Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 heure
Le caporal-chef Anicet Girardin, mort ce mercredi 22 avril, quatre jours après avoir été blessé au Liban, était déployé depuis le 23 janvier dernier. Il était casque bleu et faisait partie du 132e régiment d'infanterie cynotechnique de Suippes (Marne). Jean-Marie Bockel, dont le fils militaire est mort au Mali en 2019 est l'invité de BFMTV ce 22 avril.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Vous, c'était il y a 7 ans, c'était il y a 6 ans. Qu'est-ce qu'on
00:06dit dans ces cas-là à la famille ? Vous nous avez dit tout à l'heure, les mots comptent,
00:09mais les actes comptent peut-être encore plus.
00:12Qu'est-ce qu'on dit à une famille qui vient de perdre un jeune homme de 31 ans ?
00:17D'abord, on apprécie d'être informé. Ensuite, on est sensible au fait que l'institution prend les choses en
00:28main.
00:29Je vous donne un exemple que j'ai vécu de deux manières, d'ailleurs, je peux le dire. C'est
00:34celui de l'arrivée des corps, du ou des, c'était 13 camarades en l'occurrence.
00:41Et donc, le moment d'intimité que peuvent avoir les familles, juste après l'arrivée des corps, donc à Persy
00:49ou dans un autre hôpital d'instruction des armées.
00:53Et figurez-vous que vous rappeliez mes fonctions précédentes. Quand j'étais secrétaire d'État à la Défense, j'étais
01:00à l'arrivée des corps pour les morts de 2008, en Afghanistan, dans le Jbim.
01:0910, 11, tu es. Et c'est un moment fort. Ensuite, je me souviens également, comme membre du gouvernement, j
01:18'accompagnais le Premier ministre de l'époque, l'accueil des familles.
01:22Et quelques années plus tard, je suis dans les familles. C'est autre chose.
01:28Et moi, j'ai des... Si vous voulez, dans le moment d'intimité, où on est dans une petite salle
01:35avec le cercueil, il y a pour chaque famille un militaire.
01:40Là, en l'occurrence, c'était le gouverneur militaire de Paris de l'époque. On a chanté ensemble.
01:46Qu'est-ce que vous avez chanté ?
01:55On entend votre émotion. Je vais vous laisser quelques secondes, évidemment, monsieur Bouquel.
02:03On entend votre émotion.
Commentaires

Recommandations