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00:02Survivre au bombardement, c'est aussi laisser une partie de sa vie sous les décombres.
00:07Sabah, encore sous le choc, préfère témoigner anonymement.
00:11J'ai encore très mal. La douleur est insupportable.
00:16Je suis criblée d'éclats d'obus. Ça a coupé ma jambe.
00:21Mercredi, son immeuble de Beyrouth est pulvérisé par plusieurs missiles sans avertissement préalable.
00:26Sous la violence de la frappe, sa jambe est arrachée et le reste de son corps marqué à vie.
00:33Nous sommes des victimes collatérales.
00:36Il y a peut-être des gens qui le méritent, mais nous, on ne mérite pas ça.
00:40Nous n'avons rien à voir là-dedans.
00:43Nous n'avons rien fait pour être visés.
00:47Comme des dizaines d'autres blessés, Sabah est pris en charge dans cet hôpital de la capitale.
00:53C'était une journée normale. On fonctionnait comme d'habitude.
00:56Cet après-midi-là, Sabine était responsable des urgences.
01:00Elle nous parle d'une journée noire, avec plusieurs enfants dans un état grave.
01:04Dans toutes les guerres, on voit ce genre de choses.
01:08Mais c'est vraiment, vraiment dévastateur.
01:11Je ne sais pas comment l'expliquer, mais c'est comme si on se devait d'être forts pour aider
01:15les gens.
01:16Et en même temps, on avait l'impression de s'effondrer, littéralement.
01:21Des soignants toujours bouleversés et un hôpital au bord de la saturation.
01:26On active le plan d'urgence chaque fois qu'il y a une frappe importante sur Beyrouth.
01:30On est prêts, mais combien de temps peut-on tenir ainsi ?
01:33C'est difficile.
01:36Face à la menace de nouvelles frappes dans le pays,
01:37l'Organisation mondiale de la santé affirme avoir reçu des garanties
01:40pour que deux hôpitaux de la capitale libanaise ne soient pas ciblés par l'armée israélienne.
01:44Merci.
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