00:00Le problème de la France, c'est qu'on saucissonne l'enfant et que, vous venez de parler de l
00:05'éducation nationale, de la mairie,
00:06mais aujourd'hui, un enfant qui quitte un établissement scolaire pour un déménagement,
00:11l'établissement n'a pas obligation de transmettre les documents de départ à la nouvelle école.
00:20Ça doit passer par les mairies ?
00:21Oui, ça doit passer par les mairies.
00:22Mais on voit bien que les mairies en train n'ont pas communiqué.
00:24Vous vous rendez compte ?
00:25Alors pourquoi nous demandons au ministre et avec la haute commissaire à l'enfance, Sarah Elahiri,
00:33que systématiquement, tout changement pour un enfant de 3 ans à 16 ans, au moins,
00:39puisque la scolarisation est obligatoire, de 3 ans à 16 ans,
00:43ça soit l'établissement scolaire de départ de l'enfant qui transmette au nouvel établissement.
00:50Et si, au bout d'un mois, il n'y a pas d'information de l'établissement d'où est
00:56parti l'enfant,
00:57de nouvelles coordonnées,
00:59signalement immédiatement au parquet.
01:01Je crois qu'il faut qu'on se donne les moyens de protéger tous les enfants.
01:04D'accord, il y a ça, il y a l'institution, mais il y a aussi les adultes.
01:09La compagne du père qui dit « je ne suis pas au courant, je ne savais pas qu'il était
01:13dans cette camionnette »,
01:14elle le croyait où ? À l'hôpital psychiatrique ?
01:16Elle dit qu'elle le croyait interné, la famille proche qui dit « c'était un sujet tabou »,
01:24on n'osait pas poser la question de où était passé ce garçon.
01:29Les jouets étaient dans un paquet, il n'y avait plus de chambre.
01:34Qu'est-ce que vous dites aujourd'hui, vous, aux gens, que ce soit l'entourage familial,
01:38que ce soit des voisins, qui pourraient avoir des soupçons de maltraitance ?
01:42Je voulais rebondir à ce que vous avez dit dès le début, justement,
01:46à cette voisine qui s'est posée des questions.
01:47Et puis de toute façon, je pense qu'il va falloir que les adultes se mettent à hauteur d'enfant.
01:51Il y a un numéro vert qui est le 119, le 119 pour les gens ou les plus jeunes qui
01:57ne peuvent pas.
01:57Le 119, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, il y a des associations.
02:03Et puis vous avez un doute, ce n'est pas de la délation,
02:06c'est porter assistance à des enfants ou à un enfant en danger.
02:09Je pense que ce que des gens sont capables de faire pour aller sauver un animal,
02:14il faut qu'ils aient ces mêmes réflexes.
02:17Et là, c'est pour nous quelque chose d'inacceptable
02:22que pendant un an et demi, personne n'ait tendu l'oreille sur les bruits.
02:27Et puis, le père...
02:28Enfin, les grands-parents qui ne se soucient pas de l'enfant...
02:31La mère avait porté plainte quand même.
02:32La mère avait déposé plainte quand même.
02:34La mère biologique.
02:35Parce qu'elle n'arrivait pas à savoir où il était inscrit.
02:37La voie de l'enfant s'est constituée partie civile.
02:40Il va falloir ce qui s'est passé parce qu'il y a eu une plainte.
02:42Donc, la mère biologique, elle n'avait plus de contact depuis 2024,
02:46c'est-à-dire depuis un an et demi avec son fils.
02:47Qu'il a fait passer pour ayant des problèmes psychiatriques, le père,
02:50avec la compagne.
02:52Mais quand la mère porte plainte, pourquoi on n'envoie pas les gendarmes ou la police ?
02:56Parce que c'est la difficulté des mères protectrices.
02:58Aujourd'hui, une mère à qui...
03:01Et ça, c'est l'instruction qui va nous montrer si véritablement...
03:04Parce que le père a dit qu'elle n'avait perdu ses droits.
03:07Alors, est-ce que c'est vrai ou pas ?
03:08Ça, en tant que partie civile, on le saura.
03:12Mais quoi qu'il en soit, à partir du moment où il y a une plainte de déposé,
03:17elle reste quelque part la mère biologique qui essaie d'avoir des informations pour son enfant.
03:23Elle est en droit quand même.
03:24Oui, mais justement, pourquoi on n'envoie pas la gendarmerie ?
03:26Ce n'est pas très compliqué d'envoyer la gendarmerie chez le père
03:28pour vérifier si l'enfant est bien là et si tout va bien.
03:30Il est où l'enfant, d'ailleurs, aujourd'hui ?
03:31Parce qu'on ne l'a pas entendu.
03:33Alors, l'enfant, moi, je dois dire que, pour les spectateurs,
03:37il est à l'hôpital.
03:39Nous, nous nous réjouissons parce que le procureur l'a souligné.
03:42Il a été auditionné dans une unité d'accueil pédiatrique enfant en danger
03:46que la voix de l'enfant a initiée, les UAPED,
03:50par des professionnels formés,
03:52d'une part au recueil de la parole de l'enfant,
03:54à l'accueil des enfants victimes.
03:56Il est pris en charge.
03:58C'est un enfant qui est en très grande souffrance.
04:01Il est en position fétale.
04:02Il a dû rester des semaines, des mois, peut-être,
04:05dans cette position fétale,
04:07ne pouvant plus bouger de froid, de faim.
04:09C'est quand même un an et demi.
04:12Imaginez un enfant dans des conditions pareilles.
04:15Il y a une responsabilité, j'ai envie de dire,
04:18à tous les niveaux.
04:19Donc, responsabilité du père à 100%,
04:21de la compagne aussi,
04:24du voisinage, des institutions.
04:27Donc, il y a une vraie question à se poser.
04:30Est-ce possible, en 2026,
04:33qu'un enfant...
04:34Par sorte des radars ?
04:35Et est-ce...
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