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  • il y a 4 minutes
Donald Trump a prévenu qu'une "civilisation entière va mourir ce soir" si l'ultimatum qu'il a fixé à Téhéran pour parvenir à un accord expire. En réaction à cette menace, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot affirme que la France "est fermement opposée aux frappes contre les structures civiles". De son côté, le secrétaire général de l'ONU s'est dit "très préoccupé" par cette menace américaine.

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Transcription
00:00À l'instant, Trump parle, Lisa Hadef.
00:03Oui, il a parlé à nos confrères de Fox News par téléphone et il dit ceci,
00:07nous sommes actuellement en pleine négociation et dans le même temps,
00:11des responsables américains disent au Wall Street Journal
00:13que les pourparlers sont axés sur la prolongation du délai
00:17et non sur la conclusion d'un accord final.
00:19Vous savez, quand vous avez passé tout à l'heure le message
00:23comme quoi le premier ministre pakistanais demandait un délai de deux semaines,
00:30on a senti tout de suite que ça allait se calmer et là, en fait,
00:35avec cette dépêche-là, mon nez d'ancien espion,
00:39moi je vous dis qu'en fait, ils vont perdre quelques petites frappes
00:43mais il n'y aura pas d'apocalypse.
00:46Bon, je passe à Paris un peu hasardeux, mais j'espère, j'espère ça.
00:52Parce que s'il exécutait tout ce qu'il nous a dit hier,
00:56mais c'est abominable en fait ce qu'il a dit.
00:59Détruire une civilisation, une civilisation comme la Perse,
01:04en fait c'est, bien évidemment, c'est une faute majeure politique
01:09parce qu'il se met sur le dos le peuple iranien
01:13et les peuples qui sont autour, bien évidemment,
01:17parce que, bien évidemment, ça va avoir les répercussions.
01:21Et toute une civilisation va mourir ce soir, il l'a dit aujourd'hui,
01:24c'est vraiment, ça date d'aujourd'hui.
01:25Trump en pleine négociation, des heated negotiations.
01:30Explosives, très tendues, particulièrement difficiles.
01:32Attendez, Ulysse Gosset nous rejoint,
01:34Ulysse Gosset, ancien correspondant du côté de Washington.
01:37Comment vous traduisez ça ?
01:38Trump qui dit à Fox News à l'instant,
01:40on est en pleine heated negotiations.
01:43Oui, la menace paye.
01:45Je suis Donald Trump, je veux absolument faire céder les Iraniens
01:49et donc je déploie une menace absolument phénoménale,
01:52même si elle est jugée, comment dire, politiquement comme une grave erreur,
01:56elle est, de son point de vue, efficace.
01:58Et donc les Iraniens vont aboutir peut-être à un plan de paix
02:03ou en tout cas un accord de cessez-le-feu en dix points
02:06et qu'ils pourraient proposer.
02:07Et c'est ça que dit Trump.
02:08J'étudie en ce moment la réponse des Iraniens.
02:10Vous avez votre oreillette toujours, Ulysse.
02:12Oui, parce que je suis en direct avec Washington, là.
02:14Au moment où je vous parle,
02:16imaginez que Donald Trump soit à parler
02:17ou que la porte-parole de Donald Trump,
02:20je pourrais vous le dire en direct.
02:21Pour l'instant, ce n'est pas le cas.
02:23Mais donc l'idée, si vous voulez,
02:24c'est que Donald Trump, effectivement,
02:26est persuadé que le chantage va fonctionner
02:29et que les Iraniens vont céder.
02:31Évidemment, à Téhéran, on peut dire exactement le contraire.
02:33On est persuadé qu'il s'agit d'un ultimatum de plus
02:35et que finalement, Donald Trump va le repousser.
02:38Mais ce qui est intéressant quand même,
02:39c'est qu'il dit qu'il y a encore aujourd'hui,
02:41à l'heure où nous parlons,
02:42c'est-à-dire presque 22h à Paris
02:45et aux États-Unis dans l'après-midi,
02:46il y a toujours des négociations en cours.
02:48Alors, Laurence, à une information que vous voulez nous donner
02:50à l'instant depuis Washington, Laurence.
02:54Oui, il y a deux choses.
02:55Pour enchérer un peu sur ce qui se dit en plateau,
02:58il y a ce qui s'appelle, dans le monde Trumpisme,
03:00l'art du deal.
03:01C'est un livre que Donald Trump a écrit en 1987.
03:05C'était le titre du Art of the Deal,
03:07l'art du deal.
03:08Et il expliquait comment, jusqu'au bout,
03:11il mettait la pression en faisant des menaces très fort
03:13sur ce qu'il allait faire
03:16lorsqu'il voulait que quelque chose soit accompli.
03:18Et ce qui est très intéressant hier,
03:20si vous vous en souvenez,
03:21c'est qu'à un moment donné,
03:22dans la conférence de presse,
03:24Donald Trump a parlé de son passé en disant
03:26« Moi, je suis un businessman avant tout,
03:29un homme d'affaires ».
03:30Et donc, lorsqu'on évoque,
03:32lorsqu'on analyse l'état d'esprit de Donald Trump,
03:36il est complètement dans son élément.
03:37Il a fait ça toute sa vie,
03:38c'est-à-dire l'art du deal,
03:40faire des menaces, pousser, dire
03:42« Je vais tuer, je n'aurai pas ça,
03:46je veux acheter cet immeuble ».
03:48Et il fait de la politique étrangère
03:50comme ce qu'il a toujours fait dans sa vie
03:51lorsqu'il était promoteur immobilier,
03:53c'est-à-dire l'art du deal.
03:54– Mais attendez, Laurence,
03:56il a aussi une autre réputation, Trump,
03:58c'est de toujours se dégonfler.
03:59Il y a toujours un moment,
04:00et encore une fois,
04:01là, il nous tient en haleine depuis des semaines
04:02sur son ultimatum,
04:04et on est là ce soir à attendre 2h du matin
04:07que l'ultimatum arrive à sa fin,
04:08et finalement, dans les derniers mètres,
04:11il pourrait se dégonfler et dire
04:12« Attendez, on repousse ».
04:13– C'est tout à fait ce qu'il a fait sa vie
04:17lorsqu'il était encore une fois
04:18promoteur immobilier.
04:19Je voulais quand même vous apporter
04:20une petite information, Maxime,
04:22ainsi qu'à tous vos interlocuteurs
04:24et au public.
04:25Il y a ce matin quelque chose
04:26qui s'est passé à Washington.
04:28Il y a une journaliste extraordinaire
04:29qui s'appelle Maggie Haberman,
04:30qui travaille pour le New York Times,
04:32qui suit Donald Trump sans relâche,
04:35c'est une passion qu'elle a
04:36depuis 2014.
04:38Et elle a révélé,
04:40dans un livre qui sortira en juin,
04:43comment Donald Trump avait pris
04:44cette décision pour intervenir en Iran.
04:48Et elle révèle que mi-février,
04:50dans The Situation Room,
04:51à l'intérieur de la Maison Blanche,
04:53eh bien, il a demandé à des fidèles,
04:57ce qu'il appelle le clan des fidèles,
04:59c'est-à-dire moins de 8 personnes,
05:01de venir dans The Situation Room
05:02et de dire, voilà,
05:04qu'est-ce qui va se passer en Iran ?
05:05Est-ce que je dois y aller ?
05:06Il a demandé à Marco Rubio,
05:08il a demandé au directeur de la CIA,
05:10John Radcliffe,
05:11qui paraît-il, selon Maggie Haberman,
05:12n'était pas du tout pour une intervention.
05:14Il a demandé au vice-président,
05:16J.D. Vance,
05:17qui était lui aussi très réticent.
05:20Il a demandé à sa chief of staff,
05:22Suzy Wiles.
05:23Il a demandé à sa porte-parole
05:24de la Maison Blanche,
05:25qui lui a dit,
05:26monsieur le président,
05:27si jamais vous attaquez,
05:28ne vous inquiétez pas,
05:30la communication sera prête.
05:32Il y a des détails absolument incroyables
05:34que Maggie Haberman a obtenus
05:36et à la fin de cette réunion
05:37dans The Situation Room,
05:39Donald Trump a regardé ce monde,
05:42ce monde de fidèles,
05:43en disant,
05:44je crois quand même que je vais y aller,
05:45mais l'objectif pour moi,
05:47c'est petit un,
05:48de tuer les dirigeants iraniens
05:50et petit deux,
05:51de faire en sorte
05:52et d'attendre
05:52que le peuple iranien
05:54soit dans la rue.
05:55Et donc,
05:56si cela est véridique,
05:57comme Maggie Haberman l'a décrit
05:59dans ce livre,
06:01eh bien,
06:01c'est très intéressant
06:02de voir que
06:03Donald Trump a pris
06:05sa décision mi-février
06:06en espérant
06:07que le peuple iranien
06:08aille dans la rue.
06:09Merci Laurence,
06:10en direct de Washington.
06:11Info à l'instant,
06:12Lisa Def,
06:12info importante.
06:13On vous apprenait tout à l'heure
06:15que le Pakistan
06:15demande solennellement,
06:17demande officiellement,
06:17un délai de deux semaines
06:18à Donald Trump.
06:19L'agence de presse Reuters
06:20a eu contact
06:22avec un haut responsable iranien
06:23à ce sujet
06:24et Téhéran examine
06:26positivement
06:26la proposition du Pakistan.
06:28Pourquoi ça vous fait sourire,
06:29Général Solé ?
06:30C'est un jeu de rôle.
06:31Les Pakistanais
06:32sont en train de jouer
06:33pour Trump,
06:35lui donner un nouveau délai
06:37et les Iraniens,
06:38eux aussi,
06:39peuvent en profiter.
06:40C'est du tango.
06:42Il faut décrypter.
06:43Dans ce tango,
06:44il faut être
06:44deux.
06:46Et là,
06:46en l'occurrence,
06:46c'est à trois
06:47parce que les Pakistanais
06:47qui sont en train de se faire.
06:48On fait évoluer la formule.
06:50Mais honnêtement,
06:51on voit bien que
06:52depuis le départ,
06:52c'est ça qui...
06:54c'est quand même
06:54la quatrième fois
06:55qu'il repousse son ultimatum.
06:57On n'y est pas.
06:57On va voir.
06:58On n'y est pas encore.
06:58On n'y est pas encore.
06:58On peut faire les deux.
06:59Non, non, on n'y est pas encore.
06:59On peut prendre des paris
07:00comme Sariaï tout à l'heure.
07:02On n'y est pas encore,
07:03mais on voit bien
07:03que tout ça est un...
07:06Voilà.
07:06En fait,
07:07l'objectif,
07:07de toute évidence,
07:09depuis le départ,
07:10n'est pas
07:10de faire tomber le régime
07:12malgré tout ce qu'on pensait.
07:14En tout cas,
07:15pas côté américain.
07:16Du côté américain.
07:17Parce que les Israéliens,
07:17de toute évidence,
07:18c'est leur volonté.
07:19Voilà.
07:20Écoutez,
07:20on voit bien
07:21que son objectif,
07:22mais ce qui avait été
07:23finalement
07:24un petit peu
07:26donné par la CIA
07:27comme possibilité,
07:30c'est de négocier
07:31avec une partie
07:32des durs du régime
07:33leur réintégration
07:35dans un cadre international
07:37sur la base
07:38de...
07:38En fait,
07:39ils vont faire...
07:40Ils vont...
07:41L'idée
07:42est de les obliger
07:43à accepter un deal
07:44en échange
07:44de la lever des sanctions
07:45du fait
07:46qu'ils puissent recommencer
07:47l'art du business.
07:47Et les 6 milliards d'euros
07:49qu'ils ont
07:49de dollars
07:50qui sont gelés au Qatar.
07:52C'est vraiment...
07:53C'était ça l'objectif
07:54de départ
07:55dans la tête
07:56des gens
07:56qui essayaient
07:57de trouver
07:58une solution de sortie.
08:00Après,
08:00c'est pas facile
08:01à mettre en oeuvre
08:01parce qu'ils ont en face
08:02d'abord un système
08:04où il y a une partie
08:05qui ne veut pas,
08:06il y a une partie
08:07qui reste idéologique
08:08et qui a...
08:09Et où tout le monde
08:10a un flingue.
08:11Donc à la sortie,
08:12celui qui va gagner
08:14risque de liquider
08:15la partie qui a perdu.
08:16Donc les enjeux
08:17sauf pour...
08:18Ulysse.
08:18Oui, je crois
08:19qu'il faut s'arrêter
08:19un instant
08:20sur la formule
08:21proposée par le Pakistan
08:22parce qu'il propose
08:23une trêve.
08:25On peut parler
08:26d'un cessez-le-feu,
08:26ce que refusait
08:27jusqu'à présent
08:28l'Iran.
08:29Mais donc,
08:29Trump examine
08:30la proposition
08:31d'une trêve
08:32de deux semaines.
08:33Ça change tout.
08:34C'est-à-dire que
08:35l'ultimatum de ce soir,
08:36il s'évanouit.
08:38Attendez,
08:38on n'y est pas.
08:39Non, mais si...
08:40Si, si,
08:40vous avez raison.
08:41Non, mais il faut
08:42qu'on s'y arrête.
08:43Est-ce qu'une trêve
08:44est possible ?
08:45C'est ce que disent
08:45les Pakistanais.
08:46Il y a une proposition
08:47qui est sur la table.
08:48Qu'est-ce que va dire Trump ?
08:50Alors, il peut la refuser
08:51en disant
08:51il n'en est pas question,
08:52je veux que l'Iran
08:53cède cette nuit ou pas.
08:54Mais compte tenu de...
08:56Et qu'une civilisation meurt
08:57au passage.
08:58Oui, mais justement,
09:00je viens de le dire,
09:01compte tenu de,
09:02je dirais,
09:03de l'effet de cette formule
09:04à travers le monde,
09:05c'est-à-dire la condamnation
09:06des gens.
09:07Unanime du pape
09:10au sénateur de Washington
09:11en passant par les pays
09:15du Sud, comme on dit,
09:17il y a, si vous voulez,
09:18un moment où peut-être
09:19Trump doit se dire
09:20j'ai peut-être intérêt
09:21à saisir au bon
09:22cette proposition
09:23et à dire
09:23OK, faisons une trêve.
09:25Ça paraît improbable
09:26parce que les frappes
09:26ont continué toute la journée,
09:28on l'a vu.
09:28Et on verra dans un instant
09:29où on trouvera les images,
09:30effectivement.
09:30Les Américains diffusent
09:31en ce moment des images
09:32de B2
09:33qui seraient prêts
09:34à intervenir, etc.
09:36Mais donc,
09:36qu'est-ce que ça voudrait dire
09:37une trêve de deux semaines
09:38s'ils l'acceptaient
09:39avant la fin de l'ultimatum ?
09:41Ça veut dire
09:41je donne une chance
09:43à la négociation
09:44de façon formelle.
09:45Donc, on n'en sait pas
09:46beaucoup plus pour l'instant,
09:47mais si ça...
09:48Ça c'est en train de se passer
09:48en ce moment.
09:49Voilà, c'est pour ça
09:50que j'attire l'attention
09:51sur ce point
09:52parce que c'est la première fois
09:53qu'on a un délai aussi concret
09:55venant d'une partie extérieure.
09:58Et les Pakistanais,
09:59même s'ils avaient tout à fait raison,
10:01ils font ça pour donner
10:02une branche,
10:04un calumet de la paix
10:05à Donald Trump,
10:06mais néanmoins,
10:06ils ne le font pas par hasard.
10:07Ils ne s'engagent pas comme ça
10:09sans rien.
10:10Ils ne s'engagent pas comme ça.
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