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Les invités de Nelly Daynac débattent de l'actualité dans #120minutesInfo du lundi au jeudi

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00:00:00Bonjour à tous, bienvenue dans 120 minutes info. On commence tout de suite avec le journal de Margot Siffer.
00:00:07On va parler, Margot, de ce revirement de situation. Le message annonçant l'arrivée ce soir d'une délégation iranienne
00:00:13à Islamabad
00:00:13qui a été supprimée par l'ambassade d'Iran au Pakistan.
00:00:17Elle avait confirmé au même titre que la délégation américaine sa participation ce week-end.
00:00:22Pour parler, il devait porter sur le plan en dix points de Téhéran pour mettre un terme à la guerre.
00:00:28Le vice-président américain, Djidivon, s'est attendu sur place ce samedi.
00:00:32On ignore donc pour l'heure si la délégation iranienne sera présente.
00:00:36Un hommage national rendu ce jeudi à l'ancien guide suprême iranien Ali Ramenei.
00:00:42Avec des milliers d'Iraniens qui se sont rassemblés aux quatre coins du pays,
00:00:45notamment à Téhéran en brandissant son portrait et en agitant des drapeaux de la République islamique.
00:00:51Ali Ramenei avait été tué, je le rappelle, le 28 février dernier,
00:00:55au premier jour de l'offensive israélo-américaine.
00:00:58Il avait été au pouvoir pendant près de quatre décennies.
00:01:01Et puis Israël dit avoir tué le secrétaire personnel et neveu du chef du Hezbollah.
00:01:05C'était hier lors d'une frappe sur Beyrouth.
00:01:08Des attaques qualifiées d'intolérables par la France qui dit s'associer pleinement
00:01:12à la journée de deuil national au Liban.
00:01:14Or le porte-parole de Tzal rappelle justement que le Liban ne fait pas partie du cessez-le-feu
00:01:18conclu entre Téhéran et Washington.
00:01:20On l'écoute.
00:01:22Il y a un cessez-le-feu actuellement en vigueur entre l'Iran et les USA.
00:01:27Nous avons, par la voix du premier ministre israélien, monsieur Netanyahou,
00:01:32nous avons accepté et soutenu ce cessez-le-feu.
00:01:36Mais le Liban ne fait pas partie en aucun cas de ce cessez-le-feu,
00:01:40de l'accord possible en tout cas.
00:01:42Et ce que l'Iran dit ou ce que ne dit pas ne rentre pas en compte dans nos actions,
00:01:48encore une fois, défensives contre le Hezbollah qui reste,
00:01:52comme on l'a vu cette nuit encore une fois, une menace pour Israël.
00:01:55Et de son côté, l'Iran prévient.
00:01:57Le Liban est inséparable de l'accord de cessez-le-feu, dit-il.
00:02:01En attendant, si le calme semble être revenu à Tel Aviv,
00:02:04le Hezbollah continue de frapper le nord d'Israël.
00:02:06Au moins 14 alertes aux roquettes depuis cette nuit à minuit.
00:02:11Des alertes près de la frontière avec le Liban,
00:02:13où l'armée israélienne reste engagée, Jérôme Rampenou,
00:02:16dans une guerre ouverte avec le Hezbollah.
00:02:19Effectivement, les frappes sur le Liban, sur les bastions du Hezbollah,
00:02:23continuent depuis Israël.
00:02:25Benjamin Netanyahou l'a encore rappelé,
00:02:27nous continuerons à frapper le Hezbollah partout où sera nécessaire.
00:02:31Jusqu'à ce que nous rendions la sécurité complète aux résidents du nord.
00:02:35Rien que dans la nuit, une vingtaine de cibles du Hezbollah ont été ciblées par Tsaal.
00:02:40La réponse ne s'est pas fait attendre.
00:02:42Rien que dans la dernière heure, 4 alertes ont eu lieu dans le nord du pays.
00:02:45Des alertes pour des tirs de roquettes vers les villages du nord de la part du Hezbollah.
00:02:50Quand on peut échanger avec ces maires de ces petites villes du nord,
00:02:54tous sont pour la continuité de ces attaques, de ces frappes sur le Hezbollah.
00:02:59Car ils nous expliquent que si on les laisse se réapproprier la zone,
00:03:02si on les laisse se réarmer et se rapprocher de cette frontière,
00:03:06où Tsaal essaye de mettre en place une zone, on va dire, de sécurité,
00:03:10ils nous disent qu'ils ne pourront plus continuer à vivre là-bas.
00:03:12Cela deviendra beaucoup plus dangereux que ce n'allait déjà actuellement.
00:03:16Sachez que l'Union Européenne et la France rejettent l'éventualité d'un péage dans le détroit d'Hormuz,
00:03:21tel qu'évoqué hier par Donald Trump.
00:03:24Une décision qui serait inacceptable pour le chef de la diplomatie française,
00:03:28car contraire, selon lui, au droit international.
00:03:30En attendant, l'Iran annonce que les navires qui souhaiteraient passer par le détroit d'Hormuz
00:03:34devront emprunter de routes alternatives,
00:03:37en cause la possibilité de mines sur l'itinéraire habituel.
00:03:41Les précisions de Noemi Hardy.
00:03:44La réouverture du détroit d'Hormuz a été actée hier,
00:03:47mais depuis, l'Iran a annoncé une nouvelle condition.
00:03:50Pour traverser le détroit, il faudra emprunter deux routes.
00:03:54Autrement, le danger semble bien présent.
00:03:57Les gardiens de la Révolution parlent de potentielles mines sur les trajets habituels,
00:04:00plus au large des côtes iraniennes.
00:04:03Voici les deux nouveaux itinéraires.
00:04:05Le premier, pour entrer dans le golfe depuis la mer d'Omane,
00:04:08les navires doivent passer entre la côte iranienne et cette petite île, l'Arak.
00:04:13Ce passage est très étroit et permet donc à l'Iran un contrôle plus précis.
00:04:17Certains médias spécialisés le surnomment même le péage de Téhéran.
00:04:21Le second itinéraire, cette fois pour sortir du golfe,
00:04:25les bateaux doivent passer au sud de cette île, l'Arak,
00:04:28et éviter le trajet normal qui se trouvait plus proche des côtes d'Omane.
00:04:32Depuis hier, on le voit sur cette carte en temps réel,
00:04:35quelques bateaux ont déjà emprunté ces nouveaux trajets.
00:04:38Ils restent dans les eaux territoriales iraniennes.
00:04:41Pendant plus d'un mois, plus précisément du 1er mars au 7 avril,
00:04:45307 bateaux transportant des matières premières auraient traversé le détroit.
00:04:49C'est une baisse d'environ 95% par rapport à la période de paix.
00:04:53En contrôlant le détroit d'Ormuz ainsi,
00:04:56l'Iran peut maintenir une pression mondiale
00:04:58et bousculer les grandes routes maritimes internationales.
00:05:00En temps normal, environ 20% du pétrole brut
00:05:04et du gaz naturel liquéfié mondiaux transitent par ce passage.
00:05:08Et conséquence de cette guerre au Moyen-Orient,
00:05:10la flambée évidemment des prix du carburant au menu d'une réunion
00:05:13aujourd'hui à Bercy avec d'ailleurs l'ensemble, Margot, des filières concernées.
00:05:17Oui, tout à fait.
00:05:17Et en attendant une éventuelle baisse des prix,
00:05:19et bien CNews s'est rendu dans une station à essence indépendante située en Occitanie.
00:05:24Son gérant a décidé de jouer la transparence
00:05:27et d'afficher le détail du prix du carburant.
00:05:30Un reportage de Jean-Luc Thomas avec le récit de Félix Pérolas.
00:05:34Dans cette station service indépendante,
00:05:37le propriétaire a décidé de jouer la carte de la transparence.
00:05:41Car derrière le prix affiché à la pompe,
00:05:43le mécanisme est complexe.
00:05:45Coups du pétrole brut, raffinage, transport et taxes.
00:05:49On achète directement en raffinerie à un prix qu'on subit.
00:05:54On n'a pas de pouvoir de pression.
00:05:57On paye le transport indépendamment.
00:06:00On nous le livre.
00:06:01Et à partir de là, on applique une marge de 5 à 8 centimes.
00:06:04Avec l'association 40 millions d'automobilistes,
00:06:07il a décidé d'aller plus loin en lançant une opération de transparence.
00:06:12On explique bien que sur 2 euros du prix du litre,
00:06:17il y a 1,09 euros de taxes.
00:06:19Quand c'était à 2 euros, aujourd'hui on est plutôt à 2,40 euros.
00:06:22Nous sommes à 1,44 euros de taxes en tout genre.
00:06:26Une initiative qui séduit les clients.
00:06:29Ce sont des taxes que l'on paye.
00:06:31Donc c'est normal que l'on soit au courant.
00:06:33Selon le propriétaire, le carburant ne retrouvera pas ses prix d'avant-crise.
00:06:38Il redoute que les prix actuels restent élevés sur le long terme.
00:06:42Même après la crise.
00:06:44Et puis cette information primordiale, bien sûr.
00:06:46Comme chaque printemps, les Français peuvent soumettre à compter d'aujourd'hui
00:06:50leurs déclarations de revenus.
00:06:52Et les déclarations sous format papier devront être déposées au plus tard.
00:06:56Le 19 mai, ce sera entre le 21 mai et le 4 juin.
00:07:00Selon les départements pour les déclarations en ligne.
00:07:02Une nouvelle campagne qui intervient en plein débat sur la taxation des plus hauts patrimoines.
00:07:07Un sujet qui avait déjà animé la discussion budgétaire cet automne.
00:07:10Allez, vous avez encore quelques semaines de répit.
00:07:13Tout de suite, on passe au journal des sports.
00:07:15On va parler football et ligue des champions, bien sûr.
00:07:21Vous regardez votre programme avec le parfum Mont-Blanc Explorer Extrême.
00:07:26Et les Parisiens qui se sont facilement imposés hier soir 2-0 au Parc des Princes face à Liverpool.
00:07:33Un match totalement maîtrisé par les hommes de Luis Enrique qui auraient pu marquer encore davantage de buts
00:07:40s'ils avaient été plus réalistes.
00:07:42Match retour en tout cas mardi prochain à Liverpool.
00:07:45Et en attendant le résumé de cette rencontre avec les équipes de Canel+.
00:07:52Un quart de finale au goût de revanche.
00:07:54Un an après son huitième victorieux, Paris espère endosser de nouveau le costume de super-héros.
00:08:00En face, Liverpool aligne un ancien parisien et qui tique, mais laisse ça là hors du 11.
00:08:05Son tir au but vainqueur avait qualifié le PSG à Anfield l'an passé.
00:08:08Désiré Doué est le premier à porter le danger.
00:08:12Oui, Doué, Doué qui adore cette position !
00:08:15Et c'est dedans ! 11 minutes de jeu !
00:08:18Désiré Doué du pied droit, trompe à Mardashvili.
00:08:22Et déjà, il vente la défense de Liverpool à Zéron pour Paris.
00:08:27Face à des Anglais inoffensifs, Paris se crée les meilleures occasions.
00:08:31Gwarazrelia sollicite Mardashvili.
00:08:33Puis Désiré Doué, servi par Nuno Mendes, but à son tour sur le gardien géorgien.
00:08:42Nouvelle balle de break manquée par Dembélé.
00:08:44Un but à zéro à la pause et Liverpool n'a toujours pas tiré.
00:08:49Présent en tribune, Marco Verratti est conquis par le spectacle,
00:08:52moins par la finition de Dembélé.
00:08:54Le 2-0 se refuse aux Parisiens jusqu'à cet appel d'Ogvarazrelia.
00:08:59Oui, on est bon, on est bon !
00:09:00On est bon, on est bon !
00:09:01Une passe lumineuse pour Gwarazrelia !
00:09:03Oh ! Oh Gwarazrelia, il est allé !
00:09:14Sur le banc, Salah assiste impuissant à la déconvenue des Reds,
00:09:18car même si Dembélé est contrarié par le poteau,
00:09:21le PSG prend un net avantage, 2 buts à zéro.
00:09:30Vous avez regardé votre programme avec le parfum Mont-Blanc Explorer Extrême.
00:09:35Merci beaucoup Margot, on vous revoit à 15h30, bien sûr, pour un nouveau journal.
00:09:41Bonjour Marqueno, merci d'être parmi nous cet après-midi.
00:09:43Bonjour Amine Albaï, bienvenue également sur ce plateau.
00:09:46Juliette Sadat que je vais solliciter dans un instant.
00:09:49Et bien sûr Caroline Pilastra.
00:09:51Vous le savez, beaucoup de risques pesaient sur le week-end de Pâques.
00:09:57D'ailleurs, ça avait été largement dit par le gouvernement et le ministre de l'Intérieur.
00:10:01Eh bien, un homme soupçonné d'avoir voulu commettre un attentat
00:10:05a été arrêté durant ce fameux week-end de Pâques à Saint-Étienne, dans la Loire.
00:10:10Bonjour Juliette Sadat.
00:10:11Après des publications menaçantes sur Internet.
00:10:14Donc en fait, il y a eu tout un faisceau d'indices
00:10:17qui ont conduit les autorités et les renseignements à se diriger vers lui.
00:10:21Le travail a été rondement mené, il faut le dire.
00:10:22Effectivement, c'est en particulier deux vidéos diffusées sur les réseaux sociaux
00:10:27qui ont alerté les autorités.
00:10:28Vidéos dans lesquelles on pouvait voir cet individu,
00:10:31un Algérien âgé de 35 ans, en situation irrégulière sur le territoire,
00:10:37qui expliquait vouloir mourir en martyr, en tirant en l'air avec une arme à feu.
00:10:43Donc des signaux évidemment extrêmement importants, vous l'avez rappelé,
00:10:46en ces périodes de fêtes religieuses.
00:10:48Pâques, Pessard, les forces de l'ordre étaient depuis quelques jours sur le qui-vive.
00:10:53D'autant que selon nos informations, il aurait prêté allégeance à Daesh,
00:10:57toujours sur les réseaux sociaux, et il aurait déclaré vouloir en effet s'en prendre à un lieu de culte.
00:11:02Donc vendredi dernier, le PNAT, le Parquet National Antiterroriste, a ouvert une enquête.
00:11:07L'individu a été interpellé le lendemain dans un quartier sensible de Saint-Étienne.
00:11:11Au bout de 96 heures de garde à vue, car je vous le rappelle en matière terroriste,
00:11:16Le garde à vue peut aller jusqu'à 96 heures.
00:11:18Il a été présenté à un juge antiterroriste et mis en examen pour association de malfaiteurs criminels.
00:11:25Et il est placé en détention provisoire, donc il est aujourd'hui derrière les barreaux.
00:11:28Alors il faut préciser qu'en matière de lutte antiterroriste, nos services savent faire.
00:11:32Il faut quand même leur rendre hommage parce qu'on en a déjoué un certain nombre.
00:11:36Amine Elbaï, on sait qu'il y a eu une cinquantaine, je crois pas plus tard que l'année dernière,
00:11:41d'attentats déjoués selon les chiffres transmis par Beauvau.
00:11:45Et puis donc là, ça supposait une filature très rapprochée, dans un laps de temps qui était quand même assez
00:11:50contenu,
00:11:51pour arriver effectivement à l'empêcher d'agir.
00:11:54Parce qu'on ne sait pas quel degré de préparation il y avait eu réellement.
00:11:57Non mais nous avons au sein des forces de sécurité intérieure, et en particulier au sein de la Direction Générale
00:12:05de la Sécurité Intérieure, la DGSI,
00:12:07des policiers aguerris, expérimentés, qui sont d'ailleurs renforcés par des civils expérimentés dans tous les domaines,
00:12:14logistique, cyber, RH, juridique.
00:12:18Moi je tiens à leur rendre hommage, vous savez.
00:12:20Je tiens à leur rendre hommage parce que moi j'ai été frappé dans ma chair par le djihadisme.
00:12:27J'ai eu l'occasion à l'époque de témoigner pendant dix ans sur les conditions de départ d'un
00:12:31proche parti en Syrie,
00:12:32sur la façon dont j'étais intervenu pour signaler toute une filière de radicalisation à Roubaix,
00:12:37qui recrutait des jeunes hommes et de jeunes femmes pour faire le djihad.
00:12:44Et c'est l'occasion pour moi de rappeler aujourd'hui que la menace elle est encore présente,
00:12:47et qu'elle est d'autant plus présente en France, tout comme en Syrie.
00:12:50Parce qu'il y a aujourd'hui en Syrie une centaine de femmes et plus de 200 hommes
00:12:55qui sont actuellement détenus par les Kurdes syriens et dont plus personne ne sait quoi faire,
00:13:03avec un risque sécuritaire en cas d'évasion et un risque humanitaire,
00:13:09notamment pour les enfants détenus dans les camps Kurdes au nord-est de la Syrie.
00:13:12Alors il y a effectivement la menace exogène de ceux qui veulent revenir,
00:13:17mais qu'on connaît quand même parce qu'ils sont identifiés dans les fichiers,
00:13:20puisqu'ils sont français au niveau de leur statut administratif.
00:13:25Simplement, il y a aussi maintenant une menace sur le territoire d'individus qui sont entrés souvent illégalement.
00:13:31Alors on ne connaît pas le statut précis.
00:13:33Il était sous OQTF, cet homme-là ?
00:13:34Il était en situation irrégulière.
00:13:35Donc il était en situation irrégulière.
00:13:37Et eux, de facto, deviennent aussi des menaces ambulantes, Caroline Pilas.
00:13:42Donc en fait, ils peuvent passer entre les mailles du filet,
00:13:44parce que s'ils n'étaient pas allés sur Internet, on n'avait aucun moyen de le retrouver, à vrai
00:13:48dire.
00:13:48Et oui, effectivement.
00:13:49Alors, est-ce que c'est de l'intimidation de sa part ?
00:13:52Est-ce qu'il serait passé à l'acte ?
00:13:53On ne sait pas.
00:13:54Et c'est justement ça qui est effrayant et qu'il ne faut jamais laisser au hasard.
00:13:57Les services dans le domaine sont extrêmement efficaces, performants.
00:14:01Mais il y a une véritable menace endogène, que ce soit des OQTF ou d'autres,
00:14:05puisque notre pays depuis 50 ans est touché malheureusement par le terrorisme.
00:14:08Ou de gens français, tout simplement.
00:14:10De plus en plus jeunes d'ailleurs.
00:14:11Exactement, qui sont malléables, manipulables, qui vont sur le net,
00:14:14qui se font retourner le cerveau par des plus âgés,
00:14:18qui savent particulièrement ce qu'ils font, spécifiquement justement.
00:14:22Et donc, on est en alerte Vermillon depuis très longtemps.
00:14:25Et nous sommes nombreux à en avoir conscience, pas uniquement sur les plateaux
00:14:28et pas les personnes qui sont dans l'antiterrorisme,
00:14:32mais beaucoup de citoyens, puisqu'on est obligé de vivre avec cette menace
00:14:34et cette épée de Damoclès.
00:14:36Donc malheureusement, il ne s'est rien passé cette fois-ci, j'ai envie de dire heureusement.
00:14:40Mais malheureusement, nous vivons avec cette situation.
00:14:42Et les événements, quels qu'ils soient, mondiaux,
00:14:46sont toujours prétexte pour ces islamistes à agir.
00:14:48Il y avait des alertes récurrentes.
00:14:50Maxime Leguay, le service politique, qui les a rejoints,
00:14:52puisque Laurent Nunez avait prévenu.
00:14:54Le dispositif de sécurité autour de tous les lieux de culte liés à Pâques ou à Pessa,
00:14:59d'ailleurs, pour les synagogues, était largement renforcé.
00:15:03On savait que certains profiteraient du contexte politique international
00:15:07aussi pour tenter de mettre à exécution leurs menaces.
00:15:10Comme à chaque fois, si j'ose dire, à chaque fois, on renforce de plus en plus
00:15:13la sécurité autour de la communauté juive, des lieux de culte.
00:15:18On s'est tristement habitués à cela.
00:15:20Il faudra poser la question de la responsabilité des, vous savez,
00:15:23les mots des salauds qui arment les imbéciles.
00:15:25Parce qu'évidemment, il y a un discours ambiant d'une partie de la classe politique,
00:15:29la France insoumise pour ne pas la nommer,
00:15:31qui participe aussi d'une certaine manière à cette responsabilité.
00:15:36S'agissant des réseaux sociaux sur Internet, des plus jeunes, Emmanuel Macron aussi avait prévenu.
00:15:43Il avait dit lui-même que sur TikTok, lorsque vous tapez le mot « islam »,
00:15:47au bout de deux ou trois vidéos, vous avez accès à un contenu rigoriste et salafiste,
00:15:52avait-il même dit.
00:15:53Emmanuel Macron avait fait le diagnostic sur les réseaux sociaux.
00:15:56Et pour autant, les services de l'État derrière n'agissent pas forcément.
00:16:00Donc il y aura aussi cette question-là qui devrait être soulevée.
00:16:03Et on n'est pas qu'à l'heure des diagnostics.
00:16:04Alors, la chose positive, si je puis dire, dans toute cette séquence,
00:16:08c'est que certes, les réseaux sociaux sont une menace en soi,
00:16:12parce que ça permet et un embrigadement, et de mener à bien des projets,
00:16:17parce qu'il y a des ramifications.
00:16:18Mais ça permet aussi de les retracer plus aisément avec les fameux VPN.
00:16:23On arrive à remonter.
00:16:24Heureusement, on a des techniciens du renseignement
00:16:26qui sont quand même assez affûtés aujourd'hui, Marc Enault.
00:16:29Oui, les forces de l'ordre ont montré leurs compétences et leurs qualifications,
00:16:32on va dire, sur ce sujet de nombreuses reprises.
00:16:34Après, on est quand même dans une ambiance extrêmement inquiétante.
00:16:36Vous parliez de seuil d'alerte extrêmement élevé.
00:16:38C'est vrai qu'on est sur 50 millions de rouges depuis plusieurs années maintenant.
00:16:43On se rappelle que pour PAC 2024, il n'y avait pas moins de 13 500 forces de l'ordre
00:16:46qui ont été déployées.
00:16:47On suppose que le niveau en 2026 était équivalent.
00:16:50Et c'est vrai que ça fait quand même quelque chose.
00:16:51Alors évidemment, il y a les menaces sur la communauté juive.
00:16:53Et ça fait quelque chose quand vous retrouvez une messe de PAC au fin fond de la campagne française
00:16:58à 15 kilomètres de la première ville, de voir des gendarmes en armes devant une église.
00:17:02Donc tout cela donne effectivement une ambiance, un climat totalement délétère.
00:17:07Après, sur la question effectivement de ce genre de profil, c'est extrêmement inquiétant
00:17:10parce qu'on a des profils, ce que les psychiatres vont appeler des profils hybrides.
00:17:14Il y a des gens qui vont être à la croisée entre la radicalisation, les maux psychiatriques.
00:17:19On a ces jeunes qui s'autoradicalisent sur Internet et effectivement, tous ces loups solitaires,
00:17:23tous ces gens dont on a du mal à prévoir, à appréhender un éventuel passage à l'acte
00:17:28sont extrêmement durs à repérer.
00:17:29Et vous l'avez dit, heureusement, que les moindres menaces émises sur les réseaux sociaux,
00:17:34que toutes ces menaces-là soient prises extrêmement au sérieux
00:17:37parce qu'effectivement, il faut vraiment partir sur un principe de risque zéro.
00:17:40Et avec en plus ces auteurs de plus en plus précoces, en tout cas apprentis terroristes,
00:17:44il y a aussi ce vide, ces ratés, ces failles judiciaires
00:17:50parce que les condamnations prévues ne sont sans doute pas à la hauteur
00:17:54des intentions qui sont nourries, Amine Elbaï.
00:17:56Vous savez, moi sur cette question, et pour ceux qui me connaissent
00:17:58et pour ceux qui ont connu mes combats et pour ceux qui ont connu aussi mes douleurs
00:18:01et mes souffrances face au dihadisme, j'aimerais quand même poser une vraie question.
00:18:06Une question que nous ne posons jamais sur les plateaux de télévision
00:18:09parce qu'on avait d'ailleurs tendance à dire que finalement, sans cette immigration incontrôlée,
00:18:16il n'y aurait peut-être pas eu cette menace terrorisquée.
00:18:18Ce qui pour moi est partiellement faux parce que la menace, elle n'est pas seulement exogène,
00:18:23elle est aussi endogène.
00:18:25Et la question que je pose, c'est comment se fait-il que des enfants de la République française
00:18:29qui sont nés en France, qui ont grandi en France, qui ont été à l'école en France,
00:18:33qui sont nés en France, dans nos quartiers,
00:18:36aussi bien issus de l'immigration que pas issus de l'immigration,
00:18:39qui sont issus de toutes les couches populaires, de toutes les couches sociales,
00:18:42en viennent à prendre les armes contre le pays.
00:18:44Et vous savez, quand on pose cette question-là,
00:18:47on ne prend parfois face à nous que des murs, des murs de silence.
00:18:50Moi, ce dont j'appelle aujourd'hui, c'est un sursaut républicain.
00:18:53Et ce sursaut républicain, pour cela, il faut avoir le courage,
00:18:55le courage de poser la seule et unique question qui n'est pas réglée dans l'équation,
00:19:01c'est celle de l'islam de France.
00:19:03Et le problème, c'est qu'aujourd'hui, dans nos prisons,
00:19:06on le voit avec ceux qui reviennent de Syrie,
00:19:08on ne déradicalise pas.
00:19:09La déradicalisation, ça ne marche pas.
00:19:12On n'a plus d'interlocuteurs,
00:19:13on a très peu de médiateurs du fait religieux qui interviennent en prison.
00:19:16La déradicalisation, ça ne marche pas de tout court.
00:19:18C'est-à-dire qu'on a eu beaucoup d'invités sur ce plateau qui nous disaient
00:19:21« Quoi que vous fassiez, c'est très compliqué,
00:19:24si la personne ne fait pas une sorte d'adjournamento personnel,
00:19:28de déradicaliser par la simple thérapie,
00:19:31comme on le ferait pour une psychothérapie lambda. »
00:19:34Ça, ça n'existe pas, en fait.
00:19:35C'est-à-dire que tout cela n'existe pas.
00:19:37On a donné des millions d'euros à l'époque
00:19:38avec un scandale sur le business de la déradicalisation
00:19:41qui n'a pas fonctionné.
00:19:42En réalité, la vraie politique à instaurer,
00:19:46c'est celle de la responsabilisation.
00:19:48Et on a aujourd'hui des politiques qui ont fonctionné en prison.
00:19:51Il y a des femmes qui ont réussi à se sortir de là.
00:19:53Et il y en a d'autres qui, au contraire,
00:19:55sont re-rentrées dans l'idéologie.
00:19:57Et pour cela, il faut être ferme.
00:19:59Et aujourd'hui, on ne peut pas soumettre ces jeunes
00:20:03qui reviennent de Syrie en prison
00:20:04à des activités sociales, sportives, ludiques, culturelles,
00:20:07sans jamais les soumettre à la critique,
00:20:09sans jamais les soumettre à la contradiction religieuse.
00:20:11Et on a besoin aujourd'hui de reconstruire ce dialogue-là.
00:20:14C'est quelque chose que l'État ne fait pas.
00:20:15Alors, Caroline Pilastre, juste un mot.
00:20:17Il parlait des radicalisations qui ne fonctionnent pas.
00:20:20En revanche, ces enfants qui sont rentrés traumatisés par la guerre
00:20:23et parce qu'ils ont vécu du fait de leurs parents,
00:20:25et qui sont souvent remis aux grands-parents.
00:20:27On l'a vu dans le cas des enfants de djihadistes.
00:20:30Eux, on peut encore les récupérer,
00:20:32mais c'est un accompagnement très long
00:20:33et faire en sorte que finalement,
00:20:35ces traumas qui ont été subis
00:20:37ne deviennent pas des bombes ambulantes
00:20:39et que ce ne soit pas quelque chose de transgénérationnel qui se passe.
00:20:42Mais il y a encore un espoir, un maigre espoir,
00:20:44mais certes, il est là.
00:20:45Je l'espère pour les enfants par rapport aux adolescents,
00:20:48mais il y a un tel conditionnement, c'est un système sectaire.
00:20:51Et tout dépend de l'âge aussi.
00:20:52Exactement.
00:20:52À partir du moment où vous avez vu des horreurs
00:20:54et que vous avez biberonné à la haine de l'Occident,
00:20:57c'est très compliqué de revenir en arrière.
00:20:59C'est une secte.
00:21:00Donc, partant de ce postulat,
00:21:01vous entendez les spécialistes sur le sujet,
00:21:03vous utilisez la même rhétorique, justement,
00:21:06que pour les sectes dont on connaît le nom pour certains
00:21:09et les histoires.
00:21:10Mais effectivement, les grands-parents sont là pour ces enfants.
00:21:13Parfois, les mamans reviennent.
00:21:15Moi, j'ai plus de mal avec les mamans
00:21:16parce qu'elles peuvent tenir un discours qui est en demi-teinte.
00:21:19Il y a beaucoup de manipulations, il y a beaucoup d'influence.
00:21:22Donc, que faire ?
00:21:23La déradicalisation, je n'y ai jamais cru.
00:21:25J'espère pour ces enfants qu'ils seront récupérables et rattrapables
00:21:28parce qu'ils méritent d'avoir une jeunesse comme les autres.
00:21:31Ils n'ont pas choisi d'aller dans ces camps de l'horreur,
00:21:33ces camps mortifères.
00:21:35Malgré tout, il y a, je le redis,
00:21:37une épée de Damoclès qui pèse sur nous tous depuis longtemps.
00:21:40Et cette menace est d'abord endogène
00:21:42avec toutes les histoires internationales
00:21:45qu'il y a en justification et en prétexte des uns et des autres,
00:21:48que ce soit lié à la laïcité,
00:21:50que ce soit en ce moment l'Iran, Israël.
00:21:52Et donc, tout le monde est effrayé.
00:21:54Mais on doit tous vivre avec ça sans le banaliser.
00:21:56Un dernier mot, peut-être, Marc Enno.
00:21:57Ça suppose aussi une surveillance.
00:22:00Parce que si vous ne pouvez pas effectivement les déradicaliser,
00:22:04il faudra aussi qu'il y ait des moyens
00:22:05pour s'assurer qu'il n'y ait pas de remise en lien
00:22:08entre tous ces gens qui ont été à un moment djihadistes
00:22:11ou qui ont côtoyé ces réseaux.
00:22:13Mais le drame, en fait, si vous voulez,
00:22:14avec les familles de djihadistes,
00:22:16c'est que si on pose la question,
00:22:17bien évidemment qu'il faut aller sauver ces femmes et ces enfants,
00:22:20des enfants qui, pour la plupart d'entre eux,
00:22:23n'ont rien demandé, bien évidemment.
00:22:24Le seul problème, c'est qu'on se retrouve...
00:22:26C'est beau, la bonne volonté,
00:22:27mais derrière, qu'est-ce qui s'est passé ?
00:22:29On a vu le scandale du fonds Marianne,
00:22:30on a vu ces 2,5 millions d'euros
00:22:32qui ont été alloués pour, soi-disant,
00:22:34lutter contre la déradicalisation
00:22:35et dont le Sénat a révélé qu'en réalité,
00:22:37ça a surtout servi pour arroser les copains, ça, premièrement.
00:22:39Et deuxièmement, on sait que ces enfants de jadistes,
00:22:42pour la plupart,
00:22:43ils sont laissés à l'aide sociale à l'enfance.
00:22:44Les lettres sociales à l'enfance,
00:22:46on peut parler des dysfonctionnements, si vous voulez,
00:22:48mais moi, quand on dit qu'ils vont être suivis
00:22:50et qu'on apprend que ceux qui vont les suivre,
00:22:51c'est les lettres sociales à l'enfance, pardon,
00:22:53mais vu les dysfonctionnements
00:22:54et le manque de moyens
00:22:55qu'à l'aide sociale à l'enfance de France,
00:22:58eh bien, effectivement, on peut s'inquiéter, oui.
00:22:59Bon, on va marquer une petite pause
00:23:01et on revient, évidemment,
00:23:02avec le journal de Marc Gossifer,
00:23:03alors, cela va de soi.
00:23:05On parlera aussi de la nouvelle majorité à Roubaix,
00:23:08vous savez, menée par David Guiraud,
00:23:10ancien député LFI,
00:23:12eh bien, il s'est augmenté de 10%,
00:23:14et ça, c'est pour lui-même.
00:23:16Mais 18% pour les indemnités de ses adjoints.
00:23:22Ça va quand même chercher
00:23:23dans les 1 000 à 1 500 euros de plus pour certains.
00:23:26On verra l'ampleur des dégâts tout de suite.
00:23:32Rebonjour à tous.
00:23:33La suite de 120 minutes infos
00:23:35avec le journal de Margot Siffer.
00:23:37On pense à l'arrivée d'une délégation iranienne
00:23:39à Islamabad imminente,
00:23:40c'est-à-dire dès ce soir,
00:23:42il n'en sera rien,
00:23:43puisque le message a été supprimé, Margot,
00:23:45par l'ambassade d'Iran au Pakistan.
00:23:47Exactement.
00:23:48Alors que cette délégation iranienne
00:23:49avait confirmé au même titre
00:23:50que la délégation américaine,
00:23:52sa présence ce week-end au Pourparler,
00:23:54il devait porter sur le plan
00:23:56en 10 points de Téhéran
00:23:57pour mettre un terme à la guerre.
00:23:59Le vice-président américain,
00:24:00Jade Yvonne, s'est attendu sur place ce samedi.
00:24:03Et on ignore donc pour l'heure
00:24:04si la délégation iranienne sera présente ou non.
00:24:07Au même moment,
00:24:08et dans le cadre de cette guerre,
00:24:09Israël dit avoir tué
00:24:10le secrétaire personnel et neveu
00:24:12du chef du Hezbollah.
00:24:13C'était Thierre lors d'une frappe sur Beyrouth.
00:24:16Israël aimait d'ailleurs,
00:24:16cet après-midi,
00:24:17un nouvel appel à évacuer
00:24:19aux habitants de la banlieue sud
00:24:20de la capitale libanaise
00:24:21et la France mettant garde.
00:24:23L'accord entre l'Union européenne et Israël
00:24:25pourrait être rediscuté
00:24:27en raison des frappes israéliennes
00:24:28sur le Liban
00:24:28qu'elles jugent disproportionnées.
00:24:30En attendant,
00:24:31si le calme semble être revenu à Tel Aviv,
00:24:33le Hezbollah continue, lui,
00:24:35de frapper le nord d'Israël.
00:24:36Avec au moins 14 alertes aux roquettes
00:24:39depuis cette nuit,
00:24:40des alertes près de la frontière
00:24:41avec le Liban
00:24:42où l'armée israélienne reste engagée.
00:24:45Jérôme Rampenou
00:24:45dans une guerre ouverte
00:24:47avec donc le Hezbollah.
00:24:50Effectivement,
00:24:50les frappes sur le Liban,
00:24:52sur les bastions du Hezbollah
00:24:54continuent depuis Israël.
00:24:56Benjamin Netanyahou l'a encore rappelé.
00:24:57Nous continuerons à frapper le Hezbollah
00:24:59partout où sera nécessaire
00:25:01jusqu'à ce que nous rendions
00:25:02la sécurité complète
00:25:03aux résidents du nord.
00:25:05Rien que dans la nuit,
00:25:06une vingtaine de cibles du Hezbollah
00:25:08ont été ciblées par Tsaal.
00:25:10La réponse ne s'est pas fait attendre.
00:25:12Rien que dans la dernière heure,
00:25:14quatre alertes ont eu lieu
00:25:15dans le nord du pays.
00:25:16Des alertes pour des tirs de roquettes
00:25:18vers les villages du nord
00:25:19de la part du Hezbollah.
00:25:21Quand on peut échanger
00:25:22avec ces maires
00:25:23de ces petites villes du nord,
00:25:25tous sont pour la continuité
00:25:27de ces attaques,
00:25:28de ces frappes sur le Hezbollah
00:25:29car ils nous expliquent
00:25:30que si on les laisse
00:25:31se réapproprier la zone,
00:25:33si on les laisse se réarmer
00:25:34et se rapprocher
00:25:35de cette frontière
00:25:36où Tsaal essaye
00:25:37de mettre en place
00:25:38une zone, on va dire,
00:25:39de sécurité,
00:25:41ils nous disent
00:25:41qu'ils ne pourront plus
00:25:42continuer à vivre là-bas.
00:25:43Cela deviendra
00:25:43beaucoup plus dangereux
00:25:44que ça ne l'est déjà actuellement.
00:25:47La France
00:25:48et l'Union Européenne
00:25:49rejettent
00:25:50l'éventualité
00:25:50d'un péage
00:25:51dans le détroit d'Hormuz
00:25:52évoqué hier
00:25:53par Donald Trump.
00:25:53Une décision
00:25:54qui serait inacceptable
00:25:55pour le chef
00:25:56de la diplomatie française
00:25:58car contraire
00:25:59selon lui
00:25:59au droit international.
00:26:00En attendant,
00:26:01l'Iran annonce
00:26:01que les navires
00:26:02qui souhaiteraient passer
00:26:03par le détroit d'Hormuz
00:26:05devront emprunter
00:26:06deux routes alternatives
00:26:07en cause
00:26:08de la possibilité
00:26:09de mines
00:26:09sur l'itinéraire
00:26:10habituel.
00:26:11Les précisions
00:26:12de Noemi Hardy
00:26:14La réouverture
00:26:15du détroit d'Hormuz
00:26:16a été actée hier
00:26:17mais depuis
00:26:18l'Iran a annoncé
00:26:19une nouvelle condition.
00:26:20Pour traverser le détroit
00:26:21il faudra emprunter
00:26:23deux routes.
00:26:24Autrement,
00:26:24le danger
00:26:25semble bien présent.
00:26:26Les gardiens
00:26:27de la révolution
00:26:27parlent de potentiel
00:26:28mine
00:26:29sur les trajets
00:26:29habituels
00:26:30plus au large
00:26:31des côtes iraniennes.
00:26:32Voici les deux
00:26:33nouveaux itinéraires.
00:26:34Le premier
00:26:35pour entrer
00:26:36dans le golfe
00:26:37depuis la mer d'Omane.
00:26:38Les navires
00:26:38doivent passer
00:26:39entre la côte iranienne
00:26:40et cette petite île
00:26:41l'Arak.
00:26:42Ce passage
00:26:43est très étroit
00:26:44et permet donc
00:26:45à l'Iran
00:26:45un contrôle
00:26:46plus précis.
00:26:47Certains médias spécialisés
00:26:48le surnomment même
00:26:49le péage de Téhéran.
00:26:51Le second itinéraire
00:26:52cette fois
00:26:53pour sortir du golfe
00:26:54les bateaux
00:26:55doivent passer
00:26:56au sud
00:26:56de cette île
00:26:57l'Arak
00:26:58et éviter
00:26:59le trajet normal
00:26:59qui se trouvait
00:27:00plus proche
00:27:01des côtes d'Omane.
00:27:02Depuis hier
00:27:02on le voit
00:27:03sur cette carte
00:27:04en temps réel
00:27:04quelques bateaux
00:27:05ont déjà emprunté
00:27:06ces nouveaux trajets
00:27:07ils restent
00:27:08dans les eaux
00:27:09territoriales iraniennes.
00:27:10Pendant plus d'un mois
00:27:11plus précisément
00:27:12du 1er mars
00:27:13au 7 avril
00:27:14307 bateaux
00:27:15transportant
00:27:16des matières premières
00:27:17auraient traversé
00:27:18le Détroit.
00:27:19C'est une baisse
00:27:19d'environ 95%
00:27:21par rapport
00:27:22à la période de paix.
00:27:23En contrôlant
00:27:24le Détroit d'Ormuz
00:27:24ainsi
00:27:25l'Iran peut maintenir
00:27:26une pression mondiale
00:27:27et bousculer
00:27:28les grandes routes
00:27:29maritimes internationales.
00:27:30En temps normal
00:27:31environ 20%
00:27:32du pétrole brut
00:27:33et du gaz naturel
00:27:34liquéfié mondiaux
00:27:35transitent par ce passage.
00:27:38Retour plus près de nous
00:27:39chers contribuables
00:27:40depuis ce matin
00:27:40vous pouvez soumettre
00:27:41votre déclaration de revenus.
00:27:43Les déclarations
00:27:44sous format papier
00:27:45devront être déposées
00:27:46au plus tard
00:27:46le 19 mai
00:27:48ce sera entre le 21 mai
00:27:49et le 4 juin
00:27:49selon les départements
00:27:50pour les déclarations en ligne.
00:27:52Une nouvelle campagne
00:27:53qui intervient
00:27:54en plein débat
00:27:54sur la taxation
00:27:55des plus hauts patrimoines
00:27:57un sujet qui avait déjà
00:27:58animé la discussion
00:27:59budgétaire
00:28:00c'était cet automne.
00:28:01Enfin noter
00:28:02cette première rencontre
00:28:03demain
00:28:03entre le couple Macron
00:28:05et le pape Léon XIV
00:28:06ce sera au Vatican.
00:28:07Et une rencontre
00:28:09sur fond de guerre
00:28:10au Moyen-Orient
00:28:11pour laquelle
00:28:11le président
00:28:12et le pontife
00:28:13prennent tous les deux
00:28:14une solution diplomatique.
00:28:16D'autres sujets
00:28:17seront à l'ordre du jour
00:28:18dont la régulation
00:28:19de l'intelligence artificielle
00:28:20le climat
00:28:20ou encore l'humanitaire
00:28:22et à noter
00:28:23que les macrons
00:28:23qui sont attendus
00:28:24dès aujourd'hui à Rome
00:28:25n'ont pas prévu
00:28:26de s'entretenir
00:28:27avec la première ministre
00:28:28italienne
00:28:29Giorgia Meloni.
00:28:30Merci beaucoup
00:28:31ma chère Margot
00:28:33on se retrouve évidemment
00:28:35à 16h
00:28:35pour un nouveau point
00:28:37sur l'actualité.
00:28:38On est toujours
00:28:38avec nos invités
00:28:39pour ce début d'émission
00:28:41Marc Henault
00:28:41Amine Elbailly
00:28:43Caroline Pilastre
00:28:44et Maxime Leguet
00:28:46on va parler
00:28:47des indemnités
00:28:49des nouveaux maires
00:28:50en place.
00:28:51Alors
00:28:51certes
00:28:52beaucoup ont pris
00:28:53la liberté
00:28:54de s'augmenter
00:28:55mais
00:28:56ce qui surprend
00:28:57c'est qu'à Roubaix
00:28:57la nouvelle majorité
00:28:58autour donc
00:28:59de David Guiraud
00:29:00augmente fortement
00:29:01à la fois
00:29:02les indemnités
00:29:03du maire
00:29:04et de ses adjoints
00:29:05plus 18%
00:29:06ça
00:29:07c'est la moyenne
00:29:09le tout
00:29:10est résumé
00:29:10par Michael Dos Santos
00:29:11et on en débat ensemble
00:29:12juste après.
00:29:13David Guiraud
00:29:14avait promis la rupture
00:29:15il débute son mandat
00:29:17avec une augmentation
00:29:18de son indemnité
00:29:19le maire de Roubaix
00:29:20va désormais percevoir
00:29:224876 euros bruts
00:29:24par mois
00:29:24soit une hausse
00:29:25de 11%
00:29:26une décision
00:29:27justifiée hier
00:29:28par l'élu insoumis
00:29:29lors du conseil municipal
00:29:31Sauf surprise
00:29:32je ne vais pas cumuler
00:29:34avec un poste
00:29:35de vice-président
00:29:36à la métropole
00:29:37ni avec un poste
00:29:38de vice-président
00:29:39à la région
00:29:39et j'ai regardé
00:29:40un petit peu
00:29:42les indemnités
00:29:43des maires
00:29:43des villes
00:29:44de 100 000 habitants
00:29:45je suis dans le plafond
00:29:46bas
00:29:46En France
00:29:48les indemnités
00:29:48des maires
00:29:49des villes
00:29:49de plus de 100 000 habitants
00:29:51sont plafonnées
00:29:52à 5960 euros bruts
00:29:54par mois
00:29:54A Roubaix
00:29:55David Guiraud
00:29:56a également décroché
00:29:57des augmentations
00:29:58pour ses adjoints
00:29:59des hausses
00:30:00de 55%
00:30:01à plus de 200%
00:30:03pour l'adjoint
00:30:03à leur propreté
00:30:04présent à temps plein
00:30:05Face aux critiques
00:30:07de l'opposition
00:30:08là encore
00:30:09le maire de Roubaix
00:30:10se défend
00:30:11Les adjoints
00:30:12sous cette mandature
00:30:14auront beaucoup plus
00:30:15de travail
00:30:16et puisqu'ils ont
00:30:17beaucoup plus de travail
00:30:17on veut qu'ils puissent
00:30:18le faire
00:30:19dans des conditions
00:30:20normales
00:30:20A l'inverse
00:30:21les élus de l'opposition
00:30:22ont vu leur rétribution
00:30:24divisée par deux
00:30:25elle s'élève désormais
00:30:27à 123 euros
00:30:28brut par mois
00:30:29Reste que Roubaix
00:30:30n'est pas un cas isolé
00:30:31les indemnités
00:30:32ont été revues
00:30:33à la hausse
00:30:33dans d'autres villes
00:30:34comme Perpignan
00:30:35Avignon
00:30:36Bordeaux
00:30:36ou encore Montargis
00:30:39On n'est jamais
00:30:39si bien servi
00:30:40que par soi-même
00:30:40Mais bon
00:30:42accessoirement
00:30:43on baisse
00:30:43vous l'aurez remarqué
00:30:44les indemnités
00:30:45des élus d'opposition
00:30:46Donc bon
00:30:47quel signal ça envoie
00:30:49réellement
00:30:49quand on est un élu LFI
00:30:50qu'on est pour le partage
00:30:52des richesses
00:30:52et qu'on avait dit
00:30:53il y aura une rupture
00:30:54effectivement
00:30:54comme le rappelait
00:30:55Michael Dosantos
00:30:56Amine Albaï
00:30:57évidemment vous connaissez
00:30:57parfaitement Roubaix
00:30:58on vous avait vu
00:30:59dans ce fameux reportage
00:31:00sur les poupées
00:31:02sans visage
00:31:03vous étiez un peu
00:31:04le compteur
00:31:05de ce grand
00:31:07de ce grand format
00:31:08à l'époque
00:31:09qu'est-ce qu'on sait
00:31:10sur les émoluments
00:31:11les indemnités
00:31:12de ses adjoints
00:31:13aujourd'hui
00:31:13jusqu'à quel montant
00:31:16ça peut aller
00:31:16Il y a une phrase qui dit
00:31:17on n'est jamais mieux servi
00:31:18que par soi-même
00:31:19et la France Insoumise
00:31:20depuis son élection
00:31:22à Roubaix
00:31:22a décidé de s'en mettre
00:31:24plein les poches
00:31:25Moi je pense ce matin
00:31:26à tous les Français
00:31:27qui ont la boule au ventre
00:31:28parce qu'à partir d'aujourd'hui
00:31:29effectivement
00:31:30on l'a rappelé dans le journal
00:31:31il faut déclarer ses impôts
00:31:33il y a une journée aujourd'hui
00:31:35qui ne fait pas peur
00:31:36à la France Insoumise
00:31:36c'est bien
00:31:38les élus
00:31:38de la France Insoumise
00:31:39à Roubaix
00:31:40puisque le maire de Roubaix
00:31:41a augmenté
00:31:42ses indemnités
00:31:43à hauteur
00:31:44de près de 500 euros par mois
00:31:46on est à 475 euros par mois
00:31:47en plus
00:31:48ce qui fait que
00:31:49son indemnité
00:31:50mensuelle
00:31:51est de 4876 euros par mois
00:31:53Oui
00:31:54et tout le monde s'augmente aussi
00:31:56on ne va pas non plus
00:31:56jeter l'opprobre
00:31:58Ajoutez à cela
00:32:00puisque l'article de presse
00:32:01de la Voix du Nord
00:32:02ne le précise pas
00:32:03mais il faut ajouter à cela
00:32:04les 1390 euros bruts
00:32:05que va percevoir
00:32:06le maire de Roubaix
00:32:07à la métropole européenne de Lille
00:32:08ce qui fait désormais
00:32:096000 euros bruts
00:32:10J'ajoute à cela
00:32:11l'indemnité
00:32:12qui est prévue
00:32:13dans les six vues
00:32:14le syndicat intercommunal
00:32:15pour la gestion
00:32:16de l'une des deux piscines municipales
00:32:17qui est de 1200 euros par mois
00:32:19l'avenir
00:32:20les prochains jours
00:32:20nous diront
00:32:20si oui ou non
00:32:21il acceptera cette indemnité
00:32:22vous ajoutez à cela
00:32:23le chauffeur du maire
00:32:24et vous ajoutez à cela
00:32:25le remboursement
00:32:26de tous les frais de bouche
00:32:27D'accord
00:32:27on ne va peut-être pas dire
00:32:28qu'ils se sont mis plein les poches
00:32:29parce que
00:32:30si on peut être tout à fait honnête
00:32:31on a pris cet angle là
00:32:33ce prisme là
00:32:34on pourrait aussi
00:32:35parler
00:32:36gloser sur d'autres élus
00:32:37ailleurs
00:32:37d'autres formations politiques
00:32:39on pourrait parler de d'autres formations politiques
00:32:40procéder à la même chose
00:32:41et ce que je veux dire
00:32:43c'est que c'est tout à fait légal
00:32:44en l'espèce
00:32:44c'est pas interdit
00:32:45mais aujourd'hui
00:32:46quand on demande aux français
00:32:47de se serrer la ceinture
00:32:48c'est ça
00:32:49aujourd'hui
00:32:50est-ce que le premier message politique
00:32:51c'est celui d'augmenter ses indemnités
00:32:53vous savez vous avez une enveloppe globale
00:32:56qui est en hausse
00:32:57de 8 522 euros par mois
00:32:59ce qui veut dire 100 000 euros par mois
00:33:01c'est une histoire de message
00:33:02ce qui veut dire 600 000 euros sur le mandat
00:33:04avec 600 000 euros dans la vie
00:33:05la plus pauvre de France
00:33:07et bien vous pouvez
00:33:08parfaitement améliorer une politique publique
00:33:10la cantine scolaire
00:33:11l'environnement
00:33:12la sécurité
00:33:13voilà
00:33:13pour remettre un petit peu de mesure
00:33:15dans tout ça
00:33:16c'est vrai que c'est pas du tout
00:33:17le seul exemple en France
00:33:19à l'échelle des grandes municipalités
00:33:22tout à fait
00:33:22vous avez raison de dire que cela est légal
00:33:24parce que c'est contrôlé par le code général
00:33:25des collectivités territoriales
00:33:27il y a ensuite un contrôle de légalité
00:33:29qui sera effectué par la préfecture
00:33:31suite à cette délibération
00:33:32qui a eu lieu dans le conseil municipal
00:33:35et il y a des plafonds
00:33:36qui sont mis en fonction des communes
00:33:38du nombre d'habitants
00:33:40et des responsabilités de chacun
00:33:42néanmoins
00:33:42cette affaire
00:33:43une fois qu'on a dit cela
00:33:44cette affaire est quand même symptomatique
00:33:46parce que c'est trois symboles forts
00:33:47il y a le côté un peu
00:33:48donneur de leçon
00:33:50de la France insoumise
00:33:51qui disait
00:33:52nous on ne fera jamais ça
00:33:53pris la main dans le sac
00:33:54il y a aussi la symbolique de Roubaix
00:33:56qui est la ville la plus pauvre de France
00:33:58ou la deuxième plus pauvre de France
00:34:00donc on pourrait se dire quand même
00:34:01que quand on est à gauche
00:34:03ou à l'extrême gauche
00:34:03on prend en compte le fait que
00:34:05on dirige la ville la plus pauvre de France
00:34:07leur philosophie sur la redistribution
00:34:09c'était mon troisième point
00:34:11sur la redistribution
00:34:12et bien on a compris que la redistribution
00:34:14c'est plutôt pour eux
00:34:15et surtout
00:34:16qu'on vienne couper et saper
00:34:18dans les indemnités
00:34:20pour les oppositions
00:34:21parce que c'est une chose
00:34:22de s'augmenter
00:34:23c'en est une autre
00:34:24de diviser
00:34:25et de limiter
00:34:27ça aurait été intéressant
00:34:29Marqueno d'ailleurs
00:34:29de mettre en contrepoint
00:34:31les indemnités de l'opposition
00:34:32bon certes
00:34:33qui baissent de moins
00:34:33enfin 123 de mémoire
00:34:35mais de savoir
00:34:36de combien on partait
00:34:37déjà
00:34:37pour savoir si déjà
00:34:38là on est sur la même échelle
00:34:39déjà
00:34:39oui absolument
00:34:40je suis absolument raison
00:34:42vous avez absolument raison
00:34:43sur le plan de la symbolique
00:34:44Roubaix étant une des villes
00:34:45les plus pauvres de France
00:34:46d'ailleurs David Guiraud
00:34:46a fait sa campagne municipale
00:34:48principalement sur ce facteur-là
00:34:49c'est assez
00:34:51on va combattre la pauvreté
00:34:52c'est assez antinomique
00:34:54la symbolique est évidemment désastreuse
00:34:56après sur un deuxième point
00:34:57je trouve que ça ouvre aussi
00:34:58un éclairage
00:34:59sur un autre point
00:35:00qu'on a peut-être pas trop commenté
00:35:01c'est qu'il y a énormément
00:35:02de députés de l'Assemblée nationale
00:35:03qui se sont présentés
00:35:04aux élections municipales
00:35:06pour certains qui ont été élus
00:35:07et c'est vrai que
00:35:07chez certains politiques
00:35:09il y a quand même
00:35:11ils voient si vous voulez
00:35:12leur carrière politique
00:35:13justement comme une carrière professionnelle
00:35:14et il y a pour certains députés
00:35:16on rappelle que les députés
00:35:17ils sont payés autour de
00:35:186 ou 7 000 euros par mois
00:35:19de mémoire
00:35:20et qu'ils se retrouvent du coup
00:35:21maires de communes
00:35:22parfois petites
00:35:22et qu'ils du coup
00:35:23se retrouvent avec des revenus divisés
00:35:24et là il y a toute une espèce
00:35:25d'arithmétique
00:35:26pour justement essayer
00:35:27de retrouver un niveau de vie
00:35:28assez équivalent
00:35:29et c'est assez dommage
00:35:30effectivement
00:35:30parce qu'on a vraiment
00:35:31cette vision d'une carrière politique
00:35:33vue comme une carrière
00:35:33comme une autre
00:35:34alors que c'est de l'argent public
00:35:35alors que c'est un engagement
00:35:36pour l'intérêt général
00:35:36et on ne fait pas de la politique
00:35:37c'est le côté un petit peu plus sombre
00:35:40on va dire
00:35:40de l'engagement public
00:35:41c'est pas l'engagement premier
00:35:43le sacerdoce politique
00:35:44on va dire Caroline Pilastre
00:35:46générosité et solidarité
00:35:48effectivement
00:35:48vous l'avez dit
00:35:49maintenant ça n'est pas illégal
00:35:50mais c'est immoral
00:35:51et qu'on ne me traite pas
00:35:52de démago
00:35:53à une période
00:35:53où la plupart des français
00:35:55qui font partie
00:35:55de la classe moyenne
00:35:56se serrent la ceinture
00:35:57comme tu l'as dit
00:35:58entre autres Amine
00:35:59il y a l'histoire du carburant
00:36:00de l'inflation
00:36:01qui ne va faire qu'accroître
00:36:03dans les mois à venir
00:36:04beaucoup sont obligés
00:36:05de faire des choix arbitraires
00:36:07le carburant
00:36:08ils nous ont dit
00:36:08que ça allait baisser
00:36:09dans 4 ou 5 jours
00:36:10oui dans 4 ou 5 jours
00:36:11mais en attendant
00:36:11on les attend sur cette question
00:36:13exactement
00:36:13mais tout augmente
00:36:15et vous voyez
00:36:15les français
00:36:16qui ont de plus en plus de mal
00:36:17pour certains
00:36:18et c'est une réalité
00:36:19une fois de plus
00:36:20ça n'est pas un grand
00:36:21principe de vie
00:36:22je ne suis pas donneuse
00:36:23de leçons
00:36:23mais je n'ai rien
00:36:24de déconnecté
00:36:25à s'alimenter
00:36:26à se chauffer
00:36:27quand c'est la période
00:36:27et on entend des choses
00:36:29comme ça
00:36:29de la part de la gauche
00:36:30qui effectivement
00:36:30passe son temps
00:36:31à tout moraliser
00:36:33dans une ville
00:36:33extrêmement précaire
00:36:34j'en ai strictement
00:36:35rien à faire
00:36:36du bord politique
00:36:37et de la sensibilité
00:36:37c'est un principe
00:36:39et les français
00:36:39en ont marre
00:36:40c'est pour ça aussi
00:36:40qu'il y a beaucoup d'absorption
00:36:41que vous prenez
00:36:42je ne sais pas
00:36:43le premier
00:36:43alors généralement
00:36:45le conseil municipal
00:36:45c'est celui de l'intronisation
00:36:48et de l'installation
00:36:49et des nominations
00:36:49aux différents postes
00:36:51quand vous faites ça
00:36:52au deuxième conseil municipal
00:36:53forcément c'est désastreux
00:36:55c'est généralement le cas
00:36:55parce que c'est
00:36:56les sujets budgétaires
00:36:57et techniques
00:36:58qui vont structurer
00:36:59la mandature
00:36:59c'est pour ça que généralement
00:37:00c'est fait en début
00:37:01simplement un petit mot
00:37:02pour la boutade
00:37:03parce que David Guiraud
00:37:04justifie cette augmentation
00:37:06en disant
00:37:06on va travailler plus
00:37:08finalement
00:37:08il est d'accord
00:37:10avec Nicolas Sarkozy
00:37:11travailler plus
00:37:12pour gagner plus
00:37:13on ne savait pas
00:37:14David Guiraud Sarkozy
00:37:15c'est une logique implacable
00:37:18mais c'est une fonction
00:37:19la politique
00:37:19mais serait-il capitaliste
00:37:20allez savoir
00:37:21c'est vrai que moi
00:37:23ça me touche beaucoup
00:37:23parce que
00:37:24j'ai grandi à Roubaix
00:37:25je suis né à Roubaix
00:37:26et je peux vous dire
00:37:27qu'on est l'une des villes
00:37:28les plus pauvres de France
00:37:29avec la ville de Delain
00:37:30qui a un taux de précarité
00:37:32qui est énorme
00:37:32les salaires n'augmentent pas
00:37:34deux jeunes sur trois
00:37:35sont au chômage
00:37:36et vous voyez bien
00:37:37que dans cette ville
00:37:39il y a aussi une véritable
00:37:39attente de la part des élus
00:37:40et David Guiraud
00:37:42avait fait sa campagne
00:37:43sur l'exemplarité
00:37:44puisque l'ancien maire
00:37:46avait été démis
00:37:47de ses fonctions
00:37:47par la justice
00:37:48pour une affaire
00:37:49d'escroquerie aggravée
00:37:50en bande organisée
00:37:52et il avait fait campagne
00:37:54sur la probité
00:37:55sur
00:37:57encore une fois
00:37:57on dit
00:37:57il n'y a rien d'illégal
00:37:58dans ce qu'il fait
00:37:58il n'y a rien d'illégal
00:38:138 adjoints
00:38:14qui ne cumulent pas
00:38:15d'autres mandats locaux
00:38:16quand vous avez
00:38:1612 adjoints
00:38:17qui sont également
00:38:19élus à la métropole
00:38:20européenne de Lille
00:38:20où on gagne en plus
00:38:21des indemnités
00:38:22qui ont été citées
00:38:23dans cet article
00:38:23de presse locale
00:38:24une indemnité locale
00:38:26sans compter
00:38:26les frais kilométriques
00:38:27sans compter
00:38:28tous les coûts indirects
00:38:29vous dites que
00:38:30dans la ville
00:38:30la plus pauvre de France
00:38:31c'est quand même
00:38:32malvenu
00:38:32alors j'aimerais
00:38:33qu'on revienne
00:38:34quand même
00:38:35au bilan
00:38:35de la commission
00:38:36sur l'audiovisuel public
00:38:37vous savez que ça nous a tenu
00:38:38en haleine un certain temps
00:38:40un travail titanesque
00:38:41qui a été mené
00:38:42et surtout
00:38:43un homme de dossier
00:38:44qui a montré
00:38:45sa pugnacité
00:38:46en l'occurrence
00:38:47le député UDR
00:38:49Charles Aloncle
00:38:50qui s'est quand même
00:38:50illustré
00:38:51regardez un peu
00:38:52en chiffres
00:38:53ce que ça a donné
00:38:53que ce travail
00:38:54on va vous montrer
00:38:55le bilan
00:38:57des heures
00:38:57qui ont été
00:38:59accumulées
00:39:00le temps qu'on y a
00:39:00qu'on y a passé
00:39:01ça a été 6 mois de travaux
00:39:0260 auditions
00:39:04200 heures
00:39:05de séance
00:39:08regardons aussi
00:39:09les salaires
00:39:10de France Télévisions
00:39:11parce qu'en fait
00:39:12c'est ça
00:39:12qu'on voulait
00:39:13mettre au jour
00:39:14et mettre
00:39:16vraiment en lumière
00:39:17le salaire moyen
00:39:19sur France Télévisions
00:39:20c'est 71 490 euros
00:39:23brut par an
00:39:23bon ça c'est 2023
00:39:24donc vous pouvez imaginer
00:39:25qu'en 2026
00:39:26on est légèrement
00:39:26au-dessus déjà
00:39:27avec les augmentations
00:39:29annuelles
00:39:30ça veut dire
00:39:315 960 euros
00:39:32brut par mois
00:39:34grosso modo
00:39:34l'équivalent
00:39:35d'un salaire
00:39:35de député
00:39:36et puis
00:39:37le déficit
00:39:38parce que c'est ça en fait
00:39:39le nœud du problème
00:39:40et c'est pour ça
00:39:41précisément
00:39:41que Charles Aloncle
00:39:42est allé éplucher
00:39:42les dossiers
00:39:43le déficit
00:39:44cumulé
00:39:45de ce système
00:39:46audiovisuel
00:39:47public
00:39:47c'est
00:39:48on va le voir
00:39:49à l'écran
00:39:50plus de
00:39:5281 millions
00:39:53d'euros
00:39:54la cour des comptes
00:39:55accumulé
00:39:56et ça
00:39:56ça avait été décelé
00:39:57en effet
00:39:57par la cour des comptes
00:39:58entre 2017
00:39:59et 2024
00:40:01je vous propose
00:40:02d'écouter d'ailleurs
00:40:02Charles Aloncle
00:40:03l'homme de la situation
00:40:07on a entendu
00:40:08le rapport
00:40:09de la cour des comptes
00:40:09il y a quelques mois
00:40:12tirer la sonnette d'alarme
00:40:14qui expliquait
00:40:15que France Télévision
00:40:16avait cumulé
00:40:16plus de 80 millions
00:40:17d'euros de déficit
00:40:18entre 2017
00:40:19et 2024
00:40:20la trésorerie
00:40:21autrefois abondée
00:40:22à plusieurs dizaines
00:40:23de millions d'euros
00:40:24est devenue négative
00:40:25les capitaux propres
00:40:26sont inférieurs
00:40:26à la moitié
00:40:27du capital social
00:40:28dans le code du commerce
00:40:29ça fait peser
00:40:29un risque direct
00:40:30de dissolution
00:40:31donc on voit
00:40:32qu'il est en quelque sorte
00:40:33minuit moins le quart
00:40:34pour ces entreprises
00:40:35de l'audiovisuel public
00:40:36notamment France Télévision
00:40:37par une gestion budgétaire
00:40:39désastreuse
00:40:39sur les dernières années
00:40:40donc il est temps
00:40:41de proposer
00:40:42des pistes de réforme
00:40:43structurelles
00:40:44pour lutter aussi
00:40:45contre ces dépenses inutiles
00:40:46et ces capilles
00:40:48Alors
00:40:49ce qui a marqué aussi
00:40:51et on va en parler Maxime
00:40:52ce sont
00:40:53toutes les passes d'armes
00:40:55toutes les mises à jour
00:40:56les mises en souffrance aussi
00:40:58parce qu'il est allé très fort
00:40:59Charles Aloncle
00:41:00il connaissait ses dossiers
00:41:00sur le bout des doigts
00:41:01donc
00:41:01il n'a pas hésité
00:41:03à mettre au jour
00:41:04ce qui n'allait pas
00:41:05au fond
00:41:06il dénonçait
00:41:06ce qui n'allait pas
00:41:07dans ce système
00:41:08de l'argent payé
00:41:09par les contribuables
00:41:09je vous propose
00:41:10de revenir à cette séquence
00:41:11qui opposait en effet
00:41:12Charles Aloncle
00:41:13rapporteur
00:41:14donc de cette commission
00:41:15et Delphine Arnot
00:41:16à propos du salaire
00:41:18d'un directeur
00:41:19de France Télévisions
00:41:19on parlait
00:41:20d'émoluments
00:41:22tout à l'heure
00:41:22qui cumule
00:41:23en plus les postes
00:41:25écoutez
00:41:26Vous avez un directeur
00:41:27directeur des opérations spéciales
00:41:29qui a un temps plein
00:41:30pour France Télévisions
00:41:31payé 100 000 euros net
00:41:32qui est élu
00:41:33maire adjoint
00:41:34à la mairie de Paris
00:41:35d'Anne Hidalgo
00:41:36qui cumule donc
00:41:3760 000 euros
00:41:38au titre de maire adjoint
00:41:39qui ne fait pas d'avenant
00:41:40pour France Télévisions
00:41:41donc il cumule deux temps plein
00:41:43160 000 euros
00:41:44payés sur fonds publics
00:41:45est-ce que c'est justifié
00:41:46de cumuler deux temps plein
00:41:48payés sur fonds publics
00:41:49à hauteur de 160 000 euros
00:41:51est-ce que vous ne comprenez pas
00:41:52l'indignation
00:41:52que les français ont pu avoir
00:41:53quand ils ont appris
00:41:54cette situation très précise
00:41:55d'un directeur
00:41:56de France Télévisions
00:41:57Vous posez la question
00:41:59du statut
00:42:00au fond
00:42:00des salariés
00:42:02qui
00:42:03prennent une fonction
00:42:05un mandat local
00:42:06je suis désolée
00:42:08de vous le dire
00:42:09monsieur le rapporteur
00:42:10et de vous le rappeler
00:42:11qu'on s'est conformé
00:42:13strictement
00:42:14à la loi
00:42:15engagement
00:42:16et proximité
00:42:16alors si vous voulez
00:42:18que tous les élus locaux
00:42:20perdent leur boulot
00:42:21voient leur rémunération
00:42:23baissée
00:42:23etc
00:42:24changer la loi
00:42:27Honnêtement
00:42:28elle botte en touche
00:42:28et puis elle dit
00:42:30accessoirement
00:42:30les élus locaux
00:42:31lui parlait précisément
00:42:33de deux temps pleins
00:42:33les élus locaux
00:42:35qui siègent
00:42:35par exemple
00:42:36je prends l'exemple
00:42:36du conseil de Paris
00:42:37vous y allez
00:42:37de mémoire
00:42:3812 fois par an
00:42:39c'est pas tout à fait
00:42:40la même chose
00:42:41que d'avoir deux temps pleins
00:42:43ça veut dire que
00:42:43deux temps pleins
00:42:44en gros ça veut dire
00:42:44qu'ils travaillent
00:42:45toute la journée
00:42:45donc il ne peut pas être
00:42:47un poste de travail
00:42:48et un autre
00:42:50simultanément
00:42:50donc là il y a quelque chose
00:42:51il y a une méprise
00:42:52claire
00:42:53manifestement
00:42:54il y a quelque chose
00:42:54qui dysfonctionne
00:42:55et lorsque les français
00:42:56entendent
00:42:57écoutent cela
00:42:57ils se disent
00:42:59mais qu'est-ce donc
00:43:00et c'était ça aussi
00:43:00ce qui a été salutaire
00:43:01dans cette commission d'enquête
00:43:02c'était de lever
00:43:04l'ensemble des lièvres
00:43:05à la fois sur le gaspillage
00:43:06la gabegie
00:43:07de cet argent public
00:43:08sur les cooptations
00:43:10sur les collusions
00:43:11sur les conflits d'intérêts
00:43:13avec les sociétés
00:43:14de production
00:43:15sur le manque
00:43:16de neutralité
00:43:17tout cela a été salutaire
00:43:18ce qu'il faut comprendre
00:43:19aujourd'hui
00:43:19c'est qu'il y a une entreprise
00:43:21pour décrédibiliser
00:43:22Charles Lalonde
00:43:22parce qu'il faut décrédibiliser
00:43:24le rapport
00:43:25parce que l'enjeu
00:43:26maintenant que cette commission
00:43:27d'enquête s'est terminée
00:43:28c'est de savoir
00:43:28si ce rapport sera adopté
00:43:30il doit être voté
00:43:31par les membres
00:43:31de la commission d'enquête
00:43:32s'il n'est pas adopté
00:43:33il est en quelque sorte
00:43:34jeté aux oubliettes
00:43:36mais à telle enseigne
00:43:37que tout disparaît
00:43:38quand vous dites ça
00:43:39c'est qu'on efface
00:43:41les enregistrements
00:43:41tout à fait
00:43:41ça n'a jamais existé
00:43:43il n'y a pas de minutes
00:43:44qui sont tenues
00:43:45de cette commission
00:43:46les seuls cas
00:43:47où ça peut exister
00:43:48c'est sur des commissions
00:43:49d'enquête
00:43:50de défense
00:43:50où précisément
00:43:51on efface les vidéos
00:43:52parce que c'est des secrets
00:43:54secrets défense
00:43:55exactement
00:43:55sinon ça n'existe pas
00:43:56ce serait une première
00:43:58pour empêcher
00:43:59justement
00:44:00madame Ernotte disait
00:44:01il faut changer la loi
00:44:01pour empêcher
00:44:02que la loi change
00:44:03parce que cette commission
00:44:04d'enquête
00:44:05c'est un préalable
00:44:05pour après
00:44:06une proposition de loi
00:44:07s'appuyant sur les travaux
00:44:08de cette commission d'enquête
00:44:09Marc Ernotte
00:44:10on ne vous a pas
00:44:10beaucoup entendu
00:44:11qu'est-ce que c'est
00:44:12que ces institutions publiques
00:44:13qui refusent de rendre des comptes
00:44:14il y a un moment donné
00:44:15ces gens
00:44:16ils coûtent 4 milliards d'euros par an
00:44:17on rappelle le salaire médian
00:44:195900 euros brut par mois
00:44:215900 euros brut par mois
00:44:22le salaire médian
00:44:23sera chez France Télé
00:44:24mais ça veut dire
00:44:25qu'il y a des gens
00:44:26qui sont payés des fortunes
00:44:27absolument dingues
00:44:27pour faire ce qu'ils font
00:44:28ça veut dire
00:44:29qu'on a quand même
00:44:29des animateurs
00:44:30on a quand même
00:44:30des personnes
00:44:31chez France Télévisions
00:44:31qui sont devenues millionnaires
00:44:32grâce à l'argent public français
00:44:33oui parce qu'en fait
00:44:34ils étaient en contrat
00:44:35ils démissionnent
00:44:35et on leur redonne
00:44:38un salaire de prestataire
00:44:39il y a eu des cas comme ça
00:44:40bien évidemment
00:44:40et en fait on voit bien
00:44:41au fond
00:44:41on a parlé du feu des critiques
00:44:43que prend Charles Lalonde
00:44:44depuis quelques mois
00:44:45on les a bien vues
00:44:45cette petite musique
00:44:46se mettre en place
00:44:47de la part de différents médias
00:44:48parce qu'en réalité
00:44:49il y a aussi un coup de pied
00:44:50dans une fourmilière
00:44:51où on s'aperçoit
00:44:51qu'on est face à des gens
00:44:52qui sont bien tranquilles
00:44:53dans leur entre soi
00:44:54qui touchent et font toucher
00:44:55les copains en même temps
00:44:56et qui finalement
00:44:57n'ont pas du tout envie
00:44:58de voir la représentation nationale
00:44:59et finalement
00:44:59au fond les citoyens français
00:45:01arrivaient
00:45:01mettre le nez dans les comptes
00:45:02en disant
00:45:02attendez parce que nous
00:45:03on s'est pris une inflation
00:45:04nous on a les impôts qui augmentent
00:45:05nous on n'arrive pas
00:45:06à boucler les fins de mois
00:45:06et on a vraiment
00:45:07le sentiment
00:45:08qu'une caste
00:45:09est en train justement
00:45:10de se gaver
00:45:11sur le dos de l'argent public
00:45:12il serait heureux
00:45:13que ce rapport
00:45:14puisse déboucher sur quelque chose
00:45:15sinon ce serait complètement vain
00:45:16et sinon ce rapport
00:45:18serait vain
00:45:18mais vous savez
00:45:20ce rapporteur
00:45:20et cette commission
00:45:21a au moins eu ce mérite
00:45:22de poser des questions
00:45:23qui dérangent
00:45:24mais moi je comprends
00:45:25tout ce qu'il y a derrière
00:45:26c'est l'entreprise
00:45:27de déstabilisation
00:45:28parce que le risque
00:45:29c'est que
00:45:30enfin le risque
00:45:30pour le système établi
00:45:32c'est que
00:45:32si ce rapport est publié
00:45:34et bien vous ouvrez
00:45:35la boîte de Pandore
00:45:35vous dites
00:45:36bon ben voilà
00:45:36il faut cette fois-ci
00:45:37découper à la tronçonneuse
00:45:38la dépense publique
00:45:39dans les agences régionales
00:45:40de santé
00:45:41dans les agences
00:45:42déconcentrées de l'Etat
00:45:43dans certains services publics
00:45:44donc on comprend aujourd'hui
00:45:45tout l'enjeu
00:45:46et donc la nécessité
00:45:47de publier ce rapport
00:45:48mais bien sûr
00:45:49parce qu'après
00:45:49ça s'appelle dégraisser le mammouth
00:45:51en fait
00:45:51ce que Claude Allègue
00:45:52on voulait faire
00:45:53avec l'éducation nationale
00:45:54n'a jamais mis en place
00:45:56et que la France
00:45:57malheureusement
00:45:57a bien du mal
00:45:58à mettre en oeuvre
00:46:00voilà
00:46:00c'est le système français
00:46:01déconnexion des élites
00:46:02du service public
00:46:03bon allez on va marquer
00:46:04une petite pause
00:46:05on retrouvera Margot aussi
00:46:06faire bien sûr
00:46:06pour le rappel des titres
00:46:08et puis on va parler
00:46:08des millions de non accompagnés
00:46:09parce que ça c'est une bombe
00:46:11démographique
00:46:11plus 3
00:46:13on aime bien les chiffres aujourd'hui
00:46:14plus 370%
00:46:16en 10 ans
00:46:18c'est énorme
00:46:19évidemment avec tout
00:46:20ce que ça suppose
00:46:21de délinquance derrière
00:46:22puisque 10% d'entre eux
00:46:23se livrent à des actes
00:46:24de délinquance
00:46:25à tout de suite
00:46:2816h
00:46:29de retour avec vous
00:46:30la suite
00:46:30de 120 minutes info
00:46:32bonjour Margot
00:46:33Siffeur
00:46:33c'est à vous
00:46:34pour le journal
00:46:35les principaux rappels de titre
00:46:37bonjour Nelly
00:46:37bonjour à tous
00:46:38on commence avec
00:46:39ce revirement de situation
00:46:41le message
00:46:42annonçant l'arrivée
00:46:43ce soir
00:46:43d'une délégation
00:46:44irakienne
00:46:45à Islamabad
00:46:46supprimée par l'ambassade
00:46:47d'Iran au Pakistan
00:46:49alors elle avait
00:46:50confirmé au même titre
00:46:51que la délégation américaine
00:46:53sa participation
00:46:53ce week-end
00:46:54au pourparler
00:46:55il devait porter
00:46:56sur le plan
00:46:57en 10 points
00:46:58de Téhéran
00:46:58pour mettre
00:46:59un terme
00:46:59à la guerre
00:47:01le secrétaire
00:47:02le secrétaire personnel
00:47:02et neveu du chef
00:47:03du Hezbollah
00:47:04tué hier par l'armée israélienne
00:47:06c'était lors d'une frappe
00:47:07sur des routes
00:47:08Israël aimait d'ailleurs
00:47:08cet après-midi
00:47:09un nouvel appel
00:47:10à évacuer
00:47:11aux habitants
00:47:12de la banlieue sud
00:47:13de la capitale libanaise
00:47:14et la France
00:47:14se met en garde
00:47:15l'accord entre l'Union européenne
00:47:16et Israël
00:47:17pourrait être rediscuté
00:47:18en raison des frappes
00:47:19israéliennes sur le Liban
00:47:20qu'elles jugent
00:47:22disproportionnées
00:47:23et puis le détroit d'Harmouz
00:47:24probablement miné
00:47:25l'Iran annonce
00:47:26que les navires
00:47:26qui souhaiteraient le traverser
00:47:30en même temps
00:47:30l'Union européenne
00:47:31et la France
00:47:32disent rejeter
00:47:33l'éventuel d'un péage
00:47:35dans la zone
00:47:35à la BTT
00:47:36évoquée hier
00:47:37par Donald Trump
00:47:39Merci beaucoup
00:47:39ma chère Margot
00:47:40on se retrouve bien sûr
00:47:41d'ici une demi-heure
00:47:42pour la réactualisation
00:47:43de tous ces titres
00:47:44Bonjour Hubert Condurier
00:47:45qui nous a rejoint
00:47:46au Telegram
00:47:47Vous allez bien ?
00:47:48Ça va et vous ?
00:47:48Oui très très bien
00:47:49Merci d'être là
00:47:50ainsi que Amine Elbailly
00:47:53Caroline Pilastre
00:47:53et Maxime Leguet
00:47:54pour le service politique
00:47:55Je vous propose de parler
00:47:56de ce chiffre
00:47:57qui est assez vertigineux
00:48:00les mineurs non accompagnés
00:48:01c'est un phénomène
00:48:02en augmentation
00:48:02mais là on se rend compte
00:48:03que c'est une bombe démographique
00:48:05plus 370%
00:48:07en l'espace de 10 ans
00:48:08avec un coût phare amineux
00:48:10également
00:48:10et de la délinquance
00:48:11largement associée
00:48:12à cet état
00:48:13je vous propose de regarder
00:48:14le reportage de la rédaction
00:48:18Une augmentation de plus de 370%
00:48:21en 10 ans
00:48:22entre 2013 et 2024
00:48:24le nombre de mineurs
00:48:25non accompagnés
00:48:26pris en charge
00:48:27par l'aide sociale
00:48:28à l'enfance
00:48:29est passé de 10 000
00:48:30à plus de 46 000
00:48:31Le statut de mineur
00:48:33non accompagné
00:48:34ça garantit à la fois
00:48:35une prise en charge intégrale
00:48:37de la vie de ces personnes
00:48:38donc l'hébergement
00:48:39la santé
00:48:40l'éducation
00:48:40la nourriture
00:48:41c'est aussi une garantie
00:48:43contre l'expulsion
00:48:44on ne peut pas être éloigné
00:48:45du territoire
00:48:45quand on est mineur
00:48:46dans quasiment aucune circonstance
00:48:48c'est aussi
00:48:49un accès facilité
00:48:50à la nationalité française
00:48:51avant la majorité
00:48:52Une prise en charge
00:48:53estimée à 50 000 euros
00:48:55par an en moyenne
00:48:56soit un coût total
00:48:57d'environ 2 milliards d'euros
00:48:58Le rapport
00:49:00souligne également
00:49:01que le choix de la France
00:49:02comme terre d'accueil
00:49:03s'explique notamment
00:49:04par des facteurs économiques
00:49:05et aussi linguistiques
00:49:06Les deux tiers
00:49:07de ces mineurs
00:49:08non accompagnés
00:49:08viennent de 3 pays seulement
00:49:093 pays d'Afrique de l'Ouest
00:49:11que sont la Guinée
00:49:12le Mali
00:49:13et la Côte d'Ivoire
00:49:14Ailleurs en Europe
00:49:15ce sont les Syriens
00:49:16et les Afghans
00:49:16qui sont de loin
00:49:17les MNA les plus nombreux
00:49:18et ça montre que
00:49:19la dynamique des mineurs
00:49:20non accompagnés
00:49:20s'inscrit dans la dynamique
00:49:22plus globale
00:49:23d'accélération
00:49:23de nos flux migratoires
00:49:24Parmi ces mineurs
00:49:25non accompagnés
00:49:265 grands profils
00:49:27se distinguent
00:49:28Les exilés
00:49:29fuyant une région
00:49:30en guerre
00:49:31ou des persécutions
00:49:32Les mandatés
00:49:33envoyés par leur famille
00:49:34pour suivre des études
00:49:35ou travailler
00:49:36Les exploités
00:49:37victimes de traites
00:49:38d'êtres humains
00:49:38Les fugueurs
00:49:39et enfin les mineurs
00:49:40en situation d'errance
00:49:42Alors Maxime Leguay
00:49:43il y a deux aspects
00:49:44effectivement
00:49:44il y a tout ce qui est lié
00:49:45à la délinquance
00:49:46et puis aussi
00:49:47la prise en charge
00:49:48hôtelière
00:49:49hospitalière
00:49:50si je puis dire
00:49:50puisqu'il faut
00:49:51les loger absolument
00:49:52mais on va regarder
00:49:53les chiffres sur la délinquance
00:49:54parce que ce sont peut-être
00:49:54les plus parlants
00:49:56quand on arrive
00:49:57à 14, 15, 16 ans
00:49:58et qu'on ne peut pas
00:49:59non plus subvenir
00:50:00à ses besoins
00:50:01ou qu'on n'est pas
00:50:02encadré
00:50:03et bien on se livre
00:50:04parfois
00:50:04ou par l'entremise
00:50:06de réseaux
00:50:06dans lesquels
00:50:07on est enrôlé
00:50:08ça représente
00:50:098%
00:50:10des mineurs
00:50:11incarcérés
00:50:12en 2024
00:50:12c'est énorme
00:50:13c'est évidemment
00:50:14une surreprésentation
00:50:15par rapport à leur part
00:50:16sur le territoire national
00:50:18vous avez eu raison
00:50:19aussi de mentionner
00:50:19le coût
00:50:20c'est estimé
00:50:20le coût
00:50:21d'un mineur
00:50:22non accompagné
00:50:22par an
00:50:23estimé à près
00:50:23de 55 000 euros
00:50:24donc vous voyez
00:50:26que c'est loin
00:50:26d'être négligeable
00:50:28déjà peut-être
00:50:30en faisant un peu
00:50:30de sémantique
00:50:31vous savez
00:50:32Camus disait
00:50:33mal nommé les choses
00:50:33c'est ajouter du malheur au monde
00:50:34on parle de mineurs
00:50:35isolés
00:50:36ils sont bien souvent
00:50:37jamais pas mineurs
00:50:38et ils ne sont pas isolés
00:50:40c'est à dire qu'ils sont
00:50:41accompagnés à la fois
00:50:42depuis le pays du départ
00:50:43Guinée
00:50:44le Mali
00:50:44on l'a vu essentiellement
00:50:45et puis ils sont accompagnés
00:50:47aussi par de nombreuses
00:50:48associations en France
00:50:50subventionnées
00:50:51pour leur indiquer
00:50:52les démarches
00:50:52qu'il faut faire
00:50:53une fois qu'ils arrivent
00:50:54sur le territoire français
00:50:56c'est évidemment
00:50:57un détournement
00:50:58de ce qu'est
00:50:58la politique sociale
00:50:59de l'aide à l'enfance
00:51:00qui est un vrai sujet
00:51:01c'est devenu
00:51:01une filière migratoire
00:51:03détournée
00:51:03et surtout
00:51:05on parle de bombes
00:51:06à retardement démographique
00:51:07mais c'est aussi
00:51:07des naturalisations
00:51:08et des régularisations
00:51:10une fois qu'ils restent
00:51:11sur le territoire français
00:51:11Bruno Rotaillot
00:51:13l'avait très bien compris
00:51:13il avait même pris
00:51:14une circulaire
00:51:15pour durcir
00:51:16les régularisations
00:51:18précisément
00:51:18de ces mineurs
00:51:19non accompagnés
00:51:20donc c'est effectivement
00:51:21un sujet de politique
00:51:23très très important
00:51:24bon Hubert Coudurier
00:51:25le problème c'est qu'en fait
00:51:26c'est du déclaratif
00:51:28comme ils ne sont pas
00:51:29tenus de se soumettre
00:51:30à des tests osseux
00:51:32ils peuvent refuser
00:51:32ils peuvent
00:51:32ils le refusent
00:51:34pour la plupart
00:51:34ce qui veut dire
00:51:35que ça engendre
00:51:36un coût supplémentaire
00:51:37par rapport à s'ils étaient adultes
00:51:38c'est déjà une part
00:51:39prépondérante du problème
00:51:40il y a donc
00:51:41les deux versants
00:51:41il y a l'aspect délinquance
00:51:43et l'aspect financier
00:51:45sur l'aspect délinquance
00:51:46il y a quelques années
00:51:48à Paris
00:51:49on avait demandé
00:51:49l'aide des services marocains
00:51:51d'ailleurs pour venir
00:51:51traiter un certain nombre
00:51:53de jeunes marocains
00:51:54qui posaient
00:51:55d'énormes problèmes
00:51:56dans le 19ème arrondissement
00:51:58ou le 18ème
00:51:59mais en fait
00:52:01ils ont dispatché
00:52:02un certain nombre
00:52:03de mineurs en province
00:52:04et donc à la fois
00:52:05sur impulsion d'Emmanuel Macron
00:52:06voilà
00:52:07et donc on voit à la fois
00:52:08que les départements
00:52:09sont sur le plan financier
00:52:11ça leur coûte très cher
00:52:13et ça leur coûte
00:52:13ils n'arrivent plus
00:52:14à assurer l'aide
00:52:16cette aide
00:52:16ce complément
00:52:18qui leur est demandé
00:52:19et puis il y a parfois
00:52:20des explosions de violences
00:52:22comme il y en a
00:52:23dans certaines villes
00:52:24qui sont des explosions
00:52:25un peu incontrôlées
00:52:26parce qu'il faut bien voir
00:52:27que pour un certain nombre
00:52:29de ces jeunes
00:52:29dont le parcours
00:52:31a parfois été assez chaotique
00:52:33qui viennent de pays
00:52:35soit de pays en guerre
00:52:36soit de pays
00:52:37qui ont été maltraités
00:52:39par des passeurs
00:52:40etc
00:52:41ils ont une forme
00:52:43de violence incontrôlable
00:52:45auxquelles on n'est pas habitué
00:52:47il y a eu récemment
00:52:48des explosions de violences
00:52:49à Quimper
00:52:50qui était manifeste
00:52:52on ne savait pas
00:52:53exactement
00:52:54d'où ça venait
00:52:54et puis il faut bien voir
00:52:55que derrière tout ça
00:52:56la France ne veut pas
00:52:57appliquer
00:52:58la législation
00:52:59qui est en train
00:52:59de se mettre en place
00:53:00à l'initiative
00:53:01de la présidence danoise
00:53:04qui a pris
00:53:04des directives
00:53:05à la fin de l'année dernière
00:53:06et ne veut donc pas
00:53:09organiser
00:53:09des centres de traitement
00:53:10à l'extérieur
00:53:11des pays
00:53:12et la France
00:53:13est en recul
00:53:14par rapport
00:53:14à tout ce qu'ils font
00:53:14ça avait été en discussion
00:53:15ça avait été en discussion
00:53:16mais la France
00:53:17ne veut pas appliquer
00:53:18sans même parler
00:53:19des institutions judiciaires
00:53:20qui aient le conseil d'État
00:53:22Amine Elbailly
00:53:23le problème aussi
00:53:23c'est que
00:53:24les associations d'aide
00:53:26qui connaissent parfaitement
00:53:27les codes
00:53:28et la législation
00:53:29jouent contre leur camp
00:53:30même
00:53:31oui parce que
00:53:32ce qu'il faut bien comprendre
00:53:33c'est que
00:53:34l'accueil des MNA
00:53:35des mineurs non accompagnés
00:53:36est une politique publique
00:53:37obligatoire
00:53:38qui est inscrite dans la loi
00:53:39et j'irai même
00:53:40peut-être encore plus loin
00:53:41c'est une politique publique
00:53:42obligatoire
00:53:43qui va à l'encontre
00:53:44des intérêts
00:53:45des départements
00:53:46puisque au mépris
00:53:47de la constitution
00:53:48de l'autonomie financière
00:53:49des départements
00:53:50et du principe
00:53:51de libre administration
00:53:52des collectivités locales
00:53:53et bien ce sont
00:53:54les départements eux-mêmes
00:53:55qui doivent assurer
00:53:56cette politique là
00:53:57et croyez-moi
00:53:57pour les départements
00:53:58c'est très compliqué
00:53:59pourquoi ?
00:54:00Parce que les conseils départementaux
00:54:02assurent déjà
00:54:03la politique de solidarité
00:54:04d'autonomie
00:54:05pour les personnes âgées
00:54:06de gestion des allocataires
00:54:08du RSA
00:54:09et en plus de cela
00:54:10on doit demander
00:54:11à des agents territoriaux
00:54:12à des fonctionnaires
00:54:13de la fonction publique territoriale
00:54:15de gérer
00:54:15une pauvreté complémentaire
00:54:17ils se plaident déjà
00:54:18de leurs dotations
00:54:18qui viennent à manquer
00:54:19et qui sont coupées
00:54:21les dotations de l'Etat
00:54:22sont diminuées
00:54:24pour les départements
00:54:24et que disent
00:54:25les départements ?
00:54:26les départements disent
00:54:27à l'Etat
00:54:27mais si vous voulez
00:54:29absolument accueillir
00:54:30les mineurs non accompagnés
00:54:31mais gérez vous-même
00:54:32cette politique publique là
00:54:34assumez cette politique publique
00:54:35au nom de l'Etat
00:54:36parce que
00:54:36la vérité dans tout cela
00:54:38c'est qu'on fabrique
00:54:39de la pauvreté
00:54:39parce que ces mineurs
00:54:40n'en ont accompagnés
00:54:41quand ils arrivent
00:54:42à 18 ans
00:54:42la réalité c'est qu'ils sont
00:54:44exclus ensuite
00:54:45de ces structures
00:54:46qu'il n'y a plus de place
00:54:47qu'ils finissent
00:54:48dans le parc d'hébergement
00:54:49d'urgence
00:54:50qui est lui-même saturé
00:54:51ou ils finissent
00:54:52avec une demande d'asile
00:54:53dans un centre d'accueil
00:54:54des demandeurs d'asile
00:54:55les CADA
00:54:55qui sont gérés là encore
00:54:56par l'Etat
00:54:57qui sont d'autant plus saturés
00:54:58donc en fait
00:54:59on ne règle
00:55:00le problème de personne
00:55:01on asphyxie financièrement
00:55:03l'Etat
00:55:04et les départements
00:55:04et on ne répond pas
00:55:06humanitairement à la question
00:55:07donc on doit être capable
00:55:08de dire à ces pays
00:55:10arrêtez d'inciter ces gens
00:55:11à venir chez nous
00:55:11on n'a plus les moyens
00:55:13de gérer autant de pauvreté
00:55:14pour notre pays
00:55:14Caroline Pilastre
00:55:15c'est aussi le problème
00:55:17du manque
00:55:19de volonté politique
00:55:21de ce pays
00:55:21qui n'assume pas
00:55:22de faire les choses à fond
00:55:23vous voyez on le disait
00:55:23tout à l'heure
00:55:24on a réfléchi au hub
00:55:25aux pays tiers accueillants
00:55:27mais on ne va jamais
00:55:28au fond des choses
00:55:29en fait on s'arrête
00:55:29on fait le mine
00:55:30de donner des gages
00:55:31à la population
00:55:31en disant
00:55:32on va s'atteler au problème
00:55:33on va trouver une solution
00:55:34et on s'arrête
00:55:35à mi-parcours
00:55:36parce que
00:55:37c'est toujours
00:55:38la bien-pensance
00:55:39et la peur
00:55:40du jugement
00:55:40des oppositions
00:55:41effectivement il y a
00:55:42beaucoup de défaillance
00:55:43et de carence
00:55:44de la part de l'état
00:55:45les départements
00:55:47sont exsangues
00:55:48financièrement
00:55:48comme vous l'avez dit
00:55:49ces mineurs
00:55:50sont souvent majeurs
00:55:51et en plus rappelons
00:55:52également
00:55:53qu'ils sont
00:55:54pour beaucoup d'entre eux
00:55:55récupérés
00:55:55un parler
00:55:56narcotrafiquant
00:55:57parce que comme
00:55:57ils n'ont pas réellement
00:55:58d'identité
00:55:59c'est une manne
00:56:00extrêmement facile
00:56:01en termes de gang
00:56:02et d'échange
00:56:03si je puis me permettre
00:56:04puisqu'on a vu
00:56:05ces derniers temps
00:56:06lorsqu'il y avait
00:56:06des règlements de compte
00:56:07que certains de ces mineurs
00:56:09majeurs
00:56:10isolés
00:56:10malgré tout
00:56:11faisaient partie
00:56:12malheureusement
00:56:13de victimes
00:56:14donc ce sont des victimes
00:56:15si je puis dire
00:56:16sur le plan collatéral
00:56:18mais qui effectivement
00:56:19ne sont pas
00:56:19pris en compte
00:56:20il y a beaucoup
00:56:21d'idéologie
00:56:21et de théorisation
00:56:23malheureusement
00:56:23de la part de notre pays
00:56:24sur cette question
00:56:26parce qu'il y a aussi
00:56:27la CEDH
00:56:28qui peut s'en mêler
00:56:28et les ONG
00:56:29et les associations
00:56:31informe et conseille
00:56:31très bien
00:56:32ces jeunes
00:56:33qui arrivent
00:56:33sur notre sol
00:56:34en leur disant
00:56:34si tu te fais arrêter
00:56:36il faut que tu dises ça
00:56:37donc il y a un cahier des charges
00:56:38il y a un conducteur
00:56:38si je vais reprendre
00:56:39les termes
00:56:40de notre jargon journalistique
00:56:42donc si vous voulez
00:56:43l'un dans l'autre
00:56:43c'est le serpent
00:56:44qui se mord la queue
00:56:45alors vous le savez
00:56:46on subit
00:56:47les soubresauts
00:56:48de la crise
00:56:48au Moyen-Orient
00:56:49la crise autour du pétrole
00:56:51avec le blocage
00:56:52du détroit d'Hormuz
00:56:53et donc ça crée
00:56:54une incertitude
00:56:54aussi sur les prix
00:56:55à la pompe
00:56:55parce que la baisse
00:56:57aussi décourt
00:56:58avec cette petite accalmie
00:56:59et ce cessez-le-feu
00:57:00qui a été obtenu
00:57:01va nous permettre
00:57:02de revoir des prix
00:57:03à peu près raisonnables
00:57:04en tout cas
00:57:04le ministre de l'économie
00:57:06Roland Lescure
00:57:07souhaite désormais
00:57:08que lorsque ça baisse
00:57:09sur les marchés
00:57:11ça baisse à la pompe
00:57:12c'est pas la première fois
00:57:13qu'ils le disent
00:57:13mais là il faudrait
00:57:14que mécaniquement
00:57:14il se produise quelque chose
00:57:16et là dans les 24 à 48 heures
00:57:18écoutons-le
00:57:20On attend de voir
00:57:21la manière
00:57:21dont le cessez-feu
00:57:22va se mettre en place
00:57:23de manière très concrète
00:57:23et les espoirs
00:57:25d'ouverture
00:57:25du détroit d'Hormuz
00:57:27à ce stade
00:57:27évidemment
00:57:27ne sont pas matérialisés
00:57:29donc on a de la volatilité
00:57:31on est quand même
00:57:31sur des niveaux de prix
00:57:32aujourd'hui
00:57:33qui sont inférieurs
00:57:33à ceux qui prévalaient
00:57:34il y a deux jours
00:57:35donc nous on espère
00:57:36et on a eu des engagements
00:57:37à ce sens
00:57:38que ça puisse se retrouver
00:57:39sur la pompe
00:57:40au fur et à mesure
00:57:40des réapprovisionnements
00:57:41vous le savez
00:57:42les cuves sont réapprovisionnées
00:57:43au fur et à mesure
00:57:44qu'elles se vident
00:57:44et donc ça peut prendre
00:57:46quelques heures
00:57:46quelques jours
00:57:47le ministre Papin
00:57:48l'a bien dit
00:57:49moi ce que je souhaite
00:57:50ce que nous souhaitons
00:57:51et les engagements
00:57:52que nous avons eus
00:57:53c'est que
00:57:54quand ça baisse
00:57:55sur les marchés
00:57:56ça baisse à la pompe
00:57:58c'est intéressant
00:57:58parce qu'il nous dit
00:57:59ça peut prendre
00:58:00quelques heures
00:58:00quelques jours
00:58:00c'est pas tout à fait
00:58:01la même chose
00:58:02oui et c'est une manière
00:58:03il prend des garanties
00:58:05il prend des pincettes
00:58:06il prend des pincettes
00:58:07vous avez raison
00:58:07et c'est une manière aussi
00:58:08de renvoyer la balle
00:58:09aux distributeurs
00:58:10c'est à dire
00:58:11ce n'est pas la faute
00:58:11du gouvernement
00:58:12c'est les distributeurs
00:58:15monsieur Lescure
00:58:16il devrait prendre
00:58:17encore davantage
00:58:18de pincettes
00:58:18parce que rappelez-vous
00:58:19qu'il nous a dit
00:58:19tout et le contraire
00:58:20de tout
00:58:20il nous a dit
00:58:21qu'il y avait
00:58:21un choc pétrolier
00:58:22il y a 2-3 semaines
00:58:23une semaine après
00:58:23le lendemain
00:58:24il nous a dit
00:58:25vous n'avez pas compris
00:58:25ce que j'ai dit
00:58:26finalement il n'y a pas
00:58:26de choc pétrolier
00:58:27le gouvernement
00:58:28de Lecornu
00:58:33il a envisagé
00:58:34comment redistribuer
00:58:35ce surplus fiscal
00:58:36on nous avait dit
00:58:37de la part de Maude Bréjon
00:58:38qu'il n'y avait pas
00:58:38de pénurie de carburant
00:58:40finalement en fait
00:58:41il y a quand même
00:58:41des problèmes d'achat
00:58:42donc on voyait bien
00:58:43qu'il navigue à vue
00:58:44il navigue à vue
00:58:45ils ne savent pas quoi faire
00:58:47Sébastien Lecornu
00:58:48doit prendre la parole
00:58:49demain soir
00:58:50en fin d'après-midi
00:58:51pour faire des annonces
00:58:52et il avait annoncé
00:58:53effectivement
00:58:54lui aussi
00:58:54il avait fixé
00:58:55un ultimatum
00:58:56à la manière de Donald Trump
00:58:57au distributeur
00:58:58pour que les prix à la ponte
00:58:59baissent d'ici
00:59:00la fin de ce week-end
00:59:01ou début de semaine prochaine
00:59:02Bon, ça mérite
00:59:03une petite explication
00:59:04je voulais juste
00:59:04vous partager
00:59:05cette dernière information
00:59:06et réaction
00:59:07au gouvernemental
00:59:08parce que c'est important
00:59:09de voir aussi
00:59:09quelle sauce
00:59:10on sera mangée
00:59:11dans les prochains jours
00:59:12Parlons du voile
00:59:14il concède maintenant
00:59:15une maladresse
00:59:17un propos maladroit
00:59:18vous l'aurez compris
00:59:19je parle de Laurent Nunez
00:59:20notre ministre de l'Intérieur
00:59:21qui est aussi
00:59:22responsable des cultes
00:59:23il s'est expliqué
00:59:25au Sénat
00:59:25sur ces propos
00:59:26vous le savez
00:59:26décriés concernant
00:59:27le voile des mineurs
00:59:28dans l'espace public
00:59:29je vous propose
00:59:30de revenir à cette séquence
00:59:34C'est ce qui justifie
00:59:36d'ailleurs ma position
00:59:37sur l'interdiction
00:59:38du port du voile
00:59:40sur l'espace public
00:59:41par les mineurs
00:59:42je ne serai pas
00:59:43celui qui ira expliquer
00:59:44à des enfants
00:59:44qu'en portant le voile
00:59:45elle menace
00:59:46le vivre ensemble républicain
00:59:50concernant la promotion
00:59:51de l'islam
00:59:51c'est un propos maladroit
00:59:53évidemment
00:59:53le ministre des cultes
00:59:54il est là pour garantir
00:59:56que chaque fidèle
00:59:57puisse exercer
00:59:58quelle que soit sa religion
00:59:59puisse exercer son culte
01:00:01librement
01:00:01sans entrave
01:00:02et c'est ce que je voulais dire
01:00:03quand j'ai parlé
01:00:05maladroitement
01:00:05de promotion
01:00:06voilà
01:00:07je reprends ce terme
01:00:08bien volontiers
01:00:08c'était très maladroit
01:00:10de ma part
01:00:10n'oubliez pas quelque chose
01:00:11madame la présidente
01:00:12et vous le savez très bien
01:00:13vous le savez très bien
01:00:14quand vous parlez
01:00:15de Laurent Nunez
01:00:16on vous dit souvent
01:00:17qu'il est islamophobe
01:00:18n'oubliez pas le combat
01:00:19que je mène
01:00:20Caroline Pilas
01:00:20il y a un petit côté
01:00:21c'est le dernier
01:00:22qui a parlé
01:00:22qui a raison
01:00:23en fonction de l'auditoire
01:00:24non mais c'est vrai
01:00:24on adapte le discours
01:00:26il était quand même
01:00:26à la mosquée de Paris
01:00:28avec un propos
01:00:29des plus complaisants
01:00:30et encore
01:00:31le mot est faible
01:00:32parce que ça a été quand même
01:00:33il a dit
01:00:34moi ça ne me pose aucun problème
01:00:35pardon mais
01:00:37trois mois avant
01:00:37il y avait des jeunes filles
01:00:38des enfants
01:00:39que dis-je
01:00:40des jeunes filles
01:00:41des fillettes
01:00:41de 7 à 8 ans
01:00:42qui étaient voilées
01:00:43en plein hémicycle
01:00:45ça avait choqué
01:00:45beaucoup de monde
01:00:46et là il nous dit
01:00:47non moi je n'ai pas
01:00:47de problème avec ça
01:00:48alors où se situe
01:00:49le vrai aujourd'hui
01:00:50est-ce qu'on peut lui
01:00:50faire confiance ?
01:00:51Selon moi non
01:00:52mais ça n'est que
01:00:53mon propre avis
01:00:53on en a parlé
01:00:54précisément sur ce plateau
01:00:55la semaine dernière
01:00:56je ne savais pas
01:00:57si c'était son opinion
01:00:58sa conviction
01:00:59ou si ça faisait partie
01:01:01d'une idéologie
01:01:03électoraliste
01:01:03opportuniste politique
01:01:04que sais-je
01:01:05mais il faut rendre à César
01:01:06ce qui est à César
01:01:07c'est parce qu'on en a parlé
01:01:08sur CNews
01:01:08que ça a créé une polémique
01:01:10et que ça a fait boule de neige
01:01:12aucun autre média
01:01:13n'en a parlé
01:01:13aucun autre média
01:01:15s'en est offusqué
01:01:16alors moi je ne sais pas
01:01:17ce que pense le ministre
01:01:17de l'Intérieur
01:01:18comme je vous le disais
01:01:19également la semaine dernière
01:01:20je l'ai trouvé nickel
01:01:22pour ne pas dire impeccable
01:01:24lorsqu'il était préfet
01:01:25par rapport à tout
01:01:26ce qu'on a pu vivre
01:01:27au niveau des mobilisations
01:01:28des manifestations
01:01:29entre autres
01:01:30avec les blocs
01:01:31mais là c'est le contre-pied
01:01:32de monsieur Rotaillot
01:01:34de monsieur Darmanin
01:01:35c'est tout et sans contraire
01:01:36et en fait
01:01:37je retrouve parfaitement
01:01:39en lui
01:01:39en ses propos
01:01:40plus exactement
01:01:41la politique menée
01:01:42jusqu'à présent
01:01:43par la Macronie
01:01:43bon
01:01:45oui
01:01:45alors ça c'est une problématique
01:01:47que vous connaissez bien
01:01:49Roubaix
01:01:49c'est un peu là
01:01:50que ça a commencé
01:01:50on voit de très jeunes enfants
01:01:52dans les rues
01:01:53qui sont voilés
01:01:55c'est vraiment quelque chose
01:01:56dans l'espace public
01:01:57de la République
01:01:58qui surprend
01:01:59qui n'existait pas
01:02:00il y a 15 ans
01:02:0020 ans
01:02:01que dis-je
01:02:0110 ans même
01:02:025 ans même
01:02:03absolument
01:02:03mais le vrai problème
01:02:05c'est que
01:02:07cette montée du voile
01:02:08et je dirais même
01:02:08du voilement
01:02:09n'est pas sans lien
01:02:11d'abord avec l'explosion
01:02:12de l'immigration
01:02:13incontrôlée
01:02:14d'une part
01:02:14et la montée
01:02:15de l'islamisme
01:02:16et du fait religieux
01:02:18qu'on a pendant très longtemps
01:02:19mis sous le tapis
01:02:20dans un certain nombre
01:02:21de quartiers
01:02:21à Roubaix c'est vrai
01:02:22mais dans plusieurs quartiers
01:02:23en France également
01:02:25en revanche
01:02:26sur Laurent Nunez
01:02:27et moi je salue
01:02:28quand même ce revirement
01:02:29parce qu'il est quand même
01:02:30salutaire
01:02:31parce que beaucoup d'élus
01:02:32également se sont fait berner
01:02:33avec les frères musulmans
01:02:35qui à l'époque
01:02:35achetaient un peu
01:02:36de respectabilité
01:02:37à la table de la République
01:02:38en faisant croire
01:02:39qu'ils collaboraient
01:02:40avec les services de renseignement
01:02:41pour lutter contre l'islamisme
01:02:42pour finir 20 ans plus tard
01:02:43dans certains conseils municipaux
01:02:45à jouer contre la République
01:02:46je voudrais vous dire
01:02:47une chose Nelly
01:02:48c'est qu'il y a quand même
01:02:49quelques jours
01:02:51Laurent Nunez
01:02:52a annoncé un projet
01:02:53de loi Riposte
01:02:54et à côté de cela
01:02:55un projet de loi
01:02:55de lutte contre le séparatisme
01:02:57mais moi je soutiens
01:02:58de toutes mes forces
01:02:59ce projet de lutte
01:03:00contre le séparatisme religieux
01:03:01parce qu'il faut aller
01:03:02encore plus loin
01:03:03sur cette question
01:03:04il faut avoir le courage
01:03:05de dire que les frères musulmans
01:03:06ne sont pas les bienvenus
01:03:07sur la table
01:03:08de la République
01:03:09et toutes les mesures
01:03:10qui iront dans le sens là
01:03:11dans ce sens
01:03:12où il faudra lutter
01:03:13avec la plus grande
01:03:15fermeté contre l'islamisme
01:03:16doit être soutenue
01:03:17et doit être soutenue
01:03:18de la plus ferme des manières
01:03:19mais alors comment interpréter
01:03:20je ne veux pas dire
01:03:21ce double discours
01:03:22mais ces discours
01:03:23avec des signaux
01:03:24un peu contradictoires
01:03:25Hubert Coudurier
01:03:25comment vous le comprenez ?
01:03:27Il est à l'image
01:03:28de ce gouvernement
01:03:29qui ne gouverne pas
01:03:30en fait
01:03:31tout à l'heure
01:03:32on parlait des prix à la pompe
01:03:33le gouvernement temporise
01:03:34comme il a dépensé
01:03:35beaucoup trop d'argent
01:03:36au moment de la crise sanitaire
01:03:37donc il gagne du temps
01:03:38et en fait
01:03:40il est commentateur
01:03:41de l'actualité
01:03:42en essayant
01:03:43effectivement
01:03:44de se dire
01:03:44qu'il faut lâcher
01:03:45le moins possible
01:03:46tant qu'on n'a pas
01:03:47un phénomène gilet jaune
01:03:48qui se propage
01:03:49dans l'hexagone
01:03:49on peut encore gagner
01:03:50quelques jours
01:03:51en espérant que la trêve
01:03:52finisse par entrer en vigueur
01:03:53sur le voile
01:03:55il n'y a pas de doctrine
01:03:56bien établie
01:03:57puisqu'on voit bien
01:03:57que M. Nunez
01:03:59qui était un très bon
01:04:00très bon fonctionnaire
01:04:02quand il dirigeait
01:04:03la préfecture de police
01:04:03qui effectivement
01:04:05a semblé
01:04:05tout à fait efficace
01:04:07aujourd'hui
01:04:08en s'essayant
01:04:09à la politique
01:04:10il prend effectivement
01:04:11un peu le contre-pied
01:04:12de son prédécesseur
01:04:13qui lui-même
01:04:14avait été quand même
01:04:14désavoué
01:04:15par l'Elysée
01:04:16qui avait préféré
01:04:17refiler le dossier
01:04:19algérien
01:04:19au Quai d'Orsay
01:04:21et donc
01:04:21on voit bien
01:04:22qu'il a un double discours
01:04:24selon qu'il est
01:04:25à la mosquée
01:04:25à la grande mosquée
01:04:26selon qu'il est
01:04:27à l'Assemblée
01:04:28il s'ajuste en permanence
01:04:30par rapport aux médias
01:04:31et à la pression
01:04:31que vous mettez
01:04:32à ces news
01:04:33donc c'est une rectification
01:04:36permanente
01:04:37je trouve que c'est
01:04:38assez angoissant
01:04:38pour les Français
01:04:39de se sentir
01:04:40aussi peu gouvernés
01:04:41Caroline
01:04:41un coup à droite
01:04:43un coup à gauche
01:04:43de toute façon
01:04:44il était soumis
01:04:45un devoir de réserve
01:04:45en étant préfet de police
01:04:46mais là il montre
01:04:47quand même
01:04:48un peu plus
01:04:49sa tendance
01:04:50ce qu'il croit profondément
01:04:52Laurent Nunez
01:04:52il a le droit de le croire
01:04:54mais moi j'attends
01:04:54de la neutralité
01:04:55surtout sur un sujet
01:04:56aussi sensible
01:04:57touchy comme on pourrait dire
01:04:59effectivement
01:05:00c'est trop grave
01:05:01pour ne pas faire preuve
01:05:03de fermeté
01:05:04cette question
01:05:05de l'infiltration
01:05:06de la pénétration
01:05:08pardon
01:05:08des frères musulmans
01:05:09qui se trouvent
01:05:10dans tous les secteurs
01:05:11dans toutes les strates
01:05:12de la société
01:05:12pour justement
01:05:14lancer
01:05:15à l'Assemblée
01:05:16une petite phrase
01:05:17comme ça
01:05:18moi je suis
01:05:20effectivement
01:05:21assez résignée
01:05:22parce que je n'arrive pas
01:05:23à comprendre
01:05:23quel est le message
01:05:24envoyé réellement
01:05:25et qui inquiète
01:05:27énormément
01:05:27les français
01:05:28qui n'ont pas besoin
01:05:29de ça
01:05:29en termes de difficulté
01:05:31de vie
01:05:31pour qu'un ministre
01:05:33de cet acabit
01:05:34dise ce genre de choses
01:05:35alors s'il veut plaire
01:05:36à un électorat
01:05:37qu'il soit clair
01:05:38que sa sensibilité
01:05:39soit à gauche
01:05:40je pense que beaucoup
01:05:41l'ont compris
01:05:42l'a compris
01:05:42mais ça n'est pas le problème
01:05:44c'est du factuel
01:05:44il a le droit de penser
01:05:45ce qu'il veut
01:05:46mais une fois de plus
01:05:47pas sur un sujet religieux
01:05:48aussi important
01:05:50avec un malaise national
01:05:52et international
01:05:52de cet ordre
01:05:53merci
01:05:54on va marquer une petite pause
01:05:55la suite
01:05:56et notre dernière
01:05:57demi-heure
01:05:57ensemble
01:05:58on va parler
01:05:59des arrêts maladie
01:06:00les arrêts maladie
01:06:01qui explosent
01:06:02en France
01:06:02un coup record
01:06:03on parle beaucoup
01:06:04de Gabgi aujourd'hui
01:06:05et on reviendra
01:06:05évidemment
01:06:05à cette commission
01:06:07sur l'audiovisuel public
01:06:09qui s'est refermé hier
01:06:11on verra
01:06:12ce que dit
01:06:13Charles Aloncle
01:06:14le rapporteur
01:06:14qui nous prévient
01:06:15qui nous met en garde
01:06:16vous le rappeliez
01:06:16tout à l'heure Maxime
01:06:17si le rapport
01:06:18n'est pas adopté
01:06:19tout disparaît
01:06:20s'évapore dans la nature
01:06:22comme
01:06:23prend la poudre
01:06:24des scampettes
01:06:24c'est comme si rien
01:06:25n'avait existé
01:06:26toutes ces heures
01:06:27de déclaration
01:06:29d'audition
01:06:30de personnages
01:06:31de premier plan
01:06:32dont le témoignage
01:06:34était précieux
01:06:34et bien
01:06:35ça n'aura pas existé
01:06:36à l'échelle
01:06:37de l'histoire moderne
01:06:38à tout de suite
01:06:41De retour
01:06:42parmi vous
01:06:43c'est la dernière demi-heure
01:06:44de l'émission
01:06:44avec vous
01:06:45Margot Siffeur
01:06:45c'est l'heure du journal
01:06:47du rappel des titres
01:06:48Un homme de 35 ans
01:06:50de nationalité algérienne
01:06:51et en situation irrégulière
01:06:53mis en examen
01:06:54et écroué
01:06:54il disait
01:06:55vouloir mourir
01:06:56en martyr
01:06:56sur les réseaux sociaux
01:06:58où il s'était filmé
01:06:59en train de tirer en l'air
01:07:00avec une arme à feu
01:07:01l'individu a été interpellé
01:07:03ce week-end de Pâques
01:07:04à Saint-Etienne
01:07:054 autres personnes
01:07:06qui avaient été mises en examen
01:07:07ont été relâchées
01:07:09près d'un an et demi
01:07:10après la mort du gendarme
01:07:11Éric Comine
01:07:12lors d'un contrôle routier
01:07:13dans les Alpes-Maritimes
01:07:14un cap verdien
01:07:15multi-récidiviste
01:07:17renvoyé devant
01:07:17la cour d'assises
01:07:18pour meurtre
01:07:19et non pour homicide routier
01:07:20comme le réclamait la défense
01:07:22sous l'emprise de l'alcool
01:07:23il aurait
01:07:23d'après les juges
01:07:24accéléré délibérément
01:07:26au moment du contrôle
01:07:27une décision
01:07:28que la famille de la victime
01:07:29dit accueillir
01:07:30avec satisfaction
01:07:32et puis
01:07:33première rencontre
01:07:33demain
01:07:34entre le couple
01:07:35Macron
01:07:35et le pape
01:07:36Léon XIV
01:07:36au Vatican
01:07:37une rencontre
01:07:38sur fond de guerre
01:07:39au Moyen-Orient
01:07:40pour laquelle
01:07:40le président
01:07:41et le pontife
01:07:42prônent tous les deux
01:07:43une solution diplomatique
01:07:44d'autres sujets
01:07:45sont à l'ordre du jour
01:07:47dont la régulation
01:07:48de l'intelligence artificielle
01:07:49le climat
01:07:49ou encore l'humanitaire
01:07:52Merci beaucoup
01:07:52ma chère Margot
01:07:53nos invités sont toujours
01:07:55en place
01:07:55je vous propose
01:07:56de parler de ces arrêts maladie
01:07:57qui explosent en France
01:07:59c'est un phénomène avéré
01:08:00avec un coût record
01:08:01des salariés de plus en plus absents
01:08:02et ça touche désormais
01:08:03d'ailleurs aussi bien
01:08:04les jeunes
01:08:05que les seniors
01:08:06alors comment
01:08:07le gouvernement
01:08:08compte-t-il s'atteler
01:08:09à cette question ?
01:08:10Quelques éléments de réponse
01:08:11pour commencer
01:08:12avec Sarah Fenzari
01:08:13afin de poser les bases
01:08:14du problème
01:08:15Plus de 12 milliards d'euros
01:08:17d'indemnisation
01:08:18c'est ce qu'ont coûté
01:08:19les arrêts maladie
01:08:20à la sécurité sociale
01:08:21en 2025
01:08:22soit 5 milliards de plus
01:08:24qu'il y a 10 ans
01:08:25Quand vous avez comme ça
01:08:26un dérapage
01:08:27de ces chiffres
01:08:28qui sont quand même astronomiques
01:08:29il faut regarder le sujet en face
01:08:30Toujours plus nombreux
01:08:31et en forte hausse
01:08:33chaque jour
01:08:3430 000 Français
01:08:35postent un arrêt maladie
01:08:36l'équivalent
01:08:38de 9 millions par an
01:08:39et face à cette dérive
01:08:41le gouvernement veut agir
01:08:43On va beaucoup travailler
01:08:44sur la prévention
01:08:45d'ailleurs avec les entreprises
01:08:46en s'attaquant
01:08:47aux accidents du travail
01:08:47qui sont aussi une cause
01:08:48d'arrêt maladie importante
01:08:50Mais le vrai poids
01:08:51ce sont les arrêts longs
01:08:53ils ne représentent
01:08:54que 7% des cas
01:08:55mais près
01:08:56de la moitié du coût
01:08:58soit 4,6 milliards d'euros
01:09:01Il y a un certain nombre
01:09:02de pathologies
01:09:02où par une intensité
01:09:04plus grande des soins
01:09:05on peut réduire
01:09:06l'absentéisme
01:09:07Phénomène
01:09:08qui touche désormais
01:09:09toutes les générations
01:09:10en 2025
01:09:11on compte
01:09:12105 arrêts
01:09:13pour 100 salariés
01:09:14de moins de 30 ans
01:09:15et au-delà
01:09:16du kit de prévention
01:09:18mis en place
01:09:18dès demain
01:09:19le gouvernement
01:09:20veut frapper fort
01:09:22Et puis un bouton d'alerte
01:09:23en cas de situation douteuse
01:09:24sur l'absentie
01:09:26d'un salarié
01:09:27un chef d'entreprise
01:09:28c'est le cas aujourd'hui
01:09:29mais ça sera plus facile
01:09:30et plus direct
01:09:30pourra solliciter
01:09:31la Caisse Nationale
01:09:32d'Assurance Maladie
01:09:33pour déclencher des contrôles
01:09:34Ce bouton d'alerte
01:09:35sera mis en place
01:09:37dès la fin de l'année
01:09:38pour plus de contrôles
01:09:39plus de prévention
01:09:40et des économies
01:09:42à la clé
01:09:42face aux arrêts maladie
01:09:44devenus
01:09:45enjeux majeurs
01:09:46pour notre société
01:09:48Et avant de vous solliciter
01:09:49les uns et les autres
01:09:50on va aussi en parler
01:09:50avec une spécialiste
01:09:52de la question
01:09:53elle est journaliste
01:09:54spécialisée en psychologie positive
01:09:55Bonjour Florence Servan-Schreiber
01:09:57Merci d'être avec nous
01:09:59cet après-midi
01:10:00à l'antenne
01:10:00Il y a évidemment
01:10:02des aspects délétères
01:10:03et des aspects financiers
01:10:05on l'a vu
01:10:06avec les contrôles
01:10:07qui vont se renforcer
01:10:07parce qu'évidemment
01:10:08qu'il y a toujours des abus
01:10:09mais en toute chose
01:10:10j'ai envie de dire
01:10:11Néanmoins vous
01:10:12vous voulez voir
01:10:12peut-être l'aspect
01:10:14peut-être positif
01:10:15si je puis dire
01:10:16de la chose
01:10:17c'est-à-dire que
01:10:17ça met au jour
01:10:18en fait
01:10:19le phénomène
01:10:20de plus en plus visible
01:10:21de l'épidémie
01:10:22de santé mentale
01:10:24des statistiques
01:10:25qui nous alertent
01:10:25au fond sur un besoin
01:10:26d'écoute
01:10:26des salariés
01:10:27et on le voit
01:10:28qui touche de plus en plus
01:10:29les jeunes générations
01:10:30c'est peut-être ça
01:10:31qui doit le plus
01:10:32nous inquiéter
01:10:34oui alors
01:10:35déjà juste pour commencer
01:10:36une petite pensée
01:10:37pour les gens
01:10:37qui sont malades
01:10:38et qui sont ceux
01:10:39qui sont en arrêt
01:10:40parce que
01:10:40personne n'aspire
01:10:41à être malade
01:10:42nous aspirons tous
01:10:44à contribuer
01:10:44nous aspirons tous
01:10:45à trouver du sens
01:10:46et nous aspirons tous
01:10:47aux liens sociaux
01:10:48et le lieu professionnel
01:10:50c'est quand même là
01:10:50que ça se passe
01:10:51donc il ne faut pas juste
01:10:52se dire que
01:10:53oui des gens abusent
01:10:54il faut se dire
01:10:55qu'ils n'ont peut-être
01:10:56pas les moyens
01:10:57à l'intérieur
01:10:58de là où ils travaillent
01:11:00de gérer
01:11:01ce qui leur arrive
01:11:02ou même parfois
01:11:02ce sont des relations
01:11:03interpersonnelles
01:11:04qui vont pousser les gens
01:11:05à avoir envie
01:11:06de sortir du système
01:11:07donc en effet
01:11:08comment peut-on
01:11:09à l'intérieur d'une structure
01:11:10et d'une équipe
01:11:11mieux communiquer
01:11:12pour éviter cela
01:11:13vous voulez dire
01:11:14qu'il y a des employés
01:11:14qui sont malmenés
01:11:15ou injustement traités
01:11:16par exemple
01:11:18il y a de tout
01:11:19mais ce n'est pas toujours
01:11:20par le management
01:11:21il y a aussi des gens
01:11:22entre eux
01:11:22qui ont des relations
01:11:22hyper bizarres
01:11:23on voit ça
01:11:25sur tous les lieux
01:11:26professionnels
01:11:27non c'est surtout que
01:11:28par exemple
01:11:28imaginons qu'il y a
01:11:29un conflit
01:11:29entre deux personnes
01:11:30est-ce que l'entreprise
01:11:32a la maturité
01:11:32pour faire en sorte
01:11:33que ces deux personnes
01:11:34puissent se parler
01:11:35avant qu'il y en ait une
01:11:36qui soit démotivée
01:11:38stigmatisée
01:11:38et hop
01:11:39qui disparaisse
01:11:40pendant une semaine
01:11:40parce qu'on n'a pas trouvé
01:11:41le moyen de faire autrement
01:11:42ce que je dis
01:11:43c'est que
01:11:44sans accuser personne
01:11:45l'idée n'est pas se dire
01:11:46qu'est-ce qu'on n'a pas
01:11:47l'idée est de se dire
01:11:48que peut-on rajouter
01:11:49que peut-on rajouter
01:11:50à la façon
01:11:51dont le management
01:11:52est effectué
01:11:53dont les équipes
01:11:54se parlent
01:11:54il y a plein plein de choses
01:11:55et c'est vrai
01:11:56pour toute la France
01:11:57parce qu'évidemment
01:11:58cette épidémie-là
01:11:59que l'on voit
01:12:00comme c'est lié à de l'argent
01:12:01on a une quantification
01:12:02et on dit
01:12:03voilà les cas augmentent
01:12:04mais ça veut dire
01:12:05que pendant ce temps-là
01:12:06ça n'est que
01:12:06la pointe de l'iceberg
01:12:07de ce qui se passe en France
01:12:09vous avez raison de dire
01:12:10que c'est cette épidémie
01:12:11absolue
01:12:12et les jeunes
01:12:13vous savez aujourd'hui
01:12:13ont été publiés
01:12:14les résultats
01:12:16de l'étude
01:12:16sur le bonheur mondial
01:12:18et ce qui est absolument
01:12:20frappant
01:12:21c'est que
01:12:22les moins de 25 ans
01:12:23sont beaucoup moins heureux
01:12:26que les générations précédentes
01:12:28donc ça n'est pas
01:12:28une vue de l'esprit
01:12:30à quoi attribuez-vous ça
01:12:32au rapport anxiogène
01:12:33justement sur le milieu du travail
01:12:34ou au manque de perspective
01:12:35d'espoir dans l'avenir
01:12:37sur la jeunesse
01:12:39oui
01:12:39oui deux choses
01:12:40le contexte
01:12:42absolument
01:12:42puisque nous sommes
01:12:44bombardés d'informations
01:12:45franchement
01:12:45quel que soit l'âge
01:12:46que l'on est
01:12:47il est un peu difficile
01:12:48de rester la tête haute
01:12:50et c'est un autre sujet
01:12:52les réseaux sociaux
01:12:52et les réseaux sociaux
01:12:54ont absolument
01:12:56endommagé
01:12:57le niveau général
01:12:59d'accès au bonheur
01:13:01des moins de 25 ans
01:13:02et c'est vraiment lié
01:13:04à la quantité de consommation
01:13:05de ces réseaux
01:13:06là maintenant
01:13:06on a vraiment des chiffres
01:13:08donc on sait que c'est ça
01:13:09mais comme ils ne vont pas partir
01:13:11ces réseaux sociaux
01:13:12et bien
01:13:13aux gens qui ont
01:13:14le pouvoir
01:13:15de modifier des choses
01:13:17de créer des structures
01:13:19qui peuvent accueillir
01:13:20ces jeunes
01:13:21qui déjà vont moins bien
01:13:22que nous ne pouvions
01:13:24peut-être aller nous
01:13:25de manière à les aider
01:13:26pour qu'ils soient
01:13:27évidemment productifs
01:13:28heureux là où ils sont
01:13:30et qu'ils se sentent engagés
01:13:31dans la vie d'une entreprise
01:13:33vous voyez on doit s'adapter
01:13:34est-ce que ça peut être
01:13:36puisqu'on parle de la jeunesse
01:13:37lié aussi à la précarité
01:13:39de leurs emplois
01:13:40parce que c'est beaucoup plus
01:13:41difficile d'avoir un emploi pérenne
01:13:42et puis il y a beaucoup plus
01:13:43de mobilité aussi
01:13:44dans cette génération
01:13:45on s'en rend compte
01:13:46à la différence de leurs aînés
01:13:48ou même de la génération
01:13:50avant eux
01:13:50on n'est plus en recherche
01:13:52d'un emploi à vie
01:13:53donc peut-être qu'on est
01:13:55un petit peu en déshérence
01:13:56ou en souffrance
01:13:58par rapport à cette précarité là
01:13:59vous savez on n'est même plus
01:14:01en recherche d'un conjoint à vie
01:14:03c'est-à-dire que l'hyper-choix
01:14:05d'aujourd'hui
01:14:06rend en effet
01:14:07l'engagement plus difficile
01:14:09et ça on le sait
01:14:11et on le voit
01:14:11et on le constate
01:14:12dans les entreprises
01:14:13quand quelqu'un
01:14:16mettons de moins de 30 ans
01:14:17mettons la barre à 30 ans
01:14:19trouve un emploi
01:14:20il n'est pas là
01:14:21ou elle n'est pas là
01:14:22pour assurer non seulement
01:14:24une carrière
01:14:24mais il ou elle est là
01:14:26pour effectuer quelque chose
01:14:27dont elle a besoin
01:14:28de comprendre
01:14:29ou il a besoin
01:14:30de comprendre le sens
01:14:31et plutôt que de
01:14:32simplement se plier
01:14:34à ce qu'on lui demande
01:14:35et bien il va y avoir
01:14:36ce réflexe de dire
01:14:37non mais attendez
01:14:37ça sert à quoi
01:14:38en fait
01:14:39et donc
01:14:40puisqu'on est dans cet état d'esprit
01:14:42l'attachement
01:14:43à une
01:14:44ne serait-ce qu'une culture
01:14:45d'entreprise
01:14:46est beaucoup plus difficile
01:14:47à obtenir
01:14:48restez avec nous
01:14:48quelques instants
01:14:49parce que c'est très intéressant
01:14:50ce que vous nous dites
01:14:51en fait
01:14:51Caroline
01:14:52ce que nous explique
01:14:53cette journaliste spécialisée
01:14:55c'est que
01:14:56le rapport même
01:14:58à la valeur travail
01:14:59a changé
01:15:00par rapport à ce que nous
01:15:02Cadrac
01:15:03un cas
01:15:04ressentions
01:15:05quand on avait le même âge
01:15:06on cherche un sens
01:15:07alors que nous
01:15:08on questionnait pas ça
01:15:08on se disait
01:15:09il faut travailler
01:15:09parce que tout simplement
01:15:10il faut travailler pour vivre
01:15:11aujourd'hui
01:15:12voilà
01:15:14on se dit que la vie
01:15:15et les loisirs
01:15:16sont aussi importants
01:15:17si ce n'est plus
01:15:18que le rapport
01:15:19au travail
01:15:20et à quelque chose
01:15:20de statique
01:15:21je souscris à tout
01:15:22ce que vient de dire
01:15:23madame
01:15:24je ne fais pas de généralité
01:15:25je déteste ça
01:15:26vous avez autant
01:15:27de grugeurs
01:15:28d'arnaqueurs
01:15:29chez l'école bleue
01:15:30que chez l'école blanc
01:15:31et des personnes
01:15:32qui sont en souffrance
01:15:33parce qu'ils sont
01:15:33dans un univers
01:15:35professionnel toxique
01:15:36et on a de plus en plus
01:15:37autour de nous
01:15:38des gens qui font du burn-out
01:15:39que ce soit des hommes
01:15:40ou des femmes
01:15:40donc il y a une raison
01:15:41et des personnes
01:15:42qui en plus
01:15:43ont une personnalité
01:15:44et pas des gens
01:15:45forcément faibles
01:15:45ou vulnérables
01:15:47initialement parlant
01:15:47l'intérêt
01:15:49le sens qu'on donne
01:15:49au travail
01:15:50n'est plus le même
01:15:51générationnellement parlant
01:15:52vous avez aussi
01:15:52les questions
01:15:53d'éco-anxiété
01:15:54qu'on entend beaucoup
01:15:55dans la jeunesse
01:15:56beaucoup vous disent
01:15:57oui mais à quoi ça sert
01:15:58de toute manière
01:15:58de travailler
01:15:59parce qu'on va mourir
01:16:00quoi qu'il en soit
01:16:01la planète va mal
01:16:01ça a toujours été le cas
01:16:03mais effectivement
01:16:03avec tellement
01:16:05de
01:16:05la génération
01:16:06de nos futurs
01:16:07exactement
01:16:08et avec tellement
01:16:10ce flux d'actualité
01:16:11si je puis dire
01:16:12constant
01:16:12qu'on n'avait pas forcément
01:16:13lorsqu'on était
01:16:15jeunes et adolescents
01:16:16ils ont une crainte
01:16:17de l'avenir
01:16:18et beaucoup d'ailleurs
01:16:18vous disent
01:16:19on ne veut pas faire d'enfants
01:16:20parce qu'on ne sait pas
01:16:21quelle planète
01:16:21on va leur laisser
01:16:22donc effectivement
01:16:23je pense qu'il faut
01:16:24rassurer les gens
01:16:25rassurer ces générations
01:16:26et il faut aussi
01:16:28mettre en place
01:16:28des systèmes
01:16:29avec des psychologues
01:16:30qui tiennent la route
01:16:31auprès de salariés
01:16:33qui sont en difficulté
01:16:34mais qui ne peuvent pas
01:16:35parler
01:16:35soit dans un environnement
01:16:37personnel
01:16:37et également
01:16:38dans leur entreprise
01:16:39Hubert Coudurier
01:16:39vous qui êtes patron de presse
01:16:41est-ce que c'est quelque chose
01:16:41que vous avez noté
01:16:42ce différentiel générationnel
01:16:45avec les recrutements
01:16:46que votre publication
01:16:48opère depuis quelques années
01:16:50oui on voit qu'il y a un changement
01:16:51dans les générations
01:16:53dans la relation au travail
01:16:54mais si vous voulez
01:16:54on a aussi des problèmes
01:16:55de pays riches
01:16:56on est une société
01:16:57dans l'hypercommunication
01:16:59une société de plus en plus
01:17:00à l'écoute
01:17:01dans l'introspection
01:17:02il y a une intolérance
01:17:03de plus en plus forte
01:17:04à la frustration
01:17:06on a aussi des générations
01:17:08qui veulent tout
01:17:09tout de suite
01:17:10on a un rapport
01:17:11effectivement au travail
01:17:12et à l'autorité
01:17:13qui a beaucoup changé
01:17:14donc ça devient plus difficile
01:17:16de gérer
01:17:17il y a une réglementation
01:17:19aussi des DRH
01:17:21qui sont de plus en plus
01:17:22prégnantes
01:17:22et donc il n'est pas
01:17:25question de nier
01:17:25la souffrance
01:17:26qui est
01:17:27c'est du cas par cas
01:17:28ça dépend des personnes
01:17:30ça dépend de leur situation
01:17:31de leur vécu
01:17:31de leur histoire
01:17:32mais il y a aussi
01:17:33la nécessité de gérer
01:17:35et si on ne gère pas
01:17:36c'est ce qui s'est passé
01:17:39en Grèce
01:17:39c'est la tutelle du FMI
01:17:41qui se rapprochera
01:17:42un jour ou l'autre
01:17:43c'est les pensions de retraite
01:17:45qui seront divisées par deux
01:17:46c'est à un moment donné
01:17:47le mur de la réalité
01:17:49qui nous percutera
01:17:51non mais je pense
01:17:53qu'on a une écoute
01:17:54qui est bienveillante
01:17:55d'une manière générale
01:17:56mais à un moment donné
01:17:57pour des gens qui dirigent
01:17:58il faut prendre des responsabilités
01:18:00Amine Elbaï
01:18:01quel regard vous portez
01:18:02vous qui êtes le plus jeune
01:18:03sans doute avec Maxime
01:18:05Maxime est le plus jeune
01:18:06sur ce plateau
01:18:06moi je ne connais que des jeunes
01:18:08sur ce plateau
01:18:09merci
01:18:09c'est un politique mon courage
01:18:11mais vous dire qu'effectivement
01:18:13j'appartiens à une génération
01:18:14qui en tout cas moi
01:18:16à titre personnel
01:18:17je n'ai pas le droit
01:18:18d'être malade
01:18:18parce que je suis indépendant
01:18:19et parce que je suis entrepreneur
01:18:21et donc je ne connais pas
01:18:22l'arrêt maladie
01:18:23et je ne connais pas
01:18:24les avantages d'un arrêt maladie
01:18:25et ses inconvénients également
01:18:27mais vous dire une chose
01:18:28c'est que moi
01:18:29j'ai pu apprendre
01:18:30durant mes formations
01:18:32en tant que juriste
01:18:33en charge de la conduite
01:18:34des politiques publiques
01:18:35en matière de solidarité
01:18:36que si on mettait plus de moyens
01:18:38sur la prévention
01:18:39que sur le curatif
01:18:40on n'en serait peut-être pas là
01:18:41aujourd'hui
01:18:41parce que la gestion
01:18:43des risques psychosociaux
01:18:44les RPS
01:18:45c'est l'inspection du travail
01:18:47qui gère ça
01:18:48mais l'inspection du travail
01:18:49elle intervient
01:18:49qu'après l'incident
01:18:51alors que toute la politique
01:18:52en matière de prévention
01:18:54des risques psychosociaux
01:18:56elle devrait être confiée
01:18:56aux agences régionales de santé
01:18:58qui elles disposent
01:18:59d'enveloppes budgétaires
01:19:00qui pourraient être mieux gérées
01:19:03mieux contrôlées
01:19:04mieux dépensées
01:19:05pour éviter
01:19:05ces situations dramatiques
01:19:07parce que moi
01:19:08j'en ai marre d'entendre
01:19:09que notre pays
01:19:10vit avec une complicité
01:19:12de médecins
01:19:12qui jouent contre la France
01:19:13qui jouent contre
01:19:14la sécurité sociale
01:19:15oui notre solidarité
01:19:16n'est pas illimitée
01:19:17mais parfois
01:19:18le médecin
01:19:19c'est le dernier fil rouge
01:19:20qui fait tenir la République
01:19:21parce qu'il n'y a plus
01:19:22de services publics
01:19:23dans certains territoires
01:19:24Merci pour cette
01:19:26petite réflexion
01:19:27d'ailleurs ça me donne
01:19:28l'occasion de vous interroger
01:19:29on va avoir notre référente
01:19:31si je puis dire
01:19:31en la matière
01:19:32Florence Savan-Schreiber
01:19:32est-ce que vous êtes d'accord
01:19:33pour dire
01:19:34ce pays n'a pas assez investi
01:19:35sur la prévention
01:19:37j'imagine que vous allez
01:19:38aborder dans son sens
01:19:39plutôt que payer
01:19:40après coup
01:19:41des sommes faramineuses
01:19:42ça c'est le résultat
01:19:44vers lequel
01:19:45évidemment nous avons
01:19:46envie d'aller
01:19:46mais le pays
01:19:48n'a pas prévu
01:19:49la vague
01:19:51absolue d'anxiété
01:19:52c'est-à-dire
01:19:53ne tapons pas
01:19:54sur la tête
01:19:54de ce pays
01:19:55à tout prix
01:19:55le monde
01:19:56s'est formidablement
01:19:58accéléré
01:19:59quand je dis
01:19:59formidablement
01:20:00c'est pas dans le bon sens
01:20:01sur ces questions
01:20:02de santé mentale
01:20:03et on sait
01:20:04qu'on ne peut pas
01:20:04aller aussi vite
01:20:05que la réalité
01:20:06il faut vraiment
01:20:07visualiser aujourd'hui
01:20:08une pyramide
01:20:09comme cela
01:20:09donc les générations
01:20:10les jeunes sont en bas
01:20:11leur niveau d'anxiété
01:20:12est aussi large
01:20:13que le bas de la pyramide
01:20:14et nous
01:20:15nous avons la chance
01:20:15d'être là-haut
01:20:16donc
01:20:17la question maintenant
01:20:18n'est pas de se dire
01:20:19aurions-nous dû
01:20:21la question est maintenant
01:20:23de se dire
01:20:23comment fait-on
01:20:24comment forme-t-on
01:20:25les gens
01:20:25justement l'anxiété
01:20:26pour parler des médecins
01:20:27ils sont eux-mêmes
01:20:28en burn-out
01:20:28vous savez
01:20:29c'est-à-dire qu'ils sont
01:20:31aussi voire plus exposés
01:20:32que la population générale
01:20:33donc je suis pour
01:20:34plutôt que les reproches
01:20:35de se dire
01:20:36maintenant tout de suite
01:20:37par où commence-t-on
01:20:39et tout le monde
01:20:40doit se former
01:20:41à accueillir
01:20:42les souffrances
01:20:43de manière à ce que les gens
01:20:43quand on porte des béquilles
01:20:45on vient quand même travailler
01:20:46et bien sur le plan psychique
01:20:47comment peut-on permettre
01:20:49aux gens
01:20:49de venir travailler
01:20:50avec ces béquilles
01:20:51qui sont intérieures
01:20:52qui ne se voient pas
01:20:53donc on en a honte
01:20:54et c'est aussi pour ça
01:20:55que les gens disparaissent
01:20:56Merci beaucoup
01:20:57Florence Servan-Schreiber
01:20:58de nous avoir éclairé
01:20:59sur ces questions
01:21:00éminemment importantes
01:21:01pour notre société
01:21:03bien sûr
01:21:03c'est un problème
01:21:04sociétal majeur
01:21:05le bilan de la commission
01:21:07sur l'audiovisuel public
01:21:08ça s'est refermé hier
01:21:09et attention
01:21:10cet homme
01:21:11ce rapporteur
01:21:11Charles Aloncle
01:21:12qu'on a bien connu
01:21:14à cette occasion
01:21:14il nous dit
01:21:15faites attention
01:21:17si le rapport
01:21:17n'est pas adopté
01:21:18tout ce que vous aurez entendu
01:21:20alors évidemment
01:21:20maintenant c'est documenté
01:21:21archivé par les réseaux sociaux
01:21:23heureusement qu'ils sont là
01:21:24parfois
01:21:24mais ça va disparaître
01:21:26écoutons
01:21:28Si ce rapport
01:21:29n'est pas adopté
01:21:30c'est pas simplement
01:21:31la publication du rapport
01:21:32qui n'est pas permise
01:21:33c'est l'ensemble
01:21:34des travaux
01:21:35de la commission d'enquête
01:21:36qui tombent instantanément
01:21:37donc toutes les vidéos
01:21:38des auditions
01:21:38tous les comptes rendus
01:21:39des auditions
01:21:40doivent disparaître
01:21:42instantanément
01:21:42des sites de l'Assemblée nationale
01:21:43et si vous récupérez
01:21:45des éléments
01:21:45qui ont été révélés
01:21:46dans le cadre
01:21:47des auditions
01:21:48de cette commission d'enquête
01:21:48il y en a eu beaucoup
01:21:49il y en a eu près de 70
01:21:50vous êtes passible
01:21:51de poursuite pénale
01:21:52Maxime Leguet
01:21:53voilà
01:21:53en plus
01:21:54vous êtes passible
01:21:55de poursuite pénale
01:21:56si vous remettez ça
01:21:57dans l'espace public
01:21:58Tout à fait
01:21:59et c'est là bien l'enjeu
01:22:00parce que
01:22:00l'enjeu évidemment
01:22:01premier de cette commission d'enquête
01:22:03c'était de faire
01:22:04les révélations
01:22:05sur cette gabegie
01:22:07de l'audiovisuel public
01:22:08mais
01:22:08l'enjeu sous-jacent
01:22:10aussi c'était
01:22:11de pouvoir avoir
01:22:12une traduction
01:22:13légale
01:22:14et
01:22:14de faire évoluer
01:22:16la loi dans ce sens
01:22:16or
01:22:17si ce rapport
01:22:19n'est pas publié
01:22:20effectivement
01:22:20vous ne pourrez pas
01:22:21faire une proposition
01:22:22de loi
01:22:23en vous appuyant
01:22:23sur tous les travaux
01:22:24qui ont été
01:22:25d'utilité publique
01:22:27pendant ces six mois
01:22:29on a bien vu
01:22:29qu'il y avait
01:22:30une opération
01:22:31de décrédibiliser
01:22:32Charles Allon
01:22:33pour décrédibiliser
01:22:35en fait
01:22:35le rapport
01:22:36j'espère que
01:22:37Yael Brown-Pivet
01:22:38qui a elle-même
01:22:39participé
01:22:39à cette décrédibilisation
01:22:41de la commission d'enquête
01:22:42va demander
01:22:45solennellement
01:22:45en tant que garante
01:22:46à ce que
01:22:47ce rapport
01:22:48soit bien voté
01:22:49parce qu'il en va
01:22:50du respect
01:22:51des travaux
01:22:51des parlementaires
01:22:52et la commission d'enquête
01:22:54en est
01:22:54l'élément saillant
01:22:56en ce moment
01:22:57mais
01:22:57poser la question
01:22:58c'est déjà un peu
01:22:59y répondre
01:22:59j'ai l'impression
01:22:59que
01:23:00Yael Brown-Pivet
01:23:01ne prendra pas
01:23:01la parole
01:23:02en ce sens
01:23:03et Charles Allon
01:23:04qui dit
01:23:04moi ce que je veux
01:23:05au fond
01:23:06c'est provoquer
01:23:07un électrochoc
01:23:08écoutez cet extrait
01:23:10ma seule intention
01:23:11pour moi
01:23:11c'est de proposer
01:23:12des pistes de réforme
01:23:14de créer une situation
01:23:15d'électrochoc
01:23:16parce qu'on voit
01:23:16qu'il y a des dérives
01:23:17qui sont inacceptables
01:23:18à l'heure où
01:23:19année après année
01:23:19on demande toujours
01:23:20plus d'efforts aux français
01:23:21pour financer
01:23:22ce type d'organisation
01:23:24donc j'espère
01:23:25que dans les recommandations
01:23:26que j'émettrai
01:23:26qui ne seront pas idéologiques
01:23:28ce seront des recommandations
01:23:28pragmatiques
01:23:29pour lutter
01:23:30contre les conflits d'intérêts
01:23:32pour mettre fin
01:23:33à cette bureaucratie inadmissible
01:23:34pour lutter aussi
01:23:35contre les dépenses inutiles
01:23:36j'espère que Delphine Arnott
01:23:38que Sybille Veil
01:23:39à la tête de France Télévisions
01:23:40et Radio France
01:23:41prendront en compte
01:23:42ces recommandations
01:23:42pour sauver
01:23:43l'émission précieuse
01:23:44de l'audiovisuel public
01:23:45rien n'est moins sûr
01:23:46j'ai envie de dire
01:23:47mais l'électrochoc
01:23:48il viendra avant tout
01:23:49de ceux qui adopteront
01:23:50ou pas le rapport
01:23:51et qui sera quand même
01:23:52contraignant pour la suite
01:23:53vous savez
01:23:54on assiste peut-être
01:23:56aujourd'hui
01:23:57à un affaiblissement
01:23:57de la démocratie
01:23:58parce que
01:23:59en réalité
01:24:00en réalité
01:24:01Nelly
01:24:02cette commission
01:24:03n'aurait jamais dû exister
01:24:04si le service public
01:24:06de l'information
01:24:07avait déjà mis en oeuvre
01:24:08les recommandations
01:24:10et également
01:24:11le sens de la publication
01:24:13du rapport
01:24:13de la Cour des Comptes
01:24:14donc cela veut dire
01:24:16qu'en réalité
01:24:17non seulement
01:24:17vous avez un affaiblissement
01:24:19juridictionnel
01:24:19puisque
01:24:20aux yeux du service public
01:24:21un rapport de la Cour des Comptes
01:24:23qui est quand même
01:24:23une juridiction financière
01:24:24ne vaut presque plus rien
01:24:26mais en plus de cela
01:24:27on cherche à faire taire
01:24:28des voix politiques
01:24:29des voix politiques
01:24:30qui dérangent
01:24:31parce que
01:24:31il y a des questions
01:24:32que l'on ne veut pas entendre
01:24:34il y a des réponses
01:24:35que l'on ne veut pas dire
01:24:36et puis il y a aussi
01:24:37des réalités
01:24:37que l'on ne veut pas voir
01:24:38et donc vous voyez bien
01:24:39qu'aujourd'hui
01:24:40le risque
01:24:41ce n'est pas seulement
01:24:41un risque de disparition
01:24:42c'est aussi un risque
01:24:45c'est aussi un risque
01:24:46de baïonner
01:24:46un certain nombre de voix
01:24:47et en quelque sorte
01:24:49vous ne pouvez pas si bien dire
01:24:50parce que la séquence
01:24:51que je vais vous montrer
01:24:51c'est celle des altercations fréquentes
01:24:53entre Charles Lalonde
01:24:54qui est le président de la commission
01:24:55ça aussi
01:24:56ça aura défrayé la chronique
01:24:57et ça rentrera dans les annales
01:24:59on a essayé quand même
01:25:00d'aller entraver
01:25:02le travail de cet homme
01:25:03parce qu'il était trop pugnace
01:25:04parce qu'il allait trop
01:25:05au fond des choses
01:25:06et que bon
01:25:07il faut reconnaître
01:25:07qu'il a bien fait son travail
01:25:08voilà il est allé
01:25:09c'est un homme de chiffres
01:25:10regardez
01:25:13les français pourront lire
01:25:14l'entièreté du rapport
01:25:15et par ailleurs
01:25:16monsieur le rapporteur
01:25:17monsieur le président
01:25:17si vous me permettez
01:25:19de ne pas m'interrompre
01:25:20dans les questions
01:25:20que je pose
01:25:21parce que je pense
01:25:22que c'est important
01:25:22d'être factuel
01:25:23mais vous avez bien raison
01:25:25si vous pouvez me permettre
01:25:26d'aller plus loin
01:25:27dans ma question
01:25:27parce que vous m'accordez
01:25:28à chaque fois 45 minutes
01:25:29de temps de question
01:25:30et j'aimerais ne pas être
01:25:31s'il vous plaît
01:25:32monsieur le président
01:25:32interrompu
01:25:33monsieur le rapporteur
01:25:34au terme de cette audition
01:25:35et de cette commission
01:25:36dans laquelle vous ne pouvez pas dire
01:25:37que le temps vous a manqué
01:25:39j'ai présidé des auditions
01:25:40de plus de 4 heures
01:25:41j'ai mis mon agenda
01:25:42à votre service
01:25:43j'ai présidé 200 heures
01:25:44d'audition
01:25:44dans cette commission d'enquête
01:25:45jamais une commission d'enquête
01:25:46n'avait autant travaillé
01:25:47nous avons auditionné
01:25:48Mme Sibyl Bey pendant 4 heures
01:25:49nous avons auditionné
01:25:50Mme Sibyl Bey pendant 4 heures
01:25:52vous avez pu vous poser
01:25:52toutes les questions
01:25:53jamais j'ai interrompu
01:25:55une audition
01:25:56si ce n'est celle
01:25:56où vous m'avez mise en cause
01:25:57et remise en cause
01:25:58ma priorité
01:25:59et vous pourrez
01:25:59et vous pourrez aller
01:26:02aujourd'hui
01:26:03y compris
01:26:03jusqu'au bout de vos questions
01:26:04et je sais qu'elles sont
01:26:05c'était ça aussi
01:26:06cette commission
01:26:07et ça montre aussi
01:26:08quand même
01:26:09ce qu'est la politique
01:26:10aujourd'hui
01:26:11Caroline Pilastre
01:26:12Charles Alain
01:26:13a dérangé
01:26:14avec son professionnalisme
01:26:15et n'étant pas
01:26:16dans la bien-pensance
01:26:17ambiante
01:26:18effectivement
01:26:19on a suivi ça
01:26:20comme un feuilleton
01:26:21c'était pour moi
01:26:21un genre de Dallas
01:26:22slash dynastie médiatique
01:26:24et on a entendu
01:26:25des animateurs
01:26:26des producteurs
01:26:28des grands patrons
01:26:28qui n'avaient jamais
01:26:30l'habitude
01:26:30d'être mis à mal
01:26:32mis à l'index
01:26:33donc en termes
01:26:34des gossures dimensionnées
01:26:35toutes ces personnes
01:26:36bien-pensantes
01:26:37une fois de plus
01:26:38n'ont pas supporté
01:26:39d'avoir été
01:26:40jetées en pâture
01:26:41à la vindicte populaire
01:26:43parce que c'est un gros mot
01:26:44vous comprenez
01:26:45beaucoup de médias
01:26:46dont Cyril Hanouna
01:26:47régulièrement
01:26:48reprenaient ce qui se passait
01:26:49maintenant
01:26:50si cette commission
01:26:51est enterrée
01:26:51selon moi
01:26:52c'est un scandale étatique
01:26:54mais ce qu'il y a
01:26:55de positif
01:26:56enfin le public
01:26:56l'aura vu quand même
01:26:57exactement
01:26:58c'est que médiatiquement
01:26:59en termes de communication
01:27:00et également
01:27:01sur les réseaux sociaux
01:27:02tout le monde
01:27:03est au courant
01:27:03de la posture
01:27:04des uns ou des autres
01:27:05et de potentiellement
01:27:06ce que les uns ou les autres
01:27:07gagnent avec notre argent
01:27:08c'est un pognon de dingue
01:27:10à cette gabegie
01:27:10du service public
01:27:1230 secondes
01:27:12pour conclure
01:27:13si vous voulez
01:27:13moi je ne suis pas
01:27:14pour la suppression
01:27:15du service public
01:27:16j'y ai été d'ailleurs formé
01:27:17et il y a d'excellents contenus
01:27:19et d'excellents journalistes
01:27:20néanmoins
01:27:21je trouve quand même
01:27:22que la désinvolture
01:27:23d'un certain nombre
01:27:24de producteurs
01:27:25vis-à-vis de la commission
01:27:26cette instauration
01:27:28du clivage
01:27:29entre le président
01:27:30et le rapporteur
01:27:31et la manière
01:27:33dont on semble
01:27:35refuser l'idée
01:27:36qu'il y ait un pluralisme
01:27:37qu'on puisse
01:27:38à la fois
01:27:38entre le public
01:27:39et le privé
01:27:39et qu'on puisse
01:27:40questionner un certain
01:27:41nombre de comportements
01:27:42tout ça
01:27:43m'a paru quand même
01:27:44un peu choquant
01:27:45merci
01:27:45ça a été un plaisir
01:27:46d'être avec vous tous
01:27:47aujourd'hui
01:27:48merci beaucoup Nelly
01:27:49je vous souhaite une excellente
01:27:49fin d'après-midi
01:27:50et demain vous retrouvez
01:27:52Julien Pasquet
01:27:53à bientôt
01:27:53à très vite
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