00:00La prison, elle tient, je vous le dis, les détenus vous le diront, les directeurs vous le diront,
00:05et les détenus, tout le monde vous le dira, elle tient grâce au shit et au portable.
00:10Derrière les murs, il n'y a pas que les détenus qui craquent.
00:13Il y a aussi des surveillants qui tiennent à bout de bras des établissements surchargés.
00:18Un problème reconnu par le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, en février 2025.
00:25Est-ce que les agents pénitentiaires sont totalement protégés aujourd'hui ?
00:27Est-ce qu'il n'y a pas de prise d'otages ? Est-ce qu'il n'y a
00:29pas de menace sur eux, sur leur famille ?
00:30Est-ce qu'il n'y a pas de corruption ? La réponse est non.
00:32Malgré le travail très important, très courageux que font les agents pénitentiaires,
00:37il y a de la menace, il y a de la corruption, il y a des prises d'otages.
00:39Le nombre de surveillants est déterminé par la capacité théorique de la prison,
00:43et non pas par le nombre réel de détenus.
00:46On est sur 4000 agents qui nous manquent.
00:50Sans les maladies ordinaires, sans les gens malades ou en congé, c'est 4000 effectifs.
00:55Les agents, au lieu de gérer 60 détenus, on gère 180.
00:59Imaginez faire passer 180 détenus à la douche, vérifier 180...
01:05Être tout seul, c'est tout simplement se mettre en danger.
01:08Parce que quand vous ouvrez une cellule, au lieu d'être tout seul dans la cellule,
01:10des fois ils sont 5.
01:11Et on connaît une montée comme ça en charge, qu'on n'a jamais connue,
01:15avec par semaine 200 détenus de plus.
01:17C'est ce sous-effectif chronique qui expliquerait en partie pourquoi la drogue et les téléphones
01:22circulent autant, donnant cette image de passoire.
01:25Faute de temps et d'effectifs pour fouiller des cellules surpeuplées,
01:29le contrôle devient très difficile.
01:32Veil en face
01:33En plus, alerte le contrôleur
01:40Sous-titrage Société Radio-Canada
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