00:00Il faut donner les moyens au juge d'instruction et le temps nécessaire pour mener des enquêtes qui sont complexes.
00:07Il faut démenter des réseaux, ça suppose des filatures, des commissions regatoires, etc.
00:12Il faut donc du temps. Et le temps actuellement, qui est celui de la détention provisoire, vous le savez, est
00:17limité,
00:18notamment en matière délictuelle. Quand on a en matière criminelle, on peut aller jusqu'à même 4 ans, je crois.
00:22Mais en matière délictuelle, c'est 4 mois, plus 4 mois.
00:25Et ensuite, il faut remettre en liberté si on n'a pas terminé le dossier.
00:30Mais attention, ça n'est pas non plus, je dirais, la panacée que d'avoir une détention provisoire plus longue.
00:36L'important, il est aussi dans les moyens qui sont donnés à la justice, c'est-à-dire les moyens
00:41des enquêteurs sur le terrain.
00:43Et puis, mais surtout, surtout que les sanctions tombent réellement et qu'elles soient réellement effectuées,
00:50ce qui n'est pas le cas. Et notamment pour tous les mineurs qui sont envoyés sur le front,
00:55et qui savent qu'ils ne risquent rien.
00:58Cette philosophie, je crois qu'il en a parlé ce matin à Nanterre aussi,
01:02il faut changer toute la politique pénale contre les mineurs qui font du trafic de stupéfiants.
01:07Regarde.
01:08Sous-titrage Société Radio-Canada
01:09Sous-titrage FR ?
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