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Commission des affaires européennes : Coût environnemental de l’intelligence artificielle ; Reconnaissance et commémoration du génocide des Roms
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00:13:30travaillé au cours de cette session parlementaire sur le coût environnemental de l'intelligence
00:13:34artificielle. De fait, le développement massif des systèmes d'intelligence artificielle
00:13:39générative et leur appropriation par le grand public est l'un des faits structurants de
00:13:45la décennie 2020 et s'inscrit plus largement dans la numérisation croissante de nos sociétés
00:13:50à l'œuvre depuis le début du siècle. La révolution numérique peut être une chance
00:13:55immense pour l'humanité. Elle peut permettre un progrès humain, scientifique et démocratique
00:13:59inédit. Pour autant que cette technologie soit utilisée à ses fins. Or, l'IA générative
00:14:06accentue à bien des égards les problèmes déjà soulevés par le numérique. Accaparement
00:14:10par des multinationales, manipulation algorithmique, fracturation sociale, addiction aux écrans,
00:14:16violation de la vie privée, dépendance à des acteurs étrangers et impact environnemental
00:14:21non négligeable. C'est sur ce dernier aspect trop souvent invisibilisé que porte ma communication
00:14:26d'aujourd'hui. Car la crise climatique n'en finit pas de s'accélérer. Selon l'Organisation
00:14:32Météorologique Mondiale, le climat de la Terre n'a jamais été aussi déséquilibré
00:14:36depuis le début de ses observations. Les concentrations de gaz à effet de serre entraînent un réchauffement
00:14:44continu de l'atmosphère et de l'océan ainsi que la fonte des glaces. L'Europe est le premier
00:14:49continent qui se réchauffe le plus vite. Un tiers de la population vit déjà dans des zones touchées
00:14:54par la sécheresse. Aujourd'hui, 60 à 70% des sols européens sont dégradés et notre
00:15:00biodiversité s'effondre. Plus de 80% des habitats naturels du continent sont dans un
00:15:05mauvais état de conservation. Ces changements rapides et à grande échelle se sont produits
00:15:10en quelques décennies mais auront des répercussions néfastes pendant des centaines voire des milliers
00:15:14d'années. Il y a urgence à engager la bifurcation écologique à tous les niveaux et notamment
00:15:20en matière de numérique. Dans le cadre de cette communication, j'ai auditionné différentes
00:15:25chercheuses et chercheurs ainsi que les agences de l'État compétentes, l'agence de la transition
00:15:31écologique, ADEME, et l'autorité de régulation des communications électroniques des postes
00:15:35et de la distribution de la presse, l'ARCEP. Plusieurs enseignements ressortent de ces auditions.
00:15:40Avant de les exposer, je voudrais insister sur un point. Les entreprises d'IA des États-Unis
00:15:45d'Amérique ont construit leur narratif marketing autour de l'idée que l'intelligence artificielle
00:15:51sera le grand remède miracle permettant d'éradiquer le cancer et de développer des technologies
00:15:57contre le changement climatique justement. Ce récit fallacieux est destiné précisément
00:16:03à faire parler, à attirer consommateurs et consommatrices ainsi que des investissements
00:16:07afin de faire croire que les consommateurs, les investisseurs participent en achetant un abonnement
00:16:16en les finançant à une grande révolution. Comme je l'ai indiqué plus tôt, il existe une dimension
00:16:21potentiellement révolutionnaire de certaines applications d'intelligence artificielle
00:16:25à certains domaines précis. C'est ce qui illustre par exemple le prix Nobel de chimie 2024
00:16:31attribué à une équipe de chercheurs en intelligence artificielle pour leurs travaux sur la synthèse
00:16:35des protéines. Mais ces progrès ne sont pas le fait des grands modèles de langage promis
00:16:40à grand renfort de communication. Ils sont le fait de modèles spécialisés, précisément
00:16:45entraînés à des fins de recherche sur des données ciblées. Il ne faut donc pas confondre
00:16:50les usages frivoles et énergiforts des grands modèles de langage servant à synthétiser
00:16:54au choix une multitude d'images allant du souverain pontife en vêtements de bain, aux parodies
00:17:02de personnalités politiques ou des vidéos de chiens et chats se comportant comme des humains
00:17:06et les usages utiles, bien plus frugaux et silencieux, de modèles d'intelligence artificielle
00:17:12appliqués à certaines recherches scientifiques de pointe. Cette précision faite, je voudrais
00:17:17maintenant vous présenter les principales observations de ma communication sur les différents
00:17:21aspects environnementaux de l'IA et les difficultés de leur prise en compte dans le cadre réglementaire
00:17:29actuel avant d'esquisser quelques recommandations. Tout d'abord, le coût environnemental de
00:17:34l'IA est lié à trois facteurs principaux. La consommation d'électricité des centres
00:17:39de données et le type d'énergie utilisée pour produire cette électricité, charbon,
00:17:44hydroélectricité, nucléaire. La fabrication des équipements, semi-conducteurs, cartes graphiques,
00:17:49serveurs, équipements réseau, mais aussi les bâtiments abritant les centres de données
00:17:53et la consommation d'eau de ces centres de données pour leur refroidissement. S'agissant
00:17:58de l'électricité, les projections de consommation des centres de données sont toutes alignées
00:18:03sur un facteur 2 ou 3. L'IA contribue à environ 10% de la consommation des centres de données
00:18:08et cette proportion pourrait bien sûr augmenter compte tenu de la hausse rapide des usages
00:18:13de ces systèmes par le grand public. S'agissant des équipements, leur fabrication représente
00:18:18environ 25% de l'empreinte carbone totale de la filière numérique à l'échelle mondiale.
00:18:23Cette proportion monte à 50% en France, où le caractère faiblement carboné du mix
00:18:27électrique réduit mécaniquement le poids relatif de la consommation d'énergie à l'usage.
00:18:32S'agissant de l'eau, l'étude Making AI First Sea a mis en évidence que l'entraînement
00:18:38du seul modèle GPT-3 avait nécessité la consommation de 5,4 millions de litres d'eau.
00:18:43Plus récemment, Google a reconnu que son ratio d'efficacité hydrique s'établissait
00:18:48à un litre d'eau par kWh consommé. Et l'entraînement du modèle Mistral, documenté
00:18:53dans le cadre d'une analyse de cycle de vie pilotée par l'ADEME, a quant à lui mobilisé
00:18:58281 000 m3 d'eau. Notons que la consommation d'eau revêt une dimension territoriale
00:19:04particulièrement aiguë. Les centres de données ont une durée de vie de l'ordre de 30 ans
00:19:08et leur implantation génère des tensions durables sur les ressources en eau locale,
00:19:14notamment dans des régions semi-arides ou en situation de stress hydrique.
00:19:18A Marseille, par exemple, l'implantation de centres de données dans le Grand Port
00:19:21Maritime a retardé l'électrification à quai des navires et la recherche des bus électriques
00:19:26municipaux. Ce coût environnemental est difficilement maîtrisable en l'état et n'est de fait pas
00:19:33abordé par le règlement sur l'IA adopté en 2024. Cela tient à trois principales difficultés.
00:19:38La première de ces difficultés, évoquée par l'ensemble des personnes auditionnées,
00:19:42est l'absence de données disponibles. En effet, les données relatives à la pollution
00:19:48des grands modèles de langage massivement utilisés de nos jours, comme ChatGPT,
00:19:52Claude, Gemini, Grock, ne sont pas disponibles et les pollutions imputables à l'intelligence
00:19:58artificielle sont souvent elles-mêmes incluses sans plus de précision dans les pollutions numériques.
00:20:04Pour prendre un exemple, il est difficile de savoir précisément la puissance de calcul
00:20:08allouée à des modèles d'IA au sein d'un centre de données pouvant servir à d'autres usages
00:20:13numériques. Cette difficulté tient au fait que la plupart des centres commerciaux fonctionnent
00:20:18sur un modèle multitenant où plusieurs entreprises avec des usages différents peuvent cohabiter
00:20:23et utiliser la puissance de calcul pour leurs propres usages. Ce problème est bien connu et nous a été
00:20:29rappelé par les personnes auditionnées. Cependant, à ce jour, le cadre réglementaire européen
00:20:33via l'AI Act adopté en 2024 reste centré sur la protection des utilisateurs et utilisatrices
00:20:40et omet la dimension environnementale.
00:20:43La deuxième difficulté est davantage méthodologique et recouvre la question de la métrique.
00:20:47Autrement dit, comment mesurer le coût environnemental de l'IA ?
00:20:51La mesure par requête est l'unité de communication la plus fréquemment utilisée par les professionnels
00:20:56du secteur. Mais cette métrique pose de sérieux problèmes de robustesse.
00:21:01En premier lieu, les impacts par requête varient considérablement selon leur nature textuelle
00:21:08audio-vidéo, selon la taille du modèle sollicité et selon la qualité de la réponse attendue.
00:21:13En second lieu, une requête isolée n'a pas de signification environnementale pertinente.
00:21:19Ce qui compte, c'est l'usage annuel agrégé qui intègre l'ensemble des phases d'entraînement,
00:21:24de réentraînement et d'inférence. Enfin, la métrique par requête a pour effet pervers
00:21:29de reporter la responsabilité environnementale sur les utilisateurs et utilisatrices individuelles,
00:21:34occultant la part décisive que représente l'entraînement à la charge exclusive des développeurs de modèles.
00:21:40Une autre complexité tient à l'intégration croissante de l'IA dans des services numériques génériques.
00:21:45Les moteurs de recherche intègrent désormais nativement des résumés générés par l'IA
00:21:51et l'IA Overviews chez Google, Copilot chez Microsoft, rendant de plus en plus fine la frontière
00:21:57entre recherche classique et requête l'IA.
00:22:00Une requête adressée à un moteur de recherche doté d'une couche d'IA serait aujourd'hui
00:22:06de 5 à 10 fois plus consommatrice en énergie qu'une requête classique, selon plusieurs estimations.
00:22:13Enfin, troisième difficulté, la problématique du coût environnemental est elle-même
00:22:17intriquée aux dépendances que nous subissons en tant qu'Européens et Européennes,
00:22:21dépendance à la Chine pour le hardware, les équipements, et dépendance aux Etats-Unis
00:22:26de l'Amérique pour les softwares, les logiciels.
00:22:29Le problème du coût environnemental de l'IA n'est pas isolé.
00:22:32Un chiffre établi par le cabinet Asteres en 2024 mérite d'être rappelé.
00:22:3780% des dépenses logicielles et de services cloud des entreprises et administrations de
00:22:43l'Union européenne sont dirigées vers des acteurs des Etats-Unis d'Amérique, représentant
00:22:47265 milliards d'euros annuels.
00:22:50Ce chiffre met en lumière notre dépendance massive qui fait de l'Europe une colonie numérique
00:22:56des Etats-Unis d'Amérique.
00:22:58Mais ce n'est pas tout.
00:22:59Vu sous l'angle de la sobriété et de l'empreinte environnementale, ce chiffre résonne amèrement
00:23:05avec le célèbre adage populaire « on n'est jamais mieux servi que par soi-même ».
00:23:09De fait, la meilleure manière de construire des modèles des d'IA vertueux, respectueux
00:23:15de l'environnement, est encore de disposer d'entreprises d'IA souveraines, françaises
00:23:20ou européennes.
00:23:21Soyons clairs.
00:23:22Le discours selon lequel moins de régulation renforce la compétitivité est à cet égard un
00:23:28contresens.
00:23:28L'absence de régulation environnementale avantage structurellement les acteurs des
00:23:35Etats-Unis d'Amérique et fragilise les Européens et européennes, dont la différenciation
00:23:39ne peut reposer que sur la qualité, la fiabilité et la soutenabilité de leurs services.
00:23:45Chercher à protéger les consommateurs et consommatrices en Europe est une bonne chose.
00:23:50Mais cette ambition ne peut être la seule fin de l'action politique européenne.
00:23:53Il nous faut également obliger les grands modèles de langage à la transparence environnementale.
00:24:00Cette exigence sera également de nature à mettre en avant nos entreprises d'IA nationales
00:24:05et européennes, dont les efforts ne sont pour l'or pas récompensés à leur juste valeur.
00:24:11Dans le prolongement de ce propos, plusieurs recommandations peuvent être formulées.
00:24:16D'abord et avant tout, il nous faut obliger les entreprises d'IA à une transparence
00:24:21absolue sur le coût environnemental, tant dans la phase d'entraînement des modèles
00:24:26que dans leur phase d'inférence, c'est-à-dire d'utilisation par les consommateurs et consommatrices.
00:24:32Aucune action politique publique ne pourra être entreprise en la matière
00:24:36tant que nous n'aurons pas d'indicateurs fiables et harmonisés.
00:24:40Mégawatt-heure consommé, litres d'eau consommé, tonnes d'équivalent CO2 émises.
00:24:45Ces données sont nécessaires à l'action publique autant qu'à la recherche pour améliorer la sobriété des modèles.
00:24:50J'ajoute en écho à ce que j'évoquais à l'instant que la publication de ces données
00:24:55permettrait sans doute d'objectiver et de valoriser le caractère plus vertueux
00:24:59des solutions françaises et européennes.
00:25:01Ainsi, l'entreprise d'IA française Mistral s'est prêtée en 2024
00:25:05à une analyse de cycle de vie en lien avec l'ADEME, que j'évoquais plus tôt,
00:25:10qui a permis de déterminer précisément le coût environnemental de son modèle.
00:25:14Cette démarche singulière dans l'écosystème est à saluer
00:25:17et devrait être un passage obligé sur l'ensemble des modèles
00:25:20souhaitant accéder au marché français et européen.
00:25:24Ensuite, et cela rejoint le point précédent, l'État doit être exemplaire.
00:25:28Nous disposons pour cela d'un outil, je dirais même d'une arme d'orientation massive du marché
00:25:33en faveur des solutions nationales et européennes.
00:25:37Je veux parler de la commande publique.
00:25:39Il n'appartient qu'à nous de doter les agents publics en France et en Europe
00:25:43et les administrations critiques de solutions nationales et européennes, pour donner l'exemple.
00:25:48Enfin, il me semble essentiel de poursuivre les recherches dans le domaine de l'IA
00:25:52pour assurer des solutions plus sobres et mieux adaptées aux usages pertinents.
00:25:56Mais ces recherches doivent se faire tout en encadrant les usages compulsifs
00:26:00qui sont énergivores et abrutissants.
00:26:02Je pense à la génération d'images et de vidéos tout plus inutiles que les autres
00:26:08et parfois dangereuses pour l'information de qualité.
00:26:11Ces images mobilisent et ces vidéos mobilisent des capacités de calcul
00:26:16et déversent allègrement sur des réseaux qui n'ont plus de sociaux que le nom.
00:26:20Il nous faut en avoir conscience pour les encadrer en conséquence.
00:26:25C'est l'objet de l'avis politique que je soumets à votre sagacité.
00:26:31Je tiens à remercier l'aide apportée par notre administrateur, M. Giacomo, dans ce travail.
00:26:40Je remercie à l'ensemble des acteurs et actrices du secteur qui ont bien voulu répondre à nos auditions.
00:26:46Et je vous remercie de votre attention.
00:26:51Merci, Mme la rapporteure, chers collègues.
00:26:55Je vais donc donner maintenant la parole aux orateurs de groupe.
00:26:58A commencer pour le groupe Ensemble pour la République, à Mme Liliana Tanguy.
00:27:02Mme Tanguy, chers collègues.
00:27:05Merci, M. le Président.
00:27:08Mme la députée, la rapporteure.
00:27:12L'intelligence artificielle prend aujourd'hui une place croissante dans notre économie, comme dans nos administrations, comme vous venez de
00:27:20nous l'expliquer.
00:27:22Elle constitue un levier important d'innovation, de compétitivité et, dans certains cas, d'amélioration de l'action publique.
00:27:30Mais son développement a également un coût environnemental qu'il ne faut ni ignorer ni sous-estimer.
00:27:36Les systèmes d'intelligence artificielle reposent sur des capacités de calcul très importantes,
00:27:41qui impliquent des centres de données fortement consommateurs d'électricité et d'eau.
00:27:46À mesure que ces usages se développent, leur impact environnemental progresse.
00:27:50Ce constat doit être posé avec lucidité.
00:27:53Pour autant, la réponse ne peut pas être de freiner par principe le développement de l'intelligence artificielle,
00:28:00elle doit être de mieux l'encadrer.
00:28:02Et c'est d'ailleurs le sens des travaux déjà engagés, en France comme au niveau européen.
00:28:06Sous l'impulsion du ministère de la Transition écologique, un référentiel pour une intelligence artificielle dite frugale
00:28:12a été élaboré afin de définir des indicateurs de bonne pratique pour réduire concrètement son empreinte environnementale.
00:28:19Au niveau européen, le règlement sur l'intelligence artificielle, entré en vigueur en août 2024, est en cours de mise
00:28:25en œuvre.
00:28:25Il nous faut donc poursuivre les efforts sans céder aux simplifications.
00:28:30Si cet avis comporte certaines intentions que nous pouvons entendre, nous ne pourrons pas voter en sa faveur.
00:28:38D'abord parce qu'il se fragilise lui-même par des considérants qu'on qualifierait d'outranciers
00:28:44lorsqu'ils affirment, par exemple, que la numérisation croissante de nos sociétés conduirait à une déconnexion du vivant,
00:28:51à une désagrégation du lien social. Un tel raccourci un peu dogmatique n'apporte rien à l'analyse du coût
00:29:00environnemental
00:29:01de l'intelligence artificielle. Au contraire, il brûle et par contre, il brouille le débat.
00:29:06Ensuite, parce que cet avis révèle sa véritable arrière-pensée politique lorsqu'il propose de faire passer sous contrôle public
00:29:13et les infrastructures du numérique et des télécommunications. Nous ne sommes plus là dans l'encadrement écologique
00:29:19de l'intelligence artificielle, ni dans la recherche d'une plus grande sobriété numérique.
00:29:24Nous sommes dans une logique de quasi-nationalisation profondément antilibérale
00:29:28qui dépasse très largement l'objet du texte et qui, à nos yeux, n'apporte pas de réponse crédible
00:29:33aux défis environnementaux soulevés. Pour toutes ces raisons, le groupe EPR votera contre cet avis politique.
00:29:39Merci.
00:29:39Merci. Madame Bonneau.
00:29:44Oui, alors, merci Madame la députée pour votre propos. Je relève des points de constats convergents,
00:29:55mais également des caricatures un peu, pour le coup, simplistes, puisqu'il me semble avoir indiqué
00:30:05dans la présentation de cette communication et c'est indiqué aussi dans l'avis, qu'il s'agit non pas
00:30:12de stopper
00:30:13ou de freiner le développement de ces technologies numériques, mais de les encadrer et de les réguler
00:30:19pour qu'elles servent précisément des buts et des objectifs politiques.
00:30:24C'est bien notre rôle et notre responsabilité de s'assurer que des secteurs de développement économique et industriel
00:30:33puissent servir l'intérêt général. Or, à ce jour, le développement et le modèle de développement
00:30:41inspiré notamment des États-Unis d'Amérique ne correspondent pas à ce qu'on pourrait attendre
00:30:47et on devrait attendre à cet effet, que ce soit de manière générale et encore plus en matière environnementale.
00:30:52Et donc, les propositions qui sont portées sont, y compris, le fruit d'une discussion avec les acteurs du secteur
00:31:00qui pointent eux-mêmes et parfois qui vont beaucoup plus loin que ce que j'ai pu présenter
00:31:09puisque vous avez dû avoir connaissance de cette tribune qui a été signée par plusieurs personnalités
00:31:21800 personnalités qui exigent l'arrêt du développement de l'IA et parmi ces personnalités des sommités
00:31:30en la matière des spécialistes du domaine de grands chercheurs qui demandent un moratoire sur ce développement.
00:31:39Ce que nous ne portons pas comme proposition, mais qui montre peut-être qu'il y a une alerte à
00:31:44avoir
00:31:44sur justement la manière dont se développe ce secteur.
00:31:48Et donc, nous ne sommes pas loin de là les seuls et absolument pas plus déraisonnables
00:31:55que l'ensemble de ces personnalités pour alerter sur l'impasse dans laquelle nous pourrions nous retrouver
00:32:02si nous ne prenons pas nos responsabilités de régulateurs.
00:32:05Et c'est le sens de ma proposition d'avis.
00:32:09Merci. La parole maintenant pour le groupe La France Insoumise à Madame Sophia Chikirou.
00:32:15Merci Monsieur le Vice-président. Merci Madame la rapporteure pour ce rapport.
00:32:20Moi, évidemment, je partage non seulement l'analyse dont vous nous rendez compte,
00:32:25mais je partage aussi les recommandations que vous faites qui sont courageuses, audacieuses
00:32:30et qui, comme vous venez de le rappeler, correspondent à...
00:32:34Ce ne sont pas les vôtres, en quelque sorte.
00:32:36Ce sont des recommandations qui émanent de vos auditions, de l'ADEME, de l'ARCEP,
00:32:40de Shift Project, de l'Institut de Recherche en Sciences et Technologie du Numérique.
00:32:45Enfin, tous les experts du domaine disent qu'il est temps de prendre conscience
00:32:50que si on n'agit pas sur la régulation, mais aussi poser des limites
00:32:56et en réalité trouver les responsables de la pollution.
00:33:00Le principe qu'on essaye de poser à travers cet avis que vous essayez de poser,
00:33:03c'est celui du pollueur-payeur.
00:33:05Qui pollue ? Qui produit le maximum de pollution dans le développement de l'IA ?
00:33:10Et comment on le responsabilise ?
00:33:12Parce que sinon, il n'y a plus de limites.
00:33:13Et l'impact que vous décrivez, que ce soit sur les territoires, sur l'eau,
00:33:19sur les usages, sur l'aménagement du territoire,
00:33:22tout ce que vous dites là, c'est notre responsabilité politique.
00:33:24Alors nous, en tant que représentation nationale, et en réalité, le gouvernement.
00:33:28Je tiens aussi à rappeler que la France insoumise n'est pas dans le technosolutionnisme.
00:33:33Et vous citez dans votre rapport M. Sam Altman,
00:33:36qui dit, je trouvais ça vraiment très intéressant,
00:33:40il dit à propos de la pollution et de l'impact environnemental de l'IA,
00:33:44l'IA aura réponse aux problèmes qu'elle pose, y compris environnementaux.
00:33:48Nous n'y croyons pas.
00:33:48Nous pensons que le monde étant fini, la denrée étant limitée,
00:33:55nous risquons d'atteindre ces limites avant même d'avoir trouvé la solution à son propre renouvellement,
00:34:00c'est-à-dire ce que nous, nous avions appelé la règle verte.
00:34:02Et la France insoumise n'est pas non plus dans le technoscepticisme.
00:34:06C'est une erreur que de nous interpréter et de nous caricaturer de la sorte.
00:34:09Et je vais vous le dire, en 2016-2017, le premier homme politique français
00:34:14qui plante dans la campagne présidentielle le sujet du numérique et de l'intelligence artificielle,
00:34:20à une époque où ici personne ne savait même ce que voulait dire intelligence artificielle,
00:34:24c'est Jean-Luc Mélenchon.
00:34:25Et on le fait avec un meeting le 5 février 2017,
00:34:28où on parle des frontières de l'humanité,
00:34:31et où on pose la question du numérique.
00:34:32Et il est le tout premier à parler d'IA générative,
00:34:35qui s'est développée à partir de 2022 et s'est démocratisée.
00:34:38Donc ne tombons pas dans les caricatures.
00:34:41Vous avez choisi, je parle au groupe EPR, de vous opposer à cet avis,
00:34:45pour une seule et unique raison,
00:34:47c'est qu'il pose des limites au capitalisme financier et vorace,
00:34:52qui est en train non seulement de détruire notre souveraineté nationale,
00:34:55la souveraineté populaire,
00:34:57nous n'avons pas la maîtrise de nos centres de données ici en France,
00:35:02mais en plus il nous impose un modèle qui n'a pas d'intérêt public.
00:35:06Mais il profite de nos ressources, il profite de nos lois, il profite de notre argent,
00:35:13puisque de l'argent public dans l'installation de centres de données,
00:35:17de l'argent public dans le développement, la recherche, etc.
00:35:20Il y en a beaucoup, puisque vous le savez aussi bien que moi,
00:35:23c'est une des niches fiscales les plus importantes dans notre pays.
00:35:27Voilà.
00:35:27Donc moi, je soutiens tout à fait.
00:35:29Je voudrais juste poser une question, M. le Président,
00:35:31parce que je l'ai évoquée tout à l'heure, la question du pollueur-payeur.
00:35:34Est-ce qu'aujourd'hui, que ce soit au sein de l'Union européenne,
00:35:37mais aussi au sein de l'ONU,
00:35:38parce que vous avez une recommandation qui est très intéressante,
00:35:41j'étais moi-même allée à l'ONU, et c'est vrai que c'est un énorme sujet,
00:35:43de savoir comment on rend aujourd'hui responsables
00:35:47les générateurs de pollution,
00:35:48qui sont complètement déresponsabilisés
00:35:52par rapport à ce qu'ils produisent aujourd'hui
00:35:55et à l'impact que cela a sur notre pays,
00:35:58mais sur le monde en général.
00:36:00Merci, Mme la députée.
00:36:01Mme Obono, une réponse ?
00:36:02Je ne déduirai pas votre temps de parole
00:36:04de la réponse de Mme Chiquirou.
00:36:09Merci, M. le Président.
00:36:10Merci, Mme la députée, de rappeler justement
00:36:15que je pense que nous avons une approche fort pragmatique
00:36:19en vérité du sujet,
00:36:20et y compris nous, nous croyons
00:36:22que nous pouvons mettre au service de l'humanité
00:36:26et du progrès humain les technologies,
00:36:28mais pour cela, il faut en prendre le contrôle politique
00:36:31et déterminer ensemble à quelle fin nous voulons les utiliser,
00:36:35ce qui n'est pas le cas,
00:36:36ce qui n'est absolument pas le cas aujourd'hui.
00:36:40Et par rapport à la question que pose Mme Chiquirou,
00:36:45la députée Chiquirou,
00:36:46c'est précisément un des enjeux
00:36:47et ce dont on a besoin au niveau européen
00:36:51et ce dont profitent en fait aujourd'hui
00:36:55les grandes plateformes du secteur,
00:36:59c'est le fait qu'il est très difficile
00:37:01de déterminer le niveau de pollution
00:37:03et donc le niveau de responsabilité.
00:37:05Et donc il y a un brouillage permanent,
00:37:06justement, ce que j'expliquais,
00:37:08entre toute la phase pré-usage individuel
00:37:12qui incombe du coup aux plateformes
00:37:16et aux entreprises de l'intelligence artificielle
00:37:19et ce qui est beaucoup publicisé,
00:37:21c'est les requêtes individuelles et leur impact
00:37:23et donc on retombe sur une responsabilité
00:37:25des consommateurs et consommatrices,
00:37:27usagers et usagères,
00:37:28ce qui nous semble être un problème
00:37:31parce qu'une bonne partie de cette responsabilité
00:37:36est invisibilisée
00:37:38et même quand on parle de l'usage,
00:37:41en fait le modèle économique de ces industries
00:37:45est de favoriser la consommation,
00:37:48j'allais dire, de divertissement
00:37:51et que c'est là-dessus en fait
00:37:52qu'elles font de leurs valeurs économiques
00:37:59et financières
00:38:01et donc elles ont aussi une responsabilité
00:38:03dans le marketing, dans la publicité
00:38:04et dans le fait de pousser à cette consommation
00:38:08et à cette surconsommation individuelle
00:38:10et donc c'est précisément pour ça
00:38:12qu'on a besoin de préciser
00:38:13dans la législation européenne
00:38:17dans le cadre de ce qui est mis en place
00:38:19des mesures et des métriques
00:38:21et d'obliger justement à la transparence
00:38:23et c'est le premier niveau de responsabilité
00:38:26sur lequel nous portons notre attention
00:38:28et nous avons besoin d'avancer.
00:38:31Merci.
00:38:31La parole maintenant pour le groupe socialiste
00:38:33et apparenté à Madame Marietta Caramandli.
00:38:37Merci Monsieur le Président,
00:38:38Madame la rapporteure,
00:38:40Mesdames et Messieurs,
00:38:41chers collègues.
00:38:42D'abord je saluais l'intérêt du travail présenté
00:38:45et ce rapport a un grand mérite
00:38:47au moins de poser un débat
00:38:49que nous n'avons pas le droit d'éviter
00:38:51c'est-à-dire l'intelligence artificielle.
00:38:53C'est une infrastructure matérielle,
00:38:55énergivore et consommatrice de ressources.
00:38:57Sur ce point, la diagnostic est utile
00:38:59et dans la plupart de ses constats convaincants.
00:39:02Cependant, le rapport laisse subsister
00:39:05quelques zones grises.
00:39:06D'abord la première est la quasi-absence
00:39:08d'évaluation économique des mesures proposées.
00:39:11Nous disposons des recommandations,
00:39:13parfois très ambitieuses même,
00:39:15mais sans chiffrage des coûts de mise en œuvre,
00:39:18sans estimation des investissements publics
00:39:20ou est privée nécessaire
00:39:21et sans analyse budgétaire des conséquences
00:39:23pour les collectivités,
00:39:24les opérateurs et l'État.
00:39:26On aurait aimé voir un peu plus,
00:39:27donc aller plus loin
00:39:28que ce que nous disons dans ce rapport.
00:39:31La deuxième zone grise
00:39:32est de nature méthodologique,
00:39:34c'est-à-dire que le rapport décrit
00:39:35l'empreinte environnementale de l'IA,
00:39:38mais ne propose pas réellement
00:39:39de comparaison entre plusieurs trajectoires possibles,
00:39:43entre d'une part une sobriété forte,
00:39:45une version intermédiaire,
00:39:47le statu quo,
00:39:47ou encore le scénario de l'accélération technologique.
00:39:50Or, sans scénario comparé,
00:39:53il est difficile de savoir
00:39:53où se situe le bon point d'équilibre.
00:39:56Et enfin, le troisième point
00:39:57sur lequel je voulais insister,
00:39:59c'est le rapport qui évoque la souveraineté,
00:40:02mais il n'organise pas véritablement
00:40:03l'arbitrage entre dépendance et coûts.
00:40:07Et il souligne cette dépendance européenne
00:40:09aux acteurs américains,
00:40:10aux chaînes de valeurs extra-européennes,
00:40:13que je partage.
00:40:14Mais est-ce qu'il faut limiter une technologie
00:40:18et laisser nos concitoyens nationaux européens
00:40:20utiliser des solutions extérieures,
00:40:22imposant ses valeurs et ses normes
00:40:24et sa course folle à une plateforme purement technique ?
00:40:28Est-ce qu'il faut accepter un coût environnemental régulé
00:40:31et réduire nos dépendances ?
00:40:33Voilà ces termes-là.
00:40:35Le rapport devrait identifier encore mieux le problème,
00:40:38mais ne dit pas assez
00:40:40et quel choix politique pourrait être fait.
00:40:43Enfin, si la communication insiste sur la transparence,
00:40:46la planification et la frugalité
00:40:48ne dit pas assez, me semble-t-il,
00:40:50ce qu'il faut accepter ou ne pas faire.
00:40:51Je prends un exemple.
00:40:53L'exemple de l'IA peut,
00:40:55dans les domaines de la médecine ou de la santé,
00:40:57sans se substituer à l'humain,
00:40:59apporter une plus-value utile.
00:41:01Donc je pense que la médecine, par exemple,
00:41:03personnalisée avec le génomique,
00:41:04qui suppose énormément de données,
00:41:07suppose l'exploitation des bases de données,
00:41:09ça c'est très important,
00:41:10avec justement un apport sans doute de bénéfices exceptionnels.
00:41:15Alors voilà, ça aurait pu être un élément
00:41:16qu'on pourrait voir dans le rapport.
00:41:18Et pour terminer, sur l'avis.
00:41:19Effectivement, l'avis est plus général,
00:41:23politique, effectivement.
00:41:24Donc on peut apporter un vote pour notre groupe.
00:41:28Cependant, il y a ces réserves exprimées
00:41:30que j'aurais aimé, finalement,
00:41:31pour terminer, M. le Président,
00:41:32les voir peut-être dans la forme définitive
00:41:35du rapport qui sera publié un peu plus tard.
00:41:39Merci, chère collègue, Mme Obono.
00:41:44Oui, pardon.
00:41:46Merci, Mme la députée.
00:41:48J'entends votre intervention
00:41:49comme une sollicitation pour poursuivre, en fait,
00:41:52les travaux, puisque vous savez,
00:41:53c'est un format un peu particulier
00:41:55de faire une communication
00:41:57qui n'est pas un rapport en tant que tel
00:41:59et qui invite, et c'est pour ça que
00:42:01j'ai souhaité faire un avis
00:42:03qui donne des bases pour poursuivre le travail.
00:42:06Un des enjeux principaux,
00:42:08et c'est lié, du coup,
00:42:09à ce qui se fait au niveau européen,
00:42:11puisque c'est dans ce cadre-là qu'on travaille,
00:42:13la première des choses dont on a besoin,
00:42:15ce sont les données,
00:42:17et c'est la transparence.
00:42:18Et ça, j'allais dire,
00:42:19ça ne coûte rien de l'obtenir.
00:42:22Encore faut-il en faire la demande
00:42:24et mettre en place les outils
00:42:26pour que les professionnels s'en saisissent
00:42:31et pour obliger,
00:42:32parce qu'on en est à ce niveau-là,
00:42:35de contraintes minimales
00:42:38pour que ces données soient fournies,
00:42:40en vérité.
00:42:41Et donc, à mon sens,
00:42:43c'est ça l'objectif principal
00:42:45et c'est à ça qu'il faut travailler.
00:42:50Ensuite, un des éléments
00:42:52que je n'ai pas évoqués,
00:42:53mais qui était quand même assez frappant
00:42:55au niveau des auditions,
00:42:57c'est qu'il est difficile
00:42:59de proposer justement
00:43:02une forme de troisième voie
00:43:04française et européenne
00:43:06à partir du moment où, en fait,
00:43:07il y a peu de réflexion
00:43:08sur la stratégie
00:43:11et quels sont les objectifs.
00:43:13C'est pour ça que j'évoquais le fait
00:43:14que la protection des consommateurs
00:43:17et consommatrices,
00:43:18qui est la principale volonté
00:43:22affirmée de l'Union européenne,
00:43:24ne peut servir de ligne directrice
00:43:27à des politiques de développement
00:43:29de l'IA et encore moins
00:43:30sans tenir compte
00:43:31de la donnée environnementale
00:43:33et de ce coût environnemental.
00:43:35Et en fait, c'est une invitation
00:43:36et c'est ce que je porte dans la vie.
00:43:38C'est une invitation
00:43:39à avoir cette réflexion.
00:43:41On a quelques exemples, en fait,
00:43:42et ce qui était assez frappant
00:43:45dans les auditions,
00:43:45c'est qu'on a peu d'exemples
00:43:47et de dialogues
00:43:48de ce qui se passe
00:43:49dans d'autres pays.
00:43:50Il a été évoqué
00:43:52par des personnes auditionnées
00:43:54de l'exemple de l'Espagne
00:43:56avec une tentative de stratégie
00:44:00aussi un peu différente
00:44:01de ce qui se fait
00:44:02au niveau mondial
00:44:06et sur la décision
00:44:09d'une certaine manière
00:44:10implicite de suivre le modèle
00:44:12des États-Unis d'Amérique,
00:44:14c'est-à-dire de développer massivement
00:44:15des infrastructures
00:44:16en laissant le marché
00:44:17et en dérégulant au possible.
00:44:20Mais précisément,
00:44:21c'est ce que j'indique
00:44:22dans la vie.
00:44:26Pour pouvoir développer
00:44:27cette stratégie,
00:44:29régulons et protégeons
00:44:30ce qui se fait
00:44:31et ce qui commence à être fait
00:44:33dans des modèles français
00:44:34et européens.
00:44:36Et pour cela,
00:44:37il faut mettre tout le monde
00:44:38au même niveau.
00:44:39Et c'est pour ça
00:44:40que la question de la transparence
00:44:42est l'élément clé
00:44:45des outils dont nous disposons
00:44:47au niveau européen.
00:44:48Mais je suis tout à fait d'accord
00:44:50sur la nécessité
00:44:51de poursuivre
00:44:53ce travail
00:44:54et tout à fait ouverte
00:44:56à le faire
00:44:57de manière transpartisane
00:44:59dans le cadre
00:44:59de cette commission.
00:45:02Merci Madame la rapporteure.
00:45:04Aucun amendement
00:45:05dont il n'y a plus
00:45:05de prise de parole
00:45:06et aucun amendement...
00:45:07Ah si !
00:45:08Ah ben alors !
00:45:09On ne me donne pas
00:45:10toutes les informations,
00:45:11c'est un coup de lia.
00:45:11Vous avez la parole,
00:45:12chers collègues.
00:45:15C'est moi.
00:45:19Merci.
00:45:20Donc pour le groupe écologiste,
00:45:22Monsieur le vice-président,
00:45:23Président,
00:45:24Madame la rapporteure,
00:45:25chers collègues,
00:45:26donc tout d'abord
00:45:27je voudrais commencer
00:45:27par remercier Daniel Obono
00:45:28pour le travail accompli
00:45:29et les questions soulevées
00:45:30dans ce rapport
00:45:30qui sont éminemment importantes.
00:45:32A l'heure actuelle,
00:45:33tout le monde parle d'IA,
00:45:35mais sans forcément
00:45:36se poser les bonnes questions
00:45:37justement de ce qu'il y a derrière.
00:45:38Les pouvoirs publics,
00:45:40notamment même la ministre,
00:45:41s'appuient sur les questions
00:45:43de souveraineté
00:45:44pour justifier le fait
00:45:45qu'il faudrait mettre de l'IA
00:45:46en permanence à toutes les sauces.
00:45:48Je l'ai même entendu dire
00:45:48en audition
00:45:49que si nos entreprises
00:45:50ne passaient pas toutes à l'IA,
00:45:52il y en a une bonne partie
00:45:53qui finiraient par s'effondrer.
00:45:55Je pense quand même
00:45:55qu'à ce niveau-là
00:45:56de manque de vision critique,
00:45:58il y a besoin
00:45:59de se poser davantage de questions.
00:46:02L'IA repose d'abord
00:46:03et avant tout
00:46:03sur le numérique.
00:46:04Le numérique,
00:46:05on l'a souvent qualifié
00:46:06de dématérialisé.
00:46:07Or, en fait,
00:46:08le numérique repose profondément
00:46:10sur du matériel,
00:46:10du matériel informatique,
00:46:12du matériel électronique.
00:46:13Et même si aujourd'hui,
00:46:14on ne voit pas
00:46:15quand on se sert
00:46:16d'un téléphone
00:46:16ou d'un ordinateur
00:46:17tout ce qu'il y a derrière,
00:46:18que ce soit les serveurs,
00:46:20les data centers
00:46:20ou tout ce qu'il a fallu faire
00:46:22pour réussir
00:46:22à les construire,
00:46:23à les produire,
00:46:24il y a néanmoins
00:46:24beaucoup d'externités négatives.
00:46:26Il faut qu'on les prenne en compte
00:46:27et qu'on les regarde,
00:46:31et qu'on les regarde en face.
00:46:32Parce qu'effectivement,
00:46:33quand on fait du matériel,
00:46:34ça veut dire d'abord
00:46:35extraire de nombreuses
00:46:36matières premières.
00:46:37C'est très énergivore,
00:46:38c'est souvent très polluant,
00:46:40souvent c'est dans des pays
00:46:41où on exploite les gens.
00:46:42Ensuite, il faut aussi
00:46:43beaucoup d'énergie
00:46:43pour raffiner ces matériaux,
00:46:45beaucoup d'énergie
00:46:45pour produire le matériel
00:46:46électronique au final.
00:46:47Et ensuite,
00:46:48une fois qu'on a constitué
00:46:49le matériel électronique,
00:46:51ça demande encore une fois
00:46:52beaucoup d'énergie à l'usage.
00:46:53Et quand on parle
00:46:54de data centers
00:46:55qui sont de plus en plus,
00:46:56on en construit
00:46:57de plus en plus
00:46:57parce que l'IA
00:46:58est très gourmande
00:46:58en capacité de calcul
00:47:00et de façon générale
00:47:01aussi en capacité de stockage,
00:47:03ça nécessite aussi
00:47:04de l'eau pour les refroidir.
00:47:06Donc toutes ces ressources,
00:47:06c'est important
00:47:07qu'on visibilise
00:47:08toutes ces externalités négatives
00:47:09et c'est ce que s'attache
00:47:10à faire ce rapport
00:47:11et à proposer
00:47:12beaucoup de pistes
00:47:13justement d'actions derrière.
00:47:15Alors j'entendais dire
00:47:16qu'ils ne résolvaient pas tout,
00:47:17mais ça,
00:47:18ce n'est pas un problème,
00:47:19ce n'est pas le but du rapport.
00:47:20Le but du rapport,
00:47:20c'est justement,
00:47:21je pense,
00:47:21de nous éclairer
00:47:22sur les problématiques
00:47:23liées à ces questions-là.
00:47:25C'est aussi ce que j'avais
00:47:25eu l'occasion de faire
00:47:26à l'occasion d'un colloque récemment
00:47:27avec différentes associations
00:47:28de la société civile
00:47:29qui travaillent aussi
00:47:30sur ces sujets
00:47:31et on arrive de toute façon
00:47:33toutes et tous
00:47:34aux mêmes conclusions,
00:47:35c'est qu'on a besoin
00:47:35de régulation
00:47:36et c'est bien notre rôle
00:47:37ici à cette Assemblée
00:47:39et à l'Assemblée aussi
00:47:40au niveau de l'UE,
00:47:41en tout cas le Parlement européen,
00:47:42de jouer ce rôle de régulateur.
00:47:44Donc moi,
00:47:44je nous appelle toutes et tous
00:47:45à nous emparer
00:47:46de ce rapport
00:47:47pour en tirer
00:47:48les régulations nécessaires
00:47:50pour éviter les dérives
00:47:51qui sont très bien expliquées
00:47:53dans ce rapport.
00:47:53Merci beaucoup.
00:47:54Merci chère collègue.
00:47:55Madame Bonneau,
00:47:56voulez-vous rajouter quelque chose ?
00:47:57Pour appuyer le propos,
00:47:59merci Monsieur le député
00:48:00sur la question
00:48:02de la souveraineté
00:48:03puisque c'est une notion
00:48:05qui est beaucoup utilisée
00:48:07et agitée
00:48:07mais pour le coup,
00:48:08en matière d'IA,
00:48:09s'il y a bien un domaine
00:48:10où nous n'en avons absolument
00:48:11aucune
00:48:12au niveau français
00:48:13et au niveau européen,
00:48:15c'est précisément celui-là
00:48:17puisque comme je l'ai dit,
00:48:18nous dépendons entièrement
00:48:20pour tout ce qui est
00:48:21des logiciels
00:48:23et des services
00:48:25des Etats-Unis d'Amérique
00:48:26et pour ce qui est
00:48:27des infrastructures
00:48:28de la Chine
00:48:28et donc en la matière,
00:48:30nous n'avons absolument
00:48:31pas avancé
00:48:32et c'est pour ça
00:48:33que je rappelais
00:48:35l'intérêt
00:48:36des exemples français
00:48:38qui sont notables,
00:48:40y compris en matière
00:48:41de sobriété
00:48:42que nous pouvons utiliser
00:48:44pour valoriser
00:48:44et cela s'inscrit
00:48:46effectivement aussi
00:48:47dans une volonté
00:48:48de considérer
00:48:50que la question
00:48:51de la bifurcation écologique
00:48:52doit être planifiée
00:48:54et que l'Etat,
00:48:56pas simplement au niveau national
00:48:57mais aussi au niveau
00:48:58des collectivités
00:48:59quand il est question
00:49:00par exemple
00:49:00des conflits d'usage
00:49:03de l'eau
00:49:04pour choisir
00:49:06est-ce qu'on met
00:49:07un data center
00:49:08dans un territoire
00:49:09quand il y a
00:49:10des problématiques
00:49:11d'accès à l'eau
00:49:12et de distribution d'eau
00:49:13c'est aussi une question
00:49:15du coup locale
00:49:16et des collectivités
00:49:17et de pouvoir avoir
00:49:18ce débat
00:49:18de manière démocratique
00:49:19et donc il faut
00:49:20organiser tout cela
00:49:21et c'est pour ça
00:49:22que cette dimension
00:49:23de régulation
00:49:25et de élaboration
00:49:27d'une stratégie
00:49:28de l'IA
00:49:29en lien avec
00:49:29la soutenabilité écologique
00:49:31est une question
00:49:32qui nous concerne
00:49:33éminemment
00:49:33et sur laquelle
00:49:34nous avons pris du retard
00:49:35et il nous faut
00:49:36désormais le rattraper
00:49:38si on veut parvenir
00:49:39à réduire nos dépendances
00:49:41parce qu'on n'est pas encore
00:49:42à la souveraineté
00:49:42on est à l'enjeu
00:49:44de réduire
00:49:45nos dépendances
00:49:46pour atteindre
00:49:49progressivement
00:49:50un objectif
00:49:51de souveraineté
00:49:52numérique
00:49:53et écologique
00:49:54Merci Madame la rapporteure
00:49:56cette fois-ci
00:49:56y a-t-il d'autres
00:49:57demandes de parole ?
00:49:59Non
00:49:59je n'en vois pas
00:50:00par conséquent
00:50:01il n'y avait pas eu
00:50:02non plus
00:50:02de dépôt
00:50:03d'amendement
00:50:04je vais donc mettre
00:50:05directement au voie
00:50:06le projet d'avis
00:50:08politique
00:50:08qui est contre
00:50:11je change un peu
00:50:12j'ai dit contre
00:50:15merci
00:50:15qui s'abstient
00:50:17qui est pour
00:50:20merci
00:50:20le projet d'avis politique
00:50:22est donc adopté
00:50:23Madame Bobono
00:50:24est-ce que vous voulez rajouter
00:50:25quelque chose
00:50:26non pas pour votre défense
00:50:27mais peut-être le plaisir
00:50:29Je remercie
00:50:31les collègues
00:50:32qui ont appuyé
00:50:32cet avis
00:50:33et j'invite
00:50:35la commission
00:50:36des affaires européennes
00:50:37de poursuivre
00:50:38sur cette voie
00:50:38et je serai tout à fait
00:50:40disponible
00:50:41pour travailler
00:50:42avec l'ensemble
00:50:43d'entre vous
00:50:44sur ce sujet
00:50:47Merci beaucoup
00:50:48on va en suspendre
00:50:49quelques instants
00:50:50le temps de permuter
00:50:51les rapporteurs
00:50:52Merci
00:50:52Félicitations
00:50:53Merci
00:51:23Merci
00:51:53Merci
00:52:23Merci
00:52:53Merci
00:53:21Bien
00:53:23L'ordre du jour
00:53:24appelle l'examen
00:53:25de la proposition
00:53:25de résolution européenne
00:53:27relative à la reconnaissance
00:53:28et à la commémoration
00:53:29du génocide des Roms
00:53:31des Sinti
00:53:32des Gitans
00:53:33des Manouches
00:53:33des Yeniches
00:53:34et Voyageurs
00:53:34dont nous venons
00:53:35de nommer la rapporteure
00:53:36il y a quelques instants
00:53:37en la personne
00:53:38de notre collègue
00:53:39Sandra Regol
00:53:39que nous sommes heureux
00:53:40de voir revenir
00:53:41donc dans une commission
00:53:42dont elle a été
00:53:43longtemps membre
00:53:44Madame Regol
00:53:44la parole est à vous
00:53:47Merci beaucoup
00:53:48Monsieur le Président
00:53:49Monsieur le Président
00:53:50chers collègues
00:53:51c'est avec joie
00:53:53que je reviens
00:53:54dans cette commission
00:53:55aujourd'hui
00:53:56et avec émotion aussi
00:53:57puisque cette proposition
00:53:59de résolution européenne
00:54:01que nous étudions
00:54:02aujourd'hui
00:54:02elle part de loin
00:54:03puisque dès 2015
00:54:05le Parlement européen
00:54:06demandait par une résolution
00:54:09transpartisane
00:54:09très largement transpartisane
00:54:11puisque ça allait
00:54:13de la droite
00:54:14de la droite
00:54:14à la gauche
00:54:15de la gauche
00:54:15tous partis confondus
00:54:18que tous les pays
00:54:20de l'Europe
00:54:20reconnaissent
00:54:21le génocide
00:54:22et les persécutions
00:54:23subies par les populations
00:54:24que je vais appeler
00:54:26pour être rapides
00:54:27voyageurs
00:54:28pour résumer
00:54:29les roms
00:54:29les sintis
00:54:30les gitans
00:54:31les manouches
00:54:32les yéniches
00:54:33et les voyageurs
00:54:34mais depuis
00:54:35on nous en manque
00:54:36peu de pays
00:54:37ont suivi
00:54:38et certainement
00:54:39pas la France
00:54:39un empire
00:54:40qu'il faut aujourd'hui
00:54:41réparer
00:54:42et urgentement
00:54:42il faut le faire
00:54:43pour l'histoire
00:54:44pour nos morts
00:54:45mais aussi
00:54:46pour construire
00:54:47un avenir
00:54:48tout et tous ensemble
00:54:48c'est l'aspiration
00:54:49en tout cas
00:54:50de la jeune génération
00:54:51de voyageurs
00:54:52ces héritières
00:54:53et héritiers
00:54:54de ces morts
00:54:55de ces personnes
00:54:56qui ont été persécutées
00:54:57et surtout
00:54:58ce sont
00:54:59les citoyennes
00:55:00et les citoyens
00:55:01actifs
00:55:02engagés
00:55:03aujourd'hui
00:55:03de notre société
00:55:05en France
00:55:05et dans l'ensemble
00:55:06des pays européens
00:55:07le génocide
00:55:08des roms
00:55:08sinti
00:55:09gitans
00:55:10manouches
00:55:10yéniches
00:55:11voyageurs
00:55:11perpétrés
00:55:12par le régime
00:55:13nazi
00:55:13et ces alliés
00:55:14est aujourd'hui
00:55:15scientifiquement
00:55:16et solidement établi
00:55:17par la recherche historique
00:55:18qui institue
00:55:19le nombre de victimes
00:55:20entre 250 000
00:55:22et 500 000
00:55:22à l'échelle européenne
00:55:23et personne
00:55:24aujourd'hui
00:55:25dans le champ scientifique
00:55:26ne songe sérieusement
00:55:27à remettre en question
00:55:29ni les faits
00:55:30ni les chiffres
00:55:30mais la reconnaissance
00:55:32institutionnelle
00:55:33elle demeure encore
00:55:34partielle
00:55:34et inachevée
00:55:35et je dis ça
00:55:35de façon très diplomatique
00:55:38depuis la résolution
00:55:39du parlement européen
00:55:40qui est donc du
00:55:4115 avril 2015
00:55:44les avancées
00:55:45ont été engagées
00:55:46celles-ci appelées
00:55:46je le rappelle
00:55:47les états membres
00:55:48à reconnaître ce génocide
00:55:49et ainsi tuer
00:55:49une journée de commémoration
00:55:50le 2 août
00:55:51pourquoi le 2 août
00:55:52me direz-vous
00:55:52chers collègues
00:55:53parce que
00:55:54dans la nuit du 2 août
00:55:553 août 1944
00:55:56les familles tziganes
00:55:58qui étaient internées
00:55:59au camp d'Auschwitz-Birkenau
00:56:00ont été simplement
00:56:02exterminées
00:56:02elles étaient des milliers
00:56:04on les évalue
00:56:04à environ 6 000
00:56:05cette date
00:56:06constitue donc
00:56:07désormais
00:56:08un repère mémoriel
00:56:09partagé
00:56:09à l'échelle du continent
00:56:10pourtant plus de 10 ans
00:56:12après
00:56:12la France atteint toujours
00:56:14cette situation
00:56:14traduit des hésitations
00:56:15persistantes
00:56:16à assumer
00:56:17pleinement
00:56:17cette mémoire
00:56:18alors cette mémoire
00:56:19oui elle est douloureuse
00:56:20elle est difficile
00:56:21mais c'est notre histoire
00:56:22et l'assumer
00:56:23ne nous rend pas coupables
00:56:24l'assumer
00:56:25ne nous affaiblit pas
00:56:27l'assumer
00:56:27au contraire
00:56:28nous renforce
00:56:29et témoigne
00:56:29de notre sens
00:56:31de la responsabilité
00:56:32pour le pire
00:56:33et pour le meilleur
00:56:34la responsabilité
00:56:35ce n'est pas que
00:56:36pour le meilleur
00:56:36cette reconnaissance
00:56:37nous oblige
00:56:38à affronter nos démons
00:56:39ceux de la stigmatisation
00:56:41d'une population
00:56:42et des persistances
00:56:43et de ces persistances
00:56:44aujourd'hui
00:56:44elle nous oblige
00:56:45à les dépasser
00:56:46nous vous proposons
00:56:47donc
00:56:48puisque ce texte
00:56:49a plusieurs origines
00:56:50il est aussi
00:56:52transpartisan
00:56:53il y a ici
00:56:54Ercilia Soudé
00:56:54qui a beaucoup
00:56:55travaillé à ça
00:56:56il n'est pas présent
00:56:57aujourd'hui
00:56:58mais Olivier Force
00:56:58est aussi
00:56:59beaucoup mobilisé
00:57:00entre autres
00:57:00je ne vais pas citer
00:57:01tous les collègues
00:57:02nous vous proposons
00:57:04donc aujourd'hui
00:57:05après avoir auditionné
00:57:06historiennes et historiennes
00:57:07corps de l'état
00:57:08et associations
00:57:11de premiers concernés
00:57:13de reconnaître
00:57:14d'une part
00:57:14le génocide
00:57:15perpétré
00:57:15à l'échelle européenne
00:57:17fondé sur une logique
00:57:18d'extermination
00:57:19et d'autre part
00:57:19les persécutions
00:57:21mises en oeuvre
00:57:22en France
00:57:22qui relèvent
00:57:23principalement
00:57:24de logique
00:57:24de contrôle
00:57:25d'exclusion
00:57:26et d'internement
00:57:27et qui trouvent
00:57:28en réalité
00:57:28il faut le souligner
00:57:29même si le texte
00:57:31ne s'est senti pas
00:57:32dessus
00:57:33leurs origines
00:57:34bien avant
00:57:35l'offensive nazie
00:57:36en France
00:57:36ces persécutions
00:57:37s'inscrivent
00:57:38en effet
00:57:38dans le temps long
00:57:39elles commencent
00:57:40avec le carnet
00:57:41anthropométrique
00:57:41mis en place
00:57:42en 1912
00:57:43et se poursuivent
00:57:45des dispositifs
00:57:46administratifs
00:57:47bien antérieurs
00:57:47à la guerre
00:57:48ce qui a permis
00:57:49dans le contexte
00:57:50de l'occupation
00:57:51une aggravation rapide
00:57:52des politiques de contrôle
00:57:53entre 1940
00:57:55et 1946
00:57:56des milliers de personnes
00:57:57ont ainsi été internées
00:57:59dans des camps
00:57:59dans des conditions
00:58:00qu'on ne peut qualifier
00:58:01que d'inhumaines
00:58:02et certaines y ont été
00:58:03maintenues
00:58:03bien après la libération
00:58:05d'où ces dates
00:58:06quelques évolutions
00:58:08sont notables
00:58:09du côté français
00:58:09les associations
00:58:10de représentants
00:58:11des gens du voyage
00:58:12sont désormais
00:58:13officiellement associées
00:58:14aux cérémonies
00:58:15de la journée nationale
00:58:16à la mémoire
00:58:17des victimes
00:58:18des crimes racistes
00:58:19et antisémites
00:58:19de l'état français
00:58:20et d'hommage
00:58:21aux justes de France
00:58:22une étape importante
00:58:23a également été franchie
00:58:24avec le discours
00:58:25prononcé en 2016
00:58:26à Montreuil-Bélé
00:58:27par le président
00:58:28de la république
00:58:29d'alors
00:58:30François Hollande
00:58:31puisque pour la première fois
00:58:32en tout cas
00:58:33à ce niveau de l'état
00:58:34l'état a reconnu
00:58:35la responsabilité
00:58:36de la France
00:58:37dans l'internement
00:58:38des voyageurs
00:58:39pendant la seconde guerre mondiale
00:58:41ainsi que la souffrance
00:58:42qui en a résulté
00:58:43alors ce discours
00:58:44il a constitué
00:58:44un moment de bascule
00:58:46symbolique
00:58:47il a permis
00:58:47de nommer cette histoire
00:58:48de la rendre visible
00:58:50surtout de la rendre
00:58:51commune à toutes et tous
00:58:52mais rien
00:58:53pour reconnaître
00:58:54pleinement
00:58:54les crimes commis
00:58:56contre les voyageurs
00:58:57parce qu'ils étaient voyageurs
00:58:58ni ce qu'il en subsiste
00:58:59aujourd'hui
00:59:00puisque oui
00:59:01cette invisibilisation
00:59:02elle a des conséquences
00:59:03concrètes
00:59:04elle se traduit
00:59:04par une présence
00:59:05encore très limitée
00:59:06de cette histoire
00:59:07dans les programmes scolaires
00:59:08pour pas dire
00:59:09qu'il n'y en a pas du tout
00:59:10mais aussi par un déficit
00:59:11de formation des enseignants
00:59:12qui ne disposent pas
00:59:13des outils nécessaires
00:59:14pour transmettre
00:59:15alors qu'ils existent
00:59:17il existe par exemple
00:59:18peu de documentation
00:59:19sur les résistantes
00:59:20et les résistants
00:59:22voyageurs
00:59:23sur tout ce qui a été
00:59:24organisé par eux
00:59:25pour protéger les français
00:59:26protéger les leurs
00:59:27protéger les familles
00:59:28pour organiser des actions
00:59:29contre le régime nazi
00:59:30pourtant les voyageurs
00:59:32n'ont pas été
00:59:32que des victimes
00:59:33ils et elles
00:59:34ont aussi pris part
00:59:35à la résistance
00:59:36pour la France libre
00:59:37malgré les conditions
00:59:39qui leur étaient faites
00:59:40et malgré les discriminations
00:59:42qu'ils et elles subissaient
00:59:43mais cette absence
00:59:44de reconnaissance
00:59:44ne constitue pas seulement
00:59:45un déficit mémocriel
00:59:47elle participe
00:59:48directement
00:59:49à la perpétuation
00:59:50des formes contemporaines
00:59:51de discrimination
00:59:52j'ai nommé
00:59:53l'anti-tiganisme
00:59:54elle introduit
00:59:55une forme d'inégalité
00:59:56en laissant entendre
00:59:58que la vie de ces populations
00:59:59aurait moins de valeur
01:00:01que celle des autres victimes
01:00:02la mémoire ne peut dès lors
01:00:03être dissociée du présent
01:00:05elle structure les rapports sociaux
01:00:06et influence
01:00:07la manière dont les institutions
01:00:08et la société
01:00:09perçoivent et traitent
01:00:11ces populations
01:00:11c'est là-dessus aussi
01:00:12que nous devons agir
01:00:14cette réalité se manifeste
01:00:16concrètement
01:00:17dans de nombreux domaines
01:00:18des conditions de vie
01:00:19indignes
01:00:20sur les aires d'accueil
01:00:21pas toutes
01:00:21fort heureusement
01:00:22difficulté d'accès
01:00:23à l'éducation
01:00:24à la santé
01:00:25discrimination
01:00:26à l'emploi
01:00:27persistance
01:00:28de violence
01:00:29et très faible
01:00:30reconnaissance
01:00:31et préjudice subis
01:00:32toutes ces discriminations
01:00:33sont étayées
01:00:34scientifiquement
01:00:35par des études
01:00:36françaises
01:00:36européennes
01:00:37qui témoignent
01:00:38d'un traitement
01:00:39discriminant
01:00:40le chiffre
01:00:41le quantifie
01:00:41et en fond
01:00:42la population
01:00:43la plus discriminée
01:00:44d'Europe
01:00:45dans ces conditions
01:00:46l'anti-tiganisme
01:00:47ne peut être considéré
01:00:48comme un phénomène
01:00:49marginal
01:00:50et ne peut être laissé
01:00:51de côté
01:00:51il s'inscrit
01:00:52dans un système
01:00:53de représentation
01:00:54et de pratique
01:00:55profondément ancré
01:00:56nourri par une longue
01:00:57histoire d'invisibilisation
01:00:59et de dévalorisation
01:01:00dans ce contexte
01:01:01la reconnaissance
01:01:02du génocide
01:01:03et des persécutions
01:01:04apparaît comme un levier
01:01:05certes symbolique
01:01:06mais primordial
01:01:07pour faire société
01:01:08ensemble
01:01:09en reconnaissant
01:01:10officiellement
01:01:10on se permet
01:01:11de transformer
01:01:11en profondeur
01:01:12les représentations
01:01:13et d'inscrire
01:01:14enfin ces populations
01:01:15dans notre histoire
01:01:17commune
01:01:18alors aujourd'hui
01:01:19on est dans un contexte
01:01:20qui est marqué
01:01:20par la résurgence
01:01:21des discours discriminatoires
01:01:23et dans ce contexte
01:01:24en particulier
01:01:25cette reconnaissance
01:01:26est particulièrement importante
01:01:28les travaux conduits
01:01:28dans le cadre
01:01:29de cette proposition
01:01:30notamment les auditions
01:01:31d'historiens
01:01:32de spécialistes
01:01:32de la mémoire
01:01:33et de représentants
01:01:34associatifs
01:01:35ainsi que du président
01:01:35de la commission nationale
01:01:37consultative
01:01:38des gens du HH
01:01:39montrent qu'il existe
01:01:39aujourd'hui un consensus
01:01:41sur la nécessité
01:01:42de reconnaître ces faits
01:01:43je vous l'ai dit
01:01:44en tout début
01:01:44ce consensus
01:01:45existe aussi
01:01:46au niveau européen
01:01:48avec le texte
01:01:49de 2015
01:01:49et nous débattons
01:01:51de ce texte
01:01:52et je vais en conclure
01:01:53là-dessus
01:01:54ou quasi
01:01:54un jour pas comme les autres
01:01:56nous sommes en effet
01:01:57le 8 avril
01:01:58le 8 avril
01:01:59c'est la journée
01:02:00internationale
01:02:00des roms
01:02:01c'est un hasard
01:02:02du calendrier
01:02:02que nous débattions
01:02:03de ce texte
01:02:04aujourd'hui
01:02:04mais ça ne l'est pas
01:02:05pour moi
01:02:06et ça ne l'est pas
01:02:07pour les personnes
01:02:07pour qui
01:02:08ce texte est important
01:02:10et ça renforce
01:02:11l'aspect symbolique
01:02:12de ce vote
01:02:13et ça nous oblige
01:02:15nous oblige
01:02:17et permet
01:02:17d'inscrire
01:02:17cette question
01:02:18dans une dynamique
01:02:19européenne
01:02:19de structurer
01:02:20les politiques
01:02:20de mémoire
01:02:21et de répondre
01:02:22surtout
01:02:22à une attente
01:02:23exprimée
01:02:23de longue date
01:02:24et de réparer
01:02:26cette proposition
01:02:27de résolution
01:02:28participe donc
01:02:29d'un enjeu
01:02:30fondamental
01:02:30il ne s'agit pas
01:02:31seulement
01:02:32de mémoire
01:02:33il s'agit
01:02:33surtout
01:02:34de justice
01:02:35et pourquoi
01:02:35je vous invite
01:02:36chers et chers collègues
01:02:37à adopter
01:02:38cette proposition
01:02:39de résolution
01:02:40européenne
01:02:41afin de franchir
01:02:42une étape décisive
01:02:43merci
01:02:45merci madame la rapporteure
01:02:49je vais donc donner
01:02:50maintenant la parole
01:02:50aux orateurs de groupe
01:02:51à commencer
01:02:52pour le groupe
01:02:53rassemblement national
01:02:54par madame
01:02:55de Gorsuch
01:02:57merci monsieur le président
01:02:58monsieur le président
01:02:59madame la rapporteure
01:03:00mes chers collègues
01:03:01la proposition
01:03:02de résolution
01:03:03qui nous est soumise
01:03:04aujourd'hui
01:03:05appelle de notre part
01:03:06une vigilance particulière
01:03:08tant sur le plan juridique
01:03:10que sur le plan politique
01:03:11arrivée d'Europe centrale
01:03:13la communauté gitane
01:03:14s'installe à Perpignan
01:03:15au début du 15ème siècle
01:03:17peuple nomade
01:03:18ils se sont sédentarisés
01:03:19au cours des siècles
01:03:21et leur histoire
01:03:22touche le coeur
01:03:22des Perpignanais
01:03:23depuis très longtemps
01:03:24aujourd'hui
01:03:25la communauté gitane
01:03:26a une implantation
01:03:27particulière
01:03:27importante
01:03:28dans le quartier
01:03:29Saint-Jacques
01:03:30au coeur du centre-ville
01:03:31pour en venir
01:03:32à votre texte
01:03:33sur le fond
01:03:34nous soutenons
01:03:34la reconnaissance
01:03:35du génocide
01:03:36le porajmos
01:03:37subi pendant
01:03:38la seconde guerre mondiale
01:03:39par exemple
01:03:40par l'ensemble
01:03:42des peuples nomades
01:03:43qui ont payé
01:03:44un très lourd tribut
01:03:45face à la barbarie nazie
01:03:46citoyens
01:03:47dans leurs pays
01:03:48respectifs
01:03:49leur mode de vie
01:03:49a induit
01:03:50des fragilités sociales
01:03:51qui en font
01:03:52des victimes
01:03:53toutes désignées
01:03:54pour preuve
01:03:55le lourd héritage
01:03:56d'avoir à Haute-Viste
01:03:57un camp des Liganes
01:03:59qui leur fut
01:04:00spécialement dédié
01:04:02sur la forme
01:04:03derrière l'intention
01:04:04mémorielle légitime
01:04:05plusieurs dérives
01:04:06sont préoccupantes
01:04:07l'inflation mémorielle
01:04:09et la multiplication
01:04:09des commémorations
01:04:10nationales
01:04:11l'instrumentalisation
01:04:13politique
01:04:13au niveau européen
01:04:14la survéanté
01:04:16indiquée par la
01:04:17chambre des députés
01:04:18lors du vote
01:04:18du 10 juillet 1940
01:04:20était inalignable
01:04:21je rappelle
01:04:22qu'elle n'appartient
01:04:23qu'au peuple français
01:04:24qui n'a jamais voté
01:04:25pour l'état français
01:04:27votre raisonnement
01:04:28victimaire récurrent
01:04:29ne tient plus
01:04:30et votre propension
01:04:31à la repentance
01:04:32constitue une faute
01:04:33historique
01:04:34notre devoir
01:04:35est de préserver
01:04:36une mémoire
01:04:37unificatrice
01:04:38non de multiplier
01:04:39des mémoires
01:04:40segmentées
01:04:40nous devons
01:04:42honorer
01:04:43toutes les victimes
01:04:43de l'histoire
01:04:44avec gravité
01:04:46et exigence
01:04:46nous déplorons
01:04:48une résolution
01:04:49qui fragilise
01:04:50des concepts
01:04:50juridiques
01:04:51fondamentaux
01:04:52multiplie les dispositifs
01:04:54sans cohérence
01:04:55et inscrit
01:04:56la mémoire nationale
01:04:57dans une logique
01:04:58de gouvernance
01:04:58européenne
01:04:59je vous remercie
01:05:01merci chers collègues
01:05:03madame rapporteur
01:05:08oui c'est intéressant
01:05:10de considérer
01:05:11qu'il y a un risque
01:05:12dans la prise
01:05:13enfin dans le vote
01:05:14de ce texte
01:05:15parce que votre groupe
01:05:16chers collègues
01:05:17est signataire
01:05:19du texte
01:05:20qui a été déposé
01:05:21au parlement européen
01:05:21en 2015
01:05:22et donc
01:05:23vous fragilisez
01:05:25vous même
01:05:27les dispositifs
01:05:29mémoriels
01:05:29et européens
01:05:31à ce titre là
01:05:31donc il y a quelque chose
01:05:32que j'ai un peu
01:05:33de mal à comprendre
01:05:34dans l'exposé des motifs
01:05:36de votre position
01:05:38en contre
01:05:38je retiens
01:05:39en revanche
01:05:39que comme nous
01:05:40vous considérez
01:05:41qu'il y a
01:05:42une inscription
01:05:42très ancienne
01:05:44des peuples voyageurs
01:05:46dans nos histoires communes
01:05:47qu'elles soient dans le sud
01:05:47ou qu'elles soient ailleurs
01:05:48et je resterai
01:05:50là dessus
01:05:51je conclurai juste
01:05:52sur un terme
01:05:53celui de la victimisation
01:05:54si nous n'étions pas capables
01:05:56de faire face
01:05:57à notre histoire
01:05:57nous ne serions pas
01:05:58le peuple français
01:05:59que nous sommes aujourd'hui
01:06:00donc au contraire
01:06:01prendre
01:06:02et célébrer
01:06:03notre histoire
01:06:03dans le meilleur
01:06:05mais aussi dans le pire
01:06:05c'est ce qui nous permet
01:06:06de faire peuple
01:06:08merci
01:06:09pour le groupe
01:06:10ensemble pour la république
01:06:11la parole à madame
01:06:12Liliana Tanguy
01:06:15merci monsieur le président
01:06:17madame la rapporteure
01:06:19il est des mémoires
01:06:21que l'Europe a trop longtemps
01:06:22laissé dans l'ombre
01:06:24celle des crimes commis
01:06:26contre les roms
01:06:27les sintis
01:06:28les gitans
01:06:29les manouches
01:06:29les yéniches
01:06:30et des voyageurs
01:06:33et ça en fait partie
01:06:35pendant trop longtemps
01:06:37cette tragédie
01:06:39pardon
01:06:39a été reléguée
01:06:41à la marge
01:06:41du récit européen
01:06:43et trop longtemps
01:06:45elle a été
01:06:45moins dite
01:06:47moins enseignée
01:06:47moins reconnue
01:06:48nommer un crime
01:06:50pour ce qu'il est
01:06:51c'est un devoir de vérité
01:06:52autant qu'un devoir
01:06:53de mémoire
01:06:56vouloir reconnaître
01:06:57ce génocide
01:06:57c'est vouloir
01:06:58rendre justice
01:06:59à des victimes
01:07:00trop longtemps
01:07:01laissées à l'écart
01:07:01de notre mémoire
01:07:03collective
01:07:04cette PPRE
01:07:06a donc une force
01:07:07elle nous rappelle
01:07:08qu'il n'y a pas
01:07:08de mémoire européenne
01:07:09complète
01:07:10si certaines souffrances
01:07:12restent au bord du chemin
01:07:13elle a aussi
01:07:14une exigence politique
01:07:16claire
01:07:16faire du
01:07:182 août
01:07:19un moment
01:07:20de commémoration
01:07:21de transmission
01:07:22et de vigilance
01:07:23face à l'anti
01:07:23tsiganisme
01:07:25qui n'appartient
01:07:27malheureusement
01:07:27pas qu'au passé
01:07:28le parlement européen
01:07:30a lui-même reconnu
01:07:31dès 2015
01:07:32le fait historique
01:07:33de ce génocide
01:07:34et appelé
01:07:35à une journée
01:07:36européenne
01:07:36de commémoration
01:07:37d'autres pays
01:07:38européens
01:07:38également
01:07:38ont déjà pris
01:07:39leur responsabilité
01:07:40l'Allemagne
01:07:41a reconnu
01:07:41dès 1982
01:07:43le génocide
01:07:44des Sinti
01:07:45et des Roms
01:07:46la Pologne
01:07:47a de son côté
01:07:48fait du 2 août
01:07:49une journée officielle
01:07:49de commémoration
01:07:50en 2011
01:07:51en Autriche
01:07:52cette mémoire
01:07:53a également
01:07:53trouvé sa place
01:07:54dans les commémorations
01:07:55publiques
01:07:56la France
01:07:56ne peut pas
01:07:57rester en retrait
01:07:58la France
01:07:59ne doit pas
01:08:00rester en retrait
01:08:01le groupe EPR
01:08:02soutiendra
01:08:03donc cette
01:08:04PPRE
01:08:04parce qu'une démocratie
01:08:06solide
01:08:06doit regarder
01:08:08son histoire
01:08:08en face
01:08:09et parce qu'une Europe
01:08:11fidèle à ses valeurs
01:08:12ne doit oublier
01:08:14aucune victime
01:08:15et parce que
01:08:16transmettre
01:08:17cette mémoire
01:08:18c'est déjà protéger
01:08:19et je me permettrais
01:08:20juste
01:08:20une question
01:08:22madame la rapporteure
01:08:23je souhaitais
01:08:24savoir
01:08:25pour quelle raison
01:08:26le terme
01:08:28de Tzigan
01:08:28n'a pas été utilisé
01:08:29comme terme générique
01:08:30parce qu'il me semble
01:08:31enfin moi
01:08:32je connais un peu
01:08:34les Balkans
01:08:34et on utilise
01:08:35ce terme là
01:08:36de manière
01:08:37plus générique
01:08:39et je ne le vois
01:08:41pas beaucoup
01:08:41dans votre rapport
01:08:44donc
01:08:44est-ce que
01:08:45c'est
01:08:47délibéré
01:08:47ou parce que
01:08:49c'est impropre
01:08:50c'était ça
01:08:51le sens
01:08:51de ma question
01:08:53merci madame la députée
01:08:54chers collègues
01:08:54alors une réponse
01:08:55peut-être précise
01:08:57oui oui
01:08:58alors on ne s'est pas
01:08:59appuyé dessus
01:09:00parce qu'on s'est appuyé
01:09:01sur ce qui existait
01:09:02déjà
01:09:03dans les écrits
01:09:05précédents
01:09:05et sur ce qui est
01:09:06travaillé aujourd'hui
01:09:07c'est vrai que
01:09:08j'emploie
01:09:09généralement
01:09:10le terme de voyageur
01:09:11pour résumer
01:09:12mais il fait partie
01:09:14de
01:09:16de la succession
01:09:18de termes
01:09:19de population
01:09:19désignée par le texte
01:09:21et effectivement
01:09:22l'emploi
01:09:22quand on parle
01:09:23d'anti-tiganisme
01:09:24mais ça a été
01:09:25c'est pas un choix
01:09:26pour invisibiliser
01:09:27le terme
01:09:28de tigaine
01:09:29ça a été un choix
01:09:30par consensus
01:09:31sur les termes
01:09:32qui étaient
01:09:32les plus
01:09:34suscités
01:09:34voilà
01:09:35c'est une réponse
01:09:36un peu rapide
01:09:36mais on peut en reparler
01:09:39merci
01:09:40la parole maintenant
01:09:41pour le groupe
01:09:41La France Insoumise
01:09:43à notre collègue
01:09:44Madame Mercilia Soudet
01:09:46merci Monsieur le Président
01:09:48Hitler n'en a pas tué assez
01:09:49vous auriez tous dû finir
01:09:51dans des fours
01:09:52ces propos terribles
01:09:53ont été prononcés
01:09:54dans la bouche
01:09:55d'un policier
01:09:55lors d'une intervention
01:09:56où des violences policières
01:09:58ont été perpétrées
01:09:59à l'encontre
01:09:59de descendants
01:10:01de Raymond Gurem
01:10:01grand résistant manouche
01:10:03et ces mots
01:10:04ne sont pas
01:10:04un simple dérapage
01:10:05c'est en fait
01:10:06l'illustration
01:10:06à mon sens
01:10:07d'une histoire
01:10:08qui n'a pas été résolue
01:10:10une histoire
01:10:11qui n'a pas été résolue
01:10:12et qui génère
01:10:14chez les premiers concernés
01:10:15une plaie
01:10:16qui n'a pas été refermée
01:10:18un trauma intergénérationnel
01:10:20qui se perpétue
01:10:22parce que la France
01:10:23n'a pas fait son travail
01:10:26et pourtant
01:10:26ça me semble nécessaire
01:10:28pour lutter
01:10:28contre l'antidiganisme
01:10:30qui reste
01:10:30une forme de racisme
01:10:32la forme de racisme
01:10:33même la plus banalisée
01:10:36et pour ce faire
01:10:37il m'a paru essentiel
01:10:38quand je me suis pensée
01:10:39sur le sujet
01:10:40de commencer
01:10:40par le passé
01:10:42c'est vraiment
01:10:43ce qui est ressorti
01:10:43de mes échanges
01:10:44avec les premiers concernés
01:10:47et en ce sens
01:10:48un premier pas
01:10:49avait été effectué
01:10:50en 2016
01:10:50par François Hollande
01:10:51sur la question
01:10:52de l'internement
01:10:53mais on n'a pas progressé
01:10:55sur cette question
01:10:56du génocide
01:10:56et de façon générale
01:10:58quand on regarde
01:10:58l'enseignement scolaire
01:11:01ce qu'ont subi
01:11:02les personnes
01:11:03considérées comme diganes
01:11:04et bien
01:11:05finalement ça n'occupe
01:11:06au mieux
01:11:06que trois petites lignes
01:11:08dans les manuels scolaires
01:11:11alors le pas
01:11:12que l'on vous demande
01:11:12aujourd'hui
01:11:13chers collègues
01:11:14finalement c'est un pas
01:11:15somme toute assez modeste
01:11:16très symbolique
01:11:17et quand je dis modeste
01:11:19je tiens à souligner
01:11:20qu'on a été obligé
01:11:22d'avoir recours
01:11:23à une proposition
01:11:24de résolution européenne
01:11:25faute de pouvoir faire
01:11:26une proposition
01:11:26de résolution
01:11:28parce qu'il n'y avait pas
01:11:29la place dans le planning
01:11:31à l'Assemblée
01:11:31c'est bien dommage
01:11:32parce qu'en vérité
01:11:33c'est plutôt du
01:11:34finalement
01:11:35les clés sont vraiment
01:11:36entre les mains
01:11:37non plus de l'Union européenne
01:11:38qui a fait son travail
01:11:38mais entre les mains
01:11:39du président de la République
01:11:42et quand j'entends
01:11:44le Rassemblement national
01:11:46qui nous parle
01:11:47de victimisation
01:11:48moi ça
01:11:49ça me choque beaucoup
01:11:50parce que je pense
01:11:51en vérité
01:11:52qu'il est important
01:11:53que la France
01:11:56affronte les parts sombres
01:11:57de son passé
01:11:58je suis aussi choquée
01:12:00d'entendre
01:12:00parler d'inflation
01:12:01mémorielle
01:12:02alors pourquoi
01:12:03nous demandons
01:12:04un jour spécifique
01:12:04pour commémorer
01:12:05ce génocide
01:12:06et bien parce que
01:12:07certes nous avons
01:12:08une journée dédiée
01:12:09à la mémoire des génocides
01:12:09le 27 janvier
01:12:10mais en vérité
01:12:12souvent
01:12:12et bien
01:12:13les roms
01:12:15et voyageurs
01:12:15sont invisibilisés
01:12:17lors des différentes
01:12:18commémorations
01:12:19c'est pour cela
01:12:19que je pense
01:12:20qu'il est nécessaire
01:12:20d'avoir une journée
01:12:21qui leur soit
01:12:22véritablement dédiée
01:12:23et je pense
01:12:24comme madame
01:12:25la rapporteure
01:12:26qu'il faut véritablement
01:12:26en profiter
01:12:27pour mettre en valeur
01:12:28les héros
01:12:29parmi les voyageurs
01:12:30alors donc
01:12:30pas un pas symbolique
01:12:31tous les 10 ans
01:12:32je vous en prie
01:12:33parce que
01:12:34encore une fois là
01:12:34on s'occupe du passé
01:12:35mais il faut encore
01:12:37que le président
01:12:37de la république
01:12:38se saisisse du sujet
01:12:39et qu'après
01:12:39nous allions vraiment
01:12:40vers le futur
01:12:41parce que je pense
01:12:42que les populations
01:12:44considérées comme
01:12:45diganes
01:12:45aient un avenir aussi
01:12:47dénué de toute
01:12:48discrimination
01:12:49merci madame la députée
01:12:50madame la rapporteure
01:12:53merci beaucoup
01:12:54chers collègues
01:12:55je connais votre engagement
01:12:56sur la question
01:12:57et pour faire avancer
01:12:58à la fois ces questions
01:13:00mémorielles
01:13:00et ces questions
01:13:01de discrimination
01:13:02donc je suis ravi
01:13:03que l'on puisse
01:13:04conclure
01:13:05sur un texte symbolique
01:13:06aujourd'hui
01:13:07en tout cas
01:13:07j'espère
01:13:07que les votes
01:13:08iront en ce sens
01:13:10merci
01:13:11la parole
01:13:12pour le groupe
01:13:12socialiste et apparenté
01:13:13à notre collègue
01:13:14Romain Esquenazi
01:13:15je vous remercie
01:13:15monsieur le président
01:13:16madame la rapporteure
01:13:17la proposition
01:13:18de résolution
01:13:19que vous nous soumettez
01:13:20aujourd'hui
01:13:21porte sur un angle mort
01:13:22de notre histoire
01:13:23collective
01:13:24entre 1939
01:13:26et 1945
01:13:28Rome et Saint-I
01:13:29sont péris
01:13:30par centaines
01:13:30de milliers
01:13:31en Europe
01:13:31dans le cadre
01:13:32d'une politique
01:13:32d'extermination
01:13:34portée par le régime
01:13:35nazi
01:13:36et ses alliés
01:13:37ce génocide
01:13:37reconnu
01:13:39aujourd'hui
01:13:39par les historiens
01:13:40porte le terme
01:13:41de porajmos
01:13:42et a coûté la vie
01:13:44entre 250 000
01:13:45et 500 000 personnes
01:13:46soit un quart
01:13:47de la population
01:13:48Rome de l'époque
01:13:49il se traduit
01:13:50par des massacres
01:13:51de masse
01:13:51des déplacements
01:13:52des internements
01:13:53en camps de concentration
01:13:54et d'extermination
01:13:55mais aussi des travaux forcés
01:13:56et des stérilisations
01:13:57de force
01:13:58vous l'avez rappelé
01:13:59dans la nuit
01:14:00du 2 au 3 août 44
01:14:01ce sont plus de 4 000 Roms
01:14:03essentiellement des femmes
01:14:04des enfants
01:14:05des personnes âgées
01:14:05qui sont exterminées
01:14:06en une nuit
01:14:07au camp d'Auschwitz
01:14:08Birkenau
01:14:09lors de la liquidation
01:14:11du camp
01:14:11cette date
01:14:12est aujourd'hui
01:14:13devenue une journée
01:14:14européenne
01:14:14de commémoration
01:14:15de ce génocide
01:14:16pourtant
01:14:16plus de 80 ans
01:14:18après les faits
01:14:19cette stratégie
01:14:19demeure encore
01:14:20trop largement
01:14:21méconnue
01:14:22vous l'avez rappelé
01:14:23madame la rapporteure
01:14:24c'est depuis 1912
01:14:25que cette population
01:14:26est opprimée
01:14:27en France
01:14:27à travers
01:14:28les carnets
01:14:29anthropométriques
01:14:30et pendant la guerre
01:14:31ce sont ces carnets
01:14:32qui sont justement
01:14:33utilisés
01:14:33pour parquer
01:14:35ces populations
01:14:36les déplacer
01:14:36dans des camps
01:14:37de concentration
01:14:38mais également
01:14:39quelques transports
01:14:40vers des camps
01:14:41d'extermination
01:14:42cela a été rappelé
01:14:44ce sont 6 500 personnes
01:14:46qui sont internées
01:14:46dans ces camps
01:14:47pendant la deuxième guerre mondiale
01:14:48tous les camps
01:14:49ne seront pas
01:14:49libérés à la libération
01:14:51et certaines mesures
01:14:52de rétention administratif
01:14:53persisteront même
01:14:54jusqu'en 1960
01:14:56vous l'avez rappelé
01:14:57également
01:14:58le président
01:14:58François Hollande
01:14:59a ouvert une brèche
01:15:00lors de son discours
01:15:01de Montreuil-Bellet
01:15:02reconnaissant la responsabilité
01:15:04de l'état français
01:15:04dans les déplacements
01:15:06mais à ce jour
01:15:06la France n'a pas encore
01:15:07reconnu le génocide
01:15:08et vous l'avez rappelé
01:15:09chers collègues
01:15:10reconnu pourtant
01:15:11en Allemagne
01:15:11depuis 1982
01:15:12et par l'Union Européenne
01:15:14depuis 2015
01:15:15la résolution
01:15:16qui nous est proposée
01:15:17aujourd'hui
01:15:18poursuit donc
01:15:19un objectif simple
01:15:19mais essentiel
01:15:20reconnaître officiellement
01:15:21ce génocide
01:15:22et les persécutions
01:15:23subies en France
01:15:25mais au-delà
01:15:26de cet aspect
01:15:26l'enjeu de reconnaissance
01:15:27est profondément
01:15:28contemporain
01:15:29la population
01:15:30d'Igane
01:15:31représente aujourd'hui
01:15:32la plus grande minorité
01:15:33en Europe
01:15:33mais aussi
01:15:34celle qui subit
01:15:35le plus de discrimination
01:15:35le plus de pauvauté
01:15:37le plus d'inégalité
01:15:38comme c'est démontré
01:15:39par l'Agence Européenne
01:15:40des droits fondamentaux
01:15:42reconnaître les crimes d'hier
01:15:43c'est mieux combattre
01:15:44les discriminations d'aujourd'hui
01:15:45me prévenir
01:15:46celle de demain
01:15:48reconnaître ce génocide
01:15:49c'est à la fois
01:15:49regarder le passé
01:15:50avec lucidité
01:15:51et affirmer notre engagement
01:15:52contre l'antidiganisme
01:15:53et toutes les formes de racisme
01:15:55et je conclurai
01:15:55en répondant
01:15:56à notre collègue
01:15:57du Rassemblement National
01:15:58en disant
01:15:59que je ne connais pas
01:15:59de grandes nations
01:16:01qui n'a pas commis de crimes
01:16:02qui n'a pas de sang
01:16:03sur les mains
01:16:03une grande nation
01:16:05ce n'est pas une nation
01:16:06qui a un casier judiciaire vierge
01:16:07c'est au contraire
01:16:08une nation qui sait regarder
01:16:09en face son passé
01:16:11pour mieux réparer ses erreurs
01:16:13et permettre aux victimes
01:16:14et leurs descendants
01:16:14de cicatriser
01:16:15nous voterons donc
01:16:16avec conviction
01:16:17votre résolution
01:16:18madame la rapporteure
01:16:19merci chers collègues
01:16:20madame la rapporteure
01:16:26merci
01:16:26oui merci beaucoup
01:16:28de rappeler
01:16:28que ces discriminations
01:16:29et ces dispositifs
01:16:31mis en place
01:16:32de façon étatique
01:16:34systémique
01:16:35pour discriminer
01:16:36ces populations
01:16:37ont perduré
01:16:38beaucoup plus tard
01:16:38que la période
01:16:39que je viens de donner
01:16:40mais ce texte
01:16:41ayant une vocation
01:16:42mémorielle
01:16:43est contrainte
01:16:44de rester sur
01:16:45un périmètre
01:16:45temporel cohérent
01:16:47et donc oui
01:16:48évidemment
01:16:49ces discriminations
01:16:50ont continué
01:16:52vous avez dit
01:16:52jusqu'aux années 60
01:16:53mais elles continuent encore
01:16:55par le biais
01:16:56d'a priori
01:16:57d'idées reçues
01:16:58de termes péjoratifs
01:17:00utilisés
01:17:01contre les populations
01:17:01de voyageurs
01:17:03et c'est aussi
01:17:03toute cette éducation
01:17:04que l'on doit refaire ensemble
01:17:06sur comment est-ce
01:17:06qu'on perçoit
01:17:07les personnes
01:17:07qu'on essaye
01:17:08de pousser
01:17:09à travers ce texte
01:17:11je rappelle que
01:17:12rien n'est enseigné
01:17:13mais que par exemple
01:17:14comme ça nous a été
01:17:16souligné en audition
01:17:17le conseil de l'Europe
01:17:18a déjà préparé
01:17:19des dispositifs
01:17:20pour former
01:17:22et à la fois
01:17:23les enseignants
01:17:24et les jeunes
01:17:25et les enfants
01:17:26ça a été conçu
01:17:27avec des pédagogues
01:17:29et donc tout ceci
01:17:30existe déjà
01:17:31il nous manque
01:17:32juste
01:17:33entre guillemets
01:17:34en France
01:17:34à agir
01:17:38merci
01:17:39et enfin
01:17:39pour conclure
01:17:40pour les prises
01:17:41de parole
01:17:41de groupe
01:17:41pour le groupe
01:17:42écologiste
01:17:43et social
01:17:43notre collègue
01:17:44Nicolas Bonnet
01:17:45l'IA
01:17:45a corrigé
01:17:45son erreur
01:17:48parfait
01:17:48merci monsieur le président
01:17:50madame la rapporteure
01:17:51chers collègues
01:17:51le texte
01:17:52que nous examinons
01:17:53entend corriger
01:17:54une injustice
01:17:55le Samudaripan
01:17:56génocide des Roms
01:17:58des Sinti
01:17:58Gitans
01:17:59Manouch
01:17:59Yenich
01:18:01et Voyageurs
01:18:02est aujourd'hui
01:18:03solidement établi
01:18:03par les historiens
01:18:04mais il reste encore
01:18:05insuffisamment reconnu
01:18:06en France
01:18:07comme en Europe
01:18:07pendant la seconde guerre mondiale
01:18:09entre 250 000
01:18:10et 500 000 personnes
01:18:11ont été exterminées
01:18:13par le régime nazi
01:18:13et ses alliés
01:18:14ce génocide
01:18:15longtemps invisibilisé
01:18:16s'inscrit dans une histoire
01:18:18plus large
01:18:19de persécutions
01:18:20en France
01:18:21celles-ci ont pris
01:18:22des formes spécifiques
01:18:23assignations en résidence
01:18:24internement
01:18:25surveillance administrative
01:18:27entre 1939
01:18:28et 1946
01:18:29des milliers d'hommes
01:18:30de femmes et d'enfants
01:18:31ont été enfermés
01:18:32dans des camps
01:18:32souvent dans des conditions
01:18:33indignes
01:18:34et ce parfois même
01:18:35après la libération
01:18:36pourtant cette histoire
01:18:37est restée en marge
01:18:38de la mémoire collective
01:18:39elle est peu enseignée
01:18:41peu commémorée
01:18:42et encore insuffisamment
01:18:43inscrite dans l'espace public
01:18:44cette invisibilisation
01:18:46n'est pas sans conséquence
01:18:47elle alimente
01:18:48des stéréotypes persistants
01:18:49et contribue à maintenir
01:18:50des discriminations
01:18:51encore bien réelles
01:18:52aujourd'hui
01:18:52l'actualité politique
01:18:54montre l'importance
01:18:55de rappeler les horreurs
01:18:56du passé
01:18:56et de combattre
01:18:57les résurgences
01:18:58et le maintien
01:18:59des discriminations
01:19:00envers les gitans
01:19:01Rome, Manouche, Sinti
01:19:03Yénich et Voyageurs
01:19:04des avancées existent
01:19:06depuis 2015
01:19:08l'Union Européenne
01:19:10appelle à reconnaître
01:19:11ce génocide
01:19:12et à instaurer
01:19:13une journée de commémoration
01:19:13le 2 août
01:19:14à ce que certains
01:19:16ont déjà fait
01:19:17mais en France
01:19:18la reconnaissance
01:19:19reste partielle
01:19:19elle n'a pas encore
01:19:21donné lieu
01:19:21à une reconnaissance
01:19:22complète du génocide
01:19:23ni à une journée nationale
01:19:25de commémoration
01:19:26reconnaître
01:19:27ce n'est pas seulement
01:19:28regarder avec lucidité
01:19:29le passé
01:19:30c'est aussi agir
01:19:31sur le présent
01:19:32car cette mémoire
01:19:33est encore vive
01:19:34elle se transmet
01:19:35souvent de manière
01:19:36fragmentée
01:19:36au sein des familles
01:19:37elles doivent être
01:19:38soutenues
01:19:39et accompagnées
01:19:40un travail
01:19:41archivistique
01:19:42et scientifique
01:19:42important
01:19:44reste encore
01:19:44à engager
01:19:45pour identifier
01:19:46les victimes
01:19:47caractériser
01:19:48les préjudices
01:19:48et en mesurer
01:19:49l'ampleur
01:19:49rappelons pour conclure
01:19:51les mots de l'artiste
01:19:52peintre
01:19:53et poète
01:19:53autrichienne
01:19:54Chaya Stoica
01:19:56rescapée du génocide
01:19:57moi
01:19:58Chaya
01:19:59je dis qu'Auschwitz
01:20:00vit et respire
01:20:01encore en moi
01:20:02je sens aujourd'hui
01:20:03encore la souffrance
01:20:04chaque brin d'herbe
01:20:05chaque fleur là-bas
01:20:06est l'âme d'un mort
01:20:07on ne peut comprendre
01:20:09qu'il y a eu des hommes
01:20:10qui aient pu édifier
01:20:11un lieu d'horreur pareil
01:20:13Auschwitz
01:20:14a été bien pire
01:20:15que les guerres actuelles
01:20:17le groupe écologiste
01:20:18et social
01:20:18soutient pleinement
01:20:19cette proposition
01:20:20de résolution
01:20:21qui marquera
01:20:21une étape historique
01:20:22et essentielle
01:20:23à la reconnaissance
01:20:24de ce crime
01:20:24contre l'humanité
01:20:25je vous remercie
01:20:27merci monsieur le député
01:20:29madame la rapporteure
01:20:29vous voulez rajouter
01:20:30quelque chose
01:20:31on est assez aligné
01:20:33à l'intérieur
01:20:33d'un même groupe
01:20:34donc merci beaucoup
01:20:35Nicolas
01:20:36alors ça dépend des groupes
01:20:41dans certains groupes
01:20:42voilà
01:20:43mais le nôtre
01:20:44on est assez aligné
01:20:44et des heures
01:20:45et des semaines
01:20:46et des sujets
01:20:46bien nous en venons maintenant
01:20:48à l'examen
01:20:49de la proposition
01:20:49de résolution européenne
01:20:50et en particulier
01:20:51aux amendements
01:20:52qui ont été déposés
01:20:54donc Jean
01:20:55il n'y avait pas
01:20:55de demande de prise de parole
01:20:56individuelle
01:20:57a priori
01:20:57donc j'ai deux amendements
01:20:59et d'ailleurs
01:20:59qui semblent
01:21:00émaner de vous-même
01:21:02madame la rapporteure
01:21:03tout d'abord
01:21:04l'amendement numéro 1
01:21:05je vous laisse la parole
01:21:07c'est un amendement
01:21:08à caractère rédactionnel
01:21:11afin de mieux
01:21:12faire comprendre
01:21:13à la fois
01:21:14le lien
01:21:15entre les deux
01:21:18je cherche un terme
01:21:20que je ne trouve pas
01:21:20mais
01:21:21entre génocide
01:21:23et persécution
01:21:24et comprendre
01:21:25enfin bon
01:21:26voilà
01:21:26c'est juste
01:21:27un élément
01:21:28rédactionnel
01:21:28pour comprendre
01:21:29à quel point
01:21:30ils sont imbriqués
01:21:31et quelles sont
01:21:32les responsabilités
01:21:33communes
01:21:34je ne vais pas
01:21:35m'éteindre
01:21:35sur un rédactionnel
01:21:37merci
01:21:38y a-t-il de demande
01:21:39de prise de parole
01:21:39par rapport
01:21:40à cet amendement
01:21:41je n'en vois pas
01:21:42je vais donc le soumettre
01:21:44au vote
01:21:45qui est pour
01:21:46cet amendement
01:21:49merci
01:21:50qui s'abstient
01:21:51qui est contre
01:21:54merci
01:21:54l'amendement
01:21:55est donc adopté
01:21:56maintenant
01:21:57l'amendement numéro 2
01:21:58vous avez toujours
01:21:58la parole
01:21:59madame la rapporteure
01:22:00alors on a souhaité
01:22:02être un tout petit peu
01:22:03plus clair
01:22:04sur les
01:22:06sur la procédure
01:22:08pour la réparation
01:22:09et l'indemnisation
01:22:10pour s'assurer
01:22:11que le travail
01:22:12de recherche
01:22:13des personnes
01:22:14et de contexte
01:22:15puisse être mené
01:22:16au mieux
01:22:17donc on vous propose
01:22:18une seconde
01:22:19formulation
01:22:20de la linéa 13
01:22:25merci
01:22:25y a-t-il des demandes
01:22:26de parole
01:22:27par rapport
01:22:27à cet amendement
01:22:28numéro 2
01:22:28madame la rapporteure
01:22:31je n'en vois pas
01:22:32je vais donc le soumettre
01:22:33au vote
01:22:33qui est favorable
01:22:34pour cet amendement
01:22:37merci
01:22:37qui s'abstient
01:22:39merci
01:22:40qui vote contre
01:22:41merci
01:22:42cet amendement
01:22:43est donc adopté
01:22:44nous en avons fini
01:22:45avec l'examen
01:22:45des amendements
01:22:46je vais donc mettre
01:22:47au voie
01:22:47l'article unique
01:22:48de la proposition
01:22:49de résolution
01:22:50ainsi modifiée
01:22:51qui est pour
01:22:52cette proposition
01:22:52de résolution
01:22:55merci
01:22:56qui s'abstient
01:22:58merci
01:22:59qui vote contre
01:23:00merci
01:23:01la proposition
01:23:01de résolution
01:23:02ainsi modifiée
01:23:03et par conséquent
01:23:04adoptée
01:23:05toutes nos félicitations
01:23:06vous voulez vous rajouter
01:23:07quelque chose
01:23:08madame la rapporteure
01:23:08un petit mot rapide
01:23:10pour vous remercier
01:23:11toutes et tous
01:23:12et rappeler
01:23:14que ce vote
01:23:15ce
01:23:168 avril
01:23:17est un vote
01:23:18qui compte
01:23:19qui a une portée
01:23:20historique
01:23:20et mémorielle
01:23:21pour des milliers
01:23:23de personnes
01:23:24au bas mot
01:23:25en France
01:23:26et que
01:23:26parfois
01:23:27dans cette assemblée
01:23:28on a l'impression
01:23:29de faire des choses
01:23:30qui ne servent pas
01:23:32forcément
01:23:32au collectif
01:23:33avec ce texte
01:23:35on apporte
01:23:36une petite pierre
01:23:37à une réparation
01:23:38qui était plus
01:23:38que nécessaire
01:23:39merci beaucoup
01:23:41merci
01:23:42prochaine séance
01:23:43par conséquent
01:23:44le mercredi 15 avril
01:23:45avec la présentation
01:23:46à 15h
01:23:47d'une communication
01:23:48de monsieur
01:23:48Kevin Mauvieux
01:23:49sur la dette
01:23:50de l'Union Européenne
01:23:51et également
01:23:51à titre d'information
01:23:52l'audition conjointe
01:23:53avec la commission
01:23:54des affaires européennes
01:23:55du Bundestag
01:23:56des ministres allemands
01:23:57et français
01:23:57des affaires européennes
01:23:58doit être malheureusement
01:23:59reportée
01:24:00à une date ultérieure
01:24:01en raison d'un empêchement
01:24:02du ministre
01:24:03Benjamin Haddad
01:24:04qui ne sera pas encore
01:24:05de retour d'un déplacement
01:24:06en Arménie
01:24:07je vous remercie
01:24:08je vous souhaite
01:24:08une très bonne fin de journée
01:24:09à toutes et à tous
01:24:49de l'Union Européenne
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