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  • il y a 6 semaines
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez s’impose comme l’un des principaux opposants européens à la politique de Donald Trump. Depuis le 28 février 2026, il condamne fermement la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, qu’il qualifie d’"illégale" et d’"erreur extraordinaire".

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Transcription
00:00Le premier ministre espagnol Pedro Sánchez s'oppose fermement à Donald Trump et à sa guerre au Moyen-Orient.
00:05Non à la guerre.
00:07Quelques jours après le début du conflit, le 4 mars, le gouvernement espagnol refuse le décollage d'avions américains depuis
00:13ses bases militaires de Rota y Morón.
00:16Puis le 30 mars, l'Espagne ferme son espace aérien aux avions américains impliqués dans les bombardements en Iran.
00:22Mais quels sont les motifs derrière ce refus catégorique de s'associer au président américain ?
00:27Alors on revient un peu en arrière, en 2003 quand George Bush attaque l'Irak, le gouvernement espagnol, alors dirigé
00:33par la droite, soutient cette guerre au Moyen-Orient et provoque un rejet populaire massif.
00:38Des milliers d'Espagnols manifestent derrière le slogan « Non à la guerre ».
00:41Un slogan repris 23 ans plus tard, à nouveau dans des manifestations, mais cette fois pour soutenir la décision de
00:47Pedro Sánchez de ne pas suivre Donald Trump en Iran.
00:50La première chose c'est qu'on a quand même en Espagne un historique assez particulier avec l'allié américain,
00:59puisque la rentrée dans l'OTAN, l'installation de bases militaires américaines sur le sol national, ça date de la
01:08dictature franquiste.
01:09Et donc il y a un sentiment que l'alignement atlantiste pur, on va dire, renvoie quand même à cette
01:16époque-là, à l'époque d'une dictature militaire.
01:20Il y a également une opposition idéologique entre Pedro Sánchez, chef de gouvernement de gauche, et Donald Trump, président d
01:27'extrême droite.
01:28S'opposer à Trump sur la scène internationale revient aussi à s'opposer à Vox, principal parti d'extrême droite
01:33en Espagne, en pleine progression.
01:35Donc ça a permis à Pedro Sánchez, effectivement, en opposant à Donald Trump, de se poser en opposant à l
01:42'extrême droite sur son propre pays.
01:46L'enjeu pour Pedro Sánchez, c'est aussi de s'affirmer comme un des derniers chefs de gouvernement de gauche
01:50sur le vieux continent.
01:52Il ne veut pas être perçu comme aussi Serville, par exemple, qu'un Friedrich Schmerz qui rigole devant Trump quand
01:57Trump menace l'Espagne.
01:58Et il ne veut pas passer en même temps comme Emmanuel Macron, qui en fait est plutôt, si on le
02:05regarde, opposé à la guerre, mais qui ne le dit pas aussi clairement.
02:07Ce rejet absolu de la guerre américaine permet au premier ministre espagnol de détourner l'attention de ses propres difficultés,
02:14notamment son incapacité à faire voter un budget depuis 2022.
02:18Enfin, le président du gouvernement espagnol cherche à détourner l'attention des scandales de corruption touchant son entourage.
02:24Les affaires de corruption lui ont aliéné une partie de l'électorat, ce qu'on va appeler centriste, modéré, etc.
02:31Et donc, il a besoin, pour maintenir sa base électorale, d'aller plutôt convaincre sur sa gauche, puisqu'il sait
02:36que sur sa droite, ou en tout cas au centre, il aura plus de mal.
02:38Et la posture du non à la guerre, elle est très populaire dans la gauche radicale, dans la gauche alternative,
02:43dans la jeunesse étudiante,
02:45qui vote plutôt sur encore des thématiques de gauche radicale, de gauche alternative et d'extrême gauche.
02:49Et donc, en ayant cette posture-là, ça lui permet quand même aussi que son parti ne perde pas de
02:55pied.
Commentaires
1
david lucchiniil y a 6 semaines
gracias

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