00:00Oui exactement, l'arrêté de la préfecture de police de Paris est tombé il y a deux heures en raison
00:04du risque de trouble à l'ordre public.
00:07Ici place Vendôme, les policiers demandent finalement à ce que le rassemblement soit décalé, soit déplacé un petit peu plus
00:13loin dans Paris.
00:14Place Louis Lépine devant l'ancien palais du 6, devant la cour d'appel.
00:17Nous sommes avec Iris Anné, vous êtes responsable pédagogique de l'association Face à l'inceste et ancienne rapporteuse de
00:23la civise.
00:25Comment vous prenez cette interdiction et est-ce que vous allez rester ici coûte que coûte ?
00:30Nous la prenons comme ce qu'elle est, c'est-à-dire une violence supplémentaire, comme la désignation du deuil
00:35d'un peuple face à la mort d'une enfant comme un trouble à l'ordre public.
00:37Les mots ont un sens, les mots sont forts, les mots sont violents.
00:40Nous sommes venus ici parce que nous voulions voir si le ministre de la Justice allait tenir ses promesses.
00:44Il s'était dit choqué, il s'était dit bouleversé, il avait présenté ses excuses et encore une fois, rien
00:52ne suit les paroles.
00:53Elles ne sont pas suivies d'actes. Nous irons finalement en place Lépine parce que nous ne voulions pas laisser
00:57seules les Françaises et les Français qui ont choisi,
00:58qui ont besoin de se réunir pour penser un instant, pour faire une minute de silence à la mort de
01:02Liana.
01:03C'était ça le sens de ce rassemblement ? C'est le sens de ce rassemblement ?
01:06Donner la parole aux victimes des violences sexuelles, avoir aussi une minute de silence je crois pour Liana et pour
01:11toutes les victimes ?
01:12C'était pour donner un espace de recueillement pour un peuple endeuillé, un peuple qui a besoin de se reconnaître,
01:18de se sentir ensemble, de se sentir uni.
01:20Et il l'a été jusqu'ici et nous sommes infiniment reconnaissants de cette mobilisation collective.
01:25Malheureusement, les pouvoirs publics ne sont pas à la hauteur des Français et des Françaises.
01:28Un mot sur les annonces ce matin de Gérald Darmanin qui a reçu ici même devant le ministère, au ministère
01:33de la Justice, tous les procureurs généraux.
01:34Il a demandé notamment est-ce qu'il y a un passage en revue, un petit peu en urgence, des
01:3870 000 plaintes en souffrance pour les enfants victimes de violences sexuelles ?
01:42Est-ce que c'est une bonne idée, une bonne peut-être, une première solution ?
01:46Le délai accordé et la demande sont déjà révélateurs.
01:49Comment voulez-vous repasser en revue 70 000 plaintes en même pas un mois ?
01:53Ça ne peut être que Baclay.
01:56Et finalement, Gérald Darmanin demande à ses procureurs de Baclay, encore une fois, ses dossiers de violences sexuelles sur Ménard.
02:01Merci beaucoup. Et on entend au micro, peut-être que vous avez entendu derrière nous, les appels de la police
02:05à se déplacer.
02:06Place Louis-Lépine, on verra si les consignes sont entendues ici.
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