00:00Ces images fournies par le responsable d'analyse pétrolière de Kapler, tout repose sur l'île de Karg où transite
00:0790% du pétrole brut iranien.
00:11Au début du blocus le 13 avril, il restait environ 13 millions de barils de stockage avec près d'un
00:18million de barils qui continuent d'arriver chaque jour.
00:21Le calcul est simple, en 12 à 13 jours, on arrive donc à saturation ici, ce qui nous fait arriver
00:28aux alentours du 25-26 avril, soit demain.
00:32Et aujourd'hui on le voit sur les images, les cuves sont quasiment pleines parce que l'Iran exporte finalement
00:37beaucoup moins à cause du blocus américain.
00:40Un autre signe qui ne trompe pas, pour gagner un peu de place, l'Iran a ressorti un super pétrolier
00:46vieux de 30 ans qui était à l'arrêt depuis plusieurs années.
00:48Il s'appelle le Nasha, que vous voyez juste ici, il peut stocker jusqu'à 2 millions de barils, mais
00:55c'est une solution d'urgence, il ne permet de gagner que 2 jours de production.
00:59Autrement dit, l'Iran gagne 48 heures avant de devoir arrêter ses puits.
01:04Et il faut comprendre que les puits ne se rallument pas aussi facilement qu'un interrupteur.
01:09Vous voyez quand l'eau remonte ici, les roches commencent à s'engorger, à se boucher, ce qui empêche le
01:16pétrole qui lui est loin sous terre, à 3 000-5 000 mètres, de remonter.
01:20Alors le résultat c'est qu'une partie du pétrole, Noémie, devient inaccessible.
01:24Oui, Donald Trump lui parle de 50 à 60%, mais il faut rester prudent avec ces chiffres.
01:29En réalité, les analystes évoquent plutôt 10 à 15% de pertes durables et à Carg, le risque ne se
01:34limite pas aux cuves pleines.
01:36Les puits de pétrole peuvent aussi s'arrêter.
01:38Une fois arrêtées, ces puits peuvent prendre des semaines, voire des mois à redémarrer.
01:43Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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