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  • il y a 8 minutes
Pendant la couverture d’un conflit, derrière chaque image, chaque duplex, chaque information diffusée… il y a des femmes et des hommes engagés sur le terrain, au cœur de zones à haut risque.
Sur le terrain : reporters, journalistes reporters d’images.
En coulisses : service international, direction de la sûreté, coordination antenne...
Tous racontent ce que signifie informer en temps de guerre aujourd’hui.

Catégorie

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TV
Transcription
00:01...
00:09Bonjour et bienvenue à vous si vous nous rejoignez pour cette édition spéciale.
00:13Cinquième jour de guerre au Moyen-Orient avec encore de nouveaux développements ce matin.
00:18Certains de nos envoyés spéciaux qui sont présents partout sur cette zone.
00:22Les journalistes vivent la guerre, c'est pas juste qu'ils la racontent et avec les risques que ça comporte.
00:26Ça vaut beaucoup de prendre le risque parce que ça va être quelque chose qui va faire comprendre aux téléspectateurs
00:31ce conflit.
00:32Entre le moment où ils vont dire oui c'est bon on peut passer en duplex parce que c'est
00:35très calme,
00:35en une fraction de seconde la situation elle peut changer chez eux.
00:38Lorsque vous avez des reporters qui sont sur place, il vous permet d'avoir la télévision en 3D
00:43et faire en sorte qu'on ressente nous aussi ce qui est en train de se passer.
00:49Salut !
00:49Euh, normalement il y a des trucs qui sont préparés là.
00:55Vous partez là ?
00:56Oui.
00:57Au Qatar a priori.
00:59Alors là on part juste avec un kit iPhone parce qu'on va récupérer le matériel de l'équipe qui
01:04est sur place.
01:05Donc c'est juste histoire de pouvoir faire des directs au cam.
01:08Là vu qu'elle part au Qatar en fait, les cartes SIM fonctionnent en France,
01:12elles fonctionnent pas là-bas.
01:13Donc t'es obligé de prendre des cartes avec des forfaits qui viennent de là-bas.
01:22Je suis Philippine David et je suis journaliste reporter d'images pour BFM TV.
01:26Le métier de Géry consiste à mettre en image l'actualité.
01:31Ça se passe sur le terrain avec notre collègue reporter sur place.
01:35Ça peut être des événements, un lieu bien précis, un discours, mais c'est aussi des témoignages parce qu'on
01:41tend notre micro à des personnes qui veulent s'exprimer.
01:44Et du coup ça pèse combien tout ça ?
01:45Du coup avec le matériel audiovisuel et le matériel de sécurité, je pense qu'on est à peu près à
01:5050 000.
01:51Dans notre kit de sécurité qu'on a avec nous sur le terrain, il y a un gilet pare-balles,
01:57un casque, on a une trousse de secours, on emporte aussi un masque à gaz, un garrot.
02:03Je suis Michel Bourgoin, directeur de la Sûreté du groupe CMA Média.
02:07Le rôle de la direction Sûreté de toute l'équipe, c'est véritablement, par le biais de l'anticipation, de
02:12réduire au maximum les risques.
02:15Pour vous expliquer un peu où on est, on est contre un mur parce que dans cette zone désertique, il
02:18n'y a pas grand chose pour se protéger.
02:20Et juste là, c'est une colonne de fumée de la base d'Aloudaï.
02:24Les reporters qui partent sur le terrain sont toujours briefés par le service sécurité avant chaque départ.
02:31Parce que l'on fait un gilet à trousses, toutes neufs, masques à gaz, combis, gants.
02:37On est suivis tout le long de notre mission.
02:40Évidemment, on est conscient des risques que l'on peut prendre et du danger sur place, mais on est extrêmement
02:46bien préparés à ce genre de situation.
02:48La sûreté et la protection des collaborateurs, c'est un enjeu global du groupe.
02:53CMA-CGM, c'est permettre aux journalistes qui partent sur le terrain, couvrir ces actions de guerre dans les meilleures
03:04conditions possibles
03:05et avec le sentiment le plus important possible également de sécurité et de sûreté.
03:14Je suis Olivier Prédhomme, je suis rédacteur en chef des opérations spéciales et chef du service reportage du BFM TV.
03:21Nos envoyés spéciaux sont déployés, vous les voyez ici sur cette carte dans la zone, au cœur de ces événements,
03:28ils vous les font vivre en direct.
03:29Les espaces aériens sont fermés, donc se rendre dans les pays où les bombardements sont passés est très compliqué.
03:35On fait d'abord un arrêt en Turquie, après on arrive en Arabie Saoudite et après on cherche un moyen
03:40de passer à la frontière.
03:42La première chose qu'on regarde avant d'envoyer une équipe sur un terrain de guerre, dans une zone de
03:47conflit, c'est déjà de savoir si elles ont envie d'aller.
03:49Couvrir un conflit, c'est un risque personnel et donc il faut déjà avoir envie de prendre ce risque.
03:52Racontez-nous Clémence, d'ailleurs vous avez été témoin, vous, été au toucher de déflagrations, en tout cas vous avez
03:58entendu ces déflagrations avec ces missiles interceptés.
04:00C'est pour ça que je suis un peu essoufflée, en fait c'est la deuxième salle d'interception depuis
04:06qu'on est là.
04:06Quand on tombe sur une interception de missiles et qu'on est en plein désert, donc il n'y a
04:10rien pour s'abriter.
04:12Déjà, quelque part, on peut se dire qu'au niveau de l'information, on est là où ça se passe,
04:15parce que c'était tellement inattendu que de montrer ça en direct, ce n'était pas rien.
04:21Activité intense autour de cette base d'Aloudade, vous voyez, je me suis mis contre le mur, vous entendez peut
04:25-être que ça tape un peu partout.
04:28Près de la base d'Aloudade, là c'est vrai que c'était assez problématique parce qu'il y avait
04:31des interceptions de missiles en continu.
04:33Il y a ensuite des débris qui tombent, ça peut faire énormément de dégâts.
04:35Donc l'idée a été de se mettre près de ce mur pour pouvoir raconter les frappes et l'incendie
04:41qu'on voyait.
04:42Les journalistes, en fait, vivent la guerre, c'est pas juste qu'ils la racontent, mais ils la vivent et
04:47avec les risques que ça comporte.
04:48Là ça y est, l'alerte est en train de retentir dans le ciel de Tel Aviv, nous sommes donc
04:53vraiment contraints pour le coup de se mettre à l'abri.
04:56Quand la guerre a démarré, notre mission avec Philippine était de vivre le début de cette guerre au plus près,
05:03faire comme si le téléspectateur était avec nous.
05:07Donc c'était d'être dans les abris avec les habitants.
05:10On était complètement logés à la même enseigne que ces populations.
05:16La question en permanence sur tous les terrains de guerre qu'on retrouvera tout le temps,
05:19c'est est-ce que cette information que je vais aller chercher avec du danger vaut le coup ?
05:23Est-ce que le danger est trop fort par rapport à l'information que je vais ramener ?
05:26Ça vaut beaucoup de prendre le risque parce que ça va être quelque chose qui va faire comprendre aux téléspectateurs
05:31ce conflit.
05:33On fait un point sur les équipes de main, qui fait quoi, qui va où ?
05:35Oui, on a une autre équipe sur le terrain.
05:38Les reporters qui sont sur place dans ces pays en guerre nous racontent ce qu'il est en train de
05:42se passer,
05:43comment l'analyser, quelles sont les répercussions politiques, géopolitiques pour les habitants sur place.
05:49J'ai pu constater notamment cette famille qui en était vraiment au tout début de la journée,
05:54ces enfants en pyjama avec leur père à la fenêtre,
05:56qui ne pouvaient que constater finalement ce qui était en train de se passer sans effarement,
06:00parce que c'est vrai qu'ils ont l'habitude ici, dans la capitale libanaise, qu'ils ont l'habitude
06:04de se passer.
06:05Nous, on fait confiance à nos journalistes, ils sont sur place, ils vont vérifier l'information,
06:08ils vont rencontrer les gens, ils vont parler aux gens.
06:10Et c'est ça la plus-value d'envoyer un journaliste de BFM TV sur ce genre de terrain-là.
06:14On va vérifier l'information là où elle se passe.
06:18Ça va être à vous dès qu'on reprend, je vous ferai un signe.
06:23Je m'appelle Axel Garcia d'Aven et je suis chef du service de coordination direct.
06:28Nous sommes évidemment un peu partout sur le terrain.
06:30Alors la coordination direct, c'est un métier un peu tampon,
06:35où en gros on est l'élément de liaison entre toutes les personnes qui sont sur le terrain
06:38et les personnes qui sont en régie et en plateau.
06:40Notre but, c'est de pouvoir les mettre en lien et faire passer les informations,
06:45qualifier aussi le signal, vérifier que le réseau est bon, que le son est bon, que l'image est belle.
06:50Notre smart codec, on a tous leurs numéros qui sont rentrés dedans,
06:54comme un bel annulaire.
06:56Et on les appelle.
06:58Ouais, je t'appelle pour le petit duplex, j'ai bien ton image, c'est parfait.
07:01On peut avoir entre 10 et 20 reporters, connecteurs en même temps,
07:05et toutes les personnes qui vont cadrer.
07:08Donc on peut monter jusqu'à 40 personnes au téléphone.
07:10On sait à quel point c'est compliqué,
07:11et à quel point ils sont dans une situation qui peut être assez stressante.
07:17Et donc à ce moment-là, ça va être à nous de dire qui est prêt et qui ne l
07:19'est pas.
07:20Parce qu'entre le moment, ils vont dire,
07:21oui c'est bon, on peut passer en duplex parce que c'est très calme.
07:24En une fraction de seconde, la situation peut changer chez eux.
07:27Et nous, on est les seuls à avoir le son et l'image en visu et en écoute.
07:31La personne qu'on a dans l'oreillette, la coordination,
07:33c'est un peu notre jauge du monde normal.
07:35C'est pas forcément à cause de la peur ou quoi que ce soit,
07:37mais on peut être dans des conditions de stress, de fatigue, d'énervement.
07:41On est vraiment dans notre bulle de problèmes sur place.
07:44Ouais Clément, c'est maximum à temps.
07:46Parfait, je te laisse me faire un petit test au son.
07:48On est bon pour le son, c'est parfait.
07:49Si nous, on ressent du stress parce qu'on entend les choses,
07:52il ne faut jamais le faire ressentir aux équipes qui sont sur le terrain.
07:54Et au contraire, être dans ce réconfort-là, c'est ce que j'incule à tous mes coordinateurs
07:59parce que je pense que c'est le rôle le plus important qu'on peut avoir dans ce genre de
08:04situation.
08:05Ok, on est nickel, parfait.
08:06Ok, c'est bon pour Clément, ça est prête.
08:08Le Qatar qui a dit cet après-midi,
08:10avoir déjoué une attaque iranienne contre l'aéroport de Doha.
08:18Je suis Patrick Sos, chef du service international de BFM TV.
08:21Le monde regarde l'Iran aujourd'hui parce qu'on est en train d'assister à un tournant historique
08:27comme on n'en a pas vu depuis ces 50 dernières années dans la région.
08:33Dès lors que cette opération a été lancée par les Israéliens,
08:37j'ai compris qu'on allait assister vraiment à un tournant majeur.
08:40Ça va faire des semaines d'antenne,
08:42mais on sait que les conséquences vont durer pendant plusieurs années.
08:46L'opération a été lancée par les Israéliens le samedi à 7h12, 13, à 7h26,
08:53BFM TV décide de passer en édition spéciale.
08:557h25 et nous passons en édition spéciale sur BFM TV.
08:59Deux panaches de fumée noire qui ont été aperçus à Téhéran.
09:03Là, on cherche par tous les moyens à envoyer le plus vite possible du monde,
09:08mais c'est aussi l'anticipation parce qu'on avait déjà des équipes sur place
09:11qui étaient prêtes depuis quasiment une semaine à allumer la caméra
09:13s'il y avait une opération et c'est ce qui s'est passé.
09:16Lorsque parfois ça a l'air assez facile d'avoir une reporter
09:20qui est face au Golfe Persique au Qatar ou quelqu'un qui est à Beyrouth
09:23alors qu'on est en train de bombarder le sud de la capitale,
09:27ça paraît simple.
09:28Justement, l'idée c'est que ça vous paraisse tout à fait simple.
09:32Darié, c'est le fief, le bastion du Hezbollah à Beyrouth.
09:37Donc il faut demander l'autorisation au Hezbollah quand on est journaliste
09:40et notamment au journaliste international pour pouvoir rentrer dans cette zone
09:45car elle est contrôlée un petit peu partout.
09:48Derrière Clément, derrière la caméra, il y a deux personnes du Hezbollah
09:51qui sont là à côté de nous.
09:52Pour nous dire où on pouvait filmer, où on pouvait faire des directs
09:57et pendant combien de temps.
09:59Ça ne m'a pas empêcher de raconter tout ce que je voulais,
10:01ça ne m'a pas empêcher de montrer les dégâts,
10:04ça ne m'a pas empêcher de dire que le Hezbollah me contrôlait,
10:07c'est ce que je dis en direct.
10:08On est autorisé à filmer là où on se trouve actuellement,
10:10mais on n'est pas autorisé à aller partout.
10:12Par exemple, nous, on a vraiment la responsabilité d'accompagner les téléspectateurs,
10:18de ne pas les induire en erreur, de donner la véritable info.
10:21On est au début d'une campagne systémique,
10:23vous allez voir, ça va durer, ça va taper
10:25et donc, ce n'est pas en 48 heures qu'on juge l'affaire.
10:28Nous suivons l'actualité comme les téléspectateurs,
10:31mais nous vivons aussi au gré de ce qui se passe pour la population
10:34dans tous ces pays.
10:36Comment travailler dans ces conditions.
10:40Et le moral qui commence à lâcher.
10:45C'est là où elle est la puissance de l'image,
10:47c'est qu'en une fraction de seconde,
10:49le téléspectateur peut comprendre très vite ce qui se passe sur place.
10:51Une image, elle vaut parfois un mot.
10:54Ici, le secouriste porte des gilets pare-balles, chaque mission est périlleuse.
10:58Lorsque vous avez des reporters qui sont sur place,
11:00ce sont eux nos yeux et nos oreilles.
11:02Il vous permet d'avoir la télévision en 3D,
11:05c'est-à-dire vraiment agrandir l'écran,
11:07faire en sorte qu'on ressente nous aussi ce qui est en train de se passer.
11:09Je ne sais pas si vous m'entendez, si vous me voyez,
11:11mais nous sommes à l'abri.
11:13Notre place, elle n'est pas forcément juste
11:15parce qu'on serait les seuls à ramener des images,
11:17mais parce qu'on serait peut-être les seuls à pouvoir les décrypter
11:19et à les mettre en perspective.
11:19L'idée, c'est encore une fois d'essayer de répondre à la promesse
11:22qui est donnée depuis toujours sur BFM TV,
11:25c'est d'être là où ça se passe.
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