00:00Bonjour à tous, je suis Aga Lawal à l'État civil et puis à l'État-major, appelez-moi l
00:06'ambassadeur.
00:07Je suis dans Inside sur l'Infodrome.
00:14Moi, j'ai commencé mes premiers pas dans l'humour depuis ma classe de lycée.
00:18À l'époque, j'étais au lycée moderne de Grand-Lahour.
00:22J'ai eu le goût de l'humour juste en regardant mes aînés dans Dimanche Passion,
00:27comme les Gouilles de Felles, les Adama Daïko, etc.
00:32Après, quand j'ai eu mon bac, je suis arrivé à Abidjan.
00:35J'étais inscrit au département d'anglais à l'université d'Abidjan,
00:39qui est aujourd'hui l'université Félix-Fau-Boigny,
00:42où j'ai intégré la structure culturelle qu'on appelle le QIAC,
00:47Comité Universitaire d'Action Culturelle.
00:49Et là-bas, ça m'a donné plus d'expérience.
00:52Un matin, la RTI, qui est la télévision nationale,
00:55qui a son émission qu'on appelle « Bonjour » m'a coopté pour faire la première partie.
00:59Cette première partie, j'ai fait.
01:01Vous, vous avez entendu, il y a deux cas.
01:03C'est ça qui m'a révélé.
01:04Et puis, je suis aujourd'hui son Excellence,
01:07Monsieur l'Ambassadeur à Galawal.
01:13À la base, ce n'était pas à Galawal.
01:15C'était Garbalawal.
01:17Comme le joueur nigérien.
01:20Mais ce sont des amis qui m'ont flanqué ce nom,
01:23juste par moquerie,
01:25parce que je m'essayais au foot.
01:27Comme j'étais tellement maladroit,
01:29le gars, il voulait me titiller.
01:31Il m'appelait « Garbalawal ».
01:32Ça m'énervait à tout moment.
01:34Et puis, bon, un jour, quand j'ai commencé l'humour,
01:38quelqu'un, le présentateur, qui demande,
01:40« Mais c'est quoi son nom d'artiste ? »
01:41Le monsieur qui m'avait surnommé était dans les paraises.
01:43Il dit « Ça fait Garbalawal ».
01:44Le gars, il a mal percuté.
01:47Il a dit « Aga, Galawal ».
01:48Bon, là, c'est devenu public.
01:49Je ne peux plus me fâcher.
01:50J'étais obligé.
01:52Et je suis monté sur scène.
01:53Depuis lors, les gens m'appellent « Aga, Galawal ».
02:00Je dirais travailleur juste et puis respectueux.
02:09Je ne sais pas calculer depuis quand je suis dans l'humour,
02:12mais je sais que c'est depuis 2009 officiellement que je suis dedans.
02:16Donc, prenez vos calculatrices là.
02:19Essayez de voir ce que ça donne et puis appelez-moi.
02:26Je retiens qu'il ne faut jamais désespérer.
02:30Il faut croire en ce qu'on fait.
02:31Parce que quand moi, j'ai commencé, mes amis autour,
02:36beaucoup de gens me décourageaient.
02:38Beaucoup pensaient que ceux qu'on voyait à la télévision,
02:40c'était celui qui était prévu pour faire ce métier-là.
02:44Et ils n'ont jamais pensé que ce sont des gens ordinaires d'abord
02:48qui ont eu des chances et qui sont devenus des modèles.
02:52Et moi, quand j'ai fait cette première expérience,
02:55je me suis dit « Voilà, maintenant, les gens vont me respecter aussi ».
03:02Il y a beaucoup de difficultés et surtout aussi, c'est difficile souvent
03:07quand on cherchait à accéder à des personnes qui sont déjà connues.
03:12Ce n'est pas facile.
03:13Moi, j'ai eu, ça je vous le dis, j'ai dormi une fois dans les loges à l'hôtel
03:19Ivoire.
03:19Ça, je vous assure, personne ne sait.
03:22Je me rappelle bien, c'était à un événement de Coq Alain, du vieux père John Jay.
03:30Je crois que c'était l'édition qui avait récompensé la vieux mergrès.
03:36J'avais couru derrière lui, franchement.
03:38Je ne lui en veux pas, mais j'explique juste.
03:40J'avais couru derrière lui pour faire la première partie.
03:44Ce n'était pas un spectacle où on donnait la place aux humoristes en tant que tel,
03:48mais moi, je voulais juste me faire connaître.
03:50Donc, au passage, je dis « Coucou au vieux père John Jay ».
03:53Voilà, c'est un grand frère qui est bien.
03:55C'est tous les jours, c'est le quotidien.
04:03Aujourd'hui, on a encore plus de chances avec les réseaux sociaux
04:06où on nous ouvre encore d'autres fenêtres sur notre métier.
04:11Il y a aussi notre propre pensée qui nous donne aussi des inspirations.
04:18Mais moi, j'aime beaucoup caricaturer l'actualité.
04:23Ce n'est pas méchant, mais c'est notre façon à nous d'attirer l'attention
04:28des uns et des autres sur certains sujets de notre vie quotidienne.
04:37Mon prochain spectacle, c'est prévu pour le 16 mai au Palais de la Culture
04:42à partir de 19h.
04:44Et le titre du spectacle, c'est « Ça reste entre nous ».
04:48Donc, c'est vous et moi qui allons faire ce spectacle.
04:52Et tout ce qu'on dira à ce spectacle, ça doit rester entre nous.
04:56Garde à celui qui va aller dire ça dehors.
04:58Mais je voulais signaler que ce spectacle est le huitième spectacle
05:02« One-man show de l'ambassadeur à Galawal ».
05:04Voilà pourquoi on revient cette année à la salle Lucas-François
05:08qui est une salle très adaptée pour les spectacles du mou.
05:15Il y a des innovations.
05:19D'abord, dans le spectacle.
05:21Cette fois-ci, ce spectacle-là, c'est carrément l'ambassadeur à Galawal.
05:25Du début à la fin.
05:26Il n'y a pas d'intervention d'autres artistes parce qu'on avait l'habitude souvent
05:32de donner une perche à certaines personnes.
05:36Mais il y en a qui disent, il y a des publics qui font des critiques qu'on reçoit.
05:40Qui disent « Oh, quand vous dites « One-man show » quand on vient,
05:43finalement, c'est un spectacle de groupe, c'est un plateau.
05:46Oh, ce n'est pas ça.
05:47On fait à la base nos propres spectacles, on a nos propres contenus.
05:52Mais comme on est dans une famille, c'est la solidarité.
05:55Après, on a entendu dire que les artistes humoristes, apparemment, ils ne sont pas inspirés.
06:00Donc, quand ils font un spectacle, quand ils disent « One-man show »,
06:02finalement, ils prennent tout le monde pour juste meubler le temps
06:05parce qu'ils n'ont pas d'inspiration.
06:07Mais moi, cette année, je vais vous prouver que j'ai beaucoup d'inspiration.
06:15Vraiment, je ne sais même pas quoi dire à tous ceux qui me suivent
06:18et à tous ceux qui m'apprécient.
06:20Je ne sais pas.
06:21Je voudrais d'abord dire merci.
06:23Merci beaucoup.
06:24Merci à la rédaction ici même d'abord, en partant.
06:28Et puis, dire que vraiment, je ne sais pas ce qui vous ferait plaisir,
06:32mais je fais ce que je peux, moi, espérant que ça va vous plaire.
06:36Donc, s'il y a souvent des erreurs ou des ratés, je m'excuse
06:40et qu'on essaie de rattraper ça.
06:43Mais n'oubliez pas le rendez-vous.
06:44Sous-titrage Société Radio-Canada
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