00:00Les boulangers indépendants, artisans, les fleuristes indépendants, artisans pourront ouvrir ce 1er mai.
00:07Le gouvernement a repris la main, on a mis de la clarté, de la méthode, du dialogue social évidemment tout
00:12au long de cette semaine
00:12pour permettre d'arriver à une solution.
00:15Un projet de loi d'origine gouvernementale va être présenté avant ce 1er mai
00:19pour cadrer justement et renvoyer à une discussion sociale par branche
00:24mais qui va nous permettre d'avancer sur cette demande ancienne.
00:27Vous vous rappelez que ça fait maintenant de nombreuses années qu'il y a une insécurité juridique sur non seulement
00:33l'ouverture
00:33mais surtout la capacité de demander à ses salariés de travailler.
00:38Donc c'est un projet de loi de sécurisation qui va être présenté par le Conseil des ministres
00:42avec des critères assez simples, boulangerie, fleuristes, artisanaux
00:47permettant de faire travailler les salariés sur la base du volontariat et en les payant double.
00:52Voilà, tout ce qui était dit dans le débat public, bien cadré et avec une discussion très franche
00:58avec non seulement les organisations mais aussi évidemment les représentants des organisations syndicales
01:03permettent d'avancer.
01:05Après d'autres discussions auront lieu pour les différentes branches,
01:09cette organisation évidemment doit s'en emparer
01:12et le gouvernement évidemment sera à la disposition de tout un chacun pour avancer.
01:16Voilà ce que je pouvais vous dire de manière la plus succincte possible.
01:19Monsieur le Président, vous êtes chez vous.
01:23Bien, bonjour à tous.
01:24Écoutez, évidemment que c'est un grand jour pour les boulangers,
01:28savoir que les boulangers vont pouvoir ouvrir avec leurs salariés,
01:31payés double, sur le volontariat et en toute sécurité.
01:35Donc c'est une grosse attente de nos boulangers
01:37puisque le 1er mai est vraiment quelque chose de symbolique au niveau du travail
01:41et nous sommes très très heureux d'annoncer ça aujourd'hui.
01:44Donc monsieur le ministre, je vous remercie ainsi que messieurs les ministres
01:49d'avoir travaillé et de récupérer ce dossier qui pouvait sembler enterré.
01:55Donc on est très heureux de pouvoir faire ça aujourd'hui.
01:58Et évidemment qu'on attend pour le reste des autres branches quelque chose
02:02puisque je préside aussi la CGAD,
02:05de voir rapidement comment on pourra peut-être se mettre en place
02:08et sûrement pour pouvoir réguler tout ça.
02:11Merci.
02:12Merci et peut-être dire que j'ai proposé avec les ministres
02:16aux différents représentants de nous retrouver ici de nouveau
02:21fin mai, début juin pour permettre de faire justement un point d'étape
02:24très précis sur l'ensemble de ces discussions,
02:26des demandes des différentes filières
02:27et peut-être aussi préciser ce que je n'ai pas dit assez clairement,
02:30que pour ce 1er mai 2026,
02:33une instruction sera donnée à l'ensemble des services de l'État
02:35pour venir justement préserver, protéger, sécuriser
02:39ce que je viens de vous annoncer.
02:41Voilà, pour être tout à fait précis.
02:42Y a-t-il des questions ?
02:45Oui.
02:47Bonjour.
02:47Bonjour.
02:48Sophie Oving, France Info.
02:49Merci monsieur le Premier ministre.
02:51D'abord, cette année,
02:53si vous pouvez préciser la forme juridique
02:55que va prendre cette autorisation d'ouverture
02:58et vous évoquiez les autres métiers de bouche,
03:03est-ce que les contrôles dès cette année seront adaptés ?
03:07Est-ce que l'an prochain leur tour viendra ?
03:09Et sous quelle forme ?
03:10Alors, je redis,
03:11projet de loi d'initiative gouvernementale
03:13en Conseil des ministres,
03:15instruction donnée au service de l'État,
03:18boulanger, pâtissier, fleuriste, artisanaux,
03:21et je vais être plus direct et que mes voisins m'en excusent,
03:25on sait très bien que c'est ce qui a fait dérailler le train,
03:27c'est le non-dit,
03:29c'est d'ouvrir à des filières qui, elles, seraient industrielles.
03:31Et d'ailleurs, certains dans le débat public
03:33ont entretenu cette confusion tout au long de la semaine
03:36et donc l'engagement du gouvernement,
03:37il n'est que sur les professions indépendantes et artisans.
03:42Et puis évidemment, volontariat des salariés,
03:46ça c'est quelque chose qui est absolument clé,
03:47là aussi les choses parfois étaient un peu confuses
03:49tout au long de la semaine, il faut le redire,
03:51et ce volontariat emporte et emmène
03:54le fait de pouvoir les payer double,
03:55donc c'est le cadre qui est donné.
03:57Ensuite, le principe des discussions de branche,
03:59par définition, c'est que le gouvernement n'y est pas.
04:01Néanmoins, si je m'engage à recevoir de nouveau tout le monde
04:04au début du mois de juin,
04:05c'est pour m'assurer évidemment que personne ne soit laissé de côté.
04:08Mais je vais le redire aussi,
04:10parce que ce sont aussi mes convictions par ailleurs,
04:13y compris comme ancien maire de Vernon,
04:14pour aussi avoir, j'espère, une réflexion en tout cas
04:17sur la vie de nos centres-villes,
04:19c'est de rester véritablement sur des commerces de proximité,
04:21de l'artisanat et de ne pas ouvrir à une porte trop large.
04:26Je pense que le 1er mai, c'est aussi quelque chose dans le pays
04:29et qu'il a toujours été question, qu'il reste férié.
04:31Et je pense qu'il faut là aussi l'affirmer.
04:33Si d'autres ont d'autres propositions,
04:35eh bien ils pourront la faire lors des prochaines élections présidentielles.
04:38Bonjour, Monsieur le Premier ministre, Loïc Besson, BFMTV.
04:40Il y a cette grogne qui monte depuis plusieurs jours,
04:43des boulangers, des fleuristes et d'autres professions.
04:46En même temps, il y a toujours en parallèle la grogne
04:48face à la hausse des prix du carburant,
04:51parfois aussi subie par ces mêmes artisans.
04:53Est-ce que le gouvernement ressent le besoin
04:56d'éteindre l'incendie avant qu'il ne s'enflamme encore plus
04:59et craint une grogne plus généralisée ?
05:02On parle des effets d'une guerre
05:04qui s'ajoute à ce que l'on connaît encore en Ukraine.
05:07Donc oui, les effets de la guerre que nous connaissons,
05:11c'est la préoccupation première des ministres
05:13et sur tous les plans.
05:15Et pour répondre très directement à votre question,
05:17j'ai donné cet après-midi justement instruction
05:19aux différents membres du gouvernement
05:21de préparer un prochain paquet d'aides.
05:23Pour le 1er mai précisément, pour le mois de mai,
05:26on avait dit que nos aides étaient renouvelables,
05:28avec toujours la même philosophie,
05:29un soutien à l'activité, par filière.
05:32Vous avez en tête les agriculteurs,
05:34vous avez en tête les transporteurs,
05:35vous avez en tête les pêcheurs.
05:36Je souhaite même que pour certaines professions,
05:38on aille sans doute un peu plus loin,
05:39parce que l'endurance devient difficile.
05:42Vous voyez les pêcheurs,
05:43certains commencent à verbaliser le fait
05:45que ça va devenir compliqué de ressortir,
05:47en dépit de l'aide que nous avons déjà mise sur la table.
05:49Il y a un enjeu sur le BTP,
05:52globalement ce qu'on appelle le rouge,
05:54le GNR, sur lequel je souhaite que les ministres
05:56puissent faire des propositions.
05:57Le ministre Serge Papin est ici,
05:59il va rencontrer, et je vais demander à l'ensemble des ministres,
06:02de rencontrer les différents acteurs et les différentes filières.
06:05Donc l'idée, c'est d'arriver dans les jours qui viennent
06:07à être capable de remettre effectivement un nouveau paquet d'aides
06:10ciblés de soutien à l'activité pour le mois de mai,
06:13mais j'aurai l'occasion d'y revenir.
06:14En tout cas, il n'y a pas de...
06:17C'est une guerre qui est particulièrement illisible,
06:21on le voit bien, avec un comportement un peu irrationnel
06:23d'un certain nombre d'acteurs.
06:24Ce n'est pas la guerre en Ukraine et les mêmes effets
06:27qui sont à traiter et à gérer,
06:30mais il va sans dire que l'ensemble du gouvernement
06:31continue d'être mobilisé.
06:33Enfin, moi je l'ai dit, on sera mobile, adapté, adaptable,
06:36et aux côtés des Françaises et des Français.
06:37Moi je vois bien que la situation est très difficile
06:40pour beaucoup de nos compatriotes,
06:42et donc on passe notre vie à faire des allers-retours
06:44entre ce qui se passe au Moyen-Orient,
06:46les initiatives diplomatiques qui sont prises,
06:48qui ont d'ailleurs créé un tassement
06:50des courbes du Brent et du pétrole,
06:52qui n'est pas suffisant pour redonner
06:54un oxygène suffisant évidemment à nos concitoyens,
06:58mais une fois de plus, le gouvernement répondra présent,
07:01avec aussi les limites évidemment que nous connaissons
07:02de notre argent public,
07:03mais d'ailleurs je note que dans le débat politique français,
07:06rares sont ceux qui nous demandent
07:08de faire n'importe quoi avec l'argent des Français,
07:09parce que tôt ou tard, il faut toujours rembourser.
07:11Et donc tôt ou tard, ça s'appelle toujours des impôts.
07:13Donc s'il faut diminuer une fiscalité
07:15au mois d'avril ou au mois de mai
07:17pour mieux proposer de nouvelles hausses d'impôts,
07:20comme certains le suggèrent à l'automne,
07:22ça ne me semble pas être le bon chemin.
07:23Et ça pour le coup, ça peut susciter de la colère.
07:26Il faut dire la vérité aux Français.
07:27Bonjour Monsieur le Premier ministre,
07:28Anne Renaud de l'AFP.
07:30Ce recul sur le 1er mai,
07:31après le recul sur d'autres textes au Parlement,
07:34sur la loi Yadant par exemple,
07:36est-ce que ce sont des marques
07:37d'une impuissance du gouvernement actuellement ?
07:40– Alors, il y a une contradiction dans la question,
07:42c'est que vous me posez une question
07:44sur ce qui se passe dans l'hémicycle.
07:45Moi, je ne suis pas député.
07:47Et donc par définition,
07:48je travaille avec l'Assemblée nationale
07:49que les Français ont choisie.
07:52Deux, je crois vous annoncer une solution
07:54pour le 1er mai.
07:55Je n'ai pas le sentiment de venir avec de l'impuissance,
07:59puisqu'on a trouvé une solution.
08:01Ensuite, est-ce qu'il y a une démobilisation
08:03à l'Assemblée nationale qui est préoccupante ?
08:05La réponse est oui.
08:07Hier soir, vous aviez un texte important
08:08sur l'assurance chômage.
08:09Je rappelle que c'est une réforme
08:11qui avait été retirée par mon prédécesseur
08:13avant la dissolution en 2024,
08:16que derrière, on a laissé nous,
08:17avec les ministres,
08:18notamment le ministre Farandou,
08:20ici présent,
08:21une chance complètement nouvelle
08:23au dialogue social
08:24qui a permis d'avoir un accord.
08:26Un accord qui permet d'avoir
08:27une réforme structurelle,
08:28la première depuis la dissolution,
08:30et qui permet de générer
08:31un milliard d'euros d'économies par an à terme.
08:34J'aime mieux vous dire
08:35qu'on en a besoin de cette réforme.
08:36Et de voir la France insoumise
08:38en situation quasiment majoritaire
08:40hier soir dans l'hémicycle
08:41et mettre en échec
08:42la première lecture de cette réforme,
08:46oui, c'est quelque chose qui me préoccupe,
08:48si c'est votre question.
08:49Alors, je vais demander une deuxième lecture.
08:52Moi-même, je vais m'impliquer, évidemment,
08:54dans ces débats,
08:55parce que, vous voyez,
08:56il se passe quelque chose de grave, en fait, là.
08:58C'est que vous avez la démocratie sociale
09:00qui fonctionne,
09:01vous avez patronat et syndicat salarié
09:04qui trouvent un accord
09:05avec un dialogue social
09:06qui a fonctionné,
09:08et c'est la démocratie parlementaire
09:09qui met en échec
09:11un accord
09:13issu du dialogue social.
09:15Donc, est-ce que le gouvernement
09:16se sent impuissant ?
09:17Non.
09:18Est-ce que, comme chef du gouvernement,
09:20je suis inquiet pour mon pays ?
09:21Un peu.
09:21Pour ne pas dire plus.
09:23Ça, c'est absolument certain.
09:25Après, pour le reste,
09:26moi, je l'ai dit ici même,
09:27dans cette cour,
09:28lors de ma nomination,
09:29je vous ai parlé de rupture.
09:31J'ai participé à tous les gouvernements
09:33depuis 9 ans.
09:34J'ai cru entendre
09:34qu'il y avait une critique
09:35assez frontale
09:36de notre verticalité,
09:38du fait que nous étions un pouvoir
09:40qui n'écoutions pas suffisamment.
09:42J'avais promis une rupture.
09:44C'en est une.
09:45Le dialogue social, ça existe.
09:47Le partage du pouvoir, ça existe.
09:49Alors, les mêmes qui nous reprochaient
09:50la verticalité sont en général
09:51ceux qui nous reprochent
09:52du reculé.
09:54C'est la vie politique.
09:55Pour ne pas dire politicienne,
09:57j'en ai l'habitude désormais
09:58depuis plus de 6 mois.
09:59En tout cas,
10:00je ne veux pas de reculade,
10:03mais je le dis aussi,
10:03j'avancerai jamais
10:04sur n'importe quoi.
10:06Et ce qui a failli se passer
10:07sur le 1er mai
10:08aurait pu donner
10:09un grand désordre
10:10social et politique
10:11dans le pays.
10:12Je pense que le rôle
10:13du gouvernement,
10:13c'est d'empêcher le désordre
10:14et social,
10:15et économique,
10:16et politique.
10:18Merci beaucoup.
10:19Merci infiniment.
10:20Merci.
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