00:03Cyril Saugrin, merci de nous accorder quelques minutes sur Cyclisme Actu.
00:07Je ne sais pas si vous avez vu, mais votre vidéo d'arrivée sur le vélodrome
00:11aux côtés de Rodrigo Benkens, où vous commentez la victoire
00:14d'un certain Woodwardner sur Paris-Roubaix ce dimanche, 12 avril,
00:18a fait le buzz. Même repris par SBS.
00:22Je ne l'avais pas vu, mais on m'en parle.
00:24Donc je commence à comprendre que ça fait le buzz.
00:28Quand on vous regarde avec Rodrigo, la question que j'ai envie de vous poser,
00:33c'est qu'est-ce qu'on ressent là ? Parce que vous êtes le plus français des Belges
00:38consultant pour la RTBF qui est un média belge, mais même si la France et la Belgique
00:43c'est à côté. Vous êtes français, vous êtes belge, vous vous dites quoi là
00:46quand vous voyez Woodwardner, Thépard Gassard sur le vélodrome ?
00:50Il n'y a pas de nationalité, c'est le cœur d'un amoureux du vélo,
00:54d'un passionné du cyclisme qui parle.
00:59Il n'y a pas toujours un effet lié à la nationalité.
01:05Parce que moi, quand je vois une belle course de vélo,
01:07quel que soit le coureur, je suis capable de m'enflammer,
01:11en tous les cas de prendre du plaisir.
01:13Si c'est un français pour lequel j'ai de l'affection,
01:16pour lequel j'ai plus de liens, parce que j'ai la chance de le côtoyer,
01:21forcément c'est encore plus fort.
01:23Mais voilà, ce qui me passionne par-dessus tout, c'est le sport,
01:27c'est l'attitude du coureur et c'est ça que j'aime faire vivre à la télé.
01:31Mais vous êtes quand même consultant pour un média belge.
01:33Quand un Belge gagne une course, forcément c'est un autre impact.
01:35C'est comme en France en fait.
01:37Ça a plus d'impact.
01:39Moi, je suis forcément très impliqué, mais je sais qu'en face de moi,
01:42le public a encore plus de résonance.
01:44Et bien évidemment, quand on s'adresse à Wad Van Aert,
01:47moi, je sais très bien qu'il y a une attente forte,
01:50mais que ce soit de mon côté, que ce soit de...
01:52Moi, je connais quand même plein de monde du milieu de vélo.
01:55Wad Van Aert, son nom résonne tout le temps.
01:57Et c'est souvent, les gens ont tellement envie de le voir gagner
02:01qu'il est tellement fort qu'il est capable de gagner,
02:03mais que maintenant, on en est arrivé à dire
02:05le choix du cœur, ce serait Wad Van Aert.
02:07Mais on sait qu'il y a deux, trois phénomènes
02:09qui pourraient lui shipper la victoire en deux.
02:12On parle de Mathieu Van Der Poel et de Pogacar
02:14qui aujourd'hui sont stratosphériques.
02:17Donc forcément, Wad Van Aert, il est toujours là,
02:19mais on sait qu'il va toujours y avoir un petit truc
02:21qui va l'antiquiner.
02:22Donc on parle toujours maintenant de choix du cœur.
02:25Mais je pense que bientôt, avec la victoire qu'il a eue hier
02:28sur le Paris-Roubaix, cette victoire qui en fait,
02:30il avait tellement envie d'aller la chercher depuis un petit moment.
02:33Vous savez, comme moi dans le vélo, quand on veut trop gagner,
02:36on ne gagne pas parce qu'on ne fait pas les bons choix tactiques.
02:38Donc j'espère que cette victoire va libérer Wad Van Aert encore plus
02:42et qu'on va retrouver le Wad Van Aert d'il y a 3-4 ans,
02:45quand il avait fait ses numéros sur les routes du Tour
02:48et qu'on retrouve un Wad Van Aert au sommet de son arbre.
02:52Quoique, il n'a gagné par Roubaix,
02:54donc il ne doit quand même pas être loin du sommet de son arbre.
02:56Comme un signe,
02:58Johan Museu nous disait
03:00jeudi soir lors de la soirée des champions au Vélodrome de Roubaix,
03:02j'espère pour la Belgique et surtout pour Wad Van Aert et ça s'est produit.
03:08Sincèrement, vous l'auriez cru ?
03:11Ah, moi je ne l'avais pas pronostiqué
03:14puisque je ne fais pas de Paris ni rien,
03:15mais mon choix c'était Wad Van Aert.
03:17On avait eu un Wad Van Aert très performant sur le Tour des Flandres.
03:21On avait eu un Wad Van Aert qui à mon avis avait repris de la confiance
03:24sur le Milan-San Remo
03:26parce qu'il prend une initiative à 1 km de l'arrivée
03:28pour aller chercher le podium.
03:30Probablement parce qu'il doute encore un petit peu de son sprint
03:32et je pense que le final du Tour des Flandres
03:35où il a quand même réalisé plus de 40 bornes quasi en solo,
03:39alors un petit peu avec Pedersen,
03:41c'est des moments où il va chercher très loin.
03:43Il y avait plus fort que lui sur le Tour des Flandres.
03:47Sportivement, il y avait quand même un homme
03:48qui à mon avis était quand même peut-être un cran encore au-dessus.
03:51C'était Mathieu Van Der Poel, il faut être transparent hier.
03:53Ce qu'il a réalisé, repartir avec 2.15 de retard,
03:56ça laisse présager qu'on avait vu très très grand Mathieu Van Der Poel.
03:59Maintenant, la course en a décidé ainsi
04:02et c'est tellement souvent arrivé que c'était Wad Van Aert
04:05qui était dans une situation de malchance
04:08que voilà, ça fait partie du vélo, ça fait partie du cyclisme.
04:11Wad a été très intelligent, c'est lui qui a accéléré dans la tranchée,
04:15c'est lui qui a senti le moment où il a fallu remettre un petit coup de gaz
04:18parce qu'il y avait le retour du groupe derrière,
04:21dont celui de Mathieu Van Der Poel
04:22et il a accéléré, ils sont partis quasi à 3
04:25dans un premier temps
04:26et puis dans un deuxième temps, c'est Pélersen qui lâche
04:29et puis le duo est parti.
04:30Il a toujours collaboré, il a mis à un temps en difficulté Tadej Pogacar.
04:35Tadej Pogacar lui a fait mal à des moments,
04:37il a su entretenir la flamme
04:40pour faire en sorte que cet échappé continue de vivre
04:42et que les deux travaillent jusqu'à l'arrivée
04:45et après, il a pour le coup, il a vraiment dominé Tadej Pogacar dans le sprint.
04:49T'es en train encore de revoir la course là ?
04:53Ouais, elle est ancrée.
04:55Cette course, elle est inoubliable parce que c'était donc ma 13e année
05:01sur le Paris-Roubaix à la RTBF
05:04et je crois que j'en ai vu des beaux Paris-Roubaix.
05:07On a souvent une belle course sur Paris-Roubaix
05:09mais là, une course où il y a quasi 55 de moyenne
05:14quand on arrive sur les pavés,
05:15qu'on arrive sur le premier pavé à Trois-Villes,
05:17c'est déjà l'équipe du leader Tadej Pogacar qui prend les commandes,
05:20qui impose un rythme infernal
05:23parce qu'il sait que c'est le moyen qu'il a de s'imposer,
05:26c'est qu'il n'y ait pas que tant mort,
05:27c'est que ce soit une course sans répit,
05:28que cette course, elle soit on ne peut plus usante
05:30et puis chacun des leaders, chacun des grands favoris
05:34est frappé par la malchance.
05:37C'est le scénario rêvé,
05:41il y avait des holas dans les tribunes
05:42à chaque grand moment.
05:44On a vu un spectacle extraordinaire,
05:47le record de l'épreuve qui est battu avec 48-9,
05:50ne l'oublions pas,
05:50vend trois quarts d'eau quasi toute l'épreuve
05:54puisqu'on va plutôt du sud vers le nord, vers Roubaix.
05:59C'était du grand cyclisme.
06:01Alors c'est du grand cyclisme
06:02quand on est à notre place dans le fauteuil
06:04ou dans une tribune.
06:05C'est peut-être un peu moins drôle
06:07quand on joue la 40 ou 50e place
06:08et qu'on n'a finalement pas vu la tête de course
06:10depuis le cinquième secteur pavé.
06:12Mais bon, qu'est-ce que c'était beau,
06:14quel spectacle ils nous ont livré.
06:16Pour conclure Cyril,
06:18au lendemain de ce fameux Paris-Roubaix,
06:21ce 12 avril 2026,
06:23on a l'impression,
06:24dites-moi si je me trompe,
06:25dis-moi si je me trompe,
06:26tout le monde est heureux
06:27pour que Von Wallach gagne
06:29après tout ce qu'il a vécu.
06:30On ne va pas refaire le film
06:31ou qu'on connaît toute l'histoire,
06:32ceux qui connaissent le vélo,
06:34tous ces coureurs malheureux,
06:37ces chutes, ces malchanceux, etc.
06:39Mais tout le monde est heureux
06:41que Von Wallach gagne,
06:43comme si tout le monde est content
06:44que ce ne soit pas Tadej Pogacar
06:46qui ait gagné finalement.
06:48Moi, je pense qu'il y a un petit peu les deux.
06:49Vous savez,
06:49quand vous êtes surdonominateur
06:51comme l'état des Pogacar,
06:52c'était trois courses,
06:53trois victoires.
06:55Bien évidemment,
06:57on aime les grands champions,
06:59mais on aime aussi le coureur
07:02qui est souvent,
07:03des fois, un peu dans la difficulté.
07:05Alors, je ne l'ai pas vécu,
07:06mais si je devais à un moment
07:07faire un petit peu un parallélisme,
07:09à une époque, en France,
07:10les Français préféraient presque
07:12Poulidor à Jacques Antille,
07:13même si peut-être que la France
07:14était divisée en deux,
07:15mais il y avait une affection terrible
07:17pour Raymond Poulidor
07:18qui était plutôt le second,
07:20même s'il a gagné énormément de courses.
07:21Et donc, je pense que le duel
07:23est tellement fort
07:24avec Mathieu Van Der Poel
07:25depuis quelques années,
07:26on dit, il y a Mathieu Van Der Poel,
07:28mais maintenant,
07:29il arrive un nouvel extraterrestre,
07:31Tadeï Pogacar,
07:32qui vient mettre presque
07:34tout le monde d'accord
07:34sur tous les terrains.
07:36Donc, forcément, on se dit,
07:37mais cette super génération,
07:39c'est extraordinaire.
07:40Nous, commentateurs et spectateurs,
07:43je pense,
07:43quelle chance on a
07:44de vivre le cyclisme de maintenant
07:46pour avoir commenté les années Sky
07:48où tout était contrôlé
07:50et si je passais
07:51à 10 km de l'arrivée
07:52et vivre le cyclisme
07:53qu'on est en train de vivre maintenant,
07:55waouh, quel bonheur.
07:56Il faudrait se faire et dire
07:58waouh, quel bonheur.
07:59Pas mal.
08:00Par contre,
08:01si je peux permettre une réflexion,
08:02il faut vite retrouver ta voie
08:03parce qu'arrivent
08:05la flèche Wallonne
08:06et le Liège-Bastogne-Niège
08:07où il y a peut-être
08:08un Paul Sexas
08:08et là, c'est le côté français
08:09qui peut gagner.
08:10Comment tu vas faire ?
08:12Pareil,
08:13le cœur,
08:14la passion,
08:15on a là
08:16une perle naissante,
08:18pétri de talent,
08:20tout terrain,
08:21proche des qualités
08:22de Tanej Pogacar,
08:23reste encore bien évidemment
08:24à prouver dans le palmarès
08:25mais ce qu'il est en train
08:26de démontrer
08:27depuis son arrivée
08:27dans les rangs professionnels,
08:29c'est juste phénoménal.
08:30Il peut gagner ?
08:31Je pense, oui.
08:33Je pense qu'il est capable.
08:35Il peut gagner
08:36Liège-Bastogne-Niège
08:37et la flèche Wallonne ?
08:38Je pense qu'il peut gagner
08:39une des deux,
08:40je pense qu'il en est capable.
08:43C'est un tout-terrain,
08:44c'est un homme surhumain
08:46mais il va quand même
08:47falloir battre Tanej Pogacar
08:49qui a été battu
08:50à Paris-Roubaix.
08:51Peut-être qu'il va même
08:54dans son mental
08:55Tanej Pogacar,
08:56on pourrait imaginer
08:57qu'avec sa victoire
08:58à Milan-Sanremo,
09:00avec sa victoire
09:01autour des Flandres,
09:02il était parti
09:03dans cet objectif
09:04de gagner les cinq monuments
09:05dans la même année.
09:07Finalement,
09:07ce rêve s'arrête
09:08ce week-end.
09:09À Paris-Roubaix,
09:10il est battu,
09:11il est seconde
09:11de Paris-Roubaix.
09:13Donc,
09:13il se dit,
09:14ok,
09:14c'est peut-être pas
09:14cette année
09:15que je vais faire
09:16ce record-là
09:17et peut-être
09:18qu'il va débrancher
09:20un petit peu
09:21ou lever un peu le pied.
09:22Je ne pense pas
09:22que ce soit son genre
09:23parce que finalement,
09:24c'est que trois jours
09:25de course qu'il a
09:25depuis le début de l'année.
09:26Donc,
09:26malgré tout,
09:27par rapport à d'autres,
09:28il doit encore avoir
09:28de la fraîcheur
09:29mais Paul Sextas
09:30a monté des choses
09:31extraordinaires
09:31depuis le début de l'année.
09:33Il l'a encore fait
09:34sur le tour du Pays Basque
09:35tout récemment.
09:36Donc,
09:37impatient de le voir
09:38au plus haut niveau.
09:39Il était loin
09:40d'être ridicule
09:40quand on était
09:41de mémoire
09:42sur les Stradébion
09:42qu'est-ce que je crois.
09:44Donc,
09:44non,
09:45c'est bien évidemment
09:46on est là aussi
09:47sur un profil extraordinaire
09:49auquel il faut laisser
09:50le temps de grandir,
09:51auquel il faut accepter
09:53qu'il ne gagne pas
09:53tout de suite,
09:54qu'il apprenne,
09:55qu'il continue d'apprendre
09:55et si ça s'ouvre
09:57et qu'il gagne,
09:58tant mieux
09:58mais pas non plus
09:59tout dire
10:00parce qu'il ne gagne pas.
10:02C'est un croire
10:02qui ne gagnera jamais ça.
10:03Non,
10:04on est sur un profil
10:06extraordinaire
10:07et il ne faut pas
10:09se dire que
10:09ça doit arriver trop vite.
10:11Et si c'est dans un an
10:11et si c'est dans deux ans,
10:13laissons le grandir
10:14tranquillement.
10:15Lui fera les choix
10:16de carrière
10:16qui sont celui,
10:17ceux qui lui semblent
10:19le plus approprié
10:20par rapport à sa personnalité
10:21et ses envies.
10:21Mais depuis le Tour du Pays-Bas,
10:23Cyril,
10:23il faut être honnête,
10:24tout le monde s'enflamme
10:24et surtout du côté
10:25des médias français
10:26et ce sera ma dernière question.
10:29Selon Cyril Saugrin,
10:30manager de Van Riesel Roubaix,
10:32Paul Sexas a 19 ans,
10:33doit faire le Tour de France
10:34en 2026,
10:35oui ou non ?
10:37Seul lui a la réponse,
10:38je dirais.
10:38Moi, je n'ai pas de conviction.
10:41Je pense qu'au vu de ses qualités,
10:43quand on est capable
10:43de faire ça
10:44et d'évoluer
10:45au niveau qui est le sien,
10:46aller sur un grand tour,
10:48c'est no question.
10:49Il est capable de le faire,
10:50il a les qualités pour le faire.
10:52Maintenant,
10:52est-ce qu'il a envie
10:53d'aller sur le Tour ?
10:54Est-ce que s'il va sur le Tour
10:55et qu'il ne gagne pas,
10:56c'est dramatique ?
10:57Beaucoup disent
10:58que s'il y va,
10:58c'est que pour gagner.
10:59Je ne suis pas convaincu.
11:01S'il y va
11:01et qu'il ne gagne pas
11:02parce que les objectifs
11:03qui s'est définis
11:04sont ceux-là,
11:05ce n'est pas dramatique,
11:06ce n'est pas pressé.
11:0719 ans,
11:08on parle d'un gamin
11:09de 19 ans.
11:10Oui, mais toi,
11:10tes managers
11:12de Décalton,
11:12c'est Emma CGM,
11:14tu le convainc,
11:16tu essaies de le convaincre
11:17qu'il faut qu'il le fasse
11:17en 2026
11:18ou tu lui laisses le temps
11:19ou tu protèges ton poulain,
11:21ça serait quoi ?
11:21Parce que tes managers
11:22ont même de Von Rizal de Roubaix
11:23qui est une équipe
11:24qui a des bons résultats
11:25depuis le début de saison.
11:27Quels conseils
11:27tu donnerais en tant que manager
11:28de Paul ?
11:30Si je pouvais me projeter,
11:34si j'étais manager,
11:34déjà,
11:35je discuterais beaucoup
11:35avec Paul,
11:36quelles sont ses envies ?
11:37C'est déjà ça
11:38qu'il va devoir guider le choix
11:39et puis après,
11:41quel est son choix court terme
11:43et quel est son choix long terme ?
11:45On sait que Paul Sexas
11:46est en fin de contrat
11:47fin 2027
11:49donc est-ce qu'il y a urgence
11:51de le faire en 2026 ?
11:52Si Paul dit
11:53je veux y aller,
11:55il doit y aller.
11:56Si Paul dit
11:57je ne suis pas chaud,
11:58je n'ai pas envie,
11:58j'ai peut-être envie
11:59de faire une vuelta avant,
12:01eh bien laissons-le faire la vuelta
12:02et il ne sera pas trop tard
12:03pour y aller.
12:04Rappelez-vous,
12:06la première année
12:07où Thibaut Pinot
12:08va sur le Tour,
12:09il va sur le Tour
12:10parce qu'il lève le doigt
12:11autour de Suisse
12:12et il demande à Marc
12:13de le mettre sur le Tour.
12:14Quelques semaines après,
12:15c'est la victoire a dévolué
12:17et puis c'est la naissance
12:19de Thibaut Pinot
12:20avec toutes ses qualités.
12:22Mais Thibaut Pinot,
12:23pur grimpeur,
12:24homme qu'on a vu
12:25sur le podium du Tour
12:26mais à qui il manquait encore
12:27peut-être des qualités
12:28que Paul Sexas a
12:30mais il n'y a pas d'urgence
12:32et pour moi,
12:33le choix appartient
12:34à Paul Sexas.
12:35Un dernier mot,
12:37je sais que tu détestes
12:37cet exercice,
12:38qui gagne la flèche wallonne,
12:40qui gagne
12:41Liège-Bastogne-Liège
12:42en 2026 ?
12:46Sur ce que j'ai vu,
12:50je vais prendre un risque,
12:52je vais miser Paul Sexas,
12:54vainqueur de Liège-Bastogne-Liège
12:55et Miguel Martinez,
12:57vainqueur de la flèche.
12:59Pas Miguel,
13:02Leni,
13:03Leni Martinez,
13:04pardon.
13:04Donc là,
13:05tu retrouves le cœur français,
13:06c'est plus le cœur belge
13:07qui bat là du coup.
13:08Ouais,
13:08et puis je pense que c'est
13:09les coureurs qui ont les qualités,
13:11qui ont le punch.
13:13Peut-être encore un petit peu
13:14trop explosif
13:15et pas assez dur
13:16dans le final
13:16pour un Paul Sexas,
13:18quoique pour la flèche,
13:20mais un Liège,
13:21je le vois bien
13:21avoir préparé ça,
13:22avoir préparé ça
13:23avec beaucoup de minutie
13:24et comme je vous l'ai dit,
13:25ce qu'il a démontré
13:26sur le Pays-Basque,
13:27c'est juste extraordinaire
13:28et j'ai l'impression
13:29que ses adversaires directs
13:31du Pays-Basque,
13:32il les a mis à la marge
13:34et c'est ceux
13:35qu'il doit retrouver
13:35sur Liège-Bastogne-Liège
13:37et ceux que l'on pressent
13:38qui sortent des Flandriennes
13:40auront-ils les mêmes qualités
13:42pour pouvoir répondre ?
13:43Donc c'est pour ça
13:43que je donne un petit avantage
13:44à Paul sur Liège.
13:47Merci Cyril
13:47d'avoir accordé
13:48quelques minutes
13:48à Cyclisme Actu
13:49et on vous retrouve
13:50très vite au micro
13:51d'RTVF.
13:52Quand ?
13:52Pour la flèche.
13:54Et pour Liège.
13:56Avec la victoire
13:57de deux Français.
13:59Merci.
14:00Merci, belle soirée.
14:01Ciao, ciao.
14:02Salut.
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