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  • il y a 11 heures
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.

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00:00:04Je suis censé être comme un docteur qui aide à guérir les gens.
00:00:13Par exemple, les 11 000, je comprends que votre mari est en train de subir des traitements.
00:00:21Ce sont des traitements de cancer qui sont très sérieux.
00:00:24Oui, ce sont des traitements qui sont chers.
00:00:26Oui, monsieur, monsieur le Président.
00:00:32Attends, vous avez envie de dire ce que vous pouvez dire de ce que fait J.D. Vance.
00:00:38Il a fait un très bon travail avec Steve, avec tout le monde.
00:00:42En fait, ils veulent beaucoup arriver à un accord de l'autre côté.
00:00:50Le problème était le nucléaire.
00:00:51Oui, en fait, ils n'auront jamais, ils ne posséderont jamais d'armes nucléaires.
00:00:59Écoutez-moi, l'Iran n'aura jamais d'armes nucléaires.
00:01:03Et nous avons été d'accord pour beaucoup de choses, mais ça, pas.
00:01:09Et en fait, je suis certain que s'ils ne sont pas d'accord, il n'y aura pas d
00:01:13'accord.
00:01:14Parce qu'ils n'auront jamais, jamais d'armes nucléaires et nous allons récupérer toute cette poussière.
00:01:24Quel est l'objectif ? De les ramener à la table de négociation ?
00:01:30Peut-être tout, peut-être toutes les deux choses que vous avez mentionnées.
00:01:34Nous ne pouvons pas laisser un pays faire chanter ou extorquer le monde.
00:01:41C'est ce qu'ils font.
00:01:42Ils font chanter le monde et on ne peut pas le permettre.
00:01:48Est-ce que vous pouvez le croire ?
00:01:51Nous, on n'utilise pas le détroit.
00:01:54On n'a pas besoin du détroit.
00:01:55Nous avons plus de pétrole et de gaz que la Russie et l'Arabie Saoudite confondus.
00:02:05Et l'année prochaine, on aura le double.
00:02:07Donc nous n'avons pas besoin du détroit, mais le monde en a besoin.
00:02:10Il y a beaucoup de bateaux qui sont en route vers notre pays pour prendre...
00:02:17Eh bien, on pourrait dire que c'est le meilleur, le plus doux.
00:02:20D'où le pétrole.
00:02:22Enfin, on parle de pétrole, mais quand même, ils viennent dans notre pays.
00:02:26Il y a beaucoup de navires qui sont en train de venir chez nous maintenant.
00:02:31Et je pense qu'on aura résolu le problème avant.
00:02:35Ce matin, nous avons parlé aux bonnes personnes qui veulent atteindre un accord.
00:02:47Alors oui, absolument.
00:02:48D'autres pays vont se joindre.
00:02:50Nous n'avons pas besoin des autres pays, mais on le publiera demain, à 10h.
00:03:11Non, je ne vais pas le faire parce qu'ils ont dit des choses qui n'étaient pas vraies.
00:03:15Il a dit des choses qui n'étaient pas vraies.
00:03:18Et il a été opposé à ce que j'ai dit pour l'Iran.
00:03:22On ne peut pas avoir un Iran qui est nucléaire.
00:03:28On aura des centaines de milliers de personnes qui seront mortes.
00:03:30Donc non, je pense qu'il est très faible sur la criminalité.
00:03:35Mais il a parlé publiquement.
00:03:36Moi, je réponds à ce qu'a dit le pape.
00:03:42Le pape, son frère Louis, il est un membre de MAGA, il est très bien et je l'aime beaucoup
00:03:48mieux que j'aime le pape, son frère.
00:03:51Et aujourd'hui, on a un taux de criminalité qui est beaucoup plus bas, même si on a permis à
00:03:57plusieurs criminels de rentrer dans notre pays.
00:04:00En fait, en 125 ans, on a le taux de meurtre le plus bas.
00:04:10Donc, je crois vraiment qu'il faut s'en tenir à la loi et à l'ordre, mais il n
00:04:15'a pas l'air d'être d'accord.
00:04:16Je pense qu'il a tort et aussi, il n'a pas beaucoup aimé ce que nous faisons par rapport
00:04:21à l'Iran.
00:04:25Mais si l'Iran deviendrait une nation nucléaire, elle aurait exterminé le monde et cela, je ne vais pas le
00:04:31permettre.
00:04:34Si on n'arrive pas à un accord à la fin de la trêve, est-ce que les menaces de
00:04:38guerre sont toujours de validité ?
00:04:40Oui, je ne veux pas en parler, mais ce ne sera pas agréable pour eux, je peux vous le dire.
00:04:49Eh bien, non, ça continue. Maintenant, il n'y a pas de combat, il y a le blocus, il n
00:04:55'y a pas d'affaires, pas de business.
00:05:00Il n'y a pas de bateaux qui sont rentrés ou qui sortent.
00:05:03Donc, maintenant, l'Iran ne fait absolument aucune affaire.
00:05:08Donc, ça va continuer comme ça.
00:05:09N'oubliez pas que leur marine est disparue, leur défense anti-aérienne, leur leader, leur armée de l'air, tous
00:05:16sont disparus.
00:05:22Par rapport à la Chine ?
00:05:25Eh bien, nous avons une très bonne relation avec la Chine.
00:05:29Ils voudraient aussi voir la fin de ce conflit.
00:05:32Mais moi aussi, j'aimerais voir la fin de ce conflit.
00:05:35Mais on ne peut pas permettre qu'un groupe de personnes qui n'ont fait que semer la terreur pendant
00:05:4447 ans, avoir des armes nucléaires.
00:05:47Il y a beaucoup d'autres présidents qui regrettent aujourd'hui de ne pas avoir fait ce que moi, je
00:05:52fais.
00:06:03Oui, ce sont des...
00:06:08Vous parlez de tout ce qu'ils ont dit contre moi.
00:06:13Oui, bien sûr.
00:06:14Enfin, merci pour cette question.
00:06:19Les élections ont été truquées en 2020.
00:06:22On l'a trouvée.
00:06:24Ce que vous venez de dire, ça fait...
00:06:25C'est une partie de toute cette histoire.
00:06:27C'est une grande partie.
00:06:29Mais ce n'est pas très important par rapport à tout le reste.
00:06:32Ils ont triché.
00:06:33Ils ont truqué.
00:06:35De toutes les façons possibles et imaginables comme cela, qu'on a eu un incompétent pour président.
00:06:41Et dans tous ces domaines, cela a été déjà démontré.
00:06:47Et ces problèmes auraient dû être résolus depuis longtemps.
00:06:51On ne peut pas permettre cela dans notre pays, non.
00:06:55Bien, c'est une accusation très sérieuse contre eux, contre les démocrates.
00:07:00Ils ont triché.
00:07:03Ils ne peuvent pas promouvoir leur politique.
00:07:08Et ils veulent avoir des frontières ouvertes.
00:07:13Et ils veulent des hommes qui font...
00:07:18Qui participent dans les sports d'hommes, etc.
00:07:21Vous voudriez avoir ça ?
00:07:22Ah non, je ne peux pas dire.
00:07:26Est-ce que les compagnies pétrolières pourront envoyer leurs tankers ?
00:07:41Oui, je pense qu'ils pourront le faire là-bas, mais aussi ici.
00:07:46Vous savez, il y a beaucoup de pétroliers qui sont en train de venir ici.
00:07:49Ils sont vides et après, ils ressortent d'ici et ils sont pleins.
00:07:52Donc, on pourra le faire.
00:07:55Je m'appelle Sharon Simmons.
00:08:04Attendez.
00:08:09Merci de m'avoir rappelé de faire cela.
00:08:13Monsieur le Président, vous avez dit...
00:08:22Nous allons voir ce qui se passe avec Cuba.
00:08:27C'est une autre histoire.
00:08:29C'est un pays qui a été mal géré pendant très longtemps.
00:08:33C'est un pays avec beaucoup de problèmes.
00:08:37Et tous les ressortissants ont voté pour moi.
00:08:42Ils ont des membres de leur famille qui ont été battus, qui ont été tués.
00:08:46C'est des choses terribles qui se passent à Cuba.
00:08:50C'est un État échoué.
00:08:51Et quand nous aurons fini avec ce conflit, on passera peut-être à Cuba.
00:08:58Mais c'est un pays qui a été vraiment mal géré pendant plusieurs années par Castro.
00:09:13Alors, je ne sais pas.
00:09:14Je sais qu'elle est une personne très corrompue.
00:09:17Il s'agit d'une personne très corrompue.
00:09:19On parle de la procureure générale de New York.
00:09:21Elle est très corrompue.
00:09:22Ça a été démontré.
00:09:25Et ça n'a rien à voir avec moi.
00:09:29Mais ils sont en train de vérifier dans plus d'un État.
00:09:36Et Comey aussi est un flic corrompu.
00:09:40Et le flic corrompu, mais personne n'aime la police plus que moi.
00:09:44Mais Comey est un flic corrompu.
00:09:49Un pourri.
00:09:56C'est une très bonne idée.
00:10:02J'aime bien cette idée, en fait.
00:10:05J'ai été impliqué dans plusieurs événements qui étaient très grands.
00:10:08Mais je n'ai jamais eu quelque chose de plus intéressant de tout cela.
00:10:13Ils sont en train de construire un théâtre avec 4,500 places.
00:10:20Et après, on aura peut-être 100,000 ou 3,000 personnes qui sont en train de construire des théâtres.
00:10:29Il y aura de très grands écrans.
00:10:31C'est un sport qui est très, très populaire.
00:10:34Mais je n'ai jamais été impliqué.
00:10:35Enfin, à cause de la Maison Blanche et tout cela, il y a beaucoup de raisons.
00:10:39Mais on est en train d'avoir un spectacle le 14 juin à la Maison Blanche des luttes ici.
00:10:48Votre mari, est-ce qu'il aime bien ces spectacles de combat ?
00:10:54Oui, ça serait sensationnel.
00:10:56Eh bien, vous pouvez utiliser le combat que je viens de vous donner.
00:11:00Est-ce qu'il se porte bien ?
00:11:03Oui, il se porte très bien, en fait.
00:11:09Il faut lui donner le nom.
00:11:13Eh bien, il est en train de travailler sur un livre.
00:11:16Il ne l'a pas encore achevé.
00:11:18Il s'appelle Léo.
00:11:21Et il se porte bien. Il est très bien.
00:11:26Depuis combien de temps êtes-vous mariés ?
00:11:28Six ans.
00:11:31Mais en fait, on est ensemble depuis plus de dix ans.
00:11:35C'est très bien.
00:11:36J'espère qu'il va s'améliorer.
00:11:43Ses conditions médicales vont s'améliorer.
00:11:46J'aimerais vous remercier.
00:11:47C'est moi qui voudrais vous remercier pour avoir aidé ma famille.
00:11:52Je l'apprécie énormément.
00:11:56Eh bien, avant de vous quitter, nous avons beaucoup de reportages positifs, pour une fois,
00:12:03parce qu'il y a des gens qui reçoivent plus d'argent, des retours d'impôts, que jamais.
00:12:11Ils ne s'y attendaient pas.
00:12:13Et c'est à cause de cette loi que nous venons de passer.
00:12:16Et j'apprécie beaucoup le fait que vous êtes venu, que vous s'ayez venu ici.
00:12:21Et je souhaite le meilleur à votre mari.
00:12:23J'espère que vous pourrez venir pour voir les spectacles ici.
00:12:27Merci beaucoup.
00:12:32Eh bien, je pense que Todd est en train de faire un travail sensationnel.
00:12:40Il est un avocat d'exception.
00:12:42Il a fait un travail qui est vraiment très, très bien.
00:12:45Mais à la DOJ, nous avons des gens vraiment sensationnels.
00:12:50Merci.
00:12:53Bonsoir à tous.
00:12:53Voilà donc pour cette intervention de Donald Trump.
00:12:55Intervention un peu surprise sur le pas de la porte de la Maison Blanche.
00:13:00On va en parler ce soir.
00:13:01Parler également du blocage américain du Détroit d'Hormuz.
00:13:03Qui a commencé ses faits il y a tout juste trois heures avec les experts de BFM TV,
00:13:07Ulysse Gosset et Elsa Vidal.
00:13:09Tout d'abord, bonsoir.
00:13:10Ravi de vous retrouver avec Michel Polacco également.
00:13:13Bonsoir, journaliste, aviateur, spécialiste des questions de défense.
00:13:16Soyez le bienvenu avec le général Vincent Desportes, bonsoir général, ancien directeur
00:13:20de l'école de guerre et professeur des universités associées à Sciences Po.
00:13:25L'Iran n'aura jamais l'arme nucléaire.
00:13:28C'est ce qu'a dit Donald Trump sur ce pas de porte, interrogé par les journalistes américains.
00:13:33L'Iran qui veut à tout prix un accord.
00:13:35Elsa Vidal.
00:13:36Oui, il est revenu sur ses fondamentaux.
00:13:37Donald Trump retourne sur sa base.
00:13:39L'Iran, le problème principal avec lui, ce serait donc le programme nucléaire militaire
00:13:45dont on sait qu'il demeure maintenant plusieurs centaines de kilos d'uranium enrichi,
00:13:51probablement à Ispahan.
00:13:53Et donc c'est effectivement, c'est vrai, c'est sur ce point que la négociation a achoppé à Islamabad.
00:13:59Donald Trump le disait dans une précédente intervention.
00:14:01Ils ont dit oui à 99% de mes demandes, mais moi je veux 100% de résultats.
00:14:06Donc on est revenu sur ce point de focalisation, le nucléaire iranien.
00:14:10Et puis Donald Trump essaye de couvrir la situation ô combien compliquée et très désavantageuse pour lui,
00:14:16en disant que son action se justifiait par le caractère mauvais du régime iranien.
00:14:22Il fait même mention de la Chine en disant qu'avec la Chine, il entretient de très très bonnes relations.
00:14:27La Chine qui, elle, demande au contraire que la navigation dans le détroit d'Hormuz,
00:14:32bloquée désormais par les Iraniens et les Américains, soit libre.
00:14:35Oui, car c'est l'autre info du jour.
00:14:36Ilis Gosset, le blocage américain du détroit d'Hormuz, on va y revenir longuement dans quelques instants avec le général
00:14:41Pellistrandi.
00:14:43Comment est-ce qu'il l'explique ? Comment est-ce qu'il le justifie, ce blocus naval américain ?
00:14:47Il l'explique en disant que l'Iran voulait faire chanter le monde entier.
00:14:51Et donc ça suffit et ce n'est pas acceptable, c'est contraire à toutes les lois de navigation internationales.
00:14:57Mais il a dit autre chose tout à l'heure, Donald Trump, et ce qui me semble très important.
00:15:01Il a dit que l'Iran nous a recontactés pour reprendre la négociation.
00:15:06C'est ça l'info qu'il vient de donner en dehors du rappel de sa position.
00:15:11L'Iran a repris contact avec Washington pour reprendre la négociation.
00:15:15C'est-à-dire que dans la période qu'il a lui-même indiquée, c'est-à-dire jusqu'au
00:15:1921 avril,
00:15:20le cessez-le-feu vient toujours et on n'exclut pas qu'il y ait toujours une possibilité de discuter.
00:15:25On a appris aujourd'hui aussi, mais ça ce n'est pas une source officielle,
00:15:29ce sont des médias américains qui le disent,
00:15:31que les Américains auraient proposé un accord avec l'Iran pour interdire pendant 20 ans
00:15:37tout gel de l'uranium enrichi, donc tout gel d'enrichissement d'uranium pendant 20 ans.
00:15:43Les Américains ont proposé cela.
00:15:46Visiblement, ça n'a pas plu aux Iraniens qui ne veulent pas revenir sur la question de l'enrichissement.
00:15:50Mais on voit qu'il y a une négociation qui a été extrêmement concrète.
00:15:53Ce que l'on ne sait pas, c'est pourquoi elle s'est interrompue dimanche,
00:15:58alors qu'elle durait depuis déjà plus d'une dizaine d'heures.
00:16:00Mais effectivement, il y a quelque chose qui s'est passé, qui s'est produit.
00:16:03Il y a eu un clash, comme on dit, et Gilles Evans a décidé de rentrer à Washington.
00:16:08Général Desportes, on est quelque part entre la guerre et la paix.
00:16:12Plus tout à fait en guerre, plutôt en cessez-le-feu,
00:16:15parce qu'il est respecté à l'exception du Liban,
00:16:18mais on voit qu'on est dans une sorte d'entre-deux.
00:16:21On est effectivement dans une sorte d'entre-deux.
00:16:23qui pourrait durer, parce que les Américains, ni les Américains,
00:16:27ni les Iraniens n'ont véritablement envie d'y retourner.
00:16:31Les Américains, pour les raisons qu'on connaît,
00:16:34les échéances électorales,
00:16:36l'anniversaire de la création des États-Unis,
00:16:40et puis les Iraniens,
00:16:41parce qu'il faut qu'ils aient davantage de temps
00:16:43pour se remettre un peu des coups précédents,
00:16:46et qu'ils soient éventuellement en mesure de reprendre.
00:16:49Donc je ne veux pas reprendre le combat contre les Américains.
00:16:52C'est-à-dire que c'est une fausse trêve ?
00:16:53C'est une trêve où tout le monde recharge les stocks de munitions ?
00:16:57Non, moi je crois, oui,
00:16:59que tout le monde soit en train de se réarmer le plus rapidement possible,
00:17:02les choses sont absolument claires, bien sûr, des deux côtés.
00:17:05Mais je crois qu'au fond, ni l'un ni l'autre,
00:17:07ni les uns, ni les autres, pardon,
00:17:09n'ont vraiment envie d'y retourner.
00:17:11Et quand Trump dit ce que dit Ulysse Gosset,
00:17:14qu'ils ont annoncé qu'ils allaient revenir,
00:17:16il l'a dit ou il ne l'a pas dit.
00:17:18On ne sait pas si c'est vrai,
00:17:19mais en tout cas, il est clair que Trump veut se donner un peu plus de temps,
00:17:23il va trouver tous les arguments
00:17:24pour ne pas essayer d'y retourner tout de suite.
00:17:27C'est pour ça que ce sera très intéressant de voir
00:17:29comment ce blocus va se dérouler,
00:17:32parce que personne ne veut aller au clinch dans cette affaire-là,
00:17:35et en même temps, personne ne veut perdre la face.
00:17:37C'est ce que j'allais demander à Michel Polacco.
00:17:40Si, dans les heures qui viennent,
00:17:41un bateau parti d'Iran
00:17:43tente de traverser le détroit d'Hormuz,
00:17:45il se passe quoi, Michel Polacco ?
00:17:48Normalement, si les Américains font ce qu'ils disent,
00:17:51ils l'interpellent,
00:17:53ils lui demandent de stopper les machines.
00:17:55S'il obéit ?
00:17:57Et ils l'empêchent de passer.
00:17:58S'il n'obéit pas, ils vont monter à bord
00:18:00et puis ils vont saisir le bateau.
00:18:03Voilà.
00:18:04Cela dit, il faut voir comment réagissent les Iraniens,
00:18:06il faut voir à quel endroit ça se passe.
00:18:07Parce que vous avez vu,
00:18:08c'est quand même assez intéressant l'endroit où ça se passe.
00:18:10Vous avez vu un grand barrage
00:18:12à l'entrée du Golfe-Arao-Persique.
00:18:14Pourquoi ?
00:18:15Parce qu'a priori,
00:18:16les Américains, ils ne veulent pas entrer dans le Golfe,
00:18:18le détroit d'Hormuz, etc.
00:18:19Parce que là, on est susceptible
00:18:21d'avoir des actions de la part des Iraniens,
00:18:25des bateaux, des batteries côtières,
00:18:28des mines, je ne sais pas quoi.
00:18:29Mais d'un autre côté,
00:18:31s'ils font ça à la sortie,
00:18:33il va y avoir beaucoup de monde qui va passer.
00:18:36Il va falloir faire un sacré tri.
00:18:38Il va falloir faire un gros tri.
00:18:39Ça va être assez compliqué.
00:18:40Donc, je ne sais pas très bien
00:18:42comment les Américains vont pouvoir gérer ça.
00:18:44Si c'est plus à l'intérieur,
00:18:45les Iraniens peuvent éventuellement
00:18:47faire une action de force,
00:18:49ce qui serait un peu gênant
00:18:50par rapport à ce que vous venez de dire,
00:18:52c'est-à-dire la parole serait plutôt aux diplomates.
00:18:56Mais s'il n'y a pas d'action iranienne
00:18:58et si, par exemple,
00:18:59bon, ils disent très bien
00:19:00qu'ils ont arrêté le bateau,
00:19:02on laisse le bateau au mouillage
00:19:03à l'entrée du Golfe arabo-Persique,
00:19:06c'est plutôt bon signe.
00:19:08Ça veut dire que les discussions
00:19:09deviennent possibles.
00:19:11Est-ce que les Iraniens
00:19:12s'attendaient à ça ?
00:19:13C'est-à-dire qu'ils ont bloqué
00:19:15le détroit de l'autre côté,
00:19:17les Américains le bloquent
00:19:18pour tout ce qui part
00:19:19et tout ce qui arrive d'Iran.
00:19:20Est-ce qu'ils s'attendaient vraiment
00:19:21à une telle réplique de Donald Trump ?
00:19:23Aucun moyen de le dire à l'heure actuelle.
00:19:25Ce qui peut-être avait pu les alerter,
00:19:29c'est le déploiement de moyens militaires
00:19:33américains à proximité du détroit d'Hormuz
00:19:35puisqu'on dit désormais
00:19:36qu'il faut deux groupes aéronavales,
00:19:39puis des destroyers et des frégates
00:19:40pour pouvoir assurer ce blocus.
00:19:45Mais la demande aussi de Donald Trump,
00:19:48la demande insistante de ce dernier
00:19:49à ses alliés l'OTAN
00:19:51de venir ouvrir par la force de Détroit.
00:19:53Ils avaient peut-être mis sur cette piste.
00:19:56Ce qui est intéressant,
00:19:57c'est que du point de vue iranien,
00:19:59le blocus de Donald Trump
00:20:01est tout aussi illégal que le leur
00:20:03et que ça force d'autres acteurs internationaux
00:20:06comme la Chine à prendre la parole,
00:20:09mais aussi comme la Turquie,
00:20:09la Chine étant le plus grand client de l'Iran
00:20:12dans le domaine des hydrocarbures.
00:20:14Donc on va effectivement commencer
00:20:16à entendre la voix critique de la Chine.
00:20:18Je vous propose d'écouter ou de réécouter,
00:20:20si vous venez de nous rejoindre,
00:20:21ce qu'a dit Donald Trump il y a quelques minutes.
00:20:23Donc on est 6 heures et 1 minute maintenant
00:20:26après l'entrée en vigueur
00:20:28de ce blocus naval américain sur Hormuz.
00:20:31Nous ne pouvons pas laisser un pays
00:20:35faire chanter ou extorquer le monde.
00:20:38C'est ce qu'ils font.
00:20:39Ils font chanter le monde
00:20:41et on ne peut pas le permettre.
00:20:43Est-ce que vous pouvez le croire ?
00:20:48Nous, on n'utilise pas le Détroit.
00:20:51On n'a pas besoin du Détroit.
00:20:52Nous avons plus de pétrole et de gaz
00:20:56que la Russie et l'Arabie saoudite confondus.
00:21:02Et l'année prochaine, on aura le double.
00:21:04Donc nous n'avons pas besoin du Détroit,
00:21:05mais le monde en a besoin.
00:21:07Michel Polaco.
00:21:08Qu'est-ce qui est bloqué ?
00:21:09Parce que les Américains ne sont pas très très clairs là-dessus.
00:21:12Est-ce qu'ils ont bloqué les ports iraniens,
00:21:14les points de chargement des tankers,
00:21:17ou est-ce que c'est carrément le blocage de tout le Détroit,
00:21:22de tout le golfe arabo-persique ?
00:21:25Deuxièmement, vous avez peut-être observé
00:21:27quand vous regardez la carte,
00:21:28vous avez plein de petites tâches vertes
00:21:29et plein de petites tâches rouges.
00:21:31Le rouge, c'est les tankers.
00:21:32Le vert, c'est les conteneurs.
00:21:33Bon, alors est-ce qu'on bloque que le pétrole
00:21:35ou est-ce qu'on bloque le pétrole et les conteneurs ?
00:21:37Vous voyez, on n'a pas beaucoup de précision là-dessus.
00:21:39Je peux ajouter une petite question à votre liste de questions ?
00:21:41Oui.
00:21:41Est-ce qu'on bloque, quand je dis on,
00:21:42est-ce que les Américains bloquent aussi des armes
00:21:44qui pourraient arriver en Iran en faisant ça ?
00:21:47Normalement, s'ils ne laissent passer aucun bateau...
00:21:49Est-ce que l'objectif, c'est aussi d'éviter
00:21:52ce que vous décriviez il y a quelques minutes ?
00:21:53Les côtes de l'Iran, elles sont très grandes sur l'océan Indien
00:21:55et elles sont importantes sur la mer Caspienne.
00:21:57Donc, si vous voulez, ça aussi,
00:21:59c'est une question que je me pose depuis des semaines,
00:22:01pour ne pas dire...
00:22:02Enfin, des jours et pour ne pas dire des semaines,
00:22:04c'est est-ce que véritablement les Américains
00:22:06surveillent toutes les frontières de l'Iran
00:22:08pour être sûrs qu'il n'y a pas de matériel,
00:22:10de composants, etc., qui rentrent en Iran ?
00:22:12Parce qu'en Iran, il ne doit plus y avoir
00:22:14beaucoup de stocks pour fabriquer des armes,
00:22:16des missiles balistiques, etc.
00:22:17En revanche, ils peuvent s'approvisionner
00:22:19et est-ce que les Américains surveillent ça
00:22:21beaucoup ou pas du tout ?
00:22:22Et j'ai dit une petite bêtise il y a quelques minutes,
00:22:24il y a trois heures qui est entrée,
00:22:25vous avez l'élégance de ne pas me reprendre,
00:22:27mais c'était il y a trois heures,
00:22:27l'entrée en vigueur du blocus,
00:22:29à 16h, heure française.
00:22:31Est-ce que ça peut marcher sur les Iraniens,
00:22:33général ?
00:22:34Est-ce que couper le pétrole qui rentre,
00:22:37qui sort, ça peut effectivement faire réfléchir
00:22:40les Iraniens et les faire arriver aux négociations
00:22:42dans une position, disons, de faiblesse ?
00:22:44Je crois que c'est difficile à dire,
00:22:46mais tous ceux qui connaissent le dossier
00:22:48disent qu'effectivement, c'est quand même
00:22:50la veine jugulaire de leur économie
00:22:53et qu'ils ont besoin de cet argent-là.
00:22:56Et donc, ça peut évidemment les faire réfléchir.
00:22:58Mais en même temps, si vous permettez,
00:23:02ils ont suffisamment de stocks
00:23:04pour arriver à tenir encore pendant un certain temps.
00:23:08Et je crois que l'économie mondiale
00:23:10pourra s'effondrer avant que les Iraniens ne cèdent.
00:23:13Donc l'idée, c'est pas forcément
00:23:15de faire pression directement sur les Iraniens,
00:23:16c'est plutôt de faire pression
00:23:17sur les pays à qui ce pétrole va manquer.
00:23:19C'est-à-dire les Chinois, notamment,
00:23:21pour qu'ils disent, arrêtez-moi si je me trompe,
00:23:23à leurs amis iraniens, maintenant ça suffit,
00:23:25il va falloir signer un accord.
00:23:27Alors les Chinois, c'est intéressant,
00:23:28mais imaginons un navire chinois
00:23:32cherchant à passer dans ce détroit.
00:23:34Est-ce que vous pensez vraiment
00:23:35que Trump va le faire arrêter
00:23:37alors que dans 15 jours ou un mois,
00:23:39il a rendez-vous avec Xi ?
00:23:41Ce serait vraiment très, très compliqué.
00:23:44Et donc, c'est pour ça que la position des Chinois
00:23:46est tout à fait fondamentale dans cette affaire-là.
00:23:50Vous savez, pour l'instant,
00:23:51le choc n'a pas eu lieu
00:23:52puisqu'il faut que les bateaux se déplacent.
00:23:54Ça ne fait que trois heures.
00:23:56Les bateaux mettent du temps.
00:23:57Donc on ne sait pas encore exactement
00:23:58ce qui va se passer.
00:23:59Mais je crois que les premières réactions
00:24:01seront très intéressantes à suivre
00:24:02et en particulier ce qui va se passer cette nuit.
00:24:04Ça, c'était donc sur le détroit d'Hormuz.
00:24:06L'autre volet, c'est le cessez-le-feu
00:24:08et l'éventuelle reprise des négociations avec l'Iran
00:24:12avec la question épineuse, évidemment,
00:24:14de l'uranium enrichi des Iraniens.
00:24:17Voilà ce qu'en dit Donald Trump.
00:24:19Je peux vous dire que l'autre camp nous a appelés
00:24:21et qu'ils aimeraient vraiment beaucoup conclure un accord.
00:24:25L'Iran n'aura jamais d'armes nucléaires.
00:24:28Vous m'entendez ?
00:24:28L'Iran n'aura jamais d'armes nucléaires.
00:24:33Et nous avons été d'accord pour beaucoup de choses,
00:24:35mais eux ne l'étaient pas.
00:24:37Alors s'ils ne sont pas d'accord,
00:24:39eh bien, il n'y a pas d'accord
00:24:40et il n'y en aura jamais.
00:24:42Est-ce que ce qui a raté pendant la négociation du Pakistan,
00:24:47c'est-à-dire la question du nuranium qui est le point chaud,
00:24:51peut fonctionner désormais ?
00:24:52Est-ce que les positions sont en train de se rapprocher ?
00:24:54Alors, on n'est pas dans le secret de la négociation d'Islamabad, évidemment.
00:24:58Mais ce que l'on sait, c'est que Trump y a participé
00:25:00de façon quasiment permanente.
00:25:01Il était en Floride,
00:25:03mais il a passé une douzaine de coups de téléphone
00:25:05avec son vice-président, G.D. Vance,
00:25:08qu'il a tenu au courant en permanence
00:25:10de ce qui se disait.
00:25:13Il y a eu visiblement un certain nombre de propositions,
00:25:17il y a eu des avancées, nous dit-on,
00:25:18on ne précise pas sur quoi précisément,
00:25:20mais il y a eu des propositions
00:25:22qui ont été mises sur la table.
00:25:23Les Américains sont arrivés avec deux feuilles de négociation,
00:25:27donc un document assez court,
00:25:29et ils voulaient des réponses concrètes immédiates.
00:25:32Le problème, pour répondre à votre question,
00:25:34c'est qu'on ne va pas régler en 24 heures,
00:25:36là en l'occurrence c'était 21 heures,
00:25:38ce qui n'a pas été réglé en 15 ans.
00:25:40Et encore moins depuis le début de la guerre
00:25:43et depuis même les frappes de juin 2025.
00:25:46Est-ce qu'il y a quand même un chemin pour sortir de l'impasse ?
00:25:49Je suis convaincu que Trump veut sortir de l'impasse,
00:25:52il cherche à sortir de cette guerre le plus rapidement possible
00:25:56pour passer à autre chose,
00:25:57et en particulier aux élections de novembre.
00:26:00Et il veut faire baisser le prix du pétrole à la pompe.
00:26:04Or, qu'est-ce qui s'est passé aujourd'hui avec la menace de Blocus ?
00:26:06Boum ! Le pétrole est repassé au-dessus des 100 dollars.
00:26:09C'est-à-dire que tout l'effet du cessez-le-feu est effacé ?
00:26:12Exactement.
00:26:12Et donc, si vous voulez, il veut en sortir d'une manière ou d'une autre.
00:26:15Donc il va continuer à négocier.
00:26:16Le problème, c'est que les Iraniens, d'abord,
00:26:19ne pouvaient pas répondre directement à Islamabad,
00:26:22à la proposition des Américains,
00:26:23parce qu'eux doivent communiquer avec ceux qui sont restés à Téhéran
00:26:28et qui dirigent le pays en attendant.
00:26:30Le négociateur principal iranien, le président du Parlement,
00:26:33a été insulté, vilipendi, pour avoir osé rencontrer J.D. Vance en pleine guerre,
00:26:39donc le grand Satan, en gros.
00:26:40Et vous avez remarqué qu'il n'y a eu aucune photo.
00:26:43Donc, on est dans une période vraiment très délicate,
00:26:46où tous les mots comptent, etc.
00:26:47Est-ce que ça peut déboucher ?
00:26:49Je dirais qu'il y a une fenêtre jusqu'au 21 avril.
00:26:51En attendant, les Israéliens vont faire pression sur Donald Trump.
00:26:55Benjamin Netanyahou est déjà monté au créneau en disant
00:26:57« Nous sommes prêts à reprendre la campagne dès maintenant,
00:27:00quand vous penserez que ça sera nécessaire ».
00:27:03Donc, il y a une vraie tension et il y a un véritable signal très fort
00:27:08envoyé par Donald Trump avec ce blocus.
00:27:11C'est vraiment une façon de dire « On ne plaisante pas,
00:27:13on est prêts finalement à vous prendre à revers à votre propre argument.
00:27:17Vous vouliez bloquer le Détroit,
00:27:19c'est nous qui allons vous empêcher de faire du business et de naviguer ».
00:27:23On va se tourner vers le général Pellistrandi à présent
00:27:26pour tenter d'y voir plus clair sur ce blocus naval américain
00:27:29qui est donc en place depuis un peu plus de trois heures.
00:27:31Pas sur le Détroit d'Hormuz, mais à côté du Détroit d'Hormuz.
00:27:35Bonsoir général, comment ça se passe dans les faits ?
00:27:38À quoi ça ressemble un blocus naval ?
00:27:40D'abord, il faut reconnaître que c'est quelque chose qui n'est pas très fréquent.
00:27:43En fait, il faut même remonter dans l'histoire pour avoir des blocus.
00:27:47Donc là, Donald Trump a instauré depuis maintenant presque plus de trois heures
00:27:52un blocus naval.
00:27:53En gros, en fait, c'est interdire le transit de navires
00:27:58profitant aux intérêts iraniens,
00:28:00soit des navires sortant de l'Iran, par exemple, chargés d'hydrocarbures
00:28:04et qui passeraient par le Détroit d'Hormuz
00:28:06pour aller, par exemple, vers l'Inde ou la Chine,
00:28:08ou empêcher des bateaux transportant, pourquoi pas,
00:28:12de l'armement ou des équipements
00:28:14rentrant pour aller, en quelque sorte, déposer leurs marchandises
00:28:17au profit de l'Iran.
00:28:18Alors, ce que l'on sait, c'est que la marine américaine,
00:28:21elle est déployée dans cette partie-là, voyez,
00:28:23dans la mer d'Omane, en quelque sorte,
00:28:26dans un endroit, en fait, dans les eaux internationales.
00:28:28C'est un élément très important
00:28:29parce qu'il y a aussi tout un volet juridique et politique
00:28:33qu'on pourra discuter.
00:28:35Alors, les bateaux, il faut bien comprendre
00:28:37qu'il y a à peu près 2000 bateaux
00:28:38qui sont bloqués dans le Golfe.
00:28:41En fait, les Américains ont les moyens
00:28:43de suivre tous les bateaux.
00:28:44Il y a suffisamment de systèmes de reconnaissance,
00:28:48de renseignements pour suivre la quasi-totalité des bateaux,
00:28:52peut-être des petits bateaux de pêche qui pourraient échapper.
00:28:54Donc, les bateaux, en fait, ce qui est important,
00:28:56c'est de les identifier, savoir d'où partent-ils,
00:29:00à qui ils appartiennent, vers où vont-ils.
00:29:04Et, en fait, les Américains ont suffisamment de moyens
00:29:06entre le porte-avions, le porte-hélicoptères,
00:29:10les destroyers.
00:29:11Ils ont des capacités pour aller, en quelque sorte,
00:29:13contrôler les bateaux qu'ils auront identifiés
00:29:16dans cette partie-là et, en quelque sorte,
00:29:19intervenir à bord par hélicoptère, par Zodiac
00:29:22et se saisir des bateaux.
00:29:23En fait, le problème, il n'est pas tellement militaire,
00:29:27il n'est pas tellement technique, il n'est pas militaire.
00:29:29Le problème, c'est, en fait, les conséquences juridiques
00:29:34et politiques si, par exemple, ils venaient à prendre
00:29:38un pétrolier appartenant des intérêts chinois.
00:29:41– Merci beaucoup, Général. Je me tourne vers vous.
00:29:44Général, est-ce que les deux camps sont en train de prier
00:29:46pour que ce scénario n'arrive pas ?
00:29:48C'est-à-dire qu'un pétrolier un peu plus courageux
00:29:51ou téméraire ou inconscient que les autres
00:29:53franchisse le Détroit et se fasse arrêter tout net ?
00:29:54– Écoutez, je pense, moi, ça m'appelle, évidemment,
00:29:58le blocus de Cuba en 1962.
00:30:02Et on se rappelle que les nez virus avançaient
00:30:04le plus lentement possible pour aller jusqu'à la ligne
00:30:09de manière à ce que, justement, il n'y ait pas une friction réelle.
00:30:14– Une plupart de bluffs.
00:30:16– Oui, enfin, il faut…
00:30:18À ce moment-là, les Russes et les Américains
00:30:20essayaient de gagner du temps l'un et l'autre
00:30:22pour parvenir avec Khrouchev et Kennedy au téléphone
00:30:26pas encore rouge parce qu'il le sera après, etc.
00:30:28Et moi, je pense que les deux pouvoirs,
00:30:32américains et iraniens, vont essayer de tout faire
00:30:35pour ne pas arriver au cache.
00:30:37Parce qu'encore une fois, comme ça a été répété sur ce plateau,
00:30:40les Américains n'ont pas envie d'y retourner,
00:30:43les Iraniens probablement pas.
00:30:45Les seuls qui veulent vraiment le faire,
00:30:46ce sont les Israéliens.
00:30:48– On voit là, à l'image, vous voyez l'armada américaine
00:30:52au sens large, parce que ça va de la Méditerranée orientale
00:30:55à la mer Rouge, en passant par l'entrée du détroit d'Hormuz,
00:30:59en passant par les bases américaines du Moyen-Orient,
00:31:02au sens très large.
00:31:03Et puis, il y a une autre question qui se pose,
00:31:05et ça, on va le voir avec vous, Narji Sajid,
00:31:07c'est la question des mines, puisque Donald Trump a annoncé
00:31:09parallèlement à ce blocus qu'il allait entamer
00:31:12un déminage du détroit.
00:31:14Les renseignements américains disent aujourd'hui
00:31:15que l'Iran dispose de 5 000 à 6 000 mines navales,
00:31:19et que l'Iran a commencé à les déployer.
00:31:21Comment est-ce qu'elles fonctionnent, Narji, ces mines ?
00:31:23– Alors Marc, il existe plusieurs types de mines,
00:31:26quatre ont retenu notre attention.
00:31:27D'abord, la plus courante, la mine Amaré,
00:31:30vous la voyez juste ici.
00:31:31Comment est-ce qu'elle fonctionne ?
00:31:32Eh bien, elle est fixée au fond marin,
00:31:34grâce à une encre lourde,
00:31:36et ensuite, elle est reliée par une chaîne juste ici.
00:31:38Elle est difficile à voir, pourquoi ?
00:31:40Parce qu'elle flotte tout juste sous la surface de l'eau,
00:31:42à quelques centimètres, et au contact d'un navire,
00:31:45eh bien, elle explose.
00:31:46La deuxième catégorie, c'est la mine flottante.
00:31:48Comme son nom l'indique cette fois,
00:31:50elle n'est pas fixée,
00:31:51elle se déplace avec le courant,
00:31:53elle explose, elle aussi, au contact.
00:31:55Troisième type, c'est peut-être le type de mine
00:31:57le plus sophistiqué, les mines de fond.
00:31:59Elle repose au fond marin,
00:32:01elle repère un navire,
00:32:02grâce à différents capteurs.
00:32:04Un magnétique d'abord,
00:32:05qui détecte la masse métallique du navire,
00:32:08acoustique, qui capte le bruit du moteur,
00:32:10et enfin, un capteur de pression,
00:32:12qui perçoit le déplacement de l'eau.
00:32:14Quand les éléments correspondent,
00:32:15la mine explose sous la coque du bateau.
00:32:18Enfin, les mines dites ventouses,
00:32:20celles-ci, elles sont différentes,
00:32:21car elles ont besoin, eh bien,
00:32:23d'un plongeur,
00:32:23qui va les déposer directement
00:32:25sous la coque d'un navire.
00:32:27Elle explose après un délai programmé.
00:32:29Il faut savoir que l'objectif,
00:32:30dans la plupart des cas,
00:32:32pour ces mines,
00:32:32eh bien, ce n'est pas que le navire coule,
00:32:34non, c'est qu'il soit suffisamment endommagé
00:32:36pour l'empêcher de poursuivre sa mission.
00:32:38Est-ce que la géographie du détroit d'Hormuz
00:32:41joue en faveur, plutôt, des Iraniens
00:32:43dans ce, j'allais dire,
00:32:45ce match des mines ?
00:32:46Oui, pour plusieurs raisons.
00:32:47La toute première,
00:32:48c'est évidemment, eh bien,
00:32:50que l'eau n'est pas assez profonde.
00:32:52Il faut savoir qu'autour du détroit,
00:32:53c'est entre 30 à 60 mètres de profondeur.
00:32:56Et regardez, sur cette carte,
00:32:57je vous ai montré la différence
00:32:58avec le golfe d'Omane.
00:32:59Donc, quand on s'éloigne un petit peu
00:33:00de cette côte et de ce détroit d'Omane,
00:33:021000 à 3000 mètres de profondeur.
00:33:04Deux, les voies pour passer le détroit,
00:33:06elles sont étroites, on l'a répété
00:33:08à plusieurs reprises,
00:33:09quelques kilomètres seulement.
00:33:10Et enfin, trois,
00:33:11et c'est peut-être l'élément
00:33:12le plus important,
00:33:13c'est évidemment, eh bien,
00:33:14cette côte au sud de l'Iran
00:33:16qui permet à des bateaux
00:33:18plus facilement,
00:33:19qui donne la possibilité aux bateaux
00:33:20donc de se rendre dans ce détroit
00:33:22et de s'élancer avec des mines
00:33:24qu'elles peuvent donc placer
00:33:25dans ce détroit.
00:33:25Merci beaucoup, Nargis.
00:33:27Ça s'évite des mines,
00:33:29ça peut se repérer à distance,
00:33:31se détruire à distance
00:33:32ou quand on est en mer,
00:33:34on est entièrement aveugle
00:33:35face à ce genre d'obstacles.
00:33:36Non, c'est très compliqué,
00:33:38c'est très compliqué
00:33:38parce qu'on ne les voit pas,
00:33:40elles sont au fond,
00:33:40on ne les voit pas,
00:33:41on ne peut même pas communiquer avec elles,
00:33:43on communique extrêmement mal sous l'eau,
00:33:46donc c'est très compliqué.
00:33:47Donc on avance à l'aveugle
00:33:49et ce que font les chasseurs de mines,
00:33:52je rappelle que les Américains
00:33:53n'ont que trois, semble-t-il,
00:33:54et qui ne sont pas sur zone,
00:33:56les chasseurs de mines
00:33:57avancent de manière extrêmement prudente.
00:33:59Mais même quand vous avancez,
00:34:00vous n'êtes pas exactement
00:34:01à l'abri du danger
00:34:02parce qu'il peut y avoir des mines
00:34:04qui ont dérivé
00:34:05et une fois que vous êtes passé,
00:34:07vous vous retrouvez avec des mines
00:34:09sur votre passage.
00:34:10Ce qui n'est pas le cas,
00:34:11par exemple,
00:34:12dans le problème de minage terrestre,
00:34:14parce qu'une fois qu'on a des minés,
00:34:15on est sûr d'avoir des minés,
00:34:17alors que là,
00:34:18vous n'êtes jamais sûr,
00:34:19jamais.
00:34:20Paris et Londres,
00:34:21Ulysse Gosset,
00:34:21ont annoncé aujourd'hui
00:34:22qu'ils voulaient organiser
00:34:24une conférence sur Hormuz
00:34:25pour mettre en place
00:34:26une mission multinationale pacifique.
00:34:28C'est ça,
00:34:29l'idée,
00:34:29c'est d'aller sécuriser
00:34:31le détroit d'Hormuz
00:34:32une fois que la paix sera signée ?
00:34:33Oui,
00:34:34pas avant.
00:34:34C'est ça qui est important.
00:34:35Effectivement,
00:34:36mais il y a une...
00:34:36Mais ça veut dire
00:34:36qu'on va y aller à un moment.
00:34:38Et d'ailleurs,
00:34:38la France s'y prépare
00:34:39puisque vous avez vu
00:34:40pendant le week-end,
00:34:41on a eu l'information
00:34:41selon laquelle
00:34:42deux chasseurs de mines français
00:34:44plus une frégate
00:34:45étaient en route
00:34:47jusqu'à Toulon
00:34:47avant de partir pour Djibouti
00:34:49et si la guerre se termine,
00:34:52vers le détroit d'Hormuz.
00:34:53Donc,
00:34:53la France s'y prépare,
00:34:55la Grande-Bretagne aussi
00:34:55et effectivement,
00:34:59alors comme on est jusqu'au 21 avril,
00:35:01ça donne du temps
00:35:02mais il n'est pas question
00:35:03d'y aller avant
00:35:04et c'est toujours la même
00:35:06philosophie des Européens.
00:35:07C'est oui,
00:35:07bien entendu,
00:35:08tout le monde veut
00:35:08l'arrêt de la guerre,
00:35:09le déblocage d'Hormuz
00:35:10mais nous ne voulons pas
00:35:11être entraînés
00:35:13dans un conflit
00:35:13qui n'est pas le nôtre.
00:35:15D'où l'irritation
00:35:15de Donald Trump
00:35:16qui ne cesse de répéter
00:35:17qu'il est fâché
00:35:18contre les pays de l'OTAN,
00:35:19surtout contre l'Espagne
00:35:20et contre la Grande-Bretagne
00:35:22et qu'il promet
00:35:22des mesures de représailles.
00:35:24On s'en souviendra,
00:35:25dit-il,
00:35:26on verra ce qu'il en est vraiment.
00:35:27Mais à un moment,
00:35:28il va falloir réparer
00:35:29les pots cassés,
00:35:29il va falloir que les pays
00:35:31qui ont fusé
00:35:32d'aller soutenir Donald Trump
00:35:33aillent effectivement
00:35:35déminer ou sécuriser
00:35:36le détroit,
00:35:36Michel Polacco.
00:35:37D'abord,
00:35:38il va falloir aller voir
00:35:38s'il y a des mines.
00:35:39Le problème,
00:35:40c'est ça.
00:35:40Parce que comme on ne peut pas
00:35:41aller voir avec les tankers
00:35:43de pétrole
00:35:44ou avec les portes-conteneurs
00:35:45s'il y a des mines
00:35:46parce que c'est quand même
00:35:48trop dangereux,
00:35:49donc il va falloir aller voir
00:35:50s'il y a des mines.
00:35:51Donc il va falloir des bâtiments,
00:35:52des chasseurs de mines.
00:35:54Les Européens sont très bons
00:35:55là-dedans.
00:35:56Français,
00:35:57Hollandais,
00:35:58Belges,
00:35:59Britanniques,
00:35:59Italiens,
00:36:00on a du matériel,
00:36:01on a des belles flottes.
00:36:02Les Français,
00:36:03on a encore officiellement
00:36:0517 bâtiments
00:36:05pour la guerre des mines,
00:36:07notamment des bâtiments
00:36:08chasseurs de mines,
00:36:10des bâtiments
00:36:11pour les plongeurs.
00:36:12Normalement,
00:36:13nous avons des rovers,
00:36:14nous avons des drones
00:36:16de surface,
00:36:17nous avons des drones
00:36:17sous-marins
00:36:18pour les détecter,
00:36:19nous avons des robots
00:36:20pour aller les détruire.
00:36:22Tout ça à distance,
00:36:23parce que maintenant
00:36:23on ne s'approche plus
00:36:24des mines comme autrefois,
00:36:26maintenant on fait ça
00:36:27à bonne distance,
00:36:28à quelques centaines de mètres.
00:36:30Voilà.
00:36:31Donc,
00:36:31mais simplement,
00:36:32si on ne veut pas y aller,
00:36:32on ne veut pas y aller.
00:36:33Si on y va,
00:36:34à mon avis,
00:36:34il y a de fortes chances
00:36:35qu'on découvre
00:36:36qu'il n'y a probablement rien
00:36:37ou très très peu.
00:36:38C'est-à-dire que
00:36:39les Iraniens,
00:36:40ils en ont peut-être balancé
00:36:41depuis les côtes
00:36:42des dérivants.
00:36:43C'est ce qu'on a vu là.
00:36:44Si vous voulez chasser,
00:36:45les mouilleurs de mines,
00:36:46c'est des bateaux
00:36:47qui ont été détruits,
00:36:48ils en avaient beaucoup.
00:36:49Ils en avaient une trentaine
00:36:50ou 35,
00:36:50je ne sais plus.
00:36:51Je crois que ceux-là,
00:36:52ils ont tous été détruits.
00:36:53On peut mettre des mines
00:36:55avec des sous-marins,
00:36:55on peut mettre des mines
00:36:56avec des avions,
00:36:57on peut mettre des mines
00:36:57avec des hélicoptères,
00:36:59on peut mettre des mines
00:36:59avec des bateaux.
00:37:00Bon, à mon avis,
00:37:00ça,
00:37:01ce n'est pas discret.
00:37:01D'abord,
00:37:02je crois qu'ils n'ont plus
00:37:02de sous-marins,
00:37:03je crois qu'ils n'ont plus
00:37:04de bâtiments
00:37:04qui permettraient
00:37:05de mouiller des mines.
00:37:07Il faudrait qu'ils fassent ça,
00:37:08je vous dis,
00:37:08en laissant dériver des mines,
00:37:10etc.
00:37:10À mon avis,
00:37:11il n'y en a pas beaucoup.
00:37:11On est plus dans la peur
00:37:12que dans la réalité.
00:37:13Mais il va falloir y aller.
00:37:15Il va falloir y aller,
00:37:16effectivement.
00:37:16On va laisser les mines de côté.
00:37:17Je vous propose
00:37:18pour s'intéresser maintenant
00:37:19aux conséquences économiques
00:37:20de ce qui se passe à Hormuz.
00:37:22Je salue Anne-Sophie Alsif
00:37:23qui vient de nous rejoindre.
00:37:24Bonsoir, économiste
00:37:24et même chef économiste
00:37:26chez BDO France.
00:37:27Les conséquences économiques,
00:37:29on va tirer la pelote
00:37:30en quelque sorte
00:37:31en partant d'Iran.
00:37:32On les attend
00:37:33Syavosh Ghazi,
00:37:34correspondant des RFI
00:37:34et de France 24 à Téhéran.
00:37:36Chez vous,
00:37:37les Iraniens,
00:37:38les redoutent déjà
00:37:39les conséquences économiques
00:37:41de ce bloc Syavosh ?
00:37:44Les sentiments sont partagés.
00:37:46Il y a tout d'abord
00:37:46ceux qui craignent
00:37:48une relance de la guerre,
00:37:50de nouveaux bombardements.
00:37:52Les Iraniens ont été
00:37:54très marqués
00:37:54par les frappes
00:37:56pendant 40 jours.
00:37:59Ensuite,
00:38:00il y a ceux qui craignent
00:38:00des conséquences économiques
00:38:02parce que l'activité
00:38:04est totalement à l'arrêt.
00:38:06les administrations
00:38:08ne fonctionnent pas.
00:38:09Beaucoup d'industries
00:38:12ne fonctionnent pas complètement.
00:38:14Il y a eu beaucoup
00:38:15de licenciements.
00:38:16Tout à l'heure,
00:38:17un ami qui est médecin
00:38:18me disait qu'en fait,
00:38:20dans son hôpital,
00:38:22ils avaient licencié
00:38:25pratiquement 60 %
00:38:26du personnel
00:38:27parce que c'est un hôpital privé
00:38:31et les gens ne viennent pas
00:38:32et donc ils ne pouvaient pas
00:38:34garder tout son personnel.
00:38:35Donc, beaucoup de gens
00:38:36qui sont licenciés,
00:38:38ça va avoir des conséquences
00:38:39importantes
00:38:40si la situation continue
00:38:42de la même manière.
00:38:43Et puis,
00:38:44il y a aussi ceux
00:38:44qui participent
00:38:47à des manifestations
00:38:48nocturnes
00:38:49depuis maintenant 40 jours
00:38:50qui disent
00:38:51qu'il faut résister
00:38:53et que l'Iran a gagné
00:38:55la guerre de fait
00:38:57et donc il faut maintenant,
00:38:59malgré ce blocus
00:39:00qui a été imposé
00:39:01par les Américains,
00:39:02résister parce que finalement,
00:39:04ce sont les pays occidentaux,
00:39:06les États-Unis,
00:39:06qui ne pourront pas tenir
00:39:08face à ce blocus
00:39:10qui aura des conséquences,
00:39:11bien sûr,
00:39:11en Iran,
00:39:12mais aussi cela aura des conséquences
00:39:14dans les pays occidentaux,
00:39:16sur le prix du pétrole
00:39:17et de l'essence.
00:39:17Et donc,
00:39:20le meilleur moyen,
00:39:21c'est de résister encore
00:39:22et comme ça,
00:39:23les Américains
00:39:24seront contraints
00:39:25de céder
00:39:26et d'accepter
00:39:27les conditions de l'Iran
00:39:28pour un accord définitif
00:39:30pour que l'Iran
00:39:31ne soit pas dans
00:39:32cette situation
00:39:33de ni guerre ni paix
00:39:35qui provoque
00:39:37beaucoup de dégâts
00:39:39sur l'économie du pays.
00:39:40Siavosh Ghazi
00:39:41a téhéran,
00:39:42des conséquences en Iran
00:39:43dans les pays occidentaux,
00:39:44disait Siavosh
00:39:45il y a quelques instants,
00:39:45Anne-Sophie Alzif.
00:39:47Qui va payer
00:39:48le prix du blocage
00:39:49du détroit d'Hormuz ?
00:39:50Si on remonte
00:39:51depuis ce détroit,
00:39:52jusqu'où ça va aller ?
00:39:54En premier lieu,
00:39:54c'est la zone asiatique.
00:39:56Ce détroit
00:39:56donne le pétrole,
00:39:58le gaz
00:39:58à l'Asie,
00:39:59globalement l'Inde,
00:40:00la Corée du Sud,
00:40:01le Japon,
00:40:02mais également la Chine.
00:40:03Or, aujourd'hui,
00:40:04l'Asie,
00:40:05c'est la zone économique
00:40:05la plus dynamique.
00:40:07Donc, la croissance mondiale,
00:40:08elle est vraiment boostée
00:40:09par la croissance asiatique.
00:40:11Et donc, demain,
00:40:12si ces pays
00:40:12n'ont plus accès à l'énergie,
00:40:14eh bien,
00:40:14il y aura des répercussions économiques
00:40:16pour ce bloc
00:40:17où on aura un impact
00:40:18sur la croissance.
00:40:19Et c'est là
00:40:19où on est dans le scénario noir,
00:40:20c'est-à-dire que
00:40:21si on a un ralentissement
00:40:22important en Asie,
00:40:23c'est là où on aura
00:40:24un impact sur la croissance mondiale
00:40:25et donc forcément
00:40:26pour tout le monde,
00:40:27y compris la zone euro.
00:40:28Quelles conséquences
00:40:29en Europe maintenant ?
00:40:30Qu'est-ce qu'on peut dire
00:40:31de ce blocage
00:40:32du détroit d'Hormuz ?
00:40:33Est-ce que ça va maintenir
00:40:35le niveau du baril
00:40:36là où il est ?
00:40:36Est-ce que ça va le faire monter
00:40:38encore plus ?
00:40:38Alors, ça va déjà maintenir
00:40:40le niveau.
00:40:40Après, en effet,
00:40:41il pourra encore augmenter
00:40:42si notamment ça dure
00:40:43dans le temps.
00:40:44L'idée, vraiment,
00:40:45c'est de regarder le conflit.
00:40:47Combien de temps
00:40:47va-t-il durer ?
00:40:49S'il continue,
00:40:50Donald Trump,
00:40:51par parler jusqu'aux élections
00:40:52de mi-mandat,
00:40:53là, ça peut être
00:40:53assez catastrophique
00:40:54parce qu'on est dans un temps
00:40:55où les réserves
00:40:56ou tout ce qu'on peut avoir
00:40:57en termes de diversification
00:40:58va s'amenuire.
00:40:59C'est 20 %,
00:41:00on l'a dit,
00:41:01du pétrole mondial
00:41:02et c'est l'Asie.
00:41:03Donc là,
00:41:03ce sera très difficile
00:41:04avec l'OTAN
00:41:05d'être dans la substitution
00:41:06et de modérer les impacts.
00:41:08Donc, on va rester
00:41:09avec ce baril
00:41:09à un niveau élevé.
00:41:10Je pense simplement
00:41:11à tous ceux qui vous écoutent
00:41:12et qui se disent
00:41:12bon, ok,
00:41:13le prix du baril,
00:41:14d'ailleurs,
00:41:14on ne sait pas bien
00:41:14combien il y a dans un baril,
00:41:15mais ma question,
00:41:17c'est quand je fais le plein,
00:41:18est-ce que tant que le Détroit
00:41:19sera bloqué,
00:41:20les carburants seront
00:41:21aussi chers en France ?
00:41:22Oui,
00:41:22parce que si le Détroit
00:41:24est bloqué,
00:41:24forcément,
00:41:25ça veut dire
00:41:25que vous n'avez pas
00:41:26une situation
00:41:27qui s'améliore
00:41:27et en perspective,
00:41:29ça va être compliqué
00:41:30d'avoir un prix du baril.
00:41:31Après, attention,
00:41:32on voit que les déclarations
00:41:33du président américain
00:41:34sont très importantes
00:41:35et si demain,
00:41:39on est vraiment
00:41:40d'une très très forte
00:41:41volatilité.
00:41:42Depuis que le cessez-le-feu
00:41:43a été annoncé,
00:41:45il y a donc 5 jours,
00:41:46Ulysse Gossel,
00:41:46les prix des carburants
00:41:47en France ont baissé
00:41:48d'un centime.
00:41:50Ça ne va pas baisser plus ?
00:41:52Encore une fois,
00:41:53ça dépendra
00:41:53des déclarations.
00:41:54Parce que le cours du brut,
00:41:55on le suit moins bien
00:41:56que vous,
00:41:57évidemment,
00:41:57mais il n'a pas baissé
00:41:58que de 0,1%.
00:41:59Il a baissé assez nettement.
00:42:01Pourquoi ce n'est pas plus ?
00:42:02Pourquoi ce n'est pas plus ?
00:42:03Parce que les agents,
00:42:04les acteurs,
00:42:05les investisseurs
00:42:06anticipent que le conflit
00:42:06va durer
00:42:08et ne pensent pas
00:42:08que le conflit
00:42:09va durer quelques jours,
00:42:10que le détroit va être libéré,
00:42:11que ce sera fini.
00:42:12Et surtout,
00:42:12parce qu'ils anticipent
00:42:13qu'il va y avoir
00:42:14des conséquences
00:42:15sur l'Asie
00:42:15et donc sur la croissance mondiale.
00:42:18Donc,
00:42:18c'est cette anticipation
00:42:19qui explique que malgré
00:42:21le fait d'avoir
00:42:21une ou deux bonnes nouvelles,
00:42:22on n'est pas
00:42:23un effondrement
00:42:24du prix du baril.
00:42:25Ce ne sera pas le cas.
00:42:25Il y a le pétrole,
00:42:26il y a les carburants,
00:42:27il y a le gaz
00:42:28qui va augmenter
00:42:28pour des millions de Français
00:42:29dans quelques jours
00:42:29au 1er mai.
00:42:32Addition assez lourde,
00:42:32plus 15%.
00:42:33Est-ce que c'est lié
00:42:34à ce qui se passe à Hormouge
00:42:35ou est-ce que c'est
00:42:35complètement déconnecté ?
00:42:36Si, c'est lié
00:42:37puisqu'il y a un lien
00:42:38avec le prix du baril.
00:42:40Donc, bien évidemment,
00:42:40on sera impacté
00:42:41et le gaz va coûter plus cher.
00:42:43Donc, c'est pour ça
00:42:43que tous les pays européens
00:42:44vont être touchés.
00:42:45On sait que d'autres partenaires
00:42:47sont plus affectés par ça
00:42:48parce qu'ils ont une économie
00:42:49moins décarbonée
00:42:50de la France
00:42:50qui a de la chance
00:42:51d'être quand même
00:42:52plus protégée
00:42:52que ses partenaires européens,
00:42:54notamment grâce au nucléaire.
00:42:56Donc, ça,
00:42:56c'est un véritable atout.
00:42:57On a moins d'inflation
00:42:58que nos partenaires.
00:42:59Par contre, en effet,
00:42:59à moyen-long terme,
00:43:01on aura une augmentation
00:43:02des prix de l'énergie
00:43:03et de l'énergie fossile.
00:43:04Donc, ça, c'est vraiment
00:43:05quelque chose
00:43:05qu'il va falloir anticiper,
00:43:07notamment à l'approche
00:43:07des nouvelles questions budgétaires.
00:43:09Il y a d'autres mauvaises nouvelles
00:43:10comme ça ou c'est tout ?
00:43:11C'est déjà pas mal.
00:43:12Oui, c'est déjà pas mal.
00:43:13C'est pour ça, c'était...
00:43:14Non, l'autre mauvaise nouvelle,
00:43:15en effet,
00:43:16qu'il faut vraiment surveiller,
00:43:17c'est la situation de la Chine
00:43:18et la réaction de la Chine
00:43:19puisqu'on voit que
00:43:20si ses navires ne passent plus,
00:43:21pour l'instant,
00:43:22c'était un pays
00:43:22qui pouvait encore passer.
00:43:24Là, il y a une vraie conséquence.
00:43:25Et puis, de voir
00:43:26si on va aussi avoir
00:43:27une envolée de l'inflation
00:43:28aux États-Unis.
00:43:29Et là, en effet,
00:43:30ça aura un impact, je pense,
00:43:32en termes de politique intérieure,
00:43:33très important.
00:43:34Dans un contexte,
00:43:35il faut le rappeler,
00:43:35les droits de douane
00:43:36et l'impact inflationniste
00:43:38des droits de douane,
00:43:38ce n'est pas en 2025
00:43:39que les États-Unis
00:43:40vont le subir.
00:43:41C'est cette année
00:43:41et l'année prochaine
00:43:42parce qu'il y a énormément
00:43:43de stocks l'année dernière.
00:43:44Donc, on a l'effet droit de douane,
00:43:46on a l'effet de la crise énergétique.
00:43:52Prévu de Donald Trump
00:43:52dans quelques jours,
00:43:53Élise Gosset.
00:43:54Les 13 et 14 mai.
00:43:5513 et 14 mai.
00:43:56Vous connaissez les dates
00:43:57par cœur, Elsa Vidal.
00:43:58Est-ce que c'est peut-être
00:43:59lors de cette visite
00:44:00que va se décider
00:44:01de la suite de la gare
00:44:03avec l'Iran ?
00:44:03Parce que les Chinois,
00:44:04Anne-Sophie Alzif
00:44:05nous l'a très bien résumé,
00:44:07c'est eux qui sont
00:44:08en première ligne aujourd'hui
00:44:09et qui soufflent plus.
00:44:10C'est dans un mois.
00:44:11Il faut quand même espérer
00:44:12que ça soit réglé avant,
00:44:14notamment pour le prix
00:44:16de l'essence à la pompe.
00:44:18Mais c'est une visite
00:44:19évidemment essentielle
00:44:20et c'est une date butoir
00:44:21aussi pour Donald Trump
00:44:23qui a déjà menacé la Chine
00:44:24d'augmenter les tarifs douaniers
00:44:26de 50% si la Chine
00:44:28livrait des armes à l'Iran.
00:44:30Or, on sait que la Chine
00:44:31est un soutien de l'Iran.
00:44:33On sait que la Chine
00:44:34a toujours fourni
00:44:36des composants électroniques
00:44:37à l'Iran avant la guerre.
00:44:39Est-ce qu'elle continue maintenant ?
00:44:40Probablement.
00:44:41Mais on sait aussi
00:44:43que la Chine
00:44:44a des moyens satellitaires
00:44:45d'observation
00:44:46qui peuvent lui permettre
00:44:48de donner des renseignements
00:44:49très utiles à l'Iran
00:44:50sur le positionnement
00:44:51des bateaux américains.
00:44:53Donc, on voit qu'on est
00:44:53dans une sorte de...
00:44:54Alors, la Chine,
00:44:55elle est relativement discrète,
00:44:57mais elle est clairement
00:44:58aux côtés de l'Iran.
00:44:59Et ce que l'on voit apparaître,
00:45:01d'une certaine manière,
00:45:02quand on voit Poutine
00:45:03qui dit « je veux bien
00:45:03être le médiateur du conflit »,
00:45:06on a envie de lui dire
00:45:07« mais occupe-toi d'abord
00:45:08de l'Ukraine »,
00:45:08mais on voit que Poutine
00:45:09veut jouer les médiateurs,
00:45:10on voit que la Chine
00:45:11envoie des signaux
00:45:12quand même assez clairs
00:45:13aux Nations Unies
00:45:13et qu'on a une sorte
00:45:15de bloc Iran-Chine-Russie
00:45:20qui se constitue progressivement
00:45:21et qui ne va pas céder.
00:45:23Et de l'autre côté,
00:45:24Donald Trump qui, lui,
00:45:26certes, a un partenariat
00:45:28très fort avec Israël,
00:45:29mais qui n'arrive pas
00:45:30à constituer une alliance internationale.
00:45:32À coaliser d'autres pays autour de lui.
00:45:33Donc, on est dans un moment,
00:45:34je dirais, difficile
00:45:34et il faut,
00:45:35enfin, de mon point de vue,
00:45:36il faudrait que Trump règle tout ça
00:45:38avant d'aller à Pékin.
00:45:39On va y aller justement
00:45:40à la Maison-Blanche,
00:45:40Axel Meunier,
00:45:41correspondant de BFM TV
00:45:42à Washington.
00:45:43Deux informations,
00:45:44donc ce soir,
00:45:45d'abord cette prise de parole,
00:45:46on l'a suivie en direct
00:45:47tout à l'heure sur BFM
00:45:48du président américain
00:45:49et puis,
00:45:51pendant le cessez-le-feu,
00:45:52les grandes manœuvres,
00:45:53les grandes manœuvres militaires
00:45:54se poursuivent également
00:45:55côté américain.
00:45:59Effectivement,
00:46:00parce qu'il y a des renforts
00:46:01de capacités militaires
00:46:02qui sont en train d'arriver
00:46:03ou qui viennent d'arriver
00:46:04dans la région du Golfe Persique.
00:46:06C'est notamment
00:46:07le Wall Street Journal
00:46:08qui est très bien informé
00:46:10pendant ce conflit
00:46:11qui explique
00:46:12qu'il y a des avions de combat
00:46:13qui ont été envoyés
00:46:14en renfort,
00:46:15que l'unité de combat
00:46:17de la 82e division aéroportée
00:46:19devrait aussi arriver
00:46:21dans les prochaines heures
00:46:22ou les prochains jours,
00:46:23sans compter aussi
00:46:24l'USS Ford,
00:46:25le plus grand porte-avions
00:46:27du monde
00:46:27qui avait dû rentrer
00:46:29en réparation,
00:46:30qui vient de quitter
00:46:31Split en Croatie
00:46:32pour retourner
00:46:33vers le Golfe Persique.
00:46:35Il y a aussi
00:46:36l'USS Bush
00:46:37qui a pris la route
00:46:38depuis les côtes américaines
00:46:39il y a maintenant
00:46:40deux semaines.
00:46:41Bref,
00:46:41difficile d'imaginer
00:46:42que ce cessez-le-feu
00:46:43soit réellement en place
00:46:45quand on voit
00:46:46que les États-Unis
00:46:47continuent de déployer
00:46:48des forces militaires
00:46:49aussi importantes.
00:46:50Il faut dire
00:46:50que Donald Trump
00:46:51compte montrer les muscles
00:46:52et montrer que les États-Unis
00:46:54sont en position de force.
00:46:55On l'a vu tout à l'heure
00:46:56lors de sa prise de parole.
00:46:57Il a dit
00:46:58qu'il avait été contacté,
00:47:00les États-Unis
00:47:01avaient été contactés
00:47:02par l'autre camp,
00:47:03a-t-il dit,
00:47:05pour des négociations.
00:47:06Ils veulent un accord
00:47:07à tout prix.
00:47:09Donald Trump
00:47:09n'a pas répondu
00:47:10par l'affirmative,
00:47:11il n'a pas dit
00:47:12quelle était sa réponse,
00:47:13mais en fait,
00:47:14on sait quand même
00:47:14qu'en coulisses,
00:47:15tout est fait
00:47:16pour éviter
00:47:16cette escalade militaire
00:47:17qui semble pourtant
00:47:19vraiment très forte
00:47:20et très prégnante.
00:47:21Il y a des possibilités
00:47:22pour de nouvelles rencontres,
00:47:23pour une nouvelle salle
00:47:24de négociations
00:47:25entre Téhéran
00:47:26et Washington.
00:47:27C'est notamment
00:47:28une information
00:47:29du site Axios
00:47:30qui estime
00:47:31que ça pourrait même
00:47:31se passer très prochainement,
00:47:33dans les tout prochains jours.
00:47:34Mais en parallèle,
00:47:35Donald Trump
00:47:36continue de menacer.
00:47:38Il veut en fait
00:47:38aborder ces négociations
00:47:40en position de force
00:47:41pour forcer l'Iran
00:47:43à renoncer
00:47:44à ses ambitions nucléaires.
00:47:45Merci beaucoup,
00:47:46Axel Mouni,
00:47:46en direct de Washington.
00:47:47La stratégie
00:47:48de Donald Trump
00:47:48générale,
00:47:49c'est vraiment
00:47:49le renforcement,
00:47:51j'allais dire,
00:47:51permanent au Moyen-Orient
00:47:53avec des porte-avions
00:47:54qui arrivent les uns
00:47:55après les autres,
00:47:55des soldats
00:47:56qui arrivent parmi les,
00:47:57et dans le même temps,
00:47:58la tentative de médiation
00:47:59pour arriver
00:48:00en position de force.
00:48:01On a l'impression
00:48:02que Trump,
00:48:04la seule chose
00:48:04qu'il sait faire
00:48:05dans une négociation,
00:48:06c'est exiger la capitulation.
00:48:08C'est exactement
00:48:08ce qui s'est passé.
00:48:09Mais pour exiger
00:48:10la capitulation,
00:48:11il faut que l'autre
00:48:12ait beaucoup plus à perdre
00:48:14à ne pas l'accepter
00:48:15qu'en l'acceptant.
00:48:16Donc il augmente
00:48:17les moyens militaires.
00:48:18Mais en même temps,
00:48:20l'Iran sait
00:48:20que ça n'a pas
00:48:21beaucoup d'importance.
00:48:22c'est que Trump est pris
00:48:24par le temps
00:48:24et qu'il ne veut pas
00:48:25vraiment y aller.
00:48:26Et je crois que
00:48:27tant que Trump,
00:48:28s'il voulait vraiment
00:48:29être sérieux,
00:48:29il faudrait qu'il amène
00:48:31un corps d'armée
00:48:31ou deux corps d'armée
00:48:32et ça prend six mois.
00:48:34Rajouter là,
00:48:343000 hommes,
00:48:35ça ne change véritablement.
00:48:37Ça ne fait pas trembler
00:48:38à des rangs.
00:48:39Non mais ça devient
00:48:39qu'on ne fait rien
00:48:40avec ce genre de force.
00:48:42Et s'il faut aller,
00:48:43enfin avec ce volume de force,
00:48:44ça n'est pas suffisant.
00:48:45Et s'il faut aller chercher
00:48:47l'uranium,
00:48:47l'uranium enrichi,
00:48:48d'abord personne ne sait
00:48:49où il est,
00:48:50on ne sait pas
00:48:50comment ça se passerait.
00:48:52Petite parenthèse,
00:48:52l'uranium enrichi
00:48:53dans la presse américaine,
00:48:54le Wall Street Journal,
00:48:55pas le moins crédible
00:48:56des journaux américains,
00:48:58nous dit,
00:48:58il est fort probable
00:48:59qu'il reste aujourd'hui
00:49:00la plupart des capacités
00:49:02d'enrichissement
00:49:03aujourd'hui,
00:49:04après les frappes
00:49:04de juin dernier
00:49:05et après les frappes
00:49:06de ces derniers jours.
00:49:07Donc c'est pour ça
00:49:08qu'il n'est pas impossible
00:49:10qu'un dernier round
00:49:11d'honneur de Trump
00:49:13serait d'aller frapper,
00:49:14mais là,
00:49:14avec ces B2,
00:49:16les endroits
00:49:16où il y a encore
00:49:17effectivement des capacités
00:49:18d'enrichissement.
00:49:20Mais pour revenir
00:49:21à votre première question,
00:49:22on est effectivement
00:49:23dans un bras de fer
00:49:24et Trump cherche
00:49:25à muscler un peu son bras
00:49:27pour faire plier l'autre.
00:49:29Il est dans une stratégie
00:49:30de capitulation.
00:49:31Et quelle erreur !
00:49:32Formidable
00:49:33d'avoir envoyé Vance
00:49:34tout de suite,
00:49:35on ne fait jamais ça
00:49:35dans une négociation.
00:49:37On commence petit,
00:49:38on avance,
00:49:39on grossit
00:49:39et Trump a oublié
00:49:41quand même son histoire.
00:49:42Regardez les dernières
00:49:43négociations conduites
00:49:44par les Américains.
00:49:45Avec le Vietnam,
00:49:46ça a duré 4 ans.
00:49:47Avec la Corée,
00:49:48ça a duré 2 ans.
00:49:49Avec l'Afghanistan,
00:49:51il a fallu
00:49:52plusieurs ronds
00:49:53au Qatar
00:49:53pour que ça se passe.
00:49:54On ne règle jamais
00:49:56un problème
00:49:56comme ça a été dit
00:49:57en quelques heures,
00:49:59bien sûr.
00:49:59Vous êtes d'accord,
00:50:00Michel Polacco ?
00:50:01Pas tout à fait d'accord,
00:50:02même si je ne suis pas
00:50:03professeur à l'école de guerre.
00:50:04Moi, mon sentiment,
00:50:05c'est que le président Trump
00:50:08et ses ministres
00:50:09et ses chefs d'État-major
00:50:11promènent le chien,
00:50:12qu'ils veulent donner
00:50:13le sentiment
00:50:13qu'ils cherchent
00:50:15une issue pacifique
00:50:17et une issue
00:50:18qui permette
00:50:19de cesser les combats
00:50:20et qu'en même temps,
00:50:22en bloquant le Détroit,
00:50:23par exemple,
00:50:24ils donnent aux Iraniens
00:50:25la possibilité
00:50:26de déclencher
00:50:27des hostilités
00:50:28à leur égard
00:50:30et que ça leur permettra
00:50:31d'abord de voir
00:50:32d'où ça vient
00:50:33parce qu'il y a un souci,
00:50:34c'est qu'on ne sait pas
00:50:35d'où ça vient.
00:50:35On a vu qu'il y avait
00:50:36des tankers
00:50:36qui se prenaient des drones
00:50:37ou qui se prenaient des missiles
00:50:39mais on ne sait pas
00:50:39d'où ça vient.
00:50:40Donc, moi, je pense
00:50:41que les Américains,
00:50:42sur le plan militaire,
00:50:44ils ont quand même
00:50:44quelque part besoin
00:50:45que ça se dégrade
00:50:46pour pouvoir détecter
00:50:49les zones
00:50:50d'où partent
00:50:51des tirs
00:50:52et de manière
00:50:53à ce qu'au moins,
00:50:54on ne parle plus des mines,
00:50:55pour le reste,
00:50:56on puisse dire
00:50:57qu'on est maître
00:50:57du golfe arabo-persique
00:50:59et deuxièmement,
00:51:01ça permettra donc
00:51:02de poursuivre
00:51:02les opérations,
00:51:03de faire durer
00:51:04les opérations,
00:51:05de fatiguer
00:51:06les Iraniens
00:51:07qui quand même
00:51:07doivent être
00:51:08déjà très fatigués
00:51:09et moi, mon sentiment,
00:51:10c'est qu'il ne veut pas
00:51:11s'arrêter.
00:51:11Moi, mon sentiment,
00:51:12c'est qu'il veut continuer
00:51:13mais il veut tout le temps
00:51:15donner l'impression
00:51:15qu'il est prêt
00:51:16à s'arrêter.
00:51:17C'est une stratégie,
00:51:18peut-être que
00:51:19ce n'est pas la bonne.
00:51:20Il y a le bras de fer,
00:51:21évidemment,
00:51:23militaire,
00:51:23on en a parlé
00:51:24et puis,
00:51:24il y a un clash diplomatique
00:51:25aujourd'hui, Raphaël Graby,
00:51:26on va voir ça avec vous.
00:51:27Clash entre Donald Trump
00:51:29et le pape,
00:51:31Léon XIV,
00:51:32qui a d'ailleurs répondu
00:51:33aux attaques de Donald Trump.
00:51:34Expliquez-nous
00:51:34ce qui s'est passé aujourd'hui.
00:51:36Alors oui,
00:51:37Donald Trump
00:51:38qui a même accusé
00:51:39finalement Léon XIV
00:51:40de défendre l'Iran
00:51:42et même le nucléaire iranien.
00:51:44En fait,
00:51:44pour comprendre tout ça,
00:51:45pour remonter
00:51:45à samedi soir
00:51:47depuis Rome,
00:51:47en fait,
00:51:48le pape Léon XIV
00:51:49s'est exprimé
00:51:49et il s'est attaqué
00:51:51à ceux qui aiment
00:51:52la guerre,
00:51:53l'argent
00:51:53et eux-mêmes.
00:51:54Écoutez-le.
00:51:57Assez de l'idolâtrie
00:51:59du moi
00:51:59et de l'argent.
00:52:00Assez de l'exhibition
00:52:01de la force.
00:52:03Assez de la guerre.
00:52:06Alors,
00:52:06vous l'aurez remarqué,
00:52:07il n'y a aucun nom
00:52:08qui est cité
00:52:09mais Donald Trump
00:52:09s'est quand même
00:52:10senti visé.
00:52:11Résultat,
00:52:11il a publié
00:52:11un très long message
00:52:12assez décousu.
00:52:13Hier soir,
00:52:14il estime,
00:52:15je vous fais un résumé
00:52:16assez court,
00:52:17mais il estime
00:52:18que le pape est faible
00:52:19face à l'Iran.
00:52:20En gros,
00:52:20il lui reproche
00:52:21de ne pas être trumpiste.
00:52:22Des critiques
00:52:23qu'il a réitéré
00:52:24hier soir
00:52:25face caméra.
00:52:28Je ne pense pas
00:52:28qu'il fasse du bon travail.
00:52:30Il aime le crime,
00:52:30j'imagine.
00:52:31Nous n'aimons pas
00:52:32un pape qui se dit
00:52:33que c'est ok
00:52:33d'avoir une arme nucléaire.
00:52:35Nous ne voulons pas
00:52:35d'un pape qui dit
00:52:36que les crimes sont acceptables.
00:52:37Je n'aime pas ça.
00:52:38Je ne suis pas
00:52:39un grand fan du pape Léon.
00:52:41Je pense que le pape
00:52:43aime le crime.
00:52:44Je ne sais pas
00:52:44si on avait déjà
00:52:45entendu une telle citation.
00:52:46Face à ces déclarations,
00:52:47Long 14 a répondu
00:52:49fermement
00:52:49« Je n'ai pas peur
00:52:51de l'administration Trump
00:52:53ni de dire
00:52:53le message
00:52:54de l'évangile
00:52:55avant qu'il y ait
00:52:56un invité surprise
00:52:57qui fasse son apparition
00:52:59dans ce clash. »
00:53:00Là, c'est Jésus
00:53:01qui est arrivé.
00:53:02Exactement.
00:53:02Il y a eu le président iranien
00:53:03aussi qui a pris
00:53:05la défense.
00:53:06Faites bien de me reprendre,
00:53:07ce n'est pas tout à fait pareil.
00:53:08Qui a pris la défense
00:53:10du pape.
00:53:11Mais effectivement,
00:53:12il y a eu un autre invité
00:53:13surprise,
00:53:14Jésus-Christ tout simplement
00:53:15sur une photo partagée
00:53:16par Donald Trump
00:53:18hier soir.
00:53:18Vous la voyez apparaître
00:53:19à l'écran.
00:53:19Évidemment,
00:53:20c'est une photo
00:53:21générée par IA
00:53:22où il s'auto-représente
00:53:24en Messie soignant
00:53:25un malade
00:53:25en le touchant.
00:53:26Je précise que Donald Trump
00:53:28vient de supprimer
00:53:29il y a quelques minutes
00:53:30cette photo
00:53:31en disant qu'il pensait
00:53:31que c'était une photo
00:53:32d'un médecin de la Croix-Rouge.
00:53:34Et puis,
00:53:34ça nous rappelle
00:53:34une autre scène
00:53:35bien réelle,
00:53:36celle-là,
00:53:36début mars,
00:53:37Donald Trump
00:53:37dans le bureau ovale
00:53:38au centre d'une prière
00:53:39et à droite
00:53:41en veste rouge,
00:53:42vous la reconnaissez sûrement,
00:53:43Paula White,
00:53:45sa conseillère spirituelle.
00:53:46C'est son titre
00:53:46qui justement,
00:53:47il y a quelques jours,
00:53:49comparait Donald Trump
00:53:50à Jésus-Christ.
00:53:51Voilà,
00:53:51Donald Trump
00:53:52qui a retiré cette image.
00:53:53C'est effectivement
00:53:54assez rare de sa part,
00:53:55Elisabeth.
00:53:55En revanche,
00:53:56on l'a entendu tout à l'heure,
00:53:57il dit
00:53:57je ne m'excuserai pas
00:53:59auprès du pape
00:54:00qui est un homme faible.
00:54:01Oui,
00:54:01il a réitéré
00:54:03son opposition au pape
00:54:05et c'est étonnant
00:54:06parce que ça lui vaut
00:54:07quand même
00:54:08beaucoup de critiques
00:54:08en interne
00:54:09dans une base
00:54:10qui n'est pas seulement
00:54:11la base Maga
00:54:12mais celle des catholiques
00:54:13fervents aux Etats-Unis
00:54:14et d'ailleurs
00:54:15l'archevêque Cochley
00:54:16qui est le président
00:54:18de la conférence
00:54:18des évêques catholiques
00:54:20aux Etats-Unis
00:54:20lui a demandé
00:54:22de s'excuser
00:54:23devant le pape
00:54:24pour ses propos
00:54:25et aussi pour l'image.
00:54:26Donc pour l'instant
00:54:27Donald Trump
00:54:28ne veut pas s'exécuter
00:54:29mais il n'est pas dit
00:54:30qu'il reste
00:54:31sur une position
00:54:31aussi intransigeante
00:54:32même s'il ne donnera
00:54:33probablement jamais
00:54:34d'excuses de plein droit
00:54:37au pape.
00:54:37Mais ça vaut aussi
00:54:39à Donald Trump
00:54:40Ulysse Gosset
00:54:40de se fâcher ce soir
00:54:41avec la première ministre
00:54:42italienne
00:54:42Georgia Meloni
00:54:43qui n'a pas vraiment
00:54:44digéré
00:54:45les attaques de Donald Trump
00:54:46et qui dit
00:54:46c'est inacceptable.
00:54:47C'est assez rare ça aussi
00:54:48que Georgia Meloni
00:54:50se fâche
00:54:50avec l'hôte
00:54:51de la Maison Blanche.
00:54:52Oui,
00:54:52elle a du caractère
00:54:53on l'a vu
00:54:54au cours des dernières années.
00:54:56Lui aussi
00:54:56mais effectivement
00:54:57c'est une des rares fois
00:54:59où elle s'oppose
00:54:59à Donald Trump
00:55:00et comment dire
00:55:02c'est très intéressant
00:55:03parce que
00:55:04d'abord il faut rappeler
00:55:05que le pape
00:55:05aujourd'hui est en Algérie
00:55:07c'est pas un voyage
00:55:08anodin
00:55:09et je dis ça
00:55:10parce qu'en fait
00:55:11il se veut un pape
00:55:12d'équilibre
00:55:13entre le nord
00:55:13et le sud.
00:55:14Vous savez qu'il est américain
00:55:15mais il est aussi
00:55:16On a oublié de le dire
00:55:17depuis tout à l'heure
00:55:17mais effectivement
00:55:18il se sont les compatrient.
00:55:19Mais vous savez
00:55:19ce qu'a dit Trump
00:55:20ce qui est extraordinaire
00:55:21il a dit
00:55:22s'il a été élu
00:55:23c'est parce que l'église
00:55:24voulait qu'il y ait un américain
00:55:25parce que moi
00:55:26j'étais à la Maison Blanche
00:55:26donc pour m'empêcher
00:55:27de travailler normalement
00:55:28or dit Trump
00:55:29moi je fais exactement
00:55:30ce que je veux
00:55:31et je n'ai pas de leçon
00:55:32à recevoir
00:55:32du pape Léon XIV
00:55:34donc effectivement
00:55:35il n'est pas fan
00:55:35de Léon XIV
00:55:36mais il y a un enjeu catholique
00:55:38aux Etats-Unis
00:55:39pour les élections
00:55:40souvenez-vous
00:55:41que Genevince
00:55:42est catholique
00:55:43alors lui
00:55:43c'est pas la même branche
00:55:44justice sociale
00:55:45du pape Léon XIV
00:55:46mais c'est un électorat
00:55:48quand même très puissant
00:55:49et qui est aujourd'hui
00:55:50opposé à la guerre
00:55:52en Iran
00:55:53comme l'était
00:55:54le vice-président
00:55:56Genevince
00:55:56donc vous voyez que
00:55:57c'est un sujet délicat
00:55:58et on comprend
00:55:59que Trump ait fini
00:56:00par retirer cette image
00:56:01christique
00:56:02qui au départ
00:56:03lui avait sans doute
00:56:03beaucoup plu
00:56:04voilà c'est la raison
00:56:05sans doute
00:56:05de cette suppression
00:56:07sur ses réseaux sociaux
00:56:09merci beaucoup
00:56:10à tous les six
00:56:10d'être venus ce soir
00:56:11sur le plateau
00:56:12de BFM TV
00:56:13on va parler
00:56:14d'une autre bataille
00:56:15plus franco-française
00:56:17à présent
00:56:17c'est la bataille
00:56:18autour du 1er mai
00:56:19là aussi les questions
00:56:20de déminer en ce moment
00:56:21pour le gouvernement
00:56:22proposition loi
00:56:23qui provoque la colère
00:56:24des syndicats
00:56:25elle prévoit d'étendre
00:56:26le nombre de commerces
00:56:27qui pourraient ouvrir
00:56:28leurs portes
00:56:29le jour de la fête du travail
00:56:30les syndicats sont au vent debout
00:56:31ils sont reçus
00:56:32ils étaient reçus
00:56:33puisqu'ils viennent de sortir
00:56:35par le ministre du travail
00:56:36Jean-Pierre Farandou
00:56:38et on va en parler
00:56:39dans quelques instants
00:56:40de ce qui est sorti
00:56:40de cette réunion
00:56:41le temps d'accueillir
00:56:41Thomas Vacheron
00:56:42bonsoir
00:56:42vous êtes le secrétaire national
00:56:44de la CGT
00:56:45c'est votre patronne Sophie Binet
00:56:46qui était à la réunion
00:56:46je crois vous n'y étiez pas vous
00:56:49je suis sur les dernières informations
00:56:50et Geoffroy Roux de Bézieux
00:56:52bonsoir
00:56:53ancien président du MEDEF
00:56:54soyez le bienvenu
00:56:55sur ce plateau
00:56:55Geoffroy Roux de Bézieux
00:56:56est-ce qu'il faut toucher
00:56:57au 1er mai
00:56:58ou est-ce que vous considérez
00:56:59que c'est un jour sacré
00:57:01par ce qu'il représente ?
00:57:03d'abord j'ai envie de vous dire
00:57:05quel débat absurde
00:57:06alors que Rambouz est bloqué
00:57:08la Chine est en train
00:57:09de tuer notre industrie
00:57:10et les américains
00:57:12sont en train de nous envahir
00:57:13avec l'intelligence artificielle
00:57:14c'est vrai qu'on est passé
00:57:15de missiles dans le désert
00:57:16derrière vous
00:57:17à quelques mains de Muguet
00:57:17je pense que ce dont vous débattiez avant
00:57:19on se demande de quoi on parle
00:57:21c'est vraiment
00:57:22la France qui se regarde
00:57:23le nombril sur des micro-problèmes
00:57:25quoi parle-t-on ?
00:57:26aujourd'hui on peut travailler
00:57:27le 1er mai
00:57:28je crois que BFM sera ouvert
00:57:29le 1er mai
00:57:30comme d'autres entreprises
00:57:32et il y a une situation
00:57:34j'allais dire grise
00:57:35un peu ubuesque
00:57:36où les boulangeries
00:57:37les boucheries
00:57:38les commerces de bouche
00:57:38ont le droit d'être ouverts
00:57:39mais pas d'employés et des gens
00:57:42on le fait sur la base
00:57:42du volontariat
00:57:43les gens sont payés double
00:57:45et donc je vois pas bien
00:57:47où est le problème
00:57:47je rappelle quand même
00:57:48que le 1er mai
00:57:50au contraire du 14 juillet
00:57:52ce qui est quand même
00:57:52assez bizarre
00:57:53parce que 14 juillet
00:57:53vous avez le droit de travailler
00:57:54mais pas le 1er mai
00:57:55puis dernier élément
00:57:56pour le symbole
00:57:57puisqu'on parle de symbole
00:57:58qui a instauré le 1er mai
00:57:59en France ?
00:58:00Philippe Pétain
00:58:01donc pardon
00:58:02mais comme symbole
00:58:03on peut trouver mieux
00:58:05Ok donc M. Roubeziot
00:58:07vous n'avez pas changé
00:58:08vous n'avez plus les mêmes mandats
00:58:09mais en tout cas
00:58:10au moins c'est constant
00:58:11c'est toujours l'intérêt
00:58:12des grands groupes
00:58:13au détriment du petit commerce
00:58:14de proximité
00:58:15et des salariés
00:58:16puisque cette loi là
00:58:16ce qu'on a réussi à faire ce soir
00:58:18et je vous l'annonce
00:58:19M. Farandou
00:58:21a annoncé
00:58:22que nous avons obtenu
00:58:24qu'il n'y aurait pas
00:58:24de convocation de la CMP
00:58:26de commission mixte paritaire
00:58:27que le passage en force
00:58:29ne passe pas
00:58:29que la pétition
00:58:30qu'on invite encore à signer
00:58:32contre le passage en force
00:58:33du 1er mai
00:58:34qui recueille
00:58:35plus de 70 000 signatures
00:58:36au moment où je vous parle
00:58:37la priorité de la population
00:58:39effectivement
00:58:39c'est de vivre de son travail
00:58:41donc il faut augmenter
00:58:42le SMIC et les salaires
00:58:43c'est de bloquer
00:58:43le prix des carburants
00:58:44pour les salariés
00:58:45comme pour les entreprises
00:58:46comme pour les entreprises
00:58:48je parle de priorité
00:58:48vous disiez
00:58:49c'est franco-français
00:58:50et enfin cette journée internationale
00:58:51la seule dans le monde
00:58:53où ensemble
00:58:53sur toute la planète
00:58:54on manifeste ensemble
00:58:55quelle que soit notre nationalité
00:58:57pour revendiquer les droits
00:58:58et cette fois-ci
00:58:59ce qu'on a réussi à faire
00:59:00c'est ce que je vous disais
00:59:01c'est démasquer l'imposture
00:59:02où une loi
00:59:03on nous avait mis
00:59:04des artisans boulangers
00:59:05en avant
00:59:06comme si c'était pour eux
00:59:07c'est au profit
00:59:08comme vient de le faire
00:59:09monsieur Roux-de-Bézieux
00:59:10des grands groupes
00:59:12que sont
00:59:12Marie Blachère
00:59:13que sont Truffaut
00:59:14que sont Gamme Vert
00:59:15alors il y a beaucoup de choses
00:59:16dans ce que vous venez de dire
00:59:16un je sous-titre
00:59:18pour les téléspectateurs
00:59:19qui ne connaîtraient pas parfaitement
00:59:20le fonctionnement de l'Assemblée
00:59:21et du Sénat
00:59:22il devait y avoir un examen
00:59:23demain de cette mesure
00:59:24en commission mixte paritaire
00:59:25Jean-Pierre Farandou
00:59:26donc c'est ce que vous nous dites
00:59:27renonce à cette commission mixte paritaire
00:59:29mais ça ne veut pas dire
00:59:30qu'il renonce
00:59:31à l'examen du texte
00:59:32plus tard
00:59:32pour une application
00:59:33par exemple
00:59:33à partir de l'an prochain
00:59:34alors en tout cas
00:59:35nous ce qu'on compte
00:59:37et ce qu'on regarde
00:59:38c'est marquer le point
00:59:39cette loi
00:59:40au départ
00:59:40ça a été instrumentalisé
00:59:42par des boutiques
00:59:44qui avaient plus de 300 salariés
00:59:45dont certains magasins
00:59:47en Corée du Sud
00:59:47etc.
00:59:48donc sous couvert
00:59:49du petit artisan boulanger
00:59:50que je comprends totalement
00:59:52qui aujourd'hui
00:59:53au moment où je vous parle
00:59:53et au 1er mai de cette année
00:59:55pour en ouvrir
00:59:55à la seule condition
00:59:57c'est de ne pas contraindre
00:59:57ses salariés à travailler
00:59:58Alors Geoffroy Roux de Bézieux
00:59:59qu'est-ce que vous répondez à ça ?
01:00:00On nous fait le coup
01:00:00du petit boulanger
01:00:01qui n'arrive pas à ouvrir
01:00:02et à vendre ses croissants
01:00:03le 1er mai
01:00:04mais en vrai
01:00:04c'est pour ouvrir grand les portes
01:00:06Je serais très bien
01:00:07ce que la Corée du Sud
01:00:08vient faire là-dedans
01:00:09Je viens d'expliquer
01:00:10une situation de celui
01:00:11qui était le plus médiatisé
01:00:13c'est un soi-disant artisan
01:00:15qui a plus de 300 salariés
01:00:16et des magasins
01:00:17dans plusieurs pays dans le monde
01:00:18et donc la réalité aujourd'hui
01:00:20vous savez
01:00:20même les artisans boulangers
01:00:21sont en train de dire
01:00:22finalement c'est une loi
01:00:23pour les gros
01:00:24au détriment du petit commerce
01:00:25de proximité
01:00:26des centres-villes
01:00:27et des villages
01:00:27Les artisans boulangers
01:00:28c'est bien la première fois
01:00:29que ça arrive
01:00:29On a des intérêts communs
01:00:31contre ceux
01:00:32Soyez au sérieux deux minutes
01:00:33parce qu'au fond
01:00:33ce débat
01:00:34qui concerne
01:00:35quelques dizaines de milliers
01:00:36de salariés
01:00:37encore une fois
01:00:37je le rappelle
01:00:38volontaire
01:00:381,5 million dit le gouvernement
01:00:40jusqu'à 1,5 million concernés
01:00:41Non
01:00:42si on ouvre les boulangeries
01:00:43Ça va au-delà dans la loi
01:00:45Est-ce que Truffaut
01:00:46Gambert le serait ?
01:00:48Je vous ai écouté avec attention
01:00:49donc laissez-moi terminer
01:00:50Le vrai problème
01:00:51c'est qu'on est le pays
01:00:53qui
01:00:53quand on regarde la durée annuelle
01:00:55travaille le moins
01:00:55666 heures
01:00:57c'est le chiffre de l'OCDE
01:00:59travaille le moins par an
01:01:00et que malheureusement
01:01:01tout autour de nous
01:01:02dans le monde entier
01:01:03il y a des gens
01:01:04qui travaillent plus
01:01:04qui sont prêts à travailler
01:01:05et donc
01:01:06le vrai débat au fond
01:01:07que pose cette question
01:01:08un peu secondaire
01:01:11du 1er mai
01:01:12c'est en réalité
01:01:13il va falloir travailler plus
01:01:15sinon il n'y a pas 36 solutions
01:01:17on va réduire
01:01:18attendez
01:01:18vous êtes gentil
01:01:19mais je vais finir
01:01:20on va réduire le modèle social
01:01:21on va baisser
01:01:22les remboursements
01:01:23de médicaments
01:01:23on va baisser les pensions
01:01:24il n'y a pas 36 solutions
01:01:26donc au fond
01:01:26ce débat
01:01:27qui peut paraître
01:01:28un peu franco-français
01:01:30il soulève le rapport
01:01:31des français au travail
01:01:32il va falloir qu'on travaille plus
01:01:34parce que malheureusement
01:01:35contrairement à ce que vous avez dit
01:01:36vous avez dit
01:01:36le premier grande journée
01:01:37internationale
01:01:38vous savez ce qui se passe
01:01:38à Moscou le 1er mai
01:01:39c'est un défilé de char
01:01:41donc c'est pas du tout
01:01:42ce que vous racontez
01:01:43vous aurez compris que Poutine
01:01:44n'est pas notre option
01:01:45il fait comme Trump
01:01:46et Netanyahou
01:01:47mais vous expliquez que
01:01:48attendez
01:01:48grande journée
01:01:49solidarité internationale
01:01:50oui et on le dit
01:01:51des travailleuses et des travailleurs
01:01:52partout dans le monde
01:01:53y compris celles et ceux
01:01:54qui s'opposent aux dictatures
01:01:55et c'est très important
01:01:56de le dire aujourd'hui
01:01:56parce que le 1er mai 2026
01:01:58il sera un 1er mai
01:01:59pour la paix juste et durable
01:02:00et pour le progrès social
01:02:01est-ce que le texte prévoyait
01:02:07que les salariés
01:02:07d'ailleurs c'est le cas
01:02:08pour tous ceux
01:02:09qui travaillent le 1er mai
01:02:09soient payés
01:02:10et que ce soit
01:02:11sur la base du volontariat
01:02:12est-ce que vous dites
01:02:13que ceux qui veulent travailler
01:02:14puissent le faire
01:02:15ou est-ce que vous considérez
01:02:16que c'est non
01:02:17pour tout le monde
01:02:18par principe
01:02:18en fait c'est la loi
01:02:20et le code du travail
01:02:21ils protègent
01:02:22alors il a été bien détricoté
01:02:23les ordonnances travail
01:02:24je ne vais pas tout dérouler
01:02:25aujourd'hui
01:02:26et toutes celles et ceux
01:02:27qui nous regardent
01:02:27ils savent ce que c'est
01:02:28le volontariat dans l'entreprise
01:02:29ça n'existe pas
01:02:30pour une raison toute simple
01:02:31tout simplement
01:02:32on n'ose pas dire à son patron
01:02:33qu'on ne veut pas travailler
01:02:34et d'une manière plus sérieuse
01:02:35et je ne vous ai pas recoupé
01:02:37donc laissez-moi terminer
01:02:39le patron
01:02:40il a le pouvoir d'embauche
01:02:41et de licenciement
01:02:42et c'est ça qu'on appelle
01:02:43le lien de subordination
01:02:44et c'est l'élément d'action
01:02:45en train de vous dire
01:02:45vous pouvez dire vous
01:02:46en tant que patron
01:02:47de gros patrons d'ailleurs
01:02:48puisque là on ne parle pas
01:02:50de l'artisan boulanger
01:02:51vous connaissez très bien
01:02:52le lien de subordination
01:02:52nous aussi on le connaît très bien
01:02:54et pour ces raisons-là
01:02:54on dit qu'il faut protéger
01:02:55vous savez on a donné
01:02:56un autre exemple
01:02:57les femmes enceintes
01:02:58il y en a qui sont volontaires
01:02:59pour travailler jusqu'au bout
01:03:00de leur grossesse
01:03:01et pour autant
01:03:02la loi elle protège
01:03:03et elle oblige
01:03:03que les femmes enceintes
01:03:05elles soient protégées
01:03:05et pour le dernier point
01:03:06que je vais vous dire
01:03:07sur le payé double
01:03:08vous savez ce qui est proposé
01:03:09déjà on vous connaît assez bien
01:03:10et quand je dis vous
01:03:11la dynamique que vous protégez
01:03:12moi je ne fais pas
01:03:13une attaque personnelle
01:03:14mais la dynamique est très simple
01:03:15vous étiez pour
01:03:16l'allongement
01:03:17du temps de travail
01:03:19dans l'année
01:03:19dans le mois
01:03:20dans la vie
01:03:21vous étiez pour la retraite
01:03:22à 64 ans
01:03:22les mêmes
01:03:23qui nous font travailler
01:03:24jusqu'à 64 ans
01:03:25nous licencient
01:03:26avant 60 ans
01:03:27on connaît cette dynamique
01:03:27à l'inverse
01:03:28nous ce qu'on propose
01:03:29c'est du progrès
01:03:30on est les travailleurs
01:03:31les plus productifs
01:03:32de la planète
01:03:32et on propose
01:03:33qu'il y ait une journée
01:03:34d'apaisement
01:03:35pour tout le monde
01:03:35en famille
01:03:36entre amis
01:03:37et qu'on puisse décider
01:03:38de ce que l'on fait
01:03:39travailler moins
01:03:40pour travailler toutes et tous
01:03:41il y a 6 millions de chômeurs
01:03:42c'est pas la peine
01:03:42de nous faire travailler
01:03:43plus longtemps
01:03:43dans l'année
01:03:44ou dans la vie
01:03:45c'est le vrai débat
01:03:47il y a une vision du monde
01:03:49qui dit
01:03:49on va travailler moins
01:03:50on va partager le travail
01:03:51ça c'est en fait
01:03:52la logique
01:03:53qui a précédé
01:03:53des années 70
01:03:55jusqu'aux années 2020
01:03:56comme ça qu'on est passé
01:03:58de 40 heures
01:03:59à 35
01:04:00etc
01:04:00et puis il y a les autres
01:04:01tout autour de nous
01:04:03et pas
01:04:03je parle pas des chinois
01:04:04tout autour de nous
01:04:05qui travaillent plus
01:04:06plus longtemps
01:04:07puisque la retraite
01:04:08à 64 ans
01:04:09elle est partout en Europe
01:04:10qui travaillent plus longtemps
01:04:11dans le reste de l'année
01:04:12et donc à un moment
01:04:13quand vous avez des gens
01:04:14qui travaillent plus
01:04:15qui créent plus de richesses
01:04:16et d'autres
01:04:17qui travaillent moins
01:04:18malheureusement
01:04:18il n'y a pas photo
01:04:19on perd la guerre économique
01:04:21comme en plus
01:04:21on a un certain
01:04:22ou d'autres handicaps
01:04:23européens
01:04:24qui n'ont pas
01:04:24pas spécimen français
01:04:25le coût de l'énergie
01:04:26etc
01:04:26on appauvrit le pays
01:04:28et à la fin des fins
01:04:29on est un pays plus pauvre
01:04:30avec moins de richesses
01:04:32à partager
01:04:32alors on augmente les impôts
01:04:33pour compenser ça
01:04:34et petit à petit
01:04:35on s'enfonce
01:04:36le vrai débat du 1er mai
01:04:37il est là
01:04:38il n'est pas tellement
01:04:39de savoir
01:04:39s'il faut que la boulangerie
01:04:40X ou Y ouvre
01:04:41qui est finalement un symbole
01:04:43en réalité
01:04:43c'est ça le sujet
01:04:45et moi oui
01:04:46je crois monsieur
01:04:46que malheureusement
01:04:48il va falloir travailler plus
01:04:49parce que sinon
01:04:50on n'aura pas d'autre choix
01:04:51votre position
01:04:52c'est de faire travailler
01:04:53plus les salariés
01:04:54notre conception
01:04:55c'est de partager
01:04:56les richesses
01:04:57et celles qui les produisent
01:04:58vous êtes d'accord avec moi
01:04:59que la richesse se crée où ?
01:05:00dans l'entreprise
01:05:01qui crée la richesse ?
01:05:03les salariés
01:05:03les travailleurs
01:05:04à 90%
01:05:05des actifs de ce pays
01:05:06ce sont des salariés
01:05:07elles n'ont jamais été
01:05:08aussi mal réparties
01:05:09vous savez
01:05:09on peut discuter très tranquillement
01:05:10sur un plateau
01:05:11mais c'est les ceux qui nous regardent
01:05:12il y a la moitié des salariés
01:05:13qui gagnent moins de 2200 euros
01:05:15vous faisiez des références
01:05:16de comparaison
01:05:17aujourd'hui l'Espagne
01:05:18choisit de diminuer
01:05:19le temps de travail
01:05:19la moyenne des salariés
01:05:21en emploi
01:05:22en France
01:05:22elle est au-dessus de l'Allemagne
01:05:23par exemple
01:05:24donc à un moment
01:05:25il faut revenir à la raison
01:05:26et par exemple
01:05:27une spécificité française
01:05:28et vous qui êtes patron
01:05:29ancien patron du Medef
01:05:30justement
01:05:31moi je dis une chose
01:05:32très simple
01:05:32le problème premier
01:05:33qu'il y a dans ce pays
01:05:34c'est la sous-traitance
01:05:35en cascade
01:05:35où le donneur d'ordre
01:05:36fait pression sur le suivant
01:05:37et c'est exactement
01:05:38ce qui se passe
01:05:39dans la même logique
01:05:39je voudrais revenir
01:05:42un tout petit peu
01:05:42et d'ailleurs
01:05:43je vous donnerai
01:05:44dans quelques instants
01:05:45le détail de ce qu'a dit
01:05:45apparemment Jean-Pierre Farandou
01:05:48ce que dit Gabriel Attal
01:05:49je rappelle que c'est
01:05:50l'un de ses députés
01:05:50qui portait cette proposition loi
01:05:52qui porte d'ailleurs
01:05:52toujours cette proposition loi
01:05:54le 1er mai
01:05:55un McDo peut ouvrir
01:05:56mais pas une boulangerie artisanale
01:05:57sur le fond
01:05:58il a raison
01:05:58c'est un vrai problème
01:05:59ça veut dire quoi
01:05:59vous fermez le McDo ?
01:06:00nous on est tout à fait
01:06:01on est pour que les McDo
01:06:02ne soient pas ouverts
01:06:03le 1er mai
01:06:04vous fermez tout le 1er mai
01:06:05c'est pas on ferme tout
01:06:06vous me posez la question
01:06:07de ce que nous on souhaite
01:06:09moi je ne suis pas favorable
01:06:10vous vous dites
01:06:11plutôt que d'ouvrir les boulangeries
01:06:12il vaudrait mieux fermer les autres
01:06:12mais en fait je vais vous dire un truc
01:06:14que les commerçants
01:06:16juste quand même
01:06:16que les commerçants indépendants
01:06:18puissent ouvrir
01:06:19aucun problème
01:06:19ils ont fait le choix
01:06:20des sacrifices de vie
01:06:21pour beaucoup d'entre eux
01:06:22vous savez pendant ce débat là
01:06:24vous savez ce qu'il s'est passé
01:06:24on en a rencontré des dizaines
01:06:26qui m'ont dit
01:06:27mais en fait c'est quoi le sketch
01:06:28j'adore quand la CGT
01:06:29parle au nom des patrons
01:06:29mais non c'est pas des
01:06:30vous savez un patron
01:06:31c'est des gens qui ont des salariés
01:06:33là je parle de gens
01:06:34qui n'ont pas de salariés
01:06:35qui travaillent
01:06:36ce jour là
01:06:37ce jour là
01:06:38il y a un jour dans la même
01:06:38sur route Bézieux
01:06:39vous avez tous les autres
01:06:40donc le minimum
01:06:41le minimum
01:06:42si vous particulièrement
01:06:43qui êtes un donneur d'ordre
01:06:44et qui défendait
01:06:46l'intérêt des plus importants
01:06:47et donc nous on dit
01:06:47là de manière très concrète
01:06:49c'est une avancée
01:06:50et je félicite
01:06:52toutes celles et ceux
01:06:53qui ont pétitionné
01:06:53qui se sont mobilisés
01:06:54qui ont alerté
01:06:55y compris en discutant
01:06:56parce que le débat public
01:06:57s'est retourné
01:06:57au début de la loi
01:06:59ils voulaient même faire ouvrir
01:07:00Ikea le 1er mai
01:07:02imaginez l'urgence
01:07:03qu'il y avait dans la situation
01:07:03quand il faut donner
01:07:04une petite taxe Zuckman
01:07:06c'est jamais le moment
01:07:07quand il faut augmenter
01:07:08les salaires
01:07:08c'est jamais le moment
01:07:09par contre pour nous faire travailler
01:07:10c'est tout le temps
01:07:10et j'ajoute donc
01:07:11ces déclarations du ministre de Travail
01:07:12Jean-Pierre Farandou
01:07:13à l'issue de cette réunion
01:07:14avec les syndicats
01:07:15qui s'est terminé
01:07:16il y a quelques minutes
01:07:17il faudra trouver une réponse
01:07:18avant le 1er mai
01:07:202027
01:07:21pas celui-là
01:07:21mais le suivant donc
01:07:22il faut laisser le temps
01:07:23au dialogue social
01:07:24il n'y aura pas de changement
01:07:25pour le 1er mai 2026
01:07:27donc effectivement
01:07:28donc les McDo sont ouverts
01:07:29donc les McDo restent ouverts
01:07:30et pas toutes les boulangeries
01:07:32vous aussi avez une pétition
01:07:33avec vous pour fermer les McDo
01:07:34mais non
01:07:34parce qu'il faut
01:07:35un dernier mot
01:07:36Thomas Vachement
01:07:36qui va peut-être vous intéresser
01:07:37un décret n'est pas exclu
01:07:39avec des discussions
01:07:40branche par branche
01:07:41un décret n'est pas exclu
01:07:42sur l'ouverture des commerces
01:07:43le 1er mai
01:07:44ce qui veut dire
01:07:44qu'on aura peut-être
01:07:45l'occasion d'en reparler
01:07:46sur ce plateau
01:07:46ou pendant la campagne présidentielle
01:07:48si le gouvernement
01:07:49envisage de changer ça
01:07:50pour le 1er mai suivant
01:07:52merci beaucoup
01:07:53à tous les deux
01:07:53qui sont venus ce soir
01:07:54sur ce plateau
01:07:55j'accueille Julie Amet
01:07:56avec grand plaisir
01:07:56bonsoir Julie
01:07:57le programme du vapeur
01:07:59bonsoir Marc
01:07:59bonsoir à tous
01:08:00au programme ce soir
01:08:01le blocus américain
01:08:02des ports iraniens
01:08:03on est quasi 4 heures
01:08:04après son entrée en vigueur
01:08:05pas d'incident pour l'instant
01:08:07mais les menaces fusent
01:08:08du côté des Etats-Unis
01:08:09et de l'Iran
01:08:10jusqu'où cela peut-il aller
01:08:11faut-il craindre
01:08:11une confrontation directe
01:08:13sur l'eau
01:08:14nos invités ce soir
01:08:15Jean-Pierre Raffarin
01:08:16et les généraux
01:08:17Philippe Sidot
01:08:18c'est Patrick Dutartre
01:08:19c'est dans quelques minutes
01:08:19restez avec nous
01:08:20la info continue sur BFM
01:08:21bonne soirée à tous
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