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MEDI1TV Afrique : MEDI1 LA MATINALE - 19/04/2026
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00:15On est toujours ensemble sur Median TV, merci de nous rester fidèles, voici les titres de votre journal.
00:23L'incertitude encore est toujours autour du détroit de l'Harmouz, un détroit encore verrouillé par l'Iran.
00:28Téhéran évoque des progrès dans les négociations avec Washington, mais prévient qu'on est encore loin, très loin d'un
00:35accord.
00:38Fille de cette tension autour du détroit de l'Harmouz, peu après sa fermeture, au moins trois navires commerciaux qui
00:44tentaient de franchir ce bras de mer ont essuyé des tirs.
00:49Et puis face à la disparition du glacier Mörkeretsch, l'artiste suisse Athéna lance une initiative pour alerter sur l
01:00'urgence climatique en concert acoustique,
01:02tourné depuis une grotte mettant à lumière le recul des glaciers chaque année.
01:12C'est toujours l'incertitude au Moyen-Orient où tous les regards sont tournés vers le détroit d'Harmouz,
01:20un détroit encore verrouillé par l'Iran qui invoque le blocus de ses ports par les États-Unis.
01:26Téhéran qui étudie de nouvelles propositions de Washington fait état de progrès, progrès dans les négociations,
01:33mais pour le président du Parlement iranien, on est encore très loin d'un accord final.
01:38Donald Trump de son côté dénonce un chantage du régime iranien.
01:45Signe de cette tension autour du détroit d'Harmouz, je vous l'annonçais dans les titres, peu après sa fermeture
01:50au mois,
01:50trois navires commerciaux qui tentaient de franchir ce bras de mer ont essuyé des tirs.
01:56Les gardiens de la révolution avaient bien prévenu que toute tentative d'approche du détroit serait considérée,
02:04je cite, comme une coopération avec l'ennemi et le navire contrevenant sera pris pour cible.
02:10Fin de citation.
02:13Au cœur de ce face-à-face entre l'Iran et les États-Unis,
02:17cette route stratégique du pétrole devient une arme et nous l'avons vu,
02:22le moindre blocage fait trembler l'économie mondiale.
02:25Rachid Farhan.
02:27Ouvert vendredi, refermé samedi.
02:30Le détroit d'Harmouz devient le symbole d'un rapport de force qui s'intensifie heure après heure.
02:36Téhéran accuse Washington de maintenir un blocus maritime et impose ses conditions.
02:41Un passage surveillé et réversible à ce moment.
02:47Nous avons l'avantage.
02:48Nous n'avons pas encore utilisé toutes nos capacités.
02:51Nous pouvons suspendre des millions de barils de pétrole par jour.
02:55Nous avons encore des cartes décisives à jouer.
03:02En parallèle, une autre bataille se joue, celle des négociations.
03:06Téhéran confirme avoir reçu de nouvelles propositions américaines pour mettre fin au conflit.
03:11Des propositions transmises via une médiation pakistanaise est toujours à l'étude.
03:16Aucune réponse pour l'instant et surtout, une ligne rouge affichée, aucun compromis majeur.
03:24En face, Donald Trump affiche fermeté sans fermer la porte aux discussions.
03:33Nous avons de très bonnes discussions avec l'Iran.
03:35Mais ils ne peuvent pas nous faire chanter.
03:38Nous adoptons une position très ferme.
03:44Dialogue affiché, mais bras de fer bien réel.
03:47Aujourd'hui, le détroit d'Hormuz n'est plus seulement une route maritime.
03:51C'est un point de pression où chaque mouvement peut faire basculer l'équilibre régional et mondial.
03:59Sur le front du Liban, malgré le cessez-le-feu, Israël continue de démolir des maisons dans le sud du
04:05pays.
04:06Zone qui a été hier le théâtre d'une attaque qui a coûté la vie à un casque bleu français.
04:11Paris pointe du doigt le Hezbollah qui nie toute implication.
04:15Attaque en tout cas fermement condamnée par le secteur général de l'Union Antonio Guterres.
04:21Et depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, c'est la deuxième fois qu'Israël annonce la mort
04:26d'un soldat français dans le sud du Liban.
04:29Israël qui, d'ailleurs, comme il l'avait fait à Gaza, a décidé d'établir sur place une ligne jaune
04:35de démarcation.
04:36Le Hezbollah de son côté promet de riposter à toute attaque de Tzhal.
04:40L'armée israélienne qui a mené hier des frappes contre, je cite, des suspects qui s'approchaient de ces troupes
04:47malgré une trêve.
04:52Israël cible le sud du Liban tout en ayant dans son viseur la Cisjordanie occupée sur place précisément à l
05:00'ouest de la ville d'Ebron.
05:03Un jeune de 25 ans a été tué par l'armée israélienne.
05:07Le ministère palestinien de la Santé parle de tir par balle dans de nombreuses zones occupées.
05:13Plusieurs ONG font état d'exaction grave commise contre les civils palestiniens.
05:20Et pendant ce temps, la situation humanitaire ne cesse de se dégrader dans la bande de Gaza où des montagnes
05:26de déchets s'accumulent près des camps de réfugiés.
05:29Des conditions de vie inhumaines propices à l'apparition de plusieurs maladies.
05:34Quand les Gazaouis luttent pour préserver leur santé, c'est un récit de Nasrdi Nunaïn.
05:41Au milieu des rats et des déchets, la présence d'enfants interpelle.
05:45Des eruptions cutanées, des allergies et même des cas de galles ont été signalés.
05:49Mais pas le choix pour ces familles qui n'ont nulle part où aller.
05:52La guerre leur a pris leur foyer.
05:54Ils sont désormais installés dans un camp de déplacés entourés de montagnes d'ordures.
05:58Confrontés à cette nouvelle réalité, les parents essaient de garder la tête froide.
06:04Il y a des mouches, des moustiques, des rats, nos enfants ont la gale.
06:08Il n'y a ni organisation ni personne pour s'occuper de nous.
06:10Mais il nous reste la foi.
06:12Et ça, il n'y a personne qui nous l'enlèvera.
06:16Malgré la situation, le combat pour survivre continue.
06:19Tout au long de la journée, ces déplacés fouilles pour trouver de quoi vivre.
06:23Du carton, du bois ou tout autre combustible pour allumer un feu et cuisiner.
06:27Lorsqu'ils réussissent à trouver de la nourriture.
06:29Face à la situation, certains résistent difficilement.
06:34Je pense sincèrement que mourir, ce serait mieux.
06:37Je suis déjà mort quelque part.
06:38Trouver de l'eau est une lutte.
06:39Il n'y a pas de nourriture.
06:40Nous sommes obligés de regarder nos enfants grandir dans ces conditions.
06:44Mon enfant a la gale.
06:45Demandez à n'importe quel parent s'il préfère mourir ou voir son enfant malade sans ne rien pouvoir faire.
06:53Les collectivités locales et les différents programmes des Nations Unies essaient de gérer la crise.
06:57Mais les ressources sont limitées et ne suffisent pas à maintenir une situation viable face à l'ampleur de la
07:02crise humanitaire dans la région.
07:06Ces décharges se sont formées parce que l'accès aux vraies décharges sanitaires a été interdit.
07:11Nous avons essayé de gérer la situation en collectant les déchets pour les déposer dans des endroits relativement éloignés.
07:16Mais avec la guerre, nous n'avons pas réussi.
07:18Voilà l'état des lieux, comme vous pouvez le voir.
07:22Depuis octobre dernier, un fragile cessez-le-feu a été acté.
07:26Mais la guerre a laissé des dégâts dans l'immense partie du territoire qui est en ruine.
07:30Laissant ces familles livrées à elles-mêmes, les déplacements sont limités.
07:33L'accès à l'eau, à la nourriture, aux soins de santé et à l'aide humanitaire reste très difficile.
07:39En Ukraine, un adolescent de 16 ans a été tué aujourd'hui dans une attaque survenue dans le nord du
07:45pays.
07:45La veille, une fusillade près d'un supermarché a endeuillé la capitale, Kiev.
07:50Bilan, 6 morts.
07:51L'assaillant a été aussi tué.
07:53Une enquête pour actes terroristes a été ouverte.
07:56Selon le parquet, le tireur présumé est né à Moscou.
07:59Et pour l'heure, il n'y a aucune confirmation qu'il avait la citoyenneté russe.
08:07Entre expulsions, tensions et polémiques en Tunisie, la question migratoire franchit un nouveau cap.
08:13Au Parlement, les appels à des mesures radicales se multiplient.
08:16Et sur le terrain, les défenseurs des droits de l'homme tirent la sonnette d'alarme.
08:20Najwa Becha.
08:25Expulser les migrants, le temps se durcit en Tunisie.
08:29Au Parlement, une déclaration choc relance un débat déjà brûlant.
08:33Ces dernières semaines, les appels à des mesures radicales se multiplient sur fonds de tensions asfaxes.
08:39Dans cette ville côtière, des campants informels se sont installés dans les oliverets.
08:45Une réalité qui alimente inquiétude et division.
08:49Sur le terrain, comme dans l'arène politique, la fermeté gagne du terrain.
08:57La situation est préoccupante, d'autant que la Tunisie traverse une crise économique.
09:03Nous appelons chaque pays à protéger ses frontières.
09:06En urgence, il faut stopper l'afflux des migrants et organiser ceux déjà présents, souvent sans identité claire.
09:15Mais en face, les organisations de défense des droits humains tirent la sonnette d'alarme,
09:21dénonçant une montée des discours hostiles envers les migrants d'Afrique subsaharienne.
09:27Plus de 20 000 migrants en situation irrégulière serait aujourd'hui présents en Tunisie.
09:34Un chiffre en os dans un pays perçu comme un point de passage vers l'Europe.
09:41En Tunisie, la gestion migratoire est déjà encadrée.
09:46L'Organisation internationale pour les migrations évoque environ 8 000 retours en 2025,
09:52tandis que le ministre de l'Intérieur Khaled Nouri parle d'une baisse des arrivées.
09:57Dans ce contexte, le débat prend une tournure politique.
10:02La migration s'impose de plus en plus comme un enjeu électoral en Tunisie.
10:07Les autorités, elles plaident pour une gestion équilibrée.
10:11Le ministre de l'Intérieur Khaled Nouri évoque une approche conforme aux engagements internationaux.
10:18Et sur le terrain, les retours se poursuivent avec le soutien de l'Organisation internationale pour les migrants.
10:25Plus de 11 000 migrants ont été reconduits vers leur pays d'origine depuis début 2025.
10:32Un dossier explosif où se croisent enjeux sécuritaires, pression migratoire et question de droits humains.
10:40Migrants, sécurité, pression politique.
10:43En Tunisie, le débat dépassent désormais les mots.
10:46Ils touchent l'essentiel.
10:48Quelle société pour demain ?
10:50Depuis Tunis, Najwa Béchard pour Médien.
10:54Au Gabon, la refonte du code de la nationalité est, vous le savez, désormais effective.
11:00Problème, elle ne fait pas l'unanimité.
11:02Qu'est-ce qui dérange tant dans ce texte ?
11:05Pourquoi l'opposition ne veut pas en entendre parler ?
11:08Daniela Ayeme, notre correspondante sur place, a posé toutes ces questions à un juriste.
11:12Regardez.
11:14Annoncé en août 2025, lors d'un conseil de ministre, le nouveau code de la nationalité gabonaise,
11:20adopté par l'ordonnance numéro 0004-PR-2026, du 26 février 2026,
11:28reforme en profondeur l'accès à la citoyenneté.
11:32Très souvent taxée de sensible, la question de la nationalité reste un sujet ouvert
11:37et cette ordonnance met en lumière des aspects importants.
11:40Pour mieux comprendre, nous sommes allés à la rencontre de France à logo juriste-politiste
11:45qui est revenu sur les points essentiels de la nationalité.
11:49La nationalité, il faut le préciser, ce n'est pas qu'une étiquette, ce n'est pas qu'un simple
11:53nom.
11:54Si on doit la définir en droit, c'est le lien de filiation entre un État,
12:00donc un territoire et une personne de droit privée
12:04qui vous confère deux choses, au même moment des droits, au même moment des devoirs.
12:09Donc vous comprenez que si vous avez des devoirs par le canal d'une nationalité,
12:14vous avez aussi des droits, vous avez donc un statut particulier que la loi vous confère.
12:19Et au nom de la souveraineté, mais aussi de la protection même que l'État vous accorde,
12:25l'un de vos devoirs, c'est aussi de protéger l'État.
12:29Parmi les différentes réformes présentées dans ce code,
12:32celle sur les motifs de perte de nationalité reste encore mal perçue.
12:35Si aujourd'hui, monsieur Alogo que je suis, je porte atteinte à l'État gabonais
12:41ou je pose un acte considéré aux yeux du juge comme étant un acte ostentatoire à la nation gabonaise,
12:48il peut décider de me retirer ma nationalité gabonaise.
12:54C'est de son plein droit.
12:55Mais ça ne veut pas dire que tout acte de dérive, il y aura une application automatique.
13:02Et je pense que c'est ça le problème, parce que la plupart des gens estiment
13:05qu'en cas d'acte sensible posé contre la nation ou contre le gouvernement,
13:12il y a une application stricto sensu et avec des yeux fermés.
13:16Si pour certains, cette ordonnance est discriminatoire,
13:19cependant elle présente des avantages au sein de la société.
13:22Il était important de créer la cohésion sociale.
13:25Mais la cohésion sociale, comment on la crée du point de vue de la loi ?
13:28C'est de mettre une disposition qui permet à ce que la population gabonaise,
13:34qui s'est plaint d'une chose, se retrouve.
13:37Et donc en réalité, moi je pense que c'est une question de communication.
13:41Et là, les pouvoirs publics devraient se saisir de leur rôle,
13:47leur mission régalienne qui est aussi de communiquer,
13:50d'entretenir, de sensibiliser les populations.
13:53Parce que je pense qu'en réalité, c'est une mauvaise interprétation,
13:56une mauvaise compréhension qu'on a de l'ordonnance en question.
13:59Cette réforme, qui modifie en profondeur les règles d'acquisition
14:03et de perte de nationalité, est perçue comme un tournon législatif majeur pour le pays.
14:10Après le Gabron direction, le Mali, où les autorités encouragent la pisciculture,
14:15plusieurs initiatives ont vu le jour pour promouvoir l'élevage de poissons.
14:19C'est ce que nous allons voir dans ce reportage de Mohamed Danyoko.
14:23Installée depuis 2007, cette ferme piscicole a connu un regain de production de poissons.
14:29A ce jour, ces 36 incubateurs produisent entre 200 et 300 000 aloevins par an,
14:35de quoi répondre aux besoins de toute la région de Koulikourou.
14:38Un succès réalisé grâce au financement du projet de restauration des terres dégradées au Mali.
14:44Mon souci était d'avoir une écloserie sur place qui va prendre toute la région.
14:50Dieu faisait les choses, aujourd'hui je suis satisfait.
14:53Le projet m'a aidé, Perté m'a aidé pour que je puisse faire ça.
14:58Ici à Tiemfala, Maïmouna Touré et son équipe ont su judicieusement utiliser les fonds mis à leur disposition.
15:06Ainsi, après avoir équipé sa ferme de fourrage et de bassins, elle s'apprête à approvisionner le marché avec 13
15:13tonnes de poissons.
15:15De l'incubation des géniteurs à la vente sur le marché, en passant par le grossissement,
15:20pour le ministre de l'Elevage et de la Pêche, cela démontre que la chaîne est bien maîtrisée.
15:25Les acteurs sont en train de travailler main dans la main.
15:30Chacun joue son rôle pour que la sécurité alimentaire et nutritionnelle soit au rendez-vous,
15:37avec des produits sains, mais aussi des produits de bonne qualité à des prix abordables.
15:44Une chaîne maîtrisée grâce au PRTD qui doit contribuer au consommé local,
15:50à l'amélioration des pratiques aquacoles et surtout à la création de nombreux emplois.
15:55Aujourd'hui, nous visons à renforcer la souveraineté alimentaire
16:00et aussi à amener les communautés à consommer localement,
16:07donc aussi à créer des emplois pour les jeunes.
16:11C'est la vision du président de la transition, le général Darmi Asimigouita.
16:17Cette visite à Koulikourou et à Tienfala, après celle de Donébou et de Safou,
16:21ont rassuré les deux ministres quant au sérieux et à l'impact du PRTD sur le quotidien de leurs nombres
16:28bénéficiaires.
16:30Une voix pure pour un géant de glace à l'agonie.
16:34C'est le projet hors du commande de l'artiste suisse Toitena.
16:38Elle s'est installée avec ses musiciens au cœur d'une grotte du glacier Mortirach,
16:45un concert acoustique en forme de plaidoyer,
16:48alors que les glaces alpines reculent chaque année.
16:51C'est un sujet de Papa Alunzar.
16:55Sa voix résonne au cœur d'une grotte de glace sculptée par le retrait d'un glacier alpin.
17:03Accompagnée d'un petit ensemble musical,
17:06la chanteuse utilise son art pour alerter sur l'urgence climatique.
17:10Le changement climatique s'accélère.
17:12Le glacier Mortirach s'efface.
17:14La musicienne brise le silence pour donner une voix à ce géant de cristal en sursis.
17:21Quand nous sommes arrivés ici, nous étions sans voix parce que c'est incroyablement beau.
17:27Et même si nous vivons tous si près d'endroits comme celui-ci en Suisse,
17:32nous avons été époustouflés en voyant à quel point cette nature peut être magnifique.
17:37Et nous sommes reconnaissants d'avoir pu monter ici et voir ce lieu magique avant qu'il ne disparaisse.
17:46Les scientifiques estiment que le glacier recule d'environ 50 mètres par an.
17:52Ce lieu a peu de chances de survivre l'été prochain.
17:57La grotte ne sera pas là l'année prochaine, car à chaque été, le fond sud de la grotte que
18:02nous avons ici recule le plus vite.
18:04Et d'en haut, nous avons au moins 10 mètres d'ablation.
18:07Cela signifie que les glaciers fondent aussi bien par le haut que par le bas,
18:12car l'air chaud circule ici pendant l'été et c'est pour cela qu'il aura disparu.
18:19Les groupes environnementaux avertissent que de nombreux glaciers suisses pourraient disparaître d'ici quelques années.
18:26Ce projet musical est plus qu'une performance.
18:29Un plaidoyer pour ce joyau de la nature, aujourd'hui condamné par le changement climatique.
18:37Dans cette édition, on connaît désormais l'affiche de la finale de la Ligue des champions africaines de football.
18:44Elle opposera les Sud-Africains de Mamlu-Dissendant à l'ASFAR,
18:49qui s'est qualifiée hier malgré sa défaite en but à zéro contre la renaissance de Berkane en demi-finale
18:55retour.
18:57Les militaires qui attendaient ce moment depuis 1985 ont bénéficié de l'avantage acquis à l'aller où ils avaient
19:04pris le dessus sur les Berkani.
19:08À présent, place à l'essentiel de l'actualité économique et c'est avec Younes Benzinev.
19:22Mesdames et Messieurs, bonjour et bienvenue dans cette nouvelle édition de votre journal de l'économie.
19:27Au Maroc, l'approvisionnement du marché reste globalement maîtrisé.
19:30Le ministre de l'Industrie et du Commerce, Riyad Mezzour, se veut rassurant malgré un environnement international marqué par de
19:37fortes tensions.
19:38Selon lui, la situation demeure stable pour l'essentiel des produits de base.
19:43Le gouvernement suit de près l'évolution des stocks à travers une commission de veille couvrant aussi bien les produits
19:48énergétiques que les entrants alimentaires et industriels.
19:51Si quelques difficultés persistent, notamment sur les carburants et certaines denrées affectées par les conditions climatiques, des solutions sont en
19:59place pour en limiter l'impact.
20:01L'exécutif affirme maintenir sa mobilisation pour soutenir le pouvoir d'achat.
20:06Des mesures sont déployées pour rétablir l'équilibre entre production et approvisionnement, même si la hausse des prix continue de
20:13peser sur les ménages.
20:16Direction l'Europe à présent en France, l'inflation a nettement accéléré au mois de mars, portée principalement par la
20:22flambée des prix de l'énergie.
20:24Les prix à la consommation ont progressé de 1% sur un mois et de 1,7% sur un
20:30an, selon l'Institut national de la statistique et des études économiques.
20:33Cette hausse s'explique surtout par l'envolée des produits pétroliers, en lien avec les tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
20:41Sur un an, la dynamique reste dominée par l'énergie, même si certains prix comme l'électricité ou le gaz
20:47reculent.
20:48L'inflation sous-jacente, elle, demeure contenue, signe d'une pression encore limitée, hors éléments volatils.
20:57Toujours en France, le gouvernement revoit légèrement à la baisse ses perspectives économiques.
21:02La croissance est désormais attendue à 0,9% cette année, contre 1% auparavant, dans un contexte marqué par
21:10les incertitudes liées à la guerre au Moyen-Orient.
21:12Malgré ce léger ajustement, l'exécutif estime que l'impact sur l'activité reste modéré, grâce notamment à une meilleure
21:20indépendance énergétique.
21:22En revanche, l'inflation est revue à la hausse à 1,9% sous l'effet de la hausse des
21:27prix de l'énergie.
21:28Dans ce contexte incertain, le gouvernement maintient son objectif de déficit en public à 5% du PIB cette année,
21:36tout en reconnaissant des risques élevés.
21:39La volatilité des prix de l'énergie pourrait en effet peser davantage sur la croissance et alourdir le coût de
21:45la dette.
21:48Cap sur les États-Unis. L'inflation à la production a poursuivi sa hausse en mars, atteignant 4% sur
21:55un an.
21:55Un niveau inédit depuis trois ans, même s'il reste inférieur aux attentes des analystes.
22:01Cette progression est largement tirée par l'énergie, avec une forte augmentation des prix des carburants.
22:06Le prix de l'essence à la pompe a nettement grimpé depuis le début du conflit au Moyen-Orient, contribuant
22:11à la hausse globale des coûts de production.
22:14En revanche, certains signaux sont plus modérés.
22:17Les prises alimentaires reculent, ce qui permet de contenir partiellement l'inflation.
22:22Sur un mois, la hausse reste stable à 0,5%, traduisant une pression toujours présente mais maîtrisée.
22:32Enfin, en Asie, le FMI ajuste ses prévisions pour la Chine.
22:36La croissance est désormais tendue à 4,4% en 2026.
22:40Un léger recul qui confirme le ralentissement de la deuxième économie mondiale.
22:44Malgré les mesures de relance et l'assouplissement des tensions commerciales avec les États-Unis,
22:50plusieurs facteurs structurels continuent de peser.
22:52Le secteur immobilier est toujours en difficulté et le ralentissement de la productivité freine la dynamique économique.
22:58Plus largement, le FMI souligne que le conflit au Moyen-Orient affecte l'ensemble des économies asiatiques émergentes.
23:06A l'échelle mondiale, la croissance pour cette année est revue à la baisse à 3,1% dans un
23:11contexte marqué par les incertitudes énergétiques.
23:16C'est la fin de notre journal. Merci de l'avoir suivi. Bonne suite de programmes sur notre antenne.
23:23Votre matinale se poursuit sur Médian TV et c'est le moment de faire un tour dans nos kiosques à
23:29journaux.
23:29C'est avec Dinamri.
23:37Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur Médian TV.
23:40Voici les principaux titres de l'actualité nationale et internationale qui ont marqué cette semaine.
23:47A la une de cette édition, le matin s'est intéressé au dossier du Sahara marocain,
23:52qui connaît une nouvelle avancée diplomatique majeure.
23:56L'Union européenne affiche désormais un soutien clair au plan d'autonomie proposé par le Maroc,
24:02qu'elle considère comme une solution réaliste pour clore ce différent régional.
24:07En visite à Rabat, la vice-présidente de la Commission européenne a appelé à relancer les discussions sans conditions préalables
24:16en s'appuyant sur cette initiative marocaine.
24:20Ce positionnement s'inscrit dans une dynamique internationale plus large,
24:24marquée par un soutien croissant de plusieurs pays à cette approche, jugée pragmatique et durable.
24:31Selon le Maroc, cette évolution conforte une stratégie diplomatique menée sur le long terme,
24:38visant à faire du plan d'autonomie la base unique des négociations sous les JD Nations Unies.
24:44Nous restons au Maroc, où la lutte contre l'analphabétisme enregistre des résultats significatifs.
24:51Selon les données relayées par H24 Info, près de 2,4 millions de personnes ont bénéficié de programmes d'analphabétisation
25:00au cours des trois dernières années.
25:02Ces efforts s'inscrivent dans une stratégie nationale qui vise à réduire durablement le taux d'analphabétisme,
25:09encore élevé dans certaines catégories de la population, notamment en milieu rural et chez les femmes.
25:16Au-delà des chiffres, les autorités misent sur une approche plus qualitative,
25:21axée sur l'insertion sociale et professionnelle des bénéficiaires.
25:25Un enjeu majeur pour le développement du capital humain,
25:29considéré aujourd'hui comme un levier essentiel de croissance économique et d'inclusion sociale.
25:35Dans l'actualité nationale également, le système universitaire marocain amorce une réforme en profondeur.
25:42D'après aujourd'hui le Maroc, il s'agit d'une refonte de l'architecture pédagogique des cycles licences et
25:49masters.
25:50Objectif, adapter la formation aux exigences du marché de l'emploi.
25:55Parmi les changements attendus, une plus grande flexibilité des parcours et un renforcement des compétences transversales.
26:03Cette réforme vise également à améliorer l'employabilité des diplômés,
26:07souvent pointée comme un défi majeur du système actuel.
26:11A travers ces transformations structurelles,
26:14les universités marocaines cherchent à s'aligner sur les standards internationaux,
26:19tout en répondant aux besoins spécifiques de l'économie nationale.
26:24Faut-il faire une pause des réseaux sociaux ?
26:27Une étude récente relayée par Independent met en lumière les effets positifs d'un digital detox,
26:33autrement dit, une réduction volontaire de l'usage des plateformes.
26:37Les résultats montrent une amélioration du bien-être mental,
26:42une baisse du stress et une meilleure qualité de vie chez les participants.
26:46Dans un contexte de surconsommation numérique,
26:49les chercheurs alertent sur les risques d'addiction et d'impact sur la santé psychologique.
26:56Limiter son temps d'écran, même temporairement,
26:59pourrait ainsi devenir une nouvelle habitude bénéfique,
27:02à l'heure où les réseaux sociaux occupent une place centrale dans notre quotidien.
27:08C'est un signal d'alerte majeur pour le climat mondial.
27:12Le courant océanique, appelé AMOC,
27:14véritable thermostat de la planète,
27:17pourrait fortement ralentir d'ici la fin du siècle.
27:20Selon une étude récente,
27:22relayée par le magazine Verreco,
27:24sa puissance pourrait diminuer de plus de 50%,
27:28un niveau bien plus élevé que les estimations précédentes.
27:32Ce système de courant joue pourtant un rôle essentiel.
27:36Il transporte la chaleur des tropiques vers l'Atlantique Nord
27:39et contribue également à réguler les températures à l'échelle mondiale.
27:44Mais sous l'effet du réchauffement climatique,
27:47cet équilibre reste fragilisé.
27:50Des océans plus chauds et moins salés perturbent la circulation des eaux,
27:54et ralentissent progressivement cette machine climatique.
27:58Les conséquences pourraient être considérables.
28:01Refroidissement en Europe,
28:03sécheresse dans certaines régions tropicales,
28:06montée des eaux sur les côtes atlantiques.
28:08Un scénario encore incertain,
28:10mais jugé de plus en plus crédible par les scientifiques,
28:14qui rappellent justement l'urgence de limiter le réchauffement
28:18pour éviter de franchir un point de bascule irréversible.
28:21C'est la fin de cette édition.
28:23Merci de l'avoir suivi.
28:25Très bonne suite des programmes sur Médian TV.
28:29Et l'info continue sur Médian TV.
28:32Dans une poignée de secondes,
28:34un nouveau point sur la culte.
28:43Le détroit d'Hormuz, encore, est toujours verrouillé par l'Iran.
28:49Téhéran évoque des progrès dans les négociations avec Washington,
28:53mais prévient qu'on est encore loin, très loin d'un accord.
28:58Et signe de ces tensions autour du détroit d'Hormuz,
29:01peu après sa fermeture,
29:03au moins trois navires commerciaux qui tentaient de franchir ce bras de mer
29:08ont essuie les tirs.
29:11Une voie pure pour un géant de glace à l'agonie.
29:15C'est le projet hors du commun de l'artiste suisse Toitena.
29:18Elle s'est installée au cœur d'une grotte du glacier Morterach
29:23pour alerter sur l'urgence climatique.
29:30C'est toujours l'incertitude, l'incertitude au Moyen-Orient
29:34où tous les regards sont tournés vers le détroit d'Hormuz,
29:37un détroit encore verrouillé par l'Iran
29:39qui invoque le blocus de ses ports par les États-Unis.
29:44Téhéran qui étudie de nouvelles propositions de Washington,
29:48fait état de progrès dans les négociations.
29:50Mais pour le président du Parlement iragien,
29:52on est encore très loin d'un accord final.
29:55Donald Trump, de son côté, dénonce son chantage du régime iranien.
30:01Signe de cette tension autour du détroit d'Hormuz,
30:04peu après sa fermeture, au moins trois navires commerciaux
30:07qui tentaient de franchir ce bras de mer ont essuyé des tirs.
30:11Les gardiens de la Révolution avaient bien prévenu
30:13que toute tentative d'approche du détroit serait considérée,
30:18je cite, comme une coopération avec l'ennemi
30:21et le navire contrevenant sera pris pour cible.
30:25Fin de citation.
30:28Au cœur de ce face-à-face entre l'Iran et les États-Unis,
30:32cette route stratégique du pétrole devient une arme
30:36et le moindre blocage, nous le savons,
30:40fait trembler l'économie mondiale.
30:43Ouvert vendredi, refermé samedi,
30:47le détroit d'Hormuz devient le symbole d'un rapport de force
30:50qui s'intensifie heure après heure.
30:53Téhéran accuse Washington de maintenir un blocus maritime
30:56et impose ses conditions.
30:58Un passage surveillé est réversible à tout moment.
31:04Nous avons l'avantage, nous n'avons pas encore utilisé
31:07toutes nos capacités,
31:08nous pouvons suspendre des millions de barils de pétrole par jour.
31:12Nous avons encore des cartes décisives à jouer.
31:18En parallèle, une autre bataille se joue,
31:21celle des négociations.
31:23Téhéran confirme avoir reçu de nouvelles propositions américaines
31:26pour mettre fin au conflit.
31:28Des propositions transmises via une médiation pakistanaise
31:32et toujours à l'étude.
31:34Aucune réponse pour l'instant
31:35et surtout une ligne rouge affichée,
31:38aucun compromis majeur.
31:41En face, Donald Trump affiche fermeté,
31:44sans fermer la porte aux discussions.
31:50Nous avons de très bonnes discussions avec l'Iran,
31:52mais ils ne peuvent pas nous faire chanter.
31:55Nous adoptons une position très ferme.
32:01Dialogue affiché, mais bras de fer bien réel.
32:04Aujourd'hui, le détroit d'Hormuz
32:06n'est plus seulement une route maritime,
32:08c'est un point de pression
32:10où chaque mouvement peut faire basculer
32:12l'équilibre régional
32:13et mondial.
32:16Sur le front du Liban,
32:18malgré le cessez-le-feu,
32:19Israël continue de démolir des maisons
32:21dans le sud du pays.
32:23Zone qui a été, d'ailleurs hier,
32:25le théâtre d'une attaque
32:26qui a coûté la vie à un casque bleu français.
32:29Paris pointe du doigt le Hezbollah
32:31qui nie toute implication.
32:33Attaque en tout cas fermement condamnée
32:35par le secteur général de l'ONU,
32:36Antonio Guterres.
32:39Et depuis le début de la guerre au Moyen-Orient,
32:42c'est la deuxième fois qu'Israël annonce
32:44la mort d'un soldat français
32:46dans le sud du Liban.
32:47Israël qui, d'ailleurs,
32:49comme il l'avait fait à Gaza,
32:50a décidé d'établir sur place
32:52une ligne jaune de démarcation.
32:54Le Hezbollah, de son côté,
32:56promet de riposter
32:57à toute attaque de Tshal,
32:59l'armée israélienne,
33:00qui a mené hier des frappes
33:02contre, je cite,
33:02des suspects qui s'approchaient
33:04de ces troupes.
33:08Israël cible le sud du Liban
33:10tout en ayant dans son viseur
33:12la Cisjordanie occupée,
33:14sur place précisément
33:15à l'ouest de la ville d'Ebron.
33:18Un jeune de 25 ans
33:19a été tué par l'armée israélienne.
33:22Le ministère palestinien de la Santé
33:23parle de tir par balle
33:25dans de nombreuses zones occupées.
33:27Plusieurs ONG font état
33:29d'exaction grave commise
33:31contre les civils palestiniens.
33:34Et pendant ce temps,
33:35la situation humanitaire
33:37ne cesse de se dégrader
33:38dans la bande de Gaza
33:39où des montagnes de déchets
33:41s'accumulent près des camps
33:42de réfugiés,
33:43des conditions de vie inhumaines
33:45propices à l'apparition
33:46de plusieurs maladies.
33:47Quand les Gazaouis
33:49luttent pour préserver leur santé,
33:50c'est un récit de Nasruddin Onaïd.
33:54Au milieu des rails et des déchets,
33:56la présence d'enfants interpelle.
33:58Des eruptions cutanées,
33:59des allergies et même
34:00des cas de galles
34:01ont été signalés,
34:02mais pas le choix
34:03pour ces familles
34:03qui n'ont nulle part où aller.
34:05La guerre leur a pris
34:06leur foyer.
34:07Ils sont désormais installés
34:08dans un camp de déplacés
34:09entourés de montagnes d'ordures.
34:11Confrontés à cette nouvelle réalité,
34:13les parents essaient
34:14de garder la tête froide.
34:17Il y a des mouches,
34:18des moustiques,
34:19des rats,
34:20nos enfants ont la gale.
34:21Il n'y a ni organisation
34:22ni personne pour s'occuper de nous,
34:23mais il nous reste la foi.
34:25Et ça,
34:25il n'y a personne
34:26qui nous l'enlèvera.
34:29Malgré la situation,
34:30le combat pour survivre continue.
34:32Tout au long de la journée,
34:34ces déplacés fouilles
34:34pour trouver de quoi vivre,
34:36du carton,
34:37du bois
34:37ou tout autre combustible
34:38pour allumer un feu
34:39et cuisiner
34:40lorsqu'ils réussissent
34:41à trouver de la nourriture.
34:42Face à la situation,
34:44certains résistent difficilement.
34:47Je pense sincèrement
34:48que mourir,
34:49ce serait mieux.
34:50Je suis déjà mort quelque part.
34:51Trouver de l'eau est une lutte.
34:52Il n'y a pas de nourriture.
34:53Nous sommes obligés
34:54de regarder nos enfants
34:55grandir dans ces conditions.
34:57Mon enfant a la gale.
34:58Demandez à n'importe quel parent
34:59s'il préfère mourir
35:00ou voir son enfant malade
35:01sans ne rien pouvoir faire.
35:06Les collectivités locales
35:07et les différents programmes
35:08des Nations Unies
35:09essaient de gérer la crise.
35:10Mais les ressources sont limitées
35:12et ne suffisent pas
35:13à maintenir une situation viable
35:14face à l'ampleur
35:15de la crise humanitaire
35:16dans la région.
35:19Ces décharges se sont formées
35:21parce que l'accès
35:22aux vraies décharges sanitaires
35:23a été interdit.
35:24Nous avons essayé
35:25de gérer la situation
35:25en collectant les déchets
35:27pour les déposer
35:27dans des endroits
35:28relativement éloignés.
35:29Mais avec la guerre,
35:30nous n'avons pas réussi.
35:31Voilà l'état des lieux
35:32comme vous pouvez le voir.
35:35Depuis octobre dernier,
35:37un fragile cessez-le-feu
35:38a été acté.
35:39Mais la guerre a laissé
35:40des dégâts
35:40dans l'immense partie
35:41du territoire
35:42qui est en ruine.
35:43Laissant ces familles
35:43livrées à elles-mêmes,
35:45les déplacements
35:45sont limités.
35:46L'accès à l'eau,
35:47à la nourriture,
35:48aux soins de santé
35:48et à l'aide humanitaire
35:49restent très difficiles.
35:52Nous parlons à présent
35:53de cette voie,
35:54une voie pure
35:55pour un géant de glace
35:56à l'agonie.
35:57C'est le projet
35:58hors du commun
35:58de l'artiste suisse
35:59d'Athéna.
36:00Elle s'est installée
36:01avec ses musiciens
36:02au cœur
36:03d'une grotte
36:05du glacier
36:06Morterach,
36:07un concert acoustique
36:08en forme de plaidoyer
36:09alors que les glaces
36:11alpines
36:11reculent chaque année.
36:13Papa Alunzar.
36:17Sa voix résonne
36:18au cœur
36:19d'une grotte de glace
36:20sculptée
36:21par le retrait
36:22d'un glacier alpin.
36:25Accompagnée
36:26d'un petit ensemble musical,
36:27la chanteuse
36:28utilise son art
36:30pour alerter
36:30sur l'urgence climatique.
36:32Le changement climatique
36:33s'accélère.
36:34Le glacier Morterach
36:35s'efface.
36:36La musicienne
36:37brise le silence
36:38pour donner une voix
36:39à ce géant
36:41de cristal en sursis.
36:43Quand nous sommes arrivés
36:45ici,
36:46nous étions sans voix
36:47parce que c'est
36:48incroyablement beau
36:49et même si nous vivons
36:50tous si près
36:51d'endroits
36:52comme celui-ci
36:53en Suisse,
36:54nous avons été
36:54époustouflés
36:56en voyant
36:56à quel point
36:57cette nature
36:58peut être magnifique
36:59et nous sommes reconnaissants
37:01d'avoir pu monter ici
37:02et voir ce lieu magique
37:04avant qu'il ne disparaisse.
37:08Les scientifiques
37:09estiment que le glacier
37:11recule d'environ
37:11150 mètres par an.
37:13Ce lieu
37:14a peu de chances
37:15de survivre
37:16l'été prochain.
37:19La grotte
37:19ne sera pas là
37:20l'année prochaine
37:21car à chaque été,
37:22le fond sud
37:23de la grotte
37:24que nous avons ici
37:25recule le plus vite.
37:26Et d'en haut,
37:27nous avons au moins
37:2810 mètres d'ablation.
37:29Cela signifie
37:30que les glaciers
37:31fondent aussi bien
37:32par le haut
37:33que par le bas
37:34car l'air chaud
37:35circule ici
37:36pendant l'été
37:36et c'est pour cela
37:37qu'il aura disparu.
37:41Les groupes environnementaux
37:43avertissent que
37:44de nombreux glaciers
37:45suisses
37:45pourraient disparaître
37:46d'ici quelques années.
37:48Ce projet musical
37:49est plus qu'une performance,
37:51un plaidoyer
37:52pour ce joyau de la nature
37:54aujourd'hui condamné
37:56par le changement climatique.
37:59Et votre matinale
38:01se poursuit sur
38:02Médian TV
38:03tout de suite
38:03place à
38:04l'Invité Culture.
38:05C'est avec
38:05Marie-Prabich.
38:15Mesdames et messieurs,
38:16bonsoir
38:17et bienvenue
38:17dans l'Invité Culture.
38:19Le Maroc
38:20vit aujourd'hui
38:21une véritable
38:22métamorphose
38:23de son paysage
38:24culturel
38:25longtemps perçue
38:26comme des lieux figés,
38:27tournés vers le passé.
38:28Nos musées
38:29sont devenus
38:30en une décennie
38:31les fers de l'Anse
38:32d'une identité nationale
38:34dynamique
38:34et d'une diplomatie
38:36culturelle rayonnante.
38:38Qu'il s'agisse
38:39de célébrer
38:39l'art moderne,
38:40de magnifier
38:41l'art du tapis
38:42ou de retracer
38:43l'histoire millénaire
38:44de nos terroirs,
38:45le musée marocain
38:47s'est réinventé.
38:48Il est désormais
38:49un espace vivant,
38:50un lieu de médiation
38:51où le patrimoine
38:52dialogue
38:53avec la création
38:55contemporaine
38:56et où la conservation
38:57rigoureuse
38:59rencontre
38:59l'exigence
39:00d'une ouverture
39:01au plus grand nombre.
39:03Pour décrypter
39:04les coulisses
39:05de cette révolution
39:06muséale
39:06et comprendre
39:07comment s'organise
39:08ce maillage culturel
39:10à travers tout le royaume,
39:11je reçois aujourd'hui
39:12M. Abdelaziz Lidari.
39:14Ici,
39:14vous êtes
39:15chef du département
39:17des musées
39:17de la Fondation nationale
39:18des musées,
39:19ex-directeur
39:20aussi du musée
39:21Mohamed VI.
39:22C'est un plaisir
39:23de vous avoir
39:24avec nous aujourd'hui.
39:26Merci d'inviter
39:28la Fondation nationale
39:29des musées
39:30pour évoquer
39:31un petit peu
39:31le bilan
39:33de ce que la Fondation
39:34a réalisé
39:35sur le plan national
39:36dans le domaine
39:37de la miséologie.
39:38Le bilan effectivement
39:39des réalisations,
39:40en tout cas,
39:40c'est un secteur
39:41qui bouge aujourd'hui
39:42en plein mouvement,
39:43beaucoup de choses
39:44qui se font,
39:45beaucoup de projets
39:46en cours.
39:48Parlez-nous
39:49un petit peu
39:49de tous ces projets.
39:51Alors,
39:52comme vous le savez,
39:53la Fondation
39:53est une structure
39:54récente,
39:54une structure étatique
39:55qui a été mise en place
39:58par une volontaire
39:59royale en 2011
40:00et avec un président
40:03aussi dynamique
40:04que Serp Tui,
40:05donc qui avait
40:07les premiers jalons
40:08d'une véritable réflexion
40:10autour des musées
40:11marocaines.
40:12Donc,
40:12on a lancé
40:12une étude
40:14et un diagnostic
40:16poussé
40:17qui a permis
40:17de faire sortir
40:19les grands axes
40:20de cette réflexion.
40:21D'abord,
40:22on a constaté
40:23qu'on est resté
40:24longtemps lié
40:25à l'historique graphique
40:26de recherche
40:27archéologique
40:28et ethnographique
40:28dans ce pays.
40:29On avait essentiellement
40:30des musées d'archéologie
40:31et des musées d'ethnographie.
40:32Donc,
40:33le musée d'art
40:33n'existait pas encore
40:34au Maroc.
40:35Donc,
40:36à partir de la création
40:37du musée Mohamed VI,
40:38il y a eu le premier
40:40musée d'art moderne
40:41et contemporain
40:42qui va permettre
40:44au Maroc
40:45d'être inséré
40:46dans la dynamique
40:48de la mouvance artistique
40:50moderne
40:50et contemporaine.
40:52Suite à ça,
40:53il va y avoir
40:53bien évidemment
40:54une ouverture
40:56à la fois
40:56sur l'extérieur
40:57dans un souci
40:59de démocratiser
41:00l'accès à l'art
41:02en faisant venir
41:03des grandes expositions
41:04à l'image
41:05des expos
41:06que nous avons ramenées
41:08genre
41:08de la Croix,
41:09Matisse,
41:11l'exposition
41:12des impressionnistes
41:16par exemple
41:16au Maroc
41:17ou l'exposition
41:19de Giacometti
41:21ou l'exposition
41:22de César
41:23ou l'exposition
41:23de Picasso,
41:24etc.
41:25Donc,
41:25c'était des temps forts
41:27qui ont permis
41:27au musée
41:28de se positionner
41:29d'un côté
41:29et de doter
41:31les structures marocaines
41:32d'un élément
41:34qu'on appelle
41:35dans le langage
41:36vernaculaire
41:37des muséographes
41:38un facility report,
41:40c'est-à-dire
41:40un document fiable
41:41qui permet au musée
41:42d'être capable
41:42de faire venir
41:44des grandes expositions,
41:45chose qu'on ne pouvait
41:45pas faire auparavant.
41:47Donc,
41:47ça,
41:48c'est la première constatation.
41:49La seconde,
41:50c'est qu'on avait constaté aussi
41:51que la carte
41:52des musées au Maroc
41:54était une carte
41:55qui nécessitait
41:56une répartition
41:57beaucoup plus équitable
41:58au niveau
41:59des régions.
42:00Donc,
42:01l'ensemble des musées
42:02étaient cantonnés
42:03dans un espace,
42:04dans un triangle
42:04Tangier-Face-Rabat,
42:06à l'exception
42:06des musées de Marrakech.
42:07Donc,
42:08il fallait sortir
42:09de ce schéma classique
42:10et aller vers
42:11des régions
42:12qui ont un patrimoine
42:13à mettre en évidence.
42:14Le troisième constat,
42:15c'est les thématiques
42:16des expositions.
42:17Donc,
42:17entre un musée ethnographique
42:19mis en place
42:20par un concept
42:22archaïque
42:23qui remonte
42:23aux années 40
42:24et un musée
42:25d'archéologie
42:25qui raconte
42:26une partie seulement
42:28tronquée
42:29dans notre histoire,
42:30il fallait revoir
42:31les thématiques.
42:31On parle souvent
42:33de la décolonisation
42:34du récit
42:35miséologique
42:36ou miséographique,
42:37chose qu'on a essayé
42:39de mettre
42:39pour réécrire
42:40en quelques histoires
42:41ou modestement
42:42pour contribuer
42:44à la réécriture
42:46de l'histoire du Maroc
42:46en faisant sortir
42:48les grands axes
42:49de cette culture,
42:50en faisant sortir
42:51également
42:52les philoumes
42:53qui caractérisent
42:54le Maroc,
42:55les spécificités culturelles
42:56de chacune des régions
42:58et donc ça a permis
42:59de créer des musées
43:00à l'image
43:01du musée de céramique
43:02à SFI
43:02ou du musée
43:03de tapis à Marrakech
43:04ou du musée
43:05d'Agadir,
43:05aller vers Agadir
43:06où il n'y avait
43:06pas de musée
43:07ou aujourd'hui
43:08aller vers Taza
43:09ou vers Tantan,
43:12etc.
43:13Donc ça a permis
43:14d'enrichir la carte.
43:15On est aujourd'hui,
43:16on a commencé
43:17avec 14 musées
43:18qu'on a fermées
43:18pour la remise
43:20en état.
43:21Aujourd'hui,
43:22on est à une vingtaine,
43:2421 musées
43:24qui sont opérationnelles
43:25et quelques 5
43:27projets formateurs
43:29qui vont se mettre
43:30en place.
43:31Donc cette dynamique
43:33dans le domaine
43:34de la construction
43:34va être accompagnée
43:36également
43:36d'une autre dynamique,
43:39c'est-à-dire
43:39au niveau
43:40de la formation
43:40des cadres,
43:42la formation
43:44des professionnels
43:45qui vont gérer
43:46ces musées,
43:47la mise en place
43:49de chantiers
43:51de collections
43:51qui ont permis
43:52de faire
43:53le redéploiement
43:55des collections
43:55au niveau des musées
43:57donc l'acquisition
43:58de nouvelles collections.
44:00On sait bien
44:01que depuis
44:031995,
44:04l'État marocain
44:05n'a pas collecté,
44:06n'a pas acheté,
44:07n'a pas fait
44:07d'acquisition
44:08jusqu'à l'instauration
44:10de la fondation.
44:12Une belle dynamique
44:13en tout cas
44:13qui est en train
44:14de se poursuivre.
44:14Avec également
44:15une dynamique
44:16au niveau
44:17législatif
44:18pour pouvoir
44:19accompagner
44:20cette grande
44:21transformation.
44:21Une dynamique
44:22basée sur
44:22une stratégie
44:23de longue durée
44:24dans le temps,
44:25en tout cas
44:25une stratégie
44:26durable,
44:27un ancrage
44:28réel,
44:29un Maroc
44:30qui réaffirme
44:31un petit peu
44:31sa souveraineté
44:32sur son récit,
44:33comme vous le disiez
44:34tout à l'heure,
44:35son récit historique.
44:36On assiste également
44:37à une volonté
44:38de décentraliser
44:39la culture.
44:41C'est un petit peu
44:41ce qui est en train
44:42de se faire.
44:43Comment la fondation
44:44choisit-elle
44:46les villes
44:46dont vous avez parlé,
44:48les thématiques
44:48aussi qui vont être abordées
44:50pour les nouveaux musées ?
44:51Parlez-nous un petit peu
44:52de cette stratégie.
44:54La stratégie
44:55est basée
44:55sur deux choses essentielles.
44:56La première,
44:57c'est le constat d'État
44:58que j'ai évoqué
44:59tout à l'heure
45:00qui a permis
45:01de mettre en évidence
45:02un certain nombre
45:03de régions
45:03qui ne sont pas encore
45:04visibles sur la carte.
45:06Deuxième élément,
45:07c'est le...
45:10Moi,
45:10je pourrais parler
45:12de décideurs locaux aussi.
45:14Donc,
45:15le politicien
45:16au niveau local,
45:17quand il sollicite
45:18la Fondation nationale
45:19des musées
45:19pour un partenariat,
45:20pour doter une ville
45:22d'un musée,
45:23donc on reçoit
45:24beaucoup de demandes,
45:25et on finit
45:26au sein de la fondation
45:28par trouver
45:30des solutions
45:30pour répondre
45:31aux demandes
45:32de création
45:33de musées
45:33dans des régions
45:34où il n'y a pas de musée.
45:35Troisième élément,
45:37c'est l'offre culturelle
45:38diversifiée
45:39parce que le but,
45:40de toute façon,
45:41c'est de démocratiser
45:42l'accès à la culture,
45:43d'aller vers le public
45:45et en même temps
45:47faire rayonner
45:48les régions
45:49et montrer
45:49que le patrimoine
45:50et le musée,
45:51en particulier,
45:53peut être aussi
45:54un levier,
45:54un levier économique,
45:55un levier culturel,
45:56un levier qui va permettre
45:58de former,
46:00de changer le regard
46:02des gens
46:03sur la culture.
46:04Le musée n'est plus
46:06ce temple
46:06où on a un objet
46:07ou ce cimetière
46:09où on a des objets
46:10qui sont alignés
46:11l'un à côté de l'autre,
46:12mais plutôt
46:14une institution
46:16qui dépasse
46:17le concept
46:17de l'artefact
46:18pour devenir
46:19une institution
46:20de médiation,
46:21de création
46:22de discours.
46:23Aujourd'hui,
46:23on a un musée
46:24de textiles,
46:24par exemple,
46:25à Marrakech,
46:26on a un autre
46:26de bijoux
46:27au niveau de rapat,
46:28on a un musée
46:29d'art à Gadir,
46:31etc.
46:32Et donc,
46:33cette diversité,
46:34je pense,
46:35est intéressante
46:37et il y a aussi
46:38une diversité
46:39dans la complémentarité.
46:41On ne va pas recréer
46:42un musée national
46:43de musique
46:43à McNeill,
46:44c'est un autre
46:44juste à côté.
46:45Donc,
46:46c'est nécessaire
46:48de faire des études
46:50et de partir
46:51à partir
46:51de ces diagnostics.
46:53Vous l'avez dit,
46:54un levier
46:54de développement
46:55économique
46:56et social
46:58aussi,
47:00cette possibilité
47:01d'embrasser
47:02cette identité
47:03plurielle
47:03du Maroc
47:04et de revaloriser
47:06notre richesse
47:07et la richesse
47:08de notre patrimoine.
47:10Justement,
47:11toujours dans le cadre
47:12de cette stratégie
47:13entre visite virtuelle,
47:15intelligence artificielle,
47:16on a cet outil
47:18technologique
47:19qui est présent
47:20aujourd'hui
47:20qu'il faut exploiter.
47:22Comment voyez-vous
47:23un petit peu
47:23le musée de demain ?
47:25Alors,
47:26le musée de demain,
47:27c'est,
47:27je pense,
47:28avec l'évolution
47:28qu'on est en train
47:29de vivre
47:29et avec les grandes
47:31transformations
47:32que le monde
47:35est en train
47:36de connaître.
47:37Donc,
47:38on est obligé
47:39de s'insérer
47:41dans cette dynamique,
47:42c'est-à-dire
47:43de doter aussi
47:44le musée
47:44de la technologie
47:45pour que le musée
47:46puisse d'abord
47:47être à la hauteur
47:48de la nouvelle génération
47:50qui est plutôt
47:52une génération tactile,
47:53une génération
47:55ouverte
47:56beaucoup plus
47:57sur le multimédia
47:59et donc,
48:00ça permet
48:01de doter
48:02les musées
48:02de multimédia,
48:04ça permet aussi
48:04de doter
48:05le musée
48:06d'expositions
48:07immersives,
48:08donc,
48:09ça permet
48:09aux jeunes
48:10de mieux vivre
48:11les expériences
48:12muséographiques
48:13d'une manière
48:14physique
48:15et je pense
48:17qu'il y a
48:17un autre champ
48:19d'investigation
48:20qui est très important,
48:21c'est la contribution
48:23de ces outils
48:24dans le domaine
48:25de la recherche
48:26scientifique
48:26à la fois
48:27pour identifier
48:29les objets,
48:29pour faire
48:31des études
48:33pathologiques
48:34de l'objet
48:35qui connaît
48:36des transformations
48:37régulières
48:38s'il n'est pas
48:38forcément exposé
48:40dans des bonnes conditions
48:41ou s'il n'est pas
48:42conservé
48:42dans des meilleures
48:43conditions de conservation,
48:45donc,
48:45l'outil informatique
48:47permet
48:47d'accompagner
48:48l'évolution
48:50que subit
48:51l'objet
48:52soit
48:53dans son espace
48:54d'exposition
48:54ou dans son milieu
48:56de vie,
48:59pour son biotope.
49:00Un outil
49:01également indispensable
49:02pour la transmission.
49:03Effectivement,
49:04parce que le musée
49:05est devenu aussi
49:06un espace
49:07de médiation culturelle,
49:09un outil
49:09de transformation,
49:10un outil
49:11qui permet
49:11de faire la lecture
49:12qu'on n'avait pas
49:14la possibilité
49:14de faire auparavant,
49:15faire pivoter
49:16un objet
49:17en 360
49:18et pouvoir
49:19l'analyser
49:20de tous les côtés
49:22et pouvoir
49:23à la fois
49:25le décrire
49:26et le présenter
49:27d'une manière
49:27numérique
49:29au public,
49:30c'est très important.
49:31Et la numérisation
49:33au sens large
49:35du terme,
49:36je pense,
49:37est un outil
49:38qu'il faut
49:40introduire
49:41dans l'ensemble
49:41des musées.
49:42Quand on parle
49:43de musée d'art
49:44de manière générale,
49:45on a cette idée
49:46que c'est réservé
49:48à une élite,
49:49justement.
49:51Comment faire
49:51pour que le musée
49:52devienne aujourd'hui
49:53un véritable espace
49:54de mixité sociale
49:55et que l'art
49:57soit accessible
49:58à tous,
49:59soit un droit
50:00élémentaire
50:00pour tous ?
50:01Alors,
50:03certes,
50:03dans le schéma classique
50:04que nous avions,
50:06on avait ce regard
50:08un petit peu
50:09élitiste
50:10sur les musées.
50:11Mais je pense
50:12que depuis
50:15au moins
50:16une vingtaine
50:17d'années,
50:18le regard
50:19a commencé
50:20à changer
50:21de plus en plus
50:21d'abord
50:22par la programmation
50:23culturelle
50:24qui sollicite
50:25le public,
50:25qui fidélise
50:26le public
50:26avec le musée.
50:27Ce n'est plus
50:28une institution
50:29Fiji qui présente
50:30une exposition
50:31d'une manière
50:32permanente,
50:33mais c'est aussi
50:33une institution
50:34dynamique
50:35qui programme
50:37des événements
50:37culturels,
50:38qui fait des expositions
50:40temporaires,
50:41qui invite
50:41les gens,
50:42qui va vers
50:43les gens
50:44et qui n'attend
50:45pas seulement
50:46le public
50:48qui va se déplacer
50:49pour venir
50:50visiter le musée.
50:51Ça,
50:51c'est une première chose.
50:53La deuxième,
50:53c'est travailler
50:54essentiellement
50:55avec les jeunes.
50:56Les jeunes,
50:57en produisant
50:58des fascicules
51:00pédagogiques,
51:01en les invitant,
51:03en créant
51:04des plateformes
51:05de rencontres,
51:07en insérant
51:09la formation
51:10artistique
51:11dans le domaine
51:12de la formation
51:14tout court,
51:16donc en créant
51:18d'abord
51:19ces passerelles
51:19que la Fondation
51:20Nationale des Musées
51:21avait mis en place
51:23avec le public,
51:25c'est-à-dire
51:25en créant
51:26des journées,
51:28la journée
51:28de la nuit
51:30des musées,
51:31en invitant
51:32par exemple
51:32des groupes
51:33d'une manière,
51:34en leur donnant
51:36accès
51:36d'une manière
51:37gratuite
51:38entre guillemets,
51:39en mettant en place
51:40une politique
51:44d'accessibilité,
51:46en donnant
51:47l'accès
51:47à l'ensemble
51:48des groupes scolaires,
51:49en signant
51:50des conventions
51:50avec l'enseignement
51:51supérieur
51:51et avec
51:52l'éducation nationale.
51:54Donc ça permet
51:55de faire venir
51:56énormément de monde
51:57au musée
51:57et ça permet
51:58d'établir
51:59sur l'avenir,
52:00sur demain
52:01pour avoir
52:02des gens
52:03qui vont venir,
52:04continuer à venir
52:06visiter le musée.
52:07Un dernier mot
52:07pour conclure
52:08en une trentaine
52:09de secondes
52:09sur ce Maroc
52:10aujourd'hui
52:11qui se positionne
52:12comme un carrefour
52:13de l'art
52:13justement africain
52:15avec un musée
52:17qui devrait
52:18bientôt voir le jour,
52:19le musée
52:19des continents.
52:21Alors,
52:21le musée
52:22du continent,
52:22ça c'est...
52:23Très rapidement,
52:24en une trentaine
52:25de secondes
52:25pour conclure.
52:25Ce n'est pas seulement
52:26un musée,
52:26c'est un musée
52:27mais c'est un centre
52:28de formation
52:28et c'est un bloc
52:30coopératoire
52:31pour la conservation
52:32du patrimoine africain.
52:33Un musée
52:34qui permet
52:35de s'ouvrir
52:35sur le continent
52:37comme son nom
52:38l'indique,
52:39sur le continent africain
52:40et ça va être
52:41un espace
52:43complémentaire
52:44avec le musée
52:45Mohamed VI
52:45parce qu'il est
52:46juste citoyen
52:47du musée
52:47Mohamed VI
52:47avec une passerelle
52:49qui va permettre
52:50aux deux musées
52:50de fonctionner
52:51simultanément.
52:52Donc c'est un projet
52:55structurant
52:56qui va permettre
52:57au Maroc
52:58d'être doté
52:58aussi
52:59de laboratoires
53:01de restauration
53:01de conservation
53:02de conservation
53:03préventive
53:03et des espaces
53:05de formation
53:05orientés vers
53:06le personnel
53:07des musées.
53:08Merci à vous
53:08Abdelaziz Idrissi
53:10c'était un plaisir
53:10de vous avoir
53:11comme invité ce soir.
53:12Je rappelle que vous êtes
53:13chef du département
53:14des musées
53:15de la Fondation Nationale
53:16des Musées.
53:18Merci.
53:19C'est la fin
53:19d'Invité Culture
53:20pour ce soir.
53:21Je vous souhaite
53:21une très bonne soirée.
53:35Sous-titrage ST' 501
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