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  • il y a 2 jours
À 51 ans, elle est devenue à Milan-Cortina double championne paralympique de snowboard cross ! Cécile Hernandez, porte-drapeau de la délégation française lors de ces Jeux Paralympiques 2026, a ainsi remporté sa cinquième médaille paralympique. Elle est un exemple de résilience et de leçon de vie.

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Sport
Transcription
00:17Salut à toutes et à tous, ravi de vous retrouver pour un nouvel opus de la victoire est en elle,
00:23l'émission sur les femmes qui font le sport français. Aujourd'hui c'est un petit peu comme
00:28si la vitrine d'un musée du métal précieux était venue sur notre plateau. Mais non,
00:33elle est bien là en chair et en os, ce n'est pas le musée Grévin, notre plateau. Cécile
00:37Hernandez nous fait l'amitié d'être avec nous. Salut Cécile ! Salut Max ! Comment vas-tu ?
00:42Bon ça va plutôt très bien. Je plane toujours à 10 000 après le retour des Jeux, je reste sur
00:50mon
00:50nuage et ça me va très bien. Tu es en tout cas revenu avec un excédent de bagages d'une
00:55ville
00:55qui s'appelle Milan et où se déroulaient les derniers JOP d'hiver avec une breloque en or qui est
01:04venue
01:04s'ajouter à une autre acquise quatre ans plus tôt. On va parler de tout ça pour celles et ceux
01:09qui te
01:10découvriraient évidemment. Cécile, tu es une athlète de haut niveau, tu as gagné 11 globes de
01:15cristal dans ta carrière, 5 titres mondiaux, 5 médailles paralympiques dans l'une de tes disciplines
01:22de prédilection, le parasnowboard. Palmarès d'exception, forgé par-delà une longévité et un
01:30destin assez incroyable dont on va parler évidemment de cette carrière de la femme, de la porte-drapeau si
01:37tu le veux bien, bref de toutes ces expériences. Mais avant cela, trois petites questions rituelles.
01:43Notre mini portrait chinois. Si tu rêvais d'être une ville, essaie d'apprendre à te connaître, donc un endroit
01:52où tu ne serais pas aller.
01:53Oui, je crois que j'aimerais bien, je rêve de découvrir Hawaï, donc j'ai envie de dire Hawaï.
01:57Hawaï, d'accord, très bien. Très belle île. Avec une deuxième question qui va t'amener à réfléchir sur peut
02:07-être d'autres disciplines,
02:08si tu étais une autre sportive. Eh bien, il y a une sportive que j'adore et qui me fait
02:14rêver tant par sa force sur un terrain
02:17que par tout ce qu'elle fait à côté et qu'elle combine parfaitement bien. C'est Arina Sabalenka, la
02:22joueuse de tennis.
02:23Numéro un mondial.
02:24Oui, je suis ultra flâne de ce qu'elle est, de l'énergie. J'adore cette athlète.
02:29Arina Sabalenka, donc la biélorusse et numéro un mondial de tennis. Troisième question, on va voir si tu as choisi
02:36le sport,
02:37qui te convient, si tu étais un sport, ce serait lequel ? Adapter à ton caractère, à tes qualités humaines,
02:43sportives, je ne sais pas.
02:44Je crois que je te dirais mon premier amour qui est le BMX.
02:47Le BMX.
02:48Oui, c'est ce sport qui m'a permis de découvrir le haut niveau, qui a fait de moi la
02:53jeune athlète que j'ai été, la femme après,
02:56et puis l'athlète aujourd'hui, l'athlète de parasnoboard que je suis, donc je dois tout au BMX, donc
03:01je dis le BMX.
03:03Descendre, piloter, c'est ton truc, on l'a bien compris.
03:06En plus de ce snow dont on va beaucoup parler, évidemment, pendant sa prochaine demi-heure, il y a ce
03:11BMX.
03:12Là encore, ce n'est donc pas juste pour des vallées des pentes, cette première passion.
03:17Est-ce que tu peux nous parler, toi la Catalane, de tes premiers pas sur un vélo et ensuite sur
03:22une planche de snow ?
03:24Ça se fait dans quel contexte ?
03:26Eh bien, j'ai 10 ans, mon grand frère a eu un BMX à Noël et compte faire du BMX
03:33en compétition.
03:35Et puis, j'ai envie de...
03:37Je suis ce qu'on disait à l'époque, je n'aime pas du tout cette expression.
03:41Deux expressions que je n'aime pas.
03:43Un garçon manqué.
03:44Donc, je n'aime pas du tout.
03:45Ça ne veut absolument rien dire.
03:47Et je fais un sport dit de mec, donc le BMX.
03:51Et du coup, ça m'attire.
03:53Ça m'attire parce qu'il y a une super piste.
03:56Il y a un club avec plein de jeunes et tout.
03:59Et puis, c'est les valeurs du sport de rencontrer des personnes,
04:03de s'éclater, de prendre du plaisir.
04:04Et c'est complètement ce que je fais sur le BMX.
04:06Et puis, je vais vite pouvoir intégrer le haut niveau, la compétition déjà nationale.
04:11Et après, la compétition internationale que j'ai pratiquée pendant 10 ans à très haut niveau.
04:16Et puis, au bout de 10 ans, j'en ai eu marre.
04:18Et habitant dans les Pyrénées, j'avais la chance d'avoir la montagne pas loin.
04:21Et je voulais vivre les mêmes sensations que j'avais dans le BMX.
04:24L'engagement, les sauts, l'adrénaline.
04:27Et du coup, on m'a proposé des ciels snowboard.
04:29J'avais un petit copain qui faisait du snowboard.
04:31Ah, d'accord.
04:33Il y a eu un deuxième lien.
04:35Et du coup, il m'a dit, est-ce que tu as envie que je t'apprenne à faire du
04:38snowboard ?
04:39J'ai dit oui.
04:40Et pareil, j'ai fait des compétitions de suite.
04:42Le truc, c'est que je n'ai jamais conçu le sport hors compétition.
04:47Et c'est ce qui m'a valu de m'éclater sur les terrains de compétition,
04:51que ce soit en BMX ou en snowboard.
04:52En octobre 2002, tu en parles.
04:54On diagnostique chez toi l'apparition de la sclérose en plaques,
04:57maladie dégénérative qui touche en France 120 000 personnes,
05:00principalement des femmes, 72%.
05:02Elle atteint le système nerveux central.
05:05Ça veut dire quoi ?
05:06Tes nerfs s'atrophient au fil des années ?
05:08Non.
05:08Moi, je me suis réveillée totalement paralysée un matin.
05:12Le matin du matin d'octobre 2002, je pose mes pieds sur le sol en me levant du lit.
05:16Eh bien, je tombe et je touche mes jambes.
05:20Je réalise que je suis totalement paralysée.
05:22Il n'y a rien la veille, l'avant-veille ?
05:23Alors, la veille, j'étais sur un événement parce que j'avais monté une société de communication événementielle sportive
05:29et j'avais eu des fourmillements dans les mains et une grande fatigue le soir.
05:33Mais bon, on avait passé la journée debout et tout.
05:36Avant, quelques mois avant, j'avais eu des troubles urinaires.
05:39Quelques mois avant, j'avais eu des troubles oculaires.
05:41Puis la peau qui faisait un peu mal.
05:43Mais aucun médecin n'avait matché avec une sclérose en plaques.
05:47On parlait en 2002.
05:48Donc, personne n'avait su matcher, dire voilà, ça, c'est une sclérose en plaques.
05:52Ou alors, tu vas 200 fois par jour aux toilettes.
05:54Ensuite, on devrait faire une IRM, voir s'il n'y a pas quelque chose.
05:58Non, personne.
05:58Il a fallu que je me lève totalement paralysée pour qu'on me fasse des IRM
06:03et qu'on se dise, voilà, au bout de 4 jours, il y a une sclérose en plaques.
06:07Maintenant, ça a été un bouleversement terrible dans ma vie.
06:10J'ai basculé dans le monde du handicap du jour au lendemain sans savoir…
06:15Tu as 28 ans, pleine maturité sportive, mais pas que, évidemment, dans ta vie.
06:19Je suis professionnelle, amoureuse aussi.
06:22J'étais complètement épanouie.
06:24Et là, cette maladie a fracassé la porte d'entrée de ma vie, a fracassé ma vie.
06:29J'ai basculé dans le monde du handicap et ça a été quelque chose d'hyper compliqué.
06:35Après, il a fallu se reconstruire.
06:37Ça a été très, très long.
06:38Très, très long.
06:38Ça a pris vraiment trois ans d'acceptation, trois ans à avancer sur ce chemin
06:44de crier d'abord à l'injustice de la vie, de ce chemin de se dire,
06:48ben voilà, mais pourquoi moi ?
06:49Mais qu'est-ce que j'ai fait ?
06:50J'ai toujours fait du sport.
06:51J'ai toujours eu un corps qui était habitué à répondre à chacune de mes sollicitations.
06:55Donc, en plus, quand tu es sportif de haut niveau ou que ton corps est ton allié,
06:59eh ben, d'un seul coup, ben non, ton corps devient ton pire ennemi.
07:02Et cette maladie que tu ne connais pas devient, comme je l'ai toujours appelé,
07:08cette colocataire indésirable parce que tu dois composer au début malgré elle.
07:13Maintenant, je vais dire avec elle parce qu'elle m'a offert des choses aussi,
07:16avec du recul, des choses fabuleuses.
07:18Mais c'est fou d'associer une maladie grave neurodégénérative.
07:22Donc, pour revenir à ce que tu demandais, c'était...
07:24En fait, notre cerveau, notre cerveau, notre nerf optique et notre moelle épinière
07:28sont entourés d'une substance blanche qui s'appelle la myéline.
07:31Et cette myéline permet au corps de fonctionner grâce à la transmission des informations
07:36qui glissent sur la gaine de myéline.
07:38Dans le cas de l'ascérose en plaques, cette gaine fait des trous.
07:41Donc, ce sont des plaques qu'on va voir à l'IRM.
07:43Et donc, l'information, soit elle contourne la plaque et elle arrive plus lentement au corps,
07:48soit d'un seul coup, elle s'arrête.
07:49C'est ce qui s'est passé, moi, sur cette première gravissime crise
07:53où les médecins m'ont rapidement dit, vous ne remarcherez jamais
07:56et il ne vous reste que quelques années à vivre.
07:58Dans cette reconstruction globale, le sport refait son apparition avec une rencontre,
08:05celle de Patrice Baratero, parasnowboarder.
08:07Peux-tu nous en parler ?
08:09Eh bien, Patrice, ça va être la première personne à porter des mots positifs
08:14sur mon handicap et ma maladie.
08:17Je suis au micro d'or et je dois l'interviewer
08:20parce qu'il doit partir aux Jeux Paralympiques de Sotie en 2014,
08:24donc trois mois jour pour jour.
08:25Et je vais le voir et je vais lui dire, écoute Patrice, je dois te faire ton interview.
08:30Je le vois arriver avec sa prothèse, son casque, comme un super-héros,
08:34la planche de Snowboard.
08:36Tout ce qui me fait rêver, dont je vais parler, que je vais vivre par procuration
08:40parce que le projet était d'aller à Sotie en tant que journaliste.
08:44Et il était à Sotie en tant que journaliste.
08:47Je ne vais pas spoiler un peu le truc.
08:49Et du coup, Patrice, je lui dis, écoute, tu as de la chance de faire du snowboard avec ton handicap.
08:55Je lui dis, moi aussi, je suis handicapée, j'ai une sclérose en plaques
08:58et avant, je faisais du snowboard à haut niveau, en valide.
09:01Il me dit, ah bon, tu fais du snowboard, tu es handicapé, tu as une sclérose en plaques.
09:05Mais c'est génial.
09:06Je le regarde, mais attends, je suis en train de te parler d'une maladie neurogénérative
09:10qui me fait souffrir.
09:11Et toi, tu me dis que c'est génial et qu'en plus, je peux faire du snowboard.
09:14Et je le regarde avec des yeux, je me dis, mais finalement, on va aller louer du matériel.
09:19Et là, je me retrouve avec lui à être guidée, à pleurer,
09:22parce que j'ai du matériel de snowboard dans les mains.
09:26Je vais mettre des bouts de snowboard.
09:28Et on se retrouve sur les pistes, ensemble, je tombe.
09:33Il me tient la main, il me relève, il va me coacher
09:36parce que je ne sais plus faire de snowboard,
09:38comme je ne savais plus faire de vélo, comme je ne savais plus marcher.
09:41Et on va passer trois jours ensemble
09:42et je vais réapprendre à faire du snowboard avec lui complètement différemment
09:46parce que j'ai fait le deuil du snowboard.
09:48Je n'ai plus fait de snowboard, je n'ai plus fait de vélo, je n'ai plus rien fait.
09:51Mais je vais faire du snowboard avec lui.
09:53Il va me dire, ben voilà, il va falloir que tu fasses ça
09:55parce que ton handicap t'empêche de faire ci, ça, ça et ça.
09:58Et ça va être incroyable.
09:59Et ce qui va me permettre de réintégrer l'équipe de France.
10:02Pas que.
10:03Parce que l'incroyable se produit, mesdames et messieurs.
10:06Oui, tu la spoiles, oui, on peut le dire.
10:08Mais il y a une participation à ces JOP de Sochi 2014.
10:14Et pas pour faire de la figuration puisque tu repars avec une médaille d'argent
10:19après donc trois mois de reprise de sport de haut niveau,
10:23si tant est qu'au début, c'était même un apprentissage
10:25de cette nouvelle discipline, en l'occurrence le parasnowboard.
10:28L'aventure, elle est juste fantastique.
10:31Mais ça aurait pu être juste une aventure, justement.
10:34Non.
10:34Non.
10:34Pas avec moi.
10:36Pas avec moi parce que du coup, je me retrouve…
10:37L'argent fait le bonheur.
10:38Non, l'argent n'a pas fait mon bonheur.
10:40Et il l'a fait.
10:41Il l'a fait sur l'instant parce que forcément, je vais à mes jeux,
10:46mes premiers jeux avec trois mois de préparation.
10:49Et du coup, je me retrouve sur ce podium à me dire,
10:53mais c'est incroyable ce que je suis en train de vivre.
10:56Alors, mais je me dis, mais je me dis, mais c'est génial.
11:00Le sourire, il est incroyable.
11:01C'est les seules images de jeux où je souris.
11:05Les seules.
11:06Et du coup, je me retrouve à Sochi avec l'argent.
11:11Je vois Bibiane à côté sur le podium qui me fait rêver
11:14parce qu'elle vient de décrocher une médaille d'or.
11:16Et là, je me dis, j'arrête tout le journalisme.
11:18J'arrête tout ce que je fais à côté parce que j'ai aussi du consulting,
11:21des conférences dans les entreprises.
11:22Et j'arrête.
11:24Et je ne fais plus que du snowboard.
11:26Donc, je vais avoir un statut de sportif de haut niveau,
11:29ce que je n'avais pas pour les Jeux de Sochi.
11:32Et je vais avoir un contrat.
11:33Elles sont magnifiques ces images.
11:35À l'époque, tu dis, on me voit désormais comme une sportive qui a un handicap
11:39plutôt qu'une handicapée qui fait du sport.
11:42Contribuer à casser ses codes.
11:44Ça a été un levier aussi dans le fait que douze ans après,
11:47on se retrouve pour parler d'autres médailles encore.
11:49Oui, complètement, mais complètement.
11:51Ça a été un tremplin vers un tremplin à la fois vers une carrière,
11:57un tremplin vers une mission dont, allez, je me suis un peu proclamée,
12:03mais en tout cas me dire qu'on faut parler du sport féminin,
12:06du parasnowboard féminin, du parasnowboard tout simplement,
12:09le traiter différemment, le traiter d'une manière beaucoup plus esthétique
12:12parce qu'on fait rêver.
12:15Et la notion des fois de performance s'évapore avec le regard autour du handicap.
12:19Ça, c'est plus personnel que la manière dont il peut vampiriser l'attention,
12:23notamment des suiveurs et à en oublier des performances.
12:27Les performances, elles vont s'enchaîner parce que Madame est tombée dans le pot de miel
12:32et elle en redemande des gros globes de cristal,
12:34titre de championne du monde en slalom 2017-2019,
12:37deux autres médailles paralympiques,
12:39Pyeongchang argent en banque de slalom.
12:41Alors là, on parle là pour le coup d'un slalom
12:44et ce snowboard cross en bronze à nouveau.
12:47Donc là, tu es évidemment dans ton élément.
12:50Deux nouvelles médailles.
12:52Cette période faste qui semble facile,
12:54comme ça quand elle est égrenée par juste des médailles et des palmarès,
12:58tu la vis comment ?
13:00Est-ce qu'il te manque ces fameuses breloques qui arrivent après
13:03et qui sont à côté de toi ?
13:04C'est ta nourriture principale, ce manque-là ?
13:06Ah mais complètement.
13:08Tu ne profites pas du tout de ce que tu as compris ?
13:11Si.
13:12Si, mais je rêve d'or.
13:15À partir du moment où j'ai renoué avec la compétition,
13:18pour moi, un podium, c'est génial, c'est top.
13:20Mais une médaille d'or, c'est extraordinaire.
13:22Donc là, Pyeongchang va me laisser un goût d'amertume horrible
13:26puisque je suis à 0,36 de l'or et ce qui n'est rien.
13:31Et après Pyeongchang, j'avais dit que j'ai arrêté
13:33parce que je suis maman aussi et ma fille grandit,
13:35je la vois peu grandir.
13:38Et du coup, je me dis, finalement, je repars vers Pékin.
13:42Tu passes de, je ne dirais pas plus, à Bonn,
13:45donc quatre ans plus tard à Pékin.
13:48Là encore, tu t'étais battu pour un surclassement, il me semble.
13:52Tu avais fait une demande pour participer aux Jeux Olympiques.
13:55Et puis donc, il y a ce titre.
13:58Nicolas Baillet, à la réalisation, va pouvoir vous remontrer
14:00cette médaille qui trône la plus à droite de l'écran,
14:04celle qui brille, celle de Pékin.
14:08Ça y est, le Graal est donc atteint.
14:11Comment ça se fait qu'elle a une petite sœur à sa droite,
14:14cette médaille, du coup ?
14:15Elle a une petite sœur parce que j'aime ce que je fais.
14:19J'aime passionnément ce que je fais.
14:21Ce que je fais me le rend bien, très bien.
14:25Ça m'aide.
14:25Ça m'aide à avoir une histoire de vie,
14:31avoir une raison de vivre aussi,
14:32parce que j'aime le snowboard,
14:36j'aime me lever tous les matins.
14:37Tous les matins, je me lève.
14:38Moi, je ne sais pas si je vais marcher.
14:40Je ne sais pas comment va se dérouler ma journée.
14:41Mais en tout cas, je me lève parce que ma raison de vivre,
14:44alors au-delà du fait d'être maman,
14:46ma raison de vivre, c'est d'aller m'entraîner
14:47pour faire du snowboard.
14:49Et que j'estime que...
14:51Là, j'avance.
14:52La maladie progresse.
14:53Mais ma passion et ma détermination
14:57ne sont absolument pas altérées.
14:58Et à partir de là, je me dis,
15:01il n'y a pas de limite.
15:02Donc là, je n'ai pas une limite
15:04parce que ma passion est bien plus forte que mon âge.
15:06Ma motivation est bien forte.
15:08Mon hygiène de vie, ma rigueur,
15:09tout ce que j'ai mis en place.
15:10Et j'ai envie d'aller en Europe.
15:13J'ai eu mes premières ma filles
15:14depuis que j'ai commencé le snowboard.
15:16J'avais promis qu'un jour, elle sera à des Jeux.
15:18J'avais promis Pékin.
15:19Mon Pékin a été des Jeux Covid.
15:21Donc, il me reste 1 000 ans.
15:22Elle avait 14 ans à l'époque.
15:23Elle en a eu 18 pour 1 000 ans.
15:25Parce qu'il y a un peu plus d'un mois maintenant,
15:29cette breloque ramenée d'Italie
15:31et cette médaille à nouveau en or
15:34avec en plus un sacré défi.
15:36Parce qu'être focus dans sa bulle,
15:38ça ne suffisait pas après tout.
15:40Tu es donc porte-drapeau de cette délégation française.
15:43Pas de cérémonie d'ouverture qui est un peu complexe,
15:45qui est distante de ton lieu de compétition,
15:47que tu ne peux quitter.
15:50Puisque à peine 48 heures plus tard,
15:52tu es sur la piste.
15:54Et en bonne porte-drapeau,
15:57tu deviens donc titrée
15:58et la première médaille de la délégation française.
16:03Il faut avoir de sacrés nerfs quand même
16:04pour assumer tout ça, Cécile.
16:06Justement, je ne m'en pensais pas forcément capable
16:10parce que je suis une athlète
16:11qui se met vite dans sa bulle,
16:12qui coupe le téléphone, qui coupe tout.
16:15Et du coup, ça a été un sacré défi.
16:18Et j'ajouterais que,
16:19et ça c'est très personnel,
16:20pour te connaître un tout petit peu,
16:21les émotions et l'empathie vis-à-vis des autres
16:24peuvent, j'imagine, parfois,
16:26nuire à cette capacité de concentration sur soi, non ?
16:29Oui, complètement.
16:30En plus, comme tu le dis,
16:31je fais la première médaille d'or
16:33alors que ça avait commencé,
16:35on était au troisième jour de compétition.
16:38Je fais cette première médaille d'or
16:39alors que, honnêtement,
16:41ce n'était pas moi qui étais attendue
16:42pour la première médaille.
16:43Il y avait Arthur Bochet
16:45qui était attendu
16:46sur une première médaille de la délégation.
16:49Et moi, j'avais prévenu un peu tout le monde.
16:51On a la chance d'être une petite délégation.
16:53Il y a eu la chance.
16:54Alors, c'est particulier de dire ça,
16:56mais qu'il n'y ait pas eu cette cérémonie d'ouverture
16:57parce que cérémonie d'ouverture,
16:59moi, je n'y serais pas allée au rôle de port-drapeau
17:01parce que je suis là pour briller sur la piste.
17:04Et pour avoir pris attache
17:06au prix de mes proches,
17:07tout le monde m'a dit
17:08« N'y va pas, ne t'engage pas
17:11sur ce rôle de port-drapeau
17:12parce que ça demande
17:14beaucoup d'énergie. »
17:15Et en fait, j'ai posé
17:16entre guillemets le contrat
17:18de ce à quoi je pouvais répondre,
17:21envoyer des petits messages,
17:22encourager les gars,
17:24pas de téléphone,
17:25pas de partager des stories,
17:26tout ça parce que je coupais mes réseaux.
17:28Mais en tout cas,
17:29je suis allée voir le ski,
17:32l'ordi qui était plus loin,
17:34était à T0.
17:35Donc, du coup, on n'avait pas
17:37l'opportunité de les voir.
17:38Mais quand j'ai pu le faire,
17:39je l'ai fait.
17:40Mais je ne voulais pas être fausse
17:43et faire ce rôle de port-drapeau
17:45en disant « Je vais venir voir
17:46tous les jours sur les compètes
17:47et dans la ligne d'arrivée,
17:48vous encourager. »
17:49Ça, je ne voulais pas le faire.
17:50Et en fait, non,
17:52chacun était dans sa bulle
17:53de performance.
17:54On était proche au village
17:56entre skieurs et snowboarders.
17:57On mangeait tous les jours à table.
17:59Donc, on avait ces moments de partage.
18:01Et moi, ça m'a pris de l'énergie
18:04parce que je me suis bossé
18:05beaucoup de questions.
18:05Mais ça m'a surtout donné de l'énergie.
18:07Et c'est Marie Bochet,
18:08qui a été notre chef de mission,
18:09qui avait été port-drapeau à Pékin,
18:11qui m'a dit « Mais fais-le,
18:12ça va te porter. »
18:14Et effectivement,
18:15ça m'a donné des ailes
18:17et ça m'a porté.
18:18Et à Milan, donc,
18:19il y a ta fille,
18:20Victoire et Léonore,
18:2118 ans,
18:22avec qui tu avais promis
18:24ce déplacement,
18:25mais aussi ce titre.
18:26Je te lis.
18:27Tu ne trahis pas une promesse
18:29faite à ton enfant
18:30à qui tu avais dit
18:32que tu ramènerais ce titre.
18:34À vous, cette promesse,
18:35tu l'avais faite aussi
18:35comme un moteur ultime pour toi,
18:38pour ta préparation.
18:39Est-ce que ça te servait ?
18:41Oui, c'était quelque chose.
18:45Tous les jours,
18:46à partir du moment
18:47où j'ai essayé de m'engager
18:50pour aller finalement défendre
18:52aussi ce titre,
18:55je savais que Victoire-Léonore
18:56serait là.
18:56Je savais que ma fille
18:57serait là dans la ligne d'arrivée
18:59et tout ça.
19:00Et je ne me voyais pas
19:02ne pas briller devant elle
19:04parce que...
19:05Je ne sais pas,
19:06ça me fait...
19:07Parce que je ne me voyais pas
19:08ne pas briller devant elle
19:09parce que c'est ma raison
19:10de vivre plus que tout.
19:12Fais-toi kiffer,
19:13tu vois,
19:13elle avait écrit.
19:14Tu t'étais kiffer.
19:15Elle avait écrit
19:16« Je t'aime, maman »
19:17et tout.
19:20Regarde.
19:23Et du coup,
19:24c'est hyper touchant
19:27et je voulais absolument
19:28qu'elle soit fière de moi
19:29et qu'elle soit consciente
19:31de...
19:31À 18 ans maintenant,
19:33tu peux être consciente
19:33de tous les sacrifices
19:34que tu as pu faire
19:35en étant une petite fille
19:36parce que ce n'est pas facile
19:38pour une petite fille
19:39de grandir
19:42loin de sa maman
19:43et tout.
19:45Et au final,
19:46elle était là
19:47et je l'ai vue.
19:48Moi, j'ai découvert
19:48des images après
19:49parce que j'ai vu des images
19:51qui avaient été filmées d'elle
19:52pendant la course
19:53et pendant la course,
19:54elle était incroyable.
19:55Elle en a vomi d'émotions
19:57et de stress
19:58juste après ma descente.
20:00Elle m'a couru
20:01après dans les bras
20:02alors que c'était
20:03très particulier
20:04le podium de Milan.
20:06C'était très particulier
20:07parce qu'on était
20:09vraiment à huis clos.
20:10Ils ont réussi,
20:11la Fédération française
20:12et le CPSF
20:13ont réussi à l'infiltrer.
20:15C'était génial.
20:15Je n'avais qu'une envie.
20:17Quand j'ai franchi
20:18l'année d'arrivée,
20:19j'ai eu une zone mixte
20:21hyper importante
20:21et longue
20:23et je n'arrêtais pas
20:23de dire
20:23mais je veux voir ma fille,
20:24je veux voir ma fille.
20:25Ils voyaient que je n'arrivais
20:26pas vraiment à me concentrer
20:27tant qu'elle n'était pas là
20:28et je n'avais qu'une envie
20:29de la serrer dans mes bras.
20:31Ils sont allés là chercher
20:32à la coude dans mes bras
20:33et c'était incroyable.
20:36Tu as parlé
20:36des sacrifices de la fille,
20:39les sacrifices de la maman
20:41si tu le veux bien.
20:43Il en faut des motivations
20:44peut-être de plus en plus
20:46engageantes pour toi
20:47pour te pousser
20:49alors pas parce que
20:50tu as plus faim,
20:53ça tu as toujours faim
20:53mais parce que la maladie
20:54elle avance.
20:55Tu constates une fonte musculaire
20:57de plus en plus prégnante
20:59qui nécessite
20:59des efforts décuplés.
21:00J'ai vu quelques images
21:01assez folles
21:03de ce que tu es obligé
21:04d'endurer
21:04pour garder un tout petit peu
21:06cette fibre musculaire.
21:07Ton ancrage au sol
21:08devient difficile,
21:09c'est ça ce que tu peux
21:09nous dire brièvement ?
21:10J'ai de moins en moins
21:11d'équilibre en fait
21:12vraiment ce qui est compliqué
21:16à gérer mais même
21:17je ne marche même pas droit
21:20et puis j'ai ma jambe droite
21:21j'ai pratiquement plus de muscles
21:23pourtant c'est ma jambe
21:25qui est la jambe avant
21:25sur le snowboard
21:26c'est cette jambe
21:27qui encaisse tout,
21:29qui dirige tout
21:30et du coup j'ai des séances
21:31de muscu
21:32là j'ai des séances de muscu
21:34qui sont encore plus importantes
21:36on travaille beaucoup aussi
21:37beaucoup l'équilibre
21:40j'ai aussi
21:41je me rends compte
21:42que j'ai des troubles cognitifs
21:43où parfois le coach
21:44il me demande des choses
21:45il y a trop d'informations
21:48dans sa consigne
21:49et du coup
21:49je n'arrive plus vraiment
21:50à me concentrer
21:52donc je ne prends pas
21:53les bonnes lignes
21:53donc ça demande énormément
21:55de travail
21:55de préparation mentale
21:56énormément de travail
21:57de visualisation
21:58pour compenser tout ça
22:00quand j'ai su
22:01qu'on allait avoir
22:01nos phases finales
22:02à 13h
22:04et que t'es debout
22:06depuis 6h du matin
22:07c'était hyper dur
22:09j'ai dû énormément
22:10me concentrer
22:11ça m'a demandé
22:11énormément d'énergie
22:12c'est une maladie
22:13qui pompe énormément d'énergie
22:15et en final
22:16je m'agenouille
22:17et c'était long
22:18avec les passages télé
22:19il y avait énormément
22:20d'attentes
22:20puis les vidéos reviews
22:21et tout ça
22:22et je me dis
22:24on me voit articuler
22:26je me dis
22:27allez
22:27t'es chez toi
22:28t'es une guerrière
22:30t'es une patronne
22:31t'es à une minute
22:32de vivre ton rêve
22:33devant Victor et Léonore
22:34et là je me dis ça
22:35je me répète
22:36on me voit
22:36me répéter
22:37me répéter
22:38me répéter ça
22:38et c'est pour ça
22:39qu'à la fin
22:41l'émotion
22:41elle est aussi forte
22:43parce que
22:44c'est tout ce qu'on vit
22:45tout ce que je vis
22:46en tant que femme
22:48en tant que femme aussi
22:49il y a beaucoup de sacrifices
22:50en tant que femme
22:51en tant que malade
22:52et en tant que maman
22:53et voilà
22:54mes sacrifices
22:55ça paye toujours
22:55le travail ça paye toujours
22:56tu as accompli
22:58beaucoup de choses
22:58tu as même réussi
23:00à être la première
23:00femme à faire
23:02la une de l'équipe
23:03en athlète
23:04handi
23:05et seule en une de l'équipe
23:06donc le lendemain
23:07de cette deuxième
23:09médaille d'or
23:09du côté
23:11du côté de
23:12Milan Cortina
23:13un porte-bonheur
23:14de délégation
23:15on a expliqué
23:15le pourquoi
23:16j'imagine que parmi
23:17les fiertés
23:18au-delà d'avoir
23:19remporté ce titre
23:20lors de la journée internationale
23:22des droits des femmes
23:23au-delà du symbole
23:24faire cette une
23:252% de titres
23:27consacrés à des athlètes
23:29aux féminins
23:30à l'équipe
23:31donc ça doit être
23:32quelque chose
23:32de très fort
23:33dans ta tête
23:34à tel point
23:35que
23:36quand on me l'a envoyé
23:38j'ai cru que c'était
23:38un montage
23:39comme tu peux le faire
23:40en IA
23:42et
23:44c'est une amie
23:45Samerta
23:46qui m'a envoyé
23:46et je me suis dit
23:47je lui ai envoyé un message
23:49c'est sympa le montage
23:50elle me dit
23:50non non
23:51c'est
23:51t'as fait
23:52t'as fait la une
23:53de l'équipe
23:53et là
23:54c'était incroyable
23:56c'était
23:57je vois aussi
23:58c'est une reconnaissance
24:00je me suis fait tatouer
24:01un petit 8
24:01là sur le bras
24:02parce que c'était
24:03le 8 mars
24:04et c'était
24:05voilà
24:06c'était la journée de la femme
24:07et moi
24:07cette une
24:08elle est incroyable
24:09alors
24:09mon coiffeur
24:11est en PLS
24:11mais
24:13mais c'est pas grave
24:15moi qui suis très proche
24:16de mon image
24:16et tout
24:17
24:17tu vois
24:18cette photo
24:19c'est pas forcément
24:20la photo
24:20que j'aurais choisie
24:21parce que
24:22mes cheveux
24:22ils sont pas en braque
24:23mais le jour
24:24d'une médaille des jeux
24:25je m'en fiche
24:26de mes cheveux
24:27et c'est
24:27l'équipe
24:28je l'ai pas eu
24:29je l'ai jamais eu en papier
24:30c'est vrai
24:30on pourra te faire ce cadeau là
24:32comme tu casses les codes
24:34j'y vais à fond
24:35toucheousse
24:37Paris
24:38les Alpes 2030
24:39la France
24:40tu aurais 55 ans
24:42mais est-ce que c'est
24:43participer à des 5e
24:44EJOP
24:44c'est là
24:45c'est trop lointain
24:47non
24:47j'avais dit que j'arrêtais
24:49et comme je dis toujours
24:52c'est la seule parole
24:53que tu tiens pas
24:53en fait
24:54c'est la seule promesse
24:55que je tiens pas
24:56parce que je pense
24:57qu'il y a plein de gens
24:58qui aimeraient
24:59peut-être que j'arrête
25:00aussi pour laisser
25:00la place aux jeunes
25:01justement je pense
25:02que c'est aussi un relais
25:04c'est un relais
25:04je fais aussi
25:05beaucoup de détection
25:06là j'ai rencontré
25:06une jeune fille
25:07samedi
25:08dans ma station
25:09parce qu'on fêtait
25:10ma médaille
25:10et que je vais mettre
25:11sur le snowboard
25:12qui a 15 ans
25:13qui a un handicap
25:14qui est lourd
25:14et pour moi
25:15c'est ça aussi
25:16d'être sur le terrain
25:16non je vise
25:19les Jeux des ailes
25:20françaises 2030
25:21oui j'y serai
25:22c'est ça
25:22on a fait un point
25:23quand même avec le coach
25:24c'est que si à un moment
25:25on voit que je ne suis
25:26que la maladie
25:27prend trop le pas
25:28et que je ne suis plus
25:31performante
25:31parce que moi
25:32je veux répondre
25:33à mes critères
25:33d'exigence de performance
25:35si je ne peux plus répondre
25:36à mes critères
25:37d'exigence de performance
25:38et bien j'arrêterai
25:39c'est bien noté
25:40les parcours inspirants
25:41comme le tien
25:42c'est la nourriture
25:43de notre chroniqueuse
25:44Julie Caron
25:45qui nous fait l'amitié
25:46de nous rejoindre
25:53Julie Caron
25:54rédactrice en chef
25:55au Féminin
25:55nous fait l'amitié
25:56d'être avec nous
25:57comme à chaque épisode
25:58salut Julie
25:59bonjour Maxime
26:00ça va
26:00ça va bien
26:01et toi ?
26:02ça va très bien
26:03merci
26:03enchantée
26:04Cécile
26:04à la discipline
26:05de notre championne
26:07aujourd'hui
26:08t'as-t-elle inspiré
26:10un autre parcours
26:11dans le parasnowboard ?
26:12évidemment
26:13parce qu'il y a
26:14évidemment des championnes
26:15qui marquent par leurs médailles
26:17et leurs palmarès
26:18puis il y a celles
26:18qui marquent aussi
26:19par leur parcours de vie
26:21Bibiane Mentelspie
26:22elle a fait les deux
26:23comme vous
26:24Cécile avec 4 titres mondiaux
26:25et 3 médailles d'or
26:26paralympiques en snowboard
26:27c'est surtout une femme
26:28qui a passé sa vie
26:29à défier bien plus
26:31que la montagne
26:31au départ
26:32Bibiane a un parcours
26:33de sportive assez classique
26:35elle découvre le snowboard
26:36dans les années 90
26:37elle perd forme
26:39et elle est même
26:41annoncée
26:41pour se qualifier
26:42pour les JO
26:43de Salt Lake City
26:44et puis en 2000
26:45tout bascule
26:46un cancer des os
26:47elle doit se faire
26:47amputer
26:48de la jambe droite
26:49et là où beaucoup
26:51auraient arrêté
26:52auraient abandonné
26:53elle décide de continuer
26:54pas malgré
26:55son handicap
26:56avec
26:57oui ça me rappelle
26:58quelqu'un
26:58qu'on a sur ce plateau
27:00une maladie
27:01qui chez elle aussi
27:02comme pour toi
27:03Cécile
27:03gagne du terrain
27:04oui ce cancer
27:05il va revenir
27:06encore et encore
27:07mais à chaque fois
27:08elle remonte sur sa planche
27:09à chaque fois
27:10elle transforme
27:11l'épreuve en énergie
27:12elle est notamment
27:13celle qui a beaucoup
27:14milité pour que
27:14le snowboard
27:15cross
27:16devienne une discipline
27:17paralympique
27:18et c'est arrivé
27:19en 2014
27:20à Sochi
27:20et là
27:21elle a obtenu un titre
27:22et puis en 2018
27:24elle devient
27:24le porte-drapeau
27:25à son tour
27:26des Pays-Bas
27:27mais voilà
27:28son cancer revient
27:29à ce moment-là
27:30et elle est opérée
27:31d'une nouvelle rechute
27:32à deux mois
27:33avant la compétition
27:35elle a donc pas pu
27:36se préparer
27:36et pourtant
27:37elle va participer
27:38et elle va à nouveau
27:39décrocher l'or là-bas
27:40donc vous l'aurez compris
27:41c'est bien plus
27:42qu'en palmarès
27:43qu'en met aujourd'hui
27:44à l'honneur
27:44mais bien une personnalité
27:46lumineuse
27:46qui a toujours refusé
27:47de se laisser définir
27:48par la maladie
27:49et d'ailleurs
27:50Bibiane disait
27:50quelque chose
27:51de très simple
27:52je ne peux pas contrôler
27:53ce qui m'arrive
27:54mais je peux contrôler
27:55la manière
27:55dont j'y réponds
27:56et toute sa vie
27:58elle a été fidèle
27:58à cette phrase d'ailleurs
27:59et elle a été même plus loin
28:00en créant une fondation
28:02pour permettre
28:02à des enfants
28:03en situation de handicap
28:04de découvrir le sport
28:06elle est malheureusement
28:07décédée en 2021
28:08mais elle laisse derrière elle
28:10bien plus que des médailles
28:11elle laisse une manière
28:12de voir la vie
28:13qui a de quoi
28:13toutes et tous
28:14nous inspirer
28:15clairement
28:16merci Julie
28:17pour ce récit
28:19Cécile
28:20je t'ai vu
28:20opiner du chef
28:21très régulièrement
28:22pendant la chronique de Julie
28:23ça a été une de tes
28:24plus féroces adversaires
28:25tu peux nous parler de la femme
28:26avant tout
28:27que tu as bien connue aussi
28:28je connais bien
28:30parce que le papa de ma fille
28:31est hollandais
28:33et Bibiane est hollandaise
28:35et c'est une personne
28:35qui a énormément œuvré
28:37pour les femmes
28:38pour les femmes dans le sport
28:39et puis avec sa fondation
28:40en mentality
28:41ce podium partagé
28:42aujourd'hui en fait
28:43de faire de la détection
28:44et c'est quelqu'un d'incroyable
28:46je me souviens
28:47quand on a célébré
28:48oui on a célébré
28:51sa vie
28:51en fait
28:52on était en Italie
28:53sur une coupe du monde
28:54et on a fait une nuit d'honneur
28:55on s'est tous mis à applaudir
28:57parce qu'elle venait de décéder
28:58mais en tout cas
28:59c'est une personne
29:00qui était incroyable
29:01elle n'a jamais baissé les bras
29:02elle a montré le chemin
29:04aux hommes
29:05aux femmes
29:05aux femmes surtout
29:07et moi je la remercie
29:08pour tout ce qu'elle a fait
29:09je suis ravie d'avoir partagé
29:10des podiums avec elle
29:12merci Cécile
29:13d'avoir été avec nous
29:14Julie
29:14ça a été un plaisir
29:15de te retrouver
29:16tu seras là évidemment
29:17pour le prochain épisode
29:18dans 15 jours
29:19de La Victoire est en Aile
29:21merci à toutes celles
29:21et à tous ceux
29:22qui ont oeuvré en régie
29:23pour permettre
29:25à cette émission
29:26de se dérouler
29:26dans de super conditions
29:28as usual
29:28et merci à toutes et à tous
29:30de nous rester
29:30fidèles
29:31sportenfrance.com
29:32pour faire vivre
29:33encore plus longtemps
29:34cette émission
29:35et tous nos numéros
29:36de La Victoire est en Aile
29:37à très bientôt
29:38merci beaucoup
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