien d'autre qu'une vingtaine d'oliviers et d'amandiers
00:28qui mariaient leurs branches folles au-dessus de broussailles enchevêtrées.
00:33Mais cette forêt vierge en miniature, je l'avais vue dans tous mes rêves.
00:37Et suivi de Paul, je m'élançai en criant de bonheur.
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