- il y a 13 heures
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.
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00:00:00Bonsoir, ravi de vous retrouver. Une scène de bataille navale en plein détroit d'Hormuz.
00:00:04On va d'abord vous montrer ces images assez incroyables de l'attaque, l'arraisonnement par l'armée américaine d
00:00:09'un cargo iranien.
00:00:11Nouveau cran franchi dans cette guerre. Les Américains ont tiré d'abord à plusieurs reprises sur ce bateau avant de
00:00:15monter à bord.
00:00:16Pendant ce temps, l'heure tourne. On ne sait toujours pas si les négociations vont pouvoir reprendre entre l'Iran
00:00:21et les Etats-Unis du côté du Pakistan.
00:00:24La délégation américaine pourrait partir dans les heures qui viennent. On sera partout ce soir au Pakistan, à Islamabad évidemment.
00:00:30À Téhéran, côté iranien. Et à Washington, côté américain.
00:00:34Et puis mon invité, tout à l'heure à 19h30, il vient de claquer la porte des Républicains. Il est
00:00:37candidat à l'Elysée.
00:00:39Il veut passer les lois et les normes à la broyeuse. C'est David Lissnard, le maire de Cannes et
00:00:44président de l'Association des maires de France qui sera avec nous tout à l'heure.
00:00:47L'événement du jour. Tout d'abord, l'attention à Hormuz, le compte à rebours au Pakistan. Les images sont
00:00:52signées Stéphanie Zenati et Sophie Herbé.
00:00:58L'escalade a été provoquée en quelques heures la nuit dernière entre Iraniens et Américains dans le détroit d'Hormuz.
00:01:04En plein cessez-le-feu, les Etats-Unis ont pris possession d'un navire iranien.
00:01:09Les marines ont tiré sur la salle des machines et ont pris le contrôle du cargo.
00:01:19C'est la première fois que le blocus est ainsi mis en oeuvre de façon totale par les Américains.
00:01:24C'est la diplomatie de la force, comme on dit, de Trump qui s'applique au détroit.
00:01:27Cet arraisonnement est spectaculaire et donc il va y avoir des conséquences.
00:01:33Les gardiens de l'ambition ont affirmé qu'il y aura donc une réponse pure de la part des gardiens
00:01:37de l'ambition contre les navires de guerre américains.
00:01:40Il y a un bras de fer très, très important, très tendu, à un peu plus de 24 heures de
00:01:44la fin du cessez-le-feu.
00:01:46Nous sommes pour la désescalade et la reprise des négociations sur le nucléaire, les déstabilisations régionales et la question de
00:01:52la liberté de navigation.
00:01:53C'est impossible que d'ici demain, les Iraniens et les Américains se soient entendus sur quelque chose qui pourrait
00:01:59être signé.
00:02:00On s'entendra sur une prolongation, puis peut-être aussi sur un cadre de négociations.
00:02:05Il reste un peu plus de 24 heures avant la fin du cessez-le-feu entre l'Iran et les
00:02:10Américains.
00:02:10Et honnêtement, ce soir, personne ne sait de quel côté la pièce va tomber demain soir.
00:02:15On va retourner sur le terrain, évidemment, tout au long de cette émission.
00:02:19Retrouvez les envoyés spéciaux de BFM TV.
00:02:21Etats-Unis, Émirats Arabes Unis, Israël, Iran, Pakistan, Liban.
00:02:25Là où ça se passe ce soir encore.
00:02:27Le temps de vous présenter ce soir les invités de BFM TV, les experts tout d'abord de la rédaction
00:02:32Didier François et Elsa Vidal.
00:02:34Bonsoir à tous les deux.
00:02:36Face à vous ce soir, le général Vincent Desportes.
00:02:37Bonsoir, général.
00:02:39Ancien directeur de l'école de guerre, professeur des universités associées à Sciences Po.
00:02:43Vous publiez « Stratégie, les essentiels, la pensée et l'action » chez Odile Jacob.
00:02:47Bonsoir, Michel Polacco.
00:02:49Bonsoir.
00:02:49Journaliste, aviateur, spécialiste des questions de défense.
00:02:52On va parler de ce qui s'est passé il y a quelques heures dans ce détroit d'Hormuz.
00:02:56La prise de contrôle de ce cargo iranien par l'armée américaine.
00:02:59Je voudrais d'abord vous montrer les toutes dernières images publiées cet après-midi par l'armée américaine
00:03:05qui donnent un aperçu de ce qu'est le blocus américain dans ce détroit.
00:03:12On est à bord d'un hélicoptère de l'armée américaine qui s'approche d'un bateau
00:03:16qui visiblement a un petit peu envie de contourner le blocus.
00:03:20Regardez bien et écoutez bien.
00:03:23Ici le navire de guerre américain 115.
00:03:25Vous pénétrez dans une zone de blocus militaire.
00:03:27Ce blocus du port iranien sera appliqué et concerne tous les navires, quelle que soit leur direction.
00:03:31Tout navire souhaitant entrer ou sortir d'un port iranien sera soumis au droit de visiter
00:03:34à une fouille conformément aux droits internationaux.
00:03:37Si vous tentez de franchir le blocus, nous vous y contraindrons par la force.
00:03:42Là général, on est au cœur du blocus.
00:03:45On se voit, on se touche presque.
00:03:47On a du mal à imaginer que ça se passe vraiment comme ça.
00:03:49Écoutez, cela se passe à peu près comme ça quand même.
00:03:52À un moment donné, il faut bien empêcher physiquement ce que les américains ont fait hier.
00:03:56Il faut être sérieux.
00:03:56Dans cette affaire-là, on est dans un bras de fer.
00:03:58Chacun cherche à montrer qu'il est sérieux et qu'il ne lâchera pas.
00:04:01Donc, qu'on monte petit à petit vers des choses qui pourraient aller près du clash,
00:04:06ce n'est pas absolument étonnant.
00:04:08Il s'agit encore une fois de préparer les conditions psychologiques et de puissance
00:04:13de manière à être bon au moment des négociations.
00:04:15On voit sur les images que vous voyez qui sont diffusées, l'hélicoptère,
00:04:20il y a des choses qui partent de cet hélicoptère.
00:04:22Ça va arriver, je crois, dans les instants qui viennent.
00:04:24Ce n'est pas la mitraillette-là, mais on voit qu'il y a des choses qui partent,
00:04:29des missiles ou des… voilà, tout en bas de l'écran, qu'est-ce que c'est ?
00:04:33C'est des leurres ?
00:04:35C'est-à-dire que vu que ça vient de la droite et que ça va vers la gauche,
00:04:38à mon avis, ça ne part pas.
00:04:39Ce ne sont pas des missiles ou des requêtes.
00:04:41Heureusement, oui.
00:04:41Je pense qu'effectivement, c'est beaucoup plus des leurres permettant de se mettre à l'abri,
00:04:46par exemple, de manpads ou de trucs comme ça.
00:04:48De manpads, c'est-à-dire ?
00:04:49C'est-à-dire les missiles qu'on peut tirer à l'épaule,
00:04:52qui sont des petits missiles de pas très longue portée,
00:04:55mais qui abattent un avion ou un hélicoptère avec beaucoup de facilité,
00:04:58à 3-4 kilomètres.
00:04:59Quand on est le capitaine d'un bateau civil, d'un armée évidemment,
00:05:03et qu'on reçoit ce type de message de l'armée américaine,
00:05:06qu'est-ce qu'on fait ? On se met au garde à vous ?
00:05:08Je crois qu'un bateau qui avance, là, il a reçu des consignes.
00:05:11Soit il a reçu des consignes de l'État iranien,
00:05:14en disant « on va voir ce qui se passe ».
00:05:18Voilà, c'est eux qui disent « on y va ou on n'y va pas ».
00:05:20Parce qu'on voit bien que ce genre de mouvement,
00:05:22aujourd'hui, est d'abord politique avant d'être économique.
00:05:25Et donc là, ils testent, les Américains sont sérieux,
00:05:28je recule, je tourne, etc.
00:05:29On est dans ce genre de manœuvre.
00:05:32Le bateau, là, il n'est pas sous le commandement du commandant.
00:05:35Il est sous le commandement de l'État iranien.
00:05:37De l'État iranien qui lui dit « arrêtez-vous, faites demi-tour ».
00:05:40Parfois, ça ne se passe pas comme ça vient de se passer pour celui-là.
00:05:45Parfois, les bateaux refusent de faire machine arrière.
00:05:47C'est ce qui est arrivé ces dernières heures,
00:05:49et on va voir ça avec vous, Narji Sajji.
00:05:52Un bateau iranien a refusé de faire demi-tour
00:05:56après des ordres donnés par l'armée américaine.
00:05:58Les Américains l'ont pris d'assaut.
00:06:00Ils ont également tiré sur ce bateau.
00:06:02Vous allez nous raconter précisément comment ça s'est passé.
00:06:04Oui, en s'appuyant notamment sur les images publiées
00:06:06par le commandement central américain sur X.
00:06:09Ça s'est donc passé dans la nuit de dimanche à lundi.
00:06:12Un hélicoptère qui décolle en pleine nuit
00:06:15à son bord des Marines américains.
00:06:17Il survole ce cargo avant de descendre en rappel.
00:06:21L'objectif, prendre le contrôle du navire.
00:06:23Il ne s'agit pas de n'importe quel bateau.
00:06:25Le Tuska, un immense porte-conteneur iranien
00:06:27de près de 300 mètres de long.
00:06:29Le Tuska effectuerait régulièrement des allers-retours
00:06:32entre la Chine et l'Iran.
00:06:35Il transporterait notamment des possibles produits chimiques.
00:06:40Et selon les Américains,
00:06:42le navire aurait tenté de forcer le blocus du détroit d'Harmouz.
00:06:45Donc, on voit sa route juste ici.
00:06:46Le Golf d'Harmouz est là.
00:06:47Et ici, c'est le détroit d'Harmouz.
00:06:49Et ensuite, il s'arrête juste là,
00:06:51au niveau de ce point rouge,
00:06:53avant d'être immobilisé.
00:06:54Écoutez.
00:07:24Des avertissements, puis des tirs.
00:07:26Six heures d'avertissement, selon Washington.
00:07:28Avant ces tirs, ils ont visé un point stratégique.
00:07:31La salle des machines.
00:07:33Et depuis, le Tuska a disparu.
00:07:34Alors, plusieurs questions se posent, évidemment.
00:07:36Où pourrait être le cargo ?
00:07:38Vers un port allié, peut-être,
00:07:39pour inspection complète de sa cargaison.
00:07:42En tout cas, l'Iran qualifie cet arraisonnement
00:07:43de violation de cette trêve fragile
00:07:46et d'un acte de piraterie.
00:07:47Il y a près de deux heures, sur Washington,
00:07:49sur le poste X du CENTCOM,
00:07:53Washington a précisé que les forces américaines
00:07:55ont ordonné à 27 navires de faire demi-tour,
00:07:58alors qu'ils tentaient d'entrer
00:07:59ou de sortir de zone iranienne.
00:08:01Merci beaucoup, Nargis Adjit.
00:08:03La Michel Polaco, ça s'appelle comment ?
00:08:04Ce qu'on vient de voir, c'est une bataille navale.
00:08:06Oui, enfin, c'est le début.
00:08:08Vous voyez, les images que vous montrez,
00:08:10là, maintenant, je pense qu'on est sur le sabordroit
00:08:12et ça peut être le départ, effectivement,
00:08:14d'une roquette ou d'un missile
00:08:16de la part de l'hélicoptère.
00:08:17Parce que le sabordroit, c'est le côté droit de l'hélicoptère.
00:08:20Et donc, effectivement, on voyait cette fumée
00:08:22qui partait de la droite vers la gauche,
00:08:23c'est-à-dire qui part probablement
00:08:25de l'emplacement sur l'hélicoptère
00:08:27où sont attachés les roquettes et les missiles.
00:08:29Alors, c'est une possibilité.
00:08:30Ils tirent dans l'eau pour faire peur ?
00:08:32Non, ils ne tirent pas dans l'eau du tout, non.
00:08:33Ils tirent à proximité du bateau ou sur le bateau.
00:08:35Alors, vous savez, on tire d'abord devant,
00:08:37on tire ensuite derrière,
00:08:38puis après, on tape dans le mille.
00:08:40C'est un vieux principe en artillerie, n'est-ce pas ?
00:08:43Ce n'est pas une bataille navale,
00:08:44mais c'est quand même un arraisonnement.
00:08:46C'est-à-dire que pendant plusieurs heures,
00:08:48les Américains ont fait savoir à ce bateau
00:08:50qu'il fallait qu'il cesse sa course.
00:08:52Du reste, ce qui me surprend, moi,
00:08:53c'est que depuis un mois et demi,
00:08:54les Américains laissent passer comme ça
00:08:56des bateaux iraniens
00:08:57ou des bateaux alimentant les Iraniens
00:08:59ou permettant d'exporter des produits iraniens
00:09:01qui vont, qui rentrent, qui sortent
00:09:03alors que tout le reste est bloqué.
00:09:04C'est quand même assez étonnant.
00:09:05Bon, maintenant, ça y est,
00:09:06ils ont changé d'avis
00:09:07et ils font ce que font les Iraniens,
00:09:09c'est-à-dire qu'eux aussi font un blocus.
00:09:12Ils ont donc décidé que la volonté
00:09:14qu'ils avaient affirmée serait appliquée
00:09:16et ça montre aux Iraniens
00:09:18qu'effectivement, maintenant,
00:09:19plus rien ne passe sans l'accord
00:09:21et des Iraniens et des Américains.
00:09:22C'est quoi ? C'est une façon de taper du poing sur la table
00:09:24en disant, à force de menacer,
00:09:26il fallait qu'il se passe quelque chose ?
00:09:27Si la menace, si à un moment donné,
00:09:29elle n'est pas suivie d'une action,
00:09:30la menace n'a aucune valeur.
00:09:32Regardez les Iraniens qui menacent de mine.
00:09:34On n'a pas vu une mine depuis un mois et demi.
00:09:37Bon, la menace de mine,
00:09:38elle est quand même très, très, très écartée.
00:09:40Elle est possible,
00:09:41mais elle est très, très écartée.
00:09:42Bon, les Iraniens, depuis un mois et demi,
00:09:44ils ont quand même arraisonné,
00:09:46ils ont quand même tiré sur 21 bâtiments
00:09:48dans le Golfe, 21.
00:09:49Ils ont fait plusieurs fois des morts.
00:09:51Il y a eu plus de 10 morts.
00:09:52Donc, les Iraniens,
00:09:53ils ont montré carrément
00:09:54que quand ils avaient décidé
00:09:56qu'il y aurait blocus,
00:09:57ils bloquaient.
00:09:58Ils ont fait peur à tout le monde,
00:09:59ce qui a provoqué un blocus.
00:10:00Bon, ben, les Américains ont décidé
00:10:01de s'ajouter à ça.
00:10:03Et donc, ce n'est plus un blocus iranien,
00:10:05c'est un blocus total.
00:10:06Général Desportes,
00:10:07pourquoi des tirs dans la salle des machines
00:10:09après avoir averti le personnel
00:10:10qu'il fallait quitter cette salle des machines ?
00:10:13C'est pour le faire arrêter,
00:10:14mais est-ce que surtout,
00:10:15ça aurait pu le couler ?
00:10:16Non, non, je ne crois pas.
00:10:17Si on veut couler...
00:10:18Pour couler un bateau,
00:10:19il faut frapper en dessous
00:10:20de la ligne de flottaison.
00:10:21Donc, en fait, il faut une torpille.
00:10:22Vous ne coulez pas un bateau comme ça,
00:10:23ce n'est pas possible.
00:10:24Et justement,
00:10:25qu'est-ce que c'est frapper
00:10:26dans la salle des machines
00:10:27après avoir dit qu'on allait le faire ?
00:10:29Donc, avec une volonté
00:10:30de faire le moins de victimes possible,
00:10:32ce qui est quand même intéressant à noter,
00:10:33c'est que quand il n'y a plus de moteur,
00:10:35il n'y a plus de bateau.
00:10:37Il va dériver,
00:10:38en tout cas,
00:10:39il ne peut plus avancer par lui-même.
00:10:40Et donc, la question
00:10:41qui se posait tout à l'heure
00:10:42est intéressante.
00:10:43Parce que, s'il ne peut plus
00:10:45naviguer par lui-même,
00:10:46il faut bien s'en occuper.
00:10:47Sinon, il finit par dériver
00:10:48sur les côtes.
00:10:49Et ça n'est pas très joli.
00:10:50Donc, j'imagine que,
00:10:51mais je n'en sais rien,
00:10:52que les Américains
00:10:53avaient un remorqueur
00:10:54qui l'a pris en charge
00:10:55et qui l'a amené quelque part.
00:10:58L'Iran a promis de riposter,
00:11:00Didier François,
00:11:01en disant que c'est de la piraterie.
00:11:02On ne peut pas laisser faire ça.
00:11:03Est-ce que l'Iran en a
00:11:05la volonté et les moyens ?
00:11:06La volonté.
00:11:07C'est eux qui ont bloqué le détroit
00:11:09depuis maintenant plusieurs semaines
00:11:11et plusieurs mois
00:11:11pour reprendre les...
00:11:13Enfin, reprenons la séquence
00:11:15pour qu'on comprenne bien.
00:11:17Ça commence...
00:11:18Il y a une négociation
00:11:19qui se passe au Pakistan.
00:11:20À la sortie de la négociation,
00:11:22l'un des deux grands négociateurs
00:11:24iraniens,
00:11:25Arachie, le ministre des Affaires étrangères,
00:11:26dit que le détroit est ouvert.
00:11:28Les bateaux d'onde,
00:11:29un bateau français d'ailleurs,
00:11:30essayent de passer.
00:11:31Ils se font tirer dessus
00:11:32par les passe-d'Aran
00:11:33qui disent que les imbécilités
00:11:35ou les idioties
00:11:35que raconte notre ministre
00:11:36des Affaires étrangères,
00:11:38c'est nul et non d'avenue,
00:11:40ça ne nous concerne pas.
00:11:41Personne ne passe.
00:11:42C'était vendredi.
00:11:44Donc le lendemain,
00:11:45samedi,
00:11:45les Américains disent
00:11:46OK, on va peut-être monter d'un cran
00:11:47parce que sinon,
00:11:48ça ne va pas le faire.
00:11:49Donc vous voyez bien
00:11:50qu'en fait,
00:11:51on est sur une partie
00:11:53du régime iranien
00:11:54qui refuse
00:11:55les négociations,
00:11:57qui pense qu'ils sont toujours
00:11:59militairement en position,
00:12:00grâce au détroit d'Ormuz,
00:12:02à imposer leur volonté
00:12:03aux États-Unis
00:12:04parce qu'ils n'ont pas été
00:12:06défaits militairement.
00:12:07Et les États-Unis
00:12:07qui essayent de relancer
00:12:08ces négociations,
00:12:09la seule carte qu'ils ont,
00:12:11c'est le blocus.
00:12:12Donc c'est ça l'affrontement
00:12:12qu'on est en train de se voir.
00:12:13On est en train de voir
00:12:14un affrontement autour du blocus
00:12:16pour savoir si oui ou non,
00:12:17ça peut avancer
00:12:18sur les négociations.
00:12:18Une information donnée par CNN
00:12:21il y a quelques instants,
00:12:22Donald Trump annonce
00:12:23que le cessez-le-feu
00:12:23s'arrêtera mercredi.
00:12:25Bon, c'est une petite prolongation
00:12:27parce qu'il devait s'arrêter
00:12:28dans la nuit
00:12:29de mardi à mercredi
00:12:31et pas de mercredi à jeudi.
00:12:31Et qu'il est fort probable,
00:12:33dit le président américain,
00:12:34qu'il ne sera pas prolongé
00:12:36à nouveau.
00:12:37Là, c'est clairement une façon
00:12:38de mettre la pression
00:12:39sur les derniers
00:12:39en disant maintenant
00:12:40il vous reste 24 ou 48 heures
00:12:42pour discuter,
00:12:43il n'y aura pas
00:12:43de nouvelle prolongation.
00:12:45Voilà.
00:12:45Et là, pour la première fois,
00:12:46ils font une action de force
00:12:48sur un navire iranien
00:12:49et pas n'importe lequel
00:12:50puisqu'il venait de Chine
00:12:51et qu'il emmenait
00:12:52du matériel un petit peu
00:12:55dual, comme on appelle ça,
00:12:56c'est-à-dire qu'il peut servir
00:12:57y compris à aider
00:12:58à fabriquer des missiles balistiques.
00:13:00Donc, vous voyez bien
00:13:00que là, il y a une montée en gamme
00:13:02de la part des Américains
00:13:03qui commencent à décider
00:13:04de renforcer sérieusement
00:13:06leur blocus
00:13:07qui jusqu'à présent
00:13:07était fait de manière
00:13:09un petit peu souple.
00:13:10Donc, on est en train
00:13:11de voir ça.
00:13:12Et la question du blocus,
00:13:13enfin, moi, je n'ai pas compris
00:13:15déjà pourquoi
00:13:15il n'y avait pas commencé avant.
00:13:16Alors, à part effectivement
00:13:17parce que ça embête
00:13:18un peu les Chinois et les Indiens
00:13:19mais le blocus
00:13:20était de fait
00:13:21la seule véritable arme
00:13:22si on ne voulait pas casser
00:13:24et bombarder
00:13:25les centrales électriques, etc.
00:13:28C'était de les empêcher
00:13:29de faire rentrer
00:13:29ce dont ils ont besoin.
00:13:31Donc là, maintenant,
00:13:32on commence à voir ça.
00:13:33Donc, c'est la réponse
00:13:34au péage
00:13:36ou au contrôle
00:13:38sur Hormuz
00:13:39par les Pazarans.
00:13:40Laurence Haïma, Washington.
00:13:42Donc, cette information
00:13:42bonsoir Laurence
00:13:43donnée par CNN.
00:13:44Le cessez-le-feu
00:13:46dit CNN
00:13:47s'arrêtera mercredi
00:13:49et il ne sera sans doute
00:13:50pas prolongé.
00:13:50C'est ce que dit Donald Trump ?
00:13:53Oui, c'est ce que Donald Trump
00:13:55dit non pas à CNN
00:13:56mais à nos confrères
00:13:57de Bloomberg
00:13:57qui viennent d'avoir
00:13:59le président Trump
00:14:00au téléphone
00:14:00et CNN a eu le script
00:14:02de l'interview téléphonique.
00:14:04Alors, je vous lis
00:14:04très précisément
00:14:05les mots
00:14:06de Donald Trump
00:14:07à nos confrères
00:14:09de Bloomberg.
00:14:09Il considère
00:14:11que le cessez-le-feu
00:14:12avec l'Iran
00:14:13sera terminé
00:14:14mercredi soir
00:14:16Washington Time
00:14:17c'est-à-dire
00:14:18à l'heure
00:14:19de Washington
00:14:20et le président
00:14:22précise
00:14:23qu'il est hautement
00:14:24improbable
00:14:25qu'il fasse
00:14:26de nouveau
00:14:27une extension
00:14:28de ce cessez-le-feu
00:14:30si un accord
00:14:32n'est pas trouvé
00:14:33entre Iranien
00:14:34et Américain.
00:14:35Le président Trump
00:14:36l'a répété
00:14:37c'est hautement
00:14:38improbable
00:14:39que j'étende
00:14:40le cessez-le-feu
00:14:41après mercredi soir.
00:14:43Je vous signale
00:14:44que le cessez-le-feu
00:14:45devait
00:14:46originellement
00:14:48durer
00:14:49pendant
00:14:49deux semaines
00:14:50et
00:14:51Donald Trump
00:14:53ajoute
00:14:53dans cette interview
00:14:54à Bloomberg
00:14:55je ne vais pas
00:14:57me précipiter
00:14:58pour faire
00:14:59un mauvais accord.
00:15:00Nous avons
00:15:01tout le temps
00:15:02au monde.
00:15:03Si
00:15:04lorsque
00:15:05le journaliste
00:15:06de Bloomberg
00:15:06a demandé
00:15:07au chef
00:15:07de l'État
00:15:07est-ce que
00:15:08vous pensez
00:15:09que les combats
00:15:10les bombardements
00:15:11reprendront
00:15:12immédiatement
00:15:13si un accord
00:15:15n'est pas atteint
00:15:16et bien
00:15:17Donald Trump
00:15:18a confirmé
00:15:19que si un accord
00:15:20n'est pas atteint
00:15:21des combats
00:15:22des bombardements
00:15:23reprendraient
00:15:24immédiatement.
00:15:25Alors encore une fois
00:15:25il faut préciser
00:15:26aux gens qui nous regardent
00:15:27que depuis
00:15:29quelques jours
00:15:30Donald Trump
00:15:31dit une chose
00:15:31puis après
00:15:32il dit autre chose
00:15:33qui rend notre travail
00:15:33évidemment
00:15:35extrêmement difficile
00:15:36mais là
00:15:36à l'heure actuelle
00:15:37dans les moments
00:15:38critiques
00:15:38qu'on traverse
00:15:40calmement
00:15:40le président Trump
00:15:41à l'heure où je vous parle
00:15:42vient de dire
00:15:43que le deal
00:15:44le cessez-le-feu
00:15:46tenait jusqu'à mercredi
00:15:47et que s'il n'y a pas
00:15:49d'accord trouvé
00:15:49et bien
00:15:50il n'hésiterait pas
00:15:51à reprendre
00:15:53des bombardements
00:15:53sur l'Iran.
00:15:55Laurence
00:15:55est-ce qu'on sait
00:15:56si les négociateurs
00:15:57américains
00:15:58sont finalement partis
00:15:59au Pakistan
00:15:59ou pas ?
00:16:00Il y a eu
00:16:00une période de flottement
00:16:02aujourd'hui.
00:16:02Ils sont dans l'avion
00:16:03ils sont déjà là-bas
00:16:04ou ils n'ont pas quitté
00:16:05le sol américain ?
00:16:08Nous n'avons
00:16:09Doreen Jarnias
00:16:10et moi
00:16:10qui suivons
00:16:11minute par minute
00:16:11tout ce qui se passe
00:16:12à la fois
00:16:13à la Maison-Blanche
00:16:13au département d'État
00:16:15dans l'entourage
00:16:16de Jared Krushner
00:16:17et Steve Witkoff
00:16:17les négociateurs
00:16:18mais aussi
00:16:19dans le bureau
00:16:20avec l'équipe
00:16:21du vice-président
00:16:22de J.D. Vance
00:16:23les moindres informations
00:16:24à 7h.
00:16:25Je ne suis absolument
00:16:26pas en mesure
00:16:26de vous confirmer
00:16:27quoi que ce soit.
00:16:29Encore une fois
00:16:29on est dans une communication
00:16:31de guerre
00:16:31de crise
00:16:32qu'on n'a jamais connue
00:16:33et là aussi
00:16:34c'est un moment historique
00:16:35et on vous fait vivre
00:16:36avec beaucoup de prudence
00:16:37sur BFM
00:16:38les informations qu'on a.
00:16:39Vous avez d'un côté
00:16:40le président Trump
00:16:41enfermé dans son bureau
00:16:43ovale
00:16:43dans cette maison blanche
00:16:44avec des conseillers
00:16:45qui ne répondent pas.
00:16:47Donald Trump
00:16:48qui choisit
00:16:48ses journalistes
00:16:49pour distiller
00:16:50ses informations
00:16:51par des coups de téléphone.
00:16:53Donald Trump
00:16:53qu'on n'a pas vu
00:16:54depuis samedi matin
00:16:56midi
00:16:57heure française
00:16:58qui n'est pas apparu
00:16:59devant les caméras
00:17:00qui multiplie
00:17:01selon son planning
00:17:02des réunions
00:17:04mais en fait
00:17:04qui passe
00:17:05des coups de téléphone
00:17:05avec des journalistes
00:17:07choisis
00:17:07par lui
00:17:08ou par son équipe.
00:17:10Donald Trump
00:17:11avec ses conseillers
00:17:12qui ne font contrairement
00:17:13à aucune autre crise
00:17:14de la maison blanche
00:17:15ce qui s'appelle
00:17:16des readouts
00:17:17c'est-à-dire
00:17:17des communiqués
00:17:18sur avec quel chef d'état
00:17:19ils ont parlé
00:17:20avec quel premier ministre
00:17:21ils ont parlé
00:17:22on ne sait rien
00:17:23on attend
00:17:24que Donald Trump
00:17:25parle dix secondes
00:17:26à des journalistes
00:17:27qu'il choisit
00:17:28et puis ensuite
00:17:29on essaye
00:17:30avec nos contacts
00:17:31et avec notre expérience
00:17:32d'avoir des confirmations.
00:17:34Même chose
00:17:34pour Marco Rubio
00:17:35qu'on a vu hier
00:17:36à quelques mètres d'ici
00:17:38dans la rue
00:17:38le secrétaire d'état
00:17:39qui se refuse
00:17:40à la moindre déclaration
00:17:41même chose
00:17:43avec G.D. Vance
00:17:44le vice-président
00:17:45on est passé tout à l'heure
00:17:46devant là
00:17:47où G.D. Vance habite
00:17:48on a vu qu'il y avait
00:17:49énormément de sécurité
00:17:50mais encore une fois
00:17:51c'est le silence total
00:17:52et ce sera vraiment
00:17:54pour tous les gens
00:17:55qui suivent un conflit
00:17:56vraiment
00:17:57il y aura une histoire
00:17:58à faire
00:17:58sur cette communication
00:18:00exceptionnelle
00:18:01dans une crise mondiale.
00:18:03si beaucoup
00:18:04Laurence aille
00:18:04ma formation importante
00:18:05donnée ce soir
00:18:06par Bloomberg
00:18:07et par CNN
00:18:08Elsa Vidal
00:18:09le cessez-le-feu
00:18:10va se terminer mercredi
00:18:11on dit qu'il n'y a pas
00:18:11de prolongation
00:18:12c'est une petite prolongation
00:18:13de 24 heures
00:18:1424 heures quand même
00:18:15et ce qui vient nous rappeler
00:18:16que Donald Trump
00:18:17dans le processus
00:18:19de cette guerre
00:18:20est le maître du temps
00:18:22et c'est ce qu'il entend
00:18:23aussi souligner
00:18:24dans ce report
00:18:25du cessez-le-feu
00:18:26il a la capacité
00:18:28à la fois
00:18:28d'être généreux
00:18:29de se donner du temps
00:18:30il n'est pas pressé
00:18:31il n'est pas impressionné
00:18:33non plus
00:18:33en tout cas
00:18:34c'est l'impression
00:18:34qu'il veut produire
00:18:36par les déclarations
00:18:38de l'Iran
00:18:39qui dit que
00:18:39les américains
00:18:40ne sont pas sérieux
00:18:41ne prennent pas
00:18:41le processus
00:18:42de négociation au sérieux
00:18:43et qu'ils vont aussi
00:18:44répliquer
00:18:44à la prise de possession
00:18:46de leur navire
00:18:47il donne du temps
00:18:48aux négociations
00:18:49pour qu'elles puissent aboutir
00:18:50il donne aussi
00:18:50avec ce report
00:18:51du temps
00:18:52à sa propre préparation militaire
00:18:54s'il le fallait
00:18:55donc il est en position
00:18:57plutôt de maîtrise
00:18:58et notamment
00:18:59de maîtrise du temps
00:19:01quant à la communication
00:19:02extrêmement limitée
00:19:04et opaque
00:19:04j'ai envie de dire
00:19:05qu'en tant que négociateur
00:19:06il a bien raison
00:19:06qu'il vaut mieux rester
00:19:08un peu secrète
00:19:09militairement
00:19:09qu'est-ce qui va se passer
00:19:10dans les
00:19:12un peu plus de 48 heures
00:19:13maintenant
00:19:13qui nous séparent
00:19:14de la fin de ce cessez-le-feu
00:19:15il faut s'attendre
00:19:15à ce qu'il y ait
00:19:16d'autres opérations
00:19:16d'arraisonnement
00:19:18comme on a pu le voir là
00:19:19ou surtout
00:19:20il faut rester prudent
00:19:21pour éviter
00:19:22un dérapage
00:19:23une étincelle
00:19:23une boulette
00:19:24je crois qu'on va
00:19:26continuer à assister
00:19:27au même théâtre
00:19:28c'est un théâtre
00:19:29dans lequel
00:19:30chacun joue son rôle
00:19:31chacun je pense
00:19:33va chercher
00:19:34à rester un peu
00:19:35en dessous
00:19:35du pas de trop
00:19:37mais je suis persuadé
00:19:38que ce cessez-le-feu
00:19:39va continuer
00:19:40si vous voulez
00:19:41parce qu'il est évident
00:19:42qu'en 24 heures
00:19:43on ne produira pas
00:19:44un accord de paix
00:19:45puisque les positions
00:19:46des deux parties
00:19:47sont complètement extrêmes
00:19:49donc ça
00:19:49je ne vois pas
00:19:50pourquoi on aurait échoué
00:19:51jusqu'à présent
00:19:52et pourquoi brutalement
00:19:53on y arriverait
00:19:54ni les uns
00:19:55ni les autres
00:19:56ne veulent céder
00:19:57Vous pensez que
00:19:58ce n'est pas jouable
00:19:59dans le délai imparti
00:19:59Non écoutez
00:20:00regardez le temps
00:20:01les positions actuellement
00:20:02elles sont orthogonales
00:20:03entre les uns
00:20:04et les autres
00:20:05comment voulez-vous
00:20:06alors qu'on a affaire
00:20:07à deux parties
00:20:07extrêmement fiers
00:20:08à deux parties
00:20:09qui ont estimé
00:20:10avoir gagné
00:20:11la guerre passée
00:20:12comment voulez-vous
00:20:12qu'il y en ait un
00:20:13qui se mette à genoux
00:20:14et qui dise
00:20:14évidemment
00:20:15on va accepter
00:20:16tout ce que vous voulez
00:20:16monsieur le président
00:20:17ou l'inverse
00:20:18donc
00:20:19ou alors Trump dit
00:20:20je fais ça
00:20:21parce que je veux
00:20:22reprendre la guerre
00:20:23mais il ne peut
00:20:24sûrement pas espérer
00:20:25qu'un accord
00:20:26à peu près solide
00:20:27soit défini
00:20:28dans la 24h
00:20:29Michel Polacco
00:20:30quelle est votre lecture
00:20:30de cet ultimatum
00:20:33repoussé de 24h
00:20:34pas assez
00:20:35dit votre voisin
00:20:37pour négocier un accord
00:20:38ça ne suffira pas
00:20:39mais alors dans ce cas-là
00:20:40pourquoi le repousser ?
00:20:42moi mon sentiment
00:20:42si vous voulez
00:20:43c'est que les américains
00:20:44ont donc observé
00:20:45que les échanges
00:20:47dans le cadre
00:20:48des discussions
00:20:49n'amenaient pas
00:20:50à des chances
00:20:51d'un accord
00:20:51qui soit supportable
00:20:52et acceptable
00:20:53que deuxièmement
00:20:54le comportement
00:20:55des iraniens
00:20:56dans le détroit d'Hormuz
00:20:57et dans le golfe d'Arabie
00:20:58n'a pas été suffisamment
00:21:00je dirais
00:21:01pacifié
00:21:01et apaisé
00:21:02pour que ça puisse
00:21:03donner au moins
00:21:04un avantage
00:21:05et une chance
00:21:06à une discussion
00:21:08à venir
00:21:09et que par conséquent
00:21:10ils se disent
00:21:11qu'il faut arrêter
00:21:12ce cessez-le-feu
00:21:13qu'il faut
00:21:14obliger les iraniens
00:21:15à tirer
00:21:16les missiles balistiques
00:21:18qu'ils ont encore
00:21:19en stock
00:21:19s'ils en ont encore
00:21:20suffisamment
00:21:21les obliger à tirer
00:21:23les drones
00:21:23qu'ils ont en stock
00:21:24s'ils en ont encore
00:21:25suffisamment
00:21:26et les obliger
00:21:27à montrer
00:21:27dans le détroit d'Hormuz
00:21:28leur capacité de nuisance
00:21:30puisqu'ils l'annoncent
00:21:31sans cesse
00:21:31mais que pour l'instant
00:21:32on ne l'a pas vraiment vu
00:21:34sinon par les menaces
00:21:35qui ont eu
00:21:36des effets très importants
00:21:37mais qui ne sont
00:21:38globalement
00:21:39que des menaces
00:21:40Didier François
00:21:41on rappelle donc
00:21:42mercredi soir
00:21:43heure de Washington
00:21:44heure de la côtesse
00:21:45des Etats-Unis
00:21:46fin du cessez-le-feu
00:21:47c'est ce que dit donc
00:21:47Donald Trump ce soir
00:21:48à la presse américaine
00:21:49ce qui nous amène
00:21:50pour nous français
00:21:51il pourra dire jeudi demain
00:21:52vous pensez qu'il va
00:21:54continuer à repousser
00:21:55l'échéance
00:21:55c'est foutrement rien
00:21:56pour dire les choses
00:21:57franchement ça dépend de lui
00:21:58mais en fait
00:21:59on voit quand même
00:21:59deux choses
00:22:00un
00:22:01il n'a pas de solution
00:22:02militaire
00:22:03pour l'instant
00:22:03sous la main
00:22:05il n'a pas réussi
00:22:06à casser
00:22:07la volonté
00:22:09d'une partie
00:22:10enfin du régime
00:22:11iranien
00:22:11qui bien que divisé
00:22:14pense encore
00:22:15qu'il a de la marge
00:22:15de manœuvre
00:22:16puisqu'il ne lâche pas
00:22:17et que sa meilleure arme
00:22:18c'est Hormuz
00:22:19donc tant qu'ils ont Hormuz
00:22:21ils continuent
00:22:21donc on a bien
00:22:23on a en fait
00:22:24des américains
00:22:24et des iraniens
00:22:25qui aimeraient bien
00:22:27trouver un accord
00:22:28mais qui ne sont pas capables
00:22:29de se mettre d'accord
00:22:29sur les besoins de chacun
00:22:31parce que les iraniens
00:22:32ne veulent pas
00:22:32se débarrasser des missiles
00:22:33et du nucléaire
00:22:36et les américains
00:22:37ne peuvent pas
00:22:37les lâcher
00:22:38sans qu'ils rendent
00:22:39le nucléaire
00:22:40et les missiles
00:22:41et sans avoir
00:22:42la liberté de circulation
00:22:43de Hormuz
00:22:44donc je vois mal
00:22:45comment cette affaire
00:22:46ne va pas continuer
00:22:46donc que ça soit
00:22:47sous la forme du blocus
00:22:48qui me paraît
00:22:49le plus simple
00:22:50quand même
00:22:50depuis le départ
00:22:51on en avait déjà discuté
00:22:53en ce plateau
00:22:53vous étiez étonné
00:22:55que ça commence si tard
00:22:56c'est vraiment bizarre
00:22:59alors je pense
00:23:00qu'il y a des tas
00:23:01de raisons
00:23:02que je connais très mal
00:23:02qui sont les pressions économiques
00:23:04la Chine
00:23:05l'Inde
00:23:05etc
00:23:05j'imagine que c'est ça
00:23:06qu'il avait retenu
00:23:07enfin ça
00:23:08voilà
00:23:09est-ce qu'il tiendra plus
00:23:10là-dessus
00:23:10que sur les bombardements
00:23:11on verra bien
00:23:12est-ce que les iraniens
00:23:13à un moment
00:23:14on voit bien
00:23:14qu'il y a des débats
00:23:15encore une fois
00:23:15il y a une déclaration
00:23:17de Khalibaf
00:23:17le ministre
00:23:19le chef du parlement
00:23:20qui dit que
00:23:21il risque de se faire
00:23:22destituer
00:23:23par les plus
00:23:25les plus durs
00:23:26des passes d'Aran
00:23:26parce que lui
00:23:28il veut continuer
00:23:28les négociations
00:23:29parce qu'il pense
00:23:29qu'à terme
00:23:29ça va tuer l'Iran
00:23:31alors qu'une partie
00:23:32des passes d'Aran
00:23:33parce qu'ils n'ont pas été défaits
00:23:34et qu'ils peuvent continuer
00:23:35donc vous voyez bien
00:23:35qu'on est quand même
00:23:36dans quelque chose
00:23:37de compliqué
00:23:38aujourd'hui à ce sade
00:23:39dire ce qui va se passer
00:23:40dans 48 heures
00:23:41moi j'en suis incapable
00:23:41Elza Vidal
00:23:42il y a des discussions
00:23:43en dehors de ce qui va se passer
00:23:46à Islamabad
00:23:46on va aller d'ailleurs
00:23:47dans quelques instants
00:23:48il y a des contacts
00:23:49directs, indirects
00:23:50entre les iraniens
00:23:52les américains
00:23:52il y a des fils
00:23:53qui se rapprochent
00:23:54il y a des textes
00:23:54qui circulent
00:23:56j'ai pas dit
00:23:57des fils qui se touchent
00:23:57j'ai dit des fils qui se rapprochent
00:23:58alors oui
00:23:59moi j'ai pensé plutôt
00:23:59à l'explosion effectivement
00:24:00mais non
00:24:01ce qu'on peut dire probablement
00:24:03c'est qu'il y a
00:24:04des paramètres qui s'échangent
00:24:05voilà
00:24:05des paramètres qui s'échangent
00:24:07et des canaux de communication
00:24:10pas au niveau diplôme
00:24:12plutôt au niveau
00:24:13mili ou renseignement
00:24:15mais il faut pas du tout
00:24:16mettre de côté
00:24:17même les canaux habituels
00:24:19c'est à dire que
00:24:20ce que décrivait Didier
00:24:21c'est à dire
00:24:21cette montée en tension
00:24:22dans la négociation
00:24:23sous la pression
00:24:24des gardiens de la révolution
00:24:26et bien c'est un moyen
00:24:27aussi de faire passer
00:24:28un message aux Etats-Unis
00:24:29et de leur dire
00:24:30non on n'est pas des gens
00:24:31aussi raisonnables
00:24:33ou si raisonnables
00:24:33ils sont
00:24:34on est très dur
00:24:35il y a une perception
00:24:36qu'on n'a pas perdue
00:24:37ils n'ont pas perdu
00:24:39de leur point de vue
00:24:39et donc
00:24:40il n'y a aucune raison
00:24:41qui brise
00:24:41c'est l'effort de Donald Trump
00:24:43c'est d'essayer de briser
00:24:44la volonté
00:24:45de persister
00:24:46de l'autre côté
00:24:47oui il y a des échanges
00:24:49évidemment
00:24:49vous avez vu en plus
00:24:50ces déclarations
00:24:51complètement contradictoires
00:24:52aujourd'hui
00:24:52l'Iran laisse planer le doute
00:24:55sur le fait qu'il ira
00:24:55ou qu'il n'ira pas
00:24:56à Islamabad
00:24:57et du côté américain
00:24:58de la même manière
00:24:59on avait compris
00:25:00que la délégation
00:25:00n'est pas partie
00:25:01et finalement il n'est pas parti
00:25:01d'accord
00:25:02donc tout est glissant
00:25:03chacun s'adapte
00:25:04l'un à l'autre
00:25:04l'objectif c'est de briser
00:25:06la volonté de résistance
00:25:07Général Desportes
00:25:08qui a la main
00:25:08à l'heure où on se part
00:25:10aujourd'hui
00:25:10ce sont encore les militaires
00:25:11avec tout ce qui se passe
00:25:12du côté d'Hormuz
00:25:13ou ce sont désormais
00:25:15en coulisses les diplomates
00:25:16vous parlez de quels militaires
00:25:17des militaires américains
00:25:18les militaires américains
00:25:19non ils n'ont pas la main
00:25:19un militaire
00:25:20ça n'a pas la main
00:25:21un militaire
00:25:22c'est un exécutant
00:25:23aux ordres
00:25:23d'une autorité politique
00:25:24donc ils font
00:25:25ce qu'on leur dit de faire
00:25:27hélas
00:25:27parce que parfois
00:25:28ils feraient mieux
00:25:28que les politiques
00:25:29en particulier
00:25:29en termes de stratégie
00:25:31invisiblement
00:25:31ils sont un peu meilleurs
00:25:32quand même
00:25:32que Trump
00:25:33non c'est laissé
00:25:34je crois que celui
00:25:35qui a la main
00:25:36c'est Trump
00:25:37fondamentalement
00:25:39les diplomates
00:25:39quant à eux
00:25:40d'abord j'aimerais bien voir
00:25:40pour l'instant
00:25:41on a vu une bande
00:25:41de pieds nickelés
00:25:42il y en a un qui s'appelle
00:25:43Wittkopf
00:25:43il y en a un autre
00:25:44qui s'appelle Kouchner
00:25:45je crois
00:25:45non pas Kouchner
00:25:46on laissez Bernard Kouchner
00:25:50les gars c'est des pieds nickelés
00:25:51quand vous posez la question
00:25:52à des diplomates français
00:25:53ils vous disent
00:25:54ces gens-là
00:25:54en fait ils ne connaissent pas
00:25:55le métier
00:25:56ils ne comprennent même pas
00:25:57ce que les Iraniens disent
00:25:58etc
00:25:59et donc le problème
00:26:01on a aussi une incompréhension
00:26:02de ce qu'est la diplomatie
00:26:03du temps pour la diplomatie
00:26:05et de la façon
00:26:06dont on peut la conduire
00:26:07doucement
00:26:07c'est vraiment un des problèmes
00:26:08alors que paraît-il en face
00:26:09les Iraniens eux
00:26:11ont des diplomates professionnels
00:26:12c'est pour ça qu'on va au clash
00:26:13à chaque fois
00:26:14parce que la diplomatie
00:26:16c'est pas noir et blanc
00:26:17on s'est un peu gris
00:26:18de chaque côté
00:26:18et on avance
00:26:19mais là
00:26:19personne ne veut quitter
00:26:20soit le noir
00:26:21soit le blanc
00:26:21en tout cas
00:26:22il y a un pays
00:26:22qui se prépare
00:26:24ou se prépare
00:26:25à accueillir
00:26:25ce deuxième cycle
00:26:26de discussion
00:26:27c'est le Pakistan
00:26:28Islamabad
00:26:29la capitale
00:26:29où nous attendent
00:26:30David Dunal
00:26:30et Nils Muller
00:26:31on ne sait pas
00:26:33si les Américains
00:26:34vont partir
00:26:35et s'ils vont partir
00:26:35dès ce soir
00:26:36vers le Pakistan
00:26:36pour l'instant
00:26:38la délégation iranienne
00:26:39n'est pas non plus
00:26:40partie chez vous
00:26:41au Pakistan
00:26:42mais là-bas
00:26:43chez vous
00:26:43tout est prêt
00:26:44pour les accueillir
00:26:44en tout cas
00:26:45même si on n'est pas sûr
00:26:45qu'ils viennent au final
00:26:50exactement
00:26:51tout est prêt
00:26:52ici
00:26:52comme vous le voyez
00:26:53on est sur la
00:26:54Gina Avenue
00:26:55c'est l'une des artères
00:26:56d'Islamabad
00:26:57et elle est coupée
00:26:58entièrement coupée
00:26:59à la circulation
00:27:00depuis hier soir
00:27:01pour permettre
00:27:02à la fois
00:27:03aux véhicules diplomatiques
00:27:04mais aussi
00:27:04aux très nombreux véhicules
00:27:06de sécurité
00:27:07aux véhicules militaires
00:27:08de circuler
00:27:09dans cette capitale
00:27:1010 000 policiers présents
00:27:11400 commandos d'élite
00:27:12dont 100 snipers
00:27:13on les a vus avec Nils
00:27:15tout au long de la journée
00:27:16ici
00:27:17parce qu'il y a de très
00:27:18très nombreux
00:27:19checkpoints
00:27:20pour contrôler tout le monde
00:27:21pour interdire
00:27:22parfois certains véhicules
00:27:23et au bout
00:27:24de cette avenue
00:27:25vous avez
00:27:26la red zone
00:27:27la zone rouge
00:27:28où se trouvent
00:27:28deux hôtels
00:27:30deux importants hôtels
00:27:31qui ont été réquisitionnés
00:27:31par le gouvernement pakistanais
00:27:33dont l'hôtel
00:27:35qui avait servi
00:27:35aux précédentes
00:27:37négociations
00:27:37et donc là
00:27:37c'est une zone
00:27:38où on ne peut
00:27:39quasiment pas du tout
00:27:40aller pour le moment
00:27:41on attend
00:27:42nous ici
00:27:43journalistes
00:27:44de savoir
00:27:44quand est-ce que
00:27:45les choses
00:27:45pourraient un peu
00:27:46bouger aussi
00:27:47les sources
00:27:48pakistanaises
00:27:49que nous avions
00:27:49pour le moment
00:27:50ne nous répondent plus
00:27:51ah ça c'est
00:27:53mauvaise nouvelle
00:27:53effectivement
00:27:54donc pas de délégation
00:27:55américaine partie
00:27:56nous disait
00:27:56Laurent Saïm
00:27:57vers le Pakistan
00:27:57pas de délégation
00:27:58iranienne partie
00:27:59non plus
00:28:00vers le Pakistan
00:28:01est-ce qu'il est possible
00:28:02qu'il ne se passe
00:28:04absolument rien
00:28:05à Islamabad
00:28:06c'est-à-dire
00:28:06deux chaises vides
00:28:07des deux côtés
00:28:08de la table
00:28:09oui ça pourrait expliquer
00:28:11pourquoi Donald Trump
00:28:13aussi donne
00:28:13ce délai supplémentaire
00:28:15pour le moment
00:28:16ça bloque
00:28:16on va essayer
00:28:17de remettre
00:28:17un coup de patin
00:28:18pendant 24 heures
00:28:20voir s'il est possible
00:28:20de passer
00:28:21et peut-être
00:28:22qu'il y aura aussi
00:28:22de l'emploi à nouveau
00:28:23de mesures un peu plus fortes
00:28:25d'autres arraisonnements
00:28:26ou d'autres prises de contrôle
00:28:27si on doit encore une fois
00:28:29faire un bras de fer
00:28:30si le consensus
00:28:32sur la nécessité
00:28:33des négociations
00:28:34n'est pas acquis
00:28:35avec les Iraniens
00:28:36mais j'essaie de comprendre
00:28:37qu'est-ce qui pourrait
00:28:37débloquer la situation
00:28:38les Iraniens par exemple
00:28:39disent
00:28:40tant que les Américains
00:28:41n'ont pas arrêté
00:28:42leur blocus
00:28:43au large d'Hormuz
00:28:43on n'ira pas
00:28:44à Islamabad
00:28:46est-ce qu'on peut imaginer
00:28:47général
00:28:48ou je sens que vous allez
00:28:48me dire non
00:28:49mais Donald Trump
00:28:50faire ce geste-là
00:28:51en disant
00:28:51allez on va laisser
00:28:52une dernière chance
00:28:53à la discussion
00:28:53je laisse passer
00:28:55quelques bateaux
00:28:55au large d'Hormuz
00:28:57et puis on se retrouve
00:28:58tous à Islamabad
00:28:59moi je crois
00:29:01les historiens d'Iran
00:29:02mais qu'il a été dommage
00:29:03les Iraniens
00:29:03ayant dit
00:29:04vendredi
00:29:05on ouvre
00:29:05notre d'Hormuz
00:29:06que les Américains
00:29:07aient dit
00:29:08nous non
00:29:09si vous voulez
00:29:09à ce moment-là
00:29:10évidemment
00:29:10les Iraniens
00:29:10ne pouvaient que refermer
00:29:11c'était là le bon moment
00:29:12pour prendre la main
00:29:13peut-être là
00:29:13il y avait un moment
00:29:14d'aller discuter ensemble
00:29:15de toute façon
00:29:16il faut bien discuter
00:29:17à un moment donné
00:29:17encore une fois
00:29:18puisque les deux parties
00:29:19ont intérêt
00:29:20à discuter
00:29:21que comme le disait
00:29:22Didier Fonsard
00:29:22il n'y a pas de solution
00:29:23militaire
00:29:24dans cette affaire-là
00:29:25donc Trump
00:29:26sait bien
00:29:27qu'il n'a plus que
00:29:2836% de sa population
00:29:29qui est favorable
00:29:30qu'on se rapproche
00:29:31des mi-termes
00:29:31et qu'il faut
00:29:32qu'il trouve une solution
00:29:33donc il y a eu
00:29:34un petit moment
00:29:35dont il aurait pu
00:29:36se saisir
00:29:37rappelez-vous
00:29:37c'était jeudi soir
00:29:38on était tous assez contents
00:29:39on s'est dit
00:29:39on va vers quelque chose
00:29:40qui va peut-être se terminer
00:29:41et en fait dès le matin
00:29:42il y a blocage à nouveau
00:29:45et aujourd'hui honnêtement
00:29:46je ne vois pas très bien
00:29:47ce que peut faire Trump
00:29:48et Trump n'a pas
00:29:49de solution militaire
00:29:50il a détruit
00:29:50comme tu le disais
00:29:52il a détruit
00:29:52tout ce qu'il pouvait détruire
00:29:53en Iran
00:29:53alors maintenant
00:29:54il peut commettre
00:29:56des crimes de guerre
00:29:57parce que tout ce qu'il a dit
00:29:58il y a quelques heures
00:29:59je vais détruire tous les ponts
00:30:01et toutes les infrastructures civiles
00:30:02ça s'appelle
00:30:03des crimes de guerre
00:30:03c'est défini clairement
00:30:04mais c'est quelque chose
00:30:05qu'il ne faut pas exclure
00:30:07je ne sais pas
00:30:08mais en tout cas
00:30:08il peut faire de blocus aussi
00:30:09mais ça prend du temps
00:30:11en tout cas
00:30:11ça s'appelle les crimes de guerre
00:30:12il faut le savoir
00:30:13donc il voit bien
00:30:14qu'en termes militaires
00:30:15il n'a plus rien à faire
00:30:16à part commettre des crimes de guerre
00:30:17c'est quand même pas terrible
00:30:18Michel Polaco
00:30:20vous allez me pardonner
00:30:20moi je pense que
00:30:22ce sont des grandes phrases
00:30:23des crimes de guerre
00:30:24moi je ne connais pas de guerre
00:30:25sans crime de guerre
00:30:25puisqu'on appelle crime de guerre
00:30:26le fait de détruire une gare
00:30:28une centrale électrique
00:30:29un poste de transformation
00:30:30etc
00:30:31je n'ai pas connu de guerre
00:30:32où on n'est pas détruit
00:30:33à peu près tout ça
00:30:34et généralement
00:30:35dès le début
00:30:36et même je trouve que
00:30:37dans cette guerre
00:30:38les Américains
00:30:39ils sont allés plutôt
00:30:40à fleur et moucheter
00:30:40c'est-à-dire que moi
00:30:41je m'attendais au départ
00:30:43à ce que ça se passe
00:30:44un peu comme ça s'est passé
00:30:45en Irak
00:30:45il y a 30 ans
00:30:46c'est-à-dire que
00:30:47tout ce qui permettait
00:30:49à l'État
00:30:50de dire que le pays
00:30:52était en fonctionnement
00:30:53on le cassait
00:30:54ils n'ont rien cassé
00:30:55de tout ça
00:30:56il y a des voies ferrées
00:30:57il y a des trains
00:30:58écoutez c'est quand même formidable
00:30:59les politiques iraniens
00:31:00peuvent aller de Téhéran
00:31:02à Islamabad
00:31:03en avion
00:31:04personne ne les arrête
00:31:05on est en pleine guerre
00:31:06normalement il n'y a rien
00:31:07qui vole
00:31:08je veux dire
00:31:09il y a quand même des choses
00:31:10vous avez vu que vous avez
00:31:11des convois
00:31:12avec les prisonniers français
00:31:14qui ont été libérés
00:31:15qui passent tranquillement
00:31:16vous avez la prisonnière française
00:31:18qui rentre tranquillement
00:31:19vous trouvez qu'en fait
00:31:19les États-Unis
00:31:20auraient pu frapper
00:31:21bien plus massivement
00:31:22y compris
00:31:23des infrastructures civiles
00:31:24qui auraient pénalisé
00:31:25la population
00:31:25mon sentiment
00:31:26c'est que
00:31:27absolument
00:31:28ils auraient pu frapper
00:31:29d'une manière
00:31:30beaucoup plus violente
00:31:31et je pense qu'ils se sont retenus
00:31:33et je pense que c'est très bien
00:31:34ils ont eu raison
00:31:35parce qu'ils ont voulu montrer
00:31:37qu'ils ne tapaient pas
00:31:38sur le peuple iranien
00:31:39qu'ils ne tapaient pas
00:31:40sur tout ce qui était nécessaire
00:31:42à la vie quotidienne
00:31:43du peuple iranien
00:31:44qu'ils essayaient de faire
00:31:45un minimum de dégâts collatéraux
00:31:47et qu'ils essayaient d'attaquer
00:31:48tout ce qui était militaire
00:31:50ou tout ce qui était
00:31:51politico-militaire
00:31:52c'est ce qu'ils ont démontré
00:31:53jusqu'à maintenant
00:31:53de même le détroit d'Hormuz
00:31:55ou le Golfe
00:31:55jusqu'à maintenant
00:31:57moi j'étais très étonné
00:31:58comme Didier
00:31:59qu'ils ne soient pas intervenus
00:32:01et qu'ils aient laissé
00:32:02les Iraniens décréter
00:32:03que le détroit d'Hormuz
00:32:05était devenu
00:32:06une zone dangereuse
00:32:07et par conséquent
00:32:08plus personne
00:32:08ne pouvait y circuler
00:32:10mon sentiment
00:32:11c'est qu'ils auraient dû
00:32:12intervenir
00:32:12beaucoup plus vite
00:32:14alors ils ne l'ont pas fait
00:32:15et là finalement
00:32:16quand ils ont décrété
00:32:16qu'ils faisaient aussi
00:32:18leur blocus derrière
00:32:19les Iraniens
00:32:20qui avaient déclaré
00:32:21qu'eux arrêtaient
00:32:22leur blocus
00:32:23je suis désolé
00:32:24mais la réaction des Iraniennes
00:32:25elle est nulle et non avenue
00:32:27il ne se passe rien
00:32:28Général Desports
00:32:29alors moi je suis absolument
00:32:30d'accord sur le fait
00:32:31que la vraie stratégie
00:32:32qui aurait pu marcher
00:32:33bon c'est un peu facile
00:32:33de le dire
00:32:34cinq semaines après
00:32:35mais la veine jugulaire
00:32:36c'était le détroit d'Hormuz
00:32:37c'était commencé par le blocus
00:32:38avant d'attaquer
00:32:39bloquer ça
00:32:40ce qui aurait peut-être
00:32:41évité d'ailleurs
00:32:41d'avoir à déçu tout l'Iran
00:32:42en prenant toutes les mesures
00:32:44qui vont avec
00:32:45une vraie protection
00:32:46des pays du Golfe
00:32:46question bête
00:32:47pourquoi il ne l'a pas fait
00:32:47dans ce sens là ?
00:32:48pourquoi on ne l'a pas fait ?
00:32:49je ne sais pas
00:32:49moi je suis sûr
00:32:50que les militaires
00:32:51lui aient proposé
00:32:52mais ça ne lui plaît pas
00:32:53parce que lui
00:32:53il aime bien taper
00:32:55il aime bien voir
00:32:55d'ailleurs
00:32:56il faut qu'on voit les choses
00:32:57moi je crois que fondamentalement
00:32:59c'est ça
00:32:59c'est un être
00:32:59qui n'est pas un stratège
00:33:01je crois que fondamentalement
00:33:02c'est ça
00:33:02maintenant je reviens
00:33:03sur ce qu'a dit mon voisin
00:33:04pour lequel j'ai une grande amitié
00:33:06pour lequel j'ai une très grande amitié
00:33:07Michel
00:33:09moi je suis désolé
00:33:11mais ça ne sont pas
00:33:11des grandes phrases
00:33:12ça ne sont pas
00:33:13des grandes phrases
00:33:14le droit de la guerre
00:33:15c'est la civilisation
00:33:16c'est le respect du droit
00:33:17alors on peut dire
00:33:18oui je comprends
00:33:19dans les guerres
00:33:19il y a toujours des crimes de guerre
00:33:20oui dans les guerres
00:33:22il y a toujours des horreurs
00:33:23mais quand on porte
00:33:24les valeurs occidentales
00:33:25et bien on ne doit pas
00:33:27les tolérer
00:33:27c'est tout
00:33:28et nous il est notre honneur
00:33:29d'Europe
00:33:30et l'occident
00:33:31c'est plus que l'Europe maintenant
00:33:32il est de notre honneur
00:33:34de dire
00:33:35ce sont des crimes de guerre
00:33:36alors évidemment
00:33:37sous vers un jetorix
00:33:38on violait
00:33:39on torturait etc
00:33:40mais on n'est pas
00:33:40sous vers un jetorix
00:33:41il y a eu
00:33:44de millénaires
00:33:45de progrès
00:33:45civilisationnels
00:33:46après la deuxième guerre mondiale
00:33:48il y a eu justement
00:33:49cette convention
00:33:49c'est un jour
00:33:51en 49
00:33:52des conventions de Genève
00:33:53qui a dit
00:33:54oui on peut faire la guerre
00:33:55mais on ne peut pas la faire
00:33:56n'importe comment
00:33:56ça c'est une avancée
00:33:58civilisationnelle
00:33:58et je crois que ça
00:33:59il faut le défendre
00:34:00quand on est européen
00:34:01ne le sommes pas des américains
00:34:03oui les américains
00:34:03commettent des crimes de guerre
00:34:04et bien nous
00:34:05nous devons nous en empêcher
00:34:06et les dénoncer
00:34:07un mot Didier-François
00:34:08sur ce que vient de dire
00:34:08le général
00:34:09on va retourner à Washington
00:34:10dans un instant
00:34:10on s'habitue un peu trop facilement
00:34:12y compris nous
00:34:12sur les plateaux télé
00:34:14on ne fait pas une guerre
00:34:15sans casser
00:34:15des infrastructures civiles
00:34:17les crimes de guerre
00:34:18ça va avec le reste
00:34:19non je pense que
00:34:20encore une fois
00:34:20les deux choses sont vraies
00:34:23je ne veux pas faire
00:34:24le en même temps
00:34:26traditionnel de la ferme
00:34:27mais le problème
00:34:29c'est que
00:34:29on est face à des états
00:34:32prenez la Russie
00:34:33prenez la Chine etc
00:34:34qui eux ne respectent pas
00:34:36le droit international
00:34:37sur ces questions là
00:34:37donc on a une vraie difficulté
00:34:39et les Iraniens pareil
00:34:40ils tuent leur peuple
00:34:41ils ont tué 30 000 personnes
00:34:43comme des fleurs
00:34:45voilà
00:34:45et eux ils en ont strictement
00:34:47rien à foutre
00:34:47du droit international
00:34:48des règles du jeu
00:34:49etc etc
00:34:49donc il y a effectivement
00:34:50une vraie difficulté
00:34:51à agir
00:34:56sur leur centre de gravité
00:34:58puisque le centre de gravité
00:35:00de ces régimes
00:35:01c'est le régime
00:35:02or un régime
00:35:03on ne fait pas tomber
00:35:04un régime
00:35:04avec simplement
00:35:05en tapant sur son armée
00:35:06aucun régime au monde
00:35:08aucun régime totalitaire
00:35:10n'est tombé
00:35:10en ayant simplement
00:35:11détruit son armée
00:35:12donc la grosse difficulté
00:35:13elle est celle-là
00:35:14je pense que le blocus
00:35:15est une façon
00:35:16plus intelligente
00:35:17attention
00:35:18le blocus pose des problèmes
00:35:19parce que
00:35:20par exemple
00:35:20la nourriture
00:35:21qui arrive en Iran
00:35:23et dont la population
00:35:24a besoin
00:35:24puisque l'Iran
00:35:25est très importateur
00:35:26elle arrive dans les mêmes bateaux
00:35:27arrive dans les mêmes bateaux
00:35:28donc là aussi
00:35:30encore une fois
00:35:31effectivement
00:35:31il faut essayer d'éviter
00:35:33au maximum
00:35:34les effets sur les populations
00:35:36civiles
00:35:36je crains malheureusement
00:35:37que ça fait 40 ans
00:35:38que je suis dans les guerres
00:35:39je n'ai jamais vu une guerre
00:35:40qui n'est pas un des effets
00:35:41dramatiques
00:35:42sur les populations civiles
00:35:43on retourne aux Etats-Unis
00:35:44à Washington
00:35:45Laurent Saïm
00:35:45l'information
00:35:46donc de ce début de soirée
00:35:47Donald Trump
00:35:47qui repousse la fin
00:35:48du cessez-le-feu
00:35:49à mercredi soir
00:35:51heure des Etats-Unis
00:35:55oui absolument
00:35:56c'est une information
00:35:56qui nous est parvenue
00:35:57il y a moins d'une heure
00:35:58qui a été donnée
00:36:01par le président
00:36:02dans un coup de téléphone
00:36:03à nos confrères
00:36:05de Bloomberg
00:36:06coup de téléphone rapide
00:36:08où le président Trump
00:36:09affirmerait donc
00:36:10à l'agence Bloomberg
00:36:12voilà
00:36:13le cessez-le-feu
00:36:15va être prolongé
00:36:18de 24 heures
00:36:19il devait expirer demain
00:36:21avec des négociations
00:36:23qui commencent
00:36:23à Islamabad au Pakistan
00:36:25et donc là
00:36:26il y a de nouveau
00:36:2724 heures
00:36:28de délai
00:36:30avec un cessez-le-feu
00:36:32si l'accord n'est pas trouvé
00:36:33qui devrait expirer
00:36:34donc mercredi soir
00:36:36heure de Washington
00:36:37c'est ce que le président
00:36:39dit à Bloomberg
00:36:40le président
00:36:41qui répond aussi
00:36:42à la question
00:36:43que se passe-t-il
00:36:44s'il n'y a pas d'accord
00:36:45qui est trouvé
00:36:46est-ce que les combats
00:36:47vont reprendre
00:36:48et le président
00:36:49a répondu
00:36:50positivement
00:36:51oui
00:36:52les combats reprendront
00:36:53s'il n'y a pas d'accord
00:36:54trouvé
00:36:54ensuite
00:36:55sur
00:36:56qui va aller
00:36:57à Islamabad
00:36:58ou qui est en route
00:36:59en ce moment
00:37:00pour faire ces négociations
00:37:02côté américain
00:37:03et bien là
00:37:03je dois malheureusement
00:37:04vous dire
00:37:05que c'est extrêmement compliqué
00:37:07d'avoir des confirmations
00:37:08il y a vraiment
00:37:09un silence
00:37:10qui s'est installé
00:37:11dans le monde du pouvoir
00:37:12à Washington
00:37:13il y a Donald Trump
00:37:15commandant en chef
00:37:16qui est enfermé
00:37:17depuis samedi
00:37:18dans son bureau ovale
00:37:19qui a simplement
00:37:19été joué au golf
00:37:21samedi après-midi
00:37:23pendant plus de 5 heures
00:37:24et qui depuis samedi matin
00:37:26n'apparaît pas du tout
00:37:28devant les caméras
00:37:29de télévision
00:37:30ça fait donc
00:37:30dans un moment de crise
00:37:31absolument exceptionnel
00:37:33presque 48 heures
00:37:35plus de 48 heures
00:37:36que le président américain
00:37:37n'est absolument pas
00:37:39intervenu
00:37:40devant des caméras
00:37:41il distille
00:37:42ces informations
00:37:43à des journalistes
00:37:44par téléphone
00:37:45comme il vient de le faire
00:37:46à nos confrères
00:37:48de Bloomberg
00:37:48ensuite
00:37:49lorsque vous téléphonez
00:37:50et bien
00:37:51au bureau du vice-président
00:37:52G.D. Vance
00:37:54et bien là
00:37:55c'est toujours aussi
00:37:57le silence
00:37:57personne ne vous dit
00:37:58précisément ce qui se passe
00:38:00par contre
00:38:01Donald Trump
00:38:02dans un coup de téléphone
00:38:03ce matin
00:38:04à nos confrères
00:38:05du New York Post
00:38:06qui est un quotidien
00:38:06important
00:38:07à New York
00:38:08détenu par
00:38:09Rupert Murdoch
00:38:10et bien
00:38:10Donald Trump
00:38:11a confirmé
00:38:12que la délégation
00:38:13américaine
00:38:14était en route
00:38:15pour le Pakistan
00:38:16information que
00:38:17de mon point de vue
00:38:18je ne peux pas confirmer
00:38:20comme on le dit
00:38:20de manière indépendante
00:38:21mais c'est donc
00:38:22Donald Trump
00:38:22qui dit au New York Post
00:38:23que la délégation
00:38:24américaine
00:38:25est en route
00:38:26pour le Pakistan
00:38:27normalement
00:38:27tout ce qui se dit
00:38:29à Washington
00:38:29c'est que la délégation
00:38:30américaine
00:38:31est toujours la même
00:38:32avec le vice-président
00:38:33avec aussi
00:38:34Jared Kushner
00:38:35qui reste totalement
00:38:36silencieux
00:38:36qui est je vous le rappelle
00:38:37le gendre du président
00:38:38et avec aussi
00:38:40Steve Whitcoff
00:38:41qui est l'émissaire
00:38:42favori
00:38:42de Donald Trump
00:38:44et qui dans une autre vie
00:38:45était un agent immobilier
00:38:46et qui mène les négociations
00:38:47au Proche-Orient
00:38:48pour le président Trump
00:38:49Steve Whitcoff
00:38:50qui est un homme
00:38:52extrêmement important
00:38:52et en lequel
00:38:53le président Trump
00:38:54a toute confiance
00:38:55Merci beaucoup
00:38:56Laurent Seym
00:38:56pour ces dernières précisions
00:38:57à la fois sur ce qu'on sait
00:38:58et sur ce qu'on ne sait pas
00:38:59ce soir Elza Vidal
00:39:00c'est-à-dire
00:39:01si les négociations
00:39:02vont avoir lieu
00:39:03faute de participants
00:39:04Oui exactement
00:39:05il se pourrait
00:39:06que les sièges
00:39:07restent vides
00:39:07à Islamabad
00:39:08en tout cas jusqu'à demain
00:39:09il peut y avoir
00:39:10une reprise
00:39:11des négociations
00:39:12sur les négociations
00:39:13parce que c'est quand même
00:39:14de cela
00:39:14dont on parle
00:39:14on négocie sur la possibilité
00:39:16de négocier
00:39:17c'est quand même
00:39:17sur le cadre
00:39:18on n'est pas encore
00:39:19dans la discussion
00:39:20proprement dite
00:39:21sur le contenu
00:39:22de la négociation
00:39:23donc il faut être
00:39:24donc il faut être ultra prudent
00:39:25et il y a encore une fois
00:39:27toutes les techniques
00:39:28de communication
00:39:29de part et d'autre
00:39:30pour amener
00:39:31la partie adverse
00:39:32à croire
00:39:32qu'on ne cédera pas
00:39:34puisqu'il s'agit
00:39:34comme dans la guerre
00:39:35c'est une négociation
00:39:36qui s'inscrit dans la guerre
00:39:37d'une épreuve de volonté
00:39:39il faut faire briser
00:39:41finalement
00:39:41la détermination de l'autre
00:39:43et l'amener
00:39:43à se joindre
00:39:44à votre proposition
00:39:46on va évoquer maintenant
00:39:47avec vous
00:39:48bonsoir Raphaël
00:39:49une photo de cette guerre
00:39:51une photo qui a été vue
00:39:52des millions
00:39:53et des millions de fois
00:39:5410 millions de fois
00:39:55ces derniers jours
00:39:56on va la voir apparaître
00:39:57cette photo
00:39:58qui fait beaucoup parler d'elle
00:39:59vous allez nous expliquer pourquoi
00:40:00exactement une photo
00:40:01d'un soldat israélien
00:40:04qui semble frapper
00:40:05une statue de Jésus
00:40:07avec une masse
00:40:08alors cette photo
00:40:09elle a été prise
00:40:10dans le village de Debel
00:40:11au sud du Liban
00:40:12près de la frontière israélienne
00:40:13je précise
00:40:14qu'on n'a pas exactement
00:40:15la date
00:40:15de cette prise de vue
00:40:17elle a été largement partagée
00:40:18sur les réseaux sociaux
00:40:19effectivement
00:40:2010 millions de vues
00:40:21à l'heure où on se parle
00:40:22et de très vives réactions
00:40:25certains qui estimaient d'ailleurs
00:40:26que la photo
00:40:27avait été générée
00:40:28par intelligence artificielle
00:40:29c'est le problème de l'IA
00:40:30c'est pas le cas
00:40:31c'est une vraie photo
00:40:31exactement
00:40:32ça nous fait d'outils
00:40:32de tout
00:40:33y compris des vraies photos
00:40:34et c'est une vraie photo
00:40:35c'est même l'armée israélienne
00:40:37qui l'a confirmée
00:40:38qui confirme
00:40:39donc que cette photo
00:40:40est authentique
00:40:40les autorités militaires
00:40:42israéliennes
00:40:43qui ont condamné
00:40:44le comportement
00:40:45du soldat
00:40:47incompatible
00:40:47avec les valeurs
00:40:48de Tzal
00:40:49je cite
00:40:50ce qui a été partagé
00:40:51et cette image
00:40:52qui a même fait
00:40:53réagir
00:40:54Benyamin Netanyahou
00:40:55le premier ministre
00:40:56israélien
00:40:57qui s'est dit
00:40:57stupéfait
00:40:59attristé
00:41:00je le cite
00:41:00nous regrettons
00:41:01cet incident
00:41:01et la blessure
00:41:02qu'il a pu causer
00:41:03aux croyants
00:41:04libanais
00:41:04Benyamin Netanyahou
00:41:05qui promet
00:41:06des mesures sévères
00:41:07contre l'auteur
00:41:08et qui se pose même
00:41:09en défenseur
00:41:10des chrétiens
00:41:11du Moyen-Orient
00:41:12Général Desport
00:41:13votre réaction
00:41:13à cette photo ?
00:41:14Je trouve que c'est
00:41:16tout à fait
00:41:17anormal
00:41:17si vous voulez
00:41:18évidemment
00:41:19on ne s'en prend pas
00:41:21au symbole
00:41:21de la foi
00:41:22si vous voulez
00:41:22qu'est-ce qu'on nous dirait
00:41:24si on allait casser
00:41:25je ne sais pas quoi
00:41:26si on brûlait
00:41:26des corans
00:41:27par exemple
00:41:27ce qui se fait
00:41:28etc
00:41:28on ne le fait pas
00:41:29il faut respecter
00:41:30la foi des autres
00:41:31c'est évidemment
00:41:31totalement
00:41:32totalement anormal
00:41:34et ce soldat
00:41:35doit être puni
00:41:36évidemment
00:41:36Est-ce que
00:41:37pour vous c'est quelque chose
00:41:38d'individuel
00:41:39qu'il faut condamner
00:41:40ou est-ce que pour vous
00:41:40ça dit quelque chose
00:41:41peut-être d'une forme
00:41:42d'impunité
00:41:44de l'armée israélienne
00:41:45en ce moment
00:41:46au sud du Liban
00:41:47Il y aura impunité
00:41:48s'il n'est pas puni
00:41:48Il y aura impunité
00:41:49s'il n'est pas puni
00:41:50Il y a eu cette histoire
00:41:52d'Américains
00:41:53et de corans
00:41:53en Afghanistan
00:41:55y compris de forces spéciales
00:41:56ils ont été punis
00:41:59c'est pour ça
00:42:00c'est toujours encore
00:42:00le problème
00:42:02des crimes de guerre
00:42:03du respect de la loi
00:42:04du respect du droit
00:42:05du respect de la morale
00:42:07et de l'éthique
00:42:07c'est plusieurs choses
00:42:09c'est un
00:42:09de la proportionnalité
00:42:10c'est pour ça
00:42:11que c'est difficile
00:42:12toujours de faire
00:42:12des grands principes
00:42:13c'est ensuite
00:42:14une chaîne de commandement
00:42:15et c'est l'application
00:42:17des règles
00:42:18si elles ont été
00:42:19enfreintes
00:42:19c'est pour ça
00:42:20qu'à la guerre
00:42:21le plus important
00:42:22c'est la chaîne de commandement
00:42:23c'est là qu'on voit
00:42:24si oui ou non
00:42:25on a affaire
00:42:25à des soudards
00:42:26qui sont dirigés
00:42:27par des gens
00:42:28qui n'ont pas de principe
00:42:28ou si on a des soldats
00:42:30qui font des conneries
00:42:31parce que c'est les soldats
00:42:32et que c'est la guerre
00:42:32mais que les structures
00:42:34essayent de maîtriser
00:42:35de maîtriser
00:42:37ne pas supporter les dérogations
00:42:38c'est ça
00:42:39on va justement retourner
00:42:40au Liban
00:42:41retrouver les envoyés spéciaux
00:42:42de BFM
00:42:43Nicolas Kouadou
00:42:43et Fanny Morel
00:42:44qui sont du côté de Beyrouth
00:42:45l'une des infos du jour
00:42:47c'est que le Hezbollah
00:42:47la milice chiite
00:42:50affiliée à l'Iran
00:42:51promet désormais
00:42:52de briser
00:42:53ce qu'on appelle
00:42:54la ligne jaune
00:42:54la ligne jaune
00:42:55qui est la ligne
00:42:56de démarcation
00:42:57en quelque sorte
00:42:58créée par Israël
00:42:58au sud du Liban
00:43:00cette partie
00:43:01elle est aujourd'hui
00:43:01occupée par Israël
00:43:02ça nécessite
00:43:03quelques explications
00:43:04avec vous Nicolas
00:43:05qu'est-ce que c'est
00:43:06précisément
00:43:06que cette ligne jaune
00:43:07qui fait tant parler d'elle
00:43:10et bien c'est cette ligne
00:43:12qui a été décrétée
00:43:13par l'armée israélienne
00:43:14qui correspond
00:43:15donc à une zone
00:43:16entre la frontière
00:43:17donc ce qu'on appelle
00:43:18la ligne bleue
00:43:19la frontière
00:43:20entre le Liban
00:43:20et Israël
00:43:21et 5 km
00:43:22plus avancée
00:43:24dans les terres du Liban
00:43:25c'est une zone
00:43:25qui est actuellement
00:43:27occupée entièrement
00:43:27par les soldats israéliens
00:43:29c'est ici
00:43:30qu'il y avait d'ailleurs
00:43:30la plupart des combats
00:43:32au sol
00:43:32entre le Hezbollah
00:43:33et l'armée israélienne
00:43:34pendant les 45 jours
00:43:36de guerre
00:43:36juste avant
00:43:37ce cessez-le-feu
00:43:37et qu'est-ce qu'ils y font
00:43:39en ce moment
00:43:39les israéliens
00:43:40et bien
00:43:41ils rasent méthodiquement
00:43:42systématiquement
00:43:43tous les bâtiments
00:43:44de cette zone
00:43:45que ce soit
00:43:45des habitations civiles
00:43:46qu'il s'agisse
00:43:47d'autres infrastructures
00:43:49comme par exemple
00:43:49des écoles
00:43:50tout est dynamité
00:43:51d'ailleurs
00:43:52lorsqu'on se rend
00:43:52dans le sud du Liban
00:43:53on entend
00:43:54ces détonations
00:43:55les habitants
00:43:55nous le confier
00:43:57et tout est rasé
00:43:59pour faire
00:44:00une espèce
00:44:00de zone
00:44:01qu'on pourrait comparer
00:44:02à un no man's land
00:44:03qui correspond finalement
00:44:04à cette zone tampon
00:44:05qui était revendiquée
00:44:06voulue par Israël
00:44:07pour toujours
00:44:08selon Tzahal
00:44:09assurer sa sécurité
00:44:10dans le sud du Liban
00:44:11forcément
00:44:12pour les habitants
00:44:14du sud
00:44:14c'est une violation
00:44:15du cessez-le-feu
00:44:16parce que
00:44:16ce que nous expliquent
00:44:17les habitants
00:44:18c'est qu'à partir
00:44:19du moment
00:44:19où il reste
00:44:20des soldats israéliens
00:44:21en territoire libanais
00:44:22ce n'est pas vraiment
00:44:23une trèfle
00:44:23ce n'est pas vraiment
00:44:24un cessez-le-feu
00:44:25et c'est notamment
00:44:25pour cette raison
00:44:26que le Hezbollah
00:44:27a déclaré
00:44:28qu'il était prêt
00:44:28à briser
00:44:29cette ligne jaune
00:44:30et qu'il n'acceptait pas
00:44:31ce cessez-le-feu
00:44:32tant que l'armée israélienne
00:44:33était toujours
00:44:34en territoire libanais
00:44:36Merci beaucoup
00:44:36Nicolas Kouadou
00:44:37donc à Beyrouth
00:44:38qu'est-ce qui se passe
00:44:40entre la frontière israélienne
00:44:41et cette ligne jaune
00:44:42Elsa Vidal ?
00:44:42C'est la répétition
00:44:43finalement d'une terminologie
00:44:45et d'une méthode
00:44:46qu'on a vue à Gaza
00:44:47c'est-à-dire
00:44:48pousser au-delà
00:44:49de la frontière
00:44:50internationalement reconnue
00:44:51dans le cas du Liban
00:44:52entre le Liban et Israël
00:44:54pousser pour qu'il y ait
00:44:55une zone tampon
00:44:56qui du point de vue
00:44:57d'Israël
00:44:58protégera
00:44:58d'attaques éventuelles
00:45:00mais qui du point de vue
00:45:01du Liban
00:45:01est une occupation
00:45:02en train de se mettre
00:45:04en place
00:45:04et d'ailleurs
00:45:04le président Aoun
00:45:07a bien dit
00:45:07que les négociations
00:45:09qu'il entendait
00:45:11mener avec Israël
00:45:12porteraient
00:45:13sur la capacité
00:45:14de l'armée
00:45:15de l'armée libanaise
00:45:16à aller jusqu'à la frontière
00:45:18internationale
00:45:19c'est-à-dire
00:45:19chasser les Israéliens
00:45:20à l'heure actuelle
00:45:21c'est absolument impossible
00:45:23sachant que l'armée israélienne
00:45:24utilise aussi
00:45:25d'autres méthodes
00:45:25vues à Gaza
00:45:26comme la destruction
00:45:27de localités
00:45:28la destruction
00:45:28de villages entiers
00:45:29ou de maisons
00:45:30en revanche
00:45:31on n'a pas encore vu
00:45:32une force de frappe
00:45:33notamment aérienne
00:45:34aussi importante
00:45:35qu'en Gaza
00:45:36et on n'a pas du tout
00:45:37la même densité de population
00:45:38merci beaucoup
00:45:40à tous les quatre
00:45:40général des portes
00:45:41votre dernier livre
00:45:42stratégie
00:45:43les essentiels
00:45:44la pensée
00:45:44et l'action
00:45:44chez Odile Jacob
00:45:46merci beaucoup
00:45:47d'être venu sur ce plateau
00:45:48tout de suite
00:45:48je vais accueillir
00:45:49un homme qui est candidat
00:45:50à l'élection présidentielle
00:45:52qui est également
00:45:52maire de Cannes
00:45:53qui a claqué la porte
00:45:54récemment des républicains
00:45:55qui est aussi président
00:45:57de l'association
00:45:58des maires de France
00:46:00c'est David Lysnard
00:46:01qui nous rejoint
00:46:02le temps
00:46:03de vous laisser
00:46:04vous installer
00:46:04monsieur Lysnard
00:46:05soyez le bienvenu
00:46:06sur ce plateau
00:46:07merci beaucoup
00:46:08d'être avec nous
00:46:08ce soir
00:46:09un mot peut-être
00:46:09de l'actualité
00:46:10Donald Trump
00:46:10qui repousse
00:46:12de 24 heures
00:46:12le cessez-le-feu
00:46:14décidé avec l'Iran
00:46:15pour laisser peut-être
00:46:16une chance
00:46:16aux négociations
00:46:17même si pour l'instant
00:46:18aucune équipe
00:46:18de négociateurs
00:46:19n'est partie au Pakistan
00:46:20vous aviez dit
00:46:21que cette guerre
00:46:21n'était pas
00:46:22totalement illégitime
00:46:24est-ce que vous soutenez
00:46:26Donald Trump
00:46:26dans cette guerre ?
00:46:28c'est pas comme ça
00:46:29que ça se présente
00:46:29c'est-à-dire que
00:46:30quels sont les intérêts
00:46:31de la France
00:46:32les intérêts de la France
00:46:33c'est d'avoir du pétrole
00:46:34c'est d'avoir accès
00:46:35à tout ce qui passe
00:46:36par le détroit d'Hormuz
00:46:37et on doit en prendre conscience
00:46:38et veiller nous aussi
00:46:41peut-être en suivant
00:46:42l'initiative de Bahreïn
00:46:43de nos alliés
00:46:44historiques sur place
00:46:44y compris les Émirats Arabes Unis
00:46:46à libérer
00:46:47les voies navigables
00:46:49ensuite
00:46:49quel est l'intérêt du monde ?
00:46:51c'est que l'Iran
00:46:51soit dénucléarisé
00:46:53sur le plan militaire
00:46:53c'est que
00:46:54la menace d'Israël
00:46:56ne soit pas toujours
00:46:56mise en cause
00:46:57ce qui génère
00:46:58de nombreux conflits
00:47:00c'est pourquoi pas
00:47:01que le régime
00:47:01s'effondre
00:47:02mais ça c'est
00:47:03encore un autre sujet
00:47:04c'est tout
00:47:05et qu'en l'occurrence
00:47:07tout en étant
00:47:08absolument conscient
00:47:09des sous-ressaux
00:47:11de la politique américaine
00:47:13on a des intérêts
00:47:14qui sont imbriqués
00:47:15avec les États-Unis
00:47:15qu'on le veuille ou pas
00:47:16on parle de l'Ukraine
00:47:18pardon
00:47:18mais on est incapable
00:47:20aujourd'hui
00:47:20de tenir des oppositions
00:47:21en Ukraine
00:47:22de soutien à l'Ukraine
00:47:22si on n'a pas le renseignement américain
00:47:24donc tous ces paramètres-là
00:47:25se discutent
00:47:25mais vous pensez David Lissnard
00:47:26que Donald Trump
00:47:27a raison de laisser
00:47:28une petite chance
00:47:30à la paix
00:47:30avec ses 24 heures de plus
00:47:32c'est un signe en tout cas
00:47:33de volonté de paix
00:47:34et ça
00:47:35il faut se réjouir
00:47:36si derrière
00:47:36il y a une diplomatie active
00:47:38qui permet
00:47:39d'atteindre les objectifs
00:47:40que j'ai évoqués
00:47:41tout à l'heure
00:47:41mais ce qui est certain
00:47:43c'est qu'on ne peut pas dire
00:47:44que cette guerre
00:47:45n'a pas d'incidence sur nous
00:47:46elle l'en a
00:47:47forcément
00:47:48et on la voit
00:47:49il suffit de mesurer
00:47:49à la pompe tous les jours
00:47:50exactement
00:47:50chacun y va de son idée
00:47:52David Lissnard
00:47:52certains veulent baisser la TVA
00:47:54d'autres veulent bloquer
00:47:56les prix
00:47:57le gouvernement lui a
00:47:58une politique plutôt ciblée
00:47:59uniquement sur les professions
00:48:00les plus menacées
00:48:02celles qui payent
00:48:02le plus cher aujourd'hui
00:48:04qu'est-ce que vous proposez
00:48:05vous aujourd'hui
00:48:06pour atténuer l'impact
00:48:06de la crise du pétrole ?
00:48:08Moi ça fait des semaines
00:48:09que je fais une proposition
00:48:10qui est la seule
00:48:11qui peut avoir
00:48:11un effet immédiat
00:48:12sur notre litre d'essence
00:48:14qui est autour
00:48:15de 2 euros le litre
00:48:17sur du 95
00:48:18sans gréver
00:48:19le budget de l'Etat
00:48:20c'est-à-dire
00:48:21un moratoire
00:48:22une suspension
00:48:22des certificats
00:48:23d'économie d'énergie
00:48:24c'est 17 centimes
00:48:25par litre
00:48:26parce que c'est
00:48:27une mécanique
00:48:27un peu bizarre
00:48:28c'est un prélèvement
00:48:29obligatoire
00:48:29ce qu'a repris
00:48:31Michel-Edouard Leclerc
00:48:32donc je m'en réjouis
00:48:33parce que c'est peut-être
00:48:34quelqu'un qui sait
00:48:35comment fonctionne
00:48:36le prix du litre d'essence
00:48:38mais ce que je veux dire
00:48:39c'est qu'il ne faut pas
00:48:40tomber dans la facilité
00:48:41de la démagogie
00:48:42de dire que
00:48:44c'est l'Etat
00:48:44qui peut avoir
00:48:45une emprise
00:48:47sur la consommation
00:48:48une baguette magique
00:48:49et surtout
00:48:50voyez ce qu'il faut
00:48:51c'est la constance
00:48:51et les circonstances
00:48:53les circonstances
00:48:54c'est qu'il faut aider
00:48:54ceux qui ont besoin
00:48:55de leur voiture
00:48:56tous les jours
00:48:57et en l'occurrence
00:48:58c'est que comme on n'a pas
00:48:59été constant en France
00:49:00depuis des décennies
00:49:01parce qu'on a laissé
00:49:02filer les déficits
00:49:03parce qu'on a été
00:49:05incapable
00:49:05de transformer l'Etat
00:49:08en état performant
00:49:09parce qu'on a surprélevé
00:49:11des impôts et des charges
00:49:11et bien quand il y a
00:49:12des problèmes
00:49:12c'était le cas
00:49:14dans d'autres moments
00:49:15il n'y a plus d'argent
00:49:15mais vous dites
00:49:16qu'il faut aider
00:49:17d'abord ceux qui ont besoin
00:49:18de prendre leur voiture
00:49:19là votre mesure
00:49:19elle est pour tout le monde
00:49:20elle est pour tout le monde
00:49:21alors c'est vrai
00:49:22que c'est contre-intuitif
00:49:23mais ce n'est pas
00:49:23une mesure budgétaire
00:49:24parce que c'est Bercy
00:49:26qui est pris à son propre piège
00:49:27c'est-à-dire que c'est
00:49:28un prélèvement
00:49:28qui est obligatoire
00:49:29sur le litre d'essence
00:49:30mais il n'est pas considéré
00:49:31comme prélèvement obligatoire
00:49:32donc il n'est pas
00:49:32dans le budget de l'Etat
00:49:33mais qui finance par exemple
00:49:36la rénovation des logements
00:49:37ou plein d'autres choses
00:49:38ça veut dire qu'on arrêterait
00:49:39tout ça
00:49:39la vie vous savez
00:49:40c'est tranché
00:49:40c'est hiérarchisé
00:49:41il y a des principes de réalité
00:49:43donc si on estime
00:49:44qu'il faut aider
00:49:45pendant la crise
00:49:47nos compatriotes
00:49:48à faire le plein
00:49:49ce qui est une évidence
00:49:50à mes yeux
00:49:51et notamment
00:49:52c'est qu'on a le plus besoin
00:49:53il faut trouver des mesures
00:49:54mais ne pas faire payer
00:49:55notre plein d'essence
00:49:56à nos enfants
00:49:56et nos petits-enfants
00:49:57par de la dette
00:49:58ça ça s'appelle
00:49:59la responsabilité
00:50:00Vous avez claqué
00:50:01la porte des républicains
00:50:02David Lissena
00:50:02il y a à peu près
00:50:03trois semaines
00:50:04hier Bruno Rotaillot
00:50:05a été désigné
00:50:06assez largement
00:50:06par les militants
00:50:08LR comme leur candidat
00:50:09pour l'Elysée
00:50:11est-ce que vous l'avez appelé
00:50:12pour le féliciter ?
00:50:13Non, je ne veux pas être hypocrite
00:50:15ça m'était pas venu
00:50:16forcément à l'esprit
00:50:18quand vous êtes seul candidat
00:50:20ce n'est pas non plus
00:50:20une immense surprise
00:50:21mais ce qui ne s'est passé
00:50:24rien
00:50:24ce qui ne s'est passé rien
00:50:25l'apsuce révélateur
00:50:27ne change rien
00:50:28c'est-à-dire que
00:50:29en réalité
00:50:30donc LR a son candidat
00:50:32Bruno Rotaillot
00:50:32très bien
00:50:33il n'y a pas de sujet
00:50:34quelqu'un de qualité
00:50:35mais aujourd'hui
00:50:36on est exactement
00:50:37dans la même situation
00:50:39de perdre
00:50:40c'est aussi simple
00:50:41que cela
00:50:41et c'est pourquoi
00:50:42je m'époumone
00:50:43j'avais fait d'ailleurs ici
00:50:44il y a deux ans
00:50:45je crois
00:50:45à dire que
00:50:46la réalité
00:50:47si on veut éviter
00:50:48la division des candidatures
00:50:50mais si on veut éviter
00:50:51aussi la compromission
00:50:52des arrangements notables
00:50:53et bien
00:50:54passe par une grande
00:50:55confrontation
00:50:56c'est quoi une confrontation ?
00:50:58c'est cette grande primaire
00:50:59c'est-à-dire qu'on ne peut pas
00:51:00aller directement
00:51:01en demi-finale
00:51:02la demi-finale
00:51:03c'est le premier tour
00:51:03de la présidentielle
00:51:04on ne peut plus
00:51:04permettre cela
00:51:05parce que les réalités politiques
00:51:06sont ce qu'elles sont
00:51:07donc il faut un quart de finale
00:51:08et c'est la seule façon
00:51:10de répondre
00:51:11aux grands enjeux
00:51:12de l'époque
00:51:12mais vous mettez qui
00:51:13dans ce quart de finale ?
00:51:14mais vient qui ?
00:51:15parce que là encore
00:51:15tous les candidats
00:51:16du centre
00:51:17ou de la droite
00:51:17ont un spectre différent
00:51:19vous mettez qui ?
00:51:20vous mettez vous ?
00:51:21ils vont discuter
00:51:22du sexe des anges
00:51:23pendant des mois
00:51:24et des mois
00:51:24parce qu'ils se font
00:51:25prendre piège politicien
00:51:26il ne faut pas dire
00:51:27qui vient ou pas
00:51:28il faut dire
00:51:28c'est la primaire
00:51:29de la droite
00:51:29ceux qui se sentent
00:51:30de droite
00:51:31viennent
00:51:31donc tous ceux
00:51:32qui veulent
00:51:32pourraient y participer
00:51:33exactement
00:51:33et LR avait l'occasion
00:51:36me semble-t-il
00:51:36de prendre l'initiative
00:51:38et de mettre la pression
00:51:39sur tout le monde
00:51:40y compris sur Edouard Philippe
00:51:41de dire
00:51:42organisons cette grande compétition
00:51:43parce que
00:51:44ça va nous permettre
00:51:45d'être un grand révélateur
00:51:46aussi
00:51:47laissez-moi juste terminer
00:51:48ma phrase s'il vous plaît
00:51:48ça va être un grand révélateur
00:51:50des projets
00:51:51des personnalités
00:51:52ça va éviter
00:51:54les effets artificiels
00:51:56de notables
00:51:56et on a besoin de cela
00:51:58parce que
00:51:58les enjeux
00:51:59eux ils sont aussi très grands
00:52:00l'effondrement démographique
00:52:01la crise budgétaire
00:52:02aujourd'hui on est sous anesthésie
00:52:04mais ça va nous péter
00:52:05ça nous pète déjà la figure
00:52:06l'effondrement de l'école
00:52:07la crise sécuritaire
00:52:09donc une vraie compétition avant
00:52:11on voit ce qu'ont fait
00:52:12les gens dans leur vie
00:52:12comment ils sont
00:52:13comment ils se comportent
00:52:14leur caractère
00:52:15leur projet
00:52:15et puis
00:52:16on y va
00:52:17c'est comme ça
00:52:17donc tout le monde peut y aller
00:52:18à condition d'avoir envie
00:52:20de cette primaire
00:52:21Eric Zemmour peut en faire partie
00:52:23Nicolas Dupont-Aignan
00:52:24peut en faire partie
00:52:26Edouard Philippe peut en faire partie
00:52:27Edouard Philippe peut en faire partie
00:52:29l'UDI peut en faire partie
00:52:30les centristes
00:52:31peuvent en faire partie
00:52:33vous comprenez
00:52:33on n'a pas donné des brevets
00:52:35soit
00:52:36ah non lui il est trop à gauche
00:52:37lui il est trop à droite
00:52:38vient qui veut
00:52:38les gens à gauche
00:52:39ils ne vont pas venir évidemment
00:52:40quand vous entendez Gérald Permanin
00:52:41qui dit Raphaël Glucksmann
00:52:42pourquoi pas
00:52:43dans cette primaire
00:52:43non mais j'ai parlé des primaires
00:52:44de la droite moi
00:52:45non mais ça c'est
00:52:47objectivement
00:52:48je crois à la démocratie
00:52:49et aux confrontations
00:52:50de projets
00:52:51de valeurs
00:52:52et de personnalités
00:52:53donc la droite
00:52:53elle s'arrête
00:52:54à Edouard Philippe
00:52:55elle s'arrête
00:52:56à ceux qui viendront
00:52:57Raphaël Glucksmann
00:52:58ne viendra pas
00:52:58à la primaire de la droite
00:52:59si il y a une primaire de la gauche
00:53:00je n'irai pas
00:53:00à la primaire de la gauche
00:53:01c'est tellement évident
00:53:03et surtout refuser
00:53:04et c'est ce que je ne comprends pas
00:53:06d'ailleurs
00:53:06dans la position de LR
00:53:08aujourd'hui
00:53:08refuser cette grande primaire
00:53:09c'est finalement
00:53:12faire le jeu
00:53:12d'Edouard Philippe
00:53:13et faire le jeu
00:53:14d'Edouard Philippe
00:53:14c'est faire le jeu
00:53:15de la Macronie
00:53:16c'est faire le jeu
00:53:16du système
00:53:17et ce n'est pas proposer
00:53:18la véritable alternative
00:53:21dont on a besoin
00:53:22pour le redressement
00:53:23de la France
00:53:23ce qui compte
00:53:24c'est la France
00:53:24la primaire
00:53:25tout ça c'est qu'un moyen
00:53:26si on peut s'en repasser
00:53:27tant mieux
00:53:27ce qui compte
00:53:28c'est la France
00:53:28et qu'il y ait des vrais projets
00:53:29qui s'affrontent
00:53:30des vraies personnalités
00:53:31qui s'affrontent
00:53:31il y a une image de vous
00:53:33David Lissner
00:53:33qu'on a pu voir
00:53:34ces derniers jours
00:53:35qui a fait un petit peu
00:53:35parler d'elle
00:53:36je suppose que c'était volontaire
00:53:38vous vous êtes filmé
00:53:39en train de passer
00:53:40des formulaires
00:53:41et des lois
00:53:42complètement superflues
00:53:43selon vous
00:53:44non pas à la tronçonneuse
00:53:45façon Millet l'argentin
00:53:47mais à la broyeuse
00:53:48on voit la image
00:53:49la tronçonneuse
00:53:49c'est pour jardiner
00:53:50je ne parle pas de jardiner
00:53:51je parle d'enlever
00:53:53ou alors le maquis
00:53:54le maquis administratif
00:53:55bureaucratique français
00:53:56la référence à Ravier Millet
00:53:57vous l'assumez ?
00:53:57je ne l'assume pas
00:53:58mais je ne suis pas naïf
00:54:00quand je fais ça
00:54:00quand vous faites ça
00:54:01je sais très bien
00:54:01que ça va provoquer
00:54:02mais finalement
00:54:03tout nous donne raison
00:54:04le président de la république
00:54:05lui-même
00:54:06face à quelques maires
00:54:07qu'il a rencontrés
00:54:08la semaine dernière
00:54:09dit avec une naïveté
00:54:11presque émouvante
00:54:12dire regardez
00:54:13on a su refaire Notre-Dame
00:54:14en 5 ans
00:54:15et pour une extension
00:54:17de poulailler
00:54:17qui est un exemple
00:54:18que l'on cite souvent
00:54:18il faut 5 ans
00:54:19bah oui
00:54:20alors lui ça fait 10 ans
00:54:21qu'il est au pouvoir
00:54:21qu'il n'a rien changé
00:54:22mais en l'occurrence
00:54:24il faut bien comprendre
00:54:25que l'absurdité administrative
00:54:27elle broie des vies
00:54:28elle se fait au détriment
00:54:30de au moins 100 milliards
00:54:31d'activités
00:54:32de revenus pour les français
00:54:33elle crée de la pauvreté
00:54:34elle
00:54:35c'est pas une abstraction
00:54:37et dire qu'on va réécrire le droit
00:54:39c'est pas dire
00:54:40qu'on va faire la loi de la jungle
00:54:41il y a sans doute
00:54:41beaucoup de français
00:54:42qui vous regardent ce soir
00:54:43qui peuvent être d'accord avec vous
00:54:44sur le fait qu'il y a trop d'état
00:54:46je dis certains français
00:54:47vous dites par exemple
00:54:48faut arrêter avec l'état Providence
00:54:50généralement
00:54:51là où ça se complique
00:54:52c'est quand on demande
00:54:53qu'est-ce que vous enlevez
00:54:54la police
00:54:55vous gardez
00:54:55vous enlevez
00:54:56oui mais c'est important
00:54:58bien sûr je garde
00:54:59je vais vous dire
00:55:00c'est qu'il y a trop d'état
00:55:01là où il ne doit pas être
00:55:02il n'y a pas assez d'état
00:55:03où il n'y a plus assez d'état
00:55:04là où il doit être
00:55:05c'est-à-dire qu'on n'a jamais
00:55:06autant dépensé d'argent public
00:55:09on n'a jamais autant payé
00:55:10d'impôts et de charges
00:55:11et pourtant
00:55:11on n'a jamais autant attendu
00:55:12aux urgences
00:55:13je préside un conseil de surveillance
00:55:14moi d'hôpital
00:55:15j'ai une ville
00:55:17qui est une ville
00:55:17très cosmopolite
00:55:18qui est une ville
00:55:19de 75 000 habitants
00:55:20mais en réalité
00:55:20il y a toujours 200 000 personnes
00:55:21il y a des nuits
00:55:22où il n'y a plus de police nationale
00:55:24la nuit
00:55:24dans le pays où il y a
00:55:25le plus d'impôts
00:55:26donc ce qui est une évidence
00:55:27c'est que si vous voulez
00:55:28plus de policiers
00:55:29si vous voulez plus d'infirmiers
00:55:30mieux payer plus de profs
00:55:32plus de soignants
00:55:33plus de magistrats
00:55:34il faut qu'il y ait moins
00:55:35de bureaucrates
00:55:35il faut qu'il y ait moins
00:55:36de bureaucratie
00:55:37il faut une dérégulation
00:55:38donc moins d'absurdité
00:55:39de contradiction de règles
00:55:41le code du travail
00:55:41fait 4000 pages en France
00:55:43en Allemagne
00:55:43il fait la moitié
00:55:44pourtant on est mieux protégé
00:55:45quand on est salarié en Allemagne
00:55:46donc ce n'est pas le code
00:55:47qui vous protège
00:55:48c'est des règles simples
00:55:49et claires
00:55:49ensuite dépenses
00:55:51donc il faut laisser des dépenses
00:55:54donc il y a un plan
00:55:54très détaillé
00:55:55que Nouvelle Énergie
00:55:56mon parti a proposé
00:55:57sur les 1200 organismes
00:55:59de l'État
00:55:59qui ont été créés
00:56:00depuis 20 ans
00:56:01qui ont recruté
00:56:02500 000 personnes
00:56:03vous trouvez par exemple
00:56:047 agences de l'environnement
00:56:06aucune de ces agences
00:56:07de l'environnement
00:56:08ne peut vous autoriser
00:56:09votre projet à elle seule
00:56:10mais chacune
00:56:11peut vous le supprimer
00:56:12il faut supprimer
00:56:13ces agences de l'environnement
00:56:14il faut garder une seule
00:56:15autorité de l'environnement
00:56:16en France
00:56:16donc vous supprimez déjà
00:56:18la moitié
00:56:18de ces organismes
00:56:20qui consomment
00:56:2090 milliards
00:56:22d'argent public
00:56:23il n'y a pas de fatalité
00:56:24à la contre-performance
00:56:25il n'y a pas de fatalité
00:56:27à avoir plus de dépenses
00:56:29qu'ailleurs
00:56:29et moins de services
00:56:30qu'ailleurs
00:56:30c'est pour ça
00:56:32que dans le paysage politique
00:56:34vous pensez que les Français
00:56:36ont envie
00:56:37d'un président libéral
00:56:38il y a eu
00:56:38un candidat
00:56:40libéral
00:56:40qui s'appelait
00:56:41Alain Madin
00:56:41il y avait un temps de ça
00:56:42qui a fait 4%
00:56:43à l'élection présidentielle
00:56:44alors qu'il était
00:56:45encensé
00:56:46par toute une partie
00:56:46de la presse
00:56:47notamment économique
00:56:47les Français
00:56:48ont envie
00:56:49de plus de liberté
00:56:50pour tous ceux
00:56:51qui produisent
00:56:52c'est-à-dire 99%
00:56:53des Français
00:56:54et plus d'autorité
00:56:54de l'État
00:56:55contre ceux qui nuisent
00:56:55or ça a été l'inverse
00:56:56depuis 30-40 ans
00:56:58l'enjeu c'est pas de dire
00:56:59libéral pas libéral
00:57:00je ne suis pas là
00:57:01pour défendre une idéologie
00:57:02je suis là pour défendre
00:57:03ce qui fonctionne
00:57:04ce que l'on veut aujourd'hui
00:57:05et moi c'est le pays réel
00:57:07que je rencontre tous les jours
00:57:08j'ai envie que le pays réel
00:57:08soit entendu
00:57:09j'ai envie que le pays réel
00:57:10soit gagnant
00:57:11ce pays
00:57:12des salariés
00:57:13des fonctionnaires
00:57:14qui en ont assez
00:57:14de ne pas avoir d'objectif
00:57:15quel est le DRH de l'État
00:57:17je souhaite rencontrer
00:57:18le DRH de l'État
00:57:18il n'existe pas
00:57:19je nommerai un DRH de l'État
00:57:21on va remotiver les troupes
00:57:22évidemment
00:57:23c'est-à-dire de retrouver
00:57:25comme d'autres présidents
00:57:26ont su le faire dans le passé
00:57:27alors maintenant
00:57:28on est au 21ème siècle
00:57:29il y a le numérique
00:57:30il y a l'IA
00:57:30il y a la robotique
00:57:31on va moderniser l'État
00:57:32mais comme Pompidou
00:57:33gérer en mode projet
00:57:34on va gérer en mode projet
00:57:36comme on le fait
00:57:36dans une entreprise
00:57:37comme on le fait
00:57:38dans n'importe quelle structure humaine
00:57:39et arrêter ces postures
00:57:40ces déclarations
00:57:41ces séquences de com
00:57:45politiques françaises
00:57:45et qui affaiblissent la France
00:57:46David Lissner
00:57:47il y a quelques jours
00:57:47Marine Le Pen a dîné
00:57:49avec plusieurs grands patrons
00:57:51du CAC 40
00:57:52Donberan Arnaud
00:57:53le patron de LVMH
00:57:53qui pour la première fois
00:57:54l'a rencontré
00:57:55aujourd'hui c'est Jordan Bardella
00:57:56qui a été reçu par le MEDEF
00:57:59qui d'ailleurs reçoit
00:57:59la plupart des hommes
00:58:01et des femmes politiques
00:58:02est-ce que ça vous a choqué
00:58:03que le patronat
00:58:04que le grand patronat
00:58:05rencontre Jordan Bardella ?
00:58:07Non, ça ne me choque pas du tout
00:58:08et dans l'autre sens non plus
00:58:09c'est-à-dire que
00:58:10que des dirigeants
00:58:11de partis politiques
00:58:13présidentiables
00:58:13comme Jordan Bardella
00:58:15mais ça serait pareil
00:58:16pour Jean-Luc Mélenchon
00:58:17rencontre des grands patrons
00:58:18rencontre des petits patrons
00:58:20rencontre des maires
00:58:21rencontre des syndicalistes
00:58:22si Jordan Bardella
00:58:23veut rencontrer la CGT
00:58:24enfin je trouve que
00:58:24dans un pays civilisé
00:58:25on peut quand même discuter
00:58:26Vous avez entendu
00:58:27Marine Le Pen
00:58:28la patronne de la CFDT
00:58:29qui dit
00:58:30les patrons n'auraient pas dû
00:58:31recevoir Jordan Bardella
00:58:32c'est du cynisme
00:58:33de leur part
00:58:33Non mais écoutez
00:58:34les jugements de morale
00:58:35tout ça on en a ras-le-bol
00:58:36on n'en peut plus
00:58:37on est assez grand
00:58:38comme citoyen
00:58:39pour juger moralement
00:58:40et condamner
00:58:41s'il le faut
00:58:42moi j'ai été une fois invité
00:58:43aux universités d'été
00:58:44enfin je ne sais plus
00:58:45ça ne s'appelle pas comme ça
00:58:46du Medef
00:58:47et je leur ai dit
00:58:48il y a une vidéo
00:58:49qui est toujours
00:58:50c'était il y a 3 ou 4 ans
00:58:51j'étais
00:58:52pour la suppression
00:58:53des aides aux entreprises
00:58:56Vous vous êtes fait accueillir comment ?
00:58:57Écoutez
00:58:58comme parallèlement
00:58:59j'ai dit qu'il fallait
00:58:59supprimer l'excès de charges
00:59:01et de fiscalité
00:59:01parce que si on donne autant
00:59:03aux entreprises en France
00:59:05c'est parce qu'on prend encore
00:59:06beaucoup plus qu'ailleurs
00:59:07une fois les aides déduites
00:59:08par des impôts
00:59:09et des charges
00:59:09et je suis contre moi
00:59:10tout ce qui est connivence
00:59:12entre l'Etat et le grand capitalisme
00:59:13je suis pour la liberté entrepreneuriale
00:59:15je viens du monde du petit commerce
00:59:16et donc on a besoin
00:59:18de grandes entreprises
00:59:18on a besoin d'entreprises intermédiaires
00:59:20on a besoin de toutes les PME
00:59:21mais qu'on arrête
00:59:22tous les dispositifs bureaucratiques
00:59:24je reviens à ça
00:59:25qui en fait détournent
00:59:26l'argent public
00:59:27et qui facilite
00:59:30les connexions
00:59:31les connivences
00:59:32qui empêchent
00:59:33des nouvelles entreprises
00:59:33d'entrer sur le marché
00:59:34c'est comme ça
00:59:35qu'on va libérer
00:59:36mais par exemple
00:59:36avec un David Lissnard à l'Élysée
00:59:38le 1er mai
00:59:39qui peut travailler
00:59:40et qui ne peut pas travailler
00:59:41vous y touchez
00:59:42vous n'y touchez pas
00:59:43c'est très simple
00:59:43c'est à dire que le 1er mai
00:59:44reste un jour chômé
00:59:46donc férié
00:59:47payé
00:59:48comme c'est le cas
00:59:48depuis 1941 je crois
00:59:50je ne rappelle pas le passage
00:59:52mais en revanche
00:59:53travaille qui veut
00:59:54parce que moi
00:59:56comme vous certainement
00:59:57j'ai payé mes études
00:59:58je bossais
00:59:58j'étais toujours volontaire
00:59:59pour travailler
00:59:59les jours fériés
01:00:00et le 1er mai
01:00:01j'avais le droit
01:00:02de travailler dans un McDonald's
01:00:03mais je n'avais pas le droit
01:00:04de travailler dans un magasin de vêtements
01:00:06j'ai eu des magasins ensuite
01:00:07et j'ai eu des salariés
01:00:09qui voulaient travailler ce jour-là
01:00:11et on les payait double
01:00:12à condition donc de payer double
01:00:13ensuite le chef d'entreprise
01:00:15soit il décide de fermer
01:00:17parce qu'il estime
01:00:18qu'il n'a pas intérêt
01:00:19à ouvrir en payant double
01:00:20soit il ouvre
01:00:21avec les seuls volontaires
01:00:22et on garde donc
01:00:24le symbole du jour férié
01:00:25et on crée la liberté
01:00:27de travailler
01:00:28c'est quand même extraordinaire
01:00:30pardon mais
01:00:30d'avoir des gens
01:00:31qui sont censés défendre
01:00:33les salariés des syndicats
01:00:34qui empêchent les salariés
01:00:36d'avoir du pouvoir d'achat
01:00:38et qui pensent
01:00:39qu'ils sont tous sous la pression
01:00:40enfin le nombre de gens
01:00:41qui veulent bosser
01:00:42et gagner leur vie
01:00:42donc là aussi
01:00:44c'est comme les postures
01:00:45des partis politiques
01:00:45tous ces trucs-là
01:00:46c'est fini
01:00:47c'est dépassé
01:00:48donc pour vous
01:00:49n'importe qui
01:00:49qui en a la volonté
01:00:50doit pouvoir travailler
01:00:51le 1er mai
01:00:52payé double
01:00:53et ça reste donc
01:00:54un jour férié
01:00:54chômé
01:00:54vous avez peut-être entendu
01:00:55la proposition de Sophie Binet
01:00:56à la CGT
01:00:56qui a dit
01:00:57il manque un jour férié
01:00:58en France
01:00:58il en faudrait un 12ème
01:01:02aujourd'hui
01:01:02ça a été rejeté
01:01:03assez vite
01:01:03par le gouvernement
01:01:04est-ce que vous touchez
01:01:05au jour férié
01:01:06par exemple
01:01:06en considérant
01:01:07que les français
01:01:08ne travaillent pas assez
01:01:09ou pas ?
01:01:09ce qui est sûr
01:01:11c'est qu'il n'y a pas
01:01:11assez de français
01:01:12qui travaillent
01:01:12donc déjà
01:01:13ce qu'il faut
01:01:14c'est augmenter
01:01:14le volume global
01:01:15de travail
01:01:15et pour cela
01:01:16il faut augmenter
01:01:17l'incitation au travail
01:01:19donc il faut
01:01:19alors j'ai vu
01:01:20que c'était repris
01:01:20par d'autres maintenant
01:01:21il faut réduire
01:01:21l'extra brut
01:01:23c'est-à-dire
01:01:23parce que
01:01:25autrement
01:01:25s'il est trop élevé
01:01:26et bien c'est du chômage
01:01:27en plus
01:01:30il faut réduire
01:01:30les dépenses entre
01:01:31j'ai esquissé
01:01:32quelques idées
01:01:32tout à l'heure
01:01:33il faut revoir
01:01:33tout le modèle social
01:01:35et là
01:01:35on va bosser plus
01:01:36si aujourd'hui
01:01:37il faut que le travail
01:01:38paye beaucoup plus
01:01:39que l'oisiveté
01:01:40or en France
01:01:41nous subventionnons
01:01:42l'oisiveté
01:01:42et même mieux
01:01:43on importe l'oisiveté
01:01:44c'est tout ce modèle
01:01:45d'état-providence
01:01:46qui fonctionnait
01:01:47quand on maîtrisait
01:01:48les frontières
01:01:49quand on avait
01:01:50une grande croissance
01:01:50démographique
01:01:51qu'on faisait des gamins
01:01:51donc il y avait
01:01:53plus de cotisants
01:01:53il y avait une base large
01:01:54aujourd'hui
01:01:55c'est une pyramide
01:01:56de Ponzi
01:01:56c'est une pyramide inversée
01:01:57et quand il y avait
01:01:58des gains de productivité
01:01:58ce modèle est fini
01:01:59donc pour avoir
01:02:00un système social
01:02:01qui nous protège
01:02:02il faut changer
01:02:03totalement
01:02:03le rapport
01:02:05d'organisation sociale
01:02:06et beaucoup plus
01:02:07rémunérer
01:02:07l'investissement
01:02:08ce qu'on appelle
01:02:08le capital
01:02:09gros mot en France
01:02:10et le travail
01:02:10et c'est pourquoi
01:02:11je propose cette
01:02:12révolution du bon sens
01:02:14merci David Lissnard
01:02:16d'être venu ce soir
01:02:16sur ce plateau
01:02:17bonsoir Paula
01:02:18on va revenir
01:02:19sur la situation
01:02:20internationale
01:02:20avec vous
01:02:21dans le 20h
01:02:21je suppose
01:02:22oui bien entendu
01:02:23Donald Trump
01:02:23vient de l'annoncer
01:02:24fin du cessez le feu
01:02:25mercredi
01:02:26a priori
01:02:26il n'y aura pas
01:02:27de prolongation
01:02:28ça sera donc
01:02:28un accord
01:02:30ou la guerre
01:02:31effectivement
01:02:31on sera dans
01:02:32le détroit d'Hormuz
01:02:32où la bataille navale
01:02:34vient de commencer
01:02:35un destroyer américain
01:02:36à tirer
01:02:37l'Iran promet
01:02:38de riposter
01:02:38jusqu'où
01:02:39ira l'escalade
01:02:40on reçoit
01:02:41deux stars
01:02:42du renseignement
01:02:42Sergei Jeneuf
01:02:43l'ancien du KGB
01:02:44et Alain Bauer
01:02:45professeur de criminologie
01:02:46les deux hommes
01:02:47s'y connaissent
01:02:47en matière de pouvoir
01:02:49de manipulation
01:02:50on leur demandera
01:02:51qui est en train
01:02:52de gagner le bras de fer
01:02:53l'info continue
01:02:54bonne soirée sur BFM
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