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Nicolas Baverez : «Pour l’instant, les iraniens détiennent 440 kg de matière fissile enrichie, ça permet de faire potentiellement 12 bombes atomiques», dans #Punchline

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Transcription
00:00Pour l'instant, il faut toujours regarder les faits, pour l'instant les Iraniens détiennent 440 kg de matières fissiles
00:07enrichies,
00:08ça permet de faire potentiellement 12 bombes atomiques.
00:12Et pour l'instant, ces matériaux sont toujours en Iran, sans doute enfouis sous l'intérieur,
00:19mais il est clair que les dirigeants actuels de l'Iran n'ont aucune intention de les rendre et ils
00:26l'ont clairement fait savoir.
00:26Et derrière les propos de Trump sur la position respective des belligérants, il faut rappeler que c'est un conflit
00:34asymétrique
00:35et dans le conflit asymétrique, le faible qui ne perd pas gagne et le fort qui ne gagne pas perd.
00:40Et pour l'instant, le faible qui ne perd pas, c'est l'Iran et le blocus, c'est vraiment
00:47une arme à double tranchant
00:48puisqu'il est clair que ça va pénaliser l'Iran, mais ça pénalise encore plus les Etats-Unis et le
00:54reste du monde
00:54parce que ça veut dire que le marché pétrolier va évidemment souffrir,
00:59que les primes du pétrole sont mondiaux et vont continuer à monter,
01:03que le trafic maritime est bloqué avec non seulement le pétrole, le gaz, mais les engrais, l'hélium,
01:10tout ce qu'il faut pour la pétrochimie et que l'approvisionnement des monarchies du Golfe,
01:15puisqu'elles vivent, des conteneurs qui arrivent, est aussi bloqué.
01:18Donc le blocus, c'est vrai qu'il est pour le moins à double tranchant
01:23et s'il doit s'installer dans la durée, les Iraniens vont évidemment être très fortement pénalisés,
01:29mais moins que les monarchies du Golfe et le consommateur occidental va souffrir.
01:35Notamment en France, on va continuer à souffrir beaucoup de cette crise énergétique,
01:40mais pas seulement.
01:41On parlait des engrais, de nombreuses matières premières qui transitent par ce détroit d'Ormousse, Nicolas Mavrez.
01:47– Tout le monde va souffrir, c'est-à-dire que le consommateur va évidemment souffrir.
01:51Un choc pétrolier, c'est toujours un transfert massif de richesse
01:54du consommateur des pays consommateurs jusqu'au pays producteur.
01:59Donc là, le prix du pétrole a doublé, donc ce transfert, il a lieu.
02:03Et puis ça pénalise les producteurs,
02:05parce qu'il y a une mécanique d'inflation sur les matières premières
02:09et aussi parce qu'il peut y avoir des pénuries, ce qui va être le cas sur les engrais.
02:13Donc un énorme problème pour l'agriculture.
02:15Et puis sur des matériaux qui sont critiques, par exemple tout ce qui permet de faire du plastique,
02:20qui est quand même un matériau certes peu écologique,
02:24mais utilisé par énormément de secteurs.
02:27Donc tout le monde va souffrir.
02:31Et c'est pour ça que l'idée de, par ailleurs, d'être dans le déni du fait
02:34que c'est un vrai choc pétrolier, me paraît une idée…
02:37– On a vu les ministres rétro-pédaler, revire non, oui, non.
02:41– Une nouvelle idée, mornée.
02:43– Sous-titrage Société Radio-Canada
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