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  • il y a 2 heures
Le Premier ministre Sébastien Lecornu annonce qu'une nouvelle aide sur les prix du carburant devrait être mise en place pour les "2,9 millions" de "travailleurs modestes": une "aide forfaitisée" "en moyenne de 20 centimes par litre".

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Transcription
00:00De nouvelles annonces face à la flambée des carburants, nous avons écouté le Premier ministre.
00:04Je salue la presse, nous avons tenu une nouvelle réunion de suivi de la crise énergétique.
00:12Vous savez, l'activité du gouvernement est largement consacrée aux effets de cette guerre au Moyen-Orient
00:18sur nos structures économiques, sur nos sujets militaires.
00:22Les travaux ont commencé d'ailleurs en commission de la défense dans notre loi de programmation militaire.
00:26Sur évidemment la situation et l'impact en matière de finances publiques.
00:30Les ministres ce matin ont mené des réunions ad hoc sur évidemment l'impact que la guerre a directement sur
00:37nos structures macroéconomiques.
00:38L'objet de cette réunion de cet après-midi, c'était évidemment de préparer le plan d'accompagnement de nos
00:44concitoyens et de nos concitoyens
00:45qui souffrent beaucoup, on le sait tous, de l'augmentation des prix du carburant.
00:49On a décidé de faire des aides mensualisées, ciblées.
00:53On refuse toute forme de logique de chèques généraux ou de baisse massive de taxes.
00:58Déjà parce que malheureusement on l'a déjà fait dans le passé et on sait très très bien que ça
01:02a un effet épouvantable pour nos finances publiques.
01:05Une partie d'ailleurs de nos déficits d'aujourd'hui s'explique en raison de cela.
01:09Que d'autres pays l'ont fait, je pense à la Pologne notamment sur la baisse de la TVA.
01:13Et qu'on le voit bien au fond, la solution elle est davantage dans du sur-mesure, dans un accompagnement
01:17spécifique.
01:18Mais enfin pour que celui-ci soit efficace, il faut qu'il soit vivant, adapté, mis à jour en fonction
01:23évidemment des situations que nous pouvons connaître ici ou là.
01:28Aussi j'ai donné mandat aux différents ministres de préparer différents plans de soutien pour le mois de mai.
01:35Certains vont être reconduits, d'autres vont être améliorés.
01:38Et enfin certains publics vont être nouvellement accompagnés.
01:43Évidemment la situation géopolitique explique aussi la variation des prix.
01:48On n'a pas une crise de volume en tant que telle, on n'a pas une crise d'accès
01:52aux hydrocarbures.
01:53On a bien une crise d'une inflation importée liée à la volatilité des prix et aussi à l'irrationalité,
01:59il faut bien le reconnaître, des acteurs de cette guerre.
02:01Et donc au fond on vous propose des choses cet après-midi.
02:04On forme tous le vœu que les discussions évidemment qui sont en cours puissent ramener à une ouverture de la
02:09circulation maritime sur les droits d'Hormuz.
02:10Mais enfin on se doit de préparer l'ensemble des scénarios, y compris les scénarios les plus dégradés,
02:14sachant évidemment que si la situation devait s'améliorer, ce n'est pas le problème le plus difficile à régler.
02:19Si je rentre dans le détail, les ministres ont donc reçu mandat d'améliorer et de prolonger les plans d
02:25'activité, de soutien à l'activité.
02:27Parce que c'est aussi ça la philosophie de ce que nous cherchons à faire, de faire en sorte que
02:31notre croissance tienne bon
02:32et que certains métiers qui sont particulièrement dépendants des hydrocarbures ne soient pas affectés.
02:38C'est particulièrement clair et évident par exemple pour nos pêcheurs, dont vous savez au fond que la situation est
02:43parfois très difficile
02:44dans la mesure où en fonction du prix des hydrocarbures, n'ont que pour seule décision de sortir en mer
02:51ou ne pas sortir.
02:52Et en fonction d'ailleurs des typologies de pêche ou des régions de pêche, les choses sont plus ou moins
02:55difficiles pour eux.
02:57En tout cas on a tenté d'y répondre pour le mois d'avril.
02:59L'objectif pour le gouvernement est de prolonger l'aide. Elle était de 20 centimes par litre.
03:05On va la mener ou la mener entre 30 et 35 centimes d'euros par litre avec une discussion qui
03:11va se poursuivre avec la Commission européenne
03:14puisque nous sommes dans un cadre particulièrement rigide mais sur lequel des discussions sont actuellement en cours.
03:20Et je remercie d'ailleurs l'ensemble des réseaux de diplomates et des services de l'État qui ont mené
03:23les discussions avec la Commission européenne.
03:27Nos agriculteurs sur lesquels une première enveloppe de 20 millions d'euros avait été débloquée, territorialisée,
03:34notamment en lien avec la MSA pour permettre de venir rencontrer, en tout cas venir donner des réponses, pardonnez-moi,
03:42aux exploitations qui sont en difficulté.
03:44Et puis on avait fait une première mesure d'exonération sur la TICPE avec 4 centimes d'euros par litre.
03:50Et donc nous allons pour le coup aller beaucoup plus loin pour ce mois de mai
03:53avec une multiplication par 4 de l'accompagnement avec 15 centimes d'euros par litre qui sera déclenché pour le
04:02mois de mai.
04:03La ministre de l'Agriculture qui est en déplacement actuellement sera amenée à rencontrer les différents syndicats agricoles
04:08pour évidemment mener les discussions et les négociations qu'il se doit.
04:12Pour le secteur des transporteurs, je salue ce que le ministre Tabarro a pu faire avec une aide, vous le
04:19savez, de 20 centimes d'euros par litre,
04:22avec un forfait.
04:23Cette aide va être prolongée au mois de mai.
04:26Je fais une parenthèse, l'ensemble des aides qui ont été déclenchées pour le mois d'avril
04:30devront être payées au mois de mai avec un décalage d'un mois,
04:34comme souvent ce fut le cas d'ailleurs dans des crises précédentes.
04:37Je tiens d'ailleurs à souligner que le prêt BPI qui a parfois été moqué par un certain nombre d
04:41'acteurs politiques
04:42fonctionne particulièrement bien pour le public justement de ces transporteurs
04:47et donc on va prolonger cette aide.
04:48Une négociation, discussion spécifique pour les taxis et les VTC va être menée par le ministre dans les jours qui
04:55vont venir
04:55parce que là aussi la crise durant, évidemment ce sont des professions qui sont particulièrement impactées.
05:01Nouveau secteur qui rentre dans le public à accompagner, c'est évidemment le secteur du BTP.
05:07On reste évidemment sur le GNR, ce qu'on appelle le rouge.
05:10On a des entreprises, des PME de moins de 20 salariés qui sont particulièrement en prise justement à ces augmentations
05:17avec une difficulté de répercussion de ces coûts sur les factures des clients.
05:22Un enjeu également sur la commande publique et donc là aussi les ministres concernés,
05:26le ministre Papin, les ministres de Bercy vont entrer en discussion avec les différents représentants
05:32des filières professionnelles pour avoir une aide dès le début du mois de mai
05:36qui nous permette justement de soutenir fortement le secteur des BTP avec une première enveloppe qui sera débloquée
05:44et qui doit nous permettre, comme on l'a fait sur d'autres secteurs, d'avoir quelque chose comme 20
05:48centimes d'euros par litre.
05:49Enfin, évidemment, la question des travailleurs modestes, grands rouleurs.
05:55On a beaucoup parlé des aides-soignantes, des aides à domicile, autant de métiers évidemment qui sont dépendants des véhicules.
06:01Là aussi, les ministres ont reçu mandat d'élaborer un dispositif d'accompagnement grand rouleur
06:06pour pratiquement 3 millions de Français, des Français qui travaillent.
06:10On reste sur le soutien à l'activité, je le redis, on n'est pas dans une logique de chèque
06:14à l'aveugle,
06:15mais bien dans quelque chose qui est particulièrement ciblé.
06:19Et là, on le voit bien, sur beaucoup de métiers, la situation devient difficile.
06:22Donc on est sur des travailleurs modestes, sur des revenus qui sont parfois évidemment assez faibles,
06:29mais bel et bien pour des gens qui travaillent.
06:31Et là, l'idée étant d'avoir une aide forfaitisée qui correspondrait en moyenne en quelque sorte à 20 centimes
06:37là aussi par litre.
06:37Donc évidemment, plus on roule, moins on est près de ces 20 centimes,
06:41moins on roule, plus on peut même être au-dessus de ces 20 centimes.
06:44On a plutôt privilégié un dispositif de confiance souple,
06:48dans lequel au fond, on ne va pas chercher à fliquer, pardonnez-moi cette expression,
06:52nos concitoyens et nos concitoyens.
06:53Donc par définition, ce sont des moyennes et les ministres auront l'occasion d'y revenir dans les jours qui
06:58viennent
06:58pour expliquer ces différentes mesures.
07:00L'idée, c'est d'abandonner personne.
07:02J'avais dit qu'il fallait à chaque fois nous adapter aux circonstances de la crise.
07:05Ça veut dire aussi que si ça va mieux, il pourrait se passer de tout ça.
07:10Malheureusement, la tournure des événements et la structuration des marchés m'invitent à être prudent.
07:16Si les choses devaient s'aggraver, il va sans dire que d'autres annonces pourraient être faites.
07:20Je pense qu'on peut tenir une cible d'accompagnement responsable pour nos finances publiques,
07:25ne pas dépenser de l'argent qu'on n'a pas.
07:27Je note d'ailleurs que celles et ceux qui souvent veulent diminuer la fiscalité aujourd'hui
07:31sont les mêmes qui proposaient des augmentations d'impôts pendant les discussions budgétaires.
07:35Donc il faut se méfier des baisses d'impôts promises par certains au mois d'avril
07:39qui se transforment en hausses d'impôts au mois d'octobre.
07:41Donc c'est ce que précisément nous cherchons à refuser.
07:43Le ministre Amiel et le ministre de l'Économie et Finances, Roland Lescure, ont reçu évidemment aussi mandat
07:49pour faire en sorte que l'ensemble de ces mesures soient gagées sur d'autres dépenses
07:53et faire en sorte que ce ne soit pas de la fiscalité.
07:55En tout cas, nous tiendrons cet engagement qui permette de financer ces différentes mesures.
07:58D'autres chantiers sont encore devant nous.
08:01La question de la transparence sur les marges, qui est beaucoup occupée
08:05notamment pour la question des distributeurs ces derniers jours.
08:08Nous n'on n'est pas là pour casser notre réseau de distribution.
08:10On n'est certainement pas là pour les montrer du doigt.
08:13On a besoin d'eux. C'est un métier important dans le pays.
08:15Mais enfin, je note que les quelques saisines du Conseil d'État sur un décret
08:18ont quand même suscité une réaction assez coordonnée et assez vive
08:22de l'ensemble des représentants de la grande distribution.
08:24Donc ça veut dire qu'il faut que les discussions continuent avec les ministres.
08:27et j'aurais demandé qu'ils puissent peut-être faire un acte de transparence
08:31sur l'évolution de ces marges.
08:32Parce que comme on a une crise de la volatilité,
08:35on a des marchés globaux qui montent et qui descendent très vite.
08:38On le comprend très bien.
08:40Mais enfin, il faut aussi qu'à la pompe, ça monte et ça descende tout aussi vite.
08:43Et ça, je crois que c'est un devoir de transparence
08:45et que c'est le bon sens qu'il exige.
08:47Enfin, la question de l'électrification reste sur la table.
08:50Il ne s'agit pas d'opposer le court terme et le long terme.
08:52Au contraire, il faut marcher sur nos deux jambes.
08:54On paye cash en ce moment nos dépendances.
08:56On le voit bien.
08:57Je suis surpris de voir que certains se sont moqués de ce plan d'électrification.
09:01Donc au fond, ça serait de rester dépendant du pétrole,
09:06américain, algérien, africain, bref.
09:08Autant de dépendances géopolitiques qui sont particulièrement préoccupantes.
09:11Et je veux le redire, à l'ensemble des Françaises et des Français,
09:13on n'est pas dans une parenthèse.
09:14La guerre en Ukraine, ouverte en 2022,
09:16nous a plongé dans une géopolitique complètement différente,
09:21qui malheureusement va durer,
09:22et sur laquelle l'énergie est un des moyens de nous mener une guerre hybride.
09:26Et donc la vraie question, c'est est-ce qu'on continue de s'exposer à cette guerre hybride,
09:30ou au contraire, est-ce qu'on décide de traiter cette dépendance ?
09:33Ça ne se fera pas du jour au lendemain.
09:34Je l'avais dit ici même dans cette cour de Matignon,
09:36il n'est pas question de faire la morale aux Français,
09:38de leur expliquer comment il faut qu'ils vivent.
09:40Néanmoins, c'est de la responsabilité des pouvoirs publics que de dire
09:43que là où il y a d'autres solutions,
09:44notamment grâce à l'électricité liée à notre parc nucléaire,
09:48ce qui est aussi une des différences avec les pays qui nous entourent,
09:51il faut qu'on arrive à emmener cet avantage français
09:54beaucoup plus loin dans notre consommation.
09:55On a bien fait de prendre les décisions que nous avons prises
09:57sur la programmation pluriannuelle pour l'énergie,
10:00celles et ceux-ci qui s'y sont opposées de manière un peu caricaturale.
10:03Aujourd'hui, à mon avis, manque d'arguments.
10:05Et donc il faut continuer sur une stratégie complète pour la consommation.
10:09Néanmoins, on comprend très très bien l'urgence,
10:12donc pas de mesures générales indiscriminées,
10:15non financées, non finançables.
10:16Ça serait, à mon avis, une faute.
10:18Et je ne tiens pas à ce que le gouvernement aille dans cette voie,
10:21vous le savez, depuis le début.
10:22En même temps, il n'est pas question pour nous
10:26d'abandonner celles et ceux qui font vivre et travailler le pays
10:29et qui concourent à des pans entiers de l'activité dont on a besoin
10:32et qui participent à notre souveraineté.
10:34J'y reviens pas, mais pêche, agriculture en sont évidemment de bons exemples.
10:38Voilà, je remercie les ministres, évidemment, qui m'entourent,
10:41pour le travail qu'ils ont accompli et qu'ils vont continuer d'accomplir
10:44en lien avec les différents partenaires.
10:46Les collectivités locales ont commencé, pour certaines d'entre elles aussi,
10:48à développer des aides.
10:50Je ne peux que les y encourager,
10:51puisqu'on a beaucoup parlé de cagnotte ou de surplus.
10:55Je crois que là aussi, encore un débat bien français.
10:58Nous avons le secret, puisqu'au fond, il n'y a pas de cagnotte,
11:00il n'y a pas de surplus.
11:01Tout juste, 170 millions d'euros,
11:04lesquels ne vont pas tarder à disparaître,
11:05parce qu'évidemment, avec les mesures que nous venons d'annoncer,
11:09les choses vont aller très très vite.
11:11Et en plus, sur ces 170 millions d'euros,
11:12de mémoire, monsieur le ministre, 80 millions d'euros vont pour l'État
11:15et tout le reste va pour la sécurité sociale
11:17et pour les collectivités locales.
11:19Donc là aussi, on a encore essuyé un débat bien français,
11:21dont nous avons le secret, mais ainsi va la vie.
11:24Avez-vous des questions ?
11:25Oui, tout à fait.
11:27Bonjour, monsieur le Premier ministre.
11:27Bonjour, messieurs, dames.
11:29Une question sur les gros rouleurs,
11:30puisque vous annoncez un nouveau dispositif.
11:32Concrètement, vous avez parlé des infirmiers,
11:34des aides à domicile.
11:35Qui pourrait en bénéficier ?
11:37Est-ce que ça peut aussi être ouvert à des artisans,
11:39à des Français, tout simplement,
11:40qui font beaucoup de trajets pour aller travailler ?
11:42Est-ce qu'il y aura, pour cela, un critère kilométrique ?
11:44Et puis, est-ce que vous avez une idée du nombre de Français
11:47qui pourraient bénéficier de ce dispositif ?
11:52Est-ce qu'il y aura un seuil au niveau du revenu, également ?
11:54Merci beaucoup.
11:55Oui, les ministres vont préciser tout ça.
11:57Moi, je souhaite que le dispositif puisse s'adresser
11:59au moins à 3 millions de Français, 2,9 pour être précis.
12:01Il y aura bien, effectivement, des conditions de kilomètre.
12:04Enfin, ils sont assez bas, parce que très vite,
12:07notamment en milieu rural,
12:08on devient grand rouleur assez rapidement.
12:11Il faut, effectivement, avoir une voiture,
12:13et on va le conditionner, effectivement,
12:15sur des gammes de revenus,
12:16mais qui seront précisées, notamment par les ministres
12:18Amiel et Bréjon, dans les heures qui vont venir.
12:23Bonjour, monsieur le Premier ministre.
12:24Vous annoncez donc ce soir la prolongation des nouvelles aides,
12:27la mise en place de nouvelles.
12:28Ce matin, le gouvernement a préparé les esprits
12:30concernant les économies à venir cette année.
12:326 milliards d'euros pour compenser le coût de la guerre au Moyen-Orient,
12:35respecter les 5% de déficit.
12:38Question, monsieur le Premier ministre,
12:38où est-ce que le gouvernement va couper,
12:40va geler des crédits pour faire des économies ?
12:42Et monsieur le Premier ministre, est-ce que vous vous engagez,
12:44dans le cadre de ces économies à trouver,
12:47de sanctuariser le budget de certains ministères ?
12:49Il est trop tôt pour le dire.
12:51Ce matin, c'était le moment de l'alerte et du diagnostic,
12:53qui a permis quand même aussi de rappeler
12:55au débat public français qu'il y a seulement 15 jours,
12:58on parlait de cagnotte et d'enrichissement de l'État,
13:01en racontant n'importe quoi.
13:03Et évidemment, gueule de bois,
13:04on s'aperçoit que tout ça a un impact sur la charge de la dette,
13:07parce qu'au moins 10% de notre stock de dette
13:11est connecté à l'inflation,
13:12donc on ne peut pas déconnecter cela de l'inflation.
13:14On découvre évidemment des prévisions de croissance
13:17qui sont revues raisonnablement à la baisse.
13:20On s'aperçoit que l'activité des forces armées
13:22sur le Moyen-Orient, patrouille de rafale,
13:25la mobilisation de notre marine nationale,
13:26va avoir un surcoût.
13:27Et donc, tout d'un coup, on est passé d'un extrême à l'autre,
13:30comme d'habitude, souvent dans le débat politique français,
13:33de la cagnotte qui n'existait pas,
13:35à désormais comment on va faire des coupes à l'aveugle.
13:37Il n'est pas question de coupes à l'aveugle.
13:39Les ministres vont tenir un cycle de réunion
13:42dans lequel effectivement les mesures de gel
13:44vont être privilégiées,
13:45parce qu'on ne sait pas combien de temps va durer cette guerre.
13:48Donc je ne veux pas non plus inutilement
13:50venir abîmer l'activité de certains ministères
13:53si derrière on peut retrouver des marges de manœuvre
13:56et donc être capable de dégeler.
13:58Mais à l'inverse, si la situation devait s'aggraver,
14:01il faudra être capable de faire des annulations massives.
14:03La répartition, évidemment, devra se faire
14:05entre la sécurité sociale d'une part, l'État.
14:09Donc je rappelle quand même que l'État
14:10a déjà fait l'objet de beaucoup de contributions
14:13dans le cadre de ce projet de loi de finances,
14:15parce qu'une fois de plus, tout le monde a dit
14:16on ne fait pas d'économie, etc.
14:17Je vous invite à interroger les différents ministères
14:19et vous verrez que les économies sont là.
14:21Et je veux aussi connecter ce travail avec David Amiel
14:24sur la préparation du budget, parce que je pense qu'il nous faut
14:27sans tarder nous atteler à la préparation du budget pour 2027.
14:31Et donc les feuilles de route par ministère
14:32doivent non seulement se faire en gestion pour l'année 26,
14:35mais également traduire aussi quelques objectifs
14:37pour l'année 2027 et le faire dès maintenant.
14:40Et puis on discutait avec les forces politiques,
14:42parce que je vois aussi que parfois elles changent d'avis très très vite.
14:45Pour certaines d'entre elles, il fallait supprimer
14:478 ou 9 000 postes d'enseignants à l'automne,
14:50lesquelles découvrent au mois de mars-avril
14:52pendant les élections municipales qu'il ne faut pas fermer de classe,
14:55et lesquelles désormais redécouvrent
14:56qu'il faut quand même supprimer des postes de professeurs.
14:58Ça va être aussi un moment de clarification
15:00qui promet d'être intéressant dans le débat politique.
15:02– Engagement précis sur certains ministères à protéger.
15:05– Ils vont venir ce matin, la méthode, vous voyez.
15:08Vous savez, ces comités d'alerte n'existaient pas avant,
15:10en tout cas pas sous cette forme.
15:11Vous voyez qu'on ne cache rien.
15:13De toute façon, on n'a rien à cacher.
15:15Je pense que les comptes de la nation,
15:17c'est l'affaire de chaque citoyen et de chaque contribuable.
15:20Donc ce matin, on a objectivé l'impact de la guerre
15:25sur nos structures économiques
15:27et nos structures de finances publiques.
15:29Désormais, on ouvre un deuxième chapitre,
15:31la réponse face à cela,
15:32et on le fera avec la même transparence qu'on l'a fait à chaque fois,
15:34et ça va aller assez vite maintenant.
15:35– Sébastien Lecornu, avec une image figée.
15:44Enfin, je pense que l'essentiel a été dit.
15:47De nouvelles aides, mais aussi le prolongement d'aides
15:50qui avaient été accordées.
15:51On retrouve Sébastien Lecornu.
15:53– Quand est-ce qu'on aura de nouvelles annonces ?
15:55– Le ministre de l'Économie et de la Finances mène la bataille sur le sujet,
15:57donc je lui laisse bien volontiers la parole.
15:59– Non, mais il y a deux sujets sur les taxes européennes.
16:02Il y a un, la taxe dite sur les super profits.
16:04Il y avait eu un certain nombre de dispositifs
16:06qu'avaient étudiés par la Commission européenne en 2022-2024,
16:09donc on leur a demandé de réactualiser ce dossier.
16:12J'ai réuni, j'ai rencontré la semaine dernière,
16:14ce qu'on appelle les haussistes, les gros pays européens
16:16qui se sont mis d'accord pour insister auprès de la Commission européenne
16:19sur ce sujet.
16:20Il y a un autre sujet aussi, c'est les marges des raffineurs.
16:22Vous savez qu'elles sont plus difficiles à évaluer.
16:24On a demandé aussi à la Commission européenne
16:26de s'assurer que la concurrence dans les raffineries
16:29est aussi forte que dans la distribution, je vais le dire comme ça.
16:33Et sur l'électrification, la feuille de route continue.
16:35Pour moi, l'urgence désormais, c'est de réussir la territorialisation
16:39parce qu'au fond, on voit bien qu'on a une planification à la fois
16:41qui doit être assez jacobine, si j'ose dire.
16:43C'est au gouvernement et à l'État de rentrer en discussion
16:46avec, par exemple, les grands constructeurs automobiles,
16:49un certain nombre de filières.
16:50Et en même temps, la réussite du plan,
16:52parce qu'on est plus complètement dans la France des années 60-70,
16:55on a une République qui est décentralisée,
16:56c'est d'être capable aussi de réussir cette territorialisation.
16:59Donc là, pour le coup, on va rentrer aussi en discussion
17:02approfondie et poussée avec les collectivités territoriales,
17:06voire celles qui sont prêtes à aller plus loin
17:08et avancer très très vite.
17:09Et de fait, pour moi, c'est une priorité absolue
17:11que de réussir cette électrification.
17:12J'ajoute d'ailleurs ce qui a été dit l'autre jour
17:14sur l'électrification, par exemple,
17:15pour les 50 000 voitures, pour les Français qui travaillent.
17:18Vous voyez bien que sur les aides-soignantes,
17:20les aides à domicile, pour reprendre un exemple très précis,
17:23il faut qu'on soit capable de marcher sur nos deux jambes,
17:26à la fois de déclencher l'aide d'urgence
17:27pour leur permettre d'avoir un soulagement de trésorerie
17:30dans les semaines que nous vivons là,
17:32et en même temps de se dire que dans les années qui viennent,
17:35pour ne pas dire dans les deux ans qui viennent,
17:37être capable de se dire que ce sont des publics,
17:39des professions qui peuvent être prioritaires
17:41pour évidemment ces véhicules électriques.
17:43Encore faut-il que les territoires en question
17:44s'emparent du sujet des bornes de recharge,
17:47parce que pour le coup, ça fait belle lurette
17:48que c'est un sujet qui est confié aux élus locaux
17:51et pas à l'État.
17:51Donc c'est le moment de coordination que nous faisons.
17:54Pour moi, c'est une urgence absolue,
17:55ça ne peut pas attendre la présidentielle.
17:58Merci infiniment, merci beaucoup.
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