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  • il y a 2 jours
Dans “L’Instant Deluxe”, Claude Lelouch revient sur les critiques liées à son attitude lors des obsèques de Johnny Hallyday. Une prise de parole directe qui apporte son éclairage personnel sur cet événement très médiatisé.

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Transcription
00:00Johnny Hallyday, je vous pose une question, je ne sais pas si vous la posez encore celle-ci,
00:05vous aviez filmé un petit peu ce qui s'était passé et on vous l'avait un petit peu reproché,
00:09vous vous en souvenez certainement.
00:10Oui, oui, oui.
00:12Vous avez quel avis là-dessus, Claude ?
00:14Ben non, rien du tout, mon mission c'est de filmer, j'ai passé ma vie à filmer.
00:17Depuis ma naissance, je filme, depuis l'âge de 7 ans, je filme.
00:20Si je ne filme pas l'enterrement de Johnny Hallyday, j'ai le sentiment de me trahir moi-même.
00:25Je veux dire que je vais au bout, je suis là pour témoigner de mon temps, de mon époque.
00:30Voilà, et ce jour-là, j'avais envie de faire un cadeau à la famille.
00:33Voilà, donc j'ai fait un petit film pour eux.
00:35Alors ce film leur a été remis ?
00:37Ben écoutez, pour l'instant, je l'ai mis de côté.
00:41Ah, il n'a pas encore été remis donc ?
00:42Non, non, mais je vais le donner à Laetitia, bien sûr, puisque je sais que c'est un petit cadeau
00:47que je voulais faire à la famille.
00:49Ça vous a énervé les critiques qu'il y a eu là-dessus ?
00:50Ben non, bien sûr, encore une fois.
00:52Oui, vous en, oui.
00:53Vous savez, les cons, ils critéraient fort, voilà, donc ça ne m'a pas gêné.
00:57Non, non, mais c'est bien, mais c'est bien, c'est bien.
01:00Ça vous fait plaisir.
01:01Mais évidemment, ça m'amuse.
01:02Tiens, d'un seul coup, on s'est dit, tiens, le loup, je filme.
01:04Voilà, mais c'est normal que je filme.
01:07Vous vous rendez compte si on avait pu filmer Jésus sur la croix ?
01:13Oui, oui, bien sûr.
01:13En train de brûler Napoléon à Waterloo, on dirait moins de conneries.
01:18Vous voyez ce que je veux dire ?
01:19Donc, j'aime le cinéma.
01:20Je pense que la mémoire du monde a commencé avec le cinéma en 1895 avant.
01:26Tout ce qui s'est passé avant, on peut raconter ce qu'on veut.
01:29Mais depuis 1895, depuis que l'image existe, alors on peut tricher avec l'image, on peut raconter.
01:34Mais moins, la tricherie est plus difficile.
01:37Et donc, moi, je fais partie, je suis né avec le cinéma.
01:40J'accompagne le cinéma depuis 60 ans.
01:43Et voilà, donc j'ai...
01:44Tous mes films ont filmé les années, les gens que j'ai rencontrés.
01:50J'ai essayé d'être un témoin de mon temps.
01:52Et j'aurais été très malheureux de ne pas filmer ce jour-là, ce moment.
01:57Enfin, Jean-Marie Barry, il a un cœur comme ça.
01:59Vous voyez ce que je veux dire ?
02:00Alors, quand on a un cœur comme ça, on n'a pas de limites, on n'a pas de freins.
02:03Et c'est ce que vous aimez chez lui ?
02:05Mais évidemment, c'est un feu d'artifice.
02:07À chaque fois qu'il a un spectacle, il vient chez moi, à la maison.
02:11Et il me joue le spectacle.
02:13Voilà, parce que je suis un spectateur idéal.
02:15Et puis, j'adore...
02:16Il n'a peur de rien.
02:17Il n'a peur de rien.
02:18On l'a souvent dit de lui qu'il était vulgaire.
02:20Ce n'est pas vrai, c'est de la poésie, sa vulgarité.
02:23Je veux dire qu'il va tellement loin qu'à un moment donné,
02:27moi, j'adore les gens qui n'ont pas de limites.
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