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  • il y a 1 jour
Transcription
00:00Le 104 aujourd'hui, c'est le lieu où se retrouvent danseurs et artistes, mais ça n'a pas toujours
00:04été le cas.
00:04A ton avis le 104, c'était quoi avant ?
00:06Un gros hangar, où il y avait beaucoup de rats.
00:09Une maison de repos pour des chiens irans dans le 19ème.
00:11Une église ou une cathédrale ?
00:12Une manifacteur de tabac, des pompes funèbres.
00:14Oh oui, voilà une bonne réponse.
00:16Eh oui, ici même s'élève dès 1874 le siège des pompes funèbres municipales.
00:21Une véritable usine du deuil, pensée pour orchestrer les derniers voyages des parisiens.
00:25Avec une efficacité presque dérangeante.
00:27Chaque jour, jusqu'à 150 convois quittent les lieux.
00:30Dans les ateliers, les cercueils s'alignent, prêts à partir.
00:32Menudiers, peintres, tapissiers s'activent.
00:34Et dans les écuries, plus de 300 chevaux piaf avant de tirer les corbillards dans tout Paris.
00:39A l'époque, la ville détient le monopole des pompes funèbres.
00:42Pendant plus d'un siècle, tout Paris défile entre ses murs.
00:45Puis, en 1993, suite à la loi Sueur qui fait perdre le monopole à la ville et ouvre le secteur
00:50à la concurrence, le site ferme.
00:52Silence. Abandon.
00:53Le lieu reste figé, chargé de mémoire.
00:55Et puis en 2008, tout bascule.
00:57La ville de Paris décide d'en faire un espace de création, d'échange et de mouvement.
01:01Le bâtiment renaît, même architecture, mais nouvelle énergie.
01:04Aujourd'hui, là où les cortèges s'enchaînaient, on improvise des pas de danse.
01:07Là où l'on partait sans retour, on vient traîner, créer, exister.
01:11Le 104, un ancien terminus devenu par l'art, un nouveau point de départ.
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