00:00C'est un procès loin d'être anodin qui a commencé ce matin au tribunal judiciaire de Paris.
00:05Madhye Esfandiari, une franco-iranienne de 39 ans, est jugée pour apologie du terrorisme
00:10en compagnie de quatre autres prévenus.
00:12La justice lui reproche des messages postés sur les réseaux sociaux
00:16glorifiant les attentats du Hamas après le 7 octobre.
00:20Antoine Bienvaux, vous êtes en direct du tribunal judiciaire de Paris.
00:24Bonsoir Antoine.
00:25Bonsoir Pierre, bonsoir à tous.
00:26Ce procès devait a priori être banal, sauf que Madhye Esfandiari n'est pas n'importe qui.
00:31La République islamique d'Iran la réclame en échange,
00:35en échange de la libération des deux Français, Cécile Collère et Jacques Paris.
00:40Oui, et c'est d'ailleurs bien vers elle que se tournent depuis tout à l'heure
00:43tous les regards ici au tribunal de Paris.
00:46Coiffé d'un voile mauve, le regard fuyant et la mâchoire serrée,
00:49Madhye Esfandiari sait que son sort intéresse bien au-delà des murs de cette salle d'audience,
00:55car cette traductrice iranienne installée en France depuis sept ans
00:58et admiratrice de l'ayatollah Khamenei pourrait donc être envoyée dans les prochains jours vers l'Iran.
01:04Vous l'avez dit en échange de Cécile Collère et Jacques Paris.
01:07En attendant que la diplomatie fasse son œuvre,
01:10elle a longuement été auditionnée par la présidente du tribunal
01:13sur ces messages postés peu après le 7 octobre sur les réseaux sociaux
01:17et qui font par dizaines l'apologie des attentats commis par le Hamas.
01:22Des messages que l'iranienne ne semble absolument pas regretter,
01:25qualifiant toujours à la barre les massacres du Hamas d'actes de résistance.
01:29Devant la cour, elle a même admis s'être réjouie de ces attentats, ce sont ses mots.
01:34L'audience, elle, continue, mais a été suspendue il y a quelques minutes
01:38car Madhye Esfandiari a tout simplement refusé de répondre aux avocats des partis civils
01:43dont la moitié représentent des associations juives.
01:47Merci Antoine Bienveau au tribunal judiciaire de Paris pour Europe.
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