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  • 15 hours ago
In this intimate portrait addressed directly to Hélène Hazera, filmmaker Judith Abitbol revisits a key figure of France’s countercultures from the late 1960s to the 1990s. A member of the Gazolines and the FHAR (Homosexual Front for Revolutionary Action), Hazera was a tireless LGBTQ activist who founded Act Up’s Trans and AIDS commissions—one of her proudest achievements. Her true victory, however, was becoming the first transgender journalist at a major national newspaper (Libération), and later a producer at Radio France and France TV. Through her story, Abitbol reconnects with the insurrectionary spirit and creative chaos of those decades—an era when French culture was shaken by radical imagination, humor, and defiance. The film celebrates these modern Antigones who dared to live their desires beyond the reach of any law.
Transcript
00:00Je crois qu'on peut être plus humble quand on vous a reconnu vos qualités.
00:05Est-ce que tu es humble alors ?
00:07Non, mais j'ai un besoin de reconnaissance fou
00:10qui me fait faire n'importe quoi des fois.
00:15Leur rêve c'était d'écrire à Libération
00:17et c'est moi qui ai écrit dans Libération.
00:20Je trouvais qu'elle était intense, Hélène,
00:22pour détruire toutes nos convenances.
00:26Judith !
00:27Hélène !
00:28Quel bonheur !
00:30Pourquoi Godard t'as voulu toi dans Sauf qui peut la vie ?
00:34Parce que quand il y a des putes, il y a des traves et des trances.
00:38Elle fréquentait la rue Pigalle,
00:41elle sentait le vice à bon marché.
00:44Une fille qui a fait le tapin et qui avait lu les situationnistes,
00:48ça court pas les rues.
00:51Par exemple, le vieux château Toto, cerné de corbeaux, bobos et de vous ?
00:54Elle connaît tout.
00:55Chanson Boum, le magazine de la chanson de France Culture.
01:00Elle a été exceptionnelle.
01:03Qui parle sur le genre, sans humour, a un cadavre dans la bouche.
01:11La liberté, c'est un combat de tous et c'est un combat permanent.
01:14Quand on est séropositif, il y a des moments, demander l'amour.
01:21Les regards de commisération des gens, on a envie de leur défoncer.
01:29Je n'ai jamais resté sans voix, l'autre fois ni maintenant.
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