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  • il y a 8 minutes
L’armée américaine testerait un nouveau moyen de se défendre contre les drones iraniens, le laser qui aurait de nombreux avantages. Il n’a besoin que de quelques secondes pour détruire sa cible surtout son prix, puisqu’il revient beaucoup moins cher d’utiliser ces lasers que des missiles. 

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Transcription
00:00La marine américaine qui va déployer un troisième porte-avions au Moyen-Orient, il s'agit de l'USS George
00:06Bush et il serait équipé d'un laser anti-drone, ça s'appelle Locust et vous allez me dire, parce
00:12que je ne suis évidemment pas spécialiste, mais c'est une étape majeure finalement, le genre de révolution d'avoir
00:17un laser anti-drone quand on sait effectivement le carnage que font ces drones iraniens, Shahed ?
00:22C'est une évolution nécessaire en fait, on s'est rendu compte qu'un des moyens peut-être les plus
00:30raisonnables et les plus efficaces, c'est effectivement ces outils laser qui sont en développement ou en recherche depuis des
00:38années, tant en France d'ailleurs qu'aux Etats-Unis et effectivement c'est un des premiers bateaux qui va
00:45être équipé, alors qu'est-ce que c'est ?
00:47C'est un faisceau lumineux extrêmement concentré qui peut effectivement tirer cette énergie à partir du moment où c'est
00:54guidé par un système radar de précision ou une conduite de tir éventuellement électromagnétique ou infrarouge et qui vous permet
01:03de cibler ces petits engins non pilotés, ce qu'on appelle des drones, mais de toute taille et énergie dirigée
01:11sur ces drones.
01:14Combien ? Parce qu'on a longtemps parlé effectivement sur ce plateau de l'asymétrie entre les drones Shahed qui
01:19coûtent très peu et les engins américains ou d'ailleurs français de défense antiaérienne qui coûtent très cher, ça coûte
01:25combien un petit laser Locus ?
01:27Là il est équipé sur un avion mais effectivement il sera sur le futur porte-avions qui arrive, le troisième
01:31porte-avions qui rentre le moyen d'arrivée.
01:32Et puis aussi une version qui sera, comme vous le voyez, sur le véhicule. Ça c'est extrêmement intéressant parce
01:37que vous le mettez sur un véhicule comme ça, sur une ligne de passage des drones et vous pouvez l
01:42'utiliser.
01:43Alors la mise au point, les développements, je ne les connais pas mais ça se gifre en dizaines voire en
01:47centaines de millions de dollars.
01:49Par contre, le tir lui-même, ça ne vaut presque rien en fait par rapport à...
01:54C'est ça, le tir ne coûte rien. Donc finalement, ça pourrait être donc une révolution. Donc là, pour le
01:58coup, on peut le dire, si les États-Unis s'équipaient dans le détroit d'Hormuz,
02:03et bien ça ferait quand même mal à l'Iran qui perdrait cette petite arme de déployer énormément de drones
02:09Shahed.
02:10Non, on n'en est pas là. Que les choses soient claires contre le Shahid, on a tous pris du
02:13retard et c'est un tort. C'est vraiment un manque d'anticipation à la fois des Américains,
02:19à la fois des Européens de manière générale parce que ce qu'on a observé, on était quand même aux
02:24premières loges en Ukraine depuis quatre ans.
02:27On les voyait, on regardait et finalement les Ukrainiens nous donnent quelque part des outils aussi pour essayer de...
02:33Et on a vu effectivement comment cette semaine, Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, s'est transformé en VRP finalement pour
02:39vendre son drone Swan X20.
02:42Là encore, effectivement, ça c'est une révolution. Quelle charge il peut porter et pourquoi est-ce que ça pourrait
02:48changer la donne ?
02:49Pourquoi est-ce qu'il faut qu'on s'y mette finalement aux drones ?
02:51Alors nous, la première chose, c'est qu'il faut qu'on se mette aux défensifs. Dans les drones défensifs,
02:56à la fois les petits drones et à la fois les grands drones,
02:59surtout pour protéger nos installations sensibles. On l'a vu quand il y a eu ces survols d'un, deux
03:07ou trois drones peut-être à Lille-Long à Brest.
03:12Voilà, ces choses-là, on ne peut pas laisser faire ça parce que là, il n'y avait pas de
03:16malintention vraiment importante.
03:18Il y avait le désir de se montrer, mais il n'y avait pas une mauvaise intention.
03:21Mais lorsqu'il y a une mauvaise intention, on le voit bien sûr tous les jours au-dessus de l
03:25'Ukraine, là c'est autre chose.
03:26Donc il faut que les armées mettent les moyens, surtout la DGA, fasse des crash-programmes, si vous voulez,
03:33pour qu'on mette des systèmes de défense et notamment les drones anti-drones.
03:38Pourquoi ? Parce qu'on a des techniques, on a le savoir-faire de l'intelligence artificielle,
03:45on a plein d'outils et il faut simplement assembler tout ça et surtout en commander
03:50pour que nos forces armées soient prêtes à défendre leurs points sensibles.
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